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YaNoo Le Mag Novembre 2011 - numéro 19

Photos Marathon de Vannes

SOMMAIRE

Photo couverture —Photos YaNoo Rédaction : Christophe Faligon, Thierry Lefeuvre, et tous les interviewés

- Maryse Barré—Zoom - Les coureurs ont du cœur - Les Stages YaNoo - Marathon de Vannes - Stéphanie Dessartines portrait d’une coureuse Ultra - Espritrail - Zoom sur le couple Raison, traileurs - Salomon - Boutique organisateurs - Endurance Shop - Portrait de Benoit Nicolas - La news de Cartier - Adidas - Semi St Pol Morlaix - Les Templiers


Maryse Barre née en 1970 à Fougères (35), est arrivée sur Rennes pour y vivre quelques temps avec son enfant Matys. Victorieuse au dernier marathon de ST André des Eaux, YaNoo a souhaité vous présenter cette nouvelle coureuse ! Après un bac et un DEUG de droit, je me suis engagée à l'armée. Je suis militaire de carrière, dans l'armée de terre, et je totalise 20 ans de service. Je suis adjudant-chef. Je fais partie du club "rance jogging" depuis mon installation en Bretagne en juillet 2008. J'ai installé ma famille près de Dinan, à Bobital (22). J'ai toujours pratiqué la course à pied. J'ai fait du volley, un peu de sport de combat et surtout du triathlon dans ma jeunesse. A l'armée j'ai touché à tous les sports militaires (parcours d'obstacle, marche commando, stage commando, raid, parachutisme, escalade, natation, terrain). Arrivée en 2008 à Paris, je me suis lancée dans un seul sport la course à pied. Je n'ai jamais eu un entraîneur. Je m'entraînai à Paris avec des collègues fous de course à pied. Arrivée en 2011 à Rennes je cours seule. J'ai souvent dû arrêter la pratique sportive dû à mon travail (OPEX, manoeuvre, mission) et des soucis de santé. J'ai donc appris une chose importante, lorsque tout va bien et que l'on peut, se faire plaisir par le sport pour sentir la vie vous prendre à bras le corps. Je cours pour le plaisir, avec envie, je ne repaire jamais le parcours avant, je pars à l'aventure... Je ne cours jamais avec le chrono mais à la sensation. Sentir mon corps, ma respiration, trouver la meilleure foulée pour être libre, heureuse et sereine. Rien que le plaisir d'être là, vivre intensément ce bonheur de courir, d'être en vie, le goût de l'effort, courir contre soi-même et non contre les autres... Etre seule parmi les autres coureurs en harmonie avec son corps et chaque ligne d'arrivée franchie une grande joie. Je n'ai jamais abandonnée. Si je ne suis pas bien, je ralenti tout simplement et je savoure la joie d'être là. Je positive toujours.


J’ai tout fait pour que Matys est cette culture, sport plaisir... Mes des chats ne font pas des chiens, Matys pratique le Handball et veut en faire son métier et aime avant tout la compétition, le goût de l'effort, du dépassement de soi. Je le temporise par la réussite scolaire avant tout. Mais il aimerait briller comme ses parents. J'ai la chance d'avoir un métier où la pratique sportive fait partie intégrante du métier de militaire. Tout militaire a le devoir de se maintenir en condition pour partir en OP EX à n'importe quel moment de sa vie. Les valeurs : "un esprit sain dans un corps sain". Mes meilleures performances.... 2h56 au marathon, 37 mn sur un 10 km.... Mais là encore je ne suis pas une grande athlète car je ne regarde jamais les résultats à l'arrivée de mes courses.... Ce n'est pas l'essentiel pour moi. Je suis parmi les 10 meilleures féminines militaires en cross (1ère vétérane en 2010 et 2e vétérane en 2011 derrière OLIVIERAS Carmen sportive de haut niveau) et j'ai été cette année sélection en équipe de France de la Défense pour les championnat d'Europe à Warendorf (Allemagne) où nous avons terminé par équipe 2e et j'ai fait 10e. Je suis sportive confirmée de la défense. Toutes mes courses, où mes compétitions sportives sont des beaux souvenirs.

Mes objectifs pour 2011/2012, me faire encore plaisir, les 20 km de Paris, la saison de cross, un ou deux marathons (Paris, La Rochelle, Vannes ou Montpellier je vais voir)... Les gendarmes et les voleurs, des trails oui en perspective).

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Beaucoup de beau monde à Vannes en ce dimanche 16 octobre. En effet, depuis quelques mois le marathon était déjà complet. Plusieurs facteurs ont permis à l’organisation de faire complet sur toutes leurs courses. Tout d’abord une organisation sans faille, avec un beau village, une considération pour le coureur, des animations sur le parcours. Ensuite, un parcours exceptionnel entre course nature et course sur route à travers le centre ville de Vannes et le sentier de randonnée passant sur le Golfe du Morbihan. Enfin, l’arrêt du marathon de la Baule en 2010 a permis aux coureurs de la région grand ouest de se diriger vers le marathon de Vannes, seul marathon atypique du coin. Pour le 10 km : le rdv était pris à 09h30 pour le 10 km (nouveau parcours puisque nouvelle distance) qui partait du centre ville de Vannes pour l'arrivée au stade de Kercado. Bcp d'agitation dans le centre ville, énormément de coureurs, de public pour voir cette édition record. Pour le 10 km, cette nouvelle distance motivera les organisateurs pour qu'il soit qualificatif dans quelques années voir pour qu'il puisse faire venir un championnat (Bretagne ) .... A suivre donc !

Très vite c'est un acteur lorientais (Fabrice Evanno) accompagné de 2 jeunes coureurs de l'ASFAS (Orléans - Nicolas Dode & Julian Hervé) qui ont dynamité la course. Derrière, chez les femmes, Nathalie Vasseur semblait survoler l'épreuve chez les filles. C'est donc Nicolas Dode de l'Asfas qui remporte le 1er km des foulées en 32'27, suivi de Fabrice Evanno en 32'52, puis Julian Hervé en 33'30. Le marathon A 10h00 plus de 2200 coureurs sont partis pour les 2 boucles magiques du marathon de Vannes. Oui magique car on le répétera encore une fois, mais c'est un grand et beau marathon. Entre course sur route, et course nature, ce marathon est un mélange des genres, entre centre ville et golfe du Morbihan, port de plaisance, presqu'île ... C'est vraiment un parcours découverte, étonnant, rendu magique par l'animation sur des quartiers de Vannes ou du Golfe (Sarzeau, presqu'île de Conleau...) ... Les coureurs ont eu droit au vin blanc, cidre, crêpe, bière, huitre, andouille, rillette, et bien d'autres choses comme la musique bretonne jouée par différents groupes, étalés sur le parcours ... Personne ne pourra oublier ce marathon ... Côté favoris femme, Murielle Brionne gagne chez les femmes en 3h08 avec difficultés .. elle a souffert de ses jambes ... Derrière Gaelle Houitte termine aussi dans la souffrance en plus de 3h15. Par contre chez les hommes une belle bataille avec au départ un trio avec un jeune marathonien (son premier) Yves Thomas du nord Finistère, Olivier Le Guern de Trégueux, et Thierry Foulhoux de Pornic. Au final c’est Olivier Le Guern qui de loin revient sur Thierry Foulhoux dans les derniers km. Olivier termine avec un chrono très honorable de 2h34'05. Thierry Foulhoux snd en 2h35'26, Frederique de Coninck (Belge) en 2h40'39, Alexandre Nadeau 2h41'57, Laurent Blouet 2h43'29, Christophe Le Luherne 2h43'56. Toutes les photos sur YaNoo

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Stéphanie Dessartine, licenciée à EFSRA Reims, travaillant en tant que fonctionnaire au Ministère de la Défense. Stéphanie avait fait son premier 24H avec son mari à Séné en Mai 2011.

Depuis combien de temps tu cours ? J’ai couru mon premier 10 kms il y a 8 ans. Pourquoi tu t'es mis à l'ultra (24h00 par exemple) avec ton mari ? Après avoir couru plusieurs semi-marathon et deux marathons, j’ai décidé de me mettre à l’Utra-trail en suivant mon mari sur l’UTMB. Je fis donc mes premiers pas en trail aux Templiers et à la Sainté-Lyon en 2006. L’année suivante je faisais les 100 kms de Belvès et le raid du Golfe du Morbihan (178km) avant de m’envoler à Mayotte pendant 3 ans pour des raisons professionnelles. Mayotte se trouvant à proximité de la Réunion, nous décidons tout naturellement de participer chaque année au Grand Raid de la Réunion. En 2008 je fis le semi-raid (85 km) et les deux années suivantes le Grand raid (160 kms). Comment as-tu vécu ton premier 24 H ? bon souvenir ? De retour en Métropole, je décidais d’arrêter le trail (n’ayant plus de terrain de jeux pour m’entrainer ) pour faire exclusivement de la route. En avril 2011, je m’inscrits à mon premier 24 h à Séné. L’organisation, la famille, le speakeur, tous les encouragements et la performance (180 kms ) firent de cette course pour moi un souvenir inoubliable. As tu un entraineur ou tu échanges avec des coureurs ? Etant très attirée maintenant par ce format de course (24h), j’ai décidé pour pouvoir progresser de demander des conseils à Bruno Heubi qui a gentiment accepté de me coacher. Comment se passent tes entrainements et ton métier ? On s'organise comment ? Je m’entraine 5 fois par semaine. 3 fois en semaine entre midi et deux (essentiellement du fractionné) et deux fois le week-end (sorties longues) Objectifs 2011/2012 ? les 24 heures d’Aulnat en novembre. Pour 2012 rien n’est encore arrêté mais très certainement deux 24 h (printemps / automne) L’essentiel pour moi est de prendre du plaisir et de partager de bons moments en famille. D’ailleurs j’ai la chance de partager cette passion avec mon mari, mon frère (Tot pour les ADDM) ainsi que son épouse. De plus, j’essaie d’y associer le plus souvent mes deux enfants qui ont l’air de prendre beaucoup de plaisir à encourager leur maman.

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Portrait d’un couple de traileurs rennais Séverine Raison, 31 ans, pas de club, TEAM ENDURANCE SHOP RENNES - ATLAS. Agent Pôle Emploi à Rennes et David Raison, 34 ans, pas de club, TEAM ENDURANCE SHOP RENNES - ATLAS, POLICIER mariés, 2 enfants de 9 et 7 ans Depuis combien de temps courez vous ? Séverine depuis 2008, sérieusement depuis 1 an David depuis 2008 (après 14 années de cyclisme en compétition) Vous vous entrainez ensemble ? çà dépend, sur les sorties spécifiques souvent l'un prend le VTT pour accompagner l'autre, on se sent moins seul et la séance est plus agréable et moins difficile. David : souvent je m'entraîne le midi où tôt le matin et le soir j'accompagne Séverine également à VTT sur les sorties longues on essaye d'être ensemble. il arrive cependant que ce n'est pas toujours évident, car entre le travail, la maison et les enfants, le fait de partager la même passion demande beaucoup d' organisation . Sur les courses, chacun fait sa course ou ensemble ? David: sur certaines courses je cours avec de Séverine, je l'encourage, la conseille etc etc (en général un trail sur deux) sinon chacun fait çà course on essaye de s'engager sur les mêmes courses cela permet de "bloquer " certains week end et avoir aussi du temps libre pour ne pas "vivre" que course à pied . Si un ne court pas alors il fait l'assistance à l'autre, comme sur les Templiers par exemple : Séverine faisait le marathon des Causses donc David est allé sur les ravitaillements et différents points et le dimanche on a inversé les rôles quand David était sur la course des Templiers. Comment avez vous trouvé les Templiers ? l'ambiance, les coureurs, la course, l'organisation .... et votre course aux templiers ? en quelques lignes... Site plus chaleureux que l'année dernière, idem pour la dernière descente menant à l'arrivée : on pouvait voir les coureurs arriver un à un comme dans une descente de ski. Beaucoup plus sympa que le bitume de l'édition 2010. Et chapeau à l'organisation et aux bénévoles car accueillir 7000 coureurs en 3 jours c'est impressionnant ! On a pu constater qu'il y avait encore beaucoup de concurrents Bretons et du grand Ouest. Pas une seule course où on n’a pas aperçu un Gwenn AH DU; il y en avait même un qui flottait en permanence dans la dernière descente de l'arrivée.

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Séverine (290 ème du Marathon des Causses en 5h12) : j'ai fait la VO2 l'année dernière avec un goût de top peu donc cette année je suis passée sur le Marathon : très beau parcours avec de belles difficultés , des passages roulants, d'autres techniques, bref varié. Je regrette juste d'avoir été bloquée quasi 15' par les coureurs de la VO2 qui empruntaient la même fin de circuit. Belle participation féminine et j'ai trouvé beaucoup de solidarité entre les filles engagées. Très contente de ma course. David ( 84ème des Templiers en 8h40) : j'ai eu accès au sas numéro 2 de départ juste derrière les Elites (bonne initiative de l'organisation) ce qui m' a permis d'éviter les bouchons. Puis j'ai conservé une allure régulière sans m'affoler . J'ai ainsi pu remonter progressivement de la 230 ème place (premier pointage) jusqu'à l'arrivée. J'ai pris beaucoup de plaisir par rapport à l'année dernière. Certains l'ont trouvé roulant, je suis pas trop d'accord, certes il y avait des parties roulantes mais elles servaient de transitions entre les (grosses) difficultés dont la montée vers la ferme de Cade ainsi que la grotte du hibou où on finit avec les mains!!!!! Et il n'y a qu'à regarder les temps de premiers par rapport à l'an dernier. Nous en profitons pour remercier notre sponsor Jérôme d'Endurance Shop Rennes, également un grand merci à Thierry Dehais qui nous suit depuis le mois de septembre et nous a fait énormément progresser.

D'autres projets de course ? Certainement le Ménestrail.

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A-t-on besoin de présenter Benoit Nicolas ? Si on est hors Bretagne ou hors cross, peut être, mais cet homme est un monument du cross et de l’athlé breton … un sacré athlète … avec qui nous allons faire un portrait un peu décalé, à la Benoit ! Quelle est ta profession et ton club ? enseignant de ps ( play station), non en fait d’eps, depuis 2001, au lycée Jules Lesven à Brest, club stade brestois athlé, toc cesson duathlon ( mais ils stoppent le duathlon, je serai ailleurs en 2012), et team Trecobat en vélo sur Brest. Depuis quand cours tu ? j 'ai commencé à courir je devais avoir 1an et demi, juste après avoir marché, j'allais du salon à la cuisine au début, ensuite on m a mis dehors comme les piles duracell, j ai commencé ensuite Tu t'es mis sur duathlon, pourquoi ce choix ? c'etait juste parce que je ne courrai plus, en avril 2009, on apen ugsel collège Foucauld Brest a 11 ans, et direct au stade prend la maladie de notre maman.. j'ai tout stoppé, j ai perdu brestois a 12 ans le gout de tout en quelques mois... je courrai très peu, j ai essayé de trouver du jeu, juste pour le fun, sur des triathlons ( larmor , quiberon,) ça a repris un peu, ensuite pascal Redou Enorme palmarès sur la piste, ça ne te manque pas de faire m a dit de faire un essai sur Duathlon c était en septembre des tours de piste pour la compèt ? 2009, sur l open de Nancy, je me classe 5eme, j ai pris une liénorme, un bon français sans plus on va dire... si ça manque forcement, mais c 'est un milieu très dur, au plus dur, et de ga- cence a Cesson mais j étais sûr de rien, bon, ensuite comme je voulais pas faire de Duathlon finalement je me suis remis a lère pour trouver des courses... et puis j 'ai tourné dessus decourir plus pour me trouver une excuse.. et la suite c 'est Châpuis tout petit, mais j'ai pas encore couru de 5000m sérieuseteauroux en 2010 1 er grand prix Duathlon, j avais encore les ment, faudra voir, car j'ai ça en tête… cannes pour courir vite et je fais 2eme, et me voila pris aux Europe... donc j ai continué, ça aurait pu ne pas marcher ce Pour toi, une saison sportive sans faire de cross, pas possible ? jour la, juste ce jour la et j aurai pris une licence de foot ou des en Bretagne c'est comme ça, le cross c'est la Mecque, la ferveur santiags pour faire des reprises de metallica populaire des championnats et de voir les gens hurler ça c 'est qu'est ce qui est intéressant dans ce sport ? qu'est ce qui pas possible de rater ça, et puis j'aime bien l odeur de la terre, la fight dans les virages dans les bosses; la guéguerre à dix bal- t'anime de nouveau ? je revois un début de carrière presque à 34 ans, je suis parti de les, c'est génial ! zéro a vélo, j ai progressé en 2ans mais j ai encore une marge, donc en aventurier je continue, et puis ca m amuse, il n y a plus la pression du chrono, tu peux être moins bien et revenir Qu'est ce qui t'anime dans ce sport ? dépassement de soi, à vélo, tu peux revenir à pied, tu assistes à des remontées, des souffrance, compèt ... ??? craquages de gars qui dansent le sirtaki après le vélo, et puis il j'aime bien l entrainement, les calculs, les records, les challeny a la perspective de l équipe de France, faire des championges, les déplacements, les rencontres, et le dépassement, ou nats d Europe et du monde c'est quelque chose. la j ai un obplutôt ce moment où t es sur la brèche, où tu vas loin dans la jectif en tête: faire mieux que ma 4 eme place aux mondiaux souffrance ( enfin bon, des fois ça me gonfle aussi), ou tu sors de cette année, donc c 'est pas pour faire moins bien que je complètement de l ordinaire, t es ailleurs, tu planes, ouais ça vais m entrainer 20 / 25H la semaine me botte bien ça pourquoi tu ne t'es pas mis au semi marathon ou sur la route ? semi marathon, personne m a pris par la main, et la route, idem, une fois que j étais sur duathlon c 'etait impossible de faire des saisons de route, mais en même temps 3 courses sur route dans l'année ça me suffit, 4 cross et 6duathlons, voila c 'est parfait, au moins c'est varié une philosophie de vie, phrase à faire partager ? finalement tout ça , ça sert à rien, on disparait dans 30 ou50 ans... Merci Benoit


L’Anglais Alfred Shrubb donne des conseils dans un magazine de 1909

Début du 20e siècle, les courses de marathon deviennent à la mode. L’Anglais Alfred Shrubb, vainqueur du cross des nations en 1903 et 1904, recordman du monde de l’heure amateur (18,742 km) et détenteur d’une bonne vingtaine d’autres records en demi-fond, donne des conseils sur l’entraînement marathon dans La Vie au Grand Air en 1909. « C’est après les J.O d’Athènes en 1896, que les courses dites de marathon sont devenues classiques, on ne supposait pas alors qu’elles remporteraient le succès qu’elles recueillent partout aujourd’hui. Maintenant passé professionnel, j’ai abordé le grand fond et suivant mon expérience qui me permit d’arriver toujours fin prêt au poteau de départ, j’ai établi une méthode d’entraînement pour les courses longues distances telles que le marathon. Le principal est de commencer par la marche. J’accomplis trois ou quatre fois par semaine une promenade de 25 km à une allure d’environ 7 km/h. Les autres jours 13 km suffisent, mais alors à une moyenne horaire de 8 km, sauf un jour où je couvre 35 km en courant à allure très régulière. Je pratique cet entraînement pendant un mois ou six semaines, puis je me livre à un travail plus rigoureux. Je fais alors à la course 30 et même 40 km deux fois dans la semaine ou trois fois en quinze jours. Je préfère la route à la piste, parce que celle-là affermit davantage les muscles que celle-ci. Je complète par de la marche de 30 à 40 km deux fois par semaine et 20 à 25 km les autres jours. Et pendant ce temps d’entraînement, je bannis de mon travail toute tentative de sprint. C’est la distance et non point l’allure qui vous tue dans une course de marathon. Il faut donc, avant tout, vous efforcer de pouvoir la couvrir sans crainte. Le reste sera facile à acquérir. Le jour de la course, si vous avez 42 km dans les jambes, vous pouvez indéfiniment régler votre allure aussi bien que vous l’entendrez. Il ne faut pas lever les pieds trop haut, sans quoi la fatigue arrive promptement. Vous devez éviter de cogner vos muscles, ce qui arrive lorsque vos jambes frappent la terre en venant de haut. Laissez pendre vos bras et penchez- vous en avant afin de vous aidez en portant le poids devant vous. Faites votre parcours en vous imaginant sans cesse que vous dormez et que vous rêvez que vous courez, cela servira à vous faire croire que vous donnez moins d’effort et que vous ressentez moins de fatigue.

Article by Cartier, Thierry Lefeuvre Page 14

Ne vous tourmentez pas outre mesure de votre position dans la course, et surtout n’écoutez pas les spectateurs, le public s’imagine en savoir toujours plus long que vous, n’écoutez pas ses conseils, ne vous occupez que de vous. Si vous avez besoin de renseignements sur l’allure à laquelle vous courez, postez quelques amis sur votre chemin, ils vous diront votre vitesse et cela suffit. Il est préférable que ce soit votre instinct plus que le chronomètre qui vous guide. Plus votre allure sera mécanique, plus vous aurez de chances de triompher. Il faut absolument libérer vos jambes de toute influence de la part de votre cerveau. Il ne fait de doute pour personne que les courses longues distances, comme les marathons sur route surtout, sont passionnantes, et si vous vous sentez la force de suivre à la lettre tous les enseignements que je viens de vous confier et que ma longue carrière me permet de vous donner, si vous êtes physiquement construit pour de semblables efforts, il est incontestable que vous serez forcé de triompher dans de semblables épreuves. » Photo: Alfred Shrubb


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St Pol Morlaix Plus de 8000 coureurs reçus dans le Nord Finistère à l’occasion de la célèbre édition du St Pol Morlaix et Taulé Morlaix (semi marathon et 10 km). L’organisation qui a déjà reçu plusieurs fois les championnats de France ne fait pas semblant quand elle reçoit les coureurs. Comme toute grande organisation Bretonne, tout est fait pour que le coureur s’y sente bien. YaNoo le répétera toujours mais on a besoin de nos petites courses, mais aussi des grandes classiques, là où tous les clubs du grand ouest se donnent rdv.. Et là c’était flagrant. Combien de Nantais, des coureurs de la Basse Normandie sont venus ? Un paquet, surtout quand on voit également tous les coureurs bretons … On se demande si tous les clubs FFA et autres n’étaient pas représentés sur la ligne de départ de ces 2 courses ! A noter une baisse très surprenante des élites, sûrement dû à une concurrence liée à Marseille Cassis. Cette concurrence ne fait pas baisser le nombre de participants sur les 2 courses, mais fait baisser les participants élites. Ce qui a entrainé une course sur le semi marathon avec seulement 5 élites hommes et 2 élites femmes. Le St Pol Morlaix va pour l’an prochain changer sa date pour éviter d’être en concurrence avec d’autres grandes classiques françaises. Il se peut que l’an prochain, le St Pol Morlaix soit en concurrence avec le Marathon de Rennes ou de la Rochelle (qui souhaite aussi bouger de date). A suivre …. Toutes les photos et reportages sur YaNoo


Les Templiers : le week end a été un succès comme tous les ans aux Templiers. Et cette année encore plus puisque personne ne l’avait annoncé, mais l’Ecossais Andy Symonds a mis tout le monde d’accord et en particulier Thierry Breuil et Thomas Lorblanchet qui n’ont pas voulu se battre la snde place. Ils termineront donc ensemble main dans la main. Ils s’expliqueront tous les deux au micro en certifiant que si la gagne avait été au bout, le match aurait été lancé, mais ils en ont tellement bavé sur cette édition, surtout passé par le petit jeune qu’ils ont préféré rester ensemble jusqu’à l’arrivée. En tout cas Andy est maintenant à suivre car il habite désormais en France. On risque de le voir sur d’autres grandes épreuves. La relève est donc assurée. Chez les filles, pas de concurrence pour Maud Gobert qui a fait son match toute seule du début à la fin. Très belle performance.! Toutes les photos et reportages sur YaNoo en page news


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