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du 17 janvier au 3 mars 2014 expositiondepeinturessurtoile a La CafÊothèque de Paris

52, rue de l-Hotel de ville / paris 4


CEREZA CAFÉ Des femmes, aux yeux grands ouverts ou intimement fermés ; des femmes, à la nudité pourtant pudique ; des femmes, à la sensualité innocemment portée. Les personnages qui peuplent l’univers pictural de Paloma Kuns sont féminité à l’état pur. Presque un idéal, si derrière ses « femmes africaines » il n’y avait pas cet indice qui fait comprendre au spectateur qu’elles sont bien réelles, en os mais surtout en chair, en vies et en expériences. On les entend presque papoter en cueillant des grains de café, souffler en portant le panier de manioc sur la tête, riant aux éclats au marché, chuchotant entre elles sur le pas d’une porte… Quand Paloma les raconte, ces femmes, ses yeux brillent, ses mains montrent l’élégance, la volupté, la candeur de celles qui portent le monde sans paraitre s’en apercevoir. Paloma est une femme de racines. Une femme libre pourtant, qui vole, qui ose écouter ses instincts et assume ses défis. Une femme exigeante avec ses objectifs, et bienveillante envers ses désirs. Le Venezuela n’était plus assez pour elle, elle est partie en France à 25 ans. Ingénieure chimiste accomplie, elle décide de se consacrer à l’enseignement, puis au management. Sa carrière va croissant ; mais Paloma sent ses ailes s’alourdir… L’ex-compagnon universitaire devenu son mari est expatrié au Gabon. Un nouveau départ ? Peut-être tout simplement un retour aux racines.

Dès les premiers jours, Paloma s’ouvre, comme une fleur qui retrouve la douceur du printemps après l’hiver. La chaleur, les odeurs, les saveurs, les couleurs, les bruits, la moiteur ambiante, la musique, le toucher, le doux chaos… tout lui parle, tout la touche. Elle croit revenir en enfance en redécouvrant ce qui a marqué sa jeunesse vénézuélienne. En temps de Pangée, avant la séparation des continents, son pays natal et celui de son adoption étaient étonnamment tout proches… Elle devait faire quelque chose avec toutes ces impressions. Elle aurait voulu se promener avec son appareil et prendre des instantanés sans arrêt. Mais c’est déconseillé. A Port Gentil, se laisser prendre en photo, c’est donner une partie de son âme. Alors Paloma a pris son calepin, ses crayons, et elle a commencé à sketcher. Elle a pu aborder le Gabon de façon plus directe sans l’obstacle de l’objectif. Elle se l’est approprié, se l’est dépeint par son propre regard, se l’est raconté par son propre trait. Dans cette nouvelle terre si familière, elle a marché sur les traces des cultivatrices. Le Gabon, berceau de l’espèce Robusta, produit moins de café aujourd’hui ; mais là où la culture caféière a cédé sa place à toutes sortes de fruits, la chaleur des cerises reste et les grains continuent de nourrir terres et vivants de leur force télurique ! Les oeuvres de Paloma Kuns sont un merveilleux synchrétisme, où Amérique Latine et Afrique s’entremêlent dans une danse colorée et fondamentalement féminine. Christina Chirouze M. Commissaire de l’exposition


Aromas de Café

Acrylique sur toile monté sur châssis 50 x 100 cm 650 €

Sur le Chemin des Champs

Acrylique sur toile monté sur châssis 50 x 100 cm

La Cueillette

Acrylique sur toile monté sur châssis 50 x 100 cm 650 €

Acrylique sur toile monté sur châssis 50 x 100 cm

650 €

Ce polyptique des cueilleuses de café a été réalisé spécialement pour l’exposition «Cereza - Café» à La Caféothèque. J’ai suivi les femmes qui cueillent le café, et suivi leurs gestes. Souvent, elles vont à la «brousse», c’est à dire dans leur micro-lot, avec leurs enfants. On se s’imagine pas qu’en plus des lourds paniers qu’elles portent sur leurs têtes, elles ont également un, parfois même deux enfants, attachés à l’aide de tissus sur leur dos ou leur poitrine. Le café, cultivé aux côtés d’autres denrées comme le manioc, banane plantain, igname, reste une denrée importante pour l’économie. Cependant, l’agriculture gabonaise est peu développée. Elle est constituée essentiellement de cultures vivrières destinées à l’auto-consommation. Les villageoises vendent leurs quelques surplus au marché pour gagner un peu d’argent. salle galerie

Café du Jour

650 €


Jeune cultivatrice gabonaise

Femme à l’Oiseau

700 €

700 €

Acrylique sur toile monté sur châssis 71 x 100 cm

«Cette femme revient de la «brousse» chargée du manioc qu’elle a récolté. Je me surprends toujours de l’élégance mêlée à la force physique de ces femmes, qui vivent pour nourrir leurs familles. De vraies mères-nourricières, comme la terre...»

Acrylique sur toile monté sur châssis 71 X 100 cm

«Cette peinture est très particulière pour moi : les oiseaux font partie de la vie, ce sont des porteurs de messages et de bonheurs. Les couleurs du fond se fondent dans la coiffe et la robe de mon modèle, pour montrer la symbiose entre cette femme, les rayons de soleil qui la réchauffent, l’oiseau, et ses parures».

Tresse du matin

Acrylique sur toile monté sur châssis 71 x 100 cm 700 €

wLes femmes se tressent tout le temps entre elles. Dès qu’elles ont une minute, elles se mettent à tresser leur enfant, leur mère, leur cousine ou leur amie. «Mais elles n’aiment pas tresser les étrangères....»


Cereza de Café

acrylique sur papier 40 X 50 cm

encadré sous verre : 400 € «C’est une jeune adolescence qui travaille tous les jours dans la brousse, elle va cueillir des fruits qu’elle vent plus tard. Elle m’a marqué par sa sensualité innocente, j’ai voulu peindre cette nudité d’Eve, ce péché en devenir, en même temps que ce regard de femme qui a vécu et qui sait ce qu’elle vaut».

salle galerie

Fête des Papayes sous la Pluie

acrylique sur papier 40 X 50 cm

encadré sous verre : 400 € «Ce tableau est une rencontre, qui a fait écho en moi. Cette femme-plante, c’est la connexion qui se voit entre la terre et la féminité. L’arbre est à la fois colonne vertebrale et artère qui distribue la sève. Le papaye, pleine de graines, est unsymbole de la fertilité. On ne voit pas la pluie, mais elle est bien là : les gouttes d’eau sont un autre élément de cette fertilité».

salle galerie

Yvette, Chef du Village acrylique sur papier 40 X 50 cm

encadré sous verre : 400 € «La femme qui travaille chez moi vient du village d’Omboué. Un jour, elle m’a enmené chez elle. Elle m’a présenté Yvette, qui est la chef du village, la coordinatrice des ventes de produits agricoles au marché. C’est comme une présidente de coopérative, elle ne travaille qu’avec les femmes. Quand je l’ai rencontrée, Yvette cuisinait pour sa famille, très nombreuse. Les repas au Gabon sont de très longue préparation. Mais Yvette ne m’a pas adressé la parole. J’ai été subjuguée par la force de cette femme, et sa sensualité».

salle galerie


Au Soleil dans les Champs acrylique sur papier 40 X 50 cm

encadré sous verre : 400 €

Le centre du corps acrylique sur papier 40 X 50 cm

encadré sous verre : 400 € «Les femmes gabonaises peuvent être de vraies giraffes ! on les voit si élégantes, si allongees, et leurs jambes interminables feraient pâlir les top models du monde entier ! Pour moi, elles sont des icones de la mode méconnues. Même par elles-mêmes»

salle tropicale

«En Afrique Centrale, je me suis souvenue que la Nature existe, qu’elle est puissante, omniprésente. On se réveille avec le coq et les oiseaux, on vit avec les animaux, à leur rythme. La nourriture, si centrale dans la vie des humains, s’étend au contact avec le monde animal : on donne à manger aux animaux. Tout est un microcosme, où le monde de la Nature se reflète dans la vie des hommes et des femmes». Dans cette oeuvre, le symbole de la grenade renvoie au cycle menstruel; tandis que le coq, le masculin par excellence, se retrouve dans les pistils de la fleur, tandis qu’il regarde la nudité du modèle.

salle tropicale

Danse colorée

acrylique sur papier 40 X 50 cm

encadré sous verre : 400 € Que voyez-vous ici? Des formes abstraites, des couleurs, quelques éléments reconnaissables : des feuilles, des mains ornées de bijoux aux ongles rouges, une chevillère. Est-ce une fête qui se déroule dans le ventre du modièle? Il y a-t-il une ou deux femmes ? Kuns reste mystérieuse...

salle tropicale


Vendeuse au Marché Acrylique sur toile monté sur châssis 71 x 100 cm 700 €

«Voici une des cultivatrices, qui après avoir fait la récolte, est allée au marché vendre ses quelques produits. Le marché est un lieu plein de couleurs, d’odeurs, de bruits, de conversations à voix haute, de négociations dans de nombreuses langues. C’est un lieu de vie; ... et un lieu vital pour les communautés»

face au comptoir

Les Causeuses

Acrylique sur toile monté sur châssis 71 x 100 cm 700 €

«Les causeuses, se sont les femmes qui s’assoient sur le pas d’une porte ou sur un banc, et passent du temps comme ça ensemble à discuter, de tout et de rien, à voir passer le temps, qui passe sans pression, dans la moiteur du climat tropical. La causerie est au coeur de la vie sociale des gabonaises».

face au comptoir


Récolte

Acrylique sur bois 50 X 55 cm 450 €

«Récolte est une oeuvre sortie de mon imaginaire. Cet être à la peau d’ébenne, au corps de jeune fille, semble être peint juste au moment où elle devient femme. Sa robe vole, ses cheveux sont des fruits, et la grenade laisse tomber ses graines une à une dans son corps...

Salle tropiclae

Femmes Corossol

Acrylique sur bois traité 60 x 50 cm encadré en bois : 480 €

Cette oeuvre est presque mystique. Elle parle de la dualité; les oiseaux et les plantes paraissent tout droits sortis d’un jardin d’Eden, d’un lieu où l’innocence reste possible. Les cheveux sont-ils blonds d’enfance ou blancs d’ancienneté ? Seraientce plutôt des sortes d’auréoles dorées d’êtres imaginaires ? ...

Salle tropiclae

Fertilité, douleur, allaitement, joie, nature, apaisement

acrylique sur papier 40 X 50 cm

encadré sous verre : 400 € «Cette oeuvre est un foisonnement des symboles que je n’avais pas prévus avant de la réaliser. Cette femme s’est mise seule dans cette position, un lait de couleur rouge est sorti de son sain, et c’est d’elle-même qu’ elle a regardé le pistil de ce calla... représente-t-il à ses yeux l’Homme fertile? Elle seule en garde le mystère.

Salle tropiclae


Paloma Kuns Paloma Kuns, née en 1974 au Venezuela découvre l’art sous l’égide et la magie de Luis Luksic. Malgré cette riche expérience, elle poursuit un parcours scientifique. De 1999 à 2012, elle va donc exercer en tant qu’ingénieur Chimiste, Professeur de Chimie à l’université de Caracas et Project Manager R&D au Venezuela, puis en tant que au sein du groupe GDF SUEZ en France. C’est lors d’un départ en expatriation avec sa famille en juillet 2012, qu’elle prend un nouveau chemin de vie en s’installant au Gabon. Elle renoue ses liens et son intérêt avec sa vieille passion pour la peinture, s’y consacrant entièrement de manière autodidacte et passionnée. C’est ainsi qu’à partir de novembre 2012, elle crée son projet d’école de peinture libre, itinérante et gratuite pour enfants à Port Gentil, aux côtés de la bibliothèque associative Imya. Elle installe également son atelier d’artiste à Port Gentil (Gabon) où elle se consacre à la création.

Born in Venezuela in1974, Paloma Kuns discovers the world of painting at an early age with the master Luis Luksic, one of the most famous bolivian painter and poet. Despite this rewarding childhood experience which will deeply mark her, she takes another path for her career. From 1999 to 2012, she works as a chemical engineer at first, then as a Chemistry teacher and then project manager in the R&D Sector. But when she moved to Gabon in july 2012, she rediscovered her passion for visual arts. Self-taught and passionated, she spends all of her time painting. In November 2012, she creates a mobile art school project for children, in which she operates on voluntary basis with a public school in PortGentil. She also opens her first artist’s studio where she devotes her time to her passion for creating.


L’atelier de Port-Gentil A Port-Gentil il n’y a pas de magasin de Beaux Arts. Paloma Kuns ne se freine pas pour si peu. Elle s’est mise à la fabrication de ses propres toiles, qu’elle monte elle-même sur châssis ! Voici les étapes avant la réalisation d’une oeuvre: encollage, séchage, pose du Gesso (plusieurs couches), séchage, ponçage entre chaque couche, couche de peinture blanche, et séchage pour pouvoir enfin passer à la peinture ! C’est ça, l’art total non?


L’art... de l’entraide Dans le quartier du Grand Village, à Port Gentil, existe une petite bibliothèque appelée IMYA. Sa mission est tout simplement d’offrir gratuitement la lecture et les activités qui éveillent l’esprit aux enfants qui n’ont pas cette chance chez eux. Les jeunes y sont invités à venir librement lire, et participer aux activités des bénévoles qui animent le lieu. Quand Paloma a découvert cette association, elle a voulu la soutenir en ouvrant un atelier d’art. Son projet d’école d’art mobile, qui se déplace dans divers lieux de la ville, y est née. Aujourd’hui, elle anime des cours de peinture, dessin et histoire de l’art pour les petits de ce quartier... qui l’ont adoptée dans la communauté. Au-delà de la culture artistique, pour Paloma ce travail est intrinsèquement humain. C’est une art-thérapie, pour des enfants à qui on ouvre une fenêtre.

10 % de la vente des oeuvres sera reversé à cette ONG Pour plus d’informations sur IMYA consultez la page facebook de l’association : facebook.com/imyabooks


Informations sur l’exposition, ventes et programmation : Christina Chirouze Montenegro christina@lacafeotheque.com +336 67 05 20.14 www.lacafeotheque.com Pour plus d’informations sur Paloma Kuns : http://palomakuns.wordpress.com facebook: Paloma Kuns Artist

Paloma Kuns - Cereza Café  
Paloma Kuns - Cereza Café  
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