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cie dos à deux

écriture, mise en scène et chorégraphie

artur ribeiro et andré curti


genèse

Regards , bruissements, ombres et pénombres... qui affleurent et font surgir le désir.

théâtre gestuel que dans l’univers esthétique exploré.

Des amours impossibles, des non-dits révélés par les corps.

Au départ, l’envie est de créer un spectacle sur la différence, de raconter la vie d’hommes et de femmes qui sont en « marge » et tentent d’affirmer leur identité.

Une respiration, un arrêt brutal, une suspension comme dans un rêve éveillé. Fragments du désir est en équilibre entre deux abîmes : celle de la nécessité de dire qui on est et celle du désir. La pièce trace le récit de quatre personnages : un Père, son fils, Olga, la gouvernante et Orlando. Leurs vies entremêlées narrent la difficulté à être et explorent l’urgence d’affirmer sa place. Avec acuité et tendresse, tout est suggéré, juste entrouvert sur le destin de solitudes égarées. Cette cinquième création des deux metteurs en scène et chorégraphes Artur RIBEIRO et André CURTI ouvre de nouvelles directions artistiques tant dans la recherche d’écriture axée sur le

«Pour nous rassurer, nous comparons. Cependant, en scrutant les autres, nous nous exposons à l’exclusion, à la différence, au manque. Comment en finir avec cette propension à se référer sans cesse à des modèles ?» Alexandre Jolien in «La construction de soi» En construisant le récit des personnages et les conflits qui les relient, un autre thème est né en même temps : celui du désir. Le désir impossible, inavoué, enfin révélé ou le refus définitif d’un désir … Le spectacle est écrit comme une traversée humaine où le désir entre les êtres éclot au-delà de leurs différences.


processus de création Chercher ce quelque chose enfoui. Suivre son propre chemin et aller au bout de ce qui pousse de manière impérieuse et urgente à exprimer, à sortir de soi. Résister et continuer de créer sans relâche. Créer en dehors des références et des modes et se risquer. Plonger dans la poésie et faire surgir du sens.

Résister et prendre le temps indispensable à l’exploration. Reprendre et recommencer pour aller vers cet inconnu qui se révèle peu à peu au fil des détours et improvisations. C’est peut-être cela : l’utopie de la recherche.

recherche et écriture scénique Depuis plus de 10 ans, Artur RIBEIRO et André CURTI échangent, dialoguent, expérimentent et créent ensemble des spectacles de théâtre gestuel.

Le code n’est ni chorégraphique, ni mimographique, la base du vocabulaire est gestuel.

Aucun texte ou mots ne vient appuyer la narration mais il s’agit bien d’une écriture théâtrale, avec ses tensions dramatiques faites de conflits, de suspensions, avec ses troubles et l’état d’attente et d’étonnement provoqué chez le spectateur.

Artur Ribeiro et André Curti tentent de pousser dans leur recherche les limites de la théâtralité dans l’exploration de l’émotion du non-dit. Le geste des personnages sert de media aux sentiments et participe à la dramaturgie.

La construction de l’univers et les situations donnent la base de l’écriture.


Ce n’est pas une mise en scène des états de corps mais bien des corps des personnages.

et de lieu. Les situations sont interrompues puis reprises d’un autre point de vue ou une fraction de temps plus tard. Ce parti pris exige une dextérité dans l’enchaînement des séquences et le rythme interne du jeu. Rien ne peut être laissé au hasard. L’idée première est de partager un regard sur les univers des personnages. Il s’agit pour le spectateur d’ouvrir sa perception à la possibilité d’un « infra-texte » entre chaque séquence narrative. Le spectateur se doit d’être inventif et créatif.

Le déroulement de la recherche est la quête permanente de la simultanéité du geste chorégraphique et théâtral. Comment le corps exprime, par la stylisation et la transposition, l’action théâtrale ? Pour ce spectacle , Artur RIBEIRO et André CURTI se sont lancés dans une écriture qui s’écarte totalement d’une narration linéaire. Tout y est éclaté : les scènes se suivent sans unité de temps

La cohérence n’est plus dans le fait de percevoir l’évolution narrative de l’histoire mais dans l’évolution des conflits de chaque personnage, avec une avancée par touches. Artur RIBEIRO et André CURTI procèdent comme à une peinture de portraits ; ils peignent chaque tableau sans ordre précis, reviennent mettre une touche de couleur, ou au contraire recouvrir les traces laissées, complexifier le chemin de l’entendement.


processus de travail par experimentation Dans un premier temps, Artur Ribeiro et André Curti partent d’un sujet politique et humain qu’ils passent à travers le filtre de leur expression artistique. Ils définissent une lecture thématique de ce sujet et décident de contenus, des intentions de l’histoire, des variations. Ils écrivent une histoire avec des caractères. Ils développent un scénario ; ils imaginent les progressions dramaturgiques et un découpage de séquences. Cette lecture fait naître des états, des sensibilités et des émotions. Pour fragments du désir, viennent à l’esprit certains mots ou concepts: désir, tentation, rêve, identité, trouble, miroir de l’âme, crise. Dans un deuxième temps, à partir des séquences du scénario, ils improvisent des partitions gestuelles et chorégraphiques jusqu’à leur écriture finale. A partir de ces partitions, ils reviennent à l’improvisation théâtrale. La situation dramatique est toujours empreinte

d’onirisme, indispensable pour une distanciation entre le personnage et le geste. Il s’agit donc bien d’un véritable va et vient entre le théâtre et la danse qui parvient à l’écriture par l’improvisation. L’utilisation des techniques chorégraphiques (contrepoids, marche sur le corps, portés,…) au service d’une dramaturgie demande un apprentissage maîtrisé de ce vocabulaire. La disponibilité et l’écoute de l’acteur-danseur est indispensable à la relation aux autres interprètes. La manipulation des corps, où le corps se transforme et devient corps-objet; est un axe essentiel de la recherche sur la théâtralité du mouvement. De plus, leur expérience commune de l’interprétation permet d’affiner cette écriture, de procéder à des aller-retours incessants entre

« l’écrire et l’agir ».

Au fil des projets , le nombre d’interprètes s’élargit et le besoin de formaliser et transmettre une écriture se précise.


La première étape a commencé auprès de l’interprète Lakko OKINO en 2005, lors de la création du spectacle Saudade-terres d’eau et se poursuit aujourd’hui avec Maya BORKER et Matías CHEBEL.

En ouvrant leur travail à autrui, s’est alors posée la question : « Comment expliquer et définir le mouvement dans la situation dramatique engagée ? »

transmettre / inter-prêter Avant de transmettre le matériel aux interprètes, Artur RIBEIRO et André CURTI ressentent le besoin que cela passe par eux, « corps pensant ». Leur rôle d’auteur se retrouve pleinement dans l’histoire qu’ils inventent à deux et l’improvisation théâtrale qu’ils affinent jusqu’à trouver les gestes du corps du personnage. Cette nécessité d’expérimenter avant de transmettre naît aussi du processus de recherche qui

exige de clarifier l’intention théâtrale et le propos pour parvenir au geste juste, délesté de toute illustration et devenu parabolique. Ce processus d’écriture est commun à l’ensemble des spectacles créés par Artur RIBEIRO et André CURTI.


décalage et stylisation L’équilibre est fragile entre la mise en perspective d’une histoire imaginée et projetée sur la scène et les décalages que les créateurs opèrent pour donner toute sa poésie à la sublimation théâtrale d’une situation. Il s’agit de re-émerveiller les situations de la vie et de les exagérer à l’inverse, en les dénudant de leur artifice. C’est une exagération par la rétention. Le corps ne garde que le geste essentiel. Toute la gestuelle stylisée tend à l’essentiel et donne le sens et la direction de la métaphore. Dans le processus de création, l’unité des éléments scéniques (jeu, musiques, silences, narrations,...) participe à l’onirisme de la situation dramatique sans effets. Dans le spectacle fragments du désir, Artur RIBEIRO et André CURTI ont porté une attention particulière à la « réduction » de ces mouvements. Ils ont souhaité effectuer des « zooms » sur chaque geste, un déplacement d’un corps. L’acteur-danseur joue dans le secret des regards. Les personnages travaillent sur l’attraction et la répulsion des corps de manière feutrée.

La Lumière et les costumes participent aussi de ce décalage et sont stylisés pour servir la poésie et le vécu des personnages. La lumière joue du clair-obscur et éclaire juste cet essentiel du geste, une partie du corps. Les éclairages sont dessinés par traits et coupures. L’approche stylistique du spectacle fragments du désir révèle des choix esthétiques affirmés et marque une rupture avec leurs précédents spectacles. Des lignes géométriques habitent les formes et esquissent un univers cubiste, traversé par des échappées baroques : le jeu d’échiquier, la porte de la maison du père, le costume d’Olga, le lustre du repas comme contrepoint à la ligne de la table. Tous les éléments sont imbriqués les uns aux autres. Artur Ribeiro et André Curti ont une vision d’une création globale, rien n’est isolé ou rien ne s’ajoute, tout part d’un même univers et d’une même intensité. Tout est placé sous le mélange des signes. Des images mystérieuses sont croisées avec des intrusions du monde. La frontière se floute entre rêve et fantasme.


L’univers musical rythme ces images comme autant de moments de vie des personnages.

« La porte ne symbolise pas seulement l’accès à

La musique est aussi composée, comme la dramaturgie par univers et portraits. Elle tente d’éveiller notre monde intérieur.

que la porte dissimule, auquel on prête une cer-

Les lignes, présentes comme parti pris esthétique, nous amène aussi à développer le concept de cadre.

C’est l’entrée dans un espace fondamental» Dic-

Dans cette création, certaines partitions utilisent des registres électro-accousticiens, mêlant distorsion des sons, univers étrange et mystérieux teinté de sonorités métalliques. En contrepoint, s’intercalent certains thèmes mélodieux accompagnant des situations en rupture avec l’étrangeté. Nous évoquions les lignes pour les choix esthétiques qui développent aussi le concept du cadre. Le cadre de scène originel se prolonge vers le cadre de la boîte choisie comme élément scènographique central. Cette boîte est aussi composée de portes, comme autant de cadres et lieux de passages. La lumière accompagne cette architecture de l’espace par fragmentation de zones.

un espace dérobé, mais aussi l’espace lui-même taine dimension de mystère.

tionnaire des Symboles -éditions Le livre de poche L’ensemble de ce parti pris permet d’isoler, de focaliser l’attention sur les corps : une main, un buste,... Cette concentration accentue et met en valeur l’épure des mouvements des personnages pour tendre vers le geste devenu signe. Cette analyse rejoint le processus de création par tableaux et portraits. Les créations d’Artur RIBEIRO et André CURTI empreintent à l’étrangeté ce qui fait le mystère transcendant d’un spectacle. Et ce qui nous reste en creux, c’est ce sens de l’histoire recueillie, à peine affleuré des situations traversées.


distribution écriture, mise en scène, chorégraphie et scénographie interprété par

maya borker, matías chebel, andré curti et artur ribeiro

musique originale

fernando mota

accessoires, perruques et masques costumes

maria adélia

hervé poeydomenge

construction décors et objets lumières

démis boussu

thierry alexandre et artur ribeiro

marionnettes

fuliang ma et maria adélia

direction de production

nathalie redant

régie lumières et direction technique régie son et video régie plateau graphisme photo

artur ribeiro et andré curti

thierry alexandre

willy connell

démis boussu

roberta de freitas

xavier cantat


équipe de créateurs andré curti choréographe, metteur en scène et interprète De 1983 à 1990, à Sao Paulo-Brésil, suit une formation de comédien et de danseur à l’école «Jogo Estudio » et à l’école « Vento Forte ». Au théâtre joue dans de nombreuses créations (tournée au Brésil) sous la direction de Eugenia Teresa. Au cinéma avec Hilda Machado et Renato TAPAJOS, et en France avec Olivier FOURNOUT et Joël DAGARRE. A Paris depuis 92, comédien-danseur dans la compagnie A Fleur de Peau, dirigée par Denise Namura et Michel Bugdhan. Participe à toutes les créations de la compagnie : tournées en Europe, au Brésil, …

Crée et interprète le spectacle Plusieurs essais sur la solitude à Paris. A Avignon, comédien dans la compagnie Graal Théâtre, dirigée par Odile Michel et Patrick Olivier dans les spectacles L’Ecole des Bouffons et Le Cycle du Crabe. Au printemps 97, il joue dans le spectacle de rue Poste restante du Cirka Teater en Norvège. Crée et interprète Dos à Deux, Aux Pieds de la lettre et Saudade-terres d’eau avec Artur RIBEIRO en tournées internationales depuis 1998.


artur ribeiro choréographe, metteur en scène et interprète De 1990 à 1994, suit une formation de comédien à l’Université Uni Rio, à l’école de danse contemporaine Angel Vianna et l’école de claquette Flavio Salles à Rio de Janeiro au Brésil. Suit de nombreux stages avec : Silvia PASELLO, Maria PIA, Judith MALINA, Moacir GOES, Sergio MELGACO et Ariane MNOUCHKINE. Joue sous la direction de Marcio VIANNA, Susana KRUEGER, Daniel HERTZ, Fernando OLIVIERA, Herval ROSSANO, Tizuka YAMASAKI et Jean-Luc CORCOULT. A Paris, depuis 1994, suit une formation à l’école de mime corporel dramatique et à l’Université Nouvelle Sorbonne-Paris III (Licence de Théâtre).

En France suit des stages avec : Stewen WASSON, Corinne SOUM, Denise NAMURA, Michel BUGDHAN et Georges ROIRON. Comédien dans les compagnies Les Odes Bleues, dirigée par E. BOUVRON et M. CHANQUIA, le Théâtre YUNQUE, dirigé par Serge PONCELET et participe à ses créations à Paris. Joue également avec Catherine DUBOIS, Pierre WERTHER, Annie SCHILDLER et Josef NADJ. Crée et interprète Dos à Deux, Aux Pieds de la lettre et Saudade-terres d’eau avec André CURTI en tournées internationales depuis 1998.


maria adélia plasticienne pour les accessoires, perruques et masques Dotée d’une double formation aux Beaux Arts de Paraná (Brésil) et à la Fondation du Théâtre Guaira (Brésil), commence sa carrière d’artiste en qualité de comédienne et d’actrice. Après un parcours de 10 ans au Brésil tant à la télévision, au cinéma qu’au théâtre, couronné de plusieurs prix d’interprétation dont le Prix Gralha Azul et le Prix du festival national de Ponta Grossa, Maria Adélia choisit de rejoindre la troupe du Théâtre du Soleil à Paris en 1997. Elle joue sur les deux spectacles Tambours sur

la digue et Et soudain des nuits d’éveil d’Hélène Cixous. Depuis, en France, elle travaille aux côtés de Pierre Letessier, Irina Brook, et récemment avec Yann Denécé. En parallèle, elle développe son travail de plasticienne de théâtre auprès de certains metteurs en scène tels Ariane Mnouchkine sur le spectacle Tambours sur la digue pour les masques, Irina Brook sur les spectacles La Bonne Âme de Setchouan de Bertolt Brecht concernant les

maquillages, postiches et perruques et l’opéra La Traviata de G. Verdi pour la réalisation de chapeaux. Elle collabore avec la compagnie dos à deux depuis 2000 et a marqué de son empreinte les spectacles Aux Pieds de la lettre en 2001 et Saudade-terres d’eau en 2005. Dernièrement, elle intervient sur les maquillages ou coiffures ou accessoires aupr��s des metteurs en scène Hestia Tristani (cie Porte-Voix), Yann Denécé, Guy Freixe, Dan Jemmett.


hervé poeydomenge créateur costumes Au théâtre, Hervé Poeydomenge crée des costumes depuis 1986 et a collaboré aux spectacles de Laurent Laffargue (Compagnie Le Soleil Bleu), de Jean-Louis Thamin (CDN de Bordeaux), du Théâtre Vollard (Saint-Denis-de-la-Réunion), de la Compagnie Tiberghien (TNT de Bordeaux), de la Compagnie Humbert (Langres), de Fausto Alessi(Milan) et des Métalovoice (Nevers). Pour le cinéma, il a participé aux films de Bertrand Tavernier (La Fille de D’Artagnan, 1993), Édouard Molinaro (Beaumarchais l’insolent, 1995), François Ozon (Sitcom, 1997) et Brian de Palma (Femme fatale, 2001). Il est aussi l’auteur des costumes du Barbier de Séville (1998), Don Govanni (2002), La Bohème (2006) monté par Laurent Laffargue à l’Opéra

de Bordeaux, des Boréades mise en scène de Laurent Laffargue à Stasbourg ,pour l’Opéra du Rhin(2005), de L’incoronazione di Poppea(2009) au Stadttheater de Klagenfurt-Autriche et du Bal masqué mis en scène par Carlos Wagner à l’Opéra de Bordeaux . Il a réalisé les costumes pour une chorégraphie de Bud Blummenthal avec la Compagnie Tamdem-Bruxelles. Il travaille à la réalisation de cycles de conférences et d’expositions sur différents points d’étude de l’histoire de la mode et du costume, et récemment il a réalisé sa première mise en scène “j’ai 6 ans” pour le collectif Décallage (Glob théatre, Bordeaux).


fernando mota

thierry alexandre

démis boussu

musicien, compositeur, multiinstrumentiste et inventeur de sons et instruments

eclairagiste, enseignant au C.F.P.T.S. et régisseur lumières au sein de la compagnie depuis 2006

constructeur décors et objets

Depuis 1994, Fernando MOTA compose des musiques originales pour le Théâtre et il mène en même temps avec certaines compagnies un travail de comédien-musicien, notamment avec le Teatro Meridional à Lisbonne au Portugal. Il explore autant des instruments traditionnels de différentes cultures musicales que ceux de sa fabrication. Il a composé la musique du spectacle Saudadeterres d’eau. En 2006, il a reçu le prix de la critique au Portugal « Prémio da critica 2006 » pour son oeuvre musicale Por Detrás dos Montes créé et produit par le Teatro Meridional.

Depuis plus de 2 ans, la collaboration et l’échange de savoirs entre Thierry ALEXANDRE et Artur RIBEIRO, créateur et metteur en scène du spectacle, les encouragent à co-signer la création lumières dans une envie de la mettre encore davantage au service du spectacle.

Doté d’une formation en menuiserie, il a passé deux années à l’école Blot à Reims en peinture décorative. En 1998, il intègre en qualité de constructeur décors la compagnie du Théâtre de la Mezzanine, basée en Seine et Marne. Depuis 3 ans il travaille aussi avec la compagnie des arts de la rue Acte théâtral et il collabore ponctuellement avec Act’art, le Café de la danse et la Scène nationale de Sénart.


équipe d’interprètes maya borker

matias chebel

Au théâtre, joue sous la direction de Didier Bezace à la Commune d’Aubervilliers : May d’Hanif Kureishi, Un lit parmi les lentilles de Alan Bennett, La Noce chez les petits-bourgeois et Grandpeur et misère du IIIème Reich de Bertold Brecht.

Diplomé en Arts du Spectacle Théâtral à l’Université Paris VIII, Il commence son apprentissage de comédien/danseur dans sa ville de naissance, Buenos Aires, avec Guillermo Angelleli et Raquel Sokolowicz. En 1995, il rentre dans la Cie “Viajeros”, dont il fera parti jusqu’en 1999.

A travaillé aussi avec Laurent Laffargue dans Paradise de Daniel Keene, avec Jean-Luc Terrade dans La surprise de l’amour de Marivaux, Silence écrit de Samuel Beckett et avec Gilbert Tiberghein dans Elle de Jean Genet et Dernière nuit de Socrate de Stephane Tsanev. A la télévision, elle a joué sous la direction de Betrand Arthuys (Lyon, police spéciale, La vie érotique de la grenouille), de Pascale Dallet, Edwish Bailly, Jacques Fansten. A été interprète au Théâtre du Mouvement – direction Claire Heggen et Yves Marc pendant 5 ans.

Suivront ensuite diverses formations avec : Eugenio Barba et Julia Varley (Odin teatret) , Livia Koppmann, Haim Isaacs et John Wild (Roy Hart theater), César Brie (Teatro de los Andes), Prosper Diss (Théâtre du Sablier)…etc. Invité à participer à la création 2002 du Théâtre du Sablier, il continue son travail en France avec la Compagnie Montalvo-Hervieu, le Théâtre A Ciel Ouvert, la Compagnie de la Mentira (Montpellier) entre autres. Entre 2007 et 2009 il intègre le cast original de la version française du musical The Lion King à Paris, recompensée par 3 Molières.

artur ribeiro et andré curti


la compagnie … repères de dates 1997

début de la collaboration artistique entre Artur RIBEIRO et André CURTI

1998/99

création du spectacle Dos à deux et création de la compagnie éponyme en collaboration avec Nathalie REDANT pour la production et la diffusion

1999

Première participation au Festival d’Avignon Off

2000

création de Je suis bien moi? à l’I.M.R. à La Verrière.

2001

création de Aux Pieds de la lettre - plus de 250 représentations à ce jour prix du Festival Mindelact au Cap Vert-2005 prix du meilleur spectacle au Kosovo international Festival-2005

2003

création du parcours Les Cercles à l’occasion d’une nuit blanche au T.G.P. de Frouard.

2005

création de Saudade - terres d’eau prix Adami du public du Festival Avignon Off 2005

2006/07

tournée en France de 80 représentations du spectacle Saudade-terres d’eau

2007/08

tournée internationale de répertoire de la compagnie Sélection du SESC national au Brésil pour le programme « PALCO GIRATORIO » - 8 mois de tournées au Brésil

2009

création de Fragments du désir à l’Onde- espace culturel de Vélisy-Villacoublay

2009/10

tournée en France, en Europe et au Brésil du spectacle Fragments du désir Leurs créations, jouées plus de 900 représentations, ont parcouru le monde (Brésil, Pérou, Maroc, Afrique centrale, Corée du Sud, Tahiti, Inde, Bahreïn, Russie, Europe, …plus 40 pays)


extraits de presse Fragments du désir «...Artur Ribeiro et André Curti : les artisans d’un imaginaire onirique. La dextérité gestuelle est la condition pour que les séquences s’enchaînent dans la fluidité et l’enchantement que provoque le désir. Le spectateur est invité à participer à la création d’un pur tableau onirique, en s’associant dans l’empathie à l’évolution élégante des conflits des personnages. Avec Artur Ribeiro et André Curti, Maya Borker et Matias Chebel font magnifiquement briller ces Fragments du désir .» La terrasse - Véronique Hotte « ...de la gestuelle provient la douceur qui invite à la rédemption. De celle qui réconcilie soi avec soi. » La Montagne «... une création dense, toute en tendresse, dont on ne se sort pas forcément indemne. Somptueux ! » Ouest France


Saudade-terres d’eau « … Quelle magique inspiration anime Artur Ribeiro et André Curti pour créer à chaque fois de telles épopées où l’homme est au centre de tout. Le thème de l’exil est ici abordé sans complaisance en évitant le mélo. C’est la douceur et la violence de la vie. Ames sensibles ne pas s’abstenir. » Sud Ouest - C.Bergès - 11/04/05 « Longtemps vous garderez à l’esprit les images de ce trio,…avec une créativité et une imagination étonnantes, ils nous invitent au voyage, onirique, bouleversant, toujours sur le fil entre rires et larmes, mélancolie et réjouissance. » La Provence – N. Van Egmond


Saudade-terres d’eau « Pour dire l’indicible avec autant d’humanité, on n’était jamais allé aussi loin. C’est délicieux, poétique et poignant. » Le Dauphiné – A. Constant « Ce spectacle touche : par cette notion pure, assez inédite dans ses manifestations, d’un corps qui se meut et s’exprime exclusivement en songeant aux points de contact à son semblable. (...) force d’allégorie sur l’arrachement à son point d’ancrage premier et sur l’agrégation des êtres dans la solitude de l’ailleurs. » L’Humanité – A. Breidi « Une création qui embrasse la totalité des êtres et des choses et qui en même temps nous touche au plus intime de notre humanité. Une pure merveille dont on sort comme en état de « grâce» ! » La Marseillaise F.Pastergue

« Magnifiquement à part…ce spectacle visuel, fable intemporelle humaniste dans l’univers stylisé du dénouement et du geste essentiel. Miracle d’images inventives…Miracles aussi de la gestuelle qui métamorphose l’acte banal en rituel. «Miracle d’amour … » Le Dauphiné Vaucluse A. Morel « Saudade est une petite merveille dans laquelle il faut absolument plonger.» Le Républician « Interprétation magistral et mise-en-scéne exemplaire.» Barbara Heliodora - O Globo


Aux Pieds de la lettre « Merveilleux, c’est le moins qu’on puisse dire de Aux Pieds de la lettre. En parfaite syntonie, les deux artistes se transforment en machines physiques, grâce auxquelles leurs corps se confondent en une chorégraphie qui émeut et qui fait rire. » Jornal O TEMPO - Belo Horizonte - Août 2002

interprètes semblent se relayer pour commander l’action. A partir du geste, du toucher ou du mouvement de l’un, la position, le geste ou le mouvement de l’autre se transforme, faisant apparaître un nouveau sens, souvent comique et toujours poétique. » Jornal 0 ESTADO DE MINAS Belo Horizonte

« Ces «deux bougeurs de théâtre», comme ils se qualifient, conjuguent complicité artistique et virtuosité poétique dans un théâtre gestuel dont le sens naît des objets et du mouvement. » Zurban - Corinne Denailles

« Ils sont deux, à la recherche de l’harmonie dans l’unité. De drôles de personnages poétiques à l’aspect insolitte. Ils n’appartiennent à temps, ils sont légers et presque diaphanes, comme les habitants d’une planète onirique dont l’inspiration ne serait composée que de rêves, de songes, d’imageries et d’espoirs fous. Ils ne semblent pas marcher, mais se déplacer sur le sol de temps à autre. On croit les voir s’élever comme à l’intérieur d’une fresque mystique. Mi-hommes, mi-anges, ils racontent la vie à leur façon. Voilà une belle aspiration au sublime qui mobilise leur énergie. » Journal Gestes - Véronique Hotte

« Aux Pieds de la Lettre, est une des ces œuvres dont de nombreuses scènes semblent conduire vers la transcendance... » « ...Sa singularité majeure réside dans la façon dont chaque acteur agit face au corps de l’autre. Leurs corps, dans le spectacle, deviennent des objets qui peuvent se transformer à tout moment par le contact du partenaire. Les deux


Dos à deux « Une explosion d’imagination, de créativité et d’humour, un mélange de comédie et de tragédie reposant sur le thème de l’attente... Simple et néanmoins sophistiqué, ce spectacle a parlé à l’âme de tous les spectateurs qui firent au duo une ovation debout. » Afternoon Despatch and courier André Curti et Artur Ribeiro plantent le décor avec trois fois rien, deux chaises, un parapluie, jouent avec les objects, font vivre les situations avec légèreté, rapidité, sur différents registres : l’humour d’abord, la tendresse, l’émotion. Un vrai plaisir.} Sud Ouest - MIME FESTIVAL - MIMOS « Ils sont intelligents, imaginatifs, ils sont les créateurs habiles d’un décor minimaliste. Celui-ci sert aux deux vagabonds pour jouer leur attente sans fin,extrêmement comiques à voir mais désespérés dans le fond, ils touchent à l’impuissance tragique. » The Sunday Times


« Une véritable prouesse physique, alternant scènes douces, poétiques et rythmes effrénés. Les artistes, également metteurs en scène, sont excellents. » Le Dauphiné Vaucluse « Une gestuelle épurée, liée à l’expressivité de A. Ribeiro et A. Curti. » Folha de São Paulo -Brésil

« Un spectacle pétillant… Dos à Deux est l’une des choses les plus enthousiasmante que l’on ait vu sur la scène indienne. L’avant-garde indienne pratiquement inexistante avait besoin d’être secouée par un tel émoi. » The Sunday Observe

« Un spectacle plein d’originalités. Seulement quelques mots «c’est probable», ce sont les gestes qui font la différence. Deux silhouettes apparaissent, jouant des bouts de ficelle et des mouvements précis. Le décor est simple: deux chaises et un parapluie. La poésie est au rendez-vous avec la vie entre orages et soleil. » Ouest France


théâtre gestuel

andre curt i

artur ribeir o

www.dosadeux.com contact production et diffusion nathalie redant +33 (0)6 16 40 14 85 dosadeux@dosadeux.com 16 square Dunois - 75013 PARIS - FRANCE

AVEC L’AIDE EN COPRODUCTION DE: L’Onde - Espace culturel de Vélizy-Villacoublay, Scène nationale de Bayonne - Sud-Aquitain, Ville de Champigny sur Marne, Arc en Ciel- Théâtre de Rungis, Odyssée - Scène conventionnée de Périgueux. L’ACCUEIL EN RÉSIDENCE DE CRÉATION DE:Théâtre de Cusset, T.G.P. à Champigny sur Marne, Espace Périphérique (Ville de Paris / Parc de la Villette), Théâtre de Verre à Châteaubriant, Espace Michel Simon à Noisy le Grand, L’Onde – espace culturel de Vélizy-villacoublay et le Studio Alice et les autres à Nérigean. ET LE SOUTIEN DE: D.R.A.C. - Ministère de la Culture, Conseil Général des Yvelines, Conseil Général du Val de Marne, Adami, Groupe GESTE(S) et réseau Créat’Yve.


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