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Réseaux sociaux sur Internet : à utiliser à bon escient p. 4-5

FORMATION

Acquérir une double compétence avec les mastères spécialisés de l’ESC p. 6

La CCI m’accompagne

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PRATIQUE

Irène et Rémy Uguen entourent Saitel (Plabennec) de professionnels p. 7

Courants industrie & services

1er trimestre 2012 • N° 42

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© BREST’AIM

L’espace Giraudeau, lieu de prestige brestois.

focus. Les Tonnerres de Brest ne seraient pas ce qu’ils sont sans la participation active des entreprises de la région brestoise et de la CCI.

Hissez haut vos couleurs !

P

artenaire fondateur des fêtes maritimes brestoise, la CCI est de nouveau sur le pont pour faciliter l’organisation des Tonnerres de Brest 2012, du 13 au 19 juillet.

Un

partenaire originel. JeanChristophe Cagnard, vice-président CCI en charge des ports, l’affirme : «  la participation de la CCI est indispensable, ce rassemblement de bateaux se situant sur une grande partie du port de commerce de Brest, un équipement dont elle assure la gestion depuis sa création en 1851 ». L’engagement de la CCI s’explique aussi par les retombées économiques et touristiques sur Brest et sa région. Elles ont été évaluées à 31 M€ en 2008 par l’Agence d’urbanisme

de Brest. « Ce chiffre résulte à la fois des dépenses engagées par l’association Brest 2008 pour l’organisation évènementielle, ainsi que celles des visiteurs dans le périmètre de la fête et, plus largement, dans le Pays de Brest ». Pour 1 € de financements publics, environ 6 € ont donc été placés dans l’économie.

Interface entre usagers du port et

fête. Le premier port de Bretagne, qui a franchi la barre des 3 Mt de trafic en 2011, est avant tout un lieu de travail. La CCI joue donc un rôle d’interface avec les professionnels portuaires afin de concilier contraintes et souhaits parfois contradictoires. D’un point de vue opérationnel,

« nous mettons à disposition de Brest événements nautiques certains équipements portuaires et mobilisons le personnel, grutiers, agents des services Formes et quais, mécaniciens, électriciens », souligne Raoul Laurent, directeur des Équipements de la CCI.

Invest in Brest. Les Tonnerres seront

aussi une formidable vitrine pour la région brestoise. La CCI l’a bien compris en organisant avec Brest métropole océane, le 13 juillet, une « opération séduction » pour investisseurs et décideurs bretons ou nationaux. Bretagne développement innovation, le technopôle Brest-Iroise et Investir en Finistère s’associent à la démarche. Cette 4e édition d’« Invest in Brest » a pour objectif de leur présenter les atouts économiques de la région brestoise tout en leur permettant de nouer des contacts privilégiés.

300 entreprises au club des Ton-

nerres. En 2008, elles ont contribué pour un tiers au financement de la fête, soit 13 M€. C’est dire à quel point leur participation est cruciale. Malgré une conjoncture difficile, elles répondent de nouveau « présent ! » aux organisateurs.

Durant les festivités, la rotonde (150 places) sera consacrée à l’accueil des entreprises membres du club des Tonnerres. Accessible uniquement avec la carte de membre ou sur invitation, elle proposera un open bar toute la journée et un Happy Hour entre 12h/13h30 et 17h30/19h30. Les produits références de la fête y seront également proposés. Le premier étage, avec vue imprenable et terrasse spacieuse, sera réservé aux opérations de relations publiques privées.


ACTUALITÉ « 300 entreprises de toutes tailles et tous secteurs d’activité ont adhéré au club des Tonnerres », se félicite Dominique Raoul, directeur délégué de Brest’Aim. On y trouve les partenaires fondateurs (la CCI, BMO, la Marine nationale, la Région et le Département et le Crédit agricole), les sponsors (Système U, Air France, Armor Lux, Salaün Holidays...), les partenaires médias. « Nous accueillons tout le monde, souligne-t-on à Brest’Aim, en adaptant nos propositions aux besoins de chacun. » Par exemple, le groupe Spadium fera la promotion de la fête dans ses complexes aquatiques et accordera 20 % de remise aux porteurs d’un pass deux jours, en échange de 150 entrées pour le personnel. Breizh Cola sera distribué sur le site de la fête en échange d’une contribution.  Les entreprises louant un bateau sont aussi nombreuses qu’il y a quatre ans à la même période. 150 ont réservé un voilier sur les 180 attendues. Elles sont peutêtre plus regardantes sur le budget qu’elles y consacrent, « le répartissent pour certaines sur deux exercices », mais ne manqueraient pour rien au monde ce rendez-vous quadriennal. Les enseignes du port y sont aussi : elles ont signé une convention qui leur permet d’accueillir dans leurs établissements une des fanfares programmées à l’animation des quais.

Espace Giraudeau, espace entreprises. Fini le village des entreprises sous chapiteaux. Les membres du

club des Tonnerres se retrouveront dans un lieu de prestige, lumineux, avec vue sur le goulet : le tout nouvel espace Giraudeau (lire hors-texte). « Nous mettons à leur disposition un emplacement de choix dans un centre névralgique de la fête où ils pourront inviter quelques clients », précise Dominique Raoul. « L’entreprise aura une carte de membre de cinq invitations par jour maximum. » Lieu d’échange avant tout, l’espace Giraudeau permettra de se poser et se sustenter entre deux temps forts.

Perdurer au-delà de la fête.

Brest’Aim souhaite prolonger la vie du club des Tonnerres audelà des festivités de juillet 2012, en marque de reconnaissance de son implication : « Les événements maritimes sont en plein développement à Brest et les retours médiatiques vont audelà de notre région, comme pour le Trophée Jules Verne. Il est important d’associer les entreprises à leur réussite. » Pourquoi ne pas programmer une opération spécifique aux membres du club lors de courses telles que la Solitaire du Figaro, la Classic Week ou encore l’Istanbul Europa Race ? De nombreuses pistes sont à développer pour que perdurent ces liens humains qui font avancer l’économie de la région brestoise.

Giovanna Cutéla (Brest’Aim). 02 98 33 95 35 www.lestonnerresdebrest2012.fr

Courants

Industrie & Services : Publication éditée par la CCI de Brest, 1, place du 19e R.I., BP 92028, 29220 Brest Cedex 2. Tél. 02 98 00 38 00. Mél. courants@cci-brest.fr – Sous la responsabilité de Michel Gourtay. Présidente du comité de rédaction : Béatrice Cochard. Responsable de la rédaction : Blandine Kermarec. Coordination et secrétariat de rédaction : Christelle Hall. Rédaction : Damien Goret, Christelle Hall et Oriane Marrec. Régie publicitaire : Gédéon Marketing. Tél. 02 98 44 66 02. Mise en page : Basilic Communication. Tél. 02 98 34 07 13. Tirage : 7 800 exemplaires. Impression : Cloître Imprimeurs. Routage : OCEA. ISSN 1777-7224. Dépôt légal à parution. 2 • Courants Industrie & Services - 1er trimestre 2012


ACTUALITÉ 3 QUESTIONS À YANNICK CADIOU,

EN BREF

VICE PRÉSIDENT FORMATION

Fonds de revitalisation Livbag : prolongations sur 2012. Mis en place en 2009 par l’État, le fonds Livbag

répondait à une forte baisse d’activité dans le secteur automobile et à la perte de 90 emplois à Livbag (Pont-de-Buis-les-Quimerch). Il bénéficie d’une prolongation d’une année. L’entreprise a abondé un fonds d’accompagnement de projets de création d’emplois. Il s’applique aux établissements indépendants de moins de 50 salariés créant un emploi en CDI à condition d’être situé dans un périmètre de 20 km autour de la commune et issus des secteurs de l’industrie, de l’agroalimentaire, des services aux professionnels, des entreprises artisanales, du commerce de gros en BtoC et du BTP (moins de 15 salariés). Département industrie, services et international (CCI). 02 98 00 38 18

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Plan local de redynamisation : une aide de 3 000 € par CDI. Le plan local de redynamisa-

Quels sont les principaux projets de la CCI en termes de formation ? Yannick Cadiou : Ils sont nombreux, bien évidemment. L’un d’eux démontre bien notre ambition de faire de la pointe Bretagne une vitrine de l’apprentissage. Il s’agit du projet de Campus des métiers, un établissement dont les travaux vont débuter le 5 mars et qui s’ouvrira à quelque 2 100 apprentis en 2014, nous sommes la première CCI de France à avoir bénéficié, à ce titre, du soutien de l’État dans le cadre des investissements d’avenir, preuve s’il en est d’une véritable reconnaissance du travail diligenté en interne. Sa construction est aussi soutenue par nos partenaires historiques que sont la Région, principalement, le Département et BMO. L’ESC fête aussi ses 50 ans cette année. C’est un cap pour une école de commerce ? Y. C. : Oui, un bel anniversaire pour une structure qui n’a pas dérogé à sa règle depuis 1962 à savoir former les managers dont les entreprises bretonnes ont besoin. La démarche d’accréditation AACSB suit son cours afin de labelliser l’école à l’international. Néanmoins, et c’est comme une obsession pour nous, l’ESC doit rester liée au développement du territoire. Entre Brest et Vannes, elle forme 880 jeunes et confirme son potentiel de recherche. Formation continue et Français langue étrangère trouvent-ils leur place en région brestoise ? Y. C. : Oui, plus que jamais. Le Ciel Bretagne a accueilli plus de 3 800 stagiaires l’an passé. Le Cefortech fait face à de nombreux concurrents et, malgré cela, grâce à l’implication de nos équipes, il conforte, chaque année, sa place de premier opérateur local en formation technique avec 4 400 stagiaires. Quant au département FLE, il accueille plus de 800 stagiaires par an, venus de 50 pays. Le pôle Formation continue sait à la fois créer, innover, démarcher et assurer une prestation de grande qualité.

Seconde échéance d’enregistrement pour Reach. Le

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La formation, un axe majeur

tion a programmé une action supplémentaire via le fonds pour les restructurations de la Défense. Le Pays de Brest étant la zone la plus affectée, une aide de 500 000 € est attribuée à la création de 167 emplois industriels et de service à l’industrie. Le montant moyen de l’aide par emploi est donc fixé à 3 000 €. Les secteurs prioritaires sont les filières d’excellence brestoises et, notamment, la filière des énergies marines renouvelables. Département industrie, services et international (CCI). 02 98 00 38 18

31 mai 2013 est la date butoire pour les déclarants soumis à Reach (enRegistrement, Évaluation et Autorisation des produits CHimiques). Toute substance fabriquée ou importée au-dessus de 100 tonnes par an doit être enregistrée. Le règlement prévoit que, pour une même substance, les entreprises se regroupent au sein d’un forum d’échange (SIEF) pour élaborer le dossier d’enregistrement. Il s’agit d’un processus très long : les membres du SIEF doivent s’accorder sur l’identité de la substance, puis sur le partage des données disponibles et enfin sur l’identification des dangers. www.ineris.fr/reach-info/

Participez au Tour de Bretagne de l’économie. Le Tour de Bretagne de l’économie s’arrêtera à Brest le 6 mars prochain, à la CCI. Il s’agit, pour les acteurs publics, de présenter les dispositifs mis en œuvre pour renforcer les fonds propres, soutenir l’innovation, accompagner la performance et le développement à l’international des entreprises bretonnes. Rendez-vous de 17h à 19h : présentation du Tour de Bretagne, intervention d’Oséo, de la Caisse des dépôts, de la Direccte et de la CCI de Brest, témoignage de chefs d’entreprise et speed meeting entre les participants. Inscriptions : Département industrie, services et international (CCI). 02 98 00 38 18 ; industrie@cci-brest.fr

Création d’un « fonds pêche ».

La Région en appelle aux investisseurs privés pour son « fonds pour une pêche durable ». Celui-ci soutiendra le renouvellement de la flotte de la filière bretonne. Objectif : réunir 9 M €. Fin de l'appel manifestation d'intérêt : 31 mars.

lesrendezvous 16 au 19 avril. Salon EWEA 2012 à Copenhague, rassemblement européen des acteurs de l’éolien. Industrie. 02 98 00 38 18 24 et 25 avril. Seafood, premier salon européen des produits de la mer, à Bruxelles. International. 02 98 00 38 71 5 au 11 juin. Mission Jeanne d’Arc, à Rio au Brésil. 18 au 22 juin. 6e semaine de l’innovation. Bretagne développement innovation. 02 98 84 53 00 Courants Industrie & Services - 1er trimestre 2012 • 3


PRATIQUE

Réseaux 6 questions préalab

MEMENTO. Facebook, Viadeo, Twitter… Ils sont souvent présentés comme un nouvel Eldorado mais attention au mirage, les réseaux sociaux sur Internet nécessitent une stratégie, du temps et des moyens.

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Y aller ou pas ? Communiquer sur Internet ne correspond pas à un effet de mode mais bel et bien à une stratégie. Près de 80 % des internautes français sont membres d’un réseau social et 16 % d’entre eux suivent en moyenne 5 de leurs marques ou entreprises préférées*. Le postulat repose sur le bouche-àoreille de la Toile. Un contenu, une information, un site ont une forte probabilité d’être plus pertinents à vos yeux s’ils sont recommandés par Réseaux sociaux. une personne que vous connaissez ou Sur Internet, cela un groupe auquel vous appartenez*. désigne un site sur L’économie qui régit ces groupes lequel l’internaute, sociaux est avant tout basée sur la une fois inscrit, se réputation et la reconnaissance de crée une sorte de leurs pairs. Sachant cela, inutile de carte d’identité se jeter sur Facebook, le réseau social virtuelle, un le plus répandu au monde. Un chef « profil ». Il peut d’entreprise travaillant uniquement ensuite se mettre en relation avec en BtoB aura plutôt intérêt à reses « amis » ou joindre un réseau social spécialisé. Si « fans » (Facebook), vous n’avez ni temps ni disponibilité followers (Twitter) pour y être, mieux vaut faire appel à ou contacts (Viadeo) des spécialistes ou alors ne pas faire. puis les amis de leurs amis etc. Leur force : messagerie instantanée (les entreprises commencent à mettre en place des réseaux sociaux privés pour la communication interne), partage d’articles, de vidéos, de photos, de liens…

En chiffres : •800 millions d’inscrits sur Facebook en décembre 2011 (perspective 2012 : 1 milliard d’inscrits !) ; •sur Twitter, on dénombre 300 000 nouveaux membres chaque jour ; •2 milliards de vidéos sont vues quotidiennement sur Youtube. Source : www.reseauxprofessionnels.fr

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Ne pas faire, pourquoi ?

S’il paraît simple d’activer un compte en quelques clics et une inscription, faire vivre son réseau social est affaire de patience. Communiquer sur les réseaux sociaux demande du temps, de la réactivité et un apport permanent. Nombre de profils d’entreprises donnent l’impression qu’elles n’existent plus car celles-ci ne les mettent pas à jour. Vous pouvez vous en servir comme un outil de veille, simplement pour suivre l’actualité de vos concurrents par exemple. Dans ce cas, vous leur laissez le champ libre et, si votre entreprise ne communique pas, d’autres le feront pour vous, peutêtre à vos dépens. Ce qui est vrai pour les médias traditionnels l’est donc aussi pour les médias sociaux : il ne faut pas se lancer dans une campagne de promotion sans une stratégie mûrement réfléchie.

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Comment prendre part aux échanges ? Quelle est ma cible ?

Qu’ai-je à « vendre » ou proposer ? qu’est-ce que je recherche à travers ces nouveaux outils ? Un avantage indéniable des réseaux sociaux est

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la possibilité de parler directement à vos clients. Cela peut faire trembler certains mais le consommateur a la parole sur Internet. Pour les comprendre et leur répondre, il faut prendre part à la discussion.

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Qu’est-ce la e-réputation ? Le manque de contrôle du message publié est une excuse souvent avancée pour ne pas y participer. Mais n’importe qui peut dire n’importe quoi sur vous. Ce qui peut être désastreux en termes de e-réputation, voire de réputation tout court lorsque les médias traditionnels - qui y sont, eux - s’emparent des rumeurs. C’est pourquoi il faut se saisir de ces outils avec mesure, crédibilité et sérieux. Il s’agit là de convaincre.

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Quel plan médias sociaux ?

Quel réseau adopter (lire encadré) ? Combien de temps et d’argent ? Qui dans l’entreprise peut s’en occuper ? C’est en déterminant de façon réaliste le temps et les ressources que vous vous ferez une juste idée des contraintes auxquelles vous devrez faire face. Vous pouvez vous fixer deux à trois des objectifs suivants : établir la notoriété de la marque, se montrer leader en innovation (gagner le respect de vos pairs), gérer les prospects, fidéliser,

assister les clients (répondre aux insatisfaits et les garder), recruter (les médias sociaux remplacent peu à peu les sites d’offres d’emploi ; ex : https://apps.facebook.com/ohmyjob/), rechercher et développer (en apprendre davantage sur les besoin des consommateurs). N’omettez pas de personnaliser votre profil : les internautes suivent des personnes et non des comptes impersonnels, sauf dans le cas des pages professionnelles (« fan ») de Facebook.

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Qui s’en occupe ? Afin de

générer son propre contenu et de veiller à l’e-réputation de l’entreprise, une nouvelle fonction a fait son apparition : le community manager. Son rôle ? Réseauter, animer et communiquer avec les internautes sur les médias sociaux. Chaque collaborateur, à son niveau, peut être formé pour utiliser les réseaux sociaux à bon escient. La formation est en effet incontournable car, malgré un usage accessible et peu coûteux, il ne faut pas se précipiter, le risque étant de commettre des erreurs qui peuvent être nuisibles du fait de la nature virale des informations publiées sur le Net. * Sondage Ifop, novembre 2011 ** 90 % des acheteurs en ligne font confiance aux recommandations de leurs amis (Nielsen Media Research)


PRATIQUE

x sociaux : bles

QUESTIONS/RÉPONSES Crédit impôt recherche 2012 : quels sont les travaux concernés ? Les dépenses ouvrant droit au crédit impôt recherche 2012 sont celles réalisées à l’occasion d’opérations de recherche scientifique et technique.

Témoignage AYMERIC POULAIN-

« © MALO LOUARN

elon un sondage réalisé auprès de 13 réseaux professionnels bretons, il en ressort que la première raison de se lancer sur les réseaux sociaux est d’y faire de la veille et de partager de l’information, ensuite de susciter des échanges et d’intégrer ces outils dans une communication externe. L’idée est de faire connaître le réseau « physique » existant, de diffuser son actualité, ses événements. Parmi les réticences, le terme de chronophage revient souvent. Mais une bonne répartition des tâches liée à une stratégie préalable permet de contrôler le temps passé. Dans un cadre professionnel, ces outils révolutionnent l’organisation interne des entreprises puisque chacun peut publier facilement du contenu. Cette facilité peut être encadrée par une charte

d’utilisation des réseaux sociaux. On y fait des affaires, je peux en témoigner, que ce soit à travers les réseaux professionnels Viadeo et LinkedIn ou encore Facebook. Twitter est un cas à part car l’information qui y est diffusée en 140 caractères maximum s’ancre davantage dans le présent. La géolocalisation se développe également, avec Foursquare par exemple. Les réseaux sur smartphone prennent aussi de l’ampleur avec le concept SoLoMo pour Social Local Mobile. Le point commun entre tous, c’est le passage d’une communication de masse à une communication sociale, où le mode conversationnel est privilégié. »

© Jean hin

« Une révolution pour l’entreprise »

S

Les opérations de recherche scientifique et technique couvrent trois domaines : - la recherche fondamentale ; - la recherche appliquée ; - le développement expérimental.

dirigeant de Nereÿs (Brest)*

Les travaux éligibles au crédit d’impôt recherche se situent, dans la plupart des cas, au niveau du développement expérimental.

Quel taux appliquer ? Le crédit impôt recherche 2012 est déterminé à raison du volume des dépenses de recherche et développement de l’année. Son montant est égal à 30 % de la fraction de ces dépenses inférieure ou égale à 100 M€. Ce taux est ramené à 5 % pour la fraction supérieure à ce seuil. Lorsqu’une entreprise bénéficie pour la première fois d’un crédit impôt recherche (ou qu’elle n’en a pas bénéficié depuis plus de 5 ans) et qu’elle n’a pas de lien de dépendance avec une autre société ayant bénéficié de ce crédit depuis 5 ans, le taux applicable pour le crédit impôt recherche 2012 est de 40 % la première année, puis 35 % la deuxième année. Département industrie, services et international (CCI). 02 98 00 38 18 ; industrie@cci-brest.fr

*Nereÿs est intervenu le 17 novembre dernier au Forum des réseaux organisé par la CCI de Brest. Retrouvez sa présentation sur : http://www.slideshare.net/aymeric.

© Simon Cohen

MAUBANT

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VIE DES ENTREPRISES

surlenet www.brest.aeroport.fr L’aéroport Brest Bretagne a refondu son site. Plus attrayant et accessible, il présente l’offre au départ de Brest avec davantage d’actualités, des fiches de destinations plus complètes et l’ajout d’une zone d’infos trafic pour relayer tout événement qui pourrait perturber le trafic aérien ou le parcours des passagers. Les + du site : un moteur de recherche de vols en partenariat avec le site Opodo et un autre pour les séjours permettant d’accéder aux offres des touropérateurs ; un calculateur des tarifs de stationnement.

FORMATION. Les mastères spécialisés, dispensés à l’ESC Bretagne Brest, répondent aux besoins des salariés dans l’acquisition d’une double compétence.

Les mastères spécialisés, accélérateurs de carrière

Le Fonds stratégique d’investissements (groupe Caisse des dépôts), créé il y a trois ans, dispose de 20 milliards d’euros de fonds propres. Fin 2011 a été lancé le FSI Régions, afin de se rapprocher des PME et en particulier des entreprises de taille intermédiaire (ETI). Cette démarche, essentiellement indirecte, via les fonds partenaires du programme France Investissement (géré par CDC Entreprises), s’est renforcée avec le lancement du programme FSIPME, doté d’un milliard d’euros. Le FSI procède également à des investissements directs dans des PME de croissance. Il entre au capital d’entreprises ayant des projets de croissance porteurs pour la compétitivité française. Le + du site : il dispose d’un espace « entreprises ».

Ewen Dreves, responsable marchés entreprises à l’ESC

L

www.bretagne-alternance.com Vous souhaitez trouver rapidement votre apprenti, déposez votre offre de contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, ce site est fait pour vous. Lancé par le conseil régional, il permet de mettre en relation les jeunes gens cherchant un contrat d’apprentissage et les entreprises ayant des places d’apprentis. L’Ifac contribue à alimenter ce nouveau site, au même titre que l’ensemble des établissements de formations en alternance bretons. Chacun dépose les demandes émanant des apprentis. Le + du site : Concis, clair et bien documenté, il annonce par exemple les portes ouvertes de l’Ifac le 24 mars prochain.

Coopération celte. L’ESC et le Waterford Institute of Technology (Irlande) ont signé une convention de double diplôme pour le Master of sciences International Business et le Master of Business Studies in Internationalisation.

www.cci-brest.fr, rubrique Actualités

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’ESC Bretagne Brest propose, à côté du programme Grande école et Bachelor, trois mastères spécialisés dans des domaines porteurs d’avenir : Contrôle de gestion et pilotage de la performance (depuis 2001), Management des activités logistiques (1994) et Gestion patrimoniale et financière (2002). Leur vocation première ? Selon Luc Pontet, directeur des programmes, il s’agit d’« apporter une double compétence à haute valeur ajoutée, recherchée par les recruteurs, ou  une spécialisation de haut niveau à des titulaires d’un bac +5 ou d’un bac +2 ayant trois ans d’expérience professionnelle ».

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www.fonds-fsi.fr

L’ESC Bretagne Brest est particulièrement attentive aux besoins des cadres en activité ou en recherche d’emploi. « Ce sont trois secteurs qui recrutent », souligne Ewen Dreves, responsable marchés entreprises. « Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 95 % d’embauche quatre mois après le diplôme et 100 % après 6 mois ». L’ouverture de ces MS, véritables produits vivants qui apparaissent, évoluent, disparaissent en fonction des besoins et du marché de l’emploi,  vient d’une forte demande de la part des salariés et des entreprises. « Les cadres sont nombreux à vouloir grandir dans l’entreprise, rebooster leur carrière, aborder un nouveau secteur, valider une carrière, explique Ewen Dreves, mais également se protéger de l’avenir, par peur de perdre leur travail », conjoncture économique oblige.

Une plus-value La formule en formation continue, d’une durée d’un an, mélange salariés, demandeurs d’emploi aux profils adéquats et étudiants désireux de compléter leur cursus initial. «  Chacun s’enrichit du vécu des autres. Ces formations, véritables indicateurs de motivation, sont une plus-value sur le marché du travail, un accélérateur de carrière, qui permettent aux salariés en activité d’acquérir le diplôme souhaité tout en maintenant leur activité », affirme Luc Pontet. « Ces cursus spécialisés ont pour finalité de former, d’insérer professionnellement des salariés et de recruter de nouveaux salariés via les contrats de professionnalisation. »

Procédure de recrutement Examen du dossier de candidature, puis rédaction d’une synthèse de textes suivie d’un entretien de motivation avec un jury composé du responsable du programme et d’un enseignant-chercheur et/ ESC. 02 98 34 44 92 ou ou d’un professionnel du secteur. dossier à télécharger sur www.esc-bretagne-brest.com


SUR LE TERRAIN

LA CCI m’accompagne

La société Saitel de Plabennec a participé à deux dispositifs CCI pour optimiser son développement EN BREF interne. Deux entrées à Mescoat. La pépinière

d’entreprise de Mescoat, à Landerneau a accueilli deux nouvelles pousses : CAO Bretagne, lancée par David Coquil et Christophe Rodriguez, propose des solutions de CAO/ DAO (dessin et conception assistés par ordinateur) : audit, conseil, vente, intégration, formation. Créé par Didier Apperry, Aditherm est un bureau d’études thermiques réglementaires s’adressant aux constructeurs de maisons individuelles, offices HLM, les architectes, les maîtres d’œuvre… Julie Martet (CCI). 02 98 30 35 00 ; industrie@cci-brest.fr 

Avec Saitel, le courant passe fort

Et une entrée au Faou. www.meilleure construction.com, telle est l’entreprise gérée par Alain Cochennec et qui a intégré la pépinière d’entreprises du Faou. Son activité ? Du courtage en maisons neuves pour les particuliers (trouver la maison au meilleur tarif). Véronique Heriaud (CCI). 02 98 81 17 70

Rémy et Irène Uguen

S

aitel, c’est l’histoire d’une trajectoire fulgurante. L’entreprise d’électricité courants forts et courants faibles est née en 1981, à l’initiative de Michel Laurans. À l’époque, l’entreprise familiale était basée à Guipavas. Elle réalisait 750 000 euros de chiffre d’affaires. En 2005, à l’occasion du départ en retraite du dirigeant, Rémy Uguen et sa femme Irène ont repris le flambeau.

Développement et ressources humaines Depuis, Saitel a déménagé à Plabennec et emploie 34 personnes. Chiffre d’affaires en 2011 : 6 millions d’euros. « Notre force, c’est d’avoir su nous structurer », analyse Irène Uguen, directrice générale. Pour cela, outre les compétences techniques et humaines acquises par Rémy Uguen en 17 ans de travail dans un groupe international spécialisé en électricité, le couple s’est investi dans deux dispositifs de la CCI. Le premier, Performance Bretagne ressources humaines plus (PBRH+), «  s’effectue en deux étapes. D’abord, un diagnostic qui nous a permis d’optimiser certains secteurs de la société.

Il est clair que notre communication interne, par exemple, a été améliorée ». Élaboré sur un an, le programme Performance Bretagne consiste ensuite en un plan d’actions mené à travers quatre séances de regroupement collectif, en rapport avec les conclusions du diagnostic préalable.

Plato, « Un vrai plus » Le deuxième dispositif, du nom de Plato, a été mis en place avec succès par la CCI en 2010. Il regroupe quinze participants, tous issus de différents corps de métiers, à raison d’une réunion mensuelle : « Nous étions du premier groupe Plato, indique Irène Uguen, l’occasion pour nous d’échanger avec d’autres chefs d’entreprise puisque, finalement, même si nous venons de secteurs différents, nous avons tous les mêmes problématiques. C’est un lieu d’échange autour de thèmes qui font intervenir des experts. Ce vrai plus m’a permis de rencontrer, à chaque fois, des intervenants de très grande qualité qui poussent à la réflexion.  » Un second groupe, déjà complet, sera lancé à Brest ce printemps.

Les entreprises intéressées par ces dispositifs peuvent contacter la CCI. PBRH + et Plato sont deux programmes complémentaires pour les PME. Le premier consiste en un soutien au management des ressources humaines. Le second en des échanges et du partage de formation pour les chefs d’entreprise.

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Télécom Bretagne se distingue sur l’IRT B-Com. Le projet breton a été retenu

au titre des Investissements d’avenir français. L’institut de recherche technologique B-Com sera une Fondation de coopération scientifique (FCS) entre Rennes, Brest et Lannion. B-Com va devenir un nouvel opérateur de R&D&I (recherche, développement, innovation) dont Télécom Bretagne est l’un des fondateurs académiques avec l’Inria, l’Insa Rennes, Supélec et l’Université de Rennes 1. Les industriels parties prenantes sont Orange et TDF , Thales, auxquels s’ajoutent des coopérations avec Technicolor, Alcatel Lucent et Mitsubishi et un collectif de PME. Les jeunes entreprise (start-ups, jeunes pousses, essaimage) seront représentées dans B-com dans le cadre d’un groupement de PME/TPE régional en cours de définition. B-Com fournit une perspective de financement de 90 M€ sur 10 ans à laquelle s’ajoute un montant équivalent de contribution des entreprises partenaires.

Département industrie, services et international (CCI). 02 98 00 38 18

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GROS PLAN portrait. À force de développement, la société EDSI basée

voscontacts

à Guipavas s’est transformée en groupe. Elle intervient du nord au sud Finistère.

EDSI, un développement par l’innovation

La chambre de commerce et d’industrie de Brest est ouverte de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13h30 à 18 h. Les conseillers reçoivent sur rendez-vous. » CCI de Brest: 1, place du 19e R.I., BP92028, 29220 Brest Cedex 2 02 98 00 38 00 www.cci-brest.fr » Formalités internationales Karine Le Moal 02 98 00 38 71 international@cci-brest.fr

INTERNATIONAL

Sébastien Cann et Julie Martet international@cci-brest.fr

ANTENNE DE CHÂTEAULIN Catherine Urien 02 98 86 53 02 catherine.urien@cci-brest.fr

PÉPINIÈRES D’ENTREPRISES Landerneau 02 98 30 35 00 Plabennec 02 98 07 27 27 Le Faou 02 98 81 17 70 Châteaulin 02 98 81 25 34

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Jean-Paul Cloarec, le PDG du groupe EDSI La salle de bains, voici le nouveau secteur dans lequel va se lancer le groupe EDSI cette année. L’objectif : développer une marque déclinée autour d’une véritable gamme et disposant d’une image clairement définie. Jean-Paul Cloarec a demandé à l’agence de communication brestoise Hippocampe de l’accompagner.

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Courants dans Ouest-France et Le Télégramme le 22 mars

8 • Courants Industrie & Services - 1er trimestre 2012

La société EDSI - spécialisée dans les énergies renouvelables, l’électricité, la plomberie et le chauffage - a été créée en 1993, à Gouesnou. Depuis mai 2011, pour pallier le manque de place nécessaire à son essor, elle s’est installée à Guipavas (Prat Pip), en face de l’aéroport. Le résultat est avant-gardiste : 1 000 m2 de surface pour l’un des premiers bâtiments industriels BBC du Finistère. « Pour être précis, reprend Jean-Paul Cloarec, le PDG du groupe, c’est un bâtiment dit à énergie positive, construit avec une ossature en bois massif, équipé d’un plancher chauffant, d’une pompe à chaleur et d’une ventilation double flux.» Un bel investissement de quelque 800 000 euros, à même de produire 36 Kw/h d’électricité et n’en consommant que 16, les 20 Kw/h restants étant revendus à EDRF. D’ici peu, le toit de la construction se verra orner de panneaux solaires.

Ouverture à Crozon EN MARS Le groupe EDSI a su se dessiner une belle trajectoire. En 2000, JeanPaul Cloarec reprend la société ESCI de son père, à Guissény. En 2004, le développement se poursuit avec le rachat de Caradec, à Plouider. Suivront une implantation à Quimper, en 2009, et une autre en

mars à Crozon. « Ce sont des opportunités qui se sont offertes à nous », explique le dirigeant. « Et puis, être ainsi présent sur tout le Finistère, c’est une façon de faire baisser les coûts de transport et de nous rapprocher de nos clients, particuliers ou collectivités. » Aujourd’hui, EDSI pèse 86 salariés et a réalisé 7 millions d’euros de CA, chiffre arrêté en août 2011. Un résultat honorable qui accuse néanmoins un recul de 20 % par rapport à 2010 « qui était une année exceptionnelle », concède le PDG. L’avenir ? « Il faut que les donneurs d’ordres comprennent qu’il faut que le niveau des prix soit revu à la hausse sous peine de voir de nombreuses entreprises s’effondrer et, avec elles, en toute logique, un vrai pan de l’économie. »  De manière plus proche, l’année 2012 verra le groupe de Jean-Paul Cloarec créer sa propre marque de salle de bains (lire ci-contre). Innover, tel est le cheval de bataille d’EDSI qui, déjà en 1995, était un des premiers à se lancer dans les énergies renouvelables et la géothermie : « On nous prenait pour des fous », se souvient JeanPaul Cloarec. Comme quoi, parfois, folie est synonyme de sagesse.

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