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Un Printemps civique de la jeunesse Ils sont jeunes, ils sont solidaires : les 26 et 27 mai à Arles, la Région met à l’honneur 500 jeunes de ProvenceAlpes-Côte d’Azur qui se sont engagés en faveur de l’intérêt général au travers du Service civique. Lire page 4

N° 223 – Mai 2011 La Lettre de la Région – Mensuel gratuit

Hôtel de Région – 27, place Jules-Guesde. 13481 Marseille Cedex 20

Zou! : la Région prend en charge vos trajets

Photo Région / J-P. Garufi

Formation : chacun sa chance Lieux de formation pour l’acquisition des savoirs de base, partenariat avec les Missions locales… Avec la Région, chacun a sa chance pour trouver ou retrouver un emploi. Exemples de parcours. Lire page 5

Photo Région / J-P. Garufi

Marcel Rufo : non aux parents séducteurs Les relations parents-enfants… vaste débat. Le très médiatique pédopsychiatre marseillais, qui participe au projet de la Région pour les futures Maisons régionales de la santé en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a rencontré nos lecteurs pour un nouveau « Face aux citoyens » sur ce thème.

Photo Région / J-P. Garufi

Lire page 6 À suivre également sur regionpaca.fr

Photo Région / R. Cintas Flores

« Nous, princesses de Clèves » Pleins feux sur Manel et Cadiatou, vingt ans à peine, et tout l’avenir devant elles… Aux côtés d’une vingtaine de leurs camarades de classe du lycée Diderot, elles ont été les protagonistes du film documentaire tourné par Régis Sauder dans les quartiers nord de Marseille avec le soutien de la Région. Récit d’une expérience inoubliable. Lire page 8

À partir du 1er septembre, les lycéens, apprentis et étudiants de moins de 26 ans* ne paient plus leurs trajets domicile-études, sur les TER, LER et Chemins de fer de Provence. * Offre également valable pour les stagiaires de la formation professionnelle et les collégiens.

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inie la « Carte jeune régionale », qui offre aux lycéens et apprentis des déplacements domicile-études à moitié prix : la Région va bientôt donner aux jeunes encore plus de liberté ! Et permettre aux parents d’alléger leurs dépenses.

Dès la rentrée prochaine la « Carte Zou » remplacera la précédente avec en prime, des tarifs plus attractifs. Une carte qui concerne tous les usagers des transports collectifs régionaux, sur les Trains Express Régionaux (TER), les liai-

sons routières par autocar (LER) et le Chemin de Fer de Provence (ligne NiceDigne). Concrètement, qu’est-ce qui va changer ?

À lire dans notre dossier « Spécial jeunes » en pages 2


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Éditorial

Spécial jeunes

Bougez, bougez

Photo Région / R. Cintas-Florès

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a Région est responsable des TER, LER et des Chemins de fer de Provence. Pour plus de solidarité et de justice sociale, elle a engagé une réforme des tarifs. Cette réforme prévoit le paiement par la Région des coûts des trajets domicilelieu d’études pour les jeunes de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ce sera une aide importante pour leur budget et pour faciliter leur besoin de se déplacer. C’est la reconnaissance républicaine d’un droit au transport pour les plus fragiles dans notre société de l’argent. D’autre part, pour le développement durable de notre territoire, le réseau ferré est constamment renforcé : achat de nouvelles rames ultramodernes, mise en place d’agents de sécurité et de vidéosurveillance pour la sécurité des usagers… toutes ces actions contribuent à l’amélioration de la qualité du service public. En favorisant le train, ce sont autant de voitures en moins sur les routes et surtout des émissions de gaz à effet de serre réduites, préservant ainsi notre environnement. Avec 41 millions de voyageurs par an (100 000 par jour), la Région souhaite faire encore mieux pour le service public, la solidarité avec nos jeunes, le développement économique, notre qualité de vie et la justice sociale.

Président de la Région

La lettre de la Région – mensuel gratuit – Numéro 223 Mai 2011. Hôtel de Région – 27, place Jules-Guesde. 13481 Marseille Cedex 20. Contact : info@regionpaca.fr Directrice de l’information : Nathalie Bonsignori. Secrétaire général : Aurélie Brunet. Rédacteur en chef : Stephan Raphaël. Directeur artistique : Bernard Stabile.

préservez «votre... etbudget. »

Quoi de neuf côté transports régionaux pour les jeunes ? La carte « Zou ! » bien sûr ! Un véritable sésame pour bouger, étudier, travailler plus facilement en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Tout d’abord, la grande réforme porte sur la prise en charge des déplacements domicile-études durant la période scolaire pour les lycéens, les étudiants, les collégiens, les apprentis et les stagiaires de la formation professionnelle, âgés de moins de 26 ans, domiciliés et scolarisés en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Et ce n’est pas tout ! Pour tous les autres trajets, une réduction de 50 % leur est proposée. Pour en bénéficier, les usagers devront simplement acheter cette carte annuelle « Zou ! » (15 €) qui s’appliquera sur chacun des réseaux de transports dont la Région est responsable (Trains Express Régionaux, Lignes Express Régionales et Chemins de fer de Provence). Quid des jeunes de moins de 26 ans qui ne font pas d’études ? Avec la « Carte 50-75 », ils peuvent aussi bénéficier de prix attractifs : 75 % de réduction sur le choix d’une destination pour l’achat d’un carnet de 10 tickets et 50 % sur tous les autres trajets. En plus, elle permet au titulaire de faire bénéficier à trois accompagnants de son choix d’une réduction de 50 %. Alors, bougez à votre guise, réalisez vos projets et profitez-en pour découvrir la région !

Conception maquette et P.A.O. : Véronique Bramanti, Rémy Daumas, Olivier Mori. Secrétariat de rédaction : M. K.-R. Rédaction : Thierry Auffray, Céline Beddou, Madeleine Krémer-Rodenas, Élodie Lucy, Lauriane Michel. Photothèque : Martine Canzonieri. Photographe : J. P. Garufi. Impression : Maury imprimeur – Z. I. route d’Étampes – 45330 Malesherbes. Commission paritaire : 1726 ADEP ISSN 2112-809X. Membre de l'UJJEF. Tirage : 365 000 exemplaires. Gratuit. Dépôt légal : 20 janvier 2011. Distributeur : Globe diffusion - Marseille.

Coup de projecteur sur nos talents Bouger avec des transports plus accessibles, bouger en participant à des manifestations culturelles... Avec la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, c’est toute une jeunesse qui se sent pousser des ailes, prête à exprimer ses talents et à vivre ses rêves. D’ailleurs… « au mois de mai, fais ce qu’il te plaît »… Chaque année, les talents de nos jeunes sont mis en lumière grâce notamment à diverses manifesta-

tions phare organisées par la Région : Lycéens et apprentis au cinéma, Printemps des lycéens et des apprentis et Prix littéraire des lycéens et des apprentis, jeunes engagés dans le Service civique... Rencontrées au lycée Colbert à Marseille, trois élèves en première année de Mode nous livrent leurs sentiments avant d’assister au Festival de Cannes, les 13 et 14 mai. « Ça fait longtemps que je voulais y participer ! », s’exclame Élodie. « Ça fait plaisir », dit à son tour Camille. Conscientes de ce privilège, elles convergent vers la même pensée : « Souvent, cela paraît un rêve car peu de personnes peuvent y aller. C’est donc un honneur pour nous ». Bien plus qu’une sortie extrascolaire, la vocation éducative de Lycéens et apprentis au cinéma – tout comme les autres – s’inscrit en filigrane. « On acquiert une culture personnelle et c’est très bénéfique », explique Élodie. « On va ensuite partager notre expérience avec les autres camarades de classe », renchérit Manon, 19 ans. Au-delà de ces aspects, elles ne perdent pas de vue les opportunités possibles qu’offre ce type d’événement. « J’espère y croiser des stylistes pour leur montrer quelques-uns de mes croquis. Cela peut m’ouvrir des portes et obtenir un stage intéressant », confie Élodie, le regard plein d’espoir. Cinéphile, Nicolas, apprenti au CFA des Métiers de la mer (83), a les yeux grands ouverts sur le monde. « Je suis très curieux de nature. Assister à ce festival me permet de découvrir d’autres films, de nourrir ma culture générale et d’enrichir mes discussions dans le milieu professionnel. »

La tête dans les étoiles, le nez dans les livres Alors que certains ont la tête dans les étoiles, d’autres se sentent attirés par la littérature... C’est là qu’entre en scène un autre dispositif mis en place par la Région : le Prix littéraire des lycéens et apprentis pour leur donner goût à la lecture et leur faire découvrir de nouvelles œuvres. Durant l’année scolaire, ce sont près de 1 000 élèves qui côtoient ce milieu, participent à des ateliers artistiques, des forums, des rencontres… Ils se transforment en véritable jurés pour élire les meilleurs ouvrages parmi une sélection de qualité, entre romans et BD, d’auteurs vivants, de langue française ou étrangère traduite. Bouger au mois de mai ? Encore et encore avec le Printemps des lycéens et des apprentis où 3 000 jeunes de la région vont faire exploser leurs envies artistiques et sportives. Chacun vient à cette manifestation, véritable rendez-vous festif et convivial, pour défendre ses projets dans sa discipline. Un bouillonnement de vie, d’une jeunesse en pleine expression créative. Attouria, élève au lycée Saint-Exupéry à Marseille s’est préparée toute l’année scolaire pour concourir aux épreuves de théâtre. Elle raconte : « J’ai choisi d’y participer car cela va m’aider à surmonter ma timidité pour passer le bac français à l’oral. Mais aussi parce c’est une expérience unique à vivre ! En plus, je joue avec des amis. C’est donc la réalisation d’un projet commun. » Céline Beddou – cbeddou@regionpaca.fr Lisez leurs témoignages sur regionpaca.fr


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Transports

Infirmiers : coup double

Ce que fait la Région pour vous :

Vous faites partie des 2 115 étudiants préparant depuis 2009 le diplôme d’État d’infirmier dans l’un des 25 instituts de formation de Provence-Alpes-Côte d’Azur ? Vous aurez également le grade de licence à compter de septembre 2012 ! La Région, compétente en matière de formations sanitaires et sociales (programmation, financement, bourses), a milité dès 2006 en faveur de cette reconnaissance par le Gouvernement. Aujourd’hui, elle souhaite veiller au bon déroulement de cette « universitarisation », en termes de pédagogie, de services offerts aux étudiants… Elle a pour cela signé, le 13 avril dernier, une convention unique avec tous les partenaires concernés : Universités de la Méditerranée et de Nice-Sophia Antipolis, Groupements de coopération sanitaire d’Aix-Marseille et de Nice, Croixrouge française et École du personnel paramédical des Armées.

1. Des transports moins chers

4. Plus de 92 % des trains à l’heure

Saviez-vous que plus de 100 000 voyageurs empruntent les réseaux de transports publics régionaux chaque jour  en Provence-Alpes-Côte d'Azur (TER, LER et Chemins de fer de Provence) ? La moitié de ces déplacements concerne le trajet du domicile au lieu de travail ou d’études. Pour satisfaire les usagers, la Région, responsable de ces trois réseaux, continue de développer la qualité de service et d’optimiser son offre. Cela vient de se traduire par une importante réforme tarifaire, mise en place dès la rentrée 2011, jusqu’en septembre 2012. Objectif  : un véritable droit au transport garantissant l’accès du plus grand nombre à un réseau de transports. La gamme tarifaire régionale propose de nouveaux tarifs réduits de 50 % à 100 % selon les publics. Et pour les jeunes de moins de 26 ans (lycéens, apprentis, étudiants, stagiaires de la formation professionnelle – ainsi que collégiens), la Région prend en charge leurs trajets domicile-études sur les trois réseaux !

… et moins de 5 % de trains supprimés : c’est l’objectif, pour une vraie prise en compte de la qualité, du protocole d’accord négocié par la Région, autorité responsable, avec l’exploitant, la SNCF (en vigueur depuis fin 2010). Avec cet accord – une première en France  – c’est une véritable « révolution culturelle » qui est en marche pour un service plus fiable en Provence-Alpes-Côte d’Azur. La qualité et la satisfaction des besoins, c’est aussi grâce à vous, usagers  : 22 «  comités de lignes » créés par la Région sont à votre disposition pour recueillir vos demandes et critiques (s’inscrire sur regionpaca.fr).

2. Près de 228 M€ pour améliorer le réseau TER Photo Région / R. Cintas Flores

Renseignements TER : 0 800 11 40 23 (gratuit à partir d’un téléphone fixe de 7 h à 19 h) ou sur www.ter-sncf.com/paca. LER : 0821 202 203 ou sur www.info-ler.com CP : 04 97 03 80 80 ou sur www.trainprovence.com

C’est la part de la Région engagée au Contrat de projets avec l’État (2007-2013) pour accroître la capacité des lignes et moderniser les installations. Sont en cours ou actés : les travaux sur les lignes Marseille/Aubagne, Toulon/Hyères, Nice/ Breil-sur-Roya et Cannes/Nice ; le raccordement gares Avignon-ville et AvignonTGV (pose de la 1re pierre le 30 mai) ; la réouverture de la ligne Avignon/Carpentras. Sans compter d’importants crédits pour moderniser la ligne Aix-en-Provence/Briançon.

3. Des gares rénovées Photo Région / C. Le Tourneur d'Ison

Photo Région / P. Ciot

Veynes (Hautes-Alpes), Les Arcs-Draguignan, pôle d’échanges de Toulon (Var)… à terme, les 145 gares ou haltes (points d’arrêt sans personnel SNCF) du réseau TER seront rénovées par la Région pour l’amélioration du service aux usagers. Également investis : 1,7 M€ pour l’installation d’écrans d’informations dans 93  gares ou haltes (info des usagers en temps réel sur le trafic).

5. Des LER pour prendre le relais Pour la Région, c’est une vraie valeur  : derrière la notion de transports collectifs, il y a celle de service public. Avec plus d’un million de voyageurs par an par autocars, 22 liaisons express régionales (LER) sont exploitées directement par elle : ces liaisons permettent aux populations les plus isolées de se déplacer (exemples : liaisons Nice-Gap, Barcelonnette-Gap ou Barcelonnette-Digne). Au total, 6,5  millions de kilomètres par an sont parcourus  ! Les plus depuis 2006  : davantage de correspondances (ex. dans le Val de Durance), des tarifs adaptés, la création de lignes sur des secteurs non desservis par le train. Résultat : + 7,55 % de fréquentation en 2009. À poursuivre !

6. Un coup de jeune pour les Chemins de fer de Provence Outre les 4  autorails AMP récemment achetés (20  M€) pour cette ligne reliant Nice à Digne-les-Bains, la Région a prévu 55 M€ d’ici 2013  : renouvellement des rails, réhabilitation de 80 ouvrages d’art, traitement des zones de chute de pierres, automatisation des passages à niveau… Au programme également : la modernisation de la section urbaine et périurbaine de Nice. Avec la Région, fêtez le Centenaire de la ligne le 3 juillet prochain. En savoir plus : 100anscheminsdeferdeprovence.fr

Objectif Brésil Des partenariats pourraient être conclus dans le secteur portuaire et de la pétrochimie entre des entreprises régionales et l’État de Rio de Janeiro au Brésil, où le gouverneur et de grands industriels ont rencontré début avril une délégation économique venue de Provence-Alpes-Côte d’Azur. À São Paulo (État avec lequel la Région a signé un accord de coopération dès 2002), la coopération économique et environnementale doit être renforcée. De même pour la recherche et la gestion du littoral. De nombreuses entreprises de Provence-Alpes-Côte d’Azur sont potentiellement concernées. Avec la Fondation pour la recherche de l'État mais aussi avec la Ville de São Paulo, la mission mène également des projets de développement urbain et culturel. Conduite par Michel Vauzelle, Président de la Région, elle était composée notamment des responsables de sept réseaux d’entreprises et de partenaires labellisés « PRIDES » par la Région*. * PRIDES Pégase (aéronautique), Mer, Solutions Communicantes Sécurisées, Éco-entreprises, Capénergies, Optitec, Logistique.

Point de vue Jean-Yves Petit, Vice-président délégué aux Transports publics et à l’écomobilité.

« Une chance pour les jeunes » « Avec la réforme en cours de la tarification des transports collectifs régionaux, la Région a notamment pour objectif de faire en sorte que le déplacement ne soit ni un frein, ni un obstacle aux études. La prise en charge des trajets domicile-études offre par conséquent une chance supplémentaire aux jeunes de moins de 26 ans, scolarisés en Provence-AlpesCôte d'Azur, d’accéder aux études quels que soient leur niveau social ou leur zone géographique. D’où l’effort d’harmonisation des tarifs sur le réseau des transports régionaux qui comprend non seulement les TER, mais aussi les LER et les Chemins de fer de Photo Région / J-P. Garufi Provence. Il importe également de sensibiliser ces futurs salariés à l’usage des transports collectifs et de les fidéliser. Ces mesures ont donc une valeur éducative : leur montrer l’existence, la fiabilité et la qualité des transports régionaux qui sont par ailleurs moins chers que la voiture. Cela va dans le sens du futur “Contrat d’autonomie”, ensemble de mesures proposées aux jeunes par la Région afin de leur permettre d’êtres plus autonomes.  En résumé, la qualité et la fiabilité du service sont privilégiés, avec des prix attractifs pour tous, tout en développant la multimodalité et l’écomobilité. Dans le même esprit, la Région étudie un projet de “ centrale de mobilité ”, qui à compter de 2012 permettra à l’usager d’obtenir sur Internet, en quelques clics, toutes les offres de transports et d’éco-mobilité : vélos, covoiturage, autopartage… »

À vos agendas • Vendredi 24 juin : assemblée plénière des conseillers régionaux. Réunion ouverte au public. Il suffit de se présenter à l’accueil de l’Hôtel de Région, 27, place Jules-Guesde, Marseille 2e (M° Jules-Guesde ou Colbert). • Du lundi au samedi de 9 h à 19 h : exposition gratuite, à la Maison de la Région à Marseille (61, La Canebière), sur le Centre régional de la Méditerranée (CeReM) et le Fonds régional d’art contemporain. Initié et financé par la Région, le CeReM naîtra en 2013 sur le J4, sur 10  000  m². Sur réservation au 04 91 57 57 50.


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Service civique volontaire

L’essentiel

Jeunes et solidaires Avec le « Printemps civique de la jeunesse », la Région se place à l’avant-garde de l’engagement : elle organise les 26 et 27 mai une grande rencontre autour du Service civique qui met à l’honneur 500 volontaires de Provence-Alpes-Côte d’Azur. gration professionnelle réussie », souligne Michel Vauzelle, Président de la Région. D’ailleurs, 80 % des jeunes ont trouvé un emploi ou une formation 6 mois après cette expérience*. De plus, cet engagement leur donne droit à une indemnité prise en charge par l’État et à un régime complet de protection sociale. De leurs côtés, en devenant jeunes ambassadeurs des actions de la Région, ils offrent de leur temps pour le bien de la collectivité en développant le lien social, la solidarité et l’innovation. Alors, pourquoi pas vous ?

Photo Région / C. Almodovar

Aux côtés de Fralib Les salariés de Fralib à Gemenos (Thés Éléphant) se battent depuis des mois pour la survie de leur entreprise. Ils ont reçu le soutien de la Région, qui a voté en mars dernier une aide financière au comité d’entreprise destinée à une étude de viabilité de leur projet de reprise. « Dans le contexte actuel de délocalisation et de désindustrialisation, il faut absolument maintenir ces 182 emplois » a expliqué le Président de la Région Michel Vauzelle.

* Source : Étude d'impact du Service Civil Volontaire sur les volontaires - Unis-Cité 2008/2009 - Centre de Sociologie des Organisations

Contact : 04 91 53 34 20 ou mediterranee@uniscite.fr www.uniscite.fr Photo Région / P. Terraz

Solidarité CREER de l’emploi La lutte contre le chômage : la Région en a fait son cheval de bataille. Avec 100 M€ investis par an d’ici 2014, elle a décidé de renforcer son combat pour le droit à l’emploi, contre l’exclusion et pour l’insertion professionnelle. Un nom pour ce plan d’actions  : CREER (Contrat régional pour l’emploi et une économie responsable). Il fait d’ores et déjà l’objet de nombreuses subventions (exemple  : aide de 1,5  M€ votée le 29 avril pour 40 bénéficiaires tels que groupements d’employeurs, chantiers d’insertion…). CREER, c’est aussi un fonds d’expérimentation pour imaginer des expériences nouvelles. Le jeu en vaut la chandelle : on compte près de 350 000 chômeurs en Provence-AlpesCôte d’Azur. Dossier à lire dans le prochain numéro de votre mensuel et sur regionpaca.fr

Ils ont décidé de s’engager au service de l’intérêt général, la Région a voulu valoriser leur investissement citoyen. C’est un pari « gagnant » des deux côtés ! Le Service civique, c’est quoi ? Bouger utile… c’est possible. Avec le Service civique volontaire, tous les jeunes âgés de 18 à 25 ans, de parcours, milieux culturels ou origines diverses, peuvent donner de leur temps à la collectivité et aux autres en s’engageant dans un projet citoyen. Aide aux personnes âgées ou handicapées, missions d’intérêt général ou encore chantiers environnementaux, ils combinent bénévolat, solidarité et expérience forte durant 6 à 9 mois. Associations, ONG (organisations non gouvernementales) et collectivités locales leur confient des missions en fonction de leurs centres d’intérêt ou compétences. Créé par la loi de mars 2010, le Service civique débarque en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Développer le service civique en région, c’est renforcer la cohésion et la mixité sociale avec pour objectif d’accueillir, à terme, 1 000 jeunes volontaires engagés pour la solidarité, l’environnement, l’intergénérationnel et la lutte contre les dépendances. Un nouvel apprentissage par l’action : une jeunesse généreuse et solidaire, plus impliquée dans la vie de la société.

500 jeunes avec la Région nettoient la Camargue Dans ce dispositif public, c’est le thème de l’environnement qui est expérimenté sur le Parc régional de Camargue, les 26 et 27 mai. La Région a mobilisé près de 500 jeunes volontaires pour la sauvegarde de la Camargue  : ils vont planter des tamaris et nettoyer la plage Napoléon à Port Saint-Louis-du-Rhône. Autre objectif  du projet  : sensibiliser la population aux enjeux environnementaux. 150 tuteurs, élus et intervenants se joignent à ce « Printemps civique de la jeunesse ». Cette manifestation d’envergure est organisée par la Région en partenariat avec l’association Unis-Cité Méditerranée, plate-forme du Service civique en Provence-Alpes-Côte d’Azur et pionnière dans ce domaine. Projections de film, réunion plénière, ateliers ou encore expositions complètent le projet de former les jeunes au service civique. Échange gagnant Sur le terrain, on constate un partenariat « gagnant-gagnant » entre la Région et les jeunes du service civique volontaire. « Encourager les jeunes à s’engager dans des missions d’utilité générale s’avère être une expérience favorable à la construction de soi et à l’ouverture aux autres. Bien qu’elle ne se substitue pas à l’emploi, elle peut être un tremplin pour une inté-

Céline Beddou – cbeddou@regionpaca.fr

Priscilla Thebaux, 23 ans : « Une plus grande ouverture d’esprit » « Au départ, j’étais chargée de sensibiliser la population à la propreté urbaine puis aux conduites à risques auprès des jeunes et enfin de travailler à la réhabilitation de jardins pédagogiques. Cette année, mes missions ont changé. Mon ancienneté en tant que volontaire fait qu’aujourd’hui, je suis devenue ambassadrice. À ce titre, j’organise, avec une équipe, des projectionsdébats sur des sujets d’actualité pour les jeunes d’Unis-Cité. C’est ce que l’on a décidé de proposer pour le rassemblement des jeunes volontaires en Arles. Être volontaire m’a permis de sortir du cursus universitaire, d’être sur le terrain au contact des gens. J’ai appris à mieux me connaître, à travailler en groupe et à avoir une plus grande ouverture d’esprit. L’apport est avant tout au plan humain. Je conseille cette aventure à tous ceux qui sont curieux de nature et qui ont envie de découvrir autre chose. Ça peut vraiment beaucoup apporter. »

Samir Hedjaz, 24 ans : « J’ai gagné en maturité »

Photo Wallis.fr

Éco-territoire Contrat renouvelé pour 2011-2013 entre le Pays de la Provence Verte et la Région depuis le 11 avril ! (la Région a déjà investi 1,5  M€ pour des projets locaux comme la création d’une maison de la santé à Carcès…). Ce Pays regroupe 39 communes du Var ouest et centre. Biodiversité, meilleure gestion des milieux aquatiques, de l’approvisionnement en eau potable, maîtrise de l’énergie, tourisme durable… autant d’axes forts pour ce projet d’« éco-territoire ». Douze autres contrats de Pays devaient être signés avec la Région le 12 mai.

«  Après deux ans d’études en biologie et une année de travail dans la restauration, je cherchais une formation. J’ai découvert par hasard le service civique volontaire. J’adore ! Les missions sont vraiment valorisantes. On se sent utile, on nous laisse prendre des initiatives en construisant des projets et on apprend à travailler en équipe. On rencontre des gens différents, on se fait des collègues et des amis. C’est beau. Jusqu’à présent, j’étais volontaire sur des projets environnementaux : animations auprès de jeunes enfants, aménagement du territoire, ateliers de développement durable pour les 16-25 ans. Aujourd’hui, je suis ambassadeur. Je travaille plus en coulisse pour organiser des réunions et assurer la logistique. Avec le recul, je sens que j’ai gagné en maturité. En tout cas, c’est une bonne idée de rassembler les jeunes de la région autour d’un projet commun. C’est comme une récompense pour tous les volontaires. »


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Formation professionnelle

Témoignage

« Aujourd’hui, j’ai des bagages » Vous avez arrêté trop tôt l’école ou été mal orienté ? Formé sur le tas, vous avez aujourd’hui besoin d’une qualification ou d’un diplôme ? La Région vous aide à retrouver le chemin de l’emploi. Explications et témoignages. Apprendre ou réapprendre les savoirs de base, accéder à une formation qualifiante, favoriser l’apprentissage… la Région a mis en place un véritable service public de formation professionnelle et d’apprentissage. Un service qui prend tout son sens pour les nombreux jeunes qui, trop souvent encore, connaissent des accidents de parcours (interruption de la scolarité, mauvais choix de filière…). À leur désarroi, celui de leur famille et de leurs proches, s’ajoute souvent la méconnaissance des voies disponibles pour prendre un nouveau départ. Face à ce constat, la Région a décidé d’optimiser ses dispositifs en faveur de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Elle consacre près de 400 M€ par an à ces deux secteurs. Objectif : permettre à tous de bénéficier d’une formation, d’entrer en apprentissage, de valider ses acquis professionnels…

Photo Région / D.R.

« C’est vraiment bien parti ! »

Photo Région / R. Cintas Flores

Terry Ruiz, 17 ans en formation de tailleur de pierre. « J’ai intégré cette formation en janvier, grâce à la mission locale de Brignoles. Elle dure une année et débouche sur un CAP et un BEP. Les cours sont à la fois théoriques et pratiques. J’avais arrêté l’école en 4e, puis commencé une formation en viticulture, à laquelle je n’avais pas accroché. J’ai ensuite passé à peu près un an à chercher une nouvelle orientation. C’est alors que j’ai trouvé cette formation. J’ai même pu découvrir le métier pendant une semaine avant de m’engager. Aujourd’hui, c’est vraiment bien parti. Je travaille avec des gens différents et ça se passe bien avec les formateurs. Dans ce métier, j’aime la création et la patience. On travaille différentes formes de pierre, mais aussi le marbre et pour tout ça, on utilise des outils variés, de la massette au ciseau en passant par la disqueuse. J’espère réussir mon année et poursuivre ensuite mes études et me spécialiser dans la restauration de monuments historiques. »

Un droit pour tous Cet engagement est favorable à l’insertion professionnelle de bon nombre d’habitants, dont de nombreux jeunes : 40 000 bénéficiaires de la formation professionnelle continue et 33 000 apprentis par an au total. De quoi donner une nouvelle chance à toutes celles et tous ceux qui font de leur insertion professionnelle une priorité. En favorisant l’entrée des jeunes dans la vie active, en leur offrant une formation qualifiante et l’exercice d’un métier, la Région remplit un rôle essentiel pour le développement de l’apprentissage, qui est l’une de ses missions les plus importantes. « Plus apte, plus capable… et un bagage de formation ! » Récemment, le Centre de formation d’apprentis des métiers de La Poste a inauguré de nouveaux locaux, dont l’acquisition a été soutenue par la Région, sur le technopôle de Château-Gombert, à Marseille (13e). Toufik Amghar, apprenti facteur, a intégré cette formation après avoir été vendeur. « Avant, j’apprenais sur le tas. Aujourd’hui, j’ai des bagages, je suis plus apte et capable. Cette formation me permettra d’accéder à un CDI et de me perfectionner dans ce métier qui me plaît vraiment, notamment pour sa relation avec les gens ». Une formation, un diplôme, une rémunération… l’apprentissage se traduit par une expérience professionnelle concrète. « Au départ, j’ai fait un Bac proMétiers de la mode, témoigne Rahma Sghir, aujourd’hui apprentie chargée d’accueil au service clients de La Poste. Mais je ne voulais pas poursuivre car je voulais un métier qui offre plus de liberté. J’espère

Photo Région / J-P. Garufi

prendre du grade avec le temps et avoir un CDI. J’ai appris à prendre confiance en moi et à parler en public, car on nous laisse prendre des initiatives. » Pousser les bonnes portes Si certains arrivent à intégrer la formation correspondant à leurs attentes, l’une des difficultés majeures est évidemment de mobiliser les jeunes et de trouver pour chacun une solution individuelle. Pour beaucoup de jeunes en rupture scolaire et sans qualification, les difficultés continuent et souvent s’aggravent. Confrontée à cette problématique, la Région concentre l’enjeu sur l’acquisition d’une qualification pour tous les jeunes en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Pour cela, elle agit sur l’ensemble du territoire avec tous les partenaires de la formation et de l’insertion. Missions locales : des partenaires essentiels Au premier rang des organismes accueillant le public jeune et proposant la construction d’un parcours d’insertion sociale et professionnelle figurent les Missions locales : la Région les accompagne et les soutient pour une meilleure prise en compte des difficultés et pour l’amélioration de la qualité de l’accompagnement des jeunes notamment. On en compte 29 au total : réparties sur tout le

territoire régional*, ces Missions locales accueillent plus de 100 000 jeunes âgés de moins de 26 ans, chaque année (voir témoignage ci-contre). Elles leur permettent de se familiariser avec le monde du travail par des informations, des contacts, voire même des visites d’entreprises et des rencontres avec des employeurs. * Liste et contacts des Missions locales sur regionpaca.fr rubrique Formation Thierry Auffray – tauffray@regionpaca.fr Céline Beddou – cbeddou@regionpaca.fr

Photo Région / J. Cabanel

Allô, la formation professionnelle ? Un appel suffit pour s’informer sur les aides et dispositifs existants : modalités, financements, contenus des formations, structures adaptées au statut. Des spécialistes du CARIF-Espace Compétences vous fournissent aussi des conseils personnalisés sur les démarches de validation d’acquis d’expérience ou sur la réalisation d’un bilan de compétences... et ce, quel que soit votre statut ! Un service inédit financé par la Région, l′État et le Fonds social européen. Numéro vert gratuit : 0 800 600 007. Du lundi au jeudi de 9 h à 17 h et le vendredi de 13 h à 17 h.

Une compétence de la Région Responsable de l’ensemble de la formation continue et professionnelle, la Région souhaite donner à chaque habitant de Provence-Alpes-Côte d'Azur les clefs d’une insertion professionnelle réussie. Avec une priorité : donner à chaque jeune de 16 à 25 ans la possibilité d’obtenir une première qualification. Pour y parvenir, la Région a optimisé l’ensemble des dispositifs de formation professionnelle. Elle a ainsi instauré un véritable service public qui englobe la formation, l’apprentissage mais aussi l’accueil, l’information et l’orientation des jeunes. Avec une exigence forte : continuité des parcours, égalité des chances, lutte contre les discriminations et adaptabilité au monde du travail. Informations : regionpaca.fr rubrique « formation »


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Face aux citoyens avec Marcel Rufo

Photos Région / J-P. Garufi

Ce mois-ci, le célèbre pédopsychiatre marseillais Marcel Rufo est venu répondre aux questions de nos lecteurs. Extrait d’un échange passionnant et chaleureux. Retrouvez le débat intégral filmé sur regionpaca.fr Salina Gasmi : D'où vous vient cette passion pour les enfants et les adolescents en souffrance ? Marcel Rufo : Je me suis souvent posé cette question. Quand j’étais petit, nous vivions au Panier à Marseille dans un milieu modeste et il y avait pas mal de gens malades autour de moi, notamment un enfant tuberculeux. Je me suis mis à tousser et ma grand-mère, qui était l’autorité dans la famille, m’a emmené chez le pédiatre, ce qui était prodigieux à l’époque. Il a trouvé à la radioscopie une primo-infection tuberculeuse. À l’époque, il n’y avait pas de traitement. Ma grandmère m’a emmené avec ma mère à Collobrières pour changer d’air et, pendant neuf mois, elles ne se sont occupées que de moi. Et j’ai guéri. Peut-être que l’enfant malade archaïque que j’ai été me touche beaucoup… J’ai toujours été passionné pour les enfants malades. Aujourd’hui, je suis en train d’imaginer un service à l’hôpital Salvatore à Marseille pour « guérir de la guérison », pour m’occuper des adolescents cancéreux guéris, pour les relancer

dans la vie. Car une fois que tu es malade, tu le restes toute ta vie. C’est quelque chose qui me touche beaucoup et contre lequel il faut se battre. Salina Gasmi : Comment maintenir le lien avec son enfant malade lorsqu’il est hospitalisé loin de la maison ? M.R.  : Quand on est loin, tous les services peuvent s’équiper d’ordinateur avec une webcam. L’enfant doit pouvoir discuter quand il veut avec ses parents. Il faut aussi créer des moyens d’accueil. Un vrai hôpital, c’est aussi un hôpital qui permet d’accueillir les parents s’ils le peuvent et s’ils le veulent. S’ils ne peuvent pas, il faut leur donner tous les moyens de rester en communication avec les enfants, leur faciliter les transports, que ce soit compris dans le prix d’une journée d’hôpital. Parce qu’on le sait bien, on ne peut pas guérir quelqu’un d’une maladie s’il souffre d’isolement. L’alliance avec les parents est indispensable. C’est une loufoquerie de traiter un enfant sans ses parents. Marie-Claude Corréard  : Comment bien communiquer avec les enfants autour de situations difficiles de la vie, la mort d’un parent jeune par exemple ? M.R. : Pagnol a répondu mieux que moi

dans « Le château de ma mère » en disant qu’il ne faut pas dire l’avenir aux enfants… Les enfants dont la mère est malade et va mourir n’ont pas à être informés de l’aspect inéluctable de la maladie. Car ces enfants qui vont perdre leur mère vont avoir des attitudes très contradictoires. Celui qui a une mauvaise relation avec sa mère va par exemple se sentir responsable, culpabiliser. Ils ont leur père aussi, et des grands-parents qui vont reporter sur eux tout le désarroi de perdre leur fille… Il faut une grande pudeur autour de la disparition. J’insiste surtout sur le fait de ne pas désespérer les enfants. Ils sont dans une dynamique d’espérance qui n’est plus tout à fait la nôtre et il ne faut pas toucher à cela. Solange Mercier : Y a-t-il des âges où les conséquences d’une séparation familiale sont plus difficiles à vivre pour les enfants ? M.R. : Oui et non. C’est toujours difficile à vivre. Ils en souffriront toujours. Quand l’enfant est tout petit, il a besoin de son père et de sa mère, de s’identifier aux deux sexes. Jusqu’à 2-3 ans, c’est donc difficile pour un enfant de perdre son père (je dis son père car en général, ce sont les mères qui restent le plus souvent collées à l’enfant). Cela crée un trou identitaire. Alors qu’entre 6 et 12 ans, il a ses

Convaincu, pas convaincu ? Ce qu’ils en ont pensé…

Géraldine Carlier, association Bienveillance et Coopération. « Tout à fait d’accord avec lui » « Je suis globalement convaincue par les propos de Marcel Rufo. Son intervention est venue confirmer l’image que j’avais de lui à travers les différents médias où il apparaît. Concernant ses interventions, je partage sa volonté de replacer l’homme au centre des dynamiques de groupe. Je suis aussi d’accord avec lui lorsqu’il affirme que le respect des sujets est fondamental. »

Frédérika Eschenlauer, étudiante en médecine. « C’est bien d’avoir l’avis d’un spécialiste » « J’ai trouvé ça très intéressant car les autres participants ont posé des questions auxquelles je n’avais pas pensé. Et puis, Marcel Rufo répondait en élargissant le débat sur le thème des enfants et sur son métier de pédopsychiatre. Son point de vue sur les médias m’a beaucoup plu. Notamment pour Internet qui, pour moi, représente à la fois des dérives possibles et un outil de proximité avec le patient très utile en médecine. C’est donc bien d’avoir l’avis d’un spécialiste. »

Salina Gasmi, présidente de l’association Mèresenfants PACA. « Allez-y ! » « Je suis vraiment très émue par cet échange. Cela fait quatre ans que je me bats aux côtés de nos adhérents pour le maintien des liens familiaux avec les enfants malades hospitalisés loin de chez eux. J’ai vraiment eu les larmes aux yeux lorsque Monsieur Rufo a répondu à ma question sur ce thème. Ça va nous motiver encore plus pour continuer. Je suis vraiment contente d’avoir participé, et j’encourage chacun à venir poser sa question ! »

copains d’école. Autre moment particulièrement difficile aussi, c’est l’adolescence, au moment où le jeune trouve des poux dans la tête de ses parents pour se construire différemment. Frédérika Eschenlauer : Comment dire non à son enfant, poser les limites, être ferme sans être autoritaire ? M.R. : Il y a un grand changement dans l’attitude des parents aujourd’hui. Ils cherchent à comprendre plutôt qu’à éduquer, et c’est beaucoup plus compliqué. Autre caractéristique : ils souhaitent voir réussir leurs enfants là où ils auraient voulu réussir eux-mêmes. J’en suis un exemple typique par rapport à ma fille... Et puis ils cherchent à plaire, ce sont des parents séducteurs. C’est peut-être leur plus grand défaut. Il faut que les parents soient adultes et être adulte, c’est aussi être radical. La famille, ce n’est pas une discussion syndicale. Ça se joue ainsi : « J’ai l’autorité parce que je suis ton père et ta mère et toi tu dois me respecter parce que j’ai confiance en toi et en ton avenir ». Cette notion d’être adulte est vraiment fondamentale. n

Ladislas Polski, conseiller régional délégué aux Maisons régionales de la santé. «  Le projet de Maisons régionales de la santé avance : l’assemblée plénière a voté le cadre général d’intervention le 18 février dernier, et nous lançons l’appel à projets à destination des professionnels de la santé, des collectivités et des établissements. La priorité est de participer à la réduction des inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ces Maisons devront encourager une offre de soins de proximité pluridisciplinaire et coordonnée, et, au-delà, s’intéresser à la santé de nos concitoyens. Plusieurs pistes, certaines très innovantes, vont être expérimentées dans ces établissements, en zone rurale et alpine ou dans les quartiers des grandes villes : nouveaux modes de rémunération pour les praticiens, nouveaux métiers de coordination et de médiation, accueil de consultations spécialisées en lien avec l’hôpital public, actions de prévention et d’éducation à la santé, formation de professionnels de santé. » Consultez l’appel à projets sur regionpaca.fr rubrique Solidarité


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Tribune ouverte CONFORMÉMENT

À LA LOI N°

L’espace libre des Élus du Conseil régional

2002-276 DU 27 FÉVRIER 2002, « LORSQUE LA RÉGION DIFFUSE, SOUS QUELQUE FORME CONSEIL RÉGIONAL, UN ESPACE EST RÉSERVÉ À L’EXPRESSION DES GROUPES D’ÉLUS ».

QUE CE SOIT, UN BULLETIN D’INFORMATION GÉNÉRAL SUR

LES RÉALISATIONS ET LA GESTION DU

SOCIALISTE, RADICAL ET RÉPUBLICAIN

FRONT DE GAUCHE

plus attractifs, lancer un grand plan d’isolation thermique des logements sociaux, dynamiser la production locale agricole et les circuits courts, refuser ITER qui engloutit les budgets recherche et ne répond pas à l’urgence énergétique, sont des politiques fortes que nous menons au Conseil Régional, dans le sens de la transition énergétique.

FRONT NATIONAL PACA

NOTRE RÉGION DOIT CHANGER Gérard Piel, Président du groupe

Jean-Marie Le Pen Président du groupe

Robert Alfonsi, Président du groupe

Les Schémas Départementaux de Coopération Intercommunale : Une contre-réforme de plus ! La réforme des collectivités locales montre, chaque jour un peu plus, sa nocivité et le peu de cas qu’elle fait de la démocratie locale. Après la création du conseiller territorial, élu hybride d’un scrutin qui supprime la parité ; après la perte de l’autonomie fiscale, avec la suppression des ressources propres ; voici venu le temps de l’intercommunalité à marche forcée avec la création d’entité, dont la légitimité territoriale, démographique, culturelle et économique, ne sautent pas aux yeux ! Face au simulacre de concertation initiée par les représentants de l’État dans les départements, le malaise des élus, parfois leur colère, s’expriment. La méthode du gouvernement qui vise à faire adopter à la hussarde un schéma territorial, en négligeant le principe de l’élaboration concertée, bouscule la démocratie locale, qui est un des éléments clés du bon fonctionnement de notre république. L’organisation du territoire, proposée par l’État, met en lumière une course au gigantisme qui aura pour conséquences une aggravation des inégalités territoriales et des déséquilibres déjà en œuvre. Cette conception de l’aménagement de notre territoire rompt avec les principes qui fondent notre maillage territorial. Ces grandes métropoles cumuleront l’essentiel des ressources, des équipements, et le dynamisme économique qui va avec. Les espaces ruraux ou péri urbains seront condamner à se débrouiller avec ce qui reste, c'est-à-dire pas grand-chose. Mais le plus choquant, quant à la démarche, c’est l’absence totale du citoyen dans ce processus, il n’est jamais évoqué, jamais consulté. Au moment où la crise s’aggrave, celle notamment de la relation des citoyens aux politiques, la marginalisation des habitants dans le processus qui est en œuvre n’est pas de nature à les mobiliser ; mais à les éloigner encore plus de l’action publique. Ces schémas départementaux de coopérations intercommunales, qui sont une des conséquences les plus visibles de la réforme territoriale, mettent en cause une certaine idée de la République, celle des élus de proximité, accessibles et proches de leurs concitoyens. Une minorité de grands élus auront la charge de « mégalopoles », qui par leur taille, les éloigneront mécaniquement des habitants. La nature et le rôle des élus locaux en seront gravement affectés et l’exercice de la démocratie de base affaiblie. Ce dont la France a besoin, c’est d’une grande réforme territoriale plaçant le citoyen au cœur du processus, équivalente par son ampleur et son audace aux lois de décentralisation dites « lois Deferre » de 1982-1983, engageant de véritables perspectives de développement et d’avenir pour notre région et notre pays.

De l’utilité d’un groupe Front de Gauche Septembre 2011 verra la mise en place de la tarification sociale pour la restauration scolaire dans les lycées. Avec la gratuité des TER, des manuels scolaires, cette nouvelle mesure permettra à un grand nombre de familles de voir leurs dépenses diminuer libérant ainsi plus de pouvoir d’achat pour vivre dignement. Avec ces propositions, la Région respecte ses engagements et assume ainsi son rôle de bouclier social. Nous proposons d’aller plus loin en travaillant à l’harmonisation des tarifs des cantines scolaires, à l’amélioration de la qualité des aliments en utilisant les productions de circuits courts, en respectant la saisonnalité, en excluant les OGM. Permettre l’accès à tous à une restauration de qualité est aussi le rôle du service public.

EUROPE ÉCOLOGIE, LES VERTS, PARTIT OCCITAN

Philippe Chesneau et Aïcha Sif Co-présidents du groupe

Changeons nos énergies ! Après Tchernobyl et Fukushima, en dépit des risques d’autres catastrophes (58 réacteurs en France et nombre d’installations nucléaires militaires), le gouvernement s’entête. Nulle réflexion n’est menée sur une sortie du nucléaire, à l’inverse d’autres pays. Le gouvernement bloque les mesures ambitieuses du Grenelle de l’environnement en matière de transition énergétique. De plus, il maintient la possibilité d’exploiter un jour les gaz de schistes. Le dernier rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) prouve pourtant scientifiquement que les énergies renouvelables (ENR) pourront, à terme, fournir toute l’énergie dont l’humanité a besoin. Les écologistes défendent dans notre région cette politique vertueuse : sobriété, efficacité énergétiques et développement des ENR. En production solaire, grâce à notre programme AGIR, PACA est passée de la 11e place des régions françaises en 2004, à la 1ère en 2010 ! La Région a décidé d’apporter son soutien à la filière malmenée par l’Etat, en relançant un appel à projets pour des installations photovoltaïques. Elle concourt aussi pour des éoliennes flottantes à Fos. Inciter à prendre les transports collectifs, grâce à une meilleure fiabilité des TER et bus régionaux et des tarifs

Migrants tunisiens : merci l’Europe !

Monique Robineau, Conseillère régionale

Lutte contre le décrochage scolaire. « une priorité pour tous » Cette politique concerne l’avenir de nos enfants en évitant que certains d’entre eux ne restent sur le bord de la route. Le décrochage scolaire  : il s’agit essentiellement de jeunes de plus de 16 ans qui après leur scolarité obligatoire abandonnent leurs études sans aucune qualification et qui n’ont pas de solution de formation ou d’insertion professionnelle et qui ne sont pas suivis par les Missions Locales. Ainsi, un « décrocheur » est un jeune qui quitte un système de formation initiale sans avoir un diplôme de niveau V (BEP – CAP) ou de niveau supérieur. A ce titre la Loi du 24 Novembre 2009 au travers du Plan « Agir pour la jeunesse » va mettre en œuvre des plates formes de suivi et d’appui aux élèves « décrocheurs » et ce à partir d’un système informatique sécurisé validé par la CNIL et conçu avec les Ministères de l’Emploi et de l’Agriculture permettant d’identifier ces jeunes qui ont quitté leur établissement et qui ne sont ni en formation ni dans un dispositif d’instruction. Ces plates formes opérationnelles dans chaque département proposeront de renforcer la politique de prévention du décrochage scolaire à l’intérieur des établissements d’enseignement mais aussi d’apporter une solution à chaque jeune ayant « décroché » du cursus scolaire. Tous les acteurs (Services de l’Etat, Collectivités Territoriales, Structures d’Insertion) vont devoir imaginer et animer cet outil afin qu’il soit le plus opérationnel possible et ce en liaison avec l’Education Nationale. D’ici peu, nous aurons à nous prononcer sur les Contrats de Plan Régionaux de Développement des Formations Professionnelles (PRDF). Cette question des décrochages scolaires sera un sujet de discussion dans le cadre de cette contractualisation à venir. Notre Groupe appelle de ses vœux, à ce que l’ensemble de la classe politique s’attache à optimiser les moyens dans cette lutte prioritaire, notamment dans notre Région particulièrement touchée par ce phénomène. Nous devons faire en sorte que chaque jeune puisse construire son avenir professionnel et réussir ainsi sa vie en société. L’avenir appartient à nos enfants. Notre responsabilité est de leur forger cet avenir.

Débordé par l’arrivée massive de migrants tunisiens, le gouvernement organise à grand bruit des reconduites à la frontière devant les médias, espérant une fois de plus duper les Français. Mais l’incompétence se mêlant à la précipitation, cette politique s’est soldée une fois de plus par un échec. Les pseudos interpellations se succèdent : 112 à Nice, 143 à Marseille… Mais elles n’aboutissent jamais : sur les 143 migrants interpellés à Marseille, 121 ont été relâchés par les tribunaux alors que les 22 restants ont été reconduits à une frontière italienne désormais virtuelle qu’ils peuvent immédiatement franchir à nouveau. Nos dirigeants affichent une totale soumission à l’Union Européenne, un exemple : à propos d’un de ces migrants, la Cour d’appel d’Aix-enProvence précise que «Mr. x étant titulaire d’un titre de séjour régulièrement délivré par les autorités italiennes, est autorisé à circuler librement dans l’espace Schengen et donc en France». Il est donc évident que ces arrestations ne sont là que pour « amuser la galerie » afin d’afficher de bonnes statistiques. Par ailleurs, une question se pose : Pourquoi cette immigration ? Pourquoi quitter un pays qui vient de faire une révolution de libération ? C’est parce qu’il est plus difficile de participer au renouveau de son pays qui en a tant besoin que de le déserter pour venir tendre la main dans le notre ! A moins que ces migrants aient eu vent du projet gouvernemental, basé sur un accord signé en 2008 avec Tunis, qui prévoit 9000 entrées par an, dont seulement 3500 salariés ; or «seuls» 2700 Tunisiens sont venus en France en 2010 ! Face à cette situation révoltante dans le contexte économique et social actuel, le Front National exige plus que jamais le rétablissement de notre souveraineté et de nos frontières que l’Europe est incapable de protéger.


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Portrait

Le cinéma « nous a fait mûrir » Tourné en 2009 dans les quartiers Nord de Marseille, au lycée régional Diderot, le film documentaire sur la vie dans les quartiers « Nous, princesses de Clèves »* fait la part belle aux héroïnes ordinaires. Nous en avons rencontré deux, dans la cité de Malpassé, Manel Boulaabi et Cadiatou N’Diaye.

Photo Région / J-P. Garufi

Nous, princesses de Clèves sous un nouvel angle. J’ai acquis un esprit critique par rapport à la littérature. Et aujourd’hui, j’ai même envie de relire des livres que j’ai déjà étudiés  !  » s’enthousiasme-t-elle, les yeux brillants. Ces deux ex-lycéennes n’ont pas changé. Bien qu’elles n’aient rien reçu financièrement de ce film, ces deux princesses ont gagné un prix inestimable : la confiance en soi. « On gagne en maturité, même si on reste encore des jeunes grandes personnes. Et puis moi, je continue à dire ce que je pense », glisse Manel dans un sourire. Et Cadiatou de renchérir : « Me voir au cinéma, ça m’a fait mûrir. Avant j’étais impulsive, maintenant, je suis plus posée, plus réfléchie  ». Le cinéma l’a même approchée récemment, elle vient de jouer une figurante dans le film de Viviane Candas, «  Le voile  ». Elle s’est lancée dans cette nouvelle aventure sans hésiter, « pour découvrir le vrai monde du cinéma ». Et ce qu’elle y a vu l’a sacrément surprise : le nombre de prises à faire et à refaire sans cesse, l’attente parfois interminable

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* Ce film a été soutenu par la Région à hauteur de 22 000 € dans le cadre de son fonds d’aide à la production documentaire.

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N° 222 – Avril/Mai/J uin 2011

Supplément gratuit

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Photo Wallis.fr

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+ testé pour vous, parcours, portrait cinéma, talents musicaux, , sortir…

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Photo Région

Lauriane Michel – lamichel@regionpaca.fr

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La Lettre

/ J-P. Garufi

Plus vraies que nature En étudiant le texte de Madame de Lafayette, ces anciennes élèves de terminale se sont parfois identifiées à la Princesse de Clèves à travers des thèmes intemporels, toujours d’actualité, qui font écho à leurs vies : « C’est l’histoire d’une fille, de n’importe quelle culture finalement, qui tombe amoureuse, et sa famille s’en mêle…  », explique Manel, un brin gênée tant cette histoire ressemble à la sienne. Issue d’une famille où l’éducation est stricte et l’affection ne se montre pas, le tournage de « Nous, princesses de Clèves  » a complètement bouleversé sa vie familiale, l’amenant à rompre avec ses parents, ses frères, ses sœurs et sa cité. Et Cadiatou d’enchaîner : « On s’est parfois identifiées. Au moment du choix amou-

reux, c’est un dilemme  : la sécurité ou l’aventure ! ». Avec ce livre et ce film, elles ont souvent fait le parallèle avec leurs vies. Le poids de la famille et des traditions y est omniprésent : « Ma mère est comme Madame de Chartres, sévère et autoritaire, elle a toujours raison », poursuit Cadiatou. « Dans notre religion aussi, l’adultère est le pire des pêchés », soupire Manel. Aujourd’hui, Manel repasse son bac scientifique en candidate libre. Pourtant passionnée de théâtre, elle n’a pas été filmée jouant un morceau du texte de « La princesse de Clèves » mais elle restera à l’image, à son grand regret, de la fille de la cité qui raconte sa vie… Quant à Cadiatou, elle a entamé à l’université une 1re année en Langues étrangères appliquées, en attendant peut-être un nouveau rôle sur grand écran.

Abonnez-vous gratuitement Hôtel de

N° 222 – Avril Photo Région

sur les plateaux… Le 7e art lui fait à nouveau les yeux doux : Cadiatou jouera prochainement le rôle d’une jeune des quartiers (encore !) qui – la fiction rejoint la réalité – décroche son bac.

E-mail

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/ J-P. Garufi

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/ J-P. Garufi

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La

Région

Le magazine (trimestriel)

Région Le journal (mensuel)

J’autorise la Région à m’envoyer ses publications et des invitations pour toute manifestation organisée par ses soins (par courrier, SMS, courriel). Conformément à la loi n°78-17 du 6 janvier 1978, modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.

Abonnez-vous ou contactez-nous : HÔTEL DE RÉGION, « LA LETTRE DE LA RÉGION » 27, PLACE JULES-GUESDE 13481 MARSEILLE CEDEX 20 - info@regionpaca.fr

Signature :

Ne pas jeter sur la voie publique

B

ien loin de l’image souvent peu flatteuse des jeunes des cités, Cadiatou et Manel sont plutôt réservées, modestes et s’excuseraient presque de leur si jolie prestation dans le film de Régis Sauder « Nous, princesses de Clèves » sorti en 2010 à la télévision et le 30 mars dernier sur grand écran. Dans leur cité aux noms fleuris (Les Oliviers, Les Cèdres, les Lauriers…), tout ne s’est finalement pas si mal passé pour elles. Aujourd’hui, Manel semble apaisée, loin des tensions familiales de son ancienne vie. Cadiatou, elle, rêve de cinéma sans oser y croire vraiment, sans savoir si elle en est vraiment capable : « J’ai du mal à savoir si je joue bien ! » s’interroge-t-elle, un grand sourire aux lèvres. En découvrant les affiches placardées dans les couloirs de son lycée, elle espérait une grosse production. Face au petit budget du film, elle a finalement été agréablement surprise par cette expérience un peu hors normes qui lui a ouvert l’esprit : « Ça me plaisait d’étudier des œuvres classiques


la carte Zou mis en place par la région  

la lettre de la région , en première page la présentation de la carte Zou pour la prise en charge des transports À partir du 1er septembre,...

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