Semences paysannes en Minervois

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A C T U A L I T E S

Jeudi 2 octobre 2014 LA SEMAINE DU MINERVOIS

EDITO

Nicolas Faure

PRENDS EN DE TA GRAINE

!

À la reconquête de la semence paysanne Des paysans cherchent à retrouver leur place dans la chaîne alimentaire avec des productions autonomes de semences variées . Une soirée à Cesseras pour en savoir plus ... art de réutiliser ses propres semences est l’acte fondateur de l’agriculture”, le Réseau de semences paysannes (RSP) s'appuie sur cette logique ancestrale pour fonder son credo et son combat face aux géants semenciers et aux réglementations restrictives en leur faveur. En face, le Groupement National Interprofessionnel des Semences impose que toute semence vendue doit être homo-

"L'

loguée. RSP rassemble des paysans actifs en France et connectés à ceux du monde frondeurs du principe. Un réseau qui ratisse de plus en plus large et qui s'organise pour récupérer les semences de variétés dites paysannes, pour refaire des “populations” reproductibles et adaptées à leurs terres. Ce long parcours passe par la réapropriation des agriculteurs de leur droit de semer et par la reconquête d'une

autonomie vis à vis des firmes semencières. “Nous (paysans NDLR) sommes aussi des semenciers et la loi n'a toujours pas réussi à prouver le contraire”(CF encadré Kokopelli). Pas facile car le mal est fait. Les semences disparaissent et les hybrides (F1) imposés par les semenciers, souvent variétés stériles, ont envahi les marchés mondiaux. Le semeur est à la base de la chaîne alimentaire, pourtant, les agriculteurs du monde, soumis aux lois ou séduits par l'idée de progrès face aux nuisibles, se sont retrouvés victimes de résultats pernicieux dus à l'uniformisation semen-

Lexique Hybride F1 : premier croisement issu d'une lignée pure. Les sélections variétales certifiées sont produites à partir de lignée pure moderne. Variété-population : dans le cas des semences paysannes, on parle de variétépopulation pour l'importance de la diversité génétique au sein de la même variété, obtenue en resemant maintes fois. Semences paysannes : ce sont celles qu'un agriculteur prélève dans sa récolte en vue d'un semis ultérieur mais qui ne sont pas préalablement issues de semences certifiées achetées à un semencier. Selon la réglementation pour être mises sur le marché, elles auraient dû être homologuées.

Avec des hybrides F1,impossible d'obtenir autant de variétés

cière. 95% des fruits et des légumes vendus sur nos marchés sont issus de semences Hybrides F1. “Il est aberrant de voir que nous ne pouvons plus semer les graines que les paysans ont eux-mêmes créées, siècle après siècle, par moultes sélections successives”. Guy Kastler, délégué général des RSP et éleveur, plaide non coupable. Il est venu vendredi dernier sur sa terre minervoise pour une soirée d'informations et de débats autour de cette aventure agricole des temps modernes. L’histoire de reconquête de la biodiversité par la semence, du droit et du devoir de se la réapproprier.

La réglementation est une sélection

© DR

CORRUPTION La corruption dans le monde politique est devenue presque banale. Combien de personnalités sont toujours en poste, élues ou réélues alors qu'elles ont été condamnées ? En se penchant sur la situation, l'heure est grave. Les condamnations sont variées et extrêmement nombreuses : usages de faux, délits de favoritisme, détournements de fonds, escroqueries, emplois fictifs, abus de pouvoir, etc, etc, etc, pour plus de 150 condamnations en 10 ans rien que pour l'UMP, le PS et le FN, sans parler des mises en examen ! Et bien, ils chôment pas nos élus ! En France, aucune loi ne stipule l'obligation d'avoir un casier vierge pour faire de la politique. Par contre pour être éducateur, oui. Pour travailler à La Poste, oui. Suivant la place que les hommes et femmes politiques occuppent, ils dirigent et sont responsables de centaines, de milliers ou de millions de personnes. Cherchez l'erreur, c'est ahurissant ! Il faut dire qu'ils sont tellement nombreux à avoir été condamnés, tous bords confondus, que si on les virait tous, cela ferait l'effet d'une lessive qui lave plus blanc que blanc ! Le nombre important de condamnations a aussi comme effet l'oubli. Comment se souvenir de qui a été reconnu coupable lorsqu'ils sont si nombreux ? En général, il suffit de deux ou trois ans pour que les choses se tassent et faire son come-back ! Les Français ont la mémoire courte, paraît-il. Mais en réalité, ils ne peuvent intégrer le curriculum vitae crapuleux de l'ensemble de leurs dirigeants ! Et aujourd'hui, plus aucun homme politique ne s'amuse à rappeler à son adversaire ses fautes commises, de peur que ça lui revienne comme un boomerang. Plus on est de corrompus, plus on se tait ! Pour chaque condamnation ayant un lien directe avec l'exercice de fonctions politiques, ne devrait-il pas y avoir une condamnation systématique d'inéligibilité sans délimitation de durée ? Au moins pour les cas les plus graves ? Car comment croire en la justice autrement ? La France s'est faite rappelée à l'ordre début 2014, par un rapport de la lutte anticorruption de la commission européenne qui posait la question de l'indépendance du système judiciaire. En attendant, les chômeurs sont stigmatisés dans les discours par ces mêmes personnalités politiques comme étant des fainéants qui profitent du système à qui il va falloir serrer la vis. Où est la cohérence ? Qu’allons nous faire pour retrouver de la politique au sens noble du terme ? Peut-être faut-il voir dans cette recrudescence d'affaires une amélioration ? L'avenir nous le dira. Peut-être.

Au 19e il y a eu la volonté de fixer des races de chevaux de course et de chiens de chasse à partir de caractères d'intérêts. Ce modèle de sélection appelé Herd-books été transféré aux plantes avec la détermination des "variétés". Une volonté progressive de sélection puis de rendement et de contrôle va arriver avec le vingtième siècle. La loi du 1er août 1905 relative à la répression des fraudes dans la vente des denrées alimentaires et des produits agricoles offre un premier cadre juridique permettant de réglementer la qualité des semences. Le 16 novembre 1932 est créé par décret le "catalogue des espèces et variétés de plantes cultivées" et le "registre des plantes sélectionnées de grandes cultures" pour le contrôle des céréales. Le GNIS : Groupement National Interprofessionnel des Semences, est créé en 1941 sous Pétain. Le décret du 11 juin 1949 vient interdire toute commercialisation, à titre onéreux ou gratuit, de semences n'appartenant pas à une variété inscrite au catalogue. S'ils doivent désormais obligatoirement passer par les semenciers agréés et contrôlés pour se fournir en semence, les agriculteurs conservent toutefois le droit à ressemer leur propre récolte. En pratique ce droit est toutefois limité par la perte de qualité de ces variétés commerciales après quelques ressemis successifs Dans les années 60, la standardisation des semences est voulue dans le but de mécaniser et d'augmenter le rendement. Edgard Pisani, Ministre de l'Agriculture parle aux agriculteurs, il faut que leurs champs "rapportent". C'est parti pour quarante ans de productivisme, et un "vide-grenier" des semences endémiques. Le Catalogue communautaire est créé en 1970.

SIRAN

Les candidats à l'élection municipale Les élections municipales de Siran sont prévues le dimanche 5 octobre 2014 au foyer rural. Le scrutin sera ouvert à 8h et clos à 18h. Si un second tour est nécessaire, il y sera procédé le dimanche 12 octobre 2014. 15 sièges sont à pourvoir. La liste des candidats à l'élection municipale partielle intégrale : Siran autrement : Marc Laboire, Roger Barthes, Alain Beringue, Nicole Bonnet, Alice Bowden (britannique), Jacqueline Chabaud, Cécile Domergue, Yann Gilant, Monique Iniesta, Bernard Latour, Georgette Lignères, Clothilde Mejean, Marie-Line Nicouleau, Maryan Rouger, Loïc Rousseau. Candidat isolé : Roger Granel Candidats regroupés : René Chabbert, Chantal Abrioux, Jacky Adragna, Nicolas Amiel, Nathalie Ancely, Odile Borios, Jacqueline Cadena, Thiery Darly, Andrée Gervasi, Christophe Martel, Christian Mignard, Sébastien Olivares, Nicole Rouanet, Magali Sicart, Cyrille Tisseyre.

ÉLECTIONS SÉNATORIALES

Résultats Aude (2 postes à pourvoir) - Élus : Roland Courteau (soc) et Gisèle Jourda (soc) Inscrits 1 144 - Abstention 8 - Exprimés 1 123 Hérault (4 postes à pourvoir) - Élus : M. Jean-Pierre Grand (LDVD) - M. François Commeinhes (LUD) - M. Henri Cabanel (LSOc) - M. Robert Navarro (LDVG) Inscrits : 2364 - Abstentions 21 - Exprimés 2305


Jeudi 2 octobre 2014 3 LA SEMAINE DU MINERVOIS

© C.J.

A C T U A L I T E S

Les semeurs du Minervois Dans le cadre de la semaine des semences paysannes du 20 au 28 septembre organisée par le mouvement Réseau semences paysannes, un rendez-vous s'est tenu à Cesseras. De nombreux agriculteurs s'étaient déplacés pour témoigner de leur expérience, échanger des graines et débattre. Une soirée accueillie et proposée par les associations Chemin Cueillant, association d'agriculteurs solidaires en Minervois et BEDE (Biodiversité : échanges et diffusion d’expérience), association d'ingénieurs et de paysans basée à Montpellier mais dont les projets expérimentaux internationaux s'implantent aussi en Minervois. En commençant la soirée par la projection d'un film “Semences de résistance”, les tenants et les aboutissants étaient posés. Semences stériles, inadaptées, crise de la biodiversité, absence de goût, enrobage et traitements. En Tunisie, par exemple, ils font le cuisant constat de la perte des savoirs millénaires. Après avoir acheté les graines prometteuses et abandonné les leurs, parfois malades par les traitements, des paysans ont vu leurs récoltes s'affaiblir jusqu'à parfois ne pas résiter aux grandes sécheresses. Les semences, vendues comme rentables étaient loin de pouvoir pousser en climat extrême, comme leurs semences anciennes.

Limites des hybrides F1 et de leur pauvreté génétique. Pour faire face, un peu partout et en France notamment où les semences locales avaient disparu, les Maisons de semences se développent. On cherche, on rassemble, on partage, on conserve on sème de nouveau le fruit de ses récoltes… De la bonne graine, variée, riche de goûts et de couleurs. Aujourd'hui les réseaux émergent et les initiatives d'entraides et de conseils se multiplient. Dans ses groupes, la diffusion de savoir est primordiale pour une compréhension de l'enjeu semencier face au lobby et pour s'unir aussi face aux règlementations. Mais la bataille sera longue, elle part du sous-sol...

lois et des diktats industriels, un paysan persiste ! De sa farine bio faite en son moulin, toujours à Salles, il a pu fournir des boulangers artisans locaux. Nathalie Ramos du Pain Levain, boulangerie artisanale à Azillanet, est en résonance. Elle témoigne des contraintes du choix d'une boulangerie manuelle. “Les farines du marché sont faite pour une boulangerie mécanique avec des glutens durs. Nous recherchions des variétés anciennes au gluten doux, adaptées à une fermentation lente, et au levain.” Une chaîne alimentaire se reforme. Cette démarche démontre la nécessité pour ces paysans d’aujourd’hui de trouver leurs semences locales pour une agriculture autonome et choisie. L'exemple qui suivra apportera son lot de conclusions. Marie Giraud est maraîchère depuis quarante ans dans l'Hérault à 25 km de Lodève. Elle explique comment elle a toujours cultivé abondamment l'oignon des Cévennes. Un jour cette variété si bonne et si douce lui a été interdite pour cause d'appellation contrôlée... Ce qui s'est passé ensuite a changé sa concep-

Expériences Le Minervois est aussi une terre riche d'agriculteurs en quête d'une autre qualité de production. Gilles Montois, meunier à Salles dans la montagne Noire, relate son expérience et ses débuts où il fallait semer le blé. “Il est difficile de trouver des semences adaptées à cette altitude et au climat de la montagne Noire. Avec le blé commercialisé, les résultats n'étaient pas satisfaisants. J'ai pu retrouver des semences locales auprès de paysans proches”. De ces blés, il fera ses semences. Il lui a fallu s'organiser et beaucoup de temps pour obtenir une quantité nécessaire. Dans les plis des montagnes, loin des

La tomate Russe d'Aigues-Vives ? Antonio Gasquez, Aigues-Vivois andalou, allait chercher ses graines en Espagne avec lesquelles il a cultivé toute sa vie durant son potager. Il les sélectionnait, les faisait sécher et les gardait précieusement dans du papier pour la saison qui suivait. Puis il y a eu cette tomate énorme, qu'ils appelaient tous la tomate Russe. Elle est arrivée elle aussi d'Espagne par un voisin. Ils se sont passés les graines d'un potager à l'autre. Aujourd'hui encore, avec sa chair dense, atteignant souvent la livre, elle est encore la reine du village. Vous la mangerez chez la fille d'Antonio, Chez Jeanette au "Restaurant des amis".

RÉGION LANGUEDOC - ROUSSILLON

Damien Alary à la présidence

Un œil sur la règlementation, le cas Kokopelli

© DR

Lundi 29 septembre, l'assemblée régionale du Conseil régional Languedoc-Roussillon était appelée à élire le successeur de Christian Bourquin récemment décédé. Sans surprise, elle a porté Damien Alary (président du Conseil général du Gard) à la présidence de la Région. Pour le détail : 67 votants, 42 voix Damien Alary (PS), 10 Stephen Rossignol (UMP), 3 Annabelle Brunet (Centre), 9 France Jamet (FN) et 3 nuls. Le mandat de Damien Alary risque d'être très court en raison de la prochaine réforme territoriale qui devrait voir fusionner les régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Autour de ce fidèle de Georges Frêche, ses vice-présidents sont les Audois Henri Garino, Didier Codorniou, Hélène Giral et Eric Andrieu, auxquels s'ajoutent deux Le nouveau président de la région, Catalans : Josiane Collerais et Jacques qui a des attaches familiales à Cresta. La Redorte, y vient souvent

tion du métier. Elle a retrouvé chez les jardiniers amateurs du coin les graines d'un oignon local qu'elle cultivait en faible quantité et qu'elle appelait l'oignon de Tarassac. Devant la qualité de ces nouvelles plantations, elle a démultiplié les lieux de cultures chez divers jardiniers amateurs. Petit à petit, elle a retrouvé une “population” de graines stable en grande quantité. Mais cette démarche ne s'est pas faite si facilement. “Nous ne pensions pas du tout possible ni faisable de produire nos propres semences. Nous avions toujours acheté nos graines chez nos fournisseurs. Nous avions peur de nous lancer, de l'irrégularité et de l'échec.” Elle se renseigne et réalise qu'elle n'est pas toute seule dans ce cas-là. Nombreux maraîchers cherchent la bonne semence, audelà du marché peu satisfaisant à la longue. "Même les bonnes graines libres de droit vendues en sachet ne sont pas forcément celles que l'on attend et ne donnent pas toujours les mêmes résultats, il y a de grosses surprises. Faire ses semences n'est que sélection. Si l'on prend la graine en haut ou en bas de la plante le résultat ne sera pas le même. Et c'est aussi en étant resemée au même endroit qu'elle pourra s'adapter ou pas..." D'où l'importance du geste paysan dans la production de semences. D'où alors le problème posé par la légalité limitée du marché à empêcher l'agriculteur d'être son propre semencier. “C'est dans la terre que la semence se conserve et non dans des sacs” citait Kastler dans le film. Marie, avec ses oignons et ses légumes, a depuis son réseau de semeurs du Lodavois-Larzac. Et ses oignons poussent aussi bien en Minervois, puisqu'un jeune jardinier les fait grossir du côté de Mailhac. Catherine Jauffred Sources : kokopelli-semences.fr semencespaysannes.org Contact : chemin.cueillant@gmail.com

Après dix ans de procès, Kokopelli, association pour la reproduction de semences "potagères, libres de droits et reproductibles", semences paysannes dans le langage courant, a enfin gagné l'appel en septembre 2014, contre le semencier Brumeaux qui l'avait assigné en justice pour concurrence déloyale. Les deux semenciers ont eu cinq mille euros d'amende chacun, mais pour les membres de Kokopelli, le fond du problème n'est pas abordé. L'aspect juridique est très complexe. D'un côté, les lois se positionnent pour la sauvegarde de la biodiversité sans donner de marge aux agriculteurs. Il est possible de reproduire ses semences mais uniquement sur leur terre d'origine. Et au nom de l'interdiction de mise sur le marché (IMM), il reste illégal de reproduire et de vendre des semences paysannes. Seules les variétés certifiées ont le droit d'être vendues à des agriculteurs. Pour Kokopelli, il est impensable qu'un "gros les attaque" ...

LO PAPIERÒT MENERBÉS par Alan Roch

SISCLETS D'ESTIU • Evolucion de l'umanitat : Lo jorn ont moriguèt Joan Jaurés nasquèt Loís de Funés. • L'ors e la cabra : Lo jorn ont la Sega-lana venguèt lançar dins la natura cabras salvatjas pirenencas, desaparegudas dempuèi mai d'un sègle, expliquèt qu'èra pas possible de tornar metre d'orses que son encara presents dins lo massís ! Logica ecologica ? • Aucèls : Per Aude, las agaças (Margòt l'agaça quand plòu va a la caça. Quand fa bèl temps, se cura las dents) e las graulas (Ciutat de Carcassona del comte Trencavèl tornaràn tos aucèls que cantaràn dins la lenga del vent, que cantaràn en lenga d'Òc) fan pas mai part dels aucèls nosibles. • Polets : D'unes bramèron contra la publicitat de Loué suls polets contrarotlats que metián en causa la dignitat de la policia. Seriá pas permés de sorire ? Lor i agradariá mai de veire policièrs-pigs-pòrcs angleses per la dignitat seuna ? Serà lèu interdit de cridar : "los poletons" quand lo 22 sortís a quina ? • Becarut : Podètz venir pairin o mairina d'un becarut (l'aucèl de las plumas ròsas dels estanhs) : vos mandarà cartas postalas de sos viatges ! (http://www.tourduvalat.org/fr/dossiers/flamants_roses) • Roseta : Qun temps perdut a faire de ronds dins l'espaci, de miliards de legas e de milierats de jorns per anar veire un Achorrit ! N'i a plan pro a l'ostal ! E se pòdon fotografiar sens una tecnologia abans-gardista ! • Ròse : Aquí ara que te vendon de pastagàs ròse ! Uniformizacion dels gosts : coma s'èras pas fotut de te preparar una tomata (o un papagai ; o una mauresca) a ton idèia ! • Ròsa : Çò mèsme per la cervesa qu'i rajustan de frucha (o d'extraits, o de flairas...). Qual se soven dels Monacòs e dels Tangòs ? • Carnsalada : Se los salsissòts e cambajons de la Montanha negra an la meteissa autenticitat que lo falspapeta que ne fa la promocion a la television, te balha pas enveja de ne manjar ! • Vergonha : Vista a la TV una recèpta autentica de caçolet de Tolosa amb de tomatat e dins una cocòta tampada de fonta. Lo caçolet sens caçòla : s'arrèsta pas lo progrés ! • Vergonha (bis) : Mas l'endeman dins aquesta emission consacrada a la cosina de terrador, fasián fregir fetge gras a la padena amb de... margarina ! • Lana : Res de mai piòt que las questions TV que te pòdon faire ganhar quatre sòuses se mandas un SMS per dire (exemple) se lo filh del caval es lo polin o la feda ! Polit biais de tondre la lana dels telefonaires ! • Barra-tampa : Un cabinet d'estudis explica al moment de dobrir una novèla zòna comerciala grandarassa a Carcassona que la vila ten ja tròp de comèrcis ! • Pèrda d'identitat : L'estadi de rugbí de Montpelhièr se ditz pas mai Yves-du-Manoir mas Altrad. Signe fòrt de la comercializacion capluga de l'espòrt e de la pèrda d'identitat, d'istòria, de legenda e d'èime ! * Injustícia : Pas de Luzenac en Liga 2 : los gròsses aiman pas los pichons ! Siscladejaire Roch


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