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La crise accélère la propulsion d’une nouvelle civilisation plus morale et plus attentive à l’Homme, à sa santé, à son environnement. Et tout le monde s’accorde à penser qu’elle change durablement la donne de la consommation. De l’acheter moins à l’acheter mieux, l’économie de la possession à tout prix, voire à doux prix, laisse progressivement place à une économie de l’usage, plus réfléchie, plus mature, moins symbolique aussi. Et du coup, la Marque, étendard de la consommation affichée et de l’esprit d’appartenance, en prend un sacré coup ! Le marketeur quitte le marketing clinquant pour revenir à ses fondamentaux : le produit ou le service que je propose à mes clients vaut-il le prix que je leur demande ? La valeur perçue est-elle à la hauteur de la valeur ajoutée affichée ou prétendue ? Le rêve offert mérite-t-il le supplément de prix ? Les marques distributeurs l’ont bien compris et rattrapent souvent, de fait, les marques nationales en matière de qualité et de crédibilité. Les différences objectives deviennent ténues, le consommateur devient infidèle… Y a-t-il une issue ? Bien sûr, les marketeurs ne sont pas restés les bras ballants et la posture des marques a évolué… Le marketing de conquête, sûr de lui et triomphant, laisse progressivement la place à un marketing de la relation. Écoute, interactivité, service sont désormais de mise. La marque, utilisateur traditionnel des mass-media, devient elle-même marque-media, émettrice, réceptrice, inter-médiatrice : elle avec ses consommateurs, les consommateurs entre eux. Elle vise la proximité et revendique l’empathie.


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03 « Consommateur, veux-tu être mon ami ? » demande la Marque ! Et la Marque se prend à rêver que le consommateur, à son tour, lui pose la question « Marque, veux-tu être mon amie ? » Après tout, pourquoi pas ? Les temps qui courent offrent à la Marque une occasion rêvée de nouer une relation différente avec ses clients. Ce contexte de redéfinition des repères nous fait suggérer ici l’avènement d’une nouvelle ère de relation entre la Marque et ses consommateurs, entre l’Entreprise et ses clients : de la promotion du bien-être à l’évidence de l’être-bien. Après la recherche de la qualité de vie, du confort physique et psychologique, du bien-être promis par la Marque, vient l’ère d’une relation différente, non plus fondée exclusivement sur la possession et le bénéfice, mais sur l’ancrage et le partage de valeurs, y compris morales. Être bien avec la Marque, c’est aussi être bien avec l’Entreprise qui la commercialise, c’est être en accord avec ses valeurs, promues et vécues. C’est partager une certaine vision de la société, plus solidaire, plus responsable : son engagement dans des actions citoyennes, dans la préservation de l’environnement, dans l’attention au confort et au bien-être de ses salariés, autant de contrats de progrès… On pourra nous opposer un certain scepticisme quant à la démarche, le soupçon de green-washing ou de health-washing, l’effet alibi, la mise en avant de valeurs insincères, plus imaginées que réellement mises en application. Bien sûr. Mais, dans ces domaines, parions sur la prime à la transparence et

gageons que l’absence de sincérité serait vite perçue et violemment reprochée. Il s’agit de porter un regard en profondeur sur la place de son Entreprise, son utilité et sa possible contribution à rendre le monde meilleur, plus qualitatif envers l’homme, plus durable. La mise en route de cette nouvelle logique est tout sauf antinomique avec l’efficacité commerciale et la réussite économique. Elle deviendra un critère de choix et d’achat essentiel pour un consommateur-citoyen moins crédule, plus averti et plus mature. En empruntant le cercle vertueux responsabilité/opportunité, en joignant l’utile au mercantile, en s’engageant à faire progresser la société et les individus, l’Entreprise donnera du sens à sa raison d’être dans la société et développera ainsi sa part de préférence, pour elle-même et pour ses Marques.


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page09 Serge Michels Protéines Serge Orru WWF

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Sophie Dubuisson-Quellier CNRS

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Caroline Krauze Protéines Coethic

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Jacques Caillaud Sodiaal Union

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Isabella Le Bourgeois Nissan

ce qu’ils en disent

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LE CERCLE VERTUEUX DU LIEN SANTÉ-ENVIRON NE Quel est le rapport entre santé et environnement ? Il est évident ! Aujourd’hui les principaux enjeux environnementaux sont la biodiversité, le réchauffement climatique et la pollution des milieux. La biodiversité est une ressource pour l’agriculture et les médicaments (par exemple). À terme, le réchauffement climatique modifiera donc nos conditions de vie, et bien évidemment la pollution des milieux peut impacter directement notre santé. Santé et environnement sont donc intimement liés.

Comment les entreprises gèrent-elles ces deux enjeux ? Aujourd’hui, les entreprises gèrent de manière assez dissociée leurs engagements pour la santé de l’Homme et ceux pour la planète. C’est dommage car les rapprocher permet de créer une nouvelle dynamique très intéressante. L’idée de respect de l’environnement fait référence à un bénéfice collectif à moyen/long terme : or il a été démontré qu’en matière de comportement, il est difficile de mobiliser pour un bénéfice éloigné dans le temps et dans l’espace. Pour faire bouger les comportements, certains choisissent la voie de la dramatisation. Nous pensons que la mise en avant de la santé est bien plus prometteuse. À la fois personnelle et immédiate, la Santé dispose d’une force mobilisatrice que l’on peut mettre au service de l’environnement.


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N NEMENT Serge Michels Directeur Général de Protéines

Quelles sont les opportunités pour les entreprises à faire ce lien ? Les marques et les entreprises qui gagneront demain auront dépassé la seule dimension financière pour prouver leur générosité et leur utilité sociale. En conciliant santé et environnement elles auront remis l’Homme et son bien-être au cœur du système. S’engager pour l’environnement, en expliquant le bénéfice sur la santé est un puissant levier de mobilisation pour les salariés comme pour les consommateurs, réconciliant bénéfice individuel et collectif. Finalement cela pourrait être une nouvelle définition du développement durable !


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11 Serge Orru Directeur Général du WWF

Gestes « les Petits ProtéGer Destinés à ement l’environn t se Diffusen Dans larGement ion » la PoPulat


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LA SANTÉ, POUR FAVORISER LE PASSAGE À L’ACTE Comment le WWF est-il entré dans les débats sur la santé ? Le WWF est la première organisation mondiale de protection de la nature, c’est-à-dire des espèces et de leur(s) milieu(x). Cette mission implique, entre autres, de dénoncer les méfaits des pollutions, comme dernièrement les PCB dans les fleuves. Et ces pollutions, ont un effet sur la santé humaine. Les cancers chez les enfants de moins de douze ans progressent de 1% par an ! Le lien entre leur santé et l’environnement est avéré. On voit les effets de la dégradation de l’air, de l’eau et des sols dans nos corps.

Pensez vous que cette prise de conscience est réelle aujourd’hui ? Il y a encore beaucoup de travail pédagogique à faire auprès de nos concitoyens. Nous avons du mal à relier les choses. Dans quelle mesure réduire l’usage de ma voiture peut-il avoir une influence sur le climat dans quelques décennies ? C’est difficile à imaginer. Il faut expliquer sans relâche, démontrer, argumenter. Petit à petit, on commence à prendre les écologistes au sérieux. Les faits nous donnent raison. Les gens nous suivent. Les petits gestes destinés à protéger l’environnement se diffusent largement dans la population. Et plus vite ils comprendront le lien avec leur propre santé, plus vite ils passeront à l’acte, comme doit le faire le monde de l’industrie.

Les entreprises sont-elles vraiment engagées dans le mouvement ? Elles le sont de plus en plus car elles n’ont pas le choix. Mais cela prend du temps car tous ces changements sont lourds financièrement. Pourtant ne rien faire coûtera encore plus cher ! Le WWF accompagne les entreprises dont la démarche est sincère car nous pensons que l’on ne peut pas changer les choses sans le levier économique. Ce qui n’empêche pas de rester vigilant et de dénoncer les déviances que ce soit dans les actions ou dans la communication. Elles peuvent légitimement communiquer sur leurs efforts pour réduire leur empreinte environnementale. Mais elles doivent informer honnêtement les consommateurs : si elles sont prises en flagrant délit de mensonge, elles peuvent le payer très cher. Sincérité et humilité restent les maîtres mots !


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DES CONSOMMATEURS ENGAGÉS… POUR EUX ET LA PLANÈTE Qu’appelez vous « consommation engagée » ? C’est cette volonté récente chez une partie des consommateurs de transformer leurs actes d’achat en action citoyenne. Le recours au commerce équitable, à l’alimentation biologique, aux producteurs de proximité ou encore aux contrats locaux passés avec des maraîchers, peut dans certains cas constituer des messages politiques. Pour les mouvements qui les proposent c’est une façon, en tout cas, d’engager les consommateurs en faveur du développement économique, de l’environnement, et contre le réchauffement climatique.

Comment les entreprises s’adaptent-elles ?

Un consommateur n’est pas un individu qui se construit tout seul. Il est modelé par l’offre (les industriels), le packaging, la publicité, les médias, mais aussi ses proches (la famille), son éducation et depuis peu, par des prescripteurs sociaux comme les associations ou les ONG. Mais il est également mû par des motivations Quelles sont les attentes des intimes complexes : l’envie du moment, le goût pour une couleur ou une forme, une inspiration. « consommateurs engagés » ? L’acte d’achat est donc très complexe à analyser. La consommation engagée n’est pas nouvelle : Ainsi, ces comportements de consommation qui elle émerge à nouveau depuis la fin des se veulent engagés influencent encore timidement années 1990 portée par des mouvements les entreprises qui restent prudentes, même si qui veulent remettre au centre des motivations certaines d’entre elles commencent à agir en des aspects plus collectifs et altruistes, pionnières. Nous verrons dans rompant avec les dimensions individualistes les prochaines années, de la consommation. Malgré tout, jusqu’où ira cette tendance, on remarque qu’en réalité, ces pratiques mais on voit mal comment elle des consommateurs sont très souvent pourrait s’arrêter là. associées à la recherche d’un bien-être et à la volonté de protéger sa santé. Les deux motivations sont étroitement liées.


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Sophie Dubuisson-Quellier Chercheuse au CNRS


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NE PAS AVOIR PEUR DE DIRE CE QUE L’ON FAIT L’environnement, une nouvelle contrainte ? Bien au contraire, c’est une chance. La société toute entière est aujourd’hui engagée dans une démarche de développement durable. Les entreprises y apportent leur part et prennent conscience des nouveaux leviers que cela engendre : réduction des coûts, innovation produit, mobilisation des salariés… Pour autant, c’est une démarche contraignante pour elles, et l’important est de s’inscrire dans une démarche de progrès continu !

Comment initier une telle démarche ? En commençant bien entendu par un bilan de l’existant. Cependant, chez Protéines nous se sommes pas voués à faire des audits sociaux et environnementaux : il s’agit avant tout d’annuler les risques et d’identifier les leviers de différenciation. Ensuite, il est nécessaire de définir un positionnement fort ancré dans l’ADN de l’entreprise qui permette de créer du lien entre les engagements et de les mettre en perspective. Enfin, il faut continuer à agir pour améliorer les choses et obtenir des résultats : les citoyens veulent pouvoir juger sur des réalités ! 

Faut-il forcément parler de ses engagements ? De nombreuses entreprises n’osent pas dire ce qu’elles font de bien, de peur d’être accusées de « greenwashing ». C’est dommage car « citer permet d’inciter » les autres à en faire autant (tant que la communication reste humble et sincère) ! Par ailleurs, en expliquant comment leur produit est fabriqué, mais également comment il peut être porteur d’une amélioration pour la société, l’environnement et pour la santé, les entreprises ont aujourd’hui l’opportunité de créer un nouveau lien avec les consommateurs, un rapport de confiance et de transparence.


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Caroline Krauze Directrice Générale de Protéines Coethic


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VALORISER L’HISTOIRE DE NOS ENGAGEMENTS ET CRÉER DU SENS Quelle est la particularité de Sodiaal ?

Le faites-vous savoir ?

Soodial est une coopérative, c’est-à-dire que l’Homme est inscrit au cœur de son modèle économique : les 9000 éleveurs qui produisent le lait sont les uniques actionnaires du Groupe et les uniques propriétaires de la marque Candia. C’est donc une entreprise dirigée par et pour les producteurs.

La crise économique et l’urgence d’un développement durable éclairent aujourd’hui la modernité du modèle coopératif. Nous avons donc des atouts à valoriser ! Avec Protéines Coethic, nous rassemblons les différents engagements portés par les producteurs et les salariés de Sodiaal, nous les relions entre eux pour créer du sens et nous commençons à les révéler. Un atout également pour la marque Candia, qui puise dans les engagements du Groupe des atouts forts de sens et de différenciation.

Quels sont les bénéfices pour les consommateurs ? Au-delà des valeurs, nous avons mis en place il y a 12 ans La Route Du Lait, la première et la plus vaste démarche de management de la qualité et de l'environnement jamais entreprise par la filière. Elle est le socle d'une exigence partag��e par les producteurs coopérateurs et par les salariés, de l'étable à la table du consommateur. Respect des animaux, des terres et des terroirs, maîtrise de la matière laitière, démarches de qualité et d'hygiène, maîtrise de la sécurité des denrées alimentaires, formations sécurité au travail, préservation de l'environnement, innovation produit, performance économique, etc. : depuis toujours le Groupe est ancré dans les principes du développement durable !

Jacques Caillaud Directeur de la communication de Sodiaal Union


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FAIRE DE L’ENGAGEMENT CORPORATE UN LEVIER DE DIFFÉRENCIATION Catherine Ivaldi Directrice Générale d’Incorporesano (Groupe Protéines)

de 70% ! La Guadeloupe et la Martinique en utilisent 10 fois moins que l’Amérique Latine ou l’Afrique. Par ailleurs, les conditions de travail sont bien plus respectueuses des Hommes.

Concrètement, quelle a été votre stratégie ? Peut-on différencier une banane d’une autre banane ? En 2006, nous avons recherché les caractéristiques de la banane antillaise, susceptibles de la rendre plus attractive que ses concurrentes d’Amérique Latine/Afrique. Nous avons réalisé un audit sur place avec nos ingénieurs agro en rencontrant les planteurs, les équipes techniques, le CIRAD (centre de recherche scientifique), les équipes chargées du traitement aérien, les mûrisseurs. Cette démarche d’investigation en profondeur nous a révélé l’extraordinaire avancée de la filière en matière de développement durable. En dix ans, la consommation de phytosanitaires a baissé

Après ces découvertes, la stratégie est apparue comme une évidence : il fallait valoriser le savoir-faire des hommes et des femmes de cette filière et détailler les progrès considérables pour produire la plus propre des bananes. Entre 2006 et 2008, nous avons donc structuré les preuves, défini le discours stratégique et créé les outils de communication de la filière. Cette phase de fond a été essentielle pour le travail de révélation que nous menons désormais depuis deux ans en activant parallèlement le levier de la communication corporate et de la communication produit. Planteurs, élus, partenaires, distributeurs, journalistes et bien-sûr grand public : tous doivent connaître et reconnaître les spécificités de cette banane d’exception !


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26 Philippe Ruelle Directeur Général de l’UGPBAN (Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe et Martinique)

Quelle est aujourd’hui l’image de la banane antillaise ? Elle reflète enfin notre valeur ajoutée. Nous avons aujourd’hui des arguments forts à faire entendre auprès des consommateurs et de la population. Tout au long de la filière, nous faisons des efforts environnementaux et sociaux dont nous nous prévalons auprès des antillais comme des métropolitains. Le taux de notoriété du produit en France est aujourd’hui de 86%. Aux États Généraux de l’Outremer fin 2009, la filière banane a été montrée en exemple.

Comment allez vous poursuivre vos efforts ? Les efforts se poursuivent avec les travaux sur l’analyse du cycle de vie du produit, son bilan carbone, ses progrès continus dans la diminution de l’utilisation des pesticides. La filière a mis en avant ses efforts pour l’environnement et le bien-être de ses planteurs. Elle en récupère aujourd’hui les bénéfices : la banane des Antilles est bien unique. C’est une force pour notre politique commerciale.


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LE BIEN-ÊTRE ET LA SANTÉ DES CLIENTS, UNE PRIORITÉ POUR LA RATP Le développement durable à la RATP, c’est quoi ? L’activité même de transport de l’entreprise a un impact favorable direct sur l’environnement, en terme de consommation d’énergie comme en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre : elle contribue à réduire l’utilisation de la voiture individuelle ; ce faisant, elle évite près de 2,3 millions de tonnes de CO2 chaque année.

La RATP a fixé depuis 2006 ses objectifs en terme d’économie d’énergie et de restriction de ses émissions de gaz à effet de serre et met en œuvre, depuis 2006, 5 plans d’actions opérationnels. Plus globalement, la RATP a mis en place une politique de développement durable qui comprend 7 engagements dont 4 environnementaux (l’écomobilité, l’énergie et le climat, la santé des voyageurs et des riverains, l’exemplarité dans les pratiques professionnelles) et 3 sociétaux (l’accueil et l’accessibilité pour tous, l’égalité des chances et la diversité au sein des métiers, la solidarité dans la ville).


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28 Françoise Combelles Déléguée Générale à l'innovation et au développement durable de la RATP

Quelles sont les actions prioritaires concernant la santé de vos clients ? Nombreux sont les franciliens à fréquenter nos transports publics plus d’une heure par jour. Aussi, agir en faveur de la santé des voyageurs, des riverains et de nos salariés, est une préoccupation constante de la RATP. Les spécialistes de la santé publique insistent sur l’intérêt de la pratique régulière d’un exercice physique. La RATP encourage donc ses clients à pratiquer des activités physiques quotidiennes et à choisir autant que possible des modes actifs de mobilité : marche, vélo et transports collectifs. La mobilité active pour rejoindre un bus, un métro ou un RER, et la marche dans nos espaces peut avoir un réel impact sur la santé de chacun ! La RATP est aussi attentive à minimiser l’impact de ses activités sur

le bien-être des clients. Cela passe tout d’abord par une grande vigilance sur la qualité de l’air dans ses espaces. Pour y remédier, la RATP mène des travaux d’optimisation des systèmes de freinage des matériels roulants ferrés et elle construit des postes de ventilation supplémentaires améliorant le renouvellement de l’air des gares et stations. Par ailleurs, nous savons que le bruit et les vibrations influent sur l’état de fatigue des voyageurs et des riverains. Soucieuse de la répercussion de ses activités sur la qualité de vie des franciliens, l’entreprise consacre donc chaque année environ 3 à 3,5 M€ au traitement des « points noirs » du réseau où les volumes sonores sont élevés, à l’amélioration de ses infrastructures et au meulage des rails. Enfin, le confort climatique est également un axe d’amélioration pour l’entreprise.


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POUR UNE ÉCOLOGIE POSITIVE, LUDIQUE ET RENTABLE Comment vous définissez vous ? Je suis un commerçant. Ce que j’aime, c’est ce contact avec le client, le dialogue, l’échange qui ne se termine pas forcément par une transaction. Nature et Découvertes est né il y a vingt ans de cette envie la. Vendre certes, mais pas n’importe quoi, n’importe comment. Ce que je veux transmettre c’est mon amour de la nature de façon positive et ludique. C’est à mon sens le chemin pour intéresser et fédérer. Je suis parti du constat que les gens ne connaissent pas la nature. Le premier objet qui a eu du succès, c’est la mangeoire à oiseaux. Les gens ne savaient pas qu’il y avait des mésanges et des pinsons dans leur jardin ! Depuis, je n’ai pas arrêté de décliner cette idée avec mes fournisseurs : du pédagogique ludique, de la culture en s’amusant.

Chez vous, le développement durable, c’est quoi ? Dès le départ, notre charte d’entreprise a inclus tous les piliers du développement durable. Loin du concept du « cadeau jetable », Nature et Découvertes s’est toujours attaché à proposer des produits de qualité qui soient un éloge à la naturalité. Tous nos produits sont ainsi recyclables et économes en énergie. Nous sommes également guidés par le respect des Hommes qui fabriquent nos produits ou qui les vendent dans les magasins : nous dépensons beaucoup en formation individuelle et redistribuons à nos collaborateurs une partie des bénéfices.

Qu’est-ce qui fait aujourd’hui votre crédibilité ? Au-delà des produits, le développement de Nature et Découvertes n’aurait pu se faire sans la Fondation à qui nous consacrons 10% des bénéfices pour faire avancer les sujets qui nous tiennent à cœur. Par ailleurs, nous donnons à nos clients l’occasion d’aller à la rencontre des plantes et des animaux en organisant des sorties dans la nature. Pour résumer, l’important est la cohérence et la sincérité de la démarche.


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33 Isabella Le Bourgeois Communications Strategy & Planning chez Nissan

Quels messages développez-vous ?

MOBILITÉ ÉLECTRIQUE, DU BÉNÉFICE COLLECTIF AU BIEN-ÊTRE INDIVIDUEL

Pour mobiliser les citoyens, nous pensons qu’il faut expliquer les choses au-delà de l’argument lié aux émissions de CO2 et au changement climatique, et expliciter les bénéfices concrets au quotidien. Dite « Zéro Emission », la Leaf n’émet effectivement pas de CO2 en roulant mais elle n’émet pas non plus de particules, ce qui préserve la qualité de l’air en ville et donc la santé des habitants. Totalement silencieuse, elle contribue à diminuer le stress urbain. Elle est intelligente aussi : demain, elle s’intégrera dans les réseaux de distribution de l’électricité, elle utilisera l’énergie produite par les panneaux solaires des maisons individuelles et la batterie pourra alors servir de stockage pour l’électricité produite en trop.

Vous lancez un programme d’éducation à la mobilité électrique, pourquoi ?

L’intérêt collectif se marie donc bien à l’intérêt individuel.

Au cours de l’hiver 2010, Nissan va commercialiser la Leaf, une voiture électrique familiale, une auto toute en rondeurs. La volonté de Nissan est d’offrir un véhicule au service de la qualité de la vie quotidienne : pratique, agréable à conduire et disposant d’atouts environnementaux et santé. Pourtant, la voiture électrique souffre d’un certain nombre de préjugés qu’il convient de lever par une communication pédagogique.

Le propriétaire d’une voiture électrique achète bien plus qu’un mode de déplacement. Il s’inscrit aussi dans un dessein plus vaste, à la fois collectif et personnel. C’est ce message que nous allons nous employer à faire passer auprès des consommateurs dans les prochains mois avec l’aide de Protéines : la conjonction doublement gagnante d’un service à la personne et d’une action positive globale pour notre planète.


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35 Dominique Belloy Directrice Générale de Protéines Paris

notre métier Aujourd’hui, la préférence des consommateurs se gagne moins par des promesses que par des engagements de progrès de la part des marques et des entreprises, des engagements tangibles qui, tout simplement, changent quelque chose dans la vie des gens : faire avancer la connaissance, apporter un service, contribuer au mieux vivre… Chez Protéines nous bâtissons des stratégies d’engagements fondées sur une connaissance approfondie des enjeux de santé - nutrition, santé environnementale, qualité de vie - créatrices de valeur pour les Entreprises, les Marques et les produits.

notre Différence La connaissance scientifique est le fondement de nos réflexions. Elle est clé pour comprendre et analyser les problématiques et les comportements, pour objectiver les argumentations et nourrir les discours de preuves. Elle est clé, enfin, car elle est source d’inspiration pour la création. Médecins et scientifiques sont intégrés dans les équipes pluridisciplinaires que nous constituons pour nos clients, aux côtés des consultants et des créatifs. Ils garantissent une connaissance approfondie des sujets, des acteurs, des médias et des réseaux d’influence.

notre conviction Bâtir des stratégies durables fondées sur la Santé et l’Environnement permet aux marques et aux entreprises de s’inscrire dans le cercle vertueux responsabilité - opportunité : plus de bénéfices pour le consommateur et la société, plus de succès pour l’entreprise. À l’heure où les entreprises sont attendues sur leur transparence et leur sincérité, les stratégies d’engagements, telles que nous les développons avec nos clients, créent la différence… et la préférence.


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communication

PuBlicité

corPorate communication leaDers D’oPinion Professionnels De santé

communication

DiGitale

Protéines stratégies d’engagement santé

Prévention et Gestion De

crise

nutrition santé environnementale qualité de vie

relations PuBliques & Presse évÈnements

ProDuction

éDition De contenus

communication

interne formation

marKetinG

social

sourcinG

veille, Bibliométrie


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L’ACTUALITÉ DU GROUPE PROTÉINES • alimentaire : anDros - Banane De GuaDelouPe et martinique - Bel - BléDina - canDia - coca-cola - Danone - ferrero - fooDs international KelloGG’s - lieBiG - mac cormicK Ducros - nestlé - nestlé Waters - nutricia - soDiaal • collectives : aDePale (association Des entrePrises De ProDuits alimentaires elaBorés) - ania (association nationale Des inDustries alimentaires) - cifoG (comité interProfessionnel Des PalmiPÈDes à foie Gras) - civ (centre D’information Des vianDes) - fict (féDération Des iinDustriels charcutiers traiteurs et transformateurs De vianDes) - uiPP (union Des inDustries De la Protection Des Plantes) • DistriBution restauration : avenance - casino - marque rePÈre - mcDonalD’s • associations et institutionnels : afssa (aGence française De la sécurité sanitaire Des aliments) association fleurBaix laventie ville santé corePile - Dessine-moi un mouton - fête le mur - fic (fonDation internationale carrefour) - fonDation ronalD mcDonalD france ParKinson - inPes - ministÈre Du travail Des relations sociales et De la soliDarité nutrinet - Plan - réseau Des villes ePoDe unilever health institute • laBoratoires Pharmaceutiques : BoehrinGer inGelheim GlaxosmithKline - oenoBiol • autres inDustries et services : axa santé - nissan •…


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S TION CRÉA ES EN É V E ÉL AIR PLEIN


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