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Centre hoSpitalier de l’Université de Montréal

volume 4

· Numéro 1 · 2013

JOURNÉE DU PATIENT La journée du patient a été soulignée avec panache cette année dans les trois hôpitaux du CHUM. Tous les patients hospitalisés ont reçu de la belle visite. Un exemple parmi tant d’autres orne cette page : Mme Ruth Frigon-Bégin, une patiente de l’Hôpital Notre-Dame, reçoit deux étudiantes en médecine et bénévoles, Joanie DeFoy et Ariane L’Écuyer. Voir reportage, page 16.

Dossier agrément Journées de sensibilisation aux maladies cardiovasculaires La diète sans gluten : pas pour tous Centre intégré de cancérologie


chumagazine est publié par la Direction des communications du CHUM 3840, rue Saint-Urbain Montréal (Québec) H2W 1T8

Éditrice Irène Marcheterre Rédactrice en chef Camille Larose Collaboration Richard Ashby (DR), Lise Boisvert (DG – C. A.), Mariane Bouvette (Fondation), Mireille Chalifour (DR), Amélie Giguère (DCOM), Danielle Godard (DRC), Élodie Grange (Fondation), Audrey Jean-Baptiste (DQPSEP), Nathalie Léveillé (RUIS), Natalie Pinoteau (DCOM), Françoise Rollin (commissaire int. aux plaintes) Textes du dossier  : Elfi Aldana, Kim Fredricks, Dominique Lefebvre, Monique Nadeau, Sylvie Vallée (DQPSEP)

À la une DOSSIER agrément PAGES 16 à 19

JOURNÉES CARDIOVASCULAIRES PAGE 4

DIÈTE SANS GLUTEN ? Page 7

Conception graphique André Dubois Conseiller graphique André Bachand Photographes Luc Lauzière (photo de la page couverture), Stéphane Gosselin, Dominique Lalonde, Stéphane Lord, Mikaël Ohana Révision Johanne Piché Impression Imprimerie Moderne

Sauf pour les infirmières, le masculin est utilisé dans les textes afin de faciliter la lecture et désigne aussi bien les hommes que les femmes.

Les articles du chumagazine peuvent être reproduits sans autorisation, avec mention de la source. Les photos ne peuvent pas être utilisées sans autorisation.

Disponible sur l’intranet du CHUM Accueil/dc/publications/chumagazine/volume4numéro1

Disponible sur le web chumagazine.qc.ca

ISSN 1923-1822 chumagazine (imprimé) ISSN 1923-1830 chumagazine (en ligne)

Pour joindre la rédaction, commentaires et suggestions chumagazine.chum@ssss.gouv.qc.ca camille.larose.chum@ssss.gouv.qc.ca 514 890-8000, poste 23679

centre intégré de cancérologie Page 11

ACTUALITÉS Un 4e agrément pour l’École de cytologie...................................... 6 La journée du patient................................................................... 8 Les premiers bébés in vitro........................................................... 28 Oui aux ordinateurs personnels dans les cafétérias........................ 29

RUBRIQUES Enseignement.............................................................................. 12 Commissaires.............................................................................. 13 Arts et culture à l’hôpital............................................................... 14 Recherche................................................................................... 20 RUIS ........................................................................................... 22 Fondation.................................................................................... 24 C. A. ........................................................................................... 27 Brèves......................................................................................... 28 Félicitations.................................................................................. 30 Comité des usagers...................................................................... 31

INTERNET chumontreal.qc.ca

Le CHUM, votre partenaire de santé et de mieux-être Le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) offre prioritairement des soins surspécialisés à une clientèle adulte régionale et suprarégionale dans toutes les spécialités médicales. Il est le principal pôle de développement et de transfert des connaissances par ses activités intégrées de soins, d’enseignement, de recherche, d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé, ainsi que de qualité, de promotion de la santé et d’expérience patient. Dès 2016, le CHUM offrira une expérience hospitalière renouvelée dans ses nouvelles installations au centre-ville de Montréal. Le CHUM est un membre actif du Réseau universitaire intégré de santé (RUIS) de l’Université de Montréal. chumontreal.qc.ca

Le patient est au cœur de notre action (et en page couverture de chumagazine). Hôtel-Dieu du CHUM 3840, rue Saint-Urbain, Montréal (Québec) H2W 1T8 Hôpital Notre-Dame du CHUM 1560, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 4M1 Hôpital Saint-Luc du CHUM 1058, rue Saint-Denis, Montréal (Québec) H2X 3J4 Un seul numéro de téléphone 514 890-8000 Internet chumontreal.com


éditorial

Christian Paire , directeur général

La qualité, c’est l’affaire de tous ! Ce premier éditorial de l’année 2013, tout comme le dossier du présent CHUMagazine, j’ai souhaité le consacrer à notre chantier prioritaire du moment : la visite d’agrément Canada. En effet, en avril, nous accueillerons les visiteurs qui viendront évaluer la qualité de nos services, selon des normes bien précises.

L’exercice d’agrément n’est pas une finalité en soi, mais bien une partie importante du processus continu de qualité dans lequel nous cheminons au quotidien, une démarche pérenne permettant d’assurer le mieux-être de nos patients.

Pour chacun d’entre nous, la visite d’agrément s’inscrit dans un processus d’amélioration continue : la qualité des services offerts, la sécurité des patients, la gestion des risques, ou encore la bonne gouvernance sont autant de sujets qui nous préoccupent au quotidien. La notion de qualité doit guider tous les gestes que nous posons, que ce soit au chevet d’une personne malade ou dans des bureaux administratifs.

L’exercice d’agrément n’est donc pas une finalité en soi, mais bien une partie importante du processus continu de qualité dans lequel nous cheminons au quotidien, une démarche pérenne permettant d’assurer le mieux-être de nos patients. C’est une occasion de prendre du recul, grâce à la lunette externe des visiteurs, afin de poursuivre dans la bonne voie, de recadrer ce qui doit l’être, d’améliorer nos pratiques, mais aussi de se féliciter pour ce qui est bien fait au sein de notre établissement. À ce jour, la mobilisation pour le dossier de l’agrément est importante partout au CHUM et je tiens à remercier chaque personne, chaque membre du personnel concerné. Cette visite d’agrément interpelle chacun d’entre nous et dans les semaines qui viennent, appuyés par la Direction de la qualité, de la promotion de la santé et de l’expérience patient (DQPSEP), nous serons invités à intensifier notre préparation afin d’être au rendez-vous. Et nous le serons, j’ai confiance, car nous avons une formidable équipe !

Cette équipe, dont vous faites partie, contribue au rayonnement du CHUM et à la mise en place d’initiatives qui ont un impact sur la santé et le quotidien de nos patients dont le mieux-être est au cœur de toutes nos actions. Lors de sa visite au début du mois de janvier, le ministre de la Santé, M. Réjean Hébert, a d’ailleurs souligné la place que le CHUM accorde à la promotion de la santé et à l’expérience patient. C’est un dossier qui chemine, petit à petit, depuis plusieurs années en nos murs et qui doit non seulement son évolution à une équipe aussi motivée que visionnaire à la DQPSEP (ancienne Direction de la promotion de la santé), mais également à toutes ces personnes qui, au CHUM, ont embrassé le concept, partie intégrante de notre mission. Nous sommes fiers d’aller au-delà de la promotion de saines habitudes de vie, en travaillant quotidiennement à redonner à chaque personne le pouvoir d’agir sur sa santé, en mettant à sa disposition les outils et les conditions nécessaires afin qu’elle puisse elle-même faire des choix de santé libres et éclairés, tout au long de son processus de soins. Cette préoccupation à l’égard du patient et de son expérience, omniprésente dans tout milieu hospitalier, est en constante évolution et trouve un écho tout particulier au CHUM, alors que nous venons de vivre la 2e Journée du patient, un événement profondément humain où l’on a souligné, avec des petites attentions et des activités, le lien unique qui unit les patients et les employés du CHUM. Un article est d’ailleurs consacré à ce sujet dans les pages qui suivent… Bonne lecture !

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actualitéS

Journées de sensibilisation aux maladies cardiovasculaires

Avez-vous le cœur jeune ?

Plusieurs personnes sont venues découvrir l’âge de leur cœur lors des Journées de sensibilisation aux maladies cardiovasculaires au complexe Desjardins les 6 et 7 février dernier. Des médecins spécialisés en cardiologie et en chirurgie cardiaque, des professionnels de la santé cardiovasculaire et des nutritionnistes étaient sur place pour prodiguer de précieux conseils et répondre aux questions du grand public. Grâce à des kiosques d’information et des conférences portant sur des sujets aussi variés que la nutrition, le stress, l’exercice et les diverses spécialités en cardiologie, toutes les questions sur la santé du cœur trouvaient leur réponse ! Le Dr George Honos, chef du Service de cardiologie au CHUM, s’est dit fier de cette quatrième édition de l’événement. « Les professionnels du CHUM aiment venir à la rencontre du public et font de la promotion de la santé une priorité. La sensibilisation et l’enseignement sont des valeurs qui leur sont chères et ce type d’activité leur permet de présenter l’éventail des services de prévention et d’intervention qu’ils offrent ». L’activité Quel âge a votre cœur ? a attiré plus de 680 personnes, une augmentation de 60 % par rapport aux dernières journées de sensibilisation. Les personnes qui se sont prêtées au test ont reçu de l’information sur les facteurs de risque et sur ce qu’elles peuvent faire pour améliorer la santé de leur cœur. Après cette activité, une douzaine de personnes présentant un risque accru d’avoir une maladie cardiovasculaire ont été dirigées vers le Centre cardiovasculaire du CHUM. En trente mi nutes de formation, 127 nouveaux héros ont appris les gestes essentiels de réanimation pour sauver une vie, dans le cadre de l’activité Héros en trente, offerte par la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC. Au Canada, une personne fait une crise cardiaque toutes les sept minutes, et neuf Canadiens sur dix présentent au moins un facteur de risque (voir encadré). Ces statistiques sont peu encourageantes, mais le Dr Honos se fait rassurant. « Plusieurs facteurs de risque sont contrôlables et c’est ce que le Centre cardiovasculaire du CHUM vient véhiculer comme message. À voir l’intérêt que le public porte à l’activité, on peut dire que nos journées de sensibilisation accomplissent leur mission. » Marie-Josée Fournier formant des Héros en trente

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Le grand public était au rendez-vous au complexe Desjardins lors des Journées de sensibilisation aux maladies cardiovasculaires.

Au Canada, une personne fait une crise cardiaque toutes les sept minutes, et neuf Canadiens sur dix présentent au moins un facteur de risque.

Facteurs de risque Facteurs de risque contrôlables non contrôlables Tabagisme Âge Sédentarité Sexe (homme ou femme) Cholestérol élevé Hérédité Hypertension artérielle Origine ethnique Embonpoint Diabète Stress

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actualitéS

L’École de cytologie reçoit son 4e agrément de six ans En novembre dernier, l’École de cytologie David et Liliane Stewart du CHUM recevait de l’Association médicale canadienne un quatrième agrément d’affilée, pour une durée de six ans. L’exploit est d’autant plus exceptionnel que l’École de cytologie, dont le directeur est le Dr Yvan Boivin, est la seule école du genre au Québec, et la seule de tout le Canada à avoir réussi quatre agréments consécutifs de six ans chacun. Les agréments sont donnés pour des périodes de trois ou de six ans. Aux dires de Mme Lucie Machabée, assistantechef du laboratoire de pathologie cytologie et coordonnatrice du programme de cyto-technologie : « j’ai participé à la préparation des quatre agréments de l’Association, une préparation exigeante qui prend environ un an, et que je trouve plus difficile que la préparation pour Agrément Canada ! » C’est dire le niveau élevé des exigences. Rappelons que la cytologie consiste à examiner les cellules provenant de liquides biologiques (tests Pap, urine, sang, expectorations, etc.) alors que la pathologie consiste à étudier les tissus du corps. Les deux spécialités permettent de dépister toute anomalie des cellules, le plus souvent des cancers. L’apprentissage de cette technique a beaucoup évolué au fil des ans. Maintenant, pour devenir technicien cytologiste, il faut d’abord avoir suivi les trois années d’études menant au diplôme de technicien de laboratoire, puis compléter une autre année d’étude en cytotechnologie. Cette spécialisation, menant à une AEC (attestation d’études collégiales), est donnée ici même au CHUM, à l’Hôtel-Dieu, depuis 1969. L’École reçoit une quinzaine d’étudiants par an qui proviennent de toutes les régions du Québec, Montréal compris. L’École de cytologie a renforcé les liens de partenariat au fil des ans avec le Collège de Rosemont, qui offre le programme de techniques de laboratoire à Montréal. Cet agrément rejaillit aussi sur ce Collège et confirme que les programmes sont à la hauteur des exigences de soins auxquels s’attendent les patients.

Lucie Machabée, coordonnatrice du programme d’études en cytologie, est entourée des deux professeures de cytotechnologie Hakima Kebladj et Manon Houde.

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Mars : Mois de la nutrition

La diète sans gluten : pas pour tous À l’occasion du Mois de la nutrition, deux nutritionnistes du CHUM, Mmes Danielle Godard et Michelle Messier, font le point sur deux types de plus en plus fréquents d’intolérance au gluten : la maladie cœliaque (MC) et la sensibilité au gluten non cœliaque (SG). Dans les deux cas, la diète sans gluten est nécessaire et doit être suivie rigoureusement.

La maladie cœliaque Manger sans gluten n’est pas un choix pour la personne atteinte de la maladie cœliaque (MC). Il est le seul traitement disponible pour le moment. La MC entraîne, pour qui consomme du gluten, une inflammation de la muqueuse du petit intestin accompagnée de diarrhées, de douleurs abdominales et de ballonnements. Parfois, la personne atteinte n’a aucun symptôme. On dit alors que la maladie est silencieuse. Manger sans gluten permet à ces personnes de rétablir la fonction normale de l’intestin. Cette diète demande d’exclure tout produit contenant du gluten (seigle, avoine, blé, orge et triticale). Ce régime est difficile à suivre et est coûteux. S’il n’est pas suivi adéquatement, il peut entraîner des carences en vitamines et minéraux, une prise de poids et un risque de maladie cardiovasculaire.

L’intolérance non cœliaque Manger sans gluten s’avère également important pour la personne souffrant d’une intolérance non cœliaque ou de sensibilité au gluten (SG). Les manifestations s’apparentent à celles de la MC, mais sans inflammation de la muqueuse intestinale, et peuvent s’accompagner de douleurs musculaires et articulaires, d’une perte de poids et de fatigue. Suivre un régime sans gluten permet de réduire ces symptômes. Une consultation médicale est nécessaire pour confirmer le diagnostic de l’une ou l’autre des intolérances au gluten. La MC est une maladie génétique et auto-immune qui résulte en une réaction immunitaire chez l’individu contre ses propres organes. C’est une maladie chronique qui ne se guérit pas et dont la prévalence a quadruplé dans les dernières décennies pour des raisons plus ou moins claires. La prévalence est actuellement de 1 % au Canada, ainsi qu’aux États-Unis. Au Québec, deux fois plus de femmes que d’hommes en sont atteint. Le diagnostic de la MC est établi par le dosage de certains anticorps et par des biopsies. Ce sont des tests simples, fiables et à un coût acceptable. Le diagnostic de la SG se confirme par la disparition des symptômes à la suite de l’exclusion du gluten de la diète. Si vous avez des symptômes, il est très important d’en parler avec votre médecin avant d’adopter une diète sans gluten. Une MC non diagnostiquée ou non traitée peut entraîner une dénutrition, un cancer de l’intestin et peut devenir réfractaire à la diète. Par contre, adopter cette diète sans un diagnostic médical n’est pas sans conséquence. Chez les personnes en santé, elle peut s’avérer plus dommageable que bénéfique à long terme. Un diagnostic est donc essentiel !

Michelle Messier et Danielle Godard, nutritionnistes

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Les trois hôpitaux du CHUM se sont soudainement animés en cette journée du 11 février, proclamée Journée mondiale des malades. Pour une deuxième année, les entrées, corridors, unités de soins et salles d’attente ont vibré au rythme de chanteurs, de musiciens et de danseurs, au plus grand plaisir des patients, des visiteurs et du personnel. Cette journée vise à resserrer les liens qui unissent les patients, leurs proches et les intervenants du CHUM.

La préparation de la journée Pour les bénévoles, cette journée a représenté un peu plus de travail, mais c’était de bon cœur !

Les bénévoles Maxime Lauzière, Marie-Josée Dubeau, Michelle Romano et Marguerite Bergeron

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La distribution de bons vœux Tous les patients hospitalisés, il y en a plus de 1500, ont reçu la visite d’un bénévole qui leur ont offert une carte de bons vœux et un chocolat noir.


actualitéS

De la musique avant toute chose Accordéoniste (Steve Normandin), violoniste (François Ouimet), guitaristes-chanteurs (le duo Carlos Placeres), tous musiciens de la Société pour les arts en milieux de santé, quoi de mieux pour égayer l’atmosphère ! Les heures d’attente passent plus vite en regardant un beau couple de danseurs de tango : Ariane Boulet et Eduardo Ruiz Vergara, Marika Landry et Francis Cloutier, Anne-Lucie Lamarre et Bobby Thomson.

Yvon Deschamps est partout Avec son épouse Judi Richards, Yvon Deschamps, porte-parole bénévole de la Fondation du CHUM, a jasé avec de nombreux patients dans les unités et les salles d’attente.

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Les clowns thérapeutiques La Belle Visite La Belle Visite est le pendant pour adultes de Dr Clown, qui lui, visite les enfants hospitalisés. Son but : briser la solitude et l’anxiété, donner des sourires et de la tendresse, voir apparaître une étincelle de bonheur dans l’œil d’un patient. La Belle Visite est convaincue qu’un patient réconforté par la complicité, le jeu et l’imaginaire a une meilleure qualité de vie. Les clowns thérapeutiques appuient, depuis novembre 2012, le travail du personnel médical du CHUM dans les unités gériatriques des hôpitaux Notre-Dame et Saint-Luc. Jovia (jovia.ca), l’organisme qui les chapeaute, a reçu l’appui officiel du Collège des médecins du Québec et de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec. Entre autres pitreries, ils ont dévoilé les trois mosaïques construites à la Journée du patient de novembre 2011.

LES GRANDS RESPONSABLES Évidemment, cette journée n'aurait pu connaître un tel succès sans l'aval et le soutien du directeur général M. Christian Paire, sans le soutien financier de la Fondation du CHUM, sans la coordination de l'équipe de la Dre Michelle de Guise, directrice de la qualité, de la promotion de la santé et de l’expérience patient (DQPSEP). Un comité organisateur (photo) y a aussi travaillé sans relâche, de gauche à droite : Sabrina Ourabah, conseillère en promotion de la santé, Élodie Grange, directrice des communications de la Fondation du CHUM, Audrey Jean-Baptiste, chargée de projet à l’expérience patient, Natalie Pinoteau, conseillère en communication, Dominique Lefebvre, adjointe à la Direction de la qualité, promotion de la santé et expérience patient, Élisabeth Pérès, conseillère en promotion de la santé, Luc Lauzière, photographe, Jean-Pierre Brunet, responsable de la campagne interne, Fondation; en arrière : Mathieu St-Gelais, délégué culturel, Lise Pettigrew, chef du Service bénévolat, animation et loisirs, Nathalie Larose, coordonnatrice du comité des usagers. Soulignons également la collaboration de Mme Caroline Loranger et de son équipe des Services alimentaires qui ont confectionné chocolats et menus spéciaux. Merci au graphiste Bruno St-Pierre et aux équipes de techniciens de la DCOM de leur soutien toujours très professionnel. Merci enfin aux employés qui ont accepté avec le sourire ces joyeux bouleversements à leur routine !

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actualitéS

Création du Centre intégré de cancérologie du CHUM (CICC) L’oncologie ayant été reconnue comme l’un des cinq axes majeurs de la planification stratégique, la Direction générale du CHUM a décidé de regrouper l’ensemble des activités oncologiques cliniques au sein d’un centre intégré de cancérologie. Ce centre regroupe sous une même entité ce qui portait le nom de regroupement clientèles d’oncologie et d’hématologie et le Centre de lutte contre le cancer qui comprend 17 équipes, une par foyer tumoral, dont 14 ayant des désignations ministérielles suprarégionales. La Dre Danielle Charpentier en assure la cogestion médicale et Mme Jacinthe Brodeur la cogestion clinico-administrative. Les prochains mois seront consacrés à préciser la nouvelle structure de gouvernance. Dans le cadre de la planification stratégique, plus de 20 projets ont été retenus par les membres du centre intégré. La mise sur pied d'un guichet unique, l’établissement d’une culture intégrée de recherche clinique et l’acquisition d’un dossier électronique en oncologie sont parmi les projets prioritaires. Le 13 décembre dernier, le CICC recevait le Dr Jean Latreille, directeur de la nouvellement nommée Direction québécoise de cancérologie (DQC) du MSSS, venu présenter le plan 20132015 et les objectifs de sa direction. La création du Centre intégré de cancérologie (CICC) du CHUM est un projet d’envergure et rassembleur permettant à tous les professionnels concernés dans le processus de soins des patients souffrant de cancer d’établir des objectifs communs, afin de répondre aux plus hauts standards de qualité avant même le déménagement du centre dans un lieu unique.

L’équipe du Centre intégré de cancérologie, lors de la visite du Dr Jean Latreille au CHUM : de gauche à droite, Odette Perreault, adjointe clinico-administrative, le Dr Philippe Sauthier, adjoint médical, la Dre Danielle Charpentier, cogestionnaire médicale, le Dr Jean Latreille, directeur de la DQC, Jacinthe Brodeur, cogestionnaire clinico-administrative, et Yvan Gendron, directeur général associé du CHUM.

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enseignement

bibliothequeduchum.ca

Un nouveau portail accessible à tous Cet automne, le portail du Centre de documentation du CHUM a fait peau neuve. Il est dorénavant un site vivant, c’est-à-dire un site où l’information est mise à jour sur une base continue. Cette réalisation a été rendue possible grâce au travail colossal de l’équipe du Centre. Fait à noter, le site a été réalisé presqu’exclusivement à l’aide de logiciels libres (Open Source), tous d’une grande souplesse évolutive, et surtout gratuits. Le site a été conçu et adapté aux besoins informationnels du personnel du CHUM, mais il est aussi accessible à tous les internautes, un service très peu offert par les autres établissements du réseau de la santé. Un des services les plus importants est certainement l’offre de veilles informationnelles. Une veille informationnelle consiste à suivre régulièrement et à analyser les nouvelles publications et nouveautés dans un domaine spécifique. Pour le moment, trois groupes ont été créés : veilles sur les axes stratégiques du CHUM ; veilles spécialisées, par exemple en promotion de la santé ; veilles dignes de mention repérées sur le Web. C’est ce qu’explique Mme Diane St-Aubin, chef de service du Centre de documentation : « À l’heure actuelle (décembre 2012), il existe huit veilles. Aujourd’hui même (12 décembre 2012), nous avons lancé la nouvelle veille sur l’administration hospitalière sur notre fil Twitter. D’ailleurs, nous vous encourageons à vous y inscrire afin d’être au courant de nos nouveautés. » Cette ressource est déjà incontournable pour les professionnels de la santé du CHUM, des partenaires du RUIS de l’UdeM et des autres CHU qui n’ont pas, pour la plupart, de bibliothèque en ligne ouverte à tous. Mme Daniela Ziegler et M. Jonathan Laporte, deux des bibliothécaires qui ont travaillé sur le portail, font désormais partie d’une communauté de pratique (CdeP) de veilleurs en santé et services sociaux du Québec, une reconnaissance qui mérite des félicitations, tient à souligner Mme St-Aubin. Tout le site du Centre est appelé à se développer considérablement. Nos bibliothécaires ont notamment l’ambition de créer, en collaboration avec la DQPSEP (Direction de la qualité, de la promotion de la santé et de l’expérience patient), une plateforme adaptée aux besoins documentaires spécifiques des patients du CHUM et de leurs proches. D’ailleurs, des statistiques récentes sur l’achalandage des points de service du Centre démontrent qu’à la bibliothèque de l’Hôpital Saint-Luc, un grand nombre d’utilisateurs sont en fait des patients. Il faut rappeler que cette bibliothèque est située juste à côté de l’urgence, ce qui facilite sa fréquentation. D’autres types de documentation et d’outils documentaires offerts par le Centre intéresseront davantage les médecins, les professionnels de la santé, les étudiants et les chercheurs. Il s’agit entre autres des banques de données en santé UpToDate, Medline, CINHAL. Présentement, les membres des soins infirmiers sont les usagers les plus assidus de la bibliothèque, suivis de peu par les chercheurs. De plus en plus de titres d’ouvrages numériques sont également disponibles. Par contre, seuls les membres de la communauté du CHUM peuvent consulter ces banques. Certains renseignements sont

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cadenassés à l’accès hors CHUM. Les équipes du Centre et de la DRT travaillent à ce que les renseignements soient éventuellement accessibles à partir de la maison. Afin d’aider les usagers à mieux utiliser tous les outils, le Centre a conçu plusieurs formations d’une durée variant de 40 minutes à deux heures, selon le cours. Ces formations visent à faire des employés des experts en recherche documentaire ou des utilisateurs efficaces d’outils bibliographiques tels qu’EndNote. Les employés et les étudiants sont invités à visiter le site pour obtenir plu s de renseignements. Tous les guides d’usagers y sont disponibles et libres d’accès. Le personnel du Centre reste disponible pour l’aide à la recherche plus approfondie et à l’extraction des résultats. Pour accéder au portail : bibliothequeduchum.ca Le Centre de documentation espère avoir de la difficulté à gérer son succès. C’est dire qu’on y attend personnel et internautes en grand nombre ! Commentaires bienvenus !


LES COMMISSAIRES VOUS INFORMENT Il arrive que les commissaires décident d’interroger personnellement un intervenant après en avoir avisé le gestionnaire concerné. Il peut même arriver qu’ils jugent opportun de le faire sans avoir avisé ce dernier. Ces pratiques sont-elles courantes ou exceptionnelles ? Plus spécifiquement, ces pratiques ont-elles cours lorsque les commissaires constatent, à quelque étape que ce soit de l’examen d’une plainte, que celle-ci soulève des questions d’ordre disciplinaire ?

Les dispositions de la loi et celles du Règlement sur la procédure d’examen des plaintes fournissent de solides éléments de réponse à ces questions aussi pertinentes que légitimes. Il convient de rappeler d’abord que les pouvoirs attribués au commissaire sont formels : il peut s’enquérir auprès de tout membre du personnel de toute question pertinente à l’examen d’une plainte ou à la conduite d’une intervention. Tout membre du personnel doit fournir au commissaire tous les renseignements et tous les documents exigés de sa part. En vertu du règlement, tout membre du personnel doit également donner suite à une demande du commissaire qui le convoque. Le commissaire a-t-il recours à ces pouvoirs de façon routinière et fréquente ? La réponse est simple : non. Dans la majorité des cas, il procède à l’examen de la plainte en s’adressant uniquement aux gestionnaires concernés. Quand il estime opportun de s’adresser lui-même à un membre du personnel, ce n’est pas qu’il soit à la recherche d’un coupable. Confronté à une situation qui demeure ambigüe, il est en quête d’une solide compréhension de tous les faits pertinents. En toutes circonstances, il doit agir avec discernement, dans le respect autant du personnel que de la personne qui a fait valoir son insatisfaction et qui a droit à une réponse hautement crédible à ses yeux.

Ces orientations s’appliquent à plus forte raison lorsqu’une plainte soulève à première vue des questions d’ordre disciplinaire. Afin de déterminer si c’est ou non le cas, le commissaire pourra estimer devoir interroger lui-même un ou des membres du personnel. S’il arrive à une conclusion positive, il devra en saisir la direction concernée ou le responsable des ressources humaines pour une étude plus approfondie et, s’il y a lieu, la prise de mesures appropriées. Dans pareil cas, le commissaire sera tenu au courant de l’évolution du dossier et de son issue. De façon large, l’exercice des fonctions du commissaire, et des pouvoirs qui s’y rattachent, doit respecter l’équilibre des responsabilités au sein de l’établissement concernant la prestation de services sécuritaires, continus et de qualité. Dans cette optique, les intervenants et leurs gestionnaires demeurent les premiers responsables d’assurer l’octroi de services qui correspondent aux besoins ainsi qu’aux attentes légitimes des usagers. L’ensemble de ces réflexions fait voir à quel point le travail des commissaires fait partie d’un univers complexe, caractérisé par un souci de collaboration soutenue dans l’amélioration continue de la qualité des services, dans le respect des usagers, des intervenants et des gestionnaires.

Les bibliothécaires Daniela Ziegler et Jonathan Laporte, ainsi que Diane St-Aubin, chef de service du Centre de documentation.

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ArtS et culture à l'HÔPITAL

L’Imploreur Une imposante sculpture a été installée à l’entrée du pavillon de Bullion à l’Hôtel-Dieu en décembre dernier. Offerte au CHUM par Les Cinémas Guzzo, cette œuvre embellit l’espace public et accueille les patients et les visiteurs à leur arrivée sur les lieux. L’œuvre de l’artiste Mathieu Isabelle, faite d’acier inoxydable et haute de trois mètres, se nomme l’Imploreur. Comme inscrit sur une plaque, « elle symbolise l’être humain dans sa quête spirituelle, implorant Dieu, l’Être supérieur, de l’aider à atteindre ses buts et ses rêves, soit d’être tenu éloigné de l’égoïsme et de l’attachement matériel, et de trouver la force lui permettant d’aider ceux qui sont dans le besoin. »

artisteS en résidence Matthias Maute D’octobre à décembre, l’Hôtel-Dieu a été le théâtre d’un événement musical hors du commun : Montezuma, l’opéra inachevé de Vivaldi, a pris vie entre ses murs. En fait, le CHUM a accueilli en résidence le compositeur, musicien et directeur musical de l’Ensemble Caprice, M. Matthias Maute, qui a complété l’écriture de cet opéra. M. Maute a fait quelques visites au CHUM pour expliquer en quoi consiste son travail. Le public pourra entendre des extraits de l’opéra Montezuma de Vivaldi pour la première fois lors d’un grand concert avec l’Ensemble Caprice et les chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal à la chapelle de l’Hôtel-Dieu, le 5 juin 2013. La Société pour les arts en milieux de santé (SAMS) et le CHUM remercient le Conseil des arts de Montréal pour son appui financier dans le cadre de ce projet.

Cécile Raynal La sculptrice Cécile Raynal sera en résidence au CHUM de juin à septembre 2013. L’intérêt particulier du CHUM de faire appel à cette artiste repose notamment sur la reconnaissance de son parcours singulier l’ayant amenée à travailler en résidence dans plusieurs lieux insolites, espaces de vie communautaire choisie ou subie, pour bâtir une œuvre sculptée à partir des portraits qu’elle réalise sur place. Une exposition de photographies évoquant des aspects de son travail circulera au CHUM et dans la cité.

LE CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE MONTRÉAL : UN PARTENARIAT HARMONIEUX Un nouveau partenaire culturel se joint au CHUM pour faire vivre à ses patients des moments musicaux de grande qualité. Depuis novembre 2012, les patients en hémodialyse aux hôpitaux Notre-Dame et Saint-Luc bénéficient de récitals offerts bénévolement par des élèves du Conservatoire de musique de Montréal (CMM). Ce projet reçoit l’appui financier de la Financière Sun Life.Le CHUM et le CMM envisagent une collaboration de trois ans. Le projet est appelé à s’étendre à d’autres départements et services. Les bourses Financière Sun Life pour implication sociale récompenseront la contribution bénévole et significative des élèves du Conservatoire à l'enrichissement de leur milieu organisationnel, social et culturel.

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ArtS et culture à l'HÔPITAL

Calendrier des activités culturelles 4 avril, 19 h Dixieland Quartet, De Louis Armstrong à Charles Trenet Cafétéria de l’Hôpital Saint-Luc 17 avril, 14 h Quatuor de musiciennes de l’Orchestre métropolitain, accompagnées de la soprano Christina Tannous Salon Lucien-Lacoste, 1er étage, pavillon Mailloux, Hôpital Notre-Dame

5 juin 2013, 19 h Matthias Maute et l’Ensemble Caprice, avec les chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal Chapelle de l’Hôtel-Dieu

Expositions permanentes Depuis mars : Montréal vu par Bernard Brault (photographe au quotidien La Presse) Couloir du pavillon de Bullion de l’Hôtel-Dieu Galerie André Bachand Hôpital Notre-Dame, clinique d’ophtalmologie, pavillon Deschamps, 3e étage

Exposition temporaire Du 10 avril au 17 mai Alzheimer : déprogrammation et formatage Hôpital Notre-Dame, pavillon Lachapelle, long couloir du 1er étage

Pour plus de détails : www.artsetculturechum.ca

23 avril 2013, midi Corps Miroirs – Regroupement québécois de la danse Des interprètes professionnels présentent le travail effectué avec des patients en psychiatrie Salon Lucien-Lacoste, 1er étage, pavillon Mailloux, Hôpital Notre-Dame

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Ensemble vers l’agrément 2013

Dossier agrément

Un exercice rigoureux et nécessaire

Un peu d’histoire

L’histoire de l’agrément remonte à plus d’un siècle. C’est en 1911 que des chirurgiens canadiens, lors du Clinical Congress of Surgeons of North America, ont discuté de normes pour la première fois et ont mis en place un comité ayant pour mandat de déterminer comment évaluer si les hôpitaux avaient les qualités requises pour former les chirurgiens. Les premières équipes de visiteurs étaient composées de médecins ; par la suite, dans les années 1980, des infirmières et des administrateurs se sont joints au groupe. C’est dans ces années que l’Hôtel-Dieu, l’Hôpital Notre-Dame et l’Hôpital Saint-Luc se sont inscrits individuellement et volontairement dans ce processus d’évaluation de la qualité des soins et des services, avant la naissance du CHUM. Durant toutes ces années, les programmes utilisés ont aussi évolué : en 1995, le PACC (programme d’agrément centré sur le client), en 2001, le programme d’agrément MIRE (Mesures Implantées pour le Renouveau de l’Évaluation) et, depuis 2005, le programme Qmentum.

Le processus d’agrément au CHUM L’agrément est un processus d’auto-évaluation (audit interne) et d’évaluation externe (audit externe) réalisé par les établissements de santé dans le but d’évaluer la qualité et la sécurité des soins et des services qu’ils prodiguent. Cette évaluation permet de comparer ce qui se fait au CHUM en se basant sur des normes d’excellence applicables à tous les établissements canadiens. Participer à ce processus permet au CHUM d’améliorer ses pratiques internes, de faire ressortir les pratiques qui fonctionnent bien, d’atténuer les risques d’événements indésirables (incidents et accidents) et de favoriser une culture axée sur la qualité et la sécurité (Agrément Canada, septembre 2012. L’utilité et les répercussions de l’agrément dans le milieu des soins de santé : analyse documentaire, p. 2 à 4). L’auditeur externe interpellé par le CHUM est Agrément Canada. Pourquoi ces démarches d’agrément sont-elles si importantes ? L’agrément est l’équivalent d’un sceau de qualité. En outre, il certifie que l’organisation cherche constamment à améliorer ses soins et ses services en implantant une démarche d’amélioration continue de la qualité qui implique tous les employés, y compris les médecins, stagiaires, étudiants et bénévoles.

Buts et objectifs de l’agrément relatifs aux changements dans le réseau Obtenir l’agrément, c’est obligatoire ! L’article 107.1 de la LSSSS (Loi sur les services de santé et les services sociaux, 2013) se lit comme suit : « Tout établissement doit obtenir l’agrément des services de santé et des services sociaux qu’il dispense auprès d’un organisme d’accréditation reconnu. » Le CHUM, de par sa mission, s’inscrit dans ce processus depuis sa création, en 1996. relatifs à la mission Rappelons les cinq volets de la mission du CHUM : les soins et les services cliniques, l’enseignement, la recherche, l’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé, et la promotion de la santé. Obtenir l’agrément est une condition essentielle au maintien du statut universitaire (droit de pratique, d’enseignement et de recherche) du CHUM. relatifs à la reconnaissance L’agrément améliore également la réputation des organismes aux yeux des patients, du personnel, des partenaires (les ministères, l’université, les CSSS, etc.), car il démontre l’engagement à l’égard de la qualité et de la sécurité. L’agrément est donc une occasion pour le CHUM de démontrer sa crédibilité, son dévouement et son intégrité dans la démarche d’amélioration continue de la qualité. De plus, depuis les modifications à la loi, les rapports d’agrément doivent être rendus publics.

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Dossier agrément

Agir en regard de la qualité de vie au travail : une mission possible ! Plusieurs personnes au CHUM ont eu la possibilité de vivre Ensemble, vers la santé, un projet destiné aux équipes visant une amélioration du climat de travail et des apprentissages pour le mieux-être physique et psychologique. Les membres du Département de radio-oncologie ont pris part à ce projet avec beaucoup d’enthousiasme. Une démarche est d’ailleurs encore en cours au chapitre du travail. Groupe proactif et axé sur la recherche, ils ont même fait une présentation des résultats préliminaires au Congrès de l’Association canadienne de radio-oncologie, au printemps dernier. À cet effet, le projet Ensemble, vers la santé sera exporté prochainement au CSSS Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent.

La visite de 2010 Lors de la dernière visite, en 2010, nous avons obtenu un agrément avec condition. Les résultats finaux faisaient état de non-conformité pour dix POR (pratiques organisationnelles requises) et 24 critères répartis entre les différentes normes. Finalement, à l’automne 2011, après avoir fait part des plans d’amélioration et démontré à Agrément Canada les preuves confirmant que les équipes du CHUM étaient dorénavant conformes à l’ensemble des POR et des critères, nous avons terminé le processus. Processus qui s’est échelonné sur une période de près de 30 mois ! Nous étions déjà en planification pour la visite de 2013.

La Dre Geneviève Coulombe, radio-oncologue et présidente du comité de promotion de la santé, s’est beaucoup impliquée avec son équipe dans l’amélioration de la satisfaction des patients et du personnel

Le Programme Qmentum : en quoi consiste-t-il ? La démarche Qmentum se démarque par sa philosophie de décentralisation en exigeant que TOUS les employés, y compris les médecins, les autres professionnels de la santé, les bénévoles et les stagiaires participent à une démarche d’amélioration continue de la qualité des soins et des services en s’exprimant sur la qualité des soins et services offerts. Ceux-ci doivent remplir des questionnaires relatifs à chaque norme (autoévaluation) et des sondages (qualité de vie au travail, culture de sécurité et fonctionnement de la gouvernance). L’acronyme Qmentum provient de la contraction de deux mots : Q pour la qualité, Mentum pour momentum qui propose une mise en action.

L'équipe de la DQPSEP en pleine discussion sur les axes prioritaires du plan de communication, de gauche à droite : Kim Fredricks et Sylvie Vallée, conseillères, gestion des risques et qualité ; Monique Nadeau, directrice adjointe ; Dominique Lefebvre, adjointe à la directrice ; Ariane Beaudet- Roy, conseillère, gestion des risques et qualité

Visite 2013 En préparation à la visite d’agrément prévue en 2013, un comité vigie agrément a été mis en place, composé de représentants des directions cliniques et de soutien dont le mandat était d’assurer le suivi de la visite 2010 et de préparer celle de 2013. La phase préparatoire à la visite consistait principalement à la formation des équipes, la tenue des sondages (qualité de vie au travail, culture de sécurité et fonctionnement de la gouvernance) et des questionnaires d’autoévaluation de chaque équipe au regard du contenu de sa norme. La visite elle-même est prévue du 21 au 26 avril prochain. Le CHUM recevra neuf spécialistes dans un domaine de la santé, formés pour l’évaluation des organisations et qui utiliseront la méthode des traceurs pour évaluer les conformités aux différents critères indiqués dans les 29 normes réparties dans plus de 48 équipes.

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Exemple de contenu d’un traceur

NORMES

Le climat de travail L’environnement physique La sécurité Les communications Le patient/le proche Le dossier du patient Le continuum de soins et services L’équipe Les outils utilisés Les laboratoires/l’imagerie Etc.

Qu’en est-il des traceurs ? La méthode par traceurs, considérée comme un processus interactif, permet à partir d’observations directes d’évaluer la conformité aux normes et de vérifier comment ces normes sont mises en œuvre dans l’ensemble de l’organisation. Pour y arriver, les visiteurs interagissent avec des personnes à tous les paliers, depuis les patients et leurs proches jusqu’au président du conseil d’administration, en passant par plusieurs employés et professionnels. Les visiteurs retracent le cheminement de processus cliniques d’une part, et administratifs d’autre part, dans le but d’avoir un aperçu concret des démarches d’amélioration continue prévalant dans ces différents secteurs et de bien apprécier la qualité et la sécurité des soins et des services offerts. Les traceurs cliniques concernent spécifiquement les soins et les services aux patients. Le visiteur s’intéresse ici au continuum de soins, à l’amélioration de l’état de santé du patient ainsi qu’à l’implication et aux connaissances des acteurs concernés liées aux meilleures pratiques. Il se rend dans plusieurs unités de soins et se fait d’abord une idée sommaire du climat de travail, de la propreté, des installations, de l’existence du plan d’urgence, etc. Puis, il s’intéresse à quelques patients et scrute leur dossier tout en échangeant avec les professionnels et les employés (infirmière, médecin, physiothérapeute, psychologue, préposés aux bénéficiaires, etc.) qui les soignent : les renseignements sont-ils clairs, comment se passent les rencontres interdisciplinaires, le bilan comparatif des médicaments est-il fait, les services diagnostiques ont-ils été réalisés en temps opportuns, etc. Les échanges avec le patient et ses proches, s’ils sont présents, terminent la visite : le patient s’implique-t-il dans ses soins, répondons-nous à ses besoins d’information et de contrôle de la douleur, vérifie-t-on souvent son identité, lui explique-t-on pourquoi cela est nécessaire, l’invite-t-on à se laver les mains, voit-il le personnel en faire autant, se sent-il respecté, est-il satisfait des repas qui lui sont servis, etc. Sur le plan administratif, il s’intéresse de façon très concrète à l’évaluation de la gestion globale de l’organisation et la préoccupation de l’intégration des dimensions de qualité, de prestation sécuritaire de soins et de la performance dans les décisions de gestion. Pour ce faire, le visiteur peut questionner les dirigeants sur leur plan de communication et en valider les effets chez les partenaires et auprès des usagers et de leur famille. Il est aussi intéressé à connaître les systèmes de gestion et des technologies de l’information et du soutien accordé aux acteurs de l’organisation.

Sur le plan matériel, le visiteur vérifie que les structures et les installations sont sécuritaires et appropriées. Pendant sa tournée et à la suite des échanges avec des responsables du secteur, il vérifie la propreté et la sécurité des lieux, l’application des principes d’hygiène et de salubrité, la clarté, l’accessibilité et la connaissance de l’ensemble du personnel du plan des mesures d’urgence, l’analyse des risques potentiels et les moyens mis en place pour les contrer, etc. Le capital humain est évalué à partir d’échanges avec les responsables des ressources humaines et par l’étude d’une dizaine de dossiers d’employés à temps plein, à temps partiel, de service et de nombre d'années d'ancienneté diversifié. La concordance avec la philosophie exprimée par les Ressources humaines est vérifiée, notamment en rencontrant certains employés dont les dossiers sont évalués. Le visiteur regarde, par exemple la confidentialité des données, si l’employé a suivi un processus d’évaluation, les formations et le type d’aide qu’il a reçu. Concernant la prestation des soins fondée sur des principes éthiques, le visiteur procède à une consultation auprès des membres du comité d’éthique afin de connaître comment les prestataires de soins et les administrateurs résolvent les problèmes et les dilemmes éthiques. Il s’intéresse aux grands défis en matière d’éthique, à la portée du code et du cadre d'éthique et à partir d’exemples concrets et de sondages effectués sur le terrain, il comprend l’apport offert aux membres de l’organisation. À propos des membres du conseil d’administration et des gestionnaires, le visiteur cherche à connaître et à comprendre leur engagement et leurs préoccupations dans la gestion globale de l’organisation, de même que les éléments entourant la prestation de soins sécuritaires et l’amélioration continue de la qualité. Comment les membres du C. A. ont-ils procédé pour élaborer une planification stratégique, quel rôle jouent-ils concernant l’amélioration continue dans l’organisation, ainsi que dans la prévention des incidents et des accidents ? Comment les gestionnaires se soucient-ils du climat de travail, de l’intégration d’une culture de sécurité transparente et des actions à entreprendre à la suite des résultats des divers sondages remplis par les employés et les patients ? Comme on le voit par ces exemples, le visiteur procède par rencontres, questions et lectures de documents visant à renforcer sa conviction que les valeurs prônées par le CHUM sont appliquées, que les soins sont sécuritaires et de qualité, que le patient et sa famille sont bien informés et que les principes d’amélioration continue sont intégrés à tous les niveaux de l’organisation.

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Dossier agrément

Les équipes sont à l’œuvre : un exemple de suivi La qualité de vie au travail est un enjeu majeur pour une organisation et c’est avec beaucoup de sérieux que les résultats d’Agrément Canada ont été considérés. Environ 4000 personnes ont répondu au questionnaire sur la qualité de vie au travail (aussi appelé PULSE). Ces moments d’arrêt, de réflexion, afin de sonder les opinions et les perceptions des employés, sont une occasion d’apprentissage collectif, le moment de grandir tous ensemble. D’autres équipes se sont aussi animées autour d’un plan d’action à la suite des résultats d’Agrément Canada relativement aux points suivants : Comment prévenir les chutes ?

À la suite des résultats d’Agrément Canada, Mme Pascale Pereira, ajointe aux services interdisciplinaires à la DRC, et les chefs des services professionnels se sont animés autour des processus d’accueil des nouveaux employés et stagiaires pour faire du CHUM un milieu plus accueillant, plus vivant.

Comment mieux accueillir les nouveaux employés et les stagiaires ? Comment donner un suivi aux commentaires des employés, favoriser la communication au sein même des équipes, entre collègues, entre gestionnaires et employés ? Comment s’assurer que les renseignements transmis répondent aux besoins ? Comment intégrer le patient et sa famille dans son plan d’intervention ?

À la suite des résultats de l’auto-évaluation, l’équipe responsable de la norme don d’organes et de tissus s’active à analyser les résultats de l’auto-évaluation (questionnaire), à déterminer des pistes de solutions aux drapeaux rouges et jaunes (indicateur de non-conformité) et à mettre au point un plan d’action avant la venue des visiteurs pour faire en sorte que les drapeaux rouges deviennent verts (conformes).

De gauche à droite, rangée du bas : Sylvie Morin, chef intérimaire du service social, Sophie Bergeron, chef du Service d'ergothérapie, Lucie Plouffe, adjointe au chef du Service de physiothérapie, Caroline Pelletier, adjointe intérimaire au chef du service social, Danielle Soucy, chef du Service de physiothérapie, Louise Belley, chef du Service de nutrition clinique ; derrière : Irène Ayotte, chef inhalothérapie à l'Hôpital Notre-Dame, Pascale Pereira, adjointe aux services interdisciplinaires à la Direction des regroupements clientèles, Marthyne Brazeau, chef du Service d'audiologie-orthophonie, et Marcel Courtemanche, chef du Service de psychologie.

Et après…conclusion

De gauche à droite : Elfi Aldana, conseillère en gestion des risques et qualité, les deux infirmières de liaison en don d’organes et de tissus Marie-Josée Lavigne et Manon Levesque, et Sandra D'Auteuil, adjointe au directeur des services professionnels.

La qualité et la sécurité des soins et des services est un processus continu, qui s’opère chaque jour de l’année. Chaque fois que je pose un geste au CHUM, je suis concerné par la qualité des soins et services offerts. Selon Mme Dominique Legault, chef d’unité du 5 e Le Royer, « la démarche d’Agrément Canada est une occasion de faire le point sur nos façons de travailler, de voir ce qui se fait de mieux et de faire valoir nos bons coups... et nous en avons plusieurs. » Le CHUM a pour priorité la sécurité et la qualité des services offerts à la population. La démarche d’Agrément Canada est un moyen privilégié de s’améliorer et de découvrir d’autres initiatives ; elle donne un sens à nos gestes quotidiens ; il suffit de prendre le temps de se l’approprier.

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Grand Labo et Journée scientifique Sous la présidence du très honorable Brian Mulroney, 450 convives se sont rendus à la salle l’Arsenal le 18 octobre dernier, à l’occasion du 3 e Grand Labo du CRCHUM. Cette soirée de gala a permis d’amasser 842 000 $, soit 225 000 $ de plus qu’en 2011. Ce succès aurait été impossible sans l’implication des patrons d’honneur qui ont convaincu plusieurs amis et connaissances de participer. Outre M. Mulroney, signalons le travail de Mme Julie Snyder (Productions J), de MM. Mario Charpentier (BCF Avocats), Gilbert Rozon (Juste pour rire), Richard Morency (Loto-Québec), et Jean Bédard (Cage aux sports) sans oublier les Drs Pavel Hamet et Jean-Louis Chiasson du CRCHUM, ainsi que l’importante contribution d’Annick Mongeau (gestion d’enjeux/affaires publiques). L’invité d’honneur pour la soirée, le professeur Ferid Murad, lauréat du prix Nobel de médecine en 1998, a également participé à titre de conférencier à la Journée scientifique du CRCHUM qui se tenait le même jour à l’Hôpital Notre-Dame, et qui avait pour thème Les maladies cardiovasculaires : de la signalisation cellulaire à la santé des populations. « Ces deux activités annuelles majeures sont une source de grande fierté, a dit M. Jacques Turgeon, directeur du CRCHUM. Elles font preuve de notre dynamisme en tant que centre, mais aussi servent à rehausser la présence et le rayonnement du CRCHUM. » M. Turgeon a aussi annoncé que le Grand Labo et la Journée scientifique de 2013 auront pour invité le Dr Jules Hoffman, lauréat du prix Nobel 2011 pour ses travaux sur le système immunitaire inné. Ces événements auront lieu durant la semaine du 21 octobre 2013 et constitueront les pièces centrales de l’inauguration du nouveau CRCHUM.

En grande pompe au Grand Labo : Véronique Michaud, chercheuse (et conjointe de Jacques Turgeon), Brian Mulroney et sa femme Mila, le prix Nobel 1998 de médecine Ferid Murad, et Jacques Turgeon, directeur du CRCHUM.

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De gauche à droite, le Dr Jean-Claude Tardif, directeur, CR-ICM ; Jacques Turgeon, directeur, CRCHUM ; Cyril Schiever, pdg, Merck Canada ; le Dr Vassilios Papadopoulos, directeur exécutif, IR-CUSM ; Martin Leblanc, vp du C. A., Montréal InVivo.

Merck Canada appuie le CRCHUM Le Centre de recherche du CHUM (CRCHUM) a reçu un important appui de Merck Canada pour le financement de ses travaux dans le domaine de la recherche fondamentale et translationnelle, et pour le soutien aux chercheurs hautement qualifiés. L’annonce a été faite par l’entreprise le 26 novembre dernier en présence de MM. Christian Paire, directeur général et chef de la direction, et Jacques Turgeon, directeur du Centre de recherche. L’appui financier au CRCHUM est partie intégrante d’un important investissement de 12,5 millions de dollars de Merck Canada, dont bénéficieront également l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) et le Centre de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal (CR-ICM). Il s’agit de la plus récente contribution de Merck, qui avait annoncé en 2010 qu’elle injecterait 100 millions de dollars sur cinq ans dans la recherche et le développement en biopharmaceutique au Québec.


recherche

Les premiers prix annuels de reconnaissance du CRCHUM Le CRCHUM a pris l’initiative de créer ses propres prix annuels de reconnaissance qu’il a remis à trois chercheurs et à deux employés en décembre dernier. Les prix d’excellence et de fierté/engagement rendent hommage à des employés qui ont contribué de façon exceptionnelle à l’évolution du Centre et qui veulent mettre en valeur le rôle essentiel que jouent les membres du personnel du CRCHUM. Le prix d’excellence a été remporté par M. Claudio Del Grande, agent de recherche de l’équipe du Dr Janusz Kaczorowski, qui s’est distingué par sa quête de l’excellence professionnelle et par son savoir, savoir-être et savoir-faire. Le prix fierté/engagement a été attribué à M me Suzanne Bordeleau, technicienne en administration de l’équipe du Dr Jean-Louis Chiasson, qui se démarque par son engagement dans son travail où elle tente toujours de se dépasser, ainsi que par son sens de l’éthique professionnelle. La qualité exceptionnelle des travaux de trois chercheurs ont également valu un prix d’excellence au Dr Pavel Hamet, pour sa contribution scientifique exceptionnelle tout au long de sa carrière ; le prix du jeune chercheur qui reconnaît la contribution scientifique exceptionnelle d’un programme de recherche autonome établi depuis moins de dix ans, a été remis au Dr Alexandre Prat ; enfin, le chercheur Valery Ridde a reçu le prix de la réalisation de l’année pour ses récents travaux à l’unité de recherche internationale (USI).

Suzanne Bordeleau, prix engagement/fierté, et Claudio Del Grande, prix d’excellence

Dr Alexandre Prat, prix du jeune chercheur

Dr Pavel Hamet, prix de carrière

Julien Clément, étudiant au doctorat, s’entraîne depuis l’automne pour le Défi-CRCHUM avec ses collègues Michèle Kanhonou, étudiante au doctorat, et Benoît Godbout, assistant de recherche.

Défi CRCHUM Le prochain Défi CRCHUM aura lieu le dimanche 28 avril au parc Jean-Drapeau. Des équipes de coureurs ont commencé à s’entraîner dès novembre, notamment M. Julien Clément du LIO qui court le midi, plus de deux fois par semaine, au parc Lafontaine, avec ses collègues (photo). Organisé avec l’appui de la Fondation du CHUM et le soutien de la Direction des communications, le Défi CRCHUM vise à amasser des fonds qui sont investis entièrement dans des activités de recherche. Entres autres, ces fonds servent à offrir des bourses de perfectionnement aux étudiants et stagiaires postdoctoraux ainsi que des bourses de formation professionnelle au personnel de recherche. Des activités bénéfices connexes sont aussi prévues au gymnase de l’Hôpital Notre-Dame : mercredi 27 mars, 17 h, soirée zumba, sous la direction de M. Denis Daigneault ; samedi 20 avril, 10 h, tournoi de ballon chasseur. Dans le contexte actuel d’incertitude qui plane sur l’avenir du financement de la recherche au Québec, cet objectif est d’autant plus important. Pour faire de la recherche, pour sauver les vies, il faut investir continuellement. Participez au Défi CRCHUM ou commanditez un des participants. Chaque dollar compte !

Le chercheur Valery Ridde, prix de la réalisation de l’année

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RUIS DE L'UdeM

L’examen éthique des recherches multicentriques : une consultation au RUIS de l’UdeM Le ministère de la Santé et des Services sociaux confiait en janvier dernier aux quatre RUIS de la province le mandat de rassembler les parties prenantes pour définir des modalités qui permettraient de simplifier l’actuel examen éthique des projets de recherche multicentrique. La direction du RUIS de l’UdeM a mis sur pied un comité de travail qui s’adjoint un comité de vigie pour réaliser une démarche de consultation et de concertation auprès des acteurs clés de la recherche du réseau. Des entrevues individuelles et de groupes sont prévues avec des directeurs de centres de recherche, des chercheurs, des présidents des comités d’éthique à la recherche (CÉR), des représentants universitaires et de l’industrie pharmaceutique. Le comité de travail mettra en ligne une proposition préliminaire dans laquelle la communauté sera invitée à partager son point de vue au cours d’une consultation électronique. À cet effet, une boîte de courrier électronique et une page Web sont déjà en ligne sur le site du RUIS de l’UdeM pour informer les personnes intéressées à la démarche et pour accueillir toute contribution des membres de notre communauté. Page Web : ruis.umontreal.ca à section Lien rapide Boîte de courrier électronique : ruis-multicentrique@umontreal.ca

NOMINATIONS Dr Fabrice Brunet Le Dr Fabrice Brunet, directeur général du CHU Sainte-Justine, a été nommé coprésident du comité télésanté du RUIS de l’UdeM. De 2002 à 2009, il a occupé le poste de chef du Département de réanimation et soins intensifs de l’Hôpital St. Michael de Toronto, de même que celui de directeur médical de télémédecine. Il se joint au Dr François Lespérance, également coprésident de ce comité, pour représenter le RUIS aux tables et comités ministériels. Le comité de télésanté est responsable d’élaborer une vision stratégique et de coordonner la réalisation des mandats ministériels de télésanté qui sont confiés au RUIS de l’UdeM, en partenariat avec les experts mandatés par le MSSS.

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Mmes Irène Marcheterre et Geneviève Bouchard Mme Irène Marcheterre, directrice de cabinet et des communications du CHUM, et Mme Geneviève Bouchard, directrice du cabinet - Communications et relations internationales - Cabinet de la doyenne Faculté de médecine | Université de Montréal, ont été nommées coprésidentes du comité des communications du RUIS de l’UdeM.

Mme Marcheterre, titulaire d’une maîtrise en science politique sur le lobby des entreprises d'État, possède une expertise unique en gestion de crises, en relations publiques et, plus largement, en communication, grâce aux postes stratégiques qu’elle a occupés au fil des ans tant en agence qu’au sein du gouvernement fédéral. À titre de gestionnaire, elle est reconnue pour sa vision et sa capacité à réaliser des projets novateurs ainsi qu’à créer un esprit d’équipe positif et stimulant.

Mme Bouchard a obtenu un doctorat en politiques publiques comparées de l’Université McMaster. Elle a occupé pendant dix années la fonction de directrice de recherche à l’Institut de recherche en politiques publiques et ensuite, celle de coordonnatrice de la mission universitaire au Centre Dollard Cormier—Institut universitaire en dépendances. Ces expériences de gestionnaire lui ont permis d’acquérir une solide expertise en gestion d’équipes, en communication et en développement de programmes de recherche.

Dre Marie-Josée Hébert Le mandat de la Dre Marie-Josée Hébert, présidente du programme conjoint inter-RUIS en transplantation d’organes solides de l’Université de Montréal, a été renouvelé pour une période de quatre ans. Ce programme a pour objectifs d’établir des liens avec les services de première et de deuxième lignes pour assurer le suivi des patients transplantés, de produire des outils informatiques et de télésanté, toujours pour assurer le suivi des patients, et d’envisager des perspectives de recherche évaluative. La Dre Marie-Josée Hébert est néphrologue-transplanteur au CHUM et chercheuse de l’axe Infection, immunité et inflammation du CRCHUM. Elle est également professeure titulaire à la Faculté de médecine, directrice du Programme de transplantation d’organes et titulaire de la Chaire Shire en néphrologie et en transplantation rénale de l’Université de Montréal. Son programme de recherche est financé par la Fondation canadienne du rein, la Fondation canadienne pour l’innovation, le Fonds de recherche du Québec – Santé, et les Instituts de recherche en santé du Canada.

Les membres du comité directeur du RUIS de l’UdeM félicitent et remercient ces collaborateurs d’avoir accepté de s’impliquer dans notre communauté et offrent à tous leur entière collaboration dans l’accomplissement de leurs mandats.

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Campagne

Donnons-nous le meilleur de la santé Sous la présidence de M. Guy Savard, le Cabinet de la campagne majeure de financement de la Fondation du CHUM fait appel à la générosité des donateurs du Québec pour ce grand projet de société que constitue le CHUM. Voici ce que M. Savard révélait récemment sur sa motivation : « J’ai vécu une terrible épreuve il y a quelques années : un accident vasculaire cérébral. Cet incident m’a fait réfléchir sur le sens que nous portons au mot santé. C’est l’une des raisons pour lesquelles je m’implique aujourd’hui dans cette campagne. Le message que mes collègues du Cabinet de campagne et moi voulons transmettre par le slogan Donnons-nous le meilleur de la santé est le suivant : investissons afin de nous procurer les outils et les ressources qui un jour, sauveront la vie à un voisin, à un proche, à notre enfant… » Dans le cadre de sa campagne majeure de financement, la Fondation du CHUM a également pu compter sur la collaboration de plusieurs professionnels et patients du CHUM. Le site Internet de la Fondation publie à cet effet les vidéos de dix professionnels et dix patients qui ont accepté de partager leur histoire avec le CHUM. Une bannière géante est installée sur la façade nord de l’Hôpital Saint-Luc, mettant en vedette une patiente, Mme Maude Schneider. Deux grandes affiches se trouvent également devant le pavillon Deschamps de l’Hôpital Notre-Dame, l’une avec le patient Conrad Steeve Piché, et l’autre avec la Dre Carole Richard, chef du Service de chirurgie digestive. Ces affiches et d’autres peuvent également être vues sur les murs des trois hôpitaux et sur les palissades entourant le chantier de construction sur la rue Viger. La campagne majeure de financement a amassé jusqu’à présent plus de la moitié de son objectif de 300 millions de dollars. La Fondation tient à exprimer sa reconnaissance aux donateurs qui y ont contribué. Pour en savoir plus sur la Fondation du CHUM et sa campagne, ou pour visionner les vingt vidéos-témoignages, visitez le site fondationduchum.com.

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Don de 6 millions de BMO Les fondations du CHUM et du CUSM ont souligné, le 28 novembre dernier, la contribution exceptionnelle de BMO Groupe financier à leur campagne de financement conjointe. L’entreprise s’engage en effet à verser aux nouveaux centres hospitaliers universitaires de Montréal le plus important don de son histoire, dans le cadre d’une campagne de financement majeure, soit six millions de dollars. Cet appui à la campagne conjointe des fondations du CHUM et du CUSM reflète l’engagement en matière de responsabilité sociétale de l’institution, fondée dans la métropole en 1817. BMO Groupe financier contribue ainsi au renouvellement de la médecine universitaire à Montréal et au mieux-être des Québécois pour les décennies à venir.

Ékram Antoine Rabbat, Guy Savard, Christian Paire (CHUM) ; L. Jacques Ménard (BMO Groupe financier, Québec) ; Normand Rinfret, Marie-Josée Gariépy, John Rae (CUSM).

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Une autre année record pour le SIAM Tous avaient une fort bonne raison de sourire le 17 janvier dernier lors de l’Avant-Première Bénéfice du Salon International de l’Auto de Montréal (SIAM) 2013. Grâce, notamment aux profits de l’encan silencieux tenu pendant la soirée, c’est un montant historique de 620 766 $ qui a été amassé, pour le plus grand bénéfice des patients de cinq hôpitaux de la région montréalaise, dont la Fondation du CHUM. Plus de 4000 convives et amateurs de voiture ont été conquis par les nouveautés automobiles, l’ambiance festive et les plaisirs gastronomiques, tandis que les représentants des cinq fondations hospitalières et le porteparole de cette 9e Avant-Première Bénéfice, le comédien Rémi-Pierre Paquin, étaient ravis d’avoir battu le record de 2012 par près de 100 000 $. Depuis 2006, la Fondation du CHUM est partenaire de l’Avant-Première Bénéfice du SIAM. Cette soirée a permis, depuis ses débuts, de remettre plus de 3,4 millions $ au milieu hospitalier de la région montréalaise. Merci aux commanditaires et aux partenaires 2013 de la Fondation du CHUM : AccelLAB Inc., Clinique Nouveau Départ, Fisc-Cap Inc., Fondation Brault et Martineau, Mylan, ProContact Inc., Service de cardiologie du CHUM, les urologues du CHUM.

De gauche à droite : Michel Bourgeois, président du C. A. de la Fondation de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, Neil R. Hindle, vice-président du C. A. de la Fondation du l’Hôpital St. Mary, Gilles Dulude, président du C. A. de la Fondation du CHUM, Rémi-Pierre Paquin, porte-parole de l’Avant-Première Bénéfice 2013, Jacques Tardif, président du Salon International de l’Auto de Montréal 2013, Marc Tremblay, pdg du Palais des congrès de Montréal, Marc Bourassa, vice-président - ventes du quotidien Le Journal de Montréal et Sun Média, Richard G. Roy, président de la Fondation Hôpital Pierre-Boucher, et Charles Argento, président du C. A. de la Fondation Santa Cabrini.

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Renaud LeBlanc, membre du Club athlétique du Mont-Royal (CAMR) et organisateur de la Coupe des Neiges, Anne-Marie Côté, directrice des activités-bénéfice de la Fondation du CHUM et Sébastien Dupéré, membre du CAMR et organisateur de la Coupe des Neiges.

Le Comité ADN amasse 20 000 $ Environ 125 golfeurs et invités de la Coupe des Neiges ont profité d’une température hivernale plutôt clémente pour un tournoi de golf d’hiver hors de l’ordinaire à Mont-Tremblant. En plus d’apprécier les beautés du parcours de neuf trous aménagés sur les terres du Domaine Saint-Bernard et l’ambiance festive assurée par les autres activités proposées, ils ont réussi à amasser plus de 20 000 $ pour la Fondation du CHUM. Son comité de la relève, le Comité ADN, tient à remercier les partenaires principaux de la Coupe des Neiges : SDI Canada, Cohn & Wolfe, Dupray et Intrawest. Visitez leur site Web fondationduchum.com/comiteadn. Suivez également la Fondation du CHUM sur Facebook et Twitter. Prochain rendez-vous : le bal urbain, Expérience ADN, le vendredi, 18 octobre 2013.


C. A. Faits saillants des réunions ordinaires du 27 novembre 2012 et du 29 janvier 2013, ainsi que des réunions du comité exécutif du 12 décembre 2012 et du 12 février 2013.

Le conseil d’administration a créé la Direction de l’approvisionnement et de la logistique, sous la Direction générale adjointe aux affaires financières, performance et partenariats économiques, et a nommé Mme Ginette Proulx au poste de directrice. Il a aussi entériné la nomination des personnes suivantes : Mme Lynn Dolen, au poste de directrice adjointe des communications ; Mme Nathalie Dubé, au poste de directrice adjointe des ressources humaines ; Mme Monique Nadeau, au poste de directrice adjointe de la qualité, de la promotion de la santé et de l'expérience patient. Il a procédé à la nomination des médecins suivants : Dr Guillaume Bollée, membre actif, Service de néphrologie Dre Catherine Dumas, membre active, Département de médecine d'urgence Dre Mona Gupta, membre active, Service de consultation-liaison Dr Juan Marcos Guzman-Bustamante, membre associé, Département d'anesthésiologie Dr Nikola Joly, membre actif, Département d'anesthésiologie Dre Carole Kamga-Ngande, membre active, Département d'obstétrique-gynécologie Dr Daniel Kaufmann, membre actif, Service de médecine interne Dre Maude Lefebvre, membre active, Service de médecine génique Dr Laurent Létourneau-Guillon, membre actif, Département de radiologie et médecine nucléaire Dre Sophie Maranda, membre active, Département de médecine d'urgence Dre Laura Segal-Ardman, membre associé, Département d'ophtalmologie Dr Matthieu Schmittbuhl, membre actif, Service de médecine dentaire Dre Laurence Simard-Émond, membre actif, Service d’obstétrique/gynécologie générale et soins ambulatoires Dre Sopharat Vat, membre active, Service de pneumologie Dre Audrey Weber-Bayar, membre active, Service de gastroentérologie Le conseil d’administration a reçu et pris acte des rapports annuels suivants : Rapport annuel 2011-2012 du médecin examinateur principal Rapport annuel 2011-2012 du Conseil des infirmières et infirmiers Rapport annuel 2011-2012 du comité d'éthique de la recherche Rapport annuel 2011-2012 du CMDP Rapport annuel 2011-2012 du CHUM

Le conseil a approuvé les statuts et règlements du comité d’éthique de la recherche (CÉR), révisés en 2012, il a entériné la résolution du C. A. de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal (HSCM) qui désigne le CÉR de l'HSCM en tant que comité d'appel pour le CÉR du CHUM, et adopté la procédure d'appel et les procédures opérationnelles acceptées par le CÉR du CHUM afin que ce dernier agisse en tant que comité d'appel pour le CÉR de l'HSCM Sur recommandation du comité directeur du CMDP et du comité de prévention des infections du CHUM, le conseil a adopté le document Manuel des infections, à l'effet de mettre en pratique les politiques, les procédures et les mesures de soutien suivantes, élaborées par l'unité de prévention des infections : un programme de prévention et de contrôle des infections ; des mesures de prévention et de contrôle des infections - unité ambulatoire ; un protocole d’hygiène des mains ; des mesures pour la prévention et le contrôle de la transmission des entérobactéries productrices de bétâ-lactamases. Il a approuvé les règles de soins médicaux, les règles d'utilisation des médicaments et les règles d'utilisation des ressources (22 règles) pour les infirmières praticiennes spécialisées qui exercent au Service de cardiologie, telles que déposées. Le conseil a également confirmé son engagement envers le Centre d'expertise de la douleur chronique du RUIS de l'Université de Montréal et renouvelé son engagement, pour les trois prochaines années, d’offrir des services à la clientèle adulte non cancéreuse et gériatrique souffrant de douleur chronique pour tout le territoire du RUIS de l’UdeM, dans le cadre de la consolidation du Centre d'expertise de soins et de services du RUIS de l'UdeM, les établissements partenaires et le Consortium. Le conseil a enfin autorisé le Service de médecine des toxicomanies du CHUM à présenter la mise en candidature du Projet de développement d'une infirmière de liaison en comorbidité : toxicomanie, psychiatrie et infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), au prix d'excellence du réseau de la santé et des services sociaux dans la catégorie Intégration des services, et d'accepter, le cas échéant, que le projet fasse l'objet de communications publiques dans le réseau et dans les médias ; il a mandaté Mme Claire Lahaie, infirmière clinicienne, et M. Rock Lévesque, infirmier-chef à l'unité de médecine des toxicomanies, pour assurer la représentation de ce dossier auprès du Ministère et des intervenants concernés.

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BRÈVES La clinique d’oncologie de l’Hôpital Saint-Luc déménage Située entre la radiologie et la cafétéria dans des locaux exigus, la clinique d’oncologie de l’Hôpital Saint-Luc ne respectait plus les normes de qualité et de sécurité. Améliorer l’espace de travail s’imposait. En novembre 2012, les professionnels et les patients des équipes interdisciplinaires travaillant en cancer hépatobiliaire, colorectal et génito-urinaire ont déménagé au 9e étage du pavillon Édouard-Asselin. L’achalandage des cliniques augmentant au cours des dernières années, passant de 7000 à 9500 visites, ces nouveaux locaux permettent d’améliorer la qualité de vie des patients et des professionnels. De plus, ces locaux comprennent une pharmacie-satellite d’oncologie répondant aux normes actuelles de sécurité. Le 22 novembre, lors de l’inauguration de cette clinique, se sont exprimés le Dr Richard Létourneau, responsable médical de l'équipe suprarégionale des cancers hépatobiliaires et pancréatiques, le Dr Réal Lapointe, chef du Service de chirurgie hépatobiliaire et pancréatique, Mme Jacinthe Brodeur et la Dre Danielle Charpentier, cogestionnaires du Centre intégré de cancérologie (CICC) du CHUM. L’aide et la collaboration de M. Frank Pigeon, directeur des services techniques, et des membres du Département de pharmacie ont été soulignées. Ce projet démontre à quel point la collaboration interprofessionnelle permet d'optimiser la qualité et la sécurité des soins offerts aux patients et que leur courage est une source d’inspiration.

À l’ouverture de la nouvelle clinique d’oncologie, de gauche à droite, les Drs Réal Lapointe, Danielle Charpentier, Richard Létourneau et Jean-Pierre Ayoub, ex-cogestionnaire médical du regroupement clientèle d'oncologie-hématologie, avec l’infirmière Jacinthe Brodeur.

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Bébé Sami

Bonnes nouvelles de la clinique de procréationassistée (CPA) Les quatre premiers bébés issus de la fécondation in vitro (FIV) de la nouvelle clinique de procréation assistée (CPA) du CHUM ont vu le jour l’automne dernier. Les trois garçons et la seule fille sont tous en bonne santé, tout comme leur maman. C’est ce que révèlent les premières statistiques trimestrielles de la clinique publiées récemment. À ce jour, l'objectif d'offrir 500 cycles pour la première année d'activités a déjà été dépassé. De plus, la clinique présente toujours des résultats enviables, ce qui est très encourageant autant pour la clientèle que pour la nouvelle équipe en place depuis à peine plus d’un an. Un laboratoire de risque viral y a également été mis sur pied, le seul laboratoire Bébé Zacharie spécialisé du genre au Canada et possiblement en Amérique du Nord. Les couples qui présentent un risque viral, tels les hépatites B et C ou le VIH, peuvent maintenant avoir eux aussi un projet parental, avec toute la sécurité possible pour l’embryon de même que pour les conjoints. Pour tout renseignement, communiquez avec Mme Renée Cardinal par courriel (renee.cardinal.chum@ssss.gouv.qc.ca) ou par téléphone (514 890-8000, poste 36065).


À vos ordis personnels dans les cafétérias L’électrophysiologie a son ordre professionnel L’Assemblée nationale du Québec a adopté le projet de loi 55 concernant la reconnaissance professionnelle des technologues en électrophysiologie médicale. Ceux-ci appartiennent dorénavant à l'Ordre professionnel des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec. Jusqu'à maintenant, ces technologues n'appartenaient à aucun ordre professionnel, et leur pratique était encadrée de façon temporaire par un règlement adopté en 2006. En raison d'une parenté des cadres de pratiques respectifs, ils seront accueillis à l'ordre professionnel auquel appartenaient déjà les technologues en imagerie médicale et en radio-oncologie. Le CHUM compte une trentaine de technologues en électrophysiologie médicale.

Le 22 janvier dernier, M. Yvan Gendron, directeur général associé, annonçait que les visiteurs du CHUM et le personnel pouvaient maintenant se connecter gratuitement à Internet avec leur appareil personnel dans les aires de restauration des trois hôpitaux. Il leur suffit de sélectionner le réseau portail.ilesansfil.org/chum. Le CHUM est fier d’être l’un des premiers centres hospitaliers universitaires à offrir un tel service. Il est à noter qu’il s’agit d’un service public de base : le téléchargement de fichiers volumineux et le visionnement de films sont limités ; l’accès à certains sites est également bloqué par des filtres. Par ce service, le CHUM entend contribuer à offrir un environnement où l’expérience du patient est optimale et où les employés et les gestionnaires se plaisent. Cette première expérience permettra notamment d’évaluer la possibilité d’offrir un service plus étendu à nos usagers et au personnel dans le nouveau CHUM.

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FÉLICITATIONS Louise Handfield et cochercheurs Prix d’excellence de la DQC

Jacinthe Côté

France Houle

Jacinthe Côté et France Houle Prix Hommage de l’ANCQ L'Association des neurochirurgiens du Québec (ANCQ) a rendu hommage à 24 infirmières en neurochirurgie, deux par centre hospitalier, lors de leur congrès annuel tenu le 2 novembre dernier. Mmes Jacinthe Côté (5e CD) et France Houle (bloc opératoire) ont été sélectionnées pour le CHUM. Le Dr Alain Bouthillier, neurochirurgien, a tenu à souligner la carrière exceptionnelle des deux infirmières, qui se démarquent par leurs qualités professionnelles d’empathie, de tolérance au stress, par leur attitude positive, leur sens de l'humour, leur capacité d'anticipation, leur bon jugement clinique, leur constance de rendement et leur capacité de résilience.

Lors de son colloque tenu le 30 novembre 2012, la Direction québécoise de cancérologie a remis à Mmes Louise Handfield et Jacinthe Brodeur le Prix d’excellence en pratique exemplaire, catégorie Évolution de la pratique. Ce prix récompense la mise en œuvre d’une intervention éducative sur les soins postopératoires auprès de femmes atteintes d’un cancer du sein en attente d’une chirurgie mammaire. Plusieurs retombées ont été constatées après ces apprentissages, notamment une diminution du nombre d’appels téléphoniques en postopératoire immédiat. Cette intervention de groupe a été mise en œuvre dans le cadre d’un projet de recherche clinique subventionné par des fonds de 30 000 $ du Groupe de recherche interuniversitaire en interventions en sciences infirmières du Québec (GRIISIQ) et de la Fondation de recherche en sciences infirmières du Québec (FRESIQ). Parmi les cochercheurs, notons Mmes Sylvie Dubois (CHUM), Andréanne Saucier (Université McGill) et Danielle Fleury (à l’époque directrice des soins infirmiers du CHUM), ainsi que le Dr Raynald Pineault (Université de Montréal). Un tel changement de pratique a été possible grâce à la collaboration des directions des soins infirmiers et des regroupements de clientèles, ainsi que du Service de physiothérapie, représenté sur la photo par Mme Lucie Plouffe, adjointe au chef de service. Mme Handfield est conseillère en soins infirmiers à la Direction des soins infirmiers et dirigeait le projet ; Mme Jacinthe Brodeur est codirectrice du Centre intégré de cancérologie.

Jacinthe Brodeur, Louise Handfield et Lucie Plouffe

Marco Vitullo Prix du bénévole de l’OPDQ M. Marco Vitullo, nutritionniste au CHUM, a reçu le prix du bénévole Dale-Parizeau Morris Mackenzie attribué par l’Ordre professionnel des diététistes du Québec (OPDQ). Ce prix souligne son engagement, sa grande disponibilité et sa rigueur au sein du comité d’inspection professionnelle où il siège bénévolement à titre de président depuis 2009.

Dr An Tang Prix Bernadette-Nogrady Pour avoir apporté une contribution remarquable dans son milieu par ses recherches, son enseignement et par la qualité de ses soins aux malades, tout en comptant moins de 11 ans de pratique à son actif, le Dr An Tang, radiologue au CHUM, a reçu le Prix Bernadette-Nogrady, remis par la Société canadienne-française de radiologie (SCFR), lors de son 49e Congrès annuel tenu en novembre dernier. Le Dr Tang est également professeur adjoint de clinique à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

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CU-CHUM

Votre comité des usagers… et son nouveau conseil exécutif Le comité directeur et les membres bénévoles du comité des usagers du CHUM remercient chaleureusement Mme Michèle Bernard d’avoir assumé la vice-présidence du CU-CHUM. Elle continuera pour quelque temps à représenter les usagers au conseil d’administration du CHUM et au Regroupement provincial des comités des usagers. Mme Bernard est un soutien, une référence, un regard et une écoute pour l’ensemble du travail que le CU-CHUM accomplit pour les patients, les proches et les soignants. Le comité lui en est reconnaissant. Le nouveau conseil exécutif du CU-CHUM a toujours à sa présidence M me Louisa Defoy qui est maintenant appuyée à la vice-présidence par Mme Ginette Milord. Mmes Diane Brodeur et Nicole Lauzon se joignent à elles à titre, respectivement, de trésorière et de secrétaire du comité des usagers. Veuillez consulter le www.cuchum.ca/votre-comite/equipe pour connaître les membres du CU-CHUM qui travaillent bénévolement pour le mieux-être collectif des patients du CHUM.

et les résultats de l’évaluation Le CU-CHUM analyse actuellement les résultats qui seront communiqués très bientôt à www.cuchum.ca. Nous remercions tous les usagers qui ont répondu à ce sondage.

Venez nous rencontrer Pour mieux vous RENSEIGNER, ÉCOUTER, GUIDER, un membre bénévole du Comité des usagers sera disponible le jeudi, de 13 h à 15 h, à notre bureau de l'Hôtel-Dieu, pavillon de Bullion, porte 6-145. Venez le rencontrer !

Louisa Defoy présidente du comité des usagers

Ginette Milord vice-présidente

Diane Brodeur trésorière

Nicole Lauzon secrétaire

Michèle Bernard vice-présidente sortante


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CHUMagazine Volume 4 numéro 1 2013  

Journée du patient Dossier agrément Journées de sensibilisation aux maladies cardiovasculaires.

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