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Élections à la CCI : mode d’emploi p. 4-5

LE MOT DE J. Kuhn

Formation

« La réforme des CCI correspond à un centralisme régional » p. 3

© simon cohen

pratique

Quand la VAE est une idée du chef d’entreprise p. 6

Courants industrie & services

3e trimestre 2010 • N° 36

© simon cohen

Énergie de la biomasse

Bâtiment Paul Champs

Aménagement Paul Champs

focus. La CCI de Brest propose, depuis le mois de juin, un « pack » sur l’écoconstruction à l’attention des dirigeants d’entreprise.

Faites des « écolomies » sur le bâti !

L

e «  pack  » éco-construction a été créé pour répondre à une question d’actualité  : comment concilier dans son bâtiment, budget, bien-être salarial et respect de l’environnement ? Pour Marcel Hamon, vice-président Industrie à la CCI, «  ce pack vise d’abord à informer un dirigeant qui a un projet de construction ou de réhabilitation d’anciens bâtiments. Ensuite, nous étudions avec lui ses besoins lors d’un pré-diagnostic, ceci afin de respecter le budget travaux prévu. Enfin, nous réfléchissons ensemble aux moyens de limiter les impacts environnementaux de son bâtiment. Le tout pour mener à des économies. » «  Un travail en amont est mené avec le dirigeant », explique Valérie Lasquellec, conseillère d’entreprises

et chargée de mission environnement à la CCI de Brest. «  Nous lui apportons des pistes de réflexion pour qu’il puisse ensuite les discuter avec le maître d’œuvre qu’il aura choisi. Le but n’est pas d’être très performant partout mais de savoir hiérarchiser ses objectifs par rapport à ses besoins. » Un travail de sensibilisation, finalement, mené auprès de chefs d’entreprises désireux de moderniser leurs bâtiments et attachés à la démarche managériale du développement durable.

La fausse idée du surcoût Des études(1) ont déterminé la répartition des coûts du bâtiment au long de sa vie : 5 % concernent les études et l’assistance, 20 % sont investis dans la construction, 75 % sont des frais d’exploitation

et de maintenance ! Selon Valérie Lasquellec, ce sont des proportions qu’il s’agit non pas d’inverser, mais de mieux répartir  : «  Investir davantage dans les études préalables peut permettre de minimiser les frais de maintenance future.  Il est important de balayer l’idée selon laquelle l’éco-construction coûte plus cher que la construction classique. » Le pré-diagnostic éco-construction proposé aux dirigeants par la CCI a été créé dans cette optique. Au cours d’un rendez-vous de deux heures avec le dirigeant et son équipe, une grille de 14 cibles inspirée de la démarche HQE(2) est balayée. À l’issue de ce rendez-vous, une synthèse des échanges est remis au dirigeant, qui pourra lui servir de mémo pour «  échanger plus aisément avec l’ensemble des acteurs intervenant

Le pack écoconstruction

s’appuie également sur un site internet, www.eco-construisons.org. Celui-ci met à votre disposition un annuaire de professionnels de la construction durable, de la documentation technique, des exemples, etc. Un guide éco-construction, téléchargeable sur ce site, s’adresse aux maîtres d’ouvrages privés qui souhaitent construire ou rénover durablement leur bâtiment d’activité. Valérie Lasquellec (CCI) 02 98 00 38 18


ACTUALITÉ (Suite de la page 1)

sur son projet comme l’architecte, le maître d’œuvre, voire les entreprises du bâtiment…  », précise la conseillère.

Nombreux avantages Les besoins et consommations d’énergie sont désormais des questions centrales dans un projet de rénovation ou construction. Pour limiter les besoins, une réflexion sur la conception architecturale doit être menée (orientation et unité du bâtiment…), associée à la réflexion sur l’enveloppe du bâtiment (type d’isolation par l’intérieur ou l’extérieur) et choix du matériau isolant. Pour maîtriser ses consommations énergétiques, il existe un outil appelé « gestion technique centralisée » (GTC). Il permet de visualiser, surveiller et piloter l’état d’un bâtiment dans son ensemble : production de chaud, froid, ventilation, éclairage, eau chaude, sanitaires, courants forts et courants faibles, ascenseurs, contrôle d’accès… Le confort visuel est également souvent une des cibles retenues par le chef d’entreprise. L’éclairage naturel sera recherché et privilégié.

Le cercle vertueux Très souvent dans le cas d’une écoconstruction, on s’aperçoit que le cercle est vertueux. Ainsi, le témoignage de Paul Champs qui, associé à son fils Paul-Emmanuel à la tête de l’entreprise «  Agencement Paul Champs » - spécialisée dans l’agencement intérieur - a fait construire,

près de l’aéroport Brest Bretagne, un bâtiment issu de la démarche développement durable de l’entreprise  : «  En tant que dirigeant, c’est le côté économique qui dicte la construction ou la réhabilitation d’un bâtiment. Nous nous sommes aperçus que c’était du choix de nos matériaux ou de nos aménagements que dépendaient les économies futures. » La nouvelle usine « Paul Champs » est sortie de terre en mai 2009. 5 600 m2 de surface. Le terrassement a été fait à la chaux, « ce qui nous a évité le transport de milliers de tonnes de cailloux et de multiples allers-retours de camions. L’économie d’énergie engendre souvent un impact écologique moindre  ». Autre exemple  : un puits canadien enterré sous la pelouse de l’usine. Hiver comme été, ce système de climatisation naturelle régule la température extérieure en l’abaissant ou en la relevant. Les chiffres du bilan thermique sont éloquents  : « On pensait que 700 Kwh seraient nécessaires au fonctionnement de l’usine. Nous en sommes à 200. Et nous savons maintenant que nous aurions pu faire mieux. Les solutions d’éco-construction sont aujourd’hui tellement  nombreuses que je ne comprends pas pourquoi certains continuent à construire comme il y a trente ans. » (1) Source : Apogée, Institut français du management immobilier. (2) Haute qualité environnementale.

Courants

Industrie & Services : Publication éditée par la CCI de Brest, 1, place du 19e R.I., BP 92028, 29220 Brest Cedex 2. Tél. 02 98 00 38 00. Mél. courants@cci-brest.fr – Sous la responsabilité de Michel Gourtay. Président du comité de rédaction : Michel Guyot. Responsable de la rédaction : Blandine Kermarec. Coordination et secrétariat de rédaction : Christelle Hall. Rédaction : Catherine Croze, Damien Goret et Christelle Hall. Régie publicitaire : Gédéon Marketing. Tél. 02 98 44 66 02. Mise en page  : Basilic Communication. Tél. 02 98 44 20 26. Tirage : 7  500 exemplaires. Impression : Cloître Imprimeurs. Routage : OCEA. ISSN 1777-7224. Dépôt légal à parution. 2 • Courants Industrie & Services - 3e trimestre 2010


ACTUALITÉ

LE MOT DE jAcques kuhn,

EN BREF

président le la cci de brest

© simon cohen

Espoirs de l’économie : un challenge pour se faire connaître

Réforme CCI : Une loi difficilement applicable

«

Initiée par le Gouvernement à travers l’assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie, la réforme du réseau consulaire a été votée par le Parlement dans la loi du 23 juillet dernier. Elle confirme ma position et celle de la CCI, à savoir que cette réforme est déplorable pour les CCI dynamiques. Même si le projet de loi a été amendé, il est parfaitement incohérent, en particulier à propos des compétences respectives des CCI territoriales et des CCI de région*. Cela se manifeste dans la définition de la politique générale d’une part, dans le domaine financier de l’autre puisque les ressources fiscales seront perçues par la CCIR, sans oublier le personnel statutaire qui sera dépendant de la CCIR et affecté aux CCIT. La loi sera difficile à appliquer dans certaines régions parce que, du fait de ces contradictions - sources de conflits potentiels - et de par leur éloignement physique, l’implication des élus sera problématique. Ensuite, dans la plupart des régions, la chambre régionale de commerce et d’industrie actuelle est une structure très légère en termes de budget et de moyens humains. Je ne vois pas comment mutualiser des fonctions transverses dans des structures qui n’en ont pratiquement pas. La réforme elle-même, contrairement à ce que l’on a annoncé, n’entraînera pas une diminution des coûts de fonctionnement mais au contraire une hausse. Cela a été démontré par toutes les études récentes. Dire que cette réforme a pour but de faire baisser le montant des prélèvements des CCI est un faux prétexte. L’État, qui avalise le budget des CCI, pouvait le faire sans cette réforme. Lors du prochain mandat, les présidents de CCIT devront être vigilants quant au fonctionnement de la nouvelle CCI de région car, dans quelques années, les CCIT pourraient devenir de simples antennes tel que cela était prévu dans le projet d’origine et tel que c’est mis en œuvre dans la région parisienne. Alors que tout le monde prône la proximité, cette réforme correspond à un centralisme régional. J’espère fortement qu’elle n’aura pas de conséquences malheureuses sur les services fournis par notre compagnie consulaire à nos entreprises. Au terme de 22 années passées à la tête de la CCI, je tiens à vous annoncer personnellement que je ne me représente pas aux élections cette année. Je me suis efforcé, avec les membres élus, à toujours défendre les intérêts des entreprises de la région brestoise. Je suis convaincu que celui qui me succèdera en fera autant avec conviction.

La 8e édition du concours départemental Espoirs de l’économie est lancée. Organisé par CCI 29, avec le soutien du conseil général, il récompensera les lauréats d’une dotation financière et d’une formation. Cinq prix seront attribués : Créateur, Repreneur, Jeune entreprise innovante, Une entreprise-un emploi, Jeune créateur. Pour y participer, il faut avoir créé ou repris une entreprise entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2008 et être inscrit au RCS de Brest, Morlaix ou Quimper. Date limite de dépôt des candidatures : 30 octobre. Espace entreprendre (CCI). 02 98 00 38 73 En téléchargement sur www.cci-brest.fr

Nouvelles modalités d’intervention du conseil général auprès des entreprises De cette année à 2014, le conseil général du Finistère a prévu 15 millions d’euros d’aides aux entreprises. Priorité est donnée à l’accompagnement des mutations des activités traditionnelles et l’attractivité des territoires. Des dispositifs nouveaux sont créés pour aider les projets industriels structurants à aboutir. Le recrutement des cadres, la reprise d’entreprise et la création de sociétés coopératives et participatives font également partie des axes de soutien du conseil général.

lesrendezvous • 7 octobre. Le management visuel au quotidien Mettre en place dans l’atelier de production des outils simples et efficaces pour voir, comprendre et réagir, réunion organisée à la CCI de Brest par Performance Bretagne PSA, de 14 h à 18 h. Gratuit Dominique Chamoux (CCI). 02 98 00 38 18

• 18 et 19 octobre. Entretiens Science et éthique, présidés par le professeur Michel Ricard, au Quartz, à Brest. Thème de cette 14e édition : Énergies renouvelables de la mer, aménagement du territoire, villes du littoral et ports du futur. Les interventions sont réparties en quatre sujets : économique, politique, scientifique et industriel. http://science-ethique.org

• 15 au 19 novembre. Semaine des entreprises de services B to B. Ce rendez-vous régional se renouvelle pour marquer l’importance des prestataires de services aux entreprises dans l’économie  : 25  000 entreprises, 180  000 emplois et une création d’entreprise sur trois. Un site internet leur est dédié : www.clic-services-bretagne.fr À la CCI de Brest : • 16 novembre : Réseaux sociaux et sites internet Salle des assemblées – 17 h 30 / 19 h 30 • 17 novembre : Signature électronique Salle des assemblées – 8 h 30/ 10 h 30 • 18 novembre : Forum réseau salle des assemblées – 14 h/18 h www.semaine-entreprises-services.com

«

* La CCI de région est dite CCIR et la CCI territoriale, CCIT

Courants Industrie & Services - 3e trimestre 2010 • 3


PRATIQUE

Élections consulaires : mode MEMENTO. La période de vote aux élections des CCI s’étale du 25 novembre au 8 décembre 2010, uniquement par correspondance en ce qui concerne celle de Brest. Le mode de scrutin est quelque peu modifié en raison de la loi réformant les CCI votée par le Parlement le 23 juillet dernier.

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Formations

vues initialement en novembre 2009, les élections ont été repoussées à fin 2010 en raison de la réforme promulguée en juillet dernier. Les mandats restent de 5 ans, avec renouvellement général. Principal changement : votre CCI devient une CCI territoriale et son futur président représentera ses intérêts à la CCI de région, dont le siège sera décidé par décret. Vous participerez donc, pour la première fois, à un double vote simultané pour élire les membres de votre sous-catégorie à la CCI de Brest et pour élire vos représentants à la CCI de région. Nouveauté de la loi : l’instauration de suppléants pour les membres de la CCI de région. Ils siégeront dans les CCI territoriales et seront amenés à remplacer l’élu régional en cas de démission. L’assemblée générale de la CCI territoriale devra ensuite élire son président et son suppléant parmi ceux des membres siégeant à la CCI de région.

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Pourquoi voter ? La CCI de Brest représente, sur sa circonscription, les intérêts de plus de 11 000 établissements du commerce, de l’industrie et des services auprès des pouvoirs publics. À ce rôle de porte-parole s’ajoute aussi celui de partenaire des entreprises  : la CCI accompagne leur développement à travers une large gamme de services et des conseillers à leur disposition. Désormais, la CCI de Brest sera représentée par six élus de sa circonscription auprès de la future CCI régionale, dans le cadre de la réforme du réseau des CCI actée par la loi du 23 juillet dernier (lire p. 3). Pour assurer votre représentation, vous allez désigner les membres composant l’assemblée générale de la CCI territoriale, donc celle de Brest, et ceux composant l’assemblée générale de la CCI de région. Cette dernière sera appelée à travailler aux futures orientations du réseau consulaire breton.

Calendrier • 18 - 29 oct. : déclaration des candidatures auprès de la préfecture ; • 8 nov. - 7 déc. : campagne électorale ; • 25 nov. au plus tard : expédition aux électeurs des circulaires et bulletins de vote des candidats de leur catégorie ; ouverture du scrutin ; • 8 déc. : clôture du scrutin ; • 13 déc. : dépouillement ; • 30 déc. au plus tard: installation des membres élus de la CCIT par le préfet ; • 13 janv. au plus tard : installation des membres de la CCIR par le préfet de région.

4 • Courants Industrie & Services - 3e trimestre 2010

3 4

Qui vote ? Toute entreprise ou personne inscrite sur la liste électorale. Il n’y a plus de condition de nationalité. Qui peut être candidat ? Le candidat doit être âgé de 18 ans minimum, être à la tête d’une entreprise individuelle ou représenter une entreprise en activité, depuis deux ans au moins.

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Combien de sièges ? La CCI

a réalisé une étude de pondération qui répartit les sièges entre le commerce, l’industrie et  les services en fonction de leur répartition sur la circonscription. Les 36 sièges des membres élus se répartissent comme suit : • Commerce : 11 sièges dont 6 pour les moins de 10 salariés et 5 pour les entreprises de 10 salariés et plus ; • Industrie : 12 sièges dont 5 pour les moins de 20 salariés et 7 pour entreprises de 20 salariés et plus ; • Services : 13 sièges dont 6 pour les moins de 10 salariés et 7 pour les entreprises de 10 salariés et plus.

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Comment voter ? Le vote se

fait uniquement par correspondance pour la CCI de Brest, du 25 novembre au 8 décembre. Vous recevrez tous les documents nécessaires à ce scrutin à partir du 26 novembre. Tous les votes doivent parvenir à la sous-préfecture de Brest le 8 décembre au plus tard. Le dépouillement se tiendra le 13 décembre. La nouvelle assemblée territoriale s’installerait le 30 décembre au plus tard et celle de la CCI de région le 13 janvier au plus tard. Fichier des Entreprises (CCI). 02 98 00 38 60

Taux de participation en 2004 • Brest : 32,73 % • Bretagne : 26,3 % • France : 25 % Source : Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie.

C.C. d


PRATIQUE QUESTIONS/RÉPONSES Je souhaite faire appel aux services d’une société de portage salarial. Comment fonctionnent ces entreprises ?

ÉLECTIONS CONSULAIRES CCI : Un centre de décisions économiques LES ÉLus

© basilic communication

Tous chefs d’entreprise, bénévoles, ils siègent à l’assemblée générale et participent aux commissions. Ils sont élus par les ressortissants de la circonscription et représentent les secteurs de la vie économique  : commerce, industrie et services (répartis en sous-catégories). Ils seront six, représentant chaque sous-catégorie, à siéger à l’assemblée générale de la CCIR.

L’assemblée générale le « bureau » L’assemblée générale vote les budgets, décide les investissements, examine et adopte les rapports et prises de position de la CCI de Brest. Elle se réunit normalement cinq fois par an. Désignés par l’assemblée générale, 15 élus composent actuellement le «  bu-

reau » de la CCI de Brest : un président, un trésorier, un trésorier-adjoint, un secrétaire, six vice-présidents (Commerce, Industrie, Tourisme, Formation, Equipements et Ports) et cinq assesseurs. Il est l’organe permanent de conseil du président. Il prépare les assemblées générales et se réunit selon le calendrier annuel préalable.

© Jean hin

d’emploi

Le président À la tête de l’assemblée générale et du « bureau », le président exécute leurs décisions. Il est à la fois l’exécutif de la CCI et son représentant auprès des pouvoirs publics et des tiers. En tant que vice-président de la CCIR, il aura désormais pour tâche supplémentaire de représenter la CCI de Brest et ses ressortissants auprès d’elle.

La loi de modernisation du marché du travail du 25 juin 2008 (Art. L1251-64 du code du travail) reconnaît la pratique du portage et le définit comme «  un ensemble de relations contractuelles organisées entre une entreprise de portage, une personne portée et des entreprises clientes comportant pour la personne portée le régime du salariat et la rémunération de sa prestation chez le client par l’entreprise de portage. Il garantit les droits de la personne portée sur son apport de clientèle. » Le principe  : Une personne (généralement un consultant) effectue une prestation pour un client. Celui-ci verse les honoraires qui lui sont facturés auprès d’une société de portage qui les rétrocède au consultant sous forme de salaire, après déduction des cotisations sociales (patronales et salariales) et d’une commission. En pratique, le recours au portage peut, selon les situations, être totalement occasionnel et ne concerner qu’une mission déterminée, ou bien se situer sur une période plus longue dans le cadre de missions récurrentes. De par leurs fonctions, elles s’apparentent au métier de conseil dans les domaines variés comme les ressources humaines, la qualité, le marketing, les finances, la communication, etc. Ces sociétés se rémunèrent en prélevant sur les prestations facturées une commission correspondant aux frais de gestion engagés. Celle-ci varie entre 5 et 15 %. Certaines structures pratiquent également un système dégressif, fonction du chiffre d’affaires réalisé par le consultant, et un système annualisé, le barème variant là encore en fonction du chiffre d’affaires réalisé chaque année. Il existe plusieurs organisations professionnelles regroupant les principales entreprises de portage. www.apce.fr et www.guideduportage.com

C.C. du Pays de Lesneven et de la Côte des Légendes C.C. de Plabennec et des Abers

du Pays d'Iroise

C.C. du Pays de Landerneau Daoulas

C.C. de la Presqu'île de Crozon

C.C. de l'Aulne maritime

© CCI DE BREST

Brest métropole océane

Courants Industrie & Services - 3e trimestre 2010 • 5


VIE DES ENTREPRISES FORMATION. D’habitude initiée par les salariés, la VAE se

surlenet

L’annuaire des entreprises de services B to B bretonnes est un outil gratuit qui permet aux prospects de faire le tour des 25  000 entreprises du secteur. Toute entreprise inscrite au RCS y dispose d’emblée d’une fiche. À vous ensuite de la compléter en y indiquant plus précisément votre savoir-faire, voire en y pro­ posant des documents à télécharger. Véritable vitrine en ligne, n’hésitez pas à mettre à jour votre propre fiche afin de répondre au mieux aux critères de recherches de clients potentiels. Le + du site : les dernières fiches mises à jour se placent instantanément en première page.

www.lequartzcongres.com

Le Quartz, centre de congrès et scène nationale de Brest, a complètement rénové son site internet pour la partie «  affaires  ». Celui-ci se présente comme un outil fonctionnel de préparation d’un congrès avec les plans et les différents services associés (prestations techniques, personnel d’accueil, restauration…). Une présentation de Brest et ses environs figure en bonne place sur le site. Toute une partie est dédiée à l’organisation d’un congrès à Brest avec l’offre en hébergement, le tourisme et les loisirs. Une troisième partie est consacrée aux annonces des événements de la région brestoise. Le + du site : son ergonomie permet d’aller à l’essentiel sans trop de clics de souris.

Une entreprise qui joue la carte de la VAE [s]on métier et [s]e sentir valorisé au sein de la société ». Patrick André, lui, explique qu’aujourd’hui son quotidien professionnel n’a pas fondamentalement changé, «  à la seule différence que j’ai acquis beaucoup plus de compétences, que je ne rencontre plus de problème dans mon domaine de spécialité et que je suis désormais capable de transmettre ces nouvelles connaissances ».

un double avantage pour l’entreprise

© Simon cohen

www.clic-services-bretagne.fr

voit désormais proposée par certains employeurs. La démarche serait d’ailleurs de plus en plus fréquente.

Fabien Tanguy et Patrick André La VAE s’adresse à toute personne justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins trois ans, en continu ou en discontinu, en rapport avec le contenu du titre ou du diplôme visé. La VAE lui permettra ainsi de faire certifier, officiellement, les compétences acquises durant la vie professionnelle ou extraprofessionnelle. Cefortech (CCI). 02 98 00 39 12

6 • Courants Industrie & Services - 3e trimestre 2010

C

 e jour de juin restera symbolique pour Patrick André, employé de Scomet, l’antenne landivisienne de la société Jaffredou de Pencran : le voici recevant son certificat de qualification professionnelle de métallurgie (CQPM) en même temps qu’il fête ses deux années d’embauche. Cette qualification, Patrick André l’a obtenue par l’intermédiaire d’une validation des acquis de l’expérience, par le biais du Cefortech, le centre de formations techniques de la CCI. Classique, penserez-vous... Pas sûr. Car cette VAE, pour le coup, lui a été proposée par Jacques Lebailly, dirigeant de Jaffredou, un spécialiste du matériel agricole. Et c’est bien là toute l’originalité de la démarche, une VAE étant majoritairement initiée par un salarié lui-même.

resPOnsabiliser Patrick André s’est donc impliqué dans la validation de son expérience. Tout comme Fabien Tanguy, son collègue, employé depuis trois ans chez Jaffredou. Grâce à cette VAE, Fabien Tanguy estime «  être devenu beaucoup plus professionnel dans

Pour Jacques Lebailly, initiateur de cette démarche relativement rare, proposer cette VAE à deux de ses employés répondait à une logique double : « La finition peinture, d’abord, c’est ce qui termine le produit que nous fabriquons. Il est donc essentiel que celle-ci soit soignée. Il en va de l’image de marque de Jaffredou. Ensuite, d’un point de vue sociétal, il nous apparaît important de responsabiliser nos employés. Qu’ils sentent qu’ils ont un rôle important à jouer. C’est une façon de les conforter dans la place qu’ils occupent  au sein de l’entreprise  ». Et, selon lui, la VAE qu’ont suivie ces deux salariés a largement porté ses fruits  : «  Par rapport à avant, même si Patrick et Fabien faisaient du bon travail, on a beaucoup moins de remarques sur la finition de nos pièces. Ils ont considérablement amélioré leurs champs de compétences en matière de peinture industrielle ». Trois ans d’expérience minimum. La VAE a été instaurée en 2002, dans le cadre de la loi sur la modernisation sociale. Elle peut être financée dans le cadre du droit individuel à la formation (Dif) ou du congé VAE financé par le fongecif. L’Agefice peut également financer la formation en VAE des chefs d’entreprise gérants non salariés. La CCI est le relais du Point information conseil de la Région.


SUR LE TERRAIN

LA CCI M’accompagne

Le chocolatier brestois Jean-Yves Kermarrec a été coaché dans le cadre de l’opération pour les IAA : Mieux vendre.

EN BREF

Mieux vendre, c’est possible

Un hôtel d’entreprises au Faou

La pépinière d’entreprises du Faou dispose désormais d’un hôtel d’entreprises de 10 bureaux en location. Cette offre complète ainsi le parcours des créateurs qui, après avoir passé trois années en pépinière, prennent leur envol en intégrant ces locaux refaits à neuf. Ginger CEBTP (ex-Solen), spécialisée en expertise dans la construction, intègrera au 1er octobre cet hôtel fonctionnel, aux services mutualisés, idéalement placé avec un accès direct sur la voie express (RN 165).

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Véronique Raher-Hériaud, (CCI). 02 98 81 17 60 / 02 98 00 38 18 veronique.heriaud@cci-brest.fr

Olga Bourgeois a suivi l’opération régionale pour les IAA.

V

éritable temple du bonbon au chocolat haut de gamme, Histoire de Chocolat  se sentait à l’étroit dans les murs de son magasin de la rue de Siam. En 2008, Jean-Yves Kermarrec, créateur et dirigeant de l’entreprise, décide d’ouvrir un second point de vente rue Duquesne. « Avec une surface de vente multipliée par trois, le client pouvait être accueilli dans de meilleures conditions  », souligne l’artisan chocolatier. Il y aménage un laboratoire flambant neuf, accessible au regard «  gourmand  » du public. Restait à rentabiliser l’investissement, soit au total 650  000  €. « Nous nous étions donné des possibilités de développement. Mais ce n’était pas évident de savoir s’y prendre. Nous avions le nez dans le guidon. » En octobre 2008, le dirigeant se tourne vers la CCI. « J’ai appris que les entreprises du secteur agroalimentaire pouvaient prétendre à un soutien marketing. Cela m’a intéressé. »

Étonner les clients Histoire de Chocolat bénéficie alors d’un programme CCI déployé au niveau régional  : Mieux vendre. Il s’adresse aux sociétés agroalimentaires bretonnes qui ont

des demandes marketing et commerciales. Une conseillère de la CCI de Brest est intervenue dans l’entreprise dès le printemps 2009. Pendant un an, elle a passé à la loupe la politique commerciale de la société et son positionnement sur le marché. L’opération a permis d’apporter de nouvelles pistes en termes de stratégie commerciale, de besoins en formation du personnel, mais aussi de concrétiser des idées qui dormaient dans les tiroirs de la maison. «  Nous pensions mettre en place des ateliers de fabrication de chocolat ouverts au public, mais nous hésitions. La conseillère a abondé dans notre sens. Nos ateliers sont désormais ouverts. »

Le stimuli d’Internet La conseillère de la CCI a incité Histoire de Chocolat à se doter d’un site internet marchand. «  Aujourd’hui, les ventes en ligne représentent 3  % de notre chiffre d’affaires. » Quand il regarde derrière lui, Jean-Yves Kermarrec a vraiment l’impression d’avoir avancé. « Nous ressentions le besoin de bénéficier d’un regard extérieur. Cette intervention a été très profitable à toute notre équipe. Nous nous sommes sentis coachés. »

Le programme « Mieux vendre » est soutenu par la chambre régionale de commerce et d’industrie, l’Abea (Association bretonne des entreprises agroalimentaires), la Région Bretagne et la Drire. Il est subventionné selon les entreprises à 40 % ou à 80 %. À côté de l’intervention d’un expert, le programme propose également des ateliers collectifs d’une journée sur des thèmes ciblés, tels que mettre en place une stratégie promotionnelle, communiquer avec un petit budget, etc.

Le Comœdia fait le pari du mécénat

Le Comœdia, ancien cinéma indépendant brestois, est en passe de sortir de l’oubli. Un fonds de dotation a été créé : « Faire vivre le Comœdia». Sa façade ouvragée, sa salle de théâtre à l’italienne et ses plafonds sculptés devraient laisser place à un lieu culturel dédié au rire. Pour lui redonner du lustre, 2,5 millions d’euros sont nécessaires. D’où un appel au mécénat. Ouverture prévue en septembre 2011. Pauline Thibeau (Faire vivre le Comœdia), 27 rue Branda, 29200 Brest. 06 62 86 46 49

www. mieuxvendrebretagne.com

Courants Industrie & Services - 3e trimestre 2010 • 7


GROS PLAN

portrait. L’informatique brestoise est à la pointe avec

Actris. Militaires, sportifs et bâtisseurs lui sont fidèles.

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Actris multiplie les champs d’action

La chambre de commerce et d’industrie de Brest est ouverte de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13h30 à 18 h. Les conseillers reçoivent sur rendez-vous. » CCI de Brest: 1, place du 19e R.I., BP92028, 29220 Brest Cedex 2 02 98 00 38 00 www.cci-brest.fr » Formalités internationales Karine Le Moal 02 98 00 38 71 international@cci-brest.fr

ANTENNE DE CHÂTEAULIN Catherine Urien 02 98 86 53 02 catherine.urien@cci-brest.fr

PÉPINIÈRES D’ENTREPRISES Landerneau, Crozon, Châteaulin 02 98 00 38 18 Le Faou, Véronique Hériaud 02 98 81 17 70 Plabennec, Christelle Hamon 02 98 07 27 27

© Simon cohen

VOS CONSEILLERS INDUSTRIE ET SERVICES » Agroalimentaire / Bois / Imprimerie Brigitte Abgrall industrie@cci-brest.fr » Bâtiment / Travaux publics Dominique Chamoux batiment-tp@cci-brest.fr » Transports Sébastien Cann commercedegros-transport@cci-brest.fr » Commerce de gros / Pêche / Textile Julie Martet commercedegros-transport@cci-brest.fr » Électronique / Informatique Jean-Hervé Lacroix electronique-informatique@cci-brest.fr » Métallurgie / Environnement Chimie Valérie Lasquellec metal-enviro-chimie@cci-brest.fr » Service aux entreprises Adeline Bachelay services-entreprises@cci-brest.fr » Reprendre en Bretagne Jean-Hervé Lacroix jean-herve.lacroix@cci-brest.fr

Marc Desthieux et Antoine Verney

Actris vient de mettre au point un nouveau produit destiné au secteur de la défense. Son nom : « Matrack », un détecteur miniaturisé utilisable par les plongeursdémineurs. « Matrack » devrait leur permettre de contrôler les perturbations générées par leur équipement lors d’intervention sur les mines à déclenchement magnétique, protégeant ainsi des vies humaines.

Courants est imprimé sur un papier respectant les critères de responsabilité écologique, social et économique et contribuant à la bonne gestion de la forêt au niveau planétaire.

Retrouvez le prochain

Courants dans Ouest-France et Le Télégramme le jeudi 18 novembre 2010

8 • Courants Industrie & Services - 3e trimestre 2010

A

ctris, pour « Acquisition traitement et réalisations informatiques  », voit large. « Notre vocation, expliquent Marc Desthieux et Antoine Verney, cogérants et associés de la société, c’est de développer des systèmes mêlant informatique embarquée et électronique. ».

modélisation sur mesure Et, pour cela, c’est d’une équipe de huit salariés, tous ingénieurs informaticiens et électroniciens, que s’est entouré le duo. « Nous avons travaillé sur la discrétion acoustique pour les sous-marins, par exemple. En parallèle, nous avons développé bancs de contrôle et de tests de fiabilité pour les bouteilles de plongée à usage militaire. » Forte de cette expérience acquise depuis 1993 (1,113 M€ de chiffre d’affaires en 2009), l’entreprise voit alors de nombreuses fédérations sportives s’intéresser à son savoir-faire. Et des boîtiers d’aide à l’entraînement pour les sportifs de haut niveau voient le jour. Depuis, les fédérations françaises de basket-ball, de natation, de judo, de lutte, les utilisent dans le cadre de la préparation de leurs athlètes aux jeux olympiques.

Aux quatre coins du monde Mais la vraie actualité d’Actris se situe désormais ailleurs  : Corée du Sud, Abu Dhabi, Oman, Qatar, Maroc,

Sri Lanka. Là-bas, de pharaoniques chantiers maritimes sont en cours. Actris y a tenu une part importante grâce à « Posibloc », un instrument aussi ingénieux qu’impressionnant, unique au monde. Construire une digue sans faire appel à des plongeurs spécialisés et ainsi limiter les risques humains, c’est désormais possible. Le logiciel permet en effet à un grutier de manœuvrer son engin et de poser des blocs de béton sans aucune assistance humaine grâce à une vue en 3D du chantier. L’instrument est tellement au point que les premiers tests de « qualification » du système ont été effectués alors que la cabine de la grue était recouverte d’une bâche, donc sans vue sur le chantier. Un succès. La prochaine escale de « Posibloc » aura lieu à Rio de Janeiro dans le cadre d’une nouvelle construction maritime. Par ailleurs, Actris s’est aussi spécialisée dans l’ingénierie routière. Avec « Evalis » et « Viapix », la petite société brestoise équipe les gestionnaires du patrimoine routier (sociétés d’ingénierie, conseils généraux, communautés urbaines, …). Ce système embarqué dans des fourgons permet d’ausculter l’état des chaussées  : routes, autoroutes, pistes d’aéroport, aucune imperfection dans le revêtement n’échappe à l’œil d’« Evalis ». Du sur mesure qui étend à l’infini les possibilités d’intervention d’Actris.


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