Issuu on Google+


Url

CV Port-folio RĂŠalisations ComplĂŠments Articles

christopherbarri.wordpress.com


Christopher BARRI 13 bis rue d’Alsace 77420 Champs-sur-Marne Né le 09/10/1989, à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) barri.chr@gmail.com 06 87 90 59 36 Permis B + véhicule 24 ans

étudiant en Architecture - Master 1 Habitats et énergies école Nationale supérieure d’Architecture de la Ville et du Territoire, à Marne-la-Vallée

Formations

2013 - 2014

2009 - 2013

Master 1 - Habitats et énergies - EnsaVT, Marne-la-Vallée - 77 Typologie et leur relation à l’environnement naturel Matérialité et adaptations générales de production et de maintenance

Licence en Architecture - EnsaVT, Marne-la-Vallée, 77 Exercice de projet : habitations au singulier et au pluriel Initiation à la structure, structure composée Analyse urbaine et du territoire

2008 - 2009 Brevet Technicien Supérieur en Bâtiment - Lycée P. Mendès France, 35 Animation de contrôle, et des fonctions de conception Gestion administrative, conduite de travaux et encadrements de chantier études techniques et production sur chantier du bâtiment

Expériences

2008 - 2009

Baccalauréat S.T.I., Génie civil - Lycée P. Mendès France, 35 ou équivalant Baccalauréat S.T.I. Développement Durable (depuis 2011) Options : Génie énergétique et Génie Bois et Matériaux

Nov. à Fév. 2012

GDLC, Architectes - Paris

Mai à Juin 2009

BET & Ingénierie du Bâtiment, Y. Motreff - Plouër-sur-Rance

Sept. à Oct. 2008

Forclum : Eiffage construction - Rennes, Stage, suivi de Chef de chantier, Chef d’équipe

Juillet à Août 2008

Mageco S.A., hypermarché - Nouméa

Juillet à Août 2007 Juin 2006

Compétences

Stagiaire-assistant auprès de l’agence Gorgio Ducci, architecte. Ecomouv’ - Metz : Centre d’appel et de traitement des anomalies DEVE - Ville de Paris : Jardins de la Porte de Vanves Stage en tant que Dessinateur-projeteur en bâtiment

Employé polyvalent (Chargé de mise en rayon, Magasinier)

Forage Service, entreprise en bâtiment - Nouméa

Scieur, Foreur de béton armé

Réseau Pro, Bois & Matériaux - Saint-Malo

Stage, suivi de conseiller personnalisé et cuisiniste

5/5 - Autocad 2014 3/5 - Anglais 3/5 - Revit Architecture 2013 4/5 - Sketchup 2013 + V-ray 4/5 - Photoshop CS6 5/5 - Dessins 4/5 - Indesign CS6 3/5 - Archiwizard V2.8.1 2/5 - ArchiCad 16 5/5 - Maquettes 4/5- Rhino 5.0 + V-ray


Sommaire Travaux théoriques et Concours

2012 2013 2013 2013

Velux, International Velux Award - Shady Shelter Falper, Cristalplant Design Contest - Prototypage de salle de bain Fondation J. Rougerie, Innovation et Architecture pour la Mer - Archi’made - Cannes Fly, Concours design Fly - S’table

6

Architecture

12

Structure

16

Infrastructure

20

Urbanisme

22

Productions écrites

24

Productions manuelles

28

Voyages et matières

30

2010 2011 2012 2014

2014 2011 2012 2009

2012

2010 2011 2012

2011 2012 2013 2014

2013 2013

Maison individuelle A - Champs-sur-Marne, 77 20 Maisons individuelles - Trilport 77 Musée d’Art Contemporain - 8ème arr., Paris 210 Logements + Tertiaire - Champs-sur-Marne, 77

Détails d’enveloppe de bâtiment Structure isostatique animalière - Giraffa Carmelopardalis Franchissement - Pont en spaghetti évenement éco-moyen à l’ENSAVT - Abri Structurel Nomade

Passerelle haubanée - Naufrage

Quartier d’Austerlitz - Des infrastructures génératrices d’espaces écoquartier : 120 Logements objectif HQE - Trilport, 77 13ème Biennale d’Architecture de Venise - Grands et Ensembles, Atelier Yves Lion

Zollverein, School of Design par SANAA : Didactique des espaces Impact de l’identité océanienne à Nouméa : Coéxistence de deux villes antagonistes Tjibaou - Prélude d’une révolution culturelle Dictionnaire Résonné de l’Architecture

Dessins Maquettes


6 Travaux théoriques et Concours

Archi’made - Cannes

éco-village, centre de recherche et institut de la mer Dans l’optique d’une démarche écologique globale, la vie sur la Mer ne peut se concevoir que si elle est reliée , en réseaux direct avec le continent. Dans un monde de plus en plus connecté, l’autarcie d’entités individuelles n’est pas viable face à des individualités en réseau. La Méditerranée se trouve être ainsi un lieu propice au développement de nouveaux modes d’habiter, au carrefour des civilisations, dans une culture marquée par la vie à l’extérieur et tournée autour de la Mer. Le projet met en place une multiplicité de type de production naturelle, de systèmes énergétiques et de transports propres qui s’exprime distinctement pour participer à la pédagogie globale du projet. Chaques systèmes est exprimé, présenté, expliqué pour former l’habitant ou le simple visiteur à une vision durable de l’habitat de demain. Tout en favorisant la préservation et la création d’un microcosme favorable à la biodiversité, l’architecture est liée directement à la mer par des transparences visuelle et un échange énergétique permanent. Il s’agit alors de requestionner l’habitat sur la mer non plus comme une simple transcription de l’habitat terrestre, mais comme un type particuliers posant des questions spécifiques d’usage.

Organisateur : Fondation Jacques Rougerie : Innovation et Architecture pour la Mer, 2013 PROGRAMME : Station autonome de recherche + 80 logements + Bassins d’aquaculture surfacEs : 52 000 m² SHON + 32 000 m² bassins (pédagogique et élevage) équipe : Christopher Barri, Sylvain Van Rechem (étudiants ENSAVT) et Evan Collet (infographiste HEAJ)


Travaux thĂŠoriques et Concours

7


8 Travaux théoriques et Concours

Shady Shelter

An oscillator of perceptions reflects your everyday life L’objectif de ce projet a été la création d’une lumière modulable générant plusieurs atmosphères selon le type d’ouvertures et leur taille. Nous avons décidé de faire varier ces apports à l’aide de deux panneaux perforés coulissants, qui, grâce à la variété de leurs perforations, permettent de passer d’une paroi quasi-opaque à une paroi intensément lumineuse. La translation permet à la lumière de s’adapter aux activités, au cycle du soleil, et l’on peut ainsi diversifier les possibilités d’exploitation. Cela crée une grande richesse d’atmosphères avec peu de moyens. Les préférences des usagers fait varier la façade, et permet la contemplation du caractère évolutif du bâtiment. Le concept est adaptable à plusieurs échelles et pour différents usages : un rideau de salon, un plafond de musée, une paroi intérieur en second jour (salle de bain, chambre, salon), une paroi filtrante extérieure. La dimension variable des modules carrés crée des sensations différentes. L’ombre et la lumière rendent compte des variations - directes et réfléchie, filtrée ou non – à travers les parois et les atmosphères créées. L’appréhension de l’espace s’apparente à un laboratoire de perceptions.

Organisateur : Velux, International Velux Award PROGRAMME : Ombrière modulaire expérimentale surfacE : 110 m² équipe : Christopher Barri, Mathilde Rocher et Sylvain Van Rechem (étudiants ENSAVT)


Travaux thĂŠoriques et Concours

9


10 Travaux théoriques et Concours

Prototypage de salle de bain Cristalplant® Baignoire, parois de douche, vasques et plafond lumineux Concours promotionnel proposé par Cristalplant et Agape, société celèbre de designers italiens. L’objectif consiste en la réalisation d’une salle de bain complète. Le matériau étant imposé : Cristalplant, composite de moyenne densité (hydrate d’aluminium et résine polyester acrylique). En reprenant les propriétés de ce matériau, nous avons réalisé dans un même ruban, l’ensemble des vasques et mobiliers composant une salle de bain. Parfois perforés pour l’obtention de lumière elle se transforme en rangement puis en baignoire. Ce concours permet également de trouver une utilité domestique au procédé développé dans le concours de Velux (Shady Shelter). La superposition de 2 panneaux en moucharrabieh permet de voir sans être vu, laissant aussi la possibilité à l’occupant de la douche de partager avec son contexte.

Organisateur : Falper, Cristalplant® Design Contest PROGRAMME : Salle de Bain d’intérieur surfacE : 12 m² équipe : Christopher Barri et Sylvain Van Rechem (étudiants ENSAVT)


Travaux théoriques et Concours

s’table

Table-basse avec plateau personnalisable Partant du principe où la table-basse est un objet indispensable à un salon et demande à muter en permanence (de manière générale, la nappe d’une table basse est changer à chaque nouveau visiteur. Pourrait-on changer l’apparence de notre table sans pour autant changer de table ? La S’table s’appuie sur deux rubans de résine issus de production biologique, perforés pour l’emplacement de 4 bouteilles en dessous du plateau principal. Les 2 plans (inférieurs et supérieurs) sont conçus selon les formats de plans de tables standardisés accessible dans les magasins d’outillages ou spécialisés. Les solutions ci-jointe ne sont que des propositions (hêtre-carrelage ; bambou-hêtre). Pouvant être facilement usiné, le plateau centrale permet former un vasque polyvalent ou un support pour serviette ou autre.

Organisateur : Fly, Concours Fly Design 2013 PROGRAMME : Déplacez, combinez, rapprochez dimensions : 165 x 90 x ht. : 0.468 cm (bois divers, résine + hydrate d’aluminium)

11


12

Maison individuelle a - Champs-sur-Marne Résilience végétale en bord de Marne A l’extrémité d’une impasse, ce terrain en bordure de la Marne est la dernière limite avant d’entrer dans le jardin botannique de Noisiel. La maison forme un raccord entre les trois points forts du site : la Marne et la masse boisée formant l’amorce du parc de Noisiel. Ils constituent, ensemble, une ambiance sonore naturelle pérenne, partagée entre l’écoulement de l’eau et le passage de la flore d’arbre en arbre. La maison se devait de partager avec son contexte : la nature. Ainsi chaque pièce est orientée vers la nature. Une large ouverture au sud permet au séjour d’emmagasiner de l’énergie solaire pour subvenir à l’ensemble de la maison. Ce T5 s’articule autour des pièces d’eau (cuisine, salle de bain et WC). Les parois sont formés de panneaux de 60cm dans lesquels viennent s’y greffer les ouvertures toute hauteur. Quant à la toiture du séjour, de plus longue portée, la structure est constituée de profilés d’acier apparents. Les 2000 m² de jardins restant sont aménagés de tel sorte à former une continuité verte entre le parc de Noisiel et les îles préservées de la Marne. Pouvant permettre le libre déplacement de la faune d’un secteur à un autre, et cela en ayant une vue des habitants de la maison au travers de leurs fenêtres.

JURY : Luc Baboulet, architecte et Yves Roubi, architecteingénieur PROGRAMME : Logement T5 + aménagements extérieurs surfacEs : 136 m² SHON + 2 000 m² terrains

Architecture


Architecture

20 maisons individuelles - Trilport Une nature captée vive par une maison qui l’entoure Inscrit dans le programme d’un éco-quartier à l’entrée de la ville de Trilport. Le lotissement s’adosse à une nouvelle voie périphérique très passante. L’idée était de mettre en valeur la nature afin de rendre responsable une communauté d’habitants. L’architecture et l’aménagement d’une venelle centrale, dépourvu de véhicule, renforce le rapport environnement/individu. La question du traitement des eaux usées et le choix des matériaux de construction sont pris en compte. Chaque habitant dispose d’un terrain favorable à la culture/agriculture, leur permettant de partager outils ou savoir-faire avec le voisinage, tel un éco-village. Ce collectif résidentiel en quinconce permet d’offrir une vue panoramique, à tous les habitants et anciens pavillons précédement bâtis. La maison se décompose en élément de terre crue comme des soubassements en brique, des murs en pisés.

JURY : Jean M. Morer, maire de Trilport ; Luc Baboulet, architecte ; Anne-Sylvie Bruel , architecte-paysagiste et Paul Landauer, architecte. PROGRAMME : 20 logements T4 + aménagements extérieurs + 20 places de parking + voiries surfacEs : 20 x 160 m² + 2 000 m² terrains équipe : Christopher Barri, Morgane Courvoisier, Florence Grillet et Sylvain Van Rechem (étudiants ENSAVT)

13


14

Architecture

Musée d’Art contemporain - Paris Musée monographique dédié à Daniel Dezeuze Situé dans le 10e arrondissement, entre les rails de la Gare du Nord et ceux de la Gare Saint-Lazare, le Musée Daniel Dezeuze se doit d’être à l’image de l’artiste représenté : «être en contradiction avec les surfaces classiques d’expositions.» Les salles d’expositions sont de vastes plans libres où l’on peut décider librement de l’emplacement des cloisons. Le plafond alvéolaire devient polyvalent : il permet de suspendre les séparations, de rompre la lumière directe du soleil en toute saison et permet de reflecteur une fois la nuit tombée. Le visiteur découvre seulement en fin de parcours que le musée surplombe les rails. Le quadrillage se décompose à chaque extremité du bâtiment, idée forte menée par l’artiste, tenant à ce que chacunes de ses oeuvres soient inachevées.

1

5m

10 m

JURY : éric Lapierre ; Jérome Villemard ; Odile Seyler ; Adelfo Scaranello, architectes-enseignants ; Jean-Pierre Salgas, critique d’art-enseignants PROGRAMME : Salles d’exposition + Cafétaria + locaux techniques + aménagements extérieurs surfacEs : 2 150 m² SHON + 4 900 m² terrain


Architecture

210 logements + Tertiaire - Champs-sur-Marne BootCamp’Us

*Le Boot (ou Bootstrap) : Amorçage, est la procédure de démarrage d’un ordinateur, comportant le chargement d’un programme initial. BootCamp’us s’inscrit dans l’amorçage d’une nouvelle ère de la technologie : unifiant, dans un même édifice, l’ambiance étudiante de la Cité Descartes avec de jeunes entrepreneurs. La Fablab (Fabrication Laboratory) concilie ces deux entités par le partage des connaissances et du savoir, au travers la location d’outils, numériques ou physiques. Par superposition, le bâtiment rallie en son Rez-de-chaussée, la Fablab et une cafétéria commune ; et successivement, au étage, bureaux puis logements. Dans une logique d’évolution de l’enseignement, les niveaux sont conçues de telle sorte à recevoir soit des bureaux soit des logements dans une même trame structurelle. Intrinsèquement, les typologies sont ajustées afin de pouvoir s’ouvrir aux autres collocations par binômes, et ainsi de renvoyé l’étudiant à ce microcosme articulé autour de la notionde partage.

JURY : Bruno Rousseau, directeur des résidences sociales de France (3F, bailleur social) ; Alain Derey, directeur de l’ENSAVT-MLV ; Patrick Rubin ; Gaëtan Engasser ; Pascal Chombard de Lauwe ; Isabelle Biro, architectes PROGRAMME : 210 logements + tertiaire + cafétaria + Fablab + aménagements extérieurs surfacEs : 16 500 m² SHON + 11 500 m² terrain équipe : Christopher Barri et Rémi Preud’Homme (étudiants ENSAVT-MLV)

15


16 Structure & contruction

IMMeuble de bureaux, Champs-sur-Marne Coupes enveloppe et élévations

L’idée est de valoriser le rapport entre l’homme et la nature, pour créer une intimité entre l’individu et l’architecture naturelle. Chaque espace, ch aque pièce du projet sont orientés vers la nature. Pour que les habitants ressentent chez-eux, une vraie nature, C’est-à-dire, celle de l’oiseau, l’insecte, de vraies plantes qui poussent et meurent. Une nature captée, vive, par une maison qui l’entoure. Comment créer un rapport entre le jardin et la maison ? Dans ce regroupement de maisons individuelles, les déplacements s’y font à pied et les voies circulables sont maintenues à distance. Du coté de la rue, les limites sont radicales, l’intérieur semble profond et est protégé par une ceinture de mur épais, seul des volumes semblent se projeter de la frondaison des arbres comme pour éviter le contact avec l’extérieur public. Alors que l’envers propose un milieu paisible, public mais protégé par une barrière d’habitations.

Cadence orientée vers la fôret domaniale

Maisons B - Trilport Coupe transversale - fenêtre

Musée d’art contemporain - Paris Détails toiture - éclairage et structure hybride acier-bois

2.

Aspect lamellé du mur de terre

1.

1. Poutres principales en treillis - 20x40ht. 2. Plancher sur plots 3. Panneau sandwich isolant en bre de bois rigide 4. Mur en terre banché -Pisé 5. Soubassement en brique

3. 4.

6. Chape ottante - B.A. 6. 5.

7. Semelle lante - B.A.

7.

1

5m

10 m


Structure & construction

Giraffa carmelopardalis Structure hyperstatique légère

Le travail consistait à réaliser une structure, optimisée en termes de poids et de matière, pouvant supporter une charge la plus distante possible de la base d’ancrage de la structure. En s’inspirant d’un buste de girafe, nous avons établi le système structurel suivant : L’ensemble repose sur quatre pieds, deux avants en appuis simple, formant un arc (afin de gagner en stabilité) et celles de l’arrière (en nylon) qui agissent en tant que tirant. Le corps résulte de la continuïté formée par des vertèbres en forme de V. Les trois vertèbres sont identiques, elles sont rotulées entre elles. Composées d’éléments en sous-face plus rigide contreventés par des éléments fins (piques à brochette triangulées) La tête, devant soutenir une charge pouvant aller jusqu’au poids d’une boule de pétanque, soit environ 750g, à 2 m de haut.

Jury : Clothilde Robin et Audrey Zonco, ingénieurs ENPC PROGRAMME : Former une structure isostatique abordant un thème animalier Matériaux : Fil de nylon ; Bois (diam. 2 x 100 mm) ; Colle thermoplastique charges : 800g max équipe : Christopher Barri, Sylvain Van Rechem, Rémi Preud’Homme (étudiants ENSAVT) et Pierre André (étudiant ENSAVT et ENPC)

17


18 Structure & construction

Pont en spaghetti

Franchissement économique comestible Le fonctionnement du pont s’apparente à celui d’un pont en arc (éléments en tractioncompression). La courbure en demi-cercle est décomposé en 15 éléments rigides reliés entre eux par des articulations. Des câbles viennent régler la distance entre ces éléments et bloquent ainsi les articulations. La charge est maintenue au centre du cercle par un réseau de câble formant des rayons et permettant ainsi sa répartition uniforme sur l’arc. Chaque module est l’assemblage de quatre tétraèdres rigidifié en leur centre. Augmentant ainsi l’inertie de l’élément. Les matériaux choisit devait être de petite taille pour s’apparenter au mieux a la réalité. Le choix c’est donc portée sur les spaghettis matériaux de petite taille et facile a mettre en œuvre. Jury : Clothilde Robin et Audrey Zonco, ingénieurs ENPC PROGRAMME : Former une structure isostatique abordant un thème animalier Matériaux : Fil de nylon ; Spaghetti (200gr. ; n°5) ; Colle thermoplastique charges : 800g max équipe : Christopher Barri, Sylvain Van Rechem, Rémi Preud’Homme (étudiants ENSAVT) et Pierre André (étudiant ENSAVT et ENPC)

Mât polyèdrique

Dodécaèdre suspendu à 120 cm L’enjeu premier était de maintenir la structure stabilisé sur un point d’appuis au sol. Le second de réaliser un dodécaèdre (32 faces/60sommets) suspendu par un bras mince, à la manière d’un globe terrestre pour les démonstration de géographie. Construite en deux exemplaires : l’un représentant les faces et l’autres les arrètes. Et ce tout en gardant la même géométrie.

Jury : Jean-François Blassel, architecte-ingénieur-directeur RFR Group et Yves Roubi, architecte-ingénieur PROGRAMME : Mâts polyèdriques Matériaux : Bambou, colle thermoplastique et carton Dimensions : 80cm diam. x 200cm ht. équipe : Christopher Barri et Lénaïk Née (étudiants ENSAVT)


Structure & construction

Abri structurel nomade évenement éco-Moyen, à l’EnsaVT-MLV évenement annuelle à l’école d’architecture de Marne-la-Vallée, éco-Moyen permet l’emmergence d’un premier travail en groupe au sein de l’école pour lors de la premiere année. Un défilé de structure basé sur l’économie de moyen et la performance structurelle. L’unique porteur, placé au centre de gravité, est enveloppé dans un maillage de fil d’acier tendu à la manière d’une roue de vélo. Conçu pour épouser sur mesure le corps du porteur, il n’est pas en contact avec le reste de la structure tout en gardant les mains libres.

JURY : Stéphane Massy, ingénieur ; Jean-François Blassel, architecte-ingénieur-directeur RFR Group PROGRAMME : Abri nomade portée Dimensions : L. 7m x l. 1.5m ; Poids : 8.5kg Matériaux : Bois (200x5x1cm) ; étoffe synthétique ; aluminium ; câbles acier équipe : Christopher Barri, Emma Rigoulot, Julie LesieurGuyot et Sylvain Van Rechem (étudiants EAVT)

19


20

Infrastructure

Passerelle - Naufrage Fluctuat nec mergitur

Il est battu par les flots mais ne sombre pas. Naufrage est une passerelle haubannée par câbles à usage piéton, construite à échelle 1:10, qui permet également la circulation fluviale. Tout l’accent est porté sur l’ambiguïté entre le caractère massif des pylônes, et le risque illusoire qu’ils basculent. Un Un pan semble se relever vers le pont, alors que l’autre tombe du côté opposé, donnant l’impression d’une stabilité incertaine, estompée par l’envergure des pylônes. De plus, cette disposition des pylônes crée un effet vertigineux, tout en conservant un caractère épuré qui permet une vue panoramique du paysage. La passerelle doit supporter une mise en charge statique de 10 kg. - Bois pour les pylônes et PVC pour le tablier . - Reliant deux points d’une distance de 4,20m . - Tangente de départ de 90° . - Tablier de 0,44m de largeur à 0,75m du sol . - Trois points d’appuis de 2m au maximum .

JURY : Romain Mege, ingénieur-enseignant et Marc Mimram, architecte-ingénieur-enseignant à l’école Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC) PROGRAMME : Passerelle haubannée, 40 m de portée Matériaux : Bois (200x5x1cm) ; acier ; aluminium ; câbles acier ; plexiglass équipe : Christopher Barri (étudiants ENSAVT), Adrien Boyer, Simon Durand et Vincent de Paulou Massat (étudiants ENPC)


urbanisme

Quartier d’austerlitz

Des infrastructures génératrices d’espaces Le site est le seul, dans la Capitale, à bénéficier d’un réseau ferré aussi complet, en rassemblant la gare d’Austerlitz et la gare de Lyon, toute deux reliées par le métro et plusieurs ponts et passerelle. La seine est aussi le vecteur de plusieurs de plusieurs monuments sur ces berges et ce quartier vient finir cette promenade fluviale. Située entre le quai d’Austerlitz et le boulevard de l’Hôpital, la halle de la gare occupe la majorité de la parcelle. Témoignage d’une aire industrielle révolue, elle manifeste avant tout la volonté d’optimiser la parcelle disponible en différents secteurs tels que l’accueil des trains, des passagers, des entrepôts... Cependant, à travers cette halle d’aspect massive et infranchissable, se tracent des volumes destinés aux traversées de la gare, ainsi que des différences de hauteurs destinée à améliorer le confort visuel une fois entré. De plus, la gare est transpercée de part et d’autre, par le métro aérien qui lui offre ainsi la possibilité de rayonner dans tout Paris et non pas uniquement vers la province.

JURY : Julien Martin, Laurence Madrelle et Guillaume Grall, graphistes ; Luc Guinguet, architecte-enseignant PROGRAMME : Analyse détaillée, 13ème arr. de Paris équipe : Christopher Barri, Rémi Preud’Homme et Sylvain Van Rechem (étudiants EAVT)

21


22 Urbanisme

éco-quartier - Trilport

Planning et restructuration de l’entrée de ville à proximité de Meaux, en Seine-et-Marne, la commune de Trilport entreprend la construction d’un éco-quartier. Les enjeux sont de prendre en considération les nuisances sonores dûent aux passages des véhicules et de former une limite bâti qui requalifirait l’entrée de ville : obtenir l’allure d’une ville habitée et non industrialisée. Une nouvelle voie permet aux locaux de contourner le centre-ville tout en leur facilitant l’accès à leur domicile. L’accès au véhicule au coeur des îlots d’habitations est minimisé. Autour de laquelle s’articulte 120 nouveaux logements, répondant en tout point au enjeux écologique : traitement des eaux et des déchets, constructions à partir de matériaux locaux et durable ainsi qu’une continuïté végétale pour pallier aux besoins de la biodiversité.

JURY : Jean M. Morer, maire de Trilport ; Luc Baboulet, architecte ; Anne-Sylvie Bruel , architecte-paysagiste et Paul Landauer, architecte. PROGRAMME : Définir un master-plan d’un futur écoquartier à Trilport surfacEs : 25 000 m² terrain équipe : équipe : Christopher Barri, Morgane Courvoisier, Florence Grillet et Sylvain Van Rechem (étudiants ENSAVT)


urbanisme

biennale de venise : GRANDS & ENSEMBLES Requalification urbaine pour le Grand Paris : Atelier Yves Lion Quelles relations complexes entretiennent un bâtiment et le territoire auquel il appartient ? En arpantant le terrain, décryptant les traces antérieurs aux années 60, revisiter, sans diaboliser, les architectures du gigantisme, en s’interrogeant sur la permanence des paysages, sur les frontières indicibles ... pour enfin analyser comment un programme culturel peut s’installer dans de tels lieux, s’ouvrir sur la ville, s’insinuer plutôt qu’être cantonné à un immeuble. Le parcours des Ateliers Lion en collaboration avec l’école d’architecture de Marne-la-Vallée à néccessité la réalisation d’une maquette de 90m², temporairement exposée à la 13ème biennale de Venise. Composée de 84 modules de 1m², représentant une partie du territoire de la Dorsale Est (Travaux du Grand Paris), soit 80 km² ou 400 000 habitants.

Exposition : 13ème Biennale de Venise, sous la direction de David Chipperfield. Pavillon Français tenu par Yves Lion. PROGRAMME : Projet (p.13) et Maquettes de l’exposition équipe : Collaboration entre l’Atelier Lion et 136 élèves de l’ENSAVT volontaires/participants

23


24

productions écrites

Zollverein, sCHULE AUF DESIGN - SANAA Extrait

Simplicité ou Banalité ? Le choix de la simplicité chez SANAA permet d’appréhender l’espace immédiatement pour ce qu’il est, sans artifices grâce à la neutralité du béton. Bien évidemment, l’utilisation des formes élémentaires, réalisées dans des matériaux simples et souvent laissés bruts, exprime une volonté minimaliste. Néanmoins, ce minimalisme permet-il encore la compréhension des idées fondatrices du projet : l’accueil au site, l’effacement et la projection? Ne banalise-t-il pas au contraire le bâtiment ? De plus, la multiplicité d’informations que nous fournissent les ouvertures pose la question de la sacralisation des cadrages portant vers les éléments du paysage. Ne Mise en scène du paysage dénature-t-elle pas la perception de la globalité du site minier ? L’approche de Depuis l’intérieur, une projection s’opère. La neutralité du mur cherche à mettre en SANAA n’affaiblit-elle pas sa complexité ? avant le site de Zollverein, il se décompose Ce continuum réductionnel, opéré par les en trois secteurs vers lesquels se portent les architectes, ne fige-t-il pas l’image d’un ouvertures. Aucune limite entre intérieur site en perpétuelle transformation ? Enfin, et extérieur ne transparaît, l’architecture l’achromie du bâtiment, la non-détermina- ne se montre pas elle même, elle se cache tion des espaces et la dématérialisation des pour montrer autre chose. L’art de montrer parois au profit de la vue n’exprime-t-elle devient alors synonyme d’esthétique de pas finalement qu’une réponse simpliste au la disparition. La multiplicité d’éléments programme, une absence de parti pris ? Les en façade, du style industriel, s’exprime perceptions, appréhensions, expérimenta- notamment par la stricte organisation de tions ne se réduisent-elles pas finalement ses lignes géométriques, des symétries et du face à la subtilité des moyens mis en oeuvre langage formel unifié par les formes et les pour la compréhension du projet ? L’archi- matériaux. Par l’accumulation d’éléments, tecture très pure de SANAA ne travaille-t’elle il s’oppose à la neutralité du béton. Le pas trop la finesse des traditions japonaises mur percé d’une fenêtre vers le site minier dans un contexte encore peu préparé à sa s’efface pour laisser la profusion d’informations qui s’offrent à nous. compréhension ?

Des noyaux à l’ombre aux ouvertures ensoleillées, l’occupant peut apprécier les bâtiments les plus représentatifs du site minier dans leur singularité et non dans la masse dans laquelle ils se noient sur l’ensemble du site. Les ouvertures projettent vers la vue à travers un cadrage à Zollverein. En revanche, à l’école de Paspel d’Olgiatti, les ouvertures en bandeau des salle de cours surlignent le paysage. La projection vers ces éléments «correspond à un impératif intellectuel, à voir notre aspiration à des choses parfaitement évidentes, facile à percevoir1» [Trad.].

1 Colin ROWE et Robert SLUTZKY, Transparency: literal and phenomenal, Birkhäuser Architecture, Bâle, 1993 (1971), p.10


productions écrites

25

Nouméa - coexistence de deux villes antagonistes Introduction

Utopies, urbanisme et réalité Dans une société de plus en plus caractérisé par la mondialisation et par une certaine uniformisation culturelle, le Pacifique représente ou a longtemps représenté, une exception. Une exception géographique : un continent dont la localisation est non pas une terre mais l’océan. Une partie du globe composé d’Etats et de territoires disséminés dans des milliers d’îles dans l’océan Pacifique. Actuellement, l’urbanisation tend à se généraliser et devient un facteur important dans le développement du peuplement. La Nouvelle-Calédonie comme beaucoup d’autres territoires insulaires, fonde leur conscience sur une identité socioculturelle qui leur est propre, se heurtant parfois à des valeurs et des repères culturellement différents. L’unité et la diversité des peuples océaniens reposent sur le constat que les terres émergé ne représentent seulement que 0,3% de cette espace très vaste. Les traits communs identitaires ainsi que leurs contrastes s’expliquent par l’insularité et l’isolement. La mer comme terre devient alors essentielles dans l’organisation des sociétés océaniennes. Comme dans l’ensemble des sociétés océanienne, la Nouvelle-Calédonie est marquée par la colonisation, décolonisation et la mondialisation qui bouleversent leurs repères culturels et historiques et leur identité. Les comportements sont en mouvance constantes, certaines îles réussissent à préserver leur tradition mais d’autres échouent. A Nouméa, l’attirance de la modernité est très présente car la presqu’île doit relever le défi de l’explosion démographique et urbain. Certaines actions architecturales comme la réalisa-

1855, Plan Coffyn (non-réalisé)

tion du Centre culturel Jean-Marie Tjibaou, réconcilie l’espace social kanak avec le monde contemporain, mais contrairement à se que ce monument était prédestiné, sa symbolique divise les sociétés mélanésiennes, entre ceux, d’une part, qui voit leur peuple dans une logique ouvertement en innovation, et d’autre, qui souhaite défendre leurs traditions, et valoriser leur us et coutumes, dans une logique conservationniste. Quel est l’impact de l’identité océanienne dans la ville de Nouméa ? La Nouvelle-Calédonie évoquait surtout les souvenirs pénibles issus de l’histoire du bagne, les inégalités sociales et économiques entre les communautés et les événements violents des années 1980. Pourtant le territoire peut se prévaloir d’une tout autre image aujourd’hui, celle d’une perspective d’avenir pacifié à la reconnaissance coloniale de la France. La capitale de

1864, Plan Port-de-France (non-réalisé)

la Nouvelle-Calédonie, malgré la présence constante dans l’histoire de citadins d’origine océanique, a cultivé l’image d’une ville européenne pendant près d’un siècle et demie d’existence. Depuis peu, à Nouméa, il est clairement visible la cohabitation de deux villes antagoniste, une issue de la colonisation française, fief européen qualifiable de « ville blanche ». Et l’autre, une ville informelle composée de quartiers habitats spontanés qui voue à s’étendre dans les années futures. Il s’agit, là, d’un nouveau mode de vie, car les kanak ont longtemps été assouvi par les pouvoirs locaux européens. Cette accession au droit de cité s’est finalement achevée symboliquement par la construction du Centre culturel Tjibaou.

2012, Plan actuel


26

productions écrites

Tjibaou - Prélude d’une révolution culturelle Introduction

La conscience océanienne Aujourd’hui, la Nouvelle-Calédonie comme beaucoup d’autres sociétés insulaires du Pacifique se heurte à une uniformisation culturelle atteignant la plupart des sociétés dans le monde. Les peuples océaniens fondent leur conscience sur le constat que leur localisation est non pas une terre mais l’océan ; une conscience basée sur une identité socioculturelle qui leur est propre. Ainsi dans ce rapport d’étude, nous aborderons pour thème le Centre culturel Tjibaou de l’agence Renzo Piano Building Worskshop, en tant que point de convergence des cultures océaniennes et européennes sur l’archipel de la Nouvelle-Calédonie.

ou asiatiques représentant 40% de la population. Des appartements de mêmes dimensions sont cotoyés par des familles nucléaires autant que par des familles élargies, qui exèdent très souvent le seuil de surpopulation par foyer. En contrepartie, on voit depuis ces deux dernières décennies, une apparition de quartiers spontanés, appelés squats, au coeur de Nouméa. Ces quartiers informels sont l’image de tribus contemporaines insérées volontairement dans une ville demeurée «blanche» pendant un siècle : on y retrouve les mêmes ordres hiérarchiques et aussi le besoin d’être lié à la terre.

Premiere matérialisation urbaine En premier lieu, nous rappelerons les En 1998, le Centre culturel Tjibaou, à fondements des cultures océaniennes, Nouméa, est l’oeuvre partagée de Renzo c’est-à-dire les traditions et l’importance de Piano et Alban Bensa (ethnologue spécialiste l’univers symbolique au sein des différentes de la culture kanak), cette réalisation résulte ethnies. Comme par exemple le fait que la de la compréhension des caractéristiques dénomination de la nature soit perçue d’une humaines de la culture kanak. L’édifice tout autre manière : celle-ci est imprégnée présente la première matérialisation urbaine par les croyances sprirituelles au point qu’il de la société océanienne dans le Pacifique. n’y a, à leurs yeux aucune frontière entre Il valorise la culture mélanésienne et ses l’univers de l’homme et celui du surnaturel. traditions mais fait surtout rendre compte Ce travail se révèle être celui des ethnolo- aux sociétés (européennes, asiatiques ou gues  : les écrits de Claude Lévi-Strauss L’architecture peut parfois faire un lien entre des cultures tels que Tristes psychologiquement opposées. Il en émane une forme à la Tropiques et Race fois contemporaine et vernaculaire qui semble à l’épreuve et Histoire forment de toute temporalité. des témoignages objectifs sur le mode de vie de ces cultures océaniennes) que l’échange des cultures sans écritures car face à une uniformisation est synonyme de progrès. Quinze ans après culturelle, ces sociétés restent ancrées à l’achèvement du Centre Culturel Tjibaou, il leurs traditions. est relativement simple de dresser un bilan Ensuite nous verrons que la transforma- sur l’évolution de la pensée dans l’archipel. tion de l’habitat mélanésien permet de Le tissu urbain de Nouméa se transforme en mieux comprendre le déclin des valeurs un patchwork de quartiers pluriethniques. symboliques au profit d’un logement Le recueil de texte est essentiellement importé. En effet, ils ne sont toujours pas composé d’écrits d’ethnologues car à façonnés pour le mode de vie des océaniens, la différence des archéologues ou des mais plutôt pour les habitants européens anthropologues, ils ont un lien direct avec les

cultures concernées ; Ils forment un dialogue basé sur l’échange et le partage de tel sorte à obtenir un respect mutuel entre les deux cultures, celle de l’ethnologue et de la société évoquée. L’image de Nouméa est en cours de mutation car l’initiave de Renzo Piano inspire l’ensemble des architectes locaux à créer une «nouvelle architecture» : une urbanité océanienne. La renommée de Renzo Piano a peu d’impact sur la notoriété du Centre culturel, même s’il a été le premier à interpréter architecturalement la pensée mélanésienne, et ainsi à propulser cette culture vers l’univers contemporain. Cette renommée a surtout permis à démontrer que l’architecture peut parfois faire le lien entre des cultures psychologiquement opposées. Il en émane une forme à la fois contemporaine et vernaculaire qui semble à l’épreuve de toute temporalité. Si le centre avait été projeté par un architecte local peut-être aurait-il été trop européen ou trop mélanésien ? Dans sa finalité, le Centre culturel Tjibaou est le rare fruit de l’objectivité d’un étranger, qui a su, au même titre que l’Ethnologue, s’imprégner d’une culture étrangère. Cette singularité est due au fait que le Centre soit le déclencheur d’un bouleversement culturel inattendu.


productions écrites

27

dICTIONNAIRE Résonné de l’architecture Résumé

Malgré l’évolution des outils, permettant la compréhension et la représentation, l’univers sonore a des difficultés à s’intégrer et à être compris dans les oeuvres architecturales. Cette dimension est souvent perçue dans un second degré: c’est-à-dire qu’elle est identifiée comme un univers secondaire à la spatialité. Le sonore n’a, selon beaucoup de productions architecturales, pas de pertinence dans le domaine de la pensée urbaine. Afin de cerner ce déficit d’intégration, il est pertinent d’interpréter le son comme un vecteur équivoque de l’ordonnancement de l’espace dans l’architecture, à partir d’exemples résonnants souvent irraisonnés. Comment discerner une forme construite générée par le sonore ? Si les ondes générées par le vent et le bruit se donnaient à être lu sur la façade d’un bâtiment, quelle serait sa forme ? L’usager ne serait-il pas plus averti sur le milieu dans lequel il s’avance ? L’objectif de cette recherche est de démontrer que les vibrations sonores perceptibles à l’oreille humaine peuvent avoir des conséquences sur la façon de «regarder» l’architecture. Le son, dans sa conceptualisation sensorielle, façonne inconsciemment une ambiance -autant que s’il s’agissait d’une matière palpable-, plus encore il donne la vivacité d’un lieu. Souvent, les plans, coupes ou perspectives font l’objet de documents facilement critiquables car l’environnement pluri-sensoriel n’y est pas évoqué. La sonorité d’un lieu est une dimension à laquelle on ne peut consciemment échapper. Elle est difficilement qualifiable ou nommable : pourtant, elle forme une partie non-négligeable du ressenti d’une architecture, d’un lieu ou d’un environnement.

De manière générale, l’action d’écouter est souvent perçue intelligiblement, dans l’architecture, dans le domaine musicale. L’usager ou le visiteur est orienté vers une perception sensorielle qui appartient déjà au lieu: c’est-à-dire que dans une salle de concert ou un studio d’enregistrement, l’usager sera déjà conditionné à écouter, et grâce à cela, il est conscient de l’ambiance sonore du lieu. Or, pour avoir expérimenté à plusieurs reprises le Centre culturel Tjibaou, de Renzo Piano à Nouméa, il y a une perception que peu de personnes constatent consciemment : le fait que le vent s’engouffrant dans les lattis en bois (qui forment le parement) des «cases» génère une mélodie. L’ambiance environnementale projetée subtilement par le RPBW est quasi-inaudible pour un visiteur non-averti. L’assemblage sous la forme d’un recueil permet de devenir un outil de

réflexion stimulé par la matière sonore. Le domaine du sonore peut être interprété de deux manières, l’une consiste à s’imprégner du lieu, simplement en s’adaptant à l’usage du lieu, sans avoir de conduite particulière. Dans ce premier cas, on peut sentir qu’un endroit sert à guider par le bruit vers un autre endroit. L’interprétation se révèle souvent part une sensation personnel, le point de vue de l’usage d’un lieu est individuel à chacun. Mais celui, que je propose correspond à mon ambiance ressenti en traversant ces espaces.


28

Eulalie

Zola

productions manuelles

15 x 15 cm

Fleurs des champs

Caricature de LĂŠandre (1898)

First Breath

20 x 30 cm

Criterium sur toile, 40 x 60 cm


productions manuelles

40 Logements - 17e, Paris

Carton plume, craft et PMMA ; éch. 1:20

29

40 Logements - 8e, Paris

20 Logements - 17e, Paris

Bois, cartons divers ; éch. 1:20 et 1:200

Carton plume, craft et PMMA ; éch. 1:20


30

voyages et mâtières

" Voyager ne sert pas beaucoup à comprendre mais à réactiver pendant un instant l'usage des yeux : la lecture du monde. " Italo Calvino

Berlin - Allemagne

Holocaust Memorial - Peter Eisenman

Ahmedabad - Inde

Indian Institut of Management - Louis Kahn

Nouméa - Nouvelle-Calédonie

Centre Tjibaou - Renzo Piano

Porto - Portugal

Casa de Musica - Rem Koolhaas

Braga - Portugal

Braga Stadium - Eduardo Souto de Moura

Bilbao - Espagne

Guggenheim Bilbao - Frank Gehry

Essen - Allemagne

Schule auf design, Zollverein - SANAA

Nemo - Renzo Piano

Sydney - Australie

The Sydney Opera House - Jorn Utzon

Metz - France

Centre Pompidou Metz - Shigeru Ban

Amsterdam - Pays-Bas

Venise - Italie

Pavillon Norvégien - Sverre Fehn

Munich - Allemagne

Munich Olympic Stadium - Frei Otto

Osaka - Japon

Kansaï International Aiport - Renzo Piano

Rome - Italie

San Carlo alle Quattro Fontane - Borromini

Milan - Italie

Milan Trade Fair - Massimiliano Fuksas

Munich - Allemagne

Five Curts - Herzog & de Meuron

Tokyo - Japon

Tod’s Omotesando - Toyo Ito

Auckland - Nouvelle-Zélande

Valence - Espagne

Barcelone - Espagne

Iron Bank - RTA Studio

Cité des Arts et des Sciences - Santiago Calatrava

Parc Guell - Gaùdi

Cologne - Allemagne

Nadi - Fiji

Londres - Royaume-Uni

Kolumba Museum - Peter Zumthor

Sri Siva Subramaniya Temple - Dravidian

Swiss Re Building - Norman Foster

Efate - Vanuatu Hôtel, La Plage du Pacifique - KGA

Vals - Suisse

Copenhague - Danemark

Maastricht - Pays-Bas

Bâle - Suisse

Vienne - Autriche

Thermes de Vals - Peter Zumthor

VM Houses - PLOT

Bonnefanten Museum - Aldo Rossi

Schaulager Museum - Herzog et de Meuron

American Bar - Adolf Loos


Christopher BARRI

13 bis rue d’Alsace 77 420 Champs-sur-Marne barri.chr@gmail.com 06 87 90 59 36

Url

CV Port-folio Réalisations Compléments Articles

christopherbarri.wordpress.com



Christopher Barri - Book