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Album Mariage de


Album Mariage de


Voici le livre d’or de votre Mariage

Celui-ci vous est offert par la Ville de Villefranche-sur-Mer, paradis d’Azur. Le Maire et son Conseil Municipal vous sauhaitent de tout cœur une vie remplie de bonheur, de santé, aindi que de nombreuses joies. Si au fil des années quelques petits nuages apparaissent dans votre vie de couple, lisez le poème du bonheur conjugal de mon ami Jouan PIZZO. Soyez assurés de l’amitié sincère de votre Maire. Avec nos vœux les plus affectueux de bonheur. Gérard Grosgogeat Maire de Villefranche-sur-Mer Chevalier de la Légion d’Honneur


Notre Mariage

Ă  Villefranche-sur-Mer


D

ans sa charte constitutive de 1295, Charles II d’Anjou décide de transférer les habitants haut perchés de Montolivo au fond de la baie d’Olivula alors déserte mais riche de promesses. Il envisage la construction des remparts, d’une église et surtout l’adduction d’eau dont le site est totalement dépourvu. Il accorde aux habitants d’amples franchises fiscales étant donné l’aridité du lieu et décide, en raison de son statut privilégié, de donner le nom de Villefranche, à l’ancien mouillage d’Olivula. En 1388, Villefranche, comme tout le Comté de Nice, passe sous l’autorité de la Maison de Savoie. Villefranche est alors le véritable et seul débouché maritime de tous les états savoisiens. Le port de la Darse est construit au XVIème siècle et devient le berceau des premières galères qui prendront part à la célèbre bataille de Lépante en 1571.

Au cœur de la plus


Le trafic mercantile se développe rapidement et prendra un grand essor après l’institution du port franc en 1610. La Citadelle est construite en 1557. Elle ne protègera que faiblement la population contre les barbaresques et les troupes étrangères. La Darse et le Lazaret sont un point d’arrivée et de départ de marchandises dont certaines sont acheminées en Piémont, en Savoie et plus loin encore au moyen de convois muletiers. Un bagne est édifié au XVIIIème Siècle. Il abrite tous les condamnés aux galères des états sardes. La population qui ne profite que faiblement de l’importante activité maritime, mène une existante placée endémiquement sous le

belle rade du monde... signe de la pauvreté, partageant sa vie entre l’agriculture et surtout la culture de l’olivier et la péche. La révolution française s’impose dans notre Comté par l’envahissement des troupes de Danselme en 1792. Période attristante avec ses violences, ses contraintes, ses confiscations qui ajoutent encore à la misère. En 1815, Villefranche retourne sous l’autorité de la Maison de Savoie qui rétablit leurs anciennes institutions. L’année 1856 constitue une date importante pour la cité maritime qui voit le roi Victor-Emmanuel II signer un traité avec l’impératrice de Russie au terme duquel la Russie est autorisée à créer une base navale à Villefranche pour sa flotte en Méditerrannée.


L

es locaux de l’ancien bagne sont cédés et seront bientôt le siège d’un important laboratoire de biologie marine sous la tutelle de l’Université de Kiev.

Le « Risorgimento » italien et surtout l’intégration de Gênes au royaume de Sardaigne provoquent un certain désintérêt pour la cité franche. Nous sommes désormais près de 1860 qui scelle le sort définitif de notre Comté, annexé à la France. Le Second Empire se hâte de désenclaver territorialement Villefranche. La route d’accès vers Nice est tracée en 1863. Le premier train entrera dans la petite station qui domine la rade en 1868 et la reliera au lointain. Rapidement une profonde mutation s’opère. L’activité agrarie perdra rapidement son caractère essentiel dans l’économie du pays. Une nouvelle vocation se fait jour et se développe spectaculairement : le tourisme. Ce facteur entraîne une mutation profonde de l’aspect physique et humain du pays ; il est encore aujourd’hui et de loin l’atout majeur.

André Cane Historien


Dans l’enceinte de l’Hôtel de Ville, nous avons célébré ce jour le Mariage de Mademoiselle avec Monsieur à Villefranche-sur-Mer, le


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Le Prophète Alors, Almitra parla de nouveau et dit, et le mariage Maître ? Et il répondit, disant : vous êtes nés ensemble et ensemble vous resterez pour toujours.Vous resterez ensemble quand les blanches ailes de la mort disperseront vos jours. Oui, vous resterez ensemble jusque la silencieuse mémoire de Dieu. Mais qu’il y ait des espaces dans votre communion. Et que les vents du ciel dansent entre vous. Aimez-vous l’un l’autre, mais ne faites pas de l’amour une entrave : Qu’il soit plutôt une mer mouvante entre les rivages de vos âmes. Emplissez chacun la coupe de l’autre mais ne buvez pas une seule coupe. Partagez votre pain mais ne mangez pas de la même miche. Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais demeurez chacun seul, de même que les cordes d’un Luth sont seules cependant qu’elles vibrent de la même harmonie. Donnez vos cœurs, mais non pas à la garde l’un de l’autre car seule la main de la vie peut contenir vos cœurs. Et tenez-vous ensemble, mais pas trop proches non plus : Car les piliers du temple s’érigent à distance, et le chêne et le cyprès ne croissent pas dans l’ombre l’un de l’autre.

Khalil Gibran


Pouncioun per Bounur Counjugal «Potion pour le bonheur conjugal»

Métes, dintré d’un gran boucal, Doui o très lièra d’Espérença, Ajoutes-li, un bùon quintal De pichin souin, de Complésença, Una mésura de Bounta, Doui belli bola d’Oubediença, Un boùon rup de Gaita, Una sansoula de Confidença, Un Kilougrama de Doucoùr, E, per crenta de Mounoutounia Ajoutes, a la boùon’umour, Un gros pessuc de Foulia ! Per la saù, anas-li plan Car, se trapassas l’ourdounença En ech d’un’ounça, brav’enfants T’en caùra doui...de Passiença ! Dintre d’un pairoù Alquimista, Perque tout sigué ben vuech Houn perdés lou fuec de vista, E laissas cueiré, tout’una nuech. M’aquéu méjan, pas de trempin, La Mistura sera réussida, E un culhé, edda matin, Va sufi, per embelli la Vida !

Mettre dans un grand bocal, Deux ou trois livres d’espérance, Ajoutez-y un bon quintal De petits soins, de complaisance, Deux grands bols d’obéissance, Une bonne dose de gaieté, Une pelletée de confidence, Un kilogramme de douceur, Et pour éviter toute monotonie, Ajouter à la bonne humeur, une grosse pincée de folie ! Du sel n’en mettez pas trop car, si vous dépassez la prescription Au lieu d’une once, braves enfants Il vous faudra deux... de patience ! Pour que tout soit bien cuit Ne perdez pas le feu de vue, Et laissez cuire toute une nuit. De cette manière pas de souci, La mixture sera réussie, Et une cuillère chaque matin, Suffira à embellir la vie.

Jouan Pizzo Alestit, per Jouan, Lou 5 d’Abrieu 1986


V

iens te mettre à côté de moi sur le banc devant la maison, femme, c’est bien ton droit il va y avoir quarante ans qu’on est ensemble.

souvent qu’on revient en arrière, tu te souviens, femme, ou quoi ? Tous ces soirs, tous ces tracas ; seulement tu as été là.

Ce soir, et puisqu’il fait si beau, et c’est aussi le soir de notre vie, tu as bien mérité, vois-tu, un petit moment de repos.

On est restés fidèles l’un à l’autre. et ainsi, j’ai pu m’appuyer sur toi et, toi, tu t’appuyais sur moi.

Voilà que les enfants à cette heure sont casés, ils sont allés par le nouveau monde ; et, de nouveau, on n’est rien que tous les deux, comme quand on a commencé.

On a eu la chance d’être ensemble, on s’est mis tous les deux à la tâche, on a duré, on a tenu le coup.

Femme, tu te souviens ? On n’avait rien pour commencer, tout était à faire. Et on s’y est mis, mais c’était dur.

Le vrai amour n’est pas ce qu’on croit. Le vrai amour n’est pas d’un jour, mais de toujours. C’est de s’aider, de se comprendre.

Il faut du courage, de la persévérance. Il faut de l’amour, et l’amour n’est pas ce qu’on croit quand on commence.

Et, peu à peu, on voit que tout s’arrange. Les enfants sont devenus grands, ils ont bien tourné. On leur avait donné l’exemple.

Ce n’est pas seulement ces baisers qu’on échange, ces petits mots qu’on se glisse àl’oreille, ou bien de se tenir serrés l’un contre l’autre ; le temps de la vie est long, le jour de noces n’est qu’un jour, c’est ensuite tu te rappelles, c’est seulement ensuite qu’on a commencé la vie. Il faut faire, c’est défait ; Il faut refaire, et c’est défait encore. Les enfants viennent ; il faut les nourrir, les habiller, les élever, ça n’en finit plus ; il arrive aussi qu’ils soient malades ; tu étais debout toute la nuit, moi, je travaillais du matin au soir. Il y a des fois qu’on désespère ; et les années se suivent et on n’avance pas, et il semble

On a consolidé les assises de la maison. Que toutes les maisons du pays soient solides, et le pays sera solide, lui aussi. C’est pourquoi mets-toi à côté de moi et puis regarde, car c’est le temps de la récolte et le temps des engrangements ; quand il fait rose comme ce soir et une poussière rose monte partout entre les arbres. Mets-toi contre moi, on ne parlera pas : On n’a plus besoin de rien se dire, on n’a besoin que d’être ensemble encore une fois, et de laisser venir la nuit dans le contentement de la tâche accomplie.

C. J. Ramus


s e g a m i s e u q l e Qu de notre

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