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Votre avis m’intéresse… Vous avez des questions… Une seule adresse… info@instantanin.fr


«Achetez à l’aveugle pour déguster éclairé» Œnologue diplômée de l’université de Dijon, c’est sans PRÉTENTION ni LEÇON DE MORALE que je vous livre ma sélection accompagnée de ses récits. LUDIQUE ET CONVIVIAL ce recueil nourrira votre curiosité. Où, quand, comment, par qui ces vins ont-ils été produits ? Quelques notes de dégustation avant de l’accorder aux mets… Chaque flacon renferme le fruit d’une rencontre entre la Terre, la Vigne et l’Homme. Un métier, une tradition qui méritent notre attention. En dégustant chaque nectar, gardez en bouche le goût de cet art. Je vous souhaite un agréable instant avec chacune d’entre eux !! En espérant avoir des nouvelles de vos papilles… Votre œnologue conseil Justine


Sommaire… Lexique. Château Capion, Languedoc. Jean-François Quénard, Savoie. Château Thivin, Beaujolais. Guillaume Clusel, Coteaux du Lyonnais. Petit Août, Hautes-Alpes. Domaine du Rieu Frais, Drôme Provençale. Une seule adresse


Lexique... Œnologue C’est celui qui connaît la science et les techniques du vin. Il décide la date des vendanges, vinifie, élève, assemble, met en bouteille en validant chaque étape par une dégustation.

Sommelier Gestionnaire d’une cave à vin (restaurant, bar, caviste), conseiller pour une consommation dans les meilleures conditions, fin dégustateur et connaisseur des vignobles et des vins. Il a des notions d’œnologie.


Dégustation Déguster c’est regarder, sentir et goûter. Grâce à l’analyse des sensations perçues le dégustateur évalue la qualité d’un vin, se forge un avis personnel et réussit à exprimer clairement son avis.

Terroir C’est un espace géographique délimité, dans lequel les intéractions, entre le sol, le climat, la matière végétale et la communauté humaine, créent au cours de l’histoire un savoir-faire collectif de production Un terroir produira des vins de grande qualité lorsque les intéractions entre tous ces facteurs sont optimisées.


Vin de table ?Avec ou sans indication géographique ? Vin de Pays? IGP? AO-VDQS? AOC/AOP?

A la suite de la réforme de l’Organisation Commune du Marché (OCM) du secteur viticole, et depuis Août 2009, les signes officiels de qualité ; VDT (Vin de Table), VDP (Vin de Pays), AOVDQS (Appellation d’OrigineVin Délimité de Qualité Supérieure) et AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) ont été remplacés par leurs homologues européens. Cette réforme était nécessaire pour améliorer la lisibilité des vins français, surtout à l’export, et ainsi permettre de concurrencer les vins du nouveau monde.

Les VDT deviennent des Vins de France. Les VDP deviennent IGP (Indication Géographique Protégée) Les AOC deviennent AOP (Appellation d’Origine Protégée), Les AO-VDQS deviennent AOP ou IGP.


C’est aux portes d’Aniane, dans la vallée du Gassac que je découvre l’imposante et magnifique propriété du Château Capion, une soixantaine d’hectares de terres, dont 45 plantés en vignes (Syrah, Cabernet Sauvignon, Chardonnay en majorité). Ce terroir privilégié bénéficie de sols calcaires profonds et pauvres, d’une exposition Nord-Ouest protégeant les vignes d’une surexposition et d’une équipe passionnée très attentive. Frédéric Kaast est le directeur du domaine. Son expérience et sa sensibilité hissent aujourd’hui le domaine parmi le rang des domaines « référence » languedociens. A la vigne, le travail des sols permet de lutter contre la sécheresse en favorisant l’enracinement profond. L’apport de fumure organique fertilise les sols pauvres. Les traitements (quasi bio) optimisent l’action de la flore, naturellement présente sur les raisins, lors des fermentations. Fin vinificateur, Frédéric tend toutes les cordes de son arc en adaptant à chaque cépage et chaque parcelle une vinification adaptée. Ainsi, Château Capion produit différents styles de vins qui pourront être consommés sans patience ou au contraire des grands vins blancs et rouges qui se bonifieront au fil des années au fond de nos caves. Un terroir magnifique qui, mis entre les mains de passionnés compétents, se traduit dans des vins remarquables.


Type : Blanc Appellation : AOP Languedoc Cépage(s) : Viognier, Roussanne Millésime : 2010 Un hiver très pluvieux permettant de rétablir les réserves en eau, indispensable dans cette région. Un été très chaud et très sec, indispensable au mûrissement et à la concentration des baies. Des nuits fraîches en Août, indispensable pour conserver la fraîcheur des baies. Séduite par la qualité de toute la gamme, j’ai voulu vous présenter la cuvée « Colombier », assemblage de Viognier et Roussanne. Côté vinification : Au Château Capion, les vendanges sont manuelles, et pour les blancs se déroulent la dernière partie du mois d’Août. Pour conserver toute la finesse des cépages le pressurage est doux. Avant le début de la fermentation en fût, le jus est débourbé (une décantation qui permet d’éclaircir le jus) L’élevage se fait 8 mois sur les lies fines. Un œnologue et directeur de cave menant la barque vers un cap précis et ambitieux, le tout dans un cadre harmonieux et grandiose, une adresse qui mérite le déplacement !


Côté glouglou : Le choix de vinification pour la cuvée « Colombier » apporte une robe éclatante au reflet or, un nez net et complexe aux notes de fruits exotiques apportées par le Viognier et de torréfaction apportées par le fût. La bouche est ample et fraîche. Un vin riche, équilibré. Ce vin blanc accompagnera volontiers vos belles tables avec de fins poissons en sauce, une blanquette de veau, un barbecue grand luxe de viande blanche marinée, une brouillade aux truffes, des asperges sauce mousseline, un tartare de saumon au citron vert, des fruits de mer ou poissons variés à la plancha, des ravioles, un risotto aux champignons… Les arômes complexes, la richesse et la structure de «  Colombier  » seront d’autant plus appréciés dans quelques années 2 à 3 ans de garde mais il est aussi très recommandé de l’apprécier dès aujourd’hui. A consommer frais 14-15°C


Le domaine Jean-François Quénard est une affaire de famille depuis 1644. En 1987, Jean-François prend la relève avec 5 hectares de vignes situés au pied des fameuses tours de Chignin. Aujourd’hui, le domaine compte 18 hectares et Jean-François qui parfait le style de ses vins et qui s’implique pour redynamiser les vins de Savoie. Il n’y a pas photo, ce viticulteur connait sur le bout des doigts ses vignes. Il respecte l’indéniable lien et dépendance qui existe entre la terre, les vignes et l’homme. Il n’y a pas photo, cet œnologue maitrise les multiples rouages des techniques de vinification. Il en appliquera différentes pour réussir à extraire les 1000 et un visage de chaque cépage sur chaque parcelle. Il n’y a pas photo, Jean-François sait où il veut aller. Sa philosophie particulière des vendanges successives intrigue (jusqu’à trois passages dans certaines parcelles). On en rêvait sur les bancs de l’école, on se demandait si c’était rentable, on se demandait si ça apportait significativement quelque chose aux vins… la réponse se goute dans ses flacons distingués, droits où l’équilibre est roi. Voilà un vigneron qui conjugue admirablement son terroir, ses expériences et ses convictions.


Type : Blanc Appellation : AOP Roussette de Savoie Cépage(s) : Altesse Millésime : 2009 Millésime historique, beaucoup de soleil, de la pluie quand il en fallait, adéquation idéale pour des raisins très sains. Il fallait un vin de Savoie ! J’ai tellement entendu des « connaisseurs » m’affirmer l’inexistence de bonne roussette en Savoie… Bref des préjugés qu’il me fallait bousculer en vous proposant « Anne-Sophie », la roussette de Savoie de Jean-François. Côté vinification : Issue de plusieurs passages des vendangeurs dans les vignes, « Anne-Sophie » est vinifiée en fûts et en cuves. L’altesse présentant une vivacité connue, une maturité optimale s’impose, ainsi qu’une fermentation malolactique complète pour une partie de la cuvée et un élevage long sur lies fines accompagné de quelques bâtonnages. Après ce traitement, ces 12 mois d’élevage et une mise en bouteille, « Anne-Sophie » patientera encore un an dans les caves du domaine avant d’être commercialisée. Impressionnée… La rencontre, le vignoble, les vins, l’humilité de Jean-François, leur accessibilité et leur gentillesse (avec sa femme Catherine)…


Côté glouglou : Le nez, très expressif, plein de petites fleurs blanches, de fruits secs, l’élevage en fûts sur lie est très bien intégré et apporte cette complexité liée à des notes grillées et minérales… La bouche tout en volume, en tension, en longueur. Une roussette qui ne ressemble pas à la roussette-fondue, bien plus complexe. Une roussette qui fait plutôt la fierté de l’altesse de Savoie ! Cette roussette est une roussette de table que l’on accordera volontiers à une truite aux amandes, à une poêlée de coquilles SaintJacques. Mais aussi à une bouchée à la reine, à une blanquette de veau, à un poulet au citron, à un filet mignon de porc aux morilles. Enfin sur des fromages de chèvres mi-affinés, Saint-Marcellin. La vinification et le résultat peuvent garantir un vieillissement en cave de 3 à 5 ans, voir plus… Si si, sans rire ! Et sans rire, cette roussette s’apprécie parfaitement dès maintenant dans son fruité et sa fraîcheur. A consommer frais entre 12 et 13°C


Acquis en Juin 1877 par Zaccharie Geoffray avec moins de 2 hec-

tares de vignes, Château Thivin est aujourd’hui une référence en Beaujolais, particulièrement pour les crus Brouilly et Côte de Brouilly. Claude-Edouard Geoffray est la 6ème génération d’artisan vigneron.

Dans une constante démarche de qualité, Claude-Edouard réintro-

duit le travail des sols. Une évidence, et pourtant… Ce n’est pas encore celle du Beaujolais.

Avec l’apparition des pesticides au début des années 80, le travail

de tous les vignerons devient moins pénible, plus rapide. Ils ne bêcheront plus leur sol à la main, ils désherberont chimiquement!!

Oui mais voilà, ce désherbage pratiqué sur plusieurs décennies appauvrit les sols. Il faut réintroduire le travail du sol. Le labour doit être mécanisé car croire que l’on peut bêcher les 25 hectares du domaine à la main relève d’une utopie.

Oui mais voilà, les fortes pentes, plus de 45% par endroit,

la taille et la densité de plantation (rangs étroits) ne facilitent pas la

manœuvre. Les engins agricoles risquent d’arracher ou d’abîmer des pieds de vignes. Pour ces raisons toute nouvelle plantation est palissée, c’est-à-dire plantée le long de fil de fer. Le labour mécanisé est alors possible ainsi

qu’un meilleur contrôle de la qualité des raisins. Il n’y a plus qu’à replanter !!

Oui mais voilà, la plantation demande du temps, une année où

la terre est en jachère, 3 années avant que la vigne ne produise ses

premières grappes, puis 20 ans pour que la vigne devienne plus qualitative…

Mais Rome ne s’est pas faite en un jour…et la famille Geoffray

est bien décidée à relever ce challenge !


Type : Rosé Appellation : Beaujolais Rosé Cépage(s) : Gamay Millésime : 2011 Atypique avec un printemps sec et ensoleillé, un été froid et pluvieux et un automne estival. Bout à bout, 2011 se révèle une belle année sauvée par un automne exceptionnel permettant la bonne maturation des baies et l’assurance d’un bon état sanitaire. Sans prendre de risque, j’aurai pu choisir un Brouilly ou un Côte de Brouilly, mais non ! Un Beaujolais-Village rosé produit à 2000 bouteilles me semblait être un bon clin d’œil. Côté vinification : C’est à la mi-Août 2011 que 40 joyeux vendangeurs ont coupé les raisins de Gamay. Placés dans un pressoir, les raisins attendront la journée pour être pressés. Cette phase dite de macération permet d’extraire la couleur de la pellicule du raisin. La fermentation alcoolique, où les sucres sont transformés en alcool par les levures, est contrôlée thermiquement pour favoriser la production des arômes fruités très délicats. L’élevage se fait en cuve inox durant plusieurs mois. Artisan vigneron depuis 6 générations, une belle affaire de famille en quête perpétuelle de qualité, chapeau bas !


Côté glouglou : Grâce à ce choix de vinification, ce rosé révèle une couleur assez pâle mais un nez expressif. De subtils arômes de fruits frais, en bouche une légère acidité apporte fraîcheur et élégance. Un rosé que je trouve délicat et harmonieux, l’équilibre entre légèreté, gourmandise et finesse. Une belle réussite qui ravira tout apéritifs ou repas légers estivaux. Sur des crudités/dips, un cake chèvre/courgettes, un melon/jambon cru, une tomate/mozzarella, une salade niçoise, un poulet basquaise, un barbecue de viandes blanches ou poissons mais aussi des fromages de chèvres mi-affinés. Comme bon nombre de rosé frais, léger et fruité, il convient de le boire dans sa jeunesse. Ne soyez donc pas patient et ouvrez-le dès à présent A consommer frais : 10-12°C


C’est à Millery, au Sud-Ouest de Lyon, dans l’AOC Coteaux du Lyonnais, que Guillaume saisit l’opportunité en 2009 puis en 2010 de reprendre quelques hectares de vignes de Gamay. Les premières années sont difficiles car certaines vignes n’ont pas été taillées depuis 2 ans. Sans hésitation, Guillaume conduit ses vignes en agriculture biologique. Il débroussaille, travaille les sols, taille sévèrement et replante les manquants pour rendre forme aux vignes. En 2010 il arrache toute une parcelle de Gamay mal en point puis la replante entièrement en Chardonnay au printemps 2011. Ainsi, son Gamay acquiert un caractère robuste dû aux rendements faibles (jamais plus de 50Hl/Ha, sachant que l’appellation autorise jusqu’à 65Hl/Ha) permettant de ramasser des raisins bien murs, concentrés et expressifs. Grâce à un travail acharné et méticuleux à la vigne, une vinification et un élevage adaptés aux raisins, Guillaume produit des vins signés et très réussis qui espérons-le se retrouveront sur les plus belles tables lyonnaises. Comme plusieurs autres vignerons de L’AOC, LA plus lyonnaise des AOC, Guillaume aimerait la voir apparaître aux cartes des bistrots, bouchons, grandes tables ou bar à vins de notre capitale gastronomique. Affaire à suivre puisque le projet de la Halle de la Martinière de Lyon compte en son rang le « comptoir des Coteaux du Lyonnais » ouverture prévue le 8 Décembre 2013…


Type : Rouge Appellation : AOP Coteaux du Lyonnais Cépage(s) : Gamay Millésime : 2011 Atypique avec un printemps sec et ensoleillé, un été froid et pluvieux et un automne estival. Bout à bout, 2011 se révèle une belle année sauvée par un automne exceptionnel permettant la bonne maturation des baies et l’assurance d’un bon état sanitaire.

Une petite appellation (22 viticulteurs et 1 cave coopérative) peu médiatisée mais très intéressante Un instant de découverte qu’il fallait partager avec les « Traboules », le vin des copains (G.Clusel). Côté vinification : Les vendanges manuelles ont lieu en Septembre. La vinification en cuve se fait en partie en grappe entière, en partie égrappée avec une dernière partie égrappée foulée. Guillaume ne cherche pas la sur concentration de son vin mais souhaite préserver la finesse des tanins. Pour cela la fermentation s’accompagne de températures modérées, de remontages et d’une courte phase de contact entre les pellicules, les pépins et le jus. A la suite d’un doux pressurage vertical, l’élevage court se fait en cuve inox. La signature Clusel est bien présente avec une viticulture maitrisée et des vins construits. On en redemande !


Côté glouglou : « Traboules » (petites rues lyonnaises) est selon Guillaume le « vin des copains ». La couleur de la robe est dense aux reflets roses. Fruité et expressif au nez ; de notes de fruits frais (framboise), de sous-bois avec une pointe de minéralité, il dévoile une bouche gourmande et équilibrée. Ce vin croquant et rond présente tout de même une certaine charpente qui lui apporte une jolie longueur. Il sera très apprécié sur des repas simples et rapides ; la planche de charcuterie ou apéro campagnard, le barbecue/salade, brie ou camembert ou tout simplement se suffisant à lui-même. Parfait pour calmer la soif tout en émoustillant nos papilles. La structure des « traboules » saura soutenir quelques années de garde 2-3 ans mais ses arômes de fruits frais, flatteurs seront plus appréciés dès maintenant. A consommer plutôt frais 17-18°C


Haut-Alpin d’origine, Yann de Agostini décide de s’installer en 2009, la traduction de son nom italien, en français « Petit Août », donne nom à son domaine .Non sans mal, il commence par récupérer 2 hectares de vignes de plus de 40 ans. Entre les communes de Théüs, Remollon et Espinasses, sur les coteaux de la Durance, exposé plein Sud, il cultive aujourd’hui près de 4 hectares (cépages Mollard et Cabernet Sauvignon), et vinifie 4 vins (un rosé, un blanc et deux rouges). A la vigne, son combat, tout faire pour extraire de ses pieds de vignes le meilleur raisin. Travail du sol, tailles sévères, limitation des traitements, vendanges à maturité optimale, somme toute ; être attentif et s’adapter aux besoins de la vigne. « Les Hautes-Alpes ?? Mais on ne fait pas de vin là-bas !! On fait de la piquette ! » Une seule réponse : de la piquette on en produit dans toutes les régions du monde !! Indéniablement le « terroir » apporte une identité au vin mais la définition de « terroir » inclut aussi l’action humaine et les traditions de cultures. C’est tout de même le vigneron qui cultive le raisin et fait le vin. Laissez faire la vigne ou les raisins dans la cuve et vous verrez ! Seule une vigne bien « mal menée » ainsi qu’une vinification propre et suivie révéleront tout le potentiel d’un terroir. Ici j’accuse. Arrêtons de boire des étiquettes ou des appellations, laissons notre goût et nos sens s’exprimer et juger.


Type : Rouge Appellation : IGP Hautes-Alpes Cépage(s): Mollard Millésime : 2010 Millésime plutôt tardif, avec un printemps pluvieux et frais, un été très chaud, des pluies à l’automne, ce millésime donne des vendanges généreuses, saines et fraîches, une belle acidité conservée et des degrés de sucre suffisants.

J’ai découvert le Mollard par hasard, au détour d’un salon de vin. Il m’a semblé intéressant de faire partager cette bien jolie découverte avec La Mémoire Neuve 2010 (cépage Mollard). Côté vinification : En cave comme en vigne Yann s’efforce d’écouter ses raisins. Après une récolte manuelle, les raisins sont placés dans une cuve. La fermentation, en grappe entière et égrappée, est accompagnée de remontages pour extraire couleur, saveur et odeur. Une fois pressé, le vin est élevé en cuve quelques mois avant d’être mis en bouteille. La vinification est simple, sans grosse phase d’extraction et sans long élevage, permettant de profiler un vin au caractère fruité et gourmand, un Mollard abordable tout de suite. Un vigneron jeune et dynamique, impliqué dans la reconnaissance de son appellation et de ses cépages autochtones. A suivre…


Côté gloulgou : La robe à la couleur claire annonce une structure légère. Le nez délivre des notes épicées et minérales, une pointe de torréfaction et de fruits noirs. La bouche dévoile une structure souple, croquante, jeune, ainsi que des notes de bonbons anglais et de fruits rouges (griottes, myrtilles). Ce vin est à boire dans sa jeunesse, sans chichi ni blabla. Il accompagnera les repas tapas, les plats épicés mexicains, un couscous, une côtelette de porc au barbecue. Ou des classiques tels que des spaghettis à la bolognaise, le steak tartare, les saucisses aux herbes, la blanquette de veau. Sur un plateau de fromages Saint-Marcellin, Brie, Camembert, fromage de chèvre mi- affiné. Sa structure ne supportera pas de longue garde, à boire tout de suite ou dans les 3 ans. A consommer à 16-17°C.


Niché au cœur des Baronnies, en Drôme provençale, le domaine du Rieu Frais s’étend sur 30 hectares. Entre 420m et 600m d’altitude ce vignoble conduit en agriculture biologique, bénéficie d’un microclimat très favorable. Un ensoleillement constant et abondant, des précipitations faibles, des températures nocturnes fraîches permettent à la vigne de produire de jolis raisins et ce quel que soit le millésime. Dès l’instant où la teneur en sucre est suffisante, les pellicules et les pépins sont mûrs, les vendanges nocturnes commencent ! A 3h du matin, lorsque les raisins sont encore froids, au domaine familial, LA Rolls-Roys des machines à vendanger entre en scène. « Aïe ! Vendanges mécaniques ? Mais on ne peut pas faire du bon vin comme ça !! » La philosophie viticole des Liotaud explique cette pratique ; rendements limités, raisins parfaitement sains, vendanges nocturnes et décidées en fonction des raisins et non d’une équipe de vendangeurs. Mais n’y prenez pas garde, LA machine ramasse, érafle et trie les raisins sans les triturer ni traumatiser la vigne. C’est bel et bien une Rolls-Roys viticole ! Ainsi les raisins sont encavés dans la matinée, encore froids et parfaitement intègres. Le travail de vinification peut alors commencer. Vous l’aurez compris, ici la vendangeuse est un outil perfectionné pour répondre à une démarche qualitative.


Type: Rouge Appellation : VDP Coteaux des Baronnies Cépage(s) : Syrah, Cabernet Sauvignon, Merlot Millésime : 2005 Millésime exceptionnel, une année où le climat a permis de récolter des raisins très sains, bien murs. Les vendanges au soleil se sont passées sans encombre. « Révélation » fût LA révélation. Je cherchais un vin rouge construit, structuré et surtout prêt à boire, je l’ai trouvé ! Côté vinification : Cette cuvée n’est produite que pour les grandes années, c’est un assemblage de 3 cépages (Syrah, Cabernet Sauvignon et Merlot). Sélectionnés à la récolte, les raisins sont issus des plus beaux sols argilo-calcaire du domaine. Les vinifications sont traditionnelles. Eraflage, remontage puis pressurage après fermentation alcoolique, cette cuvée va bénéficier d’un long élevage en barrique. Afin de mettre en vente un vin prêt à boire, cette cuvée vieillira en bouteille dans les caves du domaine du Rieu Frais assurant un vieillissement optimal. Grâce à la patience des vignerons, le vin atteint une belle maturité. une exploitation familiale rodée, où chacun joue son rôle et où tous travaillent ensemble


Côté glouglou : Sa robe à la couleur intense, son nez concentré et complexe révèle un vin mûr aux notes de sous-bois, torréfaction, aux fruits très noirs (cerise noire). Des pointes de cuir, de chocolat… Une attaque franche mais dans la souplesse, les tanins sont enrobés et encore présents, une belle finesse qui est portée par une fraîcheur en fin de bouche. Mûr, expressif, fin, ce vin saura accompagner des plats recherchés, en sauce, sur des viandes sanguines, des gratins, des légumes grillés ou mijotés. La côte de bœuf sauce marchand accompagnée de sa purée de pommes de terre au beurre et ses légumes de saisons croquants… Un gigot de 7 heures, un Osso-Bucco, Saint-Marcellin, Parmesan L’élevage, la qualité de la cuvée et le vieillissement dans les caves du domaine permettent à « Révélation » non seulement d’être bu dès aujourd’hui mais aussi d’être bu dans 2-3 ans. A consommer à 20-22°C


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