Page 1

page 1:page 1

30/09/09

15:42

Page 1

CASCADE DE PLANS SOCIAUX DANS UN SECTEUR EN CRISE

Pour Bertrand Péricaud :

“LA PRODUCTION DENTELLIÈRE SE MEURT MAIS L’UMP DE CALAIS RESTE MUETTE”

M N CJ

PAGE 5

75 %

“Touche pas à ma Poste !” DES FRANÇAIS DISENT :

“Non”

Les citoyens voteraient au changement de statut sʼils étaient consultés par référendum.

PAGE 8

Pour défendre notre région, les emplois et le pouvoir d’achat, pour l’avenir de nos enfants, les communistes du Nord et du Pas-de-Calais appellent à manifester le samedi 17 octobre - 15 h - Lille - Place de la République

128, B OULEVARD B ASLY - 62300 LENS -T ÉL . 03.21.74.89.89- FAX 03.21.74.89.88 (e-mail : liberte.62@wanadoo.fr) - 1,30

€ - N°881 DU V ENDREDI 2 AU J EUDI 8 O CTOBRE 2009


page 2:page 14

30/09/09

9:10

Page 1

La chronique de Recherches internationales

LE DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE DE RETOUR ?

M N CJ

Une longue parenthèse semble se refermer. Lʼagenda du désarmement nucléaire, notamment celui des deux plus grandes puissances avait disparu de lʼactualité politique depuis une dizaine dʼannées. Pourtant le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), en vigueur depuis 1970, fait obligation aux cinq puissances «dotées» de lʼarme de sʼacheminer vers un désarmement. En contrepartie, lʼinterdiction est faîte aux autres États signataires de sʼéquiper dʼun tel type dʼarmement, mais il leur est reconnu le droit de se faire aider pour maîtriser les formes civiles de lʼatome.

D

EPUIS le début de lʼannée, en fait depuis la présidence de Barack Obama, les déclarations se précipitent qui donnent de lʼarchitecture mondiale de sécurité un autre visage. Une situation dangereuse longtemps bloquée

Dès lʼeffondrement de lʼUnion soviétique, l'obsession américaine sera de sortir des liens imposés par la Guerre froide. Il fallait revoir les accords signés avec l'Union soviétique à l'époque d'un monde bipolaire où la parité militaire était de mise. En réalité derrière cet objectif ouvertement affiché s'en profilait plus discrètement un autre d'une portée encore plus ambitieuse. Il consistait à se dégager des contraintes de l'issue de la Seconde guerre mondiale imposant de gérer le monde avec des Alliés, dans un cadre onusien. L'usage des attentats de septembre 2001 permettra fort opportunément aux ÉtatsUnis de se reconstituer comme chef de file contre l'Axe du Mal et de polariser le jeu d'alliances internationales autour de cette idée. Mais un temps seulement, car les péripéties de la guerre contre l'Irak, puis l'enlisement ne permettront pas longtemps la tenue d'une telle posture. Ainsi, le Traité ABM signé avec l'Union soviétique en 1972, dont l'objectif était de limiter drastiquement les systèmes de défense anti-missiles balistiques de chaque partie, sera dénoncé par les États-Unis en décembre 2001 pour permettre à ces derniers de tenter de mettre sur pied un système de bouclier spatial, aussi irréaliste et infinançable que le projet de "guerre des étoiles" de Ronald Reagan ne l'avait été, mais aussi déstabilisant. LʼIran, suspecté de vouloir accéder à lʼarme nucléaire, servira de prétexte à lʼinstallation en Europe dʼun dispositif avancé de système anti-missiles composé dʼune station radar en République tchèque et du déploiement de batteries fixes de missiles intercepteurs en Pologne. Ce projet empoisonne depuis plus de deux ans les relations entre les États-Unis et la Russie qui se sent évidemment menacée par ce système contre lequel Poutine avait fermement mis en garde lors de son discours en 2007 lors de la conférence sur la sécurité à Munich. Accompagnant lʼélargissement à lʼOuest de lʼOTAN, il contribue à freiner toute avancée vers un réel désarmement nucléaire. Ainsi, les négociations START, qui visent à démanteler les armements nucléaires stratégiques et dont la première mouture date de 1991, étaient restées quasiment au point mort durant les deux mandats de Bush. Sauf prolongation, ce Traité est censé expirer le 5 décembre 2009. Quant au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), il doit être révisé en mai 2010. En réalité ces deux traités sont liés car le TNP invite les puissances nucléaires à réduire leurs arsenaux, dont 95 % sont détenus par les ÉtatsUnis et la Russie.

Depuis la présidence de Barack Obama, la vision des choses a changé à Washington. Par petites touches, progressivement, témoignant à lʼévidence des obstacles mis en avant par les nostalgiques de lʼère précédente. Une orientation nouvelle

À la veille du Sommet des Nations Unies, lʼannonce officielle de lʼabandon du projet du «bouclier antimissile» déployé en Europe constitue un tournant dans les relations russoaméricaines. Il sʼagit véritablement dʼun changement de cap en matière de défense, prétexté par une réévaluation de la «menace iranienne». Certes, un nouveau projet alternatif, destiné à calmer les inquiétudes tchèque et polonaise, sera mis en œuvre en plusieurs phases et visera à positionner des missiles SM-3 destinés à contrer seulement les fusées de courtes et moyennes portées. En outre des missiles Patriots seraient déployés en Pologne. Mais rien ne serait opérationnel avant 2015 ou 2018. Sʼajoute à cela le fait que lʼadhésion de lʼUkraine et de la Géorgie à lʼOTAN ne semble plus dʼactualité. On comprend lʼinquiétude des pays de lʼex-Europe de lʼEst. Ils sʼétaient déjà sentis trahis par lʼEurope de lʼOuest qui par-dessus leurs têtes dialoguait avec lʼUnion soviétique durant la guerre froide. Cette fois-ci, ils se sentent lâchés par les Américains et peu remerciés de leur allégeance à Bush lors de la guerre dʼIrak. Cʼest le signe quʼil se passe quelque chose à Washington. On nʼy courtise plus la «nouvelle Europe» comme du temps de Bush. La «vieille Europe» qui avait approuvé le bouclier ne dit rien et ne semble pas mécontente dʼapparaître désormais comme plus crédible en matière de défense aux yeux de la «nouvelle Europe». Mais ce coup de théâtre sʼinscrit dans un ciel qui sʼest déjà beaucoup dégagé depuis le début de lʼannée. Les discours et rencontres sʼétaient multipliés qui témoignaient de rapprochements conceptuels importants susceptibles de favoriser des convergences. Barack Obama a lancé un chantier ambitieux en matière de réduction dʼarsenaux et du renforcement du régime de nonprolifération, nʼhésitant pas à faire revoir leur copie aux chefs de lʼestablishment militaire jugés trop timorés. Sur lʼAfghanistan, lʼOTAN a déjà obtenu la coopération russe qui accorde le transit de soldats et de matériel militaire vers ce pays par voie aérienne et terrestre. Moscou redoute bien évidemment le retour des talibans à Kaboul. Un accord qui permettra aux Américains de substantielles économies de temps et dʼargent. Dʼimportants discours avaient balisé le terrain. Obama a compris très vite le désir de la Russie dʼêtre traitée en grande puissance avec laquelle dialoguer. Seul le domaine militaire sʼy prête réellement. Son discours à Moscou, début juillet, lors de sa rencontre au sommet avec Medvedev, succédant au discours du Caire des-

tiné au monde musulman, lui a permis dʼaffirmer quʼune «grande puissance ne montre pas sa force en dominant ou en diabolisant d'autres pays», et dʼexposer sa volonté de sʼengager à «stopper la prolifération nucléaire et à contribuer à construire à terme un monde sans armes nucléaires». Il proposa également de rompre avec «lʼidée selon laquelle la possession de telles armes confère du prestige, ou que nous pouvons nous protéger en choisissant quels pays sont en droit ou pas de les détenir est une illusion». La reprise des négociations START sʼest amorcée et laisse présager des réductions dʼarsenaux supérieures à celles initialement envisagées lors du sommet de Moscou par les deux parties. Le caillou iranien

Ce dossier nʼest pas bilatéral et donc échappe en partie à lʼintensité de la coopération russo-américaine, dʼautant quʼun quatrième acteur, Israël, sʼemploie à le dramatiser. Formellement, lʼIran signataire du Traité de non-prolifération ne peut accéder à lʼarme nucléaire, mais dis-

pose de la possibilité de se doter dʼune industrie nucléaire à des fins civiles. Tel est le droit international. Mais ce droit international ne peut sʼexonérer de lʼexamen du contexte régional. LʼAfrique et lʼAmérique latine sont des continents où lʼarme nucléaire a été bannie. LʼAsie et le MoyenOrient, au contraire, constituent une zone où le nucléaire militaire a déjà proliféré sous des statuts divers. Deux pays (la Russie et la Chine) se sont vus reconnaître le statut dʼEtats dotés de lʼarme nucléaire par le TNP. Trois autres pays (lʼInde, le Pakistan et Israël) ayant refusé de sʼengager dans le Traité ont eu légalement les mains libres pour accéder à lʼarme nucléaire. Un sixième pays (la Corée du Nord) a quitté momentanément le Traité… puis y est retourné en ayant acquis un potentiel militaire nucléaire dont il négocie le démantèlement à des conditions avantageuses. Enfin, deux autres pays, signataires du Traité (la Corée du Sud et le Japon), ont acquis le statut de pays dit «du seuil», cʼest-à-dire en capacité sous des délais rapides (moins dʼun an) dʼaccéder à lʼarme, sans sʼêtre vu faire le moindre reproche. Il est vraisemblable que lʼIran, puissance

régionale indiscutée, aspire à un tel statut. La présence, à son pourtour dʼune armada américaine lʼy pousse. La situation y donc instable et dangereuse. Avant tout parce que ce continent cristallise des situations diverses de droits reconnus ou arrachés et de situations singulières qui ne favorisent pas lʼémergence dʼune règle légitimement acceptée. Une remise à plat sʼimpose. Michel Rogalski Directeur de la revue Recherches internationales

● Cette chronique est réalisée en partenariat rédactionnel avec la revue Recherches internationales à laquelle collaborent de nombreux universitaires ou chercheurs et qui a pour champ dʼanalyse les grandes questions qui bouleversent le monde aujourdʼhui, les enjeux de la mondialisation, les luttes de solidarité qui se nouent et apparaissent de plus en plus indissociables de ce qui se passe dans chaque pays. 6, av. Mathurin Moreau ; 75167 Paris Cedex 19 01 42 17 45 27 recherinter@internatif. org Abonnements 4 numéros par an : 55 Euros

Depuis 2009, des bateaux navals de la Marine américaine (trois croiseurs et 15 destructeurs) sont équipés de missiles SM-3. Ici, au large du Pacifique.

-2-

Liberté 62 n°881 - Le 2 Octobre 2009


Page 3:Page 3

M N CJ

1/10/09

9:37

L

Page 1

Événement MALADIES PROFESSIONNELLES, AMIANTE

Des salariés de la Française de Mécanique et d’Ugine/Isbergues portent plainte contre leur employeur

A récente condamnation de lʼemployeur après des années de procédure - pour faute inexcusable par la cour dʼappel de Douai est une étape positive à inscrire sur le travail minutieux préparé et organisé par le collectif “amiante” mis sur pied par la CGT. Les maladies professionnelles recouvrent des axes de revendications précises, à lʼinstar des revendications récurrentes qui dépendent directement du code du travail. Or, jamais la direction de la FM ne veut reconnaître ses propres responsabilités que ce soit pour lʼAmiante, les affections cancéreuses par huile de houille, les cancers broncho-pulmonaires, les affections lombaires, les lésions eczématiformes, etc. La collusion évidente de médecins du travail avec lʼemployeur est dénoncée une fois de plus par le collectif et la CGT. Rappelons que ce collectif est ouvert à toutes personnes syndiquées ou pas, quʼelles soient actives, en retraite, ou ayant un membre de la famille ayant travaillé à la FM. Le combat, on le constate, est personnel mais il revêt également des formes de luttes collectives, cʼest le sens de tout lʼengagement des syndicalistes cégétistes, mais pas seulement, au sein dudit collectif. S'agissant d'un problème tel que celui de l'amiante, il est nécessaire de se doter d'importants moyens tant matériels que financiers. Seule une structure organisée peut y répondre, cʼest bien évidemment le cas avec ce collectif. Le combat rebondit sur lʼaction judiciaire, que ce soit en justice pénale, ou au tribunal des affaires de la sécurité sociale. La semaine dernière, trois salariés et une veuve dʼun travailleur ont déposé plainte contre la Française de Mécanique pour administration de substances nuisibles. Ces salariés ont utilisé des solvants dangereux, comme le formaldéhyde, durant des années.

À

Édito

lire les résultats du sondage que nous publions, on comprend aisément pourquoi, dans les départements, se multiplient les référés des préfets visant à interdire lʼorganisation par des communes de la votation citoyenne sur lʼavenir et le statut de La Poste. On comprend tout autant que le gouvernement nʼait même pas voulu ne serait-ce quʼenvisager une consultation nationale. Eh bien, cette consultation a lieu, elle a commencé dans des milliers de points de vote en France. Elle est soutenue par lʼensemble des partis de gauche, les syndicats, plus de soixante associations, des milliers dʼélus. Les ministres de Nicolas Sarkozy assurent à ceux qui veulent bien les entendre - et ils sont minoritaires - quʼil nʼest pas question de privatisation au-delà de ce chan-

Liberté 62 n°881 - Le 2 Octobre 2009

Lʼinterdiction totale de lʼutilisation de lʼamiante (en 1997) est, certes, une donnée incontournable mais la déclaration de la maladie est constatée bien des années après. La présence de nombreuses veuves atteste de cette cruelle réalité. Il y a eu une stratégie délibérée des industriels pour "retar-

la faute inexcusable de son employeur la Française de Mécanique qui utiliserait pour son process de grosses quantités d'amiante. La Cour d'appel de Douai du 28 novembre 2008 a confirmé la faute inexcusable de la Française de Mécanique qui n'a pas respecté l'obligation de sécurité de résultat dont elle était tenue à l'égard de M. Letierce et qu'elle a donc commis au détriment de ce dernier un manquement caractérisant sa faute inexcusable. Jean-Marc Letierce mettra à profit son expérience auprès de chaque salarié victime qui en fera la

Aujourdʼhui, encore, les maladies professionnelles découlant du travail en fonderie sont légion. La réglementation légale est une chose mais lorsquʼelle est bafouée, la direction se retranche derrière une opacité spécifique aux donneurs dʼordre et propriétaires de la FM ! Cʼest-à-dire Renault et PSA. Les dépistages effectués, sur leur propre initiative, par les salariés sont étalés dans le temps et nécessitent des visites régulières chez les spécialistes. La Sécurité sociale, elle, comme devant tout dossier sensible, a ses propres règles de fonctionnement

der le plus longtemps possible l'interdiction" de l'amiante en France, affirment les sénateurs communistes membres de la mission d'information du Sénat sur ce produit. Cʼest tout le débat de fond qui oppose le monde du travail au patronat. Par jugement du tribunal des affaires de sécurité sociale d'Arras en date du 26 novembre 2007, il est clairement dit que la maladie professionnelle dont est atteint Jean-Marc Letierce est dû à

demande afin d'éviter que des salariés isolés revivent le même enfer. En effet, la Française de Mécanique, filiale des puissants groupes PSA et Renault, pratique systématiquement la politique de rétention d'information afin de retarder les procédures auprès de la Sécurité sociale tentant d'échapper ainsi aux sanctions financières, les salariés étant alors reconnus par la Sécurité sociale «hors délais».

et le patient doit très souvent être armé de la plus grande des patiences. Les fibres d'amiante lorsqu'elles ont été inhalées sont, de par leur dimension, leur forme et leur persistance, très difficiles à éliminer. Elles entraînent l'apparition de pathologies graves et affectent la région pulmonaire. Cette observation fut, ainsi, réitérée par les anciens fondeurs de la FM et les salariés actifs actuels.

Certains depuis trente ans. Depuis 1995, on sait qu'il peut être cancérigène, depuis 2005, on sait qu'il l'est. La Stratégie dangereuse pour la santé au travail

La levée pour La Poste

gement de statut dʼun service public en société anonyme. Qui peut les croire ? Cʼest bien Nicolas Sarkozy lui-même qui avait assuré quʼil ne permettrait jamais la privatisation dʼEDF et de GDF. Mais les chiffres sont là. LʼÉtat ne détient plus que 35,6 % de GDF Suez et 26,97 % du capital de France Télécom, lʼun des morceaux dépecés de ce quʼétaient les PTT. Il a suffi pour cela de faire sauter les verrous, de loi en loi. Et quand bien même les élus de la majorité ont du mal à sʼexpliquer sur le terrain, face à leurs administrés, cela, ils le feront. Ils le voteront, sauf si la volonté populaire sʼexprime avec suffisamment de force. Le président et chef de la majorité leur a dʼailleurs rappelé clairement, ces jours derniers, que leur devoir nʼétait pas de discuter mais de

mettre en oeuvre sa politique. Cette privatisation par glissements progressifs du profit, cʼest comme cette figure récurrente de la science-fiction quand des extraterrestres se glissent peu à peu dans le corps des humains. Ils gardent la même apparence mais ils poursuivent dʼautres buts. La Banque postale est un formidable gâteau et, comme pour tous les secteurs qui échappent encore à la soif de rentabilité du capital, elle est convoitée. La distribution du courrier sera assurée, nous assure-t-on de même. Jusquʼà quand et dans quelles conditions, quand des milliers de bureaux de poste, dans les communes rurales en particulier, mais aussi dans les banlieues, ont déjà disparu ? À la campagne, il nʼy a plus de postes. Dans nombre de communes, les files dʼattente -3-

pour la moindre opération sʼallongent hors des bureaux. Cela ressemble toujours à La Poste mais cʼest une entreprise qui va là où cʼest rentable. Les postiers, de ce point de vue, ne se font pas dʼillusions. La transformation du statut, si elle advient, ce sera moins de personnel, plus de tensions et de stress. Lʼexemple de France Télécom témoigne où cela peut conduire, dès lors quʼil ne sʼagit plus de servir lʼintérêt général mais les appétits des grands groupes et de leurs actionnaires. À quelques jours du G20, on en mesure lʼinanité. Quelle mascarade que ces déclarations sur le capitalisme, ces professions de vertu quand la politique menée est exactement celle qui a conduit, depuis trente ans que le libéralisme avait été proclamé comme la loi suprême, le moins

Dans notre pays, cʼest la prise en compte politique d'un drame humain à l'origine de 3.000 décès par an et 100.000 morts annoncés qui prévaut au lieu et place de toute autre considération. ArcelorMIttal-Isbergues : plaintes de salariés et de riverains

Cʼest un salarié retraité dʼUgineIsbergues qui porte plainte contre son ancien employeur pour avoir travaillé dans un atelier où il nʼétait pas à lʼabri de lʼamiante. Cette plainte est à situer dans un contexte dʼun jugement du TASS dʼArras qui a condamné Ugine (pour lʼancienne aciérie, fermée depuis) pour faute inexcusable à lʼencontre de deux anciens salariés. Cette situation est à mettre en parallèle, avec dʼautres paramètres, avec la plainte dʼune cinquantaine de riverains de la nouvelle entité “Recyco” (groupe ArcelorMittal). Cette usine a démarré son activité en janvier dernier. Les fours de l'aciérie électrique en sommeil depuis sa fermeture en septembre 2006 sont utilisés par Recyco qui emploie quelques 60 salariés, lesquels fabriquent des boulets à partir des boues et des poussières de métaux et d'aciers inoxydables, provenant des aciéries de Charleroi et Genk (Belgique) et Dunkerque. Début juin, la direction annonçait tout de go que la pérennité des lignes inox et des trains seraient mis au ralenti et quʼune étude sur la fin des activités est dans les tiroirs. Quand sʼouvriront-ils ? Le premier semestre 2009 a été émaillé de longues périodes de chômage partiel, prolongé jusquʼà la fin 2009. Lʼatelier de Tôlerie a vu son activité arrêté, ce qui entraîne des modifications des équipes avec de longues périodes de chômage. Pierre Pirierros

dʼÉtat et de service public comme ses attendus nécessaires, à la crise que nous subissons et que nous allons continuer à subir. Les banques et les groupes du CAC 40 rétablissent leurs profits au prix de millions de chômeurs dans le monde, de secteurs entiers sinistrés. Et ils en veulent toujours plus, ils ont besoin de champs nouveaux, de gisements à mettre en coupe réglée. La Poste en est un.

Mais plus encore peut-être que ne lʼétaient EDF-GDF ou France Télécom, La Poste, parce quʼelle est la proximité même, le lien entre les gens, les familles, toutes les parties du territoire, est ressentie comme un bien commun. Elle doit le rester. La votation citoyenne peut être une levée en masse.


L

page 4:page 5

1/10/09

9:33

Page 1

Social LA SANTÉ AU TRAVAIL

NÉCESSITÉ DE LA CONVERGENCE DES ACTIONS

M N CJ

A conjonction des mobilisations nʼest jamais un hasard. Légionellose, amiante, plomblémie, maladies professionnelles, autant de dossiers qui ont nécessité et nécessitent des actions concertées de tous, salariés, médecins, personnels hospitaliers. Les compétences professionnelles répondent aux urgences des situations mais les décisions budgétaires sont en réel décalage avec la réalité. Les sources de financement de la protection sociale sont à revoir. La santé des salariés doit nécessairement être protégée pour quʼils puissent exercer durablement des activités de travail. Aborder les améliorations à garantir sur les lieux de travail quant aux conditions de travail, aux amplitudes des journées travaillées, fait partie des revendications fondamentales. La rentrée est marquée par la tragique actualité des suicides de salariés de France Télécom et les conséquences de la crise. Nombreuses sont les personnes à sʼinterroger : «Que faire face à cette dégradation de la vie au travail ?" Rôle précis de lʼemployeur

Dans lʼentreprise, le degré et la nocivité des maladies professionnelles sont des paramètres dʼindication du rôle et de la responsabilité sociale de lʼemployeur ; les mauvaises conditions de travail ne sont quʼune partie de lʼiceberg. Les CHSCT, imposés de haute lutte, par les salariés et leurs délégués, jouent, leur rôle mais y trouvent sur leur chemin des entraves

de plus en plus fréquentes de la part des directions. Et les syndicalistes de dénoncer une situation catastrophique dans le domaine de la Santé au travail alors que dʼénormes retards par rapport à dʼautres régions existent dans le Nord/Pas-de-Calais. La prévention reste toujours le parent pauvre. Pour les administrateurs salariés CGT de la CRAM, “cʼest seulement une loi ambitieuse de financement de la Sécurité Sociale qui va permettra une véritable politique sanitaire et sociale en adéquation avec tous les besoins de la population faisant du service public hospitalier une priorité nationale. Or, que voyons-nous autour de nous ? De puissants groupes privés, que ce soit dans lʼArtois ou le littoral du Pas-deCalais, sʼoctroient les activités les plus rentables et les plus juteuses. LʼHôpital public est toujours à la traîne, par manque de personnels, par manque de médecins spécialistes”. La CGT exige des dotations supplémentaires immédiates par une remise à plat des situations budgétaires de tous les établissements, lʼouverture de réelles négociations su la formation, les conditions de travail, lʼemploi. La qualité des soins est une bataille de tous les jours. La gestion comptable des dépenses de santé est inadmissible.

Changer leur orientation est une donnée incontournable en un rapprochement avec le monde salarié. La loi et la jurisprudence disposent que lʼemployeur a lʼobligation dʼévaluer les risques auxquels il expose les travailleurs quʼil emploie. Les effectifs des contrôleurs de la CRAM ne sont pas en adéquation avec les visites à effectuer et là aussi, la diminution des budgets pèse sur le personnel et le personnel des contrôleurs. La réalité des relations dans lʼentreprise fait que la logique économique de lʼemployeur domine ; des dynamiques sociales doivent être mises en place. Obtenir lʼélaboration de

plans dʼaction visant à transformer les situations de travail pour améliorer la santé des travailleurs est un moyen de pression efficace. Les Comités dʼHygiène Sécurité et Conditions de Travail doivent se mobiliser en lien étroit avec les syndicats afin de donner de la cohérence à une démarche d'actions concertées. Marchandisation de la santé...

LʼÉtat a la responsabilité de réaliser ou de faire réaliser les études nécessaires sur les dangers et les risques ; il a la responsabilité de soumettre et de faire adopter par le

législateur les lois et de produire la réglementation qui définissent le cadre pour la protection de la santé des travailleurs salariés, et dʼévaluer, comme de contrôler lʼapplication effective de ces dispositions et notamment de sanctionner les inapplications et infractions aux lois et règlements. Le Medef, lui, ne lʼentend pas du tout de cette oreille et veut à tout prix sʼarroger une place majeure dans tous les organismes sociaux en organisant un rapport de forces basé sur la “puissance” de lʼentreprise dans le système économique actuel. Pierre Pirierros

Loi et jurisprudence

Les luttes des personnels des organismes sociaux (Sécurité sociale, CAF, URSSAF) sont à inscrire dans ce contexte général.

"Pénibilité, stress, harcèlement au travail", trop, c'est trop ! (Photo Liberté 62)

7 OCTOBRE : JOURNÉE NATIONALE D'ACTION POUR LE TRAVAIL DÉCENT

LA CRISE FRAPPE DUREMENT LES SALARIÉS, LES CHÔMEURS, LES JEUNES, LES RETRAITÉS

Les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, se sont réunies le lundi 28 septembre dernier. Elles ont fait le point sur la préparation de la Journée mondiale pour le travail décent du 7 octobre prochain. Cet appel marque lʼattachement de lʼintersyndicale à la dimension internationale du syndicalisme. Dans toute la France, seront organisés dans lʼunité, des rassemblements, meetings, manifestations, conférences de presse, actions dans les entreprises, débats, rencontres avec les élus…, qui feront écho à des mobilisations semblables partout dans le monde ce jour-là. Les sept organisations appellent à leur réussite.

L

A crise, dans sa dimension économique et sociale, continue de frapper durement salariés, chômeurs, jeunes et retraités : à la pression mise par les entreprises sur les salariés, aux destructions dʼemplois dans le public et dans le privé, au développement de la précarité et des inégalités se rajoutent des choix gouvernementaux désastreux en matière de fiscalité. Non seulement les salariés souffrent parce que le chômage sʼaggrave, mais ils sont en plus victimes de nouvelles taxations et de hausses de cotisations, alors que les revenus du patrimoine et du capital sont préservés. Dans cette situation, les revendications de la plateforme commune sont plus que jamais dʼactualité. Elles sous-tendent une autre politique économique et sociale afin de protéger les emplois, sʼopposer

-4-

aux licenciements et défendre les salariés. Les signataires, face à lʼampleur de la crise sociale, considèrent que lʼunité syndicale doit être recherchée à tous les niveaux, notamment pour impulser et soutenir les actions dans les entreprises, les services, les secteurs professionnels et les territoires. Elles conviennent de poursuivre leur travail commun dʼanalyse, de propositions et dʼactions. Obtenir du patronat et du gouvernement des avancées significatives, est un des buts de cette journée d'action. Lʼemploi, la prise en compte de lʼintérêt des salariés dans les choix des entreprises et des pouvoirs publics, le recul de la précarité, le conditionnement des aides publiques à un comportement socialement responsable des entreprises, la réduction des inégalités sont les priorités des priorités. Liberté 62 n°881 - Le 2 Octobre 2009


page 5 :page 4

30/09/09

14:30

Page 1

Social CASCADE DE PLANS SOCIAUX DANS UN SECTEUR EN CRISE

M N CJ

L

“LA PRODUCTION DENTELLIÈRE SE MEURT MAIS L’UMP DE CALAIS RESTE MUETTE”

Rencontre avec Bertrand Péricaud, secrétaire de la fédération du PCF

ʼACTUALITÉ autour de la Dentelle de Calais ne connaît pas de répit et pour cause. Brunet a annoncé, récemment, un énième plan social avec 45 suppressions dʼemploi qui sʼajoutent aux 50 autres du printemps dernier ; le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer accorde un nouveau sursis de six mois (après un plan de licenciements en 2008) avec la mise en ordre de marche dʼun nouveau dégraissage dʼau moins 60 salariés. À lʼopposé des choix dʼune clientèle exigeante, lʼon ne compte plus les vagues de licenciements dʼannée en année, les liquidations dʼentités entières, les restructurations diverses mais aussi la remise en cause des conventions collectives, la casse des salaires et des acquis sociaux. Aujourdʼhui, cʼest une épée de Damoclès qui pèse constamment sur tous les salariés de ce secteur. Les tullistes, ces mécanos de la Dentelle, domptent des machines de 12 tonnes. Le métier “Leavers” nʼa pas de prix, (au propre et au figuré). Venu dʼAngleterre, le tissage de la dentelle avec le métier Leavers et la méthode Jacquard deviennent une spécialité calaisienne. Quasi mono-industrie, la Dentelle, à Calais, fut le véritable moteur de lʼactivité locale du début du XIXème siècle jusquʼà 1930. Les familles y travaillent de génération en génération. Aujourdʼhui, tout change. Que se passe-t-il donc réellement chez Noyon ? Tout le monde à Calais et dans la profession sait qu'Olivier Noyon est un grand communicateur et qu'il connait son sujet en digne successeur d'une lignée de patrons dentelliers. Les inquiétudes légitimes du personnel créent une tension palpable non seulement à lʼintérieur de ce quʼil reste comme entreprises industrielles mais aussi à lʼextérieur notamment chez les syndicalistes des autres branches professionnelles et, bien évidemment, chez les militants communistes. Pour ce faire, nous avons rencontré Bertrand Péricaud, secrétaire de la fédération du PCF, responsable du Parti dans le Calaisis, et, sans détour, son appréciation rebondit sur la crise profonde avec laquelle se sert le patronat pour licencier toujours plus et passer à lʼétape supérieure, la fin de la Dentelle en tant quʼindustrie et la mise en place dʼune politique artisanale, néfaste à lʼemploi et à lʼimage de marque dʼun produit haut de gamme.

● “Liberté 62 :” Comment peuton apprécier cette situation délétère ? — Bertrand Péricaud : “Depuis le début de lʼannée 2009, tous les grands noms de la Dentelle lancent des plans sociaux. Noyon, le plus gros fabricant de dentelle de Calais, nʼy va pas de main morte. Placé en redressement judiciaire en octobre 2008, Liberté 62 n°881 - Le 2 Octobre 2009

Bertrand Péricaud : “Les patrons de la Dentelle sont les arroseurs arrosés d’un système de délocalisations extrêmes”.

206 postes y ont déjà été supprimés en décembre ; le précédent plan social remonte en octobre 2007. Bellier, 40 postes supprimés sur 125, une entreprise spécialisée dans la teinturerie (en redressement judiciaire). Pour la sauvegarde de Bellier, les pouvoirs publics et les collectivités territoriales (la Région) nʼont pas hésité à injecter de subventions de fonds conséquents. Sophie Hacquette, 15 postes supprimés et déplacement de matériel à Caudry, lʼannonce de reclassements dans le Cambrésis nʼa pas fait recette. Brunet, deuxième plan social en six mois, cʼest bientôt la fin de Brunet à Calais.

Cette énumération nʼest pas exhaustive mais tout cela ressemble bien à la fin de la Dentelle comme Industrie. Lʼeffectif est tombé à moins de 400 personnes. Le maintien comme activité artisanale ne répond nullement à la dénomination de ce qui fut la “grandeur” de la Dentelle de Calais. La crise a bon dos et les salariés que lʼon rencontre régulièrement ne sont pas dupes. Lors dʼun échange de vues, sur place, avec les dentelliers de Brunet, Claude Vanzavelberg, conseiller régional, et moi-même, avons constaté combien les choix stratégiques des patrons ont pour corollaire un processus (bien rôdé) de délocalisations : Noyon au Sri Lanka, Desseilles en Thaïlande, Brunet à Hong-Kong et en Thaïlande. Ce processus ne date pas dʼaujourdʼhui, il remonte aux années 2003 et même avant. Les craintes récurrentes des salariés concernent les commandes passées à lʼétranger, seule la

création restant à Calais. Mais que représenterait la Création sans production, il est impossible dʼen faire lʼimpasse, surtout en cette période. Mais qui décide et organise lʼimportation de ces mêmes produits, si ce ne sont les professionnels eux-mêmes ? Cʼest un cercle vicieux quʼil faut interrompre et le combattre. Alors ? Le patronat verse des larmes de crocodiles sur lʼemploi qui disparaît mais cʼest bien lui qui restructure à tout va. Il ne faut pas se cacher derrière la (belle) dentelle produite à Calais tout le monde va trinquer et, bien évidemment, l'économie calaisienne. Les questions qui nous viennent spontanément concernent lʼutilisation de lʼargent public versé, lʼexistence du Pôle de compétitivité UP-Tex et leur impact sur lʼemploi à Calais, dans le Calaisis, dans la région.

● “Liberté 62” : Le processus de délocalisations est un danger pour lʼemploi à Calais. Comment lʼexpliquer ?

— Bertrand Péricaud : Il y a toujours, dans pareil cas, un historique et il nous apprend beaucoup sur les transformations profondes et les mutations inéluctables du métier mais tout cela nous amène (et ce nʼest pas dʼaujourdʼhui) à prendre conscience des dangers des délocalisations ; ces délocalisations extrêmes recouvrent un certain fatalisme des salariés. LʼAsie représente, on le sait, un lourd danger pour cette filière, ses produits “augmentent en qualité” et les prix sont très compétitifs. Le marché asiatique est là. Mais il y A aussi la très forte attirance des dentelliers calaisiens pour ce marché. Ne nous cachons pas la face. Des entreprises entières ont dis-5-

paru, ces dernières années et les effectifs fondent comme neige au soleil. Des cadres, des techniciens calaisiens sont allés dans les pays du sud-est asiatique implanter les machines et exporter un savoirfaire exemplaire, au détriment de lʼemploi calaisien. Brunet nʼa pas hésité à proposer un salaire à 500 euros mensuels pour travailler à Hong-Kong, le refus fut total et ça se comprend aisément. La Dentelle nʼest-elle pas la partie visible de lʼiceberg ? Les plans sociaux, les redressements judiciaires se succèdent à cadence soutenue dans les entreprises de ce secteur. Les menaces qui pèsent sur l'avenir de la filière nous les voyons au jour le jour. Nous sommes aux côtés des salariés et les soutenons dans leurs actions pour lʼemploi.

● “Liberté 62” : Natacha Bouchart, le maire de Calais et lʼUMP, font preuve dʼune inertie totale dans la crise actuelle de lʼemploi dans la Dentelle et ailleurs. Ont-ils peur des salariés ?

— Bertrand Péricaud : Bellier, Brunet, Noyon, quelles hypothétiques reprises ? Et les conséquences retombent sur les activités connexes. Lʼentreprise de gardiennage Cave Canem est mise en liquidation et ce nʼest quʼun exemple. Le commerce nʼest pas en reste et la liste des enseignes qui ferment sʼallonge, (Marionnaud avec 15 licenciements), une dizaine de boutiques à Usine Côte dʼOpale (ex Marque Avenue)... Et tout cela dans une ambiance sociale des plus difficiles où les licenciements sont à pointer du doigt, comme à SeaFrance, un dossier sensible, avec un chanta-

ge permanent de la direction. Pendant ce temps là, la municipalité UMP et la droite qui avaient promis de régler le problème de lʼemploi avec le soutien de Sarkozy lui-même, est dans la panade car elle regarde tomber les suppressions dʼemploi et ne bouge pas. Cʼétait facile de tout mettre sur le dos des communistes et de leurs élus qui nʼavaient pas lʼoreille des investisseurs et des ministres de tutelles. Tout apparaît maintenant au grand jour. Que pèse lʼUMP de Calais ? Pas grand chose aux yeux du gouvernement. Tout devait aller dans le meilleur des mondes après mars 2008 et puis on sʼaperçoit que cʼest que du vent. Le débat public sur Calais port 2015 ne peut faire lʼimpasse sur lʼemploi (regardons ce qui se fait à Rotterdam ou à Anvers). Calais a besoin dʼune industrie diversifiée sinon on se retrouve en grand déséquilibre (Schaeffler a procédé à un vaste plan de licenciements ; chez Tioxide, les craintes de pertes dʼemploi sʼestompent...) Le maintien dʼun tissu industriel, digne de ce nom, est indispensable. Les activités de services, de logistique, de tourisme, sont complémentaires ; il faut en finir des activités aux emplois précarisés. Le chômage est assez élevé comme cela dans le Calaisis avec les chiffres que lʼon connaît. La production dentellière est en train de mourir sous nos yeux, sans que le maire UMP n'ait un mot pour les salariés, une solution à proposer, un chemin à tracer (le monde du travail leur est étranger). Sans que le fameux plan de relance de Sarkozy ne trouve un début de commencement d'application. Pierre Pirierros


page 6:page 7

30/09/09

15:39

Page 1

Politique

M N CJ

A

LES COMMUNISTES MOBILISÉS

POUR L'EMPLOI ET LES SERVICES PUBLICS

Les fédérations du Nord et du Pas-de-Calais appellent les salariés et la population à se faire entendre le samedi 17 octobre à Lille.

LORS que les suppressions d'emplois se multiplient dans les principales filières industrielles, alors que le gouvernement tente de passer en force son projet de loi transformant le statut de la Poste en autorisant l'ouverture de son capital, alors que rien n'est réglé ni à l'Éducation nationale, ni à la SNCF, alors que le droit à la santé, à une retraite décente sont remis en cause par une succession de mesures... les responsables du PCF du Nord/Pas-de-Calais estiment qu'il est temps de se faire entendre en cette rentrée sociale qui concentre tous les mécontentements mais qui révèle parallèlement une forte dose de fatalisme. Tout de suite, avec la votation citoyenne du 3 octobre sur le dossier de la poste, il va s'agir de s'exprimer nombreux dans les urnes qui seront mises un peu partout à disposition dans les mairies et d'autres lieux publics. La question qui est posée est simple. «C'est aux citoyens de décider de l'avenir de la poste, soit elle reste un service public au service de tous, soit on l'abandonne au privé pour qu'il en retire profit aux dépens des usagers et des postiers» affirme le comité national contre la privatisation de la Poste qui regroupe les syndicats, de nombreuses associations et les partis politiques de gauche dont le PCF. Faire respecter le Nord/Pas-de-Calais

«291.000 chômeurs dans la Région Nord/Pas-de-Calais, les 18-25 ans sont les plus touchés», annonce le Préfet. «Et les plans sociaux vont continuer», poursuit-il !

Quel avenir ont nos enfants ? Quelle perspective de travail pour les 18-25 ans, dont le chômage est en hausse de 21% par rapport à 2008 ? Pour les responsables communistes du Nord et du Pas-de-Calais, Il est temps de trouver des réponses aux inquiètudes des familles et des salariés alors que le gouvernement pour-

suit ses réformes. Depuis septembre, il a annoncé la hausse du forfait hospitalier, il a tenté de remettre en cause le niveau de retraites des mères de famille et a instauré une nouvelle taxe : la taxe carbone. La communication gouvernementale a beau faire feu de tout bois pour faire croire qu'une sortie de crise se profile, la réalité est toute différente soulignent les responsables communistes de la Région. Le nombre des deman-

deurs d'emplois continue d'augmenter dramatiquement (700.000 emplois détruits cette année) et le nombre de faillites d'entreprises prévues pour cette seule année devrait atteindre le chiffre record de 72.000, souvent faute de crédit des banques pourtant secourues, elles, à grand renfort d'argent public.

nations en matière d'emploi, de salaires et de retraite. Le 17 octobre à Lille pour l'emploi Dans le seul secteur automobile, plus de 5000 intérimaires ont perdu leur emploi alors que les maisons-mères ont perçu des milliards de l'État.

Alain Brunel, président de l’ADECR 59, Eric Corbeau, secrétaire de la Fédération du Nord du PCF, Hervé Poly, secrétaire de la Fédération du Pas-de-Calais du PCF et Dominique Watrin, président de l’ADECR 62.

Dans le Nord/Pas-de-Calais, 2ème région industrielle de France, dernière pour son taux de chômage, il est important de tirer la sonnette d'alarme sans plus attendre. Ici, plus qu'ailleurs, les jeunes sont touchés par des milliers de suppressions d'emplois dans l'intérim, le gel des embauches dans le privé comme dans le public et la multiplication des petits boulots. Les femmes, quant à elles, restent les principales victimes des discrimi-6-

Alors, comment comprendre les beaux discours sur la moralisation du capitalisme, quand les financiers en foire continuent de se partager tranquillement bonus et dividendes ? Quand les principales entreprises du CAC 40 engrangent, tout en licenciant, des milliards en trésorerie pour mener à bien de nouvelles et juteuses fusions-acquisitions. Elles ont versé plus de 55 milliards de dividendes au titre de l'exercice 2008 !

Face à cette gravité historique, il y a des mesures d'urgence à prendre pour sauvegarder l'emploi et augmenter le pouvoir d'achat des ménages. Le Parti communiste français propose d'adopter rapidement une loi pour interdire les licenciements dans les entreprises bénéficiaires. Il demande également la création d'un pôle public bancaire et des nouveaux droits aux salariés pour une gestion sociale et écologique des entreprises. Les communistes proposent de faire le choix des salaires contre celui de la finance, la suppression du bouclier fiscal et le retour à une fiscalité progressive. Pour les responsables communistes du Nord et du Pas-deCalais il faut avoir le courage d'affronter en France et en Europe les logiques libérales qui ont permis la généralisation de la précarité. Se rassembler autour d'un vrai projet alternatif, voilà ce que les communistes proposent de mettre en oeuvre, en associant dans le respect de la diversité de chacun, des milliers d'hommes et de femmes, des militants syndicaux et des responsables associatifs et d'autres forces politiques, comme lors des élections européennes avec le Front de gauche, qui doit s'élargir. Le PCF souhaite élever le niveau de résistance à la politique du gouvernement car il est important d'assurer un succès aux différentes manifestations des organisations syndicales. C'est pourquoi le Parti communiste français propose aux familles, aux salariés, aux militants syndicaux et aux élus, dans leur grande diversité, de se rassembler le samedi 17 octobre à Lille. Liberté 62 n°881 - Le 2 Octobre 2009


page 7:page 15

1/10/09

9:37

Page 1

Services publics HÉMORRAGIE PROGRAMMÉE POUR L’HÔPITAL DE BAPAUME

LA CGT REFUSE LA SAIGNÉE

M N CJ

Lʼhôpital de Bapaume est sur la sellette. Dans une lettre adressée mi-septembre à tous les habitants de la ville, Jean-Paul Delevoye, maire de Bapaume et président du conseil dʼadministration de lʼétablissement, se dit «malheureux et furieux» du déficit financier de 1,5 millions dʼeuros du Centre Hospitalier de Bapaume (CHB) mis en exergue par lʼaudit financier quʼil avait commandé auprès de lʼAgence Régionale Hospitalière (ARH) au début de lʼété. «Nous sommes déterminés à redresser rapidement la situation et à offrir à lʼhôpital de Bapaume un avenir solide» : à mots couverts, une déclaration ressentie comme une sérieuse menace sur lʼ«avenir» de lʼétablissement public par les habitants de Bapaume et de sa région. Liberté 62 fait le point sur lʼaffaire avec Michel Carré, secrétaire général de la CGT du Centre Hospitalier de Bapaume.

● Liberté 62 : «Dans sa lettre aux Bapalmois, Jean-Paul Delevoye se dit «malheureux et furieux» suite au déficit constaté de 1,5 millions dʼeuros par lʼaudit quʼil a commandé à son «arrivée au conseil dʼadministration, en juin 2009». Quʼen pensezvous ?»

— Michel Carré : «Les choses sont clairement indiquées, noir sur blanc, dans les procès-verbaux des CTE (Comité Technique dʼÉtablissement où siègent les représentants des personnels hospitaliers ndlr) et des CA (Conseil dʼadministration) . Dans le procès verbal de la réunion du 15 juin 2006, il est affiché un déficit comptable de 144 805 euros au budget général. Le procès-verbal rapporte aussi que la CGT impute ce fait à la mise en place de la T2A (Tarification à lʼActivité), mode de financement des établissements de santé fondé sur une logique de «résultats». La T2A est issue de la réforme hospitalière du plan Hôpital 2007 (et se trouve finalisée par la loi Bachelot sur lʼhôpital ndlr) avec une montée en charge de 25 % en 2005, de 30 % en 2006 pour passer à 50 % en 2007 et 100 % en 2008. À lʼépoque Monsieur Makowiak, directeur en titre de lʼétablissement, répond que Bapaume se trouve en bonne position par rapport à dʼautres hôpitaux pour mettre en application la T2A. Il demande en outre de développer les consultations externes, ce qui est aujourdʼhui complètement «tabou». Aujourdʼhui, après quelques années dʼabsence et de retour à la tête du CHB, il nous dit le contraire et que les consultations externes sont déficitaires. En décembre 2006, la projection dʼun déficit de 134 000 euros est établie en CTE sur la base dʼune nouvelle augmentation de la part de T2A dans la dotation de lʼhôpital. Dans le compte rendu du CA qui fait suite à ce CTE, Monsieur Deroubaix, alors directeur de lʼARH, constate le dysfonctionnement de lʼhôpital en matière de financement et reconnaît que la T2A nʼest pas adaptée à un établissement de la taille de lʼhôpital de Bapaume. Il déclare envisager un retour à la dotation globale (mode de financement des établissements de santé fondé sur une logique des «besoins» ndlr) en déclarant lʼhôpital sous le statut dʼhôpital local ce qui lʼexonérerait de la T2A. En 2007, la T2A atteint 50 % du budget de lʼhôpital et il est prévu que lʼactivité connaîtra une augmentation de 8 % dans lʼannée. Dans le même temps, lʼARH baisse ses tarifs de 3,7 %. Cela veut dire que nous devons monter en activité Liberté 62 n°881 - Le 2 Octobre 2009

vue : en transformant certaines activités du centre hospitalier de Bapaume en dʼautres activités. Nous savons que notre médecine est, à elle seule, excédentaire. Eh bien, on transférera lʼactivité de médecine au Centre Hospitalier dʼArras ou de Douai ! Je pense que tout est déjà calculé mais on ne nous annonce rien. Dans leur démarche, ils veulent précipiter les choses. Il y a un conseil dʼadministration le 22 octobre prochain. Quelle nouvelle et mauvaise «surprise» nous réserve-t-on ? Dans cette affaire, lʼancien directeur (celui qui a succédé à Edmond Mackowiack et qui lʼa précédé à la tête du CHB ndlr) fait largement office de bouc émissaire.»

et que de lʼautre côté nos recettes diminuent. Nouvelles pertes pour lʼétablissement : entre 300 et 400 000 euros qui sʼajoutent aux pertes et déficits antérieurs. Toujours en CTE, la CGT monte au créneau et insiste sur le fait que le besoin du retour à la dotation globale se fait de plus en plus sentir. En 2008, pour lʼexercice 2007, lʼanalyse montre que le service de médecine dégage une marge bénéficiaire dʼenviron 40 % et que ce qui nous «coûte», quand on considère la globalité du fonctionnement de lʼhôpital, ce sont la radio, les consultations externes, les manipulateurs, les secrétaires médicaux et les médecins spécialistes. Le secteur psychiatrique dégage un déficit de 470 000 euros. À ce moment-là, en 2007, nous nous rendons compte que ce nʼest pas seulement la T2A qui grève le budget de lʼhôpital. En 2004 et 2005, deux nouveaux services ont été ouverts : un service de soins de suite et de rééducation et un service spécialisé en psychiatrie. En fait, dès cette époque le service de psychiatrie sʼavère sous-doté, chose qui est reconnue officiellement, après étude, en 2008. Preuve de ce fait, lʼARH décide dʼattribuer une dotation pérenne de 300 000 euros en octobre 2008 pour ce service. Or, nous, à la CGT, nous disons que cʼest au moins cinq fois 300 000 euros quʼon aurait dû nous donner pour rétablir nos comptes du fait de cette erreur reconnue, sur le tard, par lʼARH. Le compte nʼy est pas avec 300 000 euros pour le fonctionnement du service de psychiatrie depuis sa création. Avec

cinq fois 300 000 euros, le compte tombe plus juste : 1,5 millions dʼeuros, le montant du déficit annuel actuel. Lors du dernier CA, a été reconnue une deuxième sous-dotation pour le service de soin de suite et de rééducation et une enveloppe pérenne de 500 000 euros a été débloquée pour ce service. Mis en place en 2005, le service de soin de suite et de rééducation est donc sous-doté depuis sa création soit quatre fois 500 000 euros soit 3,5 millions dʼeuros.»

● Liberté 62 : «Dans sa lettre, Jean-Paul Delevoye a lʼair de vouloir remettre les compteurs à zéro et parle dʼ«offrir à lʼhôpital de Bapaume un avenir solide». Voyez-vous quelque chose de menaçant pour lʼavenir de lʼétablissement public dans le ton quelque peu martial du président de son conseil dʼadministration ?

Au siège du syndicat CGT de l’hôpital de Bapaume. A droite, Michel Carré.

● Liberté 62 : «Dʼaprès ce que vous affirmez sur la base des rapports officiels des CTE et des CA de lʼhôpital, les difficultés financières de lʼétablissement étaient connues de longue date. Est-ce à dire que la «surprise» actuelle de Jean-Paul Delevoye a quelque chose de feint ?» — Michel Carré : «Certainement. Au point de vue de mon analyse personnelle, je pense que les responsables de lʼétablissement étaient plus ou moins au courant de la situation de lʼétablissement depuis 2006. En fait, on nous a laissé ouvrir la brèche. Cʼest stratégique. On laisse filer les déficits, on commande un audit et puis lʼaffaire est pliée : redressement sur le dos des personnels et des services. Le déficit actuel de lʼhôpital vient du fait quʼon ne nous a pas donné les moyens suffisants pour fonctionner et non pas de dépenses excessives ou anormales par rapport à notre activité, activité qui correspond à un réel besoin des populations de la région de Bapaume.» -7-

— Michel Carré : «Oui, la lettre de Jean-Paul Delevoye est menaçante. Si vous la lisez bien, il y est écrit quʼil sʼagit «en début dʼannée 2010, de présenter un projet médical correspondant aux besoins de la population.» Cʼest une belle phrase et un projet auquel nous ne pouvons que souscrire. Mais Jean-Paul Delevoye ajoute : «sʼarticulant avec les autres hôpitaux de la région.» Nous savons ce que cela veut dire : réduire lʼactivité de lʼhôpital de Bapaume. En fait, le gouvernement ne veut plus dʼhôpitaux de proximité. La médecine ce serait donc pour les grands centres et avec le «petit hôpital» on fait une grande maison de retraite. Monsieur Mackowiak revient en sauveur et on nous dit que personne ne veut faire le constat du passé. Or, pour nous il est essentiel dʼaller chercher les causes de la situation actuelle. Les causes, ils les connaissent très bien. Jean-Paul Delevoye sait très bien que le déficit actuel est lié à un manque chronique de dotation. Ils prétendent en rester à la constatation du déficit et puis déclarent quʼils vont régler le déficit. Comment fait-on pour régler le déficit ? Cʼest clair à leur point de

● Liberté 62 : « Mais Jean-Paul Delevoye écrit pourtant dans sa lettre quʼil veut un centre hospitalier qui corresponde «aux besoins de la population» de Bapaume et ajoute vouloir «offrir à chacun le meilleurs parcours de consultation et de soins».

— Michel Carré : «En fait, nous nous attendons tout dʼabord à lʼexternalisation de notre cuisine et de notre lingerie vers Douai pour en rentabiliser un pôle logistique qui a coûté très cher. Ensuite, à ce que soient supprimés les postes de garde des médecins cʼest-à-dire à rendre impossible le maintien de notre service dʼaccueil non programmé (accueil dʼurgence informel ndlr). A moyen terme, cʼest lʼhémorragie, la saignée. Sans le service dʼaccueil non programmé, dʼun côté, cela va rengorger les urgences dʼArras et, dʼautre part, cela va conduire les médecins, écoeurés, à la porte et le service médical avec. Les populations aujourdʼhui sont inquiètes. Ils présentent le «mauvais coup». Beaucoup de gens dans notre région rurale nʼont pas de voiture et sont âgés. Comment vont-ils faire ? Nous, nous ne laisserons pas faire. Dans leur démarche, ceux qui préparent un si sombre «avenir» pour lʼhôpital de Bapaume cherchent à diviser : diviser les syndicats et diviser les personnels. Ils cherchent aussi à jeter le trouble dans la tête des habitants de Bapaume. Pourquoi ? Parce quʼils veulent aller vite. Nous, nous ne voulons pas opposer les intérêts des uns et des autres. Cʼest dans lʼunité que nous devons faire face. Une association sʼest créée pour sauver lʼhôpital de Bapaume. Nous en faisons partie intégrante. Un tract CGT sera bientôt distribué dans toute la ville pour informer et mobiliser la population.» Propos recueillis par Jérôme Skalski


page 8:page 14

30/09/09

15:42

Page 1

Services publics INTENSIFIER LA DYNAMIQUE DE MOBILISATION POPULAIRE

F

CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE

M N CJ

Au cours de la conférence de presse donnée le vendredi 25 septembre à la Maison des Sociétés d'Arras, les membres du Comité départemental du Pas-de-Calais contre la privatisation de La poste ont exposé en termes concrets les conséquences de la transformation, préalable à sa privatisation, de l'entreprise publique en société anonyme.

IN du secret des correspondances, augmentation du prix du timbre, distribution du courrier dans des boîtes aux lettres collectives à l'entrée des villages et des quartiers, fin du rôle social des facteurs, nécessité pour les petits entreprises de payer pour se faire livrer le courrier dans la matinée, transformation de nombreux bureaux de poste en relais de poste ou en agences postales communales avec disparition et éloignement de nombreux services, suppressions

de nombreux emplois, sous-traitance de la distribution, exclusion des personnes aux bas revenus du service bancaire, limitation extrême des horaires d'ouverture... Un point aussi a été fait à propos du mode opératoire de la votation citoyenne organisée du 28 septembre au 3 octobre contre la privatisation de La Poste. «Il y a une dynamique qui se crée et qui monte à l'approche du réferendum contre la privatisation de La Poste a expliqué Jean-Claude Danglot, sénateur communiste,

depuis la tribune départementale du Pas-de-Calais contre la privatisation de La poste. «L'unité fait la force. Le gouvernement parle beaucoup de démocratie mais a peur de la démocratie et craint la mobilisation et l'expression populaires. La Poste n'est pas une question isolée. Sa privatisation fait partie d'un projet global de réaménagement des territoires et de la société au service des actionnaires et du profit» a-t-il conclu. J.S.

De nombreuses initiatives sont déjà prises Après une dynamique réunion du collectif local contre la privatisation de La Poste (PCF, Parti de Gauche, syndicalistes, groupe Agir…) qui a organisé les rendezvous de consultation des citoyens, les militants ont investi les lieux publics et ont déjà fait signer des centaines de personnes. Lʼinitiative se poursuit.

à Béthune

à Rouvroy

L'appel à la mobilisation lancé par la Municipalité, la section du PCF, les syndicats CGT et FO du Bureau de Poste de Rouvroy a été très largement entendu. Le lundi 28 septembre, le bureau de vote improvisé sur le marché a été littéralement pris d'assaut dès l'ouverture à 10 heures. A midi, on comptait pas moins de 450 votants, du jamais vu selon les militants ! Une urne est également installée en mairie toute la semaine et plusieurs opérations de vote étaient programmées devant le Bureau de Poste. Un vote qui s'annonce massif dans cette ville où la Poste n'ouvrira plus ses guichets qu'à 9 h au lieu de 8h30 actuellement et 8h il y a quelques années !

à Lens

Lors du Conseil municipal extraordinaire réclamé par le groupe communiste, les postiers ont pu exposer leur point de vue. Le vote aura lieu dans plusieurs lieux publics et se terminera dimanche lors de la braderie.

MOBILISATION EXCEPTIONNELLE A ROUVROY CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE

à Grenay

La municipalité communiste affiche franchement son refus de la privatisation de La Poste. De nombreuses initiatives ont lieu sur le terrain.

De nombreuses villes communistes organisent la votation populaire à lʼimage de Rouvroy, Sallaumines, Méricourt, Beaurainville, Rœux, Brêmes les Ardres, Calonne-Ricouart, Houdain, Divion, BillyMontigny… Les villes socialistes comme Lens, Noyelles sous Lens, Bully-lesMines et dʼautres se sont également inscrits dans cette démarche avec les élus communistes minoritaires. Dans dʼautres villes comme à Vitry, Auchel, Béthune, Calais… ce sont les militants communistes qui organisent cette consultation.

On vote

à Marles les Mines

La municipalité et la section du PCF ont organisé un débat public sur les dangers de la privatisation des secteurs publics et, en particulier, La Poste qui fait la une de lʼactualtié. -8-

Liberté 62 n°881 - Le 2 Octobre 2009


page 9:page 6

30/09/09

11:12

Page 1

FRAIS DE SÛRETÉ PORTUAIRE À CALAIS ET CCI EN PANNE D'AUDIT FINANCIER...

M N CJ

Le président de la Région répond en ces termes au conseiller régional communiste Claude Vanzavelberg le 15 septembre dernier...

«E

N réponse à votre courrier en date du 26 juin 2009, j'ai l'honneur de vous informer que le rapport final de l'audit financier des concessions n'a toujours pas été remis par le prestataire de services aux Chambres de commerce et d'industrie de Boulogne-sur-Mer et de Calais, commanditaires de cette étude. Les éléments de cet audit sont effectivement importants dans le contexte de fusion des CCI et de création d'une société portuaire unique sur les ports de Boulogne et de Calais. Cependant, comme cela a été rappelé par M. Ténière-Buchot, président de la CPDP, ils ne doivent pas faire perdre de vue l'objet premier du débat public qui est de statuer sur l'opportunité et l'utilité du projet «Calais Port 2015».

Les conditions de sa réalisation éventuelle seront bien sûr à préciser dans les mois qui viennent, comme l'a demandé la CNDP dans son avis du 1er juillet dernier. En ce qui concerne les dépenses de sûreté engagées par le concessionnaire du port de Calais depuis, en particulier, la signature des accords du Touquet, nos services ont préparé : ● dans un premier temps, la saisine des ministères concernés (finances, transports, intérieur) pour demander la prise en charge de ces dépenses de sûreté indûment payées, ● dans un second temps, et si la négociation en cours n'a pas abouti, l'engagement d'une démarche contentieuse à l'égard de l'État pour carence fautive comme les textes réglementaires le prévoient».

Calais ON VOTE CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE

Rendez-vous militant ce samedi 3 octobre au siège pour les initiatives prévues (marchés, bureaux de poste).

MOBILISATION CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE ET POUR UN SERVICE PUBLIC DE QUALITÉ

ANRU ET MAIRIE DE DROITE...

Multiples initiatives des militants communistes du Calaisis ces 10 derniers jours dont la distribution de leur journal de section avant la journée de «votation» de samedi. Encore ici aux portes de la poste centrale de Calais avec la pétition nationale.

A

LORS que la maire UMP pose en photo avec son ministre Besson, le Conseil régional (réunion du 4 septembre dernier) a dû acter l'abandon d'une grosse opération d'aménagement inscrite dans le projet ANRU adopté il y a 4 ans sur le Beau Marais (délibération n°28017)... La commission aménagement du territoire de début septembre a été amenée à identifier des surcouts importants suite à des non-respects de délais par la ville et l'OPHLM de l'ordre de

D 5,520 millions d'euros... La droite et le MODEM savent y faire !

QUAND LA POSTE RÉPOND...

ANS notre précédente édition, nous relations l'intervention de l'élu communiste Claude Vanzavelberg suite à des perturbations dans la distribution du courrier dans le quartier du Petit Courgain. C'est la responsable «clientèle» qui lui a répondu le 21 septembre en des termes éclairants... «Par votre démarche du 15 septembre dernier, vous faites part de votre mécontentement au

L’actualité de la semaine selon Babouse

BUS POUR LA MANIF À LILLE SAMEDI 17 OCTOBRE

La section du PCF organise le déplacement, mais il faut s'inscrire rapidement auprès des responsables de cellule. Départ 13h15 place de la Mairie pour retour vers 18h30 à Calais. Liberté 62 n°881 - Le 2 Octobre 2009

sujet des conditions de distribution de votre courrier. Je regrette que la qualité de nos prestations ne corresponde pas à vos attentes et tiens à vous remercier pour votre intervention. Soucieuse de la satisfaction de nos clients, je suis en effet très sensible à toute remarque. Le retard constaté dans la distribution du courrier, en début de semaine 17, a trouvé sa solution et le remplacement de votre facteur a été fait.

-9-

Le service au public est bien rendu 6 jours sur 7, mais comme dans toute entreprise des incidents peuvent intervenir (météo, maladie, panne...) et nous retarder dans notre travail».

Moralité... Vous n'êtes plus un usager du service public mais un client et «pour répondre à votre demande» on remplace votre facteur (en fait factrice !) qui était en intérim !


page 12:page 9

1/10/09

10:03

Page 1

Collectivités

M N CJ

R

ADECR 62

SE PORTER AUX CÔTÉS DE LA POPULATION

Les élus communistes et républicains du Pas-de-Calais veulent des services publics qui concourent à l'égalité territoriale et à l'égalité sociale.

ÉUNIS samedi dernier à Sallaumines, les élus communistes et républicains ont abordé plusieurs sujets qui font l'actualité et qui sont source dʼinquiétude dans la gestion des différentes collectivités territoriales. La rentrée sociale est marquée par un intense pilonnage idéologique et politique du pouvoir de droite pour tenter d'empêcher la relance des mouvements sociaux à l'heure où s'annoncent de véritables drames sociaux et humains. Alors que l'on assiste au retour des profits bancaires et la reprise de la spéculation financière, aucune décision favorable n'a été prise pour le pouvoir d'achat et l'emploi. De même, le niveau important du chômage, la précarité grandissante et la faiblesse des salaires, pensions et retraites sapent les bases de la consommation, donc d'une relance durable. En outre, le gouvernement poursuit sa logique libérale pour réduire le déficit en fragilisant les salariés et les revenus modestes par des emplois publics sacrifiés et la compression des dépenses sociales utiles, conduisant des Français à l'impasse, à la résignation, aux souffrances. C'est dans ce contexte, explique Dominique Watrin, président de l'ADECR, que Nicolas Sarkozy impose la réforme électorale pour les législatives qui supprime trente trois circonscriptions dont vingtdeux aujourd'hui à gauche et celle des élections locales visent à permettre à l'UMP de détenir les leviers le commando pour longtemps par un redécoupage à sa pleine mesure.

ANNONCE LÉGALE AVIS DE DISSOLUTION

SARL TOMASIO Sarl au capital de 1.000 euros. Siège social : 420 Boulevard du 19 mars 62110 HÉNIN-BEAUMONT

Suite à lʼAssemblée générale du 30 avril 2009, il a été décidé la dissolution et la liquidation pour extinction du passif de la Sarl “TOMASIO” au capital de 1.000 euros, dont le siège est à Hénin-Beaumont 62110, 420 boulevard du 19 mars. Le siège de la liquidation est fixé à lʼadresse du liquidateur : 151 rue Pierre Curie 62110 Hénin-Beaumont. La société étant mise en sommeil depuis le 30 septembre 2007, pour épuration totale des comptes. À ce jour, il nʼexiste plus aucun passif. Pour avis, Le liquidateur.

La réforme territoriale qui vient en débat au Sénat s'inscrit également dans cette démarche. Ce projet ne vise rien de moins qu'à la mise sous tutelle des politiques territoriales par l'État en imposant aux collectivités des millions, des financements et des dépenses encadrés. La conséquence inévitable sera la suppression de tout pouvoir aux communes, reléguées en modeste courroie de transmission du pouvoir central, voire européen. Pour Dominique Watrin, cette réforme territoriale est téléguidée par le renforcement du bipartisme

dans les institutions locales et la fin d'une démocratie locale très riche et originale, qui est au cœur du génie propre de la France depuis plusieurs siècles. Pour arriver à cet objectif, le gouvernement ment effrontément en appliquant la tristement célèbre maxime : «plus c'est gros, plus ça passe !» Ainsi entend-on des arguments misérablement populistes selon lesquels un trop grand nombre d'élus(es) coûterait trop cher (en fait, 0,04% du coût du système !). Dans le débat, après l'exposé de Dominique Watrin, les élus communistes ont fait remarquer que ce sont les collectivités locales qui investissent le plus, et bien audelà de ce que fait l'État et de dénoncer l'un des objectifs majeurs de Nicolas Sarkozy. Il s'agit de diminuer drastiquement le «coût» d'un système qui enlève des sommes considérables à la

«profitabilité» du capital. 73% des investissements publics proviennent des collectivités territoriales, favorisant la constitution d'un patrimoine public qui profite donc à tous. Quel manque à gagner pour le capital privé ! Comment mettre ce projet en échec ?

Chaque élu présent est convaincu qu'il faut en révéler et en dévoiler la réalité. Les assemblées élues peuvent jouer un rôle important en se prononçant partout sur le projet. Rien ne sera possible, dans

tous les cas, sans que le plus grand nombre de femmes et d'hommes puissent appréhender le sens du projet de société dans lequel s'inscrit la réforme, et d'y opposer une alternative fondamentale, globale et cohérente. Jean-Claude Danglot, sénateur, fait savoir qu'il s'est inscrit dans cette démarche en informant qu'il a programmé une dizaine de points de rencontre en octobre et novembre, pour aller à la rencontre des élus du Pas-de-Calais, au delà des élus communistes pour aborder toutes les questions concernant la réforme des territoires. Mobilisation citoyenne pour la poste

Prélude à la privatisation, le gouvernement qu'il veut changer le statut de la poste. Alors que la crise appelle à la plus grande pru-12 -

dence et qu'elle a montré la dangerosité des jeux spéculatifs, la droite tente le coup de poker et veut offrir aux opérateurs privés le service public préféré des Français. Depuis plus d'un an, un collectif national unitaire de défense de la poste s'est constitué, rassemblant de nombreuses organisations, l'ensemble des syndicats et les partis de gauche. Ce collectif propose d'organiser un référendum national du 28 septembre au 3 octobre et demande à l'ensemble des maires de contribuer à cette consultation. Jean-Claude Danglot, en tant que sénateur et

Jean-Claude Rachenne, Joseph Tréhel, Jean-Claude Danglot, Dominique Watrin, Hervé Poly et Véronique Buart.

Dominique Watrin, en tant que président de l'ADECR 62 ont respectivement pris des initiatives pour les maires du Pas-de-Calais et les maires communistes prennent des dispositions pour organiser ce vote. Les élus communistes font état des décisions qu'ils ont prises pour assurer le succès de cette votation citoyenne, conscients que le bureau de pose, c'est parfois le dernier service public qui reste dans une commune, c'est le poumon d'un village. Pour autant, Jean-Claude Rachenne, secrétaire de l'ADECR 62, adjoint au maire de Drocourt et postier CGT estime que s'il faut refuser la privatisation, il ne faut surtout pas opter pour le statu quo : «Mieux, nous estimons qu'il y a moyen de développer la poste, l'État doit y contribuer et financer les obligations de service public données la poste telles que la dis-

tribution six jours sur sept, la présence postale sur tout le territoire, la distribution de la presse, l'accessibilité bancaire...» À l'heure où ces lignes sont écrites, la consultation a commencé un jeu partout dans le pays. Les signatures se collectent déjà par milliers. L'emploi, une priorité sociale sur le pavé de Lille, le 17 octobre

Dans le propos de Dominique Watrin comme dans les interventions des élus reflétant les situations réelles du terrain, il apparait que la crise se traduit par une explosion de la précarité. Une situation qui se révèle au quotidien dans les permanences des élus confrontés à la déroute du système. Le président de l'ADECR 62 fait savoir que le préfet lui même a annoncé que le Pas-de-Calais a perdu pour le premier semestre 2009 autant d'emplois que pour toute l'année 2008. Pour les élus communistes, l'appréciation de la crise par les salariés est ambivalente. Elle comporte le risque de mettre sous l'éteignoir de nombreuses revendications, mais elle peut aussi favoriser la prise de conscience face à une situation qui détruit le présent et sacrifie l'avenir, surtout lorsque les 740.000 jeunes qui sortent du système scolaire se retrouvent face à une pénurie drastique d'offres d'emploi, voire de stages ou de contrats d'apprentissage. Pour les élus communistes, la question qui reste fondamentale et qu'il ne faut pas perdre de vue est celle-ci : «l'argent public sert-il plus à licencier qu'à préserver l'emploi» ? Joseph Tréhel, directeur de la publication de l'Élu d'aujourd'hui, invité par l'ADECR 62 à cette assemblée de Sallaumines, apporta quelques réflexions sur l'activité des élus communistes. Il insista notamment sur la nécessité de sortir de l'opposition frontale élus contre gouvernement en interpellant les citoyens. Jean-Michel Humez

Liberté 62 n°881 - Le 2 Octobre 2009


L

page 14:page 14

30/09/09

15:59

Page 1

Europe ÉLECTIONS LÉGISLATIVES EN ALLEMAGNE

LE REGROUPEMENT POLITIQUE À DROITE

M N CJ

ES élections législatives allemandes ont eu lieu ce dimanche 27 septembre.

Tous les sondages annonçaient une réélection en tant que chancelière d'Angela Merkel. En revanche, l'incertitude demeurait en ce qui concerne le type d'alliances qui permettrait la constitution du gouvernement. Durant la campagne électorale, A. Merkel avait proclamé sa préférence pour une alliance avec le parti libéral (FDP) en renonçant à la grande coalition CDU-CSU (chrétiens démocrates et chrétiens sociaux), SPD (parti social démocrate). Les élections ont donné raison à A. Merkel puisque le CDU-CSU et le FDP obtiennent ensemble la majorité absolue au Bundestag (parlement allemand) avec 321 élus. Le SPD s'effondre, perdant 75 sièges et près de 12% des voix. Ainsi s'opère un regroupement politique à droite qui devrait permettre de renforcer encore plus la politique d'austérité menée par la grande coalition de 2005 à 2009 et par le gouvernement SPD-Verts de G. Schröder de 1998 à 2005.

tré de grands progrès, confortant son implantation à l'Est et faisant une percée remarquable à l'Ouest, notamment dans le Land de Sarre, le Land de son vice-président O. Lafontaine. Concurrencé sur sa gauche, le SPD avait repris des revendications de Die Linke, notamment l'instauration d'un salaire minimum, mais n'avait pu surmonter le discrédit qui le touchait depuis le gouvernement de Schröder, discrédit qui s'était accentuée avec la grande coalition. Ce discrédit du SPD et de l'ensemble de la grande coalition cor-

l'imposition sur les grandes fortunes et un salaire minimum général. Le gouvernement avait instauré un salaire minimum dans 10 branches du BTP et dans les services postaux privatisés. La CDU et le FDP sont d'accord d'une reprise du nucléaire civil, ce que repoussent les Verts, pourtant prêts à participer au gouvernement comme ils l'ont fait en Hesse, en alliance avec la CDU. La question de la limitation des rémunérations des dirigeants d'entreprise, question évoquée dans le

elle risque même de s'aggraver. L'Allemagne est le pays qui a été le plus touché par la crise économique. Son système bacaire est relativement faible. La récession a fait reculé la croissance de 5 à 6%. Contre la crise, le gouvernement de grande coalition a pris les mêmes mesures que les autres pays européens : un plan de sauvetage des banques de 500 milliards d'euros, un plan de relance de l'économie de 85 milliards d'euros. Mais ces plans arrivent à leur aboutissement et on sait qu'A. Merkel ne veut pas d'autres plans, ces der-

Le recul des partis dominants

Le fait le plus marquant de ces élections est le recul des deux grands partis dominants, la CDU et le SPD et en revanche la montée des «petits» partis, FDP, Verts et Die Linke (la gauche). Le maintien relatif de la CDU et le recul du SPD résultent du mode de scrutin, alliant un scrutin majoritaire et un scrutin de liste proportionnel. Les 62,2 millions d'électeurs devaient émettre deux votes : un vote à la majorité simple pour un candidat dans chacune des 299 circonscriptions et un vote pour une liste élue à la proportionnelle. Toutefois pour qu'une liste ait des élus, il faut qu'elle franchisse la barre des 5% des suffrages exprimés ou qu'elle ait trois élus dans les circonscriptions. Le type de scrutin avantage les grands partis d'autant que la répartition des sièges à la proportionnelle se fait à la plus forte moyene. Il y a autant de députés élus au vote majoritaire qu'on vote au scrutin de liste proportionnel. Tous les commentateurs sont d'accord pour expliquer que la modification du paysage politique est due à la montée en puissance de Die Linke, parti créé en 2007, de la fusion entre le PDS (parti du socialisme démocratique) héritier du SED (parti socialiste unifié, communiste) de l'ex-RDA (République démocratique allemande) surtout implanté dans les Länder (régions) de l'Est, en ex-RDA et de la WAGS (alliance de sociaux-démocrates déçus, de syndicalistes et d'altermondialistes à l'Ouest), opposés avant 2005 à la politique du SPD G. schröder. Pour les élections de 2005, une alliance s'était nouée entre les deux formateurs WAGS et LukspenterPDS, alliance électorale qui s'est donc transformée en 2007 en un seul parti Die Linke. Or Die Linke avait axé son action contre la politique de la grande coalition, relayant les luttes sociales et les revendications des salariés. Lors des élections régionales de 2008-2009, Die Linke avait enregis-

Allemagne est négatif, compensé seulement par l'appel aux étrangers : 7,5 mllions d'étrangers sur une population de 82,5 millions d'habitants). La période 2005-2008, période de «bonne santé» économique a connu une montée des inégalités sociales, un accroissement de la pauvreté, y compris chez les salariés. Entre 2003 et 2005, le salaire avait déjà baissé de 3,7% du au gel des salaires qui a ensuite été maintenu d'où les luttes syndicales (conducteurs de train, employés d'état, métallurgie) pour une augmentation des salaires de 8% entre 2007 et 2008. La pauvreté touche les familles et les enfants : 14% des enfants en 2008, 6 millions d'enfants et d'adolescents ne mangent pas à leur faim selon une enquête de la Croix Rouge en 2008. Or dans le même temps, les dirigeants d'entreprises n'hésitent pas à garantir les rémunérations des membres de leur conseil d'administration de manière substantielle. Ce que ne manquent pas de dénoncer CDU et SPD le temps d'une élection... Si la reprise est là pour les actionnaires, il n'en est pas de même pour les salariés : 250.000 personnes ont perdu leur emploi en 2009, 1,5 millions sont au chômage partiel et on attend une suppression de 600.000 emplois en 2010. La situation ne peut donc qu'empirer compte tenu des orientations économiques et sociales de la CDU et du FPD. Quelles perspectives ?

respond également à une certaine désaffection de la vie politique. Ainsi, en 2005, le taux de participation avait été de 77,7%, soit le taux le plus bas depuis 1949 lors des premières élections de la RFA (République fédérale allemande), en 2009, il est à peine supérieur à 70%. Or ce sont les jeunes qui se détournent des élections. Ainsi, 10% seulement des jeunes de 18 à 25 ans ont participé au scrutin. Un phénomène qui n'est pas particulier à l'Allemagne. Le choix était pourtant très large : 27 partis se présentaient au suffrage des électeurs. Ainsi, le parti des pirates demandant une modification du droit de propriété a recueilli 2%.

RÉSULTATS DES ÉLECTIONS

Guido Westerwelle et Angela Merkel, le couple gagnant.

Les enjeux électoraux

De l'avis des médias, la campagne fut plutôt terne. A. Merkel, donnée dès le départ comme favorite, avait voulu une campagne uniforme sans vrais débats, se contentant ici et là de diaboliser l'histoire de la RDA, sans doute pour faire peur. Pourtant, les questions abordées alors que la crise économique sévit toujours étaient essentielles : les impôts, le financement des retraites, l'environnement et la politique énergétique, le salaire minimum, la rémunération des dirigeants d'entreprise, les transports et les infrastructures, la politique de santé publique et la guerre en Afghanistan. La CDU promettait une baisse des impôts dont le montant pouvait s'élever à 15 milliards d'euros, le FDP, 3 tranches d'imposition de 10%, 25 et 35% soit une baisse de 35 milliards d'euros en 4 ans. Die Linke demandait au contraire

Partis

Résultats en 2005 Résultats en 2009 % Sièges % Sièges 35,2 222 33,8 239 34,2 220 23 146 9,9 61 14,6 93 8,1 51 10,7 68 8,7 54 11,9 76 3 6 Participation en 2005 : 77,7 % Participation en 2009 : 70,1 %

CDU-CSU SPD FDP Verts Die Linke Autres

cadre du G20, a opposé la droite et la gauche. Enfin, après la mort de civils afghans provoquée par le contingent allemand, le retrait des troupes d'Afghanistan, réclamé seulement par Die Linke et que demande la majorité des allemands, a été un des points importants de la campagne électorale. Mais fort opportunément, l'opinion publique allemande apprenait que le pays devait subir des attentats terroristes. Les élections passées, on n'entend plus parler du terrorisme menaçant d'Allemagne... La crise n'est pas finie

Pendant la campagne électorale, CDU et SPD se sont évertués à expliquer que les mesures prises par le gouvernement avaient eu leur effet et que la reprise était au rendez-vous. Or, s'il est vrai que les exportations vers lesquelles est orientée l'économie, s'il est vrai que la crise de l'automobile, en dépit de l'affaire Opel, a été limitée grâce à la prime à la casse de 2.500 euros, la crise est loin d'être surmontée, - 14 -

niers ayant déjà coûté 3% du PIB. Or l'Allemagne était déjà fortement endettée avant la crise, le taux d'endettement national était déjà de 67%. Si, comme l'a promis la chancelière et comme le réclame le FDP, le futur gouvernement procède à une baisse des impôts, notamment pour les entreprises, on peut s'attendre à un renforcement de l'austérité. Le gouvernement de grande coalition avait pris quelques mesures sociales : aide à la petite enfance (crèches, aide aux mères de famille) allonger le temps des indemnités de chômage (la loi Harz IV promulguée par G. Schröder l'avait fixé à 12 mois en 2007, il a été porté à 24 mois) augmentation des retraites à la veille des élections de 2% (ceci pour séduire les séniors, les électeurs les plus nombreux). Mais dans le même temps, le taux de TVA avait été porté à 18% amenuisant davantage le pouvoir d'achat et l'âge de départ à la retraite était passé de 65 à 67 ans, report justifié par le gouvernement par le besoin de financement (l'accroissement démographique en

Le SPD va entrer dans l'opposition et son leader parlementaire Steinmeire, candidat malheureux à la chancellerie, a promis qu'il ferait son travail d'opposant. Mais que peut-on attendre d'un parti qui a proclamé son attachement à «l'économie sociale de marché» ? La «régulation» du capitalisme ne peut être que marginale et la promesse de défendre «l'État providence», un «État providence» déjà bien écorné par le gouvernement Schröder et le gouvernement de grande coalition, semble bien timide. Le SPD résistera-t-il aux profondes réformes promises par A. Merkel, notamment en matière de marché du travail ? En revanche, on peut compter sur la pugnacité de Die Linke et sur ces promesses de développement des services publics, d'augmentation des salaires, de l'emploi. Mais Die Linke est très minoritaire au Bundestag même si elle a bien progressé. Par ailleurs, Die Linke doit affirmer son identité. Tiraillée entre ceux qui rêvent d'un retour à une socialdémocratie combattive (Oscar Lafontaine) et ceux (de moins en moins nombreux ?) qui n'oublient pas leur passé communiste, Die Linke n'a toujours pas élaboré son projet d'avenir. Alors que les quelque 80 partis communiste dans leur réunion annuelle, fin 2008 ont déclaré qu'il n'y avait pas d'alternative autre que le socialisme, qu'en Amérique latine, des pays affirment vouloir construire «le socialisme du XXIe siècle», Die Linke (et d'autres partis en Europe) cherchera-t-elle le chemin pour bâtir «le socialisme du XXIe siècle» ? Pour l'heure, les salariés allemands n'ont d'autres choix que de mener les luttes revendicatives et politiques.

Liberté 62 n°881 - Le 2 Octobre 2009


page 15:page 12

30/09/09

9:04

Page 1

Syndicalisme Annonces légales

SOMAIN :

FORTE MOBILISATION DES CHEMINOTS POUR L'ACTIVITÉ FRET

M N CJ

Les cheminots se mobilisent contre la décision de la SNCF dʼabandonner une partie de son activité fret. Samedi 26 septembre dernier, devant la gare de triage de Somain, plus de 500 personnes se sont rassemblées et ont manifesté pour la défense du service public.

U

NE manifestation due à une décision de la direction de la SNCF, dʼabandonner près de 60% de lʼactivité «wagon isolé» de la branche fret. Il sʼagit dʼacheminer des wagons individuels ou par petits groupes, de petits chargements conçus sur mesure pour plusieurs clients et qui passent par différentes gares de triage durant leur trajet, le plus souvent pour des petits entrepreneurs ou industriels. Une activité certes moins rentable, du point de vue économique, que les trains entiers de marchandises avec un gros chargement homogène, sur lesquels la direction souhaite se recentrer. Mais à Somain, la fermeture de la dernière gare de triage du NordPas-de-Calais, cʼest concrètement 400 emplois qui sont mis en sursis. Plus globalement, le quasiabandon du wagon isolé entraînerait non seulement la suppression de 6.000 à 8.000 emplois, mais mettrait aussi 1,5 millions de camions supplémentaires sur les routes. Alors que lʼon parle beaucoup, du côté du gouvernement, du Grenelle de lʼenvironnement et du réchauffement climatique, cette décision semble totalement manquée de bon sens. À croire que les vies humaines passent après le souci de rentabilité, quand on connaît le nombre dʼaccidents de

la route pouvant être mortels. Une insécurité routière que les camions ne vont en rien arranger comme le dit à juste titre un salarié de la gare de triage de Somain : «Prendre une autoroute engorgée par des camions, ce n'est pas rassurant.» Les grandes lignes du plan «Fret ferroviaire de lʼavenir» annoncé par Jean-Louis Borloo ne rassurent pas non plus. Ce plan profitera avant tout aux «autoroutes ferroviaires» et au «fret à grande vitesse» et non au «wagon isolé», qui permet pour-

tant dʼapprovisionner de petites entreprises qui nʼont ni les moyens ni le besoin dʼaffréter un train complet. Mais la SNCF ne veut plus de cette activité jugée pas assez rentable. Elle nʼest pourtant pas en déficit, et rien ne lʼempêcherait de réinvestir lʼargent gagné, par exemple sur les lignes TGV, dans ce type de mission de service public. Lʼentreprise publique aurait-elle déjà intégrée les logiques du privé ? Guillaume Pirierros

FRATERNITÉ, DILIGENCE ET COMBATIVITÉ DES RETRAITÉS CGT DE L'ARRAGEOIS

Pour leur fête annuelle, les membres de la section interprofessionnelle CGT des retraités de l'Arrageois se sont retrouvés à La Diligence, restaurant situé à Etrun, dans les proches environs d'Arras. de mesures concrètes mettant fin aux dépassements abusifs des honoraires médicaux, à la mise en place effective et généralisée de permanences de soins de qualité ; une répartition équilibrée des professionnels de santé sur tout le territoire ; lʼamélioration des réponses à la hauteur des besoins des personnes en situation de perte dʼautonomie à leur domicile et en établissement sur la base dʼune organisation nationale collective et solidaire. Un niveau d'organisation indispensable à la défense des intérêts des travailleurs retraités

A

l'occasion de ce repas fraternel auquel ont participé environ quarante personnes, André Capron, secrétaire pendant six ans de la section interprofessionnelle CGT des retraités de l'Arrageois, a passé publiquement le témoin à Jean Dal, nouveau secrétaire. Un repas fraternel

Dans son discours, il a rappelé les prochains rendez-vous militants et notamment celui du vendredi 16 octobre, journée de mobilisation des retraités. Pour le département, un rassemblement est organisé devant l'Hôtel de ville de Lens, à cette date, à 10 heures. A

Liberté 62 n°881 - Le 2 Octobre 2009

l'ordre du jour de la plate forme revendicative intersyndicale : le maintien du pouvoir dʼachat des retraités largement affecté par les hausses de prix enregistrées en 2008 et la suppression de la revalorisation des pensions pendant le premier trimestre 2009 ; un effort particulier envers les retraités ayant les revenus les plus modestes ; lʼannonce officielle de lʼabandon du projet de décret gouvernemental libéralisant et augmentant le coût de lʼhébergement dans les maisons de retraite publiques et à but non lucratif et donc du reste à charge créant des disparités entre personnes hébergées et consolidant les inégalités territoriales ; la publication rapide

Jean Dal, pour sa part, a rappelé la nécessité, pour les nouveaux retraités des sections professionnelles CGT de l'Arrageois de se rapprocher de leur section interprofessionnelle pour faire vivre au mieux ce niveau d'organisation indispensable à la défense des intérêts des travailleurs retraités. Pour tout contact s'adresser au siège de l'UD CGT du Pas-de-Calais ou bien au 03 21 59 00 23. Une permanence de la section interprofessionnelle CGT des retraités de l'Arrageois se déroule tous les mardis après-midi de 14h30 à 16h00 au premier étage de la Maison des Sociétés à Arras – locaux de la CGT- , permanence qui est l'occasion d'une réunion plénière, chaque deuxième mardi du mois. J.S. - 15 -

RÉSULTAT DE MARCHÉ ANNONCE N°09-188080 I. II. IV. V. VI. Résultat de marché Section I : Pouvoir adjudicateur I.1) NOM, ADRESSES ET POINT(S) DE CONTACT : CONSEIL REGIONAL NORD-PAS-DECALAIS, hôtel de Région 151, Bd Hoover, à l'attention de M. le président, F-59555 Lille Cedex. I.2) TYPE DE POUVOIR ADJUDICATEUR ET ACTIVITÉ(S) PRINCIPALE(S) : Collectivité territoriale. Services généraux des administrations publiques. Le pouvoir adjudicateur agit pour le compte d'autres pouvoirs adjudicateurs : non. Section II : Objet du marché II.1) DESCRIPTION II.1.1) Intitulé attribué au marché par le pouvoir adjudicateur : travaux patrimoniaux (restructuration de la demipension, travaux de sécurité et travaux de désamiantage) à l'erea de Calais - reconsultation en marché négocié (35.ll.3° Cmp) du lot 3 : Couverture, étanchéité. II.1.2) Type de marché et lieu d'exécution, de livraison ou de prestation : Travaux. Exécution. Lieu principal d'exécution : 2, rue de Bitche, 62100 Calais. Code NUTS FR302. II.1.3) L'avis implique : II.1.4) Description succincte du marché ou de l'acquisition/des acquisitions : travaux patrimoniaux (restructuration de la demipension, travaux de sécurité et travaux de désamiantage) à l'erea de Calais - reconsultation en marché négocié (35.ll.3° Cmp) du lot 3 : Couverture, étanchéité. II.1.5) Classification CPV (vocabulaire commun pour les marchés publics) : 45261210. II.1.6) Marché couvert par l'accord sur les marchés publics (AMP) : Oui. II.2) VALEUR TOTALE FINALE DU OU DES MARCHÉ(S) II.2.1) Valeur totale finale du ou des marché(s) : Valeur : 171 439,42 euros. Hors TVA. Section IV : Procédure IV.1) TYPE DE PROCÉDURE IV.1.1) Type de procédure : Négociée sans publication préalable d'un avis de marché. Justification du choix de la procédure négociée sans publication préalable d'un avis de marché : a) Aucune offre ou aucune offre appropriée n'a été reçue en réponse à : une procédure ouverte. IV.2) CRITÈRES D'ATTRIBUTION IV.2.1) Critères d'attribution : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction 1. prix des prestations. Pondération : 80. 2. valeur technique. Pondération : 20. IV.2.2) Une enchère électronique a été utilisée : Non. IV.3) RENSEIGNEMENTS D'ORDRE ADMINISTRATIF IV.3.1) Numéro de référence attribué au dossier par le pouvoir adjudicateur : 2008.151. IV.3.2) Publication(s) antérieure(s) concernant le même marché : Avis de marché Numéro de l'avis au JO : 2008/S25-032903 du 06/02/2008. Section V : Attribution du marché MARCHÉ no : 2008.151 INTITULÉ : Travaux patrimoniaux (restructuration de la demi-pension, travaux de sécurité et travaux de désamiantage) à l'EREA de Calais Reconsultation en marché négocié (35.II.3° CMP) du lot 3 : Couverture, étanchéité. V.1) DATE D'ATTRIBUTION DU MARCHÉ : 24 avril 2009 V.2) NOMBRE D'OFFRES REÇUES : 1 V.3) NOM ET ADRESSE DE L'OPÉRATEUR ÉCONOMIQUE AUQUEL LE MARCHÉ A ÉTÉ ATTRIBUÉ MULLIE SARL, 161, Rue du Tilleul, F-59337 Tourcoing Cedex. V.4) INFORMATIONS SUR LE MONTANT DU MARCHÉ Valeur totale finale du marché : Valeur : 171 439,42 euros. Hors TVA. V.5) LE MARCHÉ EST SUSCEPTIBLE D'ÊTRE SOUS-TRAITÉ : Oui. Indiquer en valeur ou en pourcentage la part du marché susceptible d'être sous-traitée : Inconnue. Section VI : Renseignements complémentaires VI.1) LE MARCHÉ S'INSCRIT DANS UN PROJET/PROGRAMME FINANCÉ PAR DES FONDS COMMUNAUTAIRES : Non. VI.2) AUTRES INFORMATIONS : montant du marché : 171439,42 euros (H.T.) (tf) L'Avis implique un marché public. Le présent avis vaut publicité de la conclusion du ou des contrat(s). Conformément aux dispositions de la loi no78.753 du 17 juillet 1978 modifiée, le ou les contrat(s) pourront être communiqués sur simple demande adressée à la Direction des Achats et de la Commande Publique ou consultés sur place sur rendez-vous. Date d'envoi du présent avis au JOUE et au BOAMP : 24 septembre 2009. Références de l'avis initial paru au BOAMP Parution no : 26 B, annonce no 250 du 6 février 2008. VI.3) PROCÉDURES DE RECOURS VI.3.1) Instance chargée des procédures de recours : Tribunal administratif de Lille, 143, Rue Jacquemars Giélée, F-59800 Lille. E-mail : greffe.ta-lille@juradm.fr. Tél. 03 20 63 13 00. URL : http://www.conseiletat.fr/ta/lille/index.shtml. - Fax 03 20 63 13 47.

VI.3.2) Introduction des recours : Précisions concernant le(s) délai(s) d'introduction des recours : les candidats évincés peuvent introduire un recours pour excès de pouvoir contre la décision de rejet de leur candidature ou de leur offre, ou contre les actes détachables du marché dans un délai de 2 mois suivant notification ou publication de la décision attaquée conformément aux dispositions de l'article R421-1 du code de justice administrative. Les candidats évincés peuvent introduire dans un délai de 2 mois à compter de l'avis de publicité de la conclusion du marché, un recours de plein contentieux contestant la validité du marché ou de certaines de ces clauses qui en sont divisibles. Le code de justice administrative est consultable sur le site www.legifrance.gouv.fr. Pour plus d'informations, s'adresser au greffe du tribunal administratif de Lille. VI.3.3) Service auprès duquel des renseignements peuvent être obtenus concernant l'introduction des recours : VI.4) DATE D'ENVOI DU PRÉSENT AVIS : 24 septembre 2009. ———————— AVIS DE CLÔTURE DE LIQUIDATION

Eurl ATELIER DECAT Eurl au capital de 13.949,09 euros. Siège social : 3 rue Camille Desmoulins 62800 LIÉVIN 409 779 824 RCS dʼArras

Des décisions de lʼassocié unique en date du 23/09/2009 de lʼEurl ATELIER DECAT, au capital de 13.949,09 euros, dont le siège est à Liévin (62800) 3 rue Camille Desmoulins, 409 779 824 RCS Arras, il résulte que lʼassocié unique, après avoir approuvé les comptes définitifs de liquidation arrêtés au 17/09/2009, constate que les opérations de liquidation sont achevées et prononce la clôture de celle-ci à compter de ce jour. Les actes et pièces relatifs à la liquidation seront déposés au RCS dʼArras. ———————— AVIS DE CLÔTURE DE LIQUIDATION

SARL LES MAISONS LYNDA au capital de 1.000 euros. Siège social : 4 bis rue Édouard Vaillant 62430 Sallaumines 514 169 507 RCS dʼArras

Aux termes dʼune A.G.E. en date du 18/09/2009, les associés ont : - approuvé les comptes définitifs de liquidation - déchargé Mlle MOKHTARI Lynda de son mandat de liquidateur - donné à ce dernier quitus de sa gestion - ont constaté la clôture de la liquidation à compter du jour le 19/09/2009. La société sera radiée du RCS dʼArras. Pour avis, Mlle MOKHTARI Lynda ———————— AVIS DE DISSOLUTION

SARL LES MAISONS LYNDA au capital de 1.000 euros. Siège social : 4 bis rue Édouard Vaillant 62430 Sallaumines 514 169 507 RCS dʼArras

Aux termes dʼune A.G.E. en date du 28/09/2009, les associés ont décidé la dissolution anticipée de ladite.La société subsistera pour les besoins de la liquidation et jusquʼà la clôture de celle-ci. Mlle MOKHTARI Lynda, demeurant 56 avenue de la Mer, appt 404, Domaine les Océanides 59240 Dunkerque est nommée liquidateur. Le siège de la liquidation est fixé à lʼadresse du liquidateur. Cʼest à cette adresse que la correspondance devra être adressée et que les actes et documents devront être notifiés. Les actes et pièces relatifs à la liquidation seront déposés au RCS dʼArras. Pour avis, Mlle MOKHTARI Lynda

128, boulevard Basly 62300 Lens 03 21 74 89 89 Fax : 03 21 74 89 88 E-Mail : Liberte.62@wanadoo.fr

S.A.R.L. D’ÉDITION PRESSE HEBDO SARL au capital de 7.622,45 euros SIR 389 113 333000 22 Banquet Scalbert-Dupont 62300 Lens n°229 100 105 390 • Gérant Directeur de la publication : Hervé Poly • Responsable du Comité de Rédaction : Hervé Poly. Commission paritaire : n°83075 Dépôt légal : ISSN 160-822 X. Publicité : • MULTIPUB, SARL DʼÉDITIONS PRESSE HEBDO au capital de 7.622,45 euros • Comédiance : 32, rue Jean-Jaurès - 93528 Saint-Denis Cedex. Journal dʼannonces légales. Montage et photogravure : Liberté62. Membre inscrit à « Diffusion Contrôle » Bureau de la presse payante : OJD Imprimé à l’imprimerie de l’Avesnois L’Observateur, rue Pierre Charpy à Avesnes/Helpe.

On s’abonne à Liberté 62 ! Nom : ...................................................................................................... Prénom : ................................................................................................. Adresse : ................................................................................................ .................................................................................................................. .................................................................................................................. Ville : ....................................................................................................... Code postal : .......................................................................................... Signature Durée de l’abonnement :

❐ 1 an ➔ 65 euros ❐ 3 mois ➔ 17 euros

❐ 6 mois ➔ 35 euros ❐ 1 mois ➔ 7 euros

Coupon à retourner à LIBERTÉ 62 128, boulevard Basly - 62300 - LENS (Pour plus de renseignements, faites le 03 21 74 89 89)

Liberté 62 881  
Liberté 62 881  

Liberté 62 n°881 en ligne

Advertisement