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PORTFOLIO

ARCHITECTURE

Clémence Chirouze

Années 2014 à 2018


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« ... Las palabras belleza, inspiración, encantamiento, magia, brujería, encanto y serenidad, silencio, intimidad y asombro han desaparecido a un ritmo alarmante en publicaciones dedicadas a la arquitectura. Todos ellos han encontrado una bienvenida cariñosa en mi alma, e incluso si estoy lejos de pretender que se les han hecho plena justicia en mi trabajo, nunca han dejado de ser mi faro .»

BARRAGAN, Luis, Manifeste de l’architecture émotionnelle, 1980

Traduction

« ...Je me suis rendu compte qu’une proportion consternante de textes consacrés à l’architecture ignore les mots beauté, inspiration, magie, fascination, enchantement, ainsi que les concepts de sérénité, de silence, d’intimité et de surprise. Tous sont incrustés dans mon âme et, bien qu’étant pleinement conscient de ne pas leur avoir fait complètement justice dans mon œuvre, ils n’ont jamais cessé de me guider. »

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ClĂŠ de lecture

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Zumthor disait : «L’architecture est quelque chose de tactile, quelque chose qu’il faut toucher. En architecture, les matériaux sont comme les notes pour les compositeurs. Je travaille avec les matériaux, je les apprécie tous. Ce qui est intéressant, c’est de faire sans cesse de nouvelles associations de notes et de parvenir à une sonorité spécifique.». Une note résonne dans l’air, elle prend vit et s’entoure de chaleur, d’émotion, de douceur,.. Elle crée un moment, un instant, puis meure. L’archet retourne alors sur les cordes et enchaine les notes les unes après les autres, les fait naître puis disparaître. Du début à la fin de l’archet, la création est totale, comme pour le crayon de l’architecte, du début à la fin de son trait. En de nombreux points, l’architecture et la musique se rapprochent, se côtoient, se rejoignent. Nous pouvons voir de nombreuses similitudes entre ces deux générateurs de créations : la composition, la strucutre d’une oeuvre, la notion du rythme, l’importance du geste entre l’archet du violoniste et le crayon de l’architecte, le langage spécifique que les deux possèdent (le plan et la partition),...Plus que tout autre chose, l’architecture et la musique possèdent toutes deux la capacité de produire des sensations, des émotions. Ce portfolio se construit alors comme s’il s’agissait d’un concerto pour violon et plus précisément, il s’inspire du concerto en mi mineur, opus 64, pour violon de Mendelssohn. Composé de trois mouvement (allegro molto vivace, andante vivace et allegro molto), chacun possédant sa propre structure interne (exposition, développement, cadence,...), je propose une lecture de mes travaux à l’image de parties d’une œuvre musicale et qui, une fois rassemblés, deviennent une véritable symphonie : un concerto pour architecte. © Mierswa & Kluska

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Sommaire

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Premier mouvement (allegro molto vivace)

EXPOSITION 10. Premier thème :

38. Premier thème :

Troisième mouvement

54. Soliste

78. Couplet

Projet urbain, développer un quartier par le biais d’équipemets sportifs, semestre 7

Extraits de mémoire : Transcender le monde physique, architecture et émotion ou la relation entre tangible et intangible semestres 8 et 9

(andante non troppo)

(allegro molto)

Magasin de proximité, semestre 3

Pôle métropolitain d’accueil, d’échange et d’information, semestre 6

14. Second thème :

42. Second thème :

58. Reprise

86. Dernier refrain

Analyse Eglise sur l’eau, Tadao Ando, semestre 4

Analyse de ville, Valence et ses échanges, semestre 5

Photographies, comment regarder le monde qui nous entoure ?

Analyse de Gournah, Hassan Fathy, semestre 3

18. C a d e n c e :

46. C a d e n c e :

64. Harmonie

Un bâtiment universitaire à Toulouse, extension et développement de l’université Capitole I , semestre 10 Projet de fin d’études

Pôle culturel au bord de l’IJ, semestre 9

Projet urbain, Valence, une organisation d’aire d’autoroute, semestre 5

26. DEVELOPPEMENT

Centre sportif, semestre 7

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REEXPOSITION

Deuxième mouvement


PREMIER MOUVEMENT allegro molto vivace

Projets d’architecture


Magasin de proximitĂŠ, nourrir la ville

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PREMIER THEME Exposition Premier mouvement S’implanter sur une place, créer un nouveau repère urbain, créer un équipement public tout en pensant à son impact sur la ville et son entourage, de nombreuses problématiques sont soulevées par ce projet au contexte urbain assez présent.

GLISSEMENT, composition et bande

RELATION, lien entre volume et fonction

Atelier d’architecture semestre 3 Saint Etienne, place Chavanella Aire totale : 520m² Chirouze Clémence

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RYTHME, alternance bâti et végétal


Coupe perspective

Vue aquarelle Plan toiture, la place et le projet

N

Magasin de proximité, le projet s’articule autour d’un espace végétalisé, ajout au programme. Celui-ci vient structurer le projet et y apporter une richesse de composition et d’espaces. Les végétaux viennent alors s’appuyer sur un mur rouge, véritable recueil de lumière, mais qui, outre l’aspect esthétique, possède une qualité thermique qui permet d’absorber tout excèdent de chaleur.

Vue au crayon

1: espace de vente 2 : espace de restauration 3 : cuisine 4 : sanitaires publics 5 : bureaux 6 : sanitaires privés 7 : stockages

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5 7

6 3

2 1

Plan RDC

N

12


Photo de maquette

Coupe longitudinale

Coupe transversale 13

PREMIER MOUVEMENT, EXPOSITION, premier thème, second thème, cadence, DEVELOPPEMENT, REEXPOSITION, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT


Analyse ville de Gournah, Hasan Fathy

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SECOND THEME Exposition Premier mouvement Hassan Fathy, architecte de la ville de Gourna, pensa cette dernière de la plus grande échelle jusqu’à la plus petite, organisa les espaces publics et privées, la circulation naturelle de l’air, la régulation de chaleur, .... L’analyse permet alors de mettre en lumière ces différents éléments, d’étudier, d’observer, de déconstruire puis reconstruire cette ville afin d’en connaître les moindres secrets.

COMPOSITION, organisation et intentions à échelle urbaine

MORPHOLOGIE, la forme et son adaptation à l’espace

Atelier d’architecture semestre 3 Gournah, Egypte Frieh Théo ,Chirouze Clémence

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EQUILIBRE, la voûte nubienne, une solution technique à un problème spatial


Plan de siuation

forme

N

assemblage

Construit sur le site des tombeaux des Nobles, lancien village de Gournah comptait environ 7000 paysans eur économie reposait essentiellement sur le pillage des tombes. Les dommages de ces vols furent donc incommensurables, l’or étair fondue et transformée en lingots ; une véritable perte pour l’égyptologie. L’Etat prit donc la décision de les reloger. Pour cela, il fit appel à Hassan Fathy qui proposait une solution peu onéreuse.

N

urbain Formation d’îlots

Gradation espace privée à public

RDC

La brique de boue fut le matriaux choisi pour cet ouvrage. Hassan Fathy réalisa un travail à toutes les échelles : de la ville jusqu’à l’habitat individuel. Ainsi, il reloga 900 familles dans la ville que l’on nomme aujourd’hui Gourna. Par le biais d’une architecture vernaculaire, il ménera ce projet avec les habitants de ce nouveau village, en ayant toujours pour mot d’ordre de construire avec le peuple mais surtout pour le peuple.

Bâtiments publics

Découpage

R+1

Coupe longitudinale

Coupe transversale

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Horobats

G h a b a t

Hassassna

B a e r a t

Q uar tiers

Plan type logement

pièce de vie

Circulation du vent

bétail

Habitat et fonction

Circulacion principale

Masse et forme intérieure

Régulation de la chaleur

Principe de construcion d’une voute nubienne

PREMIER MOUVEMENT, EXPOSITION, premier thème, second thème, cadence, DEVELOPPEMENT, REEXPOSITION, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT

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Un bâtiment universitaire à Toulouse, Extension et développement de l’université Capitole Projet de fin d’étude

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CADENCE Exposition Premier mouvement L’Université de Toulouse est créée en 1229 et devient ainsi la deuxième de France. Dès lors, elle n’a cessé de croître, de gagner en dynamisme et importance. Réaliser un bâtiment universitaire dans Toulouse possède alors du sens. Ville de brique et de ponts, de cours mystérieuses et de quais et possédant de nombreuses traces de son passé, le projet se nourrit de ce contexte fort et particulier.

COMPOSITION, accord et contraste

SOL, vide et proportions

Atelier d’architecture semestre 10 Domaine 3, Formes, Architecture, Milieux Toulouse, Université Capitole I Aire totale : 8 500m² Chirouze Clémence

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Continuité,

parcours

et

fluidité


R+6

R+3

R+2

Plan masse, université et projet

N

R+1

PLan jardin

L’ancien mur médiéval, un cloître presque oublié au coeur du campus, deux églises au sud du site, sont ainsi les traces sur lesquelles l’université Capitole I se compose, témoins d’un passé qui entre aujourd’hui encore en relation avec le présent.

N

PLan sous-sol

1: gymnase 2 : entrée équipement

1 2

Plan RDC

N

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Photo de maquette

Coupe gymnase

Coupe circulation principale

Coupe amphithéâtres 21

PREMIER MOUVEMENT, EXPOSITION, premier thème, second thème, cadence, DEVELOPPEMENT, REEXPOSITION, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT


Pour se rendre au gymnase, il faut tout d’abord le longer, passer sous la toiture de cet édifice qui vient nous accueillir et guider nos pas. Des vue plongeante se dégagent sur le terrain en contrebas. Une fois entré, nous sommes comme au-dessus du sol, dans un entre-deux. Alors, lorsque nous descendons, nous pouvons longer le mur qui forme l’enclos du gymnase. Ce mur de brique file ainsi derrière les vestiaires et se poursuit. C’est dans le dojo que nous pouvons le découvrir pleinement, lorsque la lumière entre par l’interstice formé entre ce dernier et la paroi de verre. La lumière vient ainsi renforcer la teinte lie de vin de la lumière et accroître encore son éclat. Alors, si nous poursuivons notre chemin, nous pouvons passer sous le second édifice du projet. Le dessous devient ainsi le seuil de ce bâtiment et constitue ainsi la nouvelle entrée nord de l’université. Une fois à l’intérieur, un espace qui se lit en vertical se dégage. Encadré de deux murs en bétons structurels, cet espace est habité par un escalier unique. Ainsi, pallier par pallier, les espaces se dégagent et offrent alors un lecture continue du projet. Une lecture qui peut ainsi aboutir sur la vue et la contemplation du jardin qui se tient sur le toit du gymnase, comme suspendu entre terre et ciel.

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Centre sportif, offrir un équipement public à la ville

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DEVELOPPEMENT Premier mouvement La Ceja, ville située dans la région d’Antioquia en Colombie et entourée de montagnes, possède un contexte paysager assez présent. Cette ville manque d’équipements tout comme d’espaces publics, mais aussi de lien dans son tissu urbain, alors ce projet est pensé et conçu dans l’optique de parer ces faiblesses.

FORME, créer des espaces

VOLUMETRIE, s’implanter dans un lieu

Atelier d’architecture semestre 7 La Ceja, Antioquia, Colombie Aire totale : 12500m² Loriot Alexandre, Chirouze Clémence

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CONNECTEURS, lier les éléments du projet et la ville


9: hôtel 10 : bureaux 11 : bibliothèque 12 : salle d’arts martiaux 13 : salle de danse

12 3

13

8

Plan R-1

1

Plan toiture, la percelle en bordure de ville

10

N

11

9

En bordure de ville, le centre sportif vient s’implanter dans une idée de continuité avec le parc linéaire, projet en cours de réalisation. Ce projet s’organise alors en parcours, en étapes, voir même en atmosphères : le parc en front de parcelle, le bâtiment transparent, la place central, ...

6

Plan R+1

1: centre de première enfance 2 : infirmerie 3 : vestiaires 4 : restauration et commerces 5 : auditorium 6 : complexe aquatique 7: acceuil 8 : technique et stockages

7 1

8 8

2

3

3

3

4 5

6

3

Plan RDC

N

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Image depuis le gymnase, lumière et espace

Parking

Caja del sol

Entrée Gymnase

Terrainsmultisports

Centre aquatique

Auditorium et hôtel

Vestiaires et hôtel

Parc linéaire

Salles et centre de première enfance

Coupe transversale

Parc

Coupe longitudinale, édifice massif

Place centrale

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Gymnase

Parc

Coupe longitudinale, gymnase et terrain

PREMIER MOUVEMENT, EXPOSITION, DEVELOPPEMENT, REEXPOSITION, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT


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Géométral «Caja del sol»

voitures, secours piétons, vélos

ACCESIBILITE,

desservir et faire du lien avec le contexte

SISTEME LUMINEUX,

rythme , lumière et atmosphère

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RESEAUX,

point central, point de rencontre

SISTEME VERT,

poursuivre le parc linéaire

MATERIALITE, blocs durs et massivité, srucure fine et légèreté

CIRCULATION,

se connecter avec la ville et à l’intérieur du projet

PREMIER MOUVEMENT, EXPOSITION, DEVELOPPEMENT, REEXPOSITION, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT


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PERSPECTIVES,

atmosphères et espaces

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PREMIER MOUVEMENT, EXPOSITION, DEVELOPPEMENT, REEXPOSITION, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT


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sans peau

types de paneaux

structure peau

façade complète

Façades de l’édifice long

Façades gymnase

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PREMIER MOUVEMENT, EXPOSITION, DEVELOPPEMENT, REEXPOSITION, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT


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Comment aller d’un lieu à un autre ? Que pouvons-nous voir ? Entendre ? Percevoir ? Ce projet possède une réflexion très importante sur les parcours que nous pouvons effectuer à l’intérieur des espaces comme entre eux. Comment se fait le lien entre ville et projet ? Comment allons-nous de l’un à l’autre ? Et ensuite, comment aller jusqu’au terrain de football, la piscine et tous les espaces dont recèle ce projet ? Une

succession

d’atmosphères.

L’architecture se sent, le corps se déplace dans un espace, l’architecture se vit. Une lumière sur le chemin, l’ombre d’un arbre, un mur de béton, haut et fin, le rire d’un enfant en train de jouer sur une place,... tant de points qui font que l’architecture est un parcours. Un parcours sensoriel.

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Pole métropolitain d’’accueil, d’échange et d’information

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PREMIER THEME Réexposition Premier mouvement Véritable pôle multimodal, ce projet se doit d’être un vrai lieu de rencontre, d’échange et fonctionnel. L’important est alors de penser aux flux que la ville engendre, aux déplacements et à l’accessibilité.

parc marché

avenue gare

POROSITE, ouverture et orientation

RYTHME, pleins et vides, implantation et voisins

Atelier d’architecture semestre 4 Saint Etienne, Place Carnot Aire totale : 2600m² Chirouze Clémence

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TRAVERSER, habiter le vide et le parcourir


Plan toiture, relation avec le contexte

N

Une aire construite, une autre couverte, un rythme apparaît et se crée. Il met alors en relation le contexte environnent : la gare, le parc, le boulevard et lie le tout afin de créer une vraie unité au sein du quartier et d’engendrer un équipement public dynamique. Fragment de façade, lien entre béton et bois

6 1

2

1: pôle d’information 2 : technique 3 : zone de restauration 4 : billeterie de la gare 5 : halle de marché 6 : stockages

3

4 5

6

Plan RDC

N

40


Photo montage, rythme et lumière

Coupe transversale

Coupe longitudinale

Elevation façade est 41

PREMIER MOUVEMENT, EXPOSITION, DEVELOPPEMENT, REEXPOSITION, premier thème, second thème, cadence, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT


Analyse Eglise sur l’eau, Tadao Ando

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SECOND THEME Réexposition Premier mouvement Calme, paisible, douceur, ce sont les mots qui viennent à l’esprit lorsque nous pensons à l’église sur l’eau de Tadao Ando. L’atmosphère qui règne dans ce lieu relève d’une maîtrise époustouflante de l’architecture, de la matière, des proportions, de la lumière,.... L’analyse s’appuie alors sur les trois principes de Gottfried Semper : le terre-plein, la paroi et la couverture.

GEOMETRIE, proportions et simplicité

LE MUR, séparer le profane du sacré

Atelier d’architecture semestre 4 Hokkaido, Japon Chirouze Clémence

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CONTINUITE, lien avec le paysage


LE TERRE-PLEIN, le sol

Noyau de ce projet, le sol de la chapelle se prolonge par un lac artificiel. Toute la richesse repose sur la relation avec l’extérieur. La nature devient alors véritablement un élément de conception du lieu.

L A

N

PA R O I , le mur

Constituée de deux cubes en béton fermés, seule une paroi se dématérialise pour laisser le point de vue sur la nature. Un mur en L vient clore l’espace sacré du profane obligeant ainsi les visiteurs à le contourner. D’autres tensions sont alors amenées : celle du construit et du naturel et celle du clos et de l’ouvert.

LA COUVERTURE, le toit La chapelle est recouverte d’une dalle plate dénudée de tout ornement. Seul un bloc en verre, abritant quatre croix et formant un espace dit «divin», vient recouvrir une partie de l’édifice. 44


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PREMIER MOUVEMENT, EXPOSITION, DEVELOPPEMENT, REEXPOSITION, premier thème, second thème, cadence, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT


Un pôle culturel au bord de l’IJ

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CADENCE Réexposition Premier mouvement Amsterdam possède une forte densité, chaque espace vide et libre est ainsi une richesse tant pour la ville que pour ses habitants. Mais au-delà de cette densité quantitative une véritable densité qualitative est présente à Amsterdam, chaque espace est utilisé à son potentiel maximum.Cette densité qualitative engendre alors l’idée de troisième lieu qui commence de plus en plus à se développer et notamment dans une ville telle qu’Amsterdam.

ENCLOS, s’orienter vers un centre

OUVERTURE, redécouverte du site au niveau supérieur

Atelier d’architecture semestre 9 Domaine 3, Formes, Architetcure, Milieu Amsterdam, Stenen Hoofd Aire totale : 7000m² Chirouze Clémence

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PATIOS, éléments structurants du plan et lien entre les niveaux


5

Plan toiture, un contexte maritime exceptionnel

6

7

N

La halle prend place en début de parcelle, elle marque le point d’entrée du projet et en donne tout de suite l’envergure. L’autre partie du programme s’installe en bout de parcelle, en retrait. Ces deux parties cernent un espace central et le projet opère alors un véritable mouvement d’ouverture vers la ville. Le premier niveau est totalement orienté vers l’intérieur alors que le second s’ouvre sur l’extérieur, un contraste se crée alors.

5: salle de conférence 6 : bibliothèque, salle de lecture 7 : restaurant

Plan R+1

N

1: halle 2 : salle d’exposition 3 : bibliothèque, salle des livres 4 : restaurant

2 3 4

1

3

Plan RDC

N

48


Vue extérieur, plateforme du niveau supérieur

Coupe halle

Coupe sur espace central

Coupe longitudinale 49

PREMIER MOUVEMENT, EXPOSITION, DEVELOPPEMENT, REEXPOSITION, premier thème, second thème, cadence, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT


Lorsque nous arrivons sur la parcelle, nous pouvons ainsi voir en premier lieu la halle. Un parvis minéral se tient devant, son sol est identique à celui de la rue, de la brique rouge. Cet espace s’inscrit donc dans une continuité avec le contexte et la ville. Alors, pour entrer dans le projet, il faut longer le mur en béton de la halle. A notre droite, l’eau vient border la parcelle et accompagner nos pas. Si nous continuons, nous pouvons ainsi arriver dans l’espace central, le cœur du projet, le sol change alors, la brique rouge laisse place au béton gris. Lieu d’apaisement en relation avec le paysage, cet espace s’ouvre et oriente le projet vers la ville. Ce dernier est plongé dans une certaine pénombre, alors pour amener de la lumière, la dalle s’efface et laisse place à des ouvertures habitées par un arbre. Un arbre qui va ainsi faire le lien entre ce niveau et le niveau supérieur, entre le sol dans lequel il prend racine, et le ciel vers lequel il grandit. Le végétal dialogue ainsi avec la lumière et les deux se mêlent et s’entremêlent, créent des contrastes et un rythme. Une atmosphère naît peu à peu, une ombre protectrice nous entoure et nous invite à poursuivre notre exploration.

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DEUXIEME MOUVEMENT andante non troppo

Projets d’urbanisme


Réseau d’équipements sportif, restructurer le tissu urbain d’un quartier à Medellín

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REPRISE Deuxième mouvement La notion d’habiter connaît de multiples définitions. L’analyse et le projet urbain réalisés sur le quartier de la Avenida de La Playa à Medellin montrent encore la pluralité de significations que possède ce terme. La culture, la pays, le climat, les modes de vie, tous ces paramètres influencent notre façon d’habiter et il nous faut les prendre en compte en architecture.

RUPTURE, première analyse du quartier, le problème

LIER, travail sur le tissu urbain, l’action

Ambitos urbanos (ambiances urbaines), semestre 7 Medellín, barrio Avenida de la Playa Restrepo César, Desbled Manon, Chirouze Clémence

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DYNAMISER, créer des points tratégiques, l’objet


localisation du quartier analysé

plan masse, le quartier et sa composition

IDENTIFICATION DE PROBLEMATIQUES

Un manque d’équipement sportif

RECHERCHE D’UNE SOLUTION

PROPOSITION : 1 terrain de football 1 terrain multisport 2 piste de course 3 gymnases à l’air libre 1 skatepark 1 terrain de tennis 2 terrains de volleyball jeux pour enfants

Suite à l’analyse du quartier Avenida de la Playa, plusieurs problématiques ont émergées : la rupture que forme l’avenue et donc l’enclavement du reste du quartier ainsi que le manque d’équipement sportif dans ce quartier malgré la présence de nombreuses universités. L’idée, donc, pour parer à ces deux problèmes, fut de créer un réseau d’équipement sportif afin de contrer l’effet de l’avenue et de ramener de l’attractivité dans le reste du quartier. Par l’étude et la connaissance de ce quartier, le projet s’est développé selon une trame réfléchie et stratégique mais également dans l’idée d’une possible amplification dans les quartiers environnants et reproduction dans d’autres villes. Travailler sur le maillage urbain, faire de contraintes des atouts et redynamiser furent ainsi les objectifs de ce travail.

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terrain multisport

skatepark

gymnase à l’air libre

terrains de volleyball

Coupes démonstratives, le projet dans son contexte

AMPLIFICATION ET PROPAGATION

Développement et agrandissment possibles du projet

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Réplicabilité possible du projet, l’exemple de Valence

PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, soliste, reprise, harmonie, TROISIEME MOUVEMENT


Valence, analyser une ville et son paysage

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REPRISE Deuxième mouvement Cette lecture de ville fut orientée sur le thème de l’échange. La ville est constituée d’une multitude de types d’échange : l’échange avec son paysage, avec les autres villes et le territoire qui l’entoure, l’échange même dans ses tissus urbains et ses quartiers,... Par le biais de ce thème, nous avons alors observé, étudié, décomposé et recomposé la ville de Valence.

TISSUS URBAINS, une ville fragmentée

AUTOROUTE, une césure dans la ville

Atelier d’architecture, semestre 5 Valence Blanchet Nina, Combes Angéline, Leblais Tom, Maillard Marion, Marquet--Jouve Célia, Nicolai Floriane, Chirouze Clémence

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DISPERSION, manque de liens entre les pôles


Canal public

CANAUX,

patrimoine culturel de la ville

Canal privé

Allée Louis Mandrin

AGRICULTURE ET PAYSAGE,

quels liens la ville entretient-elle avec son paysage ?

Allée Bartholdi

TOPOGRAPHIE,

s’adapter à une contrainte

HYDROGRAPHIE,

De la terrasse alluviale à rissienne

UTILISER, l’exemple du port

AMENAGER, l’exemple des digues

MAITRISER, l’exeple du barrage

TRAVERSER, l’exemple du pont

une trame fluviale structurante

Trame verte, trame bleue

Terres agricoles

Hydrographie et topogra60


Comment la ville de Valence a-t-elle fait, au fil du temps pour transformer les contraintes environnementales qui l’entourent en atouts majeurs pour son développement ?

1. Le centre historique

2. Les faubourgs

4. Le boulevard

6. Le lotissement de Laprat

MORPHOLOGIE, types et tissus urbains 7. La zone industrielle de Briffaut

Déplacements et transports 61

Réseau viaire

Tissus urbains

PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, soliste, reprise, harmonie, TROISIEME MOUVEMENT


N

Le temps de l’échange influe sur l’espace et renseigne sur la ville. Entre axe et place, la fonction du boulevard est ambivalente. Il ceinture la vieille ville afin de relier mais, de par son envergure, sépare pourtant deux tissus. Le décaissement opéré sur l’un de ses côté a enclavé les commerces amenant un déséquilibre et asphyxiant un de ses bord. Lorsque le marché se termine, peu de personnes s’approprient véritablement cet espace qui redevient un simple lieu de passage. Fonction de place

Fonction d’axe

BOULEVARD BLANCEL ET D’ALSACE, un espace ambivalent

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N

Véritable rotule de la ville de Valence, le Champ de Mars est un promontoire vers le paysage. Implanté dans la continuité de la promenade du XIXème en sortie de la gare et en lien direct avec le parc Jouvet, il s’inscrit dans son tissu urbain dans une logique de rassemblement. Pourtant, cet espace relié de tous côtés aux différents quartiers de la ville tend à être sous exploité. De par sa taille, il a vocation de polyvalence mais, par ses aménagements et notamment son alignement d’arbres, il devient un espace contraint pour son utilisation.

Points de vue

CHAMP DE MARS, un pivot pour la ville

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PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, soliste, reprise, harmonie, TROISIEME MOUVEMENT


Faire de Valence une aire d’autoroute dans son organisation

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HARMONNIE Deuxième mouvement Suite à l’analyse effectuée quelques temps plus tôt sur cette ville, un projet urbain fut créer afin de répondre aux problématiques soulevées. Mais une idée vient, Valence est une ville contrainte de par l’autoroute qui la prive de son fleuve, pourquoi, au lieu de vouloir à tout prix supprimer cette autoroute ou la détourner, la faire devenir un véritable atout pour la vile ?

LIER, résoudre la friction entre ville et autoroute

PARCOURIR, restructurer la ville pour obtenir du lien

Atelier d’architecture, semestre 5 Valence Blanchet Nina, Combes Angéline, Leblais Tom, Maillard Marion, Marquet--Jouve Célia, Nicolai Floriane, Chirouze Clémence

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S’OUVRIR, créer des relations dans la ville et avec son contexte


Ce projet urbain a pour but de réconcilier Valence avec son autoroute, une infrastructure dont les atouts doivent être exploités. Aujourd’hui, les installations qui tirent le mieux parti de l’autoroute sont les aires d’autoroutes puisqu’elles apportent une notion de halte, de pause, dans un voyage. Parfois elles se font même vitrine du territoire que l’on traverse. Comment faire de Valence une aire d’autoroute dans son fonctionnement et son organisation ?

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TEMPORALITE 15 ANS, désenclaver TEMPORALITE 5 ANS, réconcilier

Réconcilier Valence avec l’infrastructure de vitesse qu’est l’autoroute invoque nécessairement la requalification de ses abords. La ville doit tirer parti de cette infrastructure afin de reprendre sa place de ville étape. Dans un premier temps nous ciblons les espaces en lien direct avec l’autoroute, le traitement des entrées et sorties, les voies de décélération ainsi que les tissus urbain en lien direct avec l’autoroute. Leur requalification permettant ainsi une réelle cohabitation entre la ville et son autoroute.

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TEMPORALITE 30 ANS, relier La notion de parcours revêt une importance capitale pour transformer la ville en aire d’autoroute. Elle apparait alors au travers d’une trame structurante et permet de palier à la fragmentation de la ville par le biais de rotules tout au long du parcours. Dans deuxième temps, nous donnons donc une nouvelle colonne vertébrale à la ville de Valence, désenclavant les quartiers jusqu’alors délaissés et en marge en les intégrant enfin la périphérie à la ville. La définition de ces nouveaux centres urbains permettra de dynamiser des tissus déjà existants et de maitriser l’étalement urbain.

Le projet urbain fait de Valence une aire d’autoroute dans son fonctionnement. Il fait de la ville un espace relié et organisé avec son autoroute, autour de ses entrées et sorties. Son cours urbain permet de desservir l’ensemble de l’aire en facilitant les déplacements, automobiles comme piétons. Le chemin parcouru au sein de la ville est mis en valeur grâce à des radiales convergeant vers le centre et redonnant au Champ de Mars et à la Basse - Ville son rôle de rotule afin que Valence renoue avec Guillerand-Granges.

PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, soliste, reprise, harmonie, TROISIEME MOUVEMENT


ENTREE SORTIE D’AUTOROUTE, les seuils de ville

UNE NOUVELLE PERCEE, faciliter les déplacements

LE POLE MULTIMODAL, gérer les flux

La vitesse consomme de l’espace, ainsi l’avenue de Victor Hugo est traitée comme une longue voie de transition entre la vitesse de l’autoroute et l’échelle de la ville. La question du seuil de cette dernière et de la perception d’arrivée mène à un travail de requalification de cet axe. Des interventions ponctuelle comme la création d’un parkway, de logements et d’un parc viennent redéfinir cette avenue et d’y recréer un front bâti.

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LE PARKWAY, relier ville et autoroute

LE POLE TERTIAIRE, créer un lieu d’attractivité

Pour aménager la transition entre autoroute et ville, un traitement des abords des voies est engendré avec la mise en place d’un parkway au niveau de l’entrée et sortie d’autoroute. Le nombre de voie de circulation est aménagé afin de mieux traiter le flux de circulation qu’il soit automobile ou piéton. Des parkings hors sol sont aussi aménagés tout au long de la voie afin de conserver un front bâti mais aussi de favoriser les déplacements.

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PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, soliste, reprise, harmonie, TROISIEME MOUVEMENT


BASSE-VILLE, un tissu violenté par l’autoroute

LA PASSERELLE PIETONE, créer du lien dans la ville

AUTOROUTE/BASSE VILLE, lieu de transition

La Basse-Ville est un tissu violenté par l’autoroute. Aujourd’hui utilisée comme un parking, cet espace n’est pas qualifié et la continuité urbaine n’est pas assurée. L’intervention a pour idée de transformer la Basse-Ville en un réel espace de transition entre l’autoroute et le tissu.

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LE PALAIS DES CONGRES, un nouveau repère urbain

LE PARC, mise en valeur d’un espace

Le boulevard périphérique, aujourd’hui vécu comme une réelle coupure mettant à distance deux tissus urbains, peut devenir un réel espace liant de par sa position. Requalifier le boulevard en un cours structurant permet de relier les tissus urbains fragmentés et de rendre la place au piéton, à la promenade urbaine et conduira à un véritable rapport transversal, orientant peu à peu vers le centre et désenclavant la périphérie.

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PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, soliste, reprise, harmonie, TROISIEME MOUVEMENT


LA CARTOUCHERIE, redynamiser un espace enclavé

LE PARC HABITE, faire de la ville un lieu de vie agréable

LA NOUVELLE VOIE, lier Cartoucherie et Boulevard

LA QUARTIER DU THIBERT, revaloriser un espace à travers son patrimoine

LES CANAUX, mise en valeur d’un patrimoine

LE PASSAGE, relier un quartier enclavé

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L’AVENUE DE CHABEUIL, relier la périphérie au centre

ELARGISSEMENT AVENUE DE CHABEUIL, créer du lien dans la ville

CREATION DE LOGEMEMENTS, densifier l’opération

LA BASSE-VILLE, s’ouvrirau conxtexte environnant

RELIER BASSE-VILLE ET GUILLHERAND-GRANGES, s’ouvrir au contexte

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OUVRIR LA BASSE-VILLE SUR LE CENTRE VILLE, lier les tissus

PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, soliste, reprise, harmonie, TROISIEME MOUVEMENT


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Ainsi, en pensant ce projet sur une temporalité de 30 ans, en pensant les entrées et seuils de la ville, en réfléchissant à un véritable parcours au sein de la ville pour reconnecter les quartiers entre eux tout en essayant de résoudre les problématique de la voiture en ville, de la redensification de certaines zones et de faire de Valence une véritable vitrine de son territoire, Valence devient une véritable aire d’autoroute dans son organisation et son fonctionnement.

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PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, soliste, reprise, harmonie, TROISIEME MOUVEMENT


TROISIEME MOUVEMENT allegro molto

Ecriture et photographie


Transcender le monde physique,

Architecture et ĂŠmotion ou la relation entre tangible et intangible

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COUPLET Troisième mouvement Le mémoire, initiation au travail de recherche, est un exercice qui permet de s’évader, de répondre à certaines interrogations, de poser un questionnement personnel sur un sujet en relation avec nos études d’architecture. Mon regard se porta ainsi sur la dimension sensible de l’architecture, sur les émotions qu’elle peut inspirer et procurer à un individu. Mémoire, semestre 8 et 9

Transcender le monde physique,

Architecture et émotion ou la relation entre tangible et intangible Chirouze Clémence

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Ecrire. Ce n’est qu’un mot, qu’une action, et pourtant. Cette simple action peut transformer les mondes et en créer de nouveaux, les comprendre et les regarder. Il s’agit, pour moi, d’une évasion, un moment où je peux aller où je le souhaite, il n’y a plus de barrière temporelle ou physique, plus rien d’autre à part les mots déposés sur la page. Tout comme l’architecture ou la musique, écrire nous permet de rêver, de créer une autre réalité. Toujours le rêve, ce fameux rêve, lui qui est tant lié à l’architecture, à notre imaginaire et à nos création, lui qui nous permet d’imaginer tant de choses et d’en voir plus encore. Alors, peu à peu, une question émerge. Elle éclot au fil des recherches et de l’apprentissage, elle se forme, se complète et se précise. Une hypothèse d’abord voit le jour. L’idée selon laquelle l’architecture consiste bien plus qu’en l’agencement, aussi subtil soit-il, d’un sol et de murs sur lesquels viennent reposer une toiture. Elle possède une autre dimension, une chose qui lui donne tant de puissance et qui fait que les lieux créés ne sont pas simplement des boîtes vides, mais produisent autre chose : des émotions. Ainsi nous pouvons être amenés à nous demander comment l’architecture transcende-t-elle son univers physique afin d’offrir les conditions nécessaires pour générer des émotions chez l’individu ? Un tableau se crée alors, les couleurs regorgent de nuances et d’éclats, un tempo se met en marche, puissant et régulier, des mots naissent, se bousculent, s’ordonnent et finissent par s’organiser, les pages se tournent et s’unissent, le récit se compose peu à peu et commence.

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« L’architecture, c’est avec des matériaux bruts, établir des rapports émouvants. L’architecture est au-delà des choses utilitaires L’architecture est chose de plastique. » Le Corbusier, Vers une architecture, 1924

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PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT, couplet, dernier refrain


TRANSCENDER LE MONDE PHYSIQUE, Architecture et émotion ou la relation entre tangible et intangible

Lier, unir et fusionner : L’architecture d’un côté, l’émotion de l’autre. Et si nous les unissions ? Que se produirait-il ? Ne les séparons plus, lorsque nous parlons d’architecture, voyons toujours l’émotion derrière. Lorsque nous évoquons les émotions, imaginons toujours l’architecture non loin, comme un moteur, un catalyseur qui permet leur naissance. Nous le savons tous, depuis longtemps, « L’architecture émeut de facto » . [...]. Nous savons que l’architecture peut favoriser des émotions, mais savons-nous comment le fait-elle ? Connaissons-nous les moyens dont elle dispose pour arriver à créer cet état au sein de l’individu ? [...]. Ce n’est pas l’architecture en elle-même qui est étudiée, ce n’est pas mieux l’émotion. La relation entre l’architecture et l’émotion, cette relation qui se réalise au sein de l’individu même, c’est ceci qui est étudié. Apparence : Quelle est la première chose que nous faisons lorsque nous arrivons quelque part ? [...]. Nous ouvrons grands nos yeux et nous contemplons. Nous gravons cette image en nous, la gardant là, dans un endroit que personne ne peut atteindre. Nous regardons la lumière ondoyer doucement sur le sol à nos pied, parer les murs d’une teinte douce et chaleureuse. Nous scrutons l’ombre, immuable compagne de la lumière, se faufiler sous les arbres, entourer de ses bras un banc dans une exquise pénombre. Toujours les yeux grand ouverts, le regard aiguisé et rivé vers ce qui nous entoure, nous contemplons les différentes teintes et couleurs qui chatoient sur les plafonds, les murs, les sols,… créant un tableau d’une variété infinie de nuances et de dégradés, un tableau dans lequel nous vivons. Nous regardons les murs s’élancer si haut dans le ciel, plonger dans cette immensité bleue et insondable. Nous regardons le sol, s’entortiller sous nos pied et continuer son chemin là-bas, au loin, nous appelant à le suivre. [...]. Au fond de nous, nous ressentons alors un écho à tout cela, une image se compose alors peu à peu, donnant un sens à ce « quelque part ». Une chose s’éveille.

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La beauté ou la recherche de l’accord parfait : Comment assembler les proportions, la lumière et la matière afin d’atteindre un réel équilibre entre eux ? Comment les organiser afin qu’ils entrent en résonnance entre eux mais aussi et surtout avec l’individu présent ? Trouver la justesse de chaque élément, régler avec minutie cet agencement, créer l’accord parfait, à l’image d’une symphonie, chaque élément doit trouver sa place et embellir ceux qui l’entourent pour ainsi créer une réelle harmonie. De cette dernière, naît la beauté, tendre éclat qui vient ravir nos sens. Elle vient régir, organiser, assembler différents éléments afin qu’ils rayonnent entre eux, produisent un espace et induisent des émotions. [...]. La beauté vient, et de ses charmes, nous amène à la contemplation de ce qui nous entoure, à regarder véritablement ce qui se présente à nos yeux et à l’ensemble de nos sens, et ainsi, à accroître et donner encore plus de sens et de valeur à la relation émotionnelle qui naît progressivement entre architecture et individu. L’espace-corps : Notre corps se met en mouvement, un pas puis un autre, nous avançons. Notre main se tend vers un mur, un objet, et nos doigts frôlent cette douce paroi, cette cloison rugueuse. Par notre peau et notre toucher, nous explorons ce qui nous entoure, apprenons à connaître la nature de notre environnement. [...]. Alors nous avançons, nous déplaçons, l’architecture vient et nous guide, nous entraîne vers des lieux dont elle est la seule à connaître. Elle nous offre alors des chemins s’entrecroisant et s’entremêlant dans une chorégraphie parfaite, un entrelacs de voies et de parcours qui nous amène à découvrir inlassablement ce qui nous entoure.

L’espace-temps : La floraison d’une plante pendant une saison de l’année, l’ombre d’un arbre qui s’étend sur un mur, chaque soir, au coucher du soleil, ces spectacles sont éphémères, ils ne durent qu’un moment. Alors, l’architecture les accueille et les sublime même si ce n’est que pour quelques instants. Ces apparitions éphémères, fragiles et délicates à cerner autant qu’à capturer, deviennent alors de véritable reliques, souvenir d’un présent n’existant déjà plus, emmenées par ce mouvement ininterrompu qu’est le temps.

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PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT, couplet, dernier refrain


TRANSCENDER LE MONDE PHYSIQUE, Architecture et émotion ou la relation entre tangible et intangible

«…Je me suis rendu compte qu’une proportion consternante de textes consacrés à l’architecture ignore les mots beauté, inspiration, magie, fascination, enchantement, ainsi que les concepts de sérénité, de silence, d’intimité et de surprise. Tous sont incrustés dans mon âme et, bien qu’étant pleinement conscient de ne pas leur avoir fait complètement justice dans mon œuvre, ils n’ont jamais cessé de me guider.» BARRAGAN, Luis, Manifeste de l’architecture émotionnelle, 1980

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Une relation émotionnelle se tisse entre architecture et individu. Nous entrainant dans la contemplation de ce qui la crée, l’architecture nous amène à la découvrir par notre corps et nos mouvements. Une douce lumière nous guide, les proportions d’un espace nous accueillent et nous protègent, les rayons du soleil jouent avec la matière, nous procurant quelques instants de contemplation d’une beauté éphémère. Ce regard que nous portons sur ce qui nous entoure s’inverse alors et nous voyageons ainsi vers un ailleurs, un lieu situé en nous. Les trois niveaux de notre cerveau qui sont stimulés respectivement par les apparences, nos déplacements et notre possible introspection, peuvent ainsi réagir et créer en nous des émotions. Peu à peu, par la réaction coordonnée et complémentaire de ces différents niveaux, une véritable relation émotionnelle se crée entre l’architecture et nous. Cette relation devient une tension, un lien qui se tend insensiblement et va ainsi influencer nos émotions, une vibration presque palpable qui s’étend et se déploie inexorablement. Lorsque les trois niveaux, viscéral, comportemental et réflexif, sont convoqués, même si cela peut être à différentes amplitudes, les émotions peuvent nous envahir et se propager en nous. Pourrions-nous alors, en jouant avec ces trois niveaux, influencer la tension émotionnelle que nous partageons avec l’architecture ? Pouvons-nous modifier l’intensité de cette relation ; l’augmenter jusqu’à ce que les émotions puissent nous submerger et nous noyer sous leur flot ou alors la diminuer de telle façon que nous ne ressentions plus rien, qu’il n’en reste plus qu’un écho lointain ?

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PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT, couplet, dernier refrain


Photographies, comment observer le monde qui nous entoure ?

Š Harold Feinstein

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DERNIER REFRAIN Troisième mouvement Photographier nous permet de sentir le monde qui nous entoure, de le regarder d’un autre œil et de capturer un moment, un instant, à jamais.

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Tout comme l’écriture, la photographie est aussi un moyen de s’évader, de voir le monde qui nous entoure d’une manière différente. Tout peut être sujet à être photographié. Les voyages, moments uniques et inoubliables, moment de rêves et d’évasion, en font partis. Le cerveau humain malheureusement ne peux retenir tous ces moments, tous ces instants, c’est peut être aussi ce qui fait tant de beauté. J’ai eu la chance d’effectuer un voyage en Amérique du sud, j’ai traversé de nombreux pays, de nombreuses villes, des déserts de sables et de pierre, des forêts tropicales et équatorienne, j’ai vu des paysage d’une beauté devant laquelle je n’ai pu rester que muette. Une beauté qui, aujourd’hui encore, me fait frissonner. Alors, j’ai essayé de saisir l’instant de ces moments, pour les garder, de manière assez égoïste peut être, et de ne jamais les perdre. La brume qui se lève sur le Machu Picchu, la ville de Rio au matin, la puissance des cascades de Foz do Iguazu, , le silence et la beauté sauvage du désert d’Uyuni,...tant d’instants uniques que je vous partage dans ces quelques pages.

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PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT, couplet, dernier refrain


au dessus : vue depuis le Corcovado en haut, page de droite : Jardin Botanique en bas, page de droite : escalier de Selaron BRESIL, Rio de Janeiro

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PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT, couplet, dernier refrain


au dessus : Foz do Iguazu, côté brésilien en haut, page de droite : Foz do Iguazuen , côté argentin bas, page de droite : ascension du volcan Pichincha, Quito, Equateur

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PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT, couplet, dernier refrain


au dessus : prise pendant l’ascension du Machu Picchu en haut, page de droite : vallÊe du Machu picchu bas, page de droite : Machu Picchu PEROU, Cusco

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PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT, couplet, dernier refrain


ci-contre : paysage hivernal, FRANCE

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PREMIER MOUVEMENT, SECOND MOUVEMENT, TROISIEME MOUVEMENT, couplet, dernier refrain


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A l’image du violoniste relevant son archet pour terminer un morceau, je relève ma plume pour achever ces pages. Les dernières notes résonnent encore dans l’air, la dernière portée est jouée, la dernière phrase écrite. L’architecture vit dans de nombreux mondes : celui de la musique, qui est venu composer ce portfolio, mais également celui de l’écriture, du voyage, des films...et bien d’autres encore dont nous pourrions parler et débattre pendant un temps incalculable. L’architecture ne peut se limiter à l’architecture, faîte pour créer et abriter l’homme, elle s’entoure de rêve et d’imaginaire, d’espaces et d’atmosphères, de réalités propres à chacun. Elle se sent et se ressent, elle est présente à chacun de nos pas : dans l’ombre d’un arbre, dans une lumière venant se refléter sur un mur, dans un rassemblement prenant lieu sur une place,... L’architecture joue avec nos sens et nos perceptions, elle se vit.

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tel : 0635509051 clemence.chirouze@hotmail.fr

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