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Etude de marché chinois : Sina Weibo

Sina Weibo (en chinois 新浪微博, Xīnlàng Wēibó, littéralement « microblogage Sina »), est un site de microblogging. Sur ces systèmes on peut partager, diffuser et obtenir des informations. Les utilisateurs peuvent constituer leurs propres pages Web, WAP, etc. "Sina Weibo" est le premier et le plus connu parmi les weibos. Selon les données de janvier 2010, il y avait 75 millions d'utilisateurs inscrits. "Sina weibo" est un système hybride entre Twitter et Facebook, c'est l'un des sites les plus populaires de Chine avec 90 % de parts de marché. Il a été initié par SINA Corporation en août 2009, et il aurait aujourd'hui plus de 200 millions d'utilisateurs. Le site est disponible à la fois en chinois simplifié et en chinois traditionnel et bientôt en anglais.

Les raisons de popularité de Weibo en Chine

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Créé en 2009, suite au blocage en Chine de Twitter, «Sina Weibo ne se compare ni à Twitter ni à Facebook, indique pourtant Mindy Sun, la directrice clientèle chez Sina présente ces jours-ci à Paris pour China Connect. Nous nous définissons comme un fournisseur de services.» Un fournisseur de services adossé au groupe Sina, l'un des « pure players » les plus puissants de l'empire du Milieu, coté au Nasdaq, qui édite des portails d'actualités et des sites e-commerce et qui a réalisé l'an dernier 482,8 millions de dollars de chiffre d'affaires (+ 20 %). Selon une étude de marché chinois, Weibo est populaire en Chine parce que : Il a été lancé un mois après Twitter, il a donc su adapter l’outil, et le rendre plus intuitif et plus complet, en proposant notamment aux utilisateurs de poster des images et des vidéos directement dans le Tweet. En plus, la plate-forme intègre un réducteur d’adresse URL automatique. D’ailleurs, il existe une grande différence entre Weibo et Twitter. Weibo affiche directement sous chaque tweet les réponses des autres utilisateurs. Cela permet de lancer de véritables discussions suivies. Deuxièmement, il est difficile à censurer. Un message posté par un internaute à ses contacts peut immédiatement être re-tweeté à des millions d’autres utilisateurs. La vitesse de diffusion des informations est étonnante, rendant impuissants les censeurs les plus dévoués. Enfin, Weibo est un moyen d’expression citoyen, concernant la politique notamment. Bien que Weibo soit difficile à censurer par le gouvernement chinois, les autorités ne semblent pas pour le moment envisager de l’interdire. Parce qu’il y a trop d’intérêts économiques, beaucoup d’entreprises de services l’utilisent comme un outil marketing.

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Weibo, votre nom de famille, s’il vous plait ?

Suite au lancement de Sina Weibo (microblog du portail chinois Sina) le 28 août 2009, au bout de 2 ans et demi, la Chine est entrée dans « l’ère du microblogging » avec plus de 500 millions d’utilisateurs dont 300 millions sur Sina Weibo. Et ce chiffre continue d’augmenter. En même temps, le caractère social de plus en plus remarquable de Weibo provoque aussi des problèmes et de vives controverses, c’est ainsi qu’a surgi le système d’inscription sous le nom véritable. Il est dit que quand quelqu’un compte plus de 100 fans, le microblog est comme une publication interne; plus de 1 000 fans, c’est un panneau de petites annonces; plus de 10 000, c’est un magazine; plus de 100 000, un journal local; plus d’un million, un journal national; plus de 10 millions, une station de télévision; plus de 100 millions, c’est CCTV, et enfin, plus d’un milliard de fans, ce serait la soirée télévisée de la Fête du Printemps. Selon une enquête réalisée par l’Université des Médias de Chine, après une analyse profonde sur les 3655 actualités brûlantes en 2011, la capacité d’attirer l’attention de l’opinion publique de Sina Weibo se classe au quatrième rang, juste après l’Agence de presse Xinhua, les Nouvelles de Pékin et Beijing Times. En réalité, Sina Weibo a prêté une vive attention au contenu dès le premier jour de sa création. Parmi toutes sortes de mesures de contrôle et de surveillance, le groupe de travail composé de 7 personnes visant à démentir les rumeurs a joué un rôle important. Mais depuis mars 2012, ce groupe de travail s’oriente dans une nouvelle direction, parce qu’actuellement, beaucoup de rumeurs sont tout de suite percées à jour par les internautes eux-mêmes. Certains estiment que la capacité « d’auto-purification » de cette plateforme de communication fonctionne déjà. En fait, depuis sa création, Sina Weibo utilise tous les moyens possibles pour encourager les utilisateurs à s’inscrire sous leur nom véritable et cela n’a jamais provoqué de problèmes. Actuellement, les internautes luttent contre la mise en œuvre du système obligatoire d’inscription sous le nom véritable, parce qu’ils trouvent qu’ils n’ont plus le droit d’être anonyme. 3


L’essor des microblogs en Chine reflète clairement la forte envie d’expression des citoyens chinois. Pour résoudre les problèmes posés par le développement du microblogging, il est nécessaire de mieux gérer la société réelle. Et pour réduire les voix négatives dans le cybermonde, le système sous le nom réel ne jouera qu’un rôle très limité, la participation et l’écoute attentive du gouvernement sont priorités.

Sina Weibo VS Twitter

Le 14 août 2009, SINA Corporation a créé un réseau social chinois permettant le micro-bloging, il est nommé WEIBO. Ce concurrent de Twitter permet à l’utilisateur d’envoyer gratuitement des messages brefs par internet (140 mots maximums). Dans un message, l’identification d’un utilisateur se fait grâce à son pseudonyme précédé du caractère « @ ». Weibo permet aussi aux célébrités et organismes officiels de disposer d’un compte VIP certifié sur son système de micro-bloging. Ces comptes sont identifiables par la lettre ‘’V’’ qui suit les noms d’utilisateurs. Ce réseau de micro-blogues du style Twitter compte déjà 40 million d’utilisateurs en à peu près 18 mois d’existence, surtout répartis en Chine continentale. En termes de contenu, la langue chinoise écrite est beaucoup plus compacte que les langues basées sur l’alphabet romain : un ou deux caractères chinois représentent à peu près un mot dans une langue européenne. C’est évident qu’à cause de ça, Weibo ressemble étrangement à un service de blogue sur le speed. L’interface de Weibo est elle-même beaucoup mieux pensée que celle de Twitter, reprenant justement des idées du blogue en format long (avec des commentaires attachés aux articles) et puis un système de « retweet » qui permet beaucoup facilement de remonter la discussion sur un sujet en particulier. Le fait de faire elle-même le hosting des photos fait également une grosse différence dans la circulation d’information. Le contenu de Weibo est très peu politique et très très orientée sur les personnes riches et célèbres (évidemment), mais a tout de même vu émerger des histoires intéressantes comme l’incident de

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Yihuang. Qian Gang, directeur du China Media Project à HKU, a près de 1.8 million de lecteurs abonnés à son micro-blog sur QQ.com. Il existe un immense marché sur Weibo. Ce service proposé par la société SINA est en situation de quasimonopole.

Chine : la censure continue, surveillance renforcée sur les microblogs chinois …

Sina Weibo, est le plus populaire des services chinois de microblogging en chine et revendique à lui seul, 200 millions d’utilisateurs parmi les 485 millions d’internautes que compte le pays! Alors que la Chine exerce déjà une censure de l’internet en bloquant de nombreux sites basés à l’étranger (Facebook, Twitter, Youtube…) ainsi que les informations considérées comme sensibles par le gouvernement et que la presse est étroitement contrôlée par le gouvernement pouvoir, les « microblogs » servent fréquemment à dénoncer les mauvaises pratiques et les abus des autorités et d’entreprises Des milliers de personnes avaient notamment critiqué le gouvernement sur leurs microblogs après l’accident du TGV chinois à Wenzhou (est) en juillet qui avait fait 40 morts. Le contrôle et la surveillance des « microblogs » chinois (officiellement) que de « fausses rumeurs » ne se répandent.

seront donc

renforcés pour éviter

« Il y a beaucoup de fausses informations et de rumeurs sur Weibo, et cela représente un problème important pour le gouvernement ainsi que pour les commerçants sur notre plate-forme », a déclaré M. Chao propriétaire de Sina Weibo. « Ces rumeurs provoquent des « distorsions et des fausses représentations » de la réalité, selon M. Chao qui a ajouté que sa société « explore différents moyens pour mettre en place des mécanismes pour contrer » leur propagation. Des équipes de dix personnes chacune ont été mises en place pour déjouer les « fausses informations »

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L’avenir de Weibo

Selon une étude de marché, plus de 300 millions d'inscrits, Sina Weibo, le « Twitter chinois » n'est pas loin de faire aussi bien que l'original, la société californienne revendiquant, elle, 400 millions d'inscrits dont 150 millions d'utilisateurs actifs. Des performances finalement modestes quand on sait que les sites du groupe attirent tous les mois... 400 millions de visiteurs uniques, presque tous situés en Chine. Pour faire croître ses revenus et repasser dans le vert cette année - en 2011, Sina a enregistré une perte nette de 302 millions de dollars due à de lourdes dépréciations -, le groupe compte bien exploiter le potentiel de son réseau social à succès. Lequel ne génère, aujourd'hui, aucun revenu en propre. Le potentiel est pourtant là. Les utilisateurs passent en moyenne une heure par jour sur le service. Et le site de microblogging, qui permet d'intégrer directement photos et vidéos, recense déjà 130.000 marques sur sa plate-forme, parmi lesquelles de grands groupes internationaux (Coca-Cola, LVMH, etc.) Pour l'instant, Sina Weibo ne propose pas de publicité mais les marques achètent des espaces sur le portail de Sina pour promouvoir leur compte Sina Weibo. Une synergie qui n'exploite toutefois pas à plein le potentiel du réseau. « A l'avenir, je pense que nous aurons deux systèmes publicitaires séparés, sur Sina et sur Sina Weibo », explique Mindy Sun.

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Sina Weibp  

une presentation de Sina Weibo

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