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Charly Clément

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mercredi 12 décembre 2012 Les bouchons lyonnais "FAQ"

Quelle est l'histoire de la cuisine lyonnaise ? Qu'est-ce qu'un bouchon ? Qui sont à l'origine de la réputation gastronomique de Lyon ? Que mange-t-on dans un bouchon ? Que boit-on dans un bouchon ?

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Quelle est l'histoire de la cuisine lyonnaise ?

▼ décembre (4) Les bouchons lyonnais "FAQ" Exemple de PageFlip

L'histoire de la cuisine lyonnaise commence dans l'antiquité, où Lugdunum, capitale des Trois Gaules détient le monopole du commerce du vin. L'huile et la saumure sont importées d'Afrique et de Bétique dans le sud de l'Espagne. Le commerce du vin est même attesté bien avant l'arrivée des colons romains e II

dans la région : l'existence d'un commerce au siècle av. J.-C. est attesté dans la plaine alluviale de Vaise. Des vins italiques de la côte tyrrhénienne sont également présents. Une nouvelle population romaine aux goûts nettement méditerranéens amène, avec la fondation en -43, de nouveaux produits et de nouvelles habitudes : les vins d'Italie cèdent la place aux vins grecs, vins de Rhodes, de Cnide, de Cos, et également, le vin de Chios, réputé pour être le plus

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cher et le plus luxueux et les vins de Tarraconnaise. Au cours duIer siècle, la provenance des vins s'élargit (Crète, côte levantine) mais devient gauloise en plus

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► octobre (2)

du vin des provinces africaines qui fait son apparition à la fin du IIe siècle (Maurétanie césarienne et Afrique, l'actuelle Tunisie). On trouve enfin au cours des IVe siècle et Ve siècle, des vins orientaux, notamment des amphores de Gaza. Un cuisinier de Lugdunum est ainsi connu : Septimanus. Il avait son auberge à l'emplacement de l'actuelle rue Sainte-Hélène : il savait manifestement donner au cochon, le goût du gibier à poils ou à plumes. À la Renaissance, on distingue la cuisine dite « bourgeoise » de la cuisine populaire, qui accommode les abats, alors considérés comme « bas morceaux », parmi lesquels les « tripes » immortalisées par François Rabelais au début de son Gargantua. Gargamelle donne naissance à son fils Gargantua après avoir mangé « grand planté de tripes ». La première édition de Pantagruel, publiée à Lyon en 1532 avant Gargantua, est inspirée des aventures à caractère comique qu'il raconte aux malades de l'Hôtel-Dieu de Notre-Dame de la Pitié du Pont-du-Rhône à Lyon où il est médecin, inspiré, dit-on, du comportement des Lyonnais. Il évoque encore la cuisine lyonnaise en citant une liste de plats : « saucissons, cervelas, jambons, andouilles, hures de sangliers, gigots à l'aillade, fressures, fricandeaux, gras chapons au blanc mangier, hochepots, carbonades, cabirotades, hastereaux, gibiers à poil et à plumes, esclanches (gigot farci), carpes farcies, lavarets, recuites (fromages aromatisés avec des feuilles de pêcher), craquelins et macarons (pâtisseries sèches), pâtes de fruit, bugnes, etc». Érasme (1469-1536), l'humaniste de la Renaissance, loue les cuisiniers de la ville : « On n'est pas mieux traité chez soi qu'on ne l'est à Lyon dans une hôtellerie. La mère de famille arrive d'abord pour vous saluer, nous priant d'être de bonne humeur et d'agréer de qu'on vous servira. La table est en vérité somptueuse ». La ville possède des quartiers spécialisés dans le traitement de certaines denrées comme en témoignent, encore aujourd'hui, des noms de lieu : rue de la Fromagerie, rue de la Poulaillerie, rue Mercière, etc. La tradition culinaire italienne arrive au début duXVIIe siècle quand, en 1600, le mariage du roi Henri IV avec l'Italienne Marie de Médicis est célébré à Lyon : la nouvelle reine de France apporte « entre autres, l'artichaut que les Lyonnais ont marié avec le foie gras ». C'est au XVIIIe siècle que les glaces sont introduites à Lyon par l'Italien Spreafico, au moment où la réputation culinaire de Lyon nait véritablement avec la publication d'un poème de Joseph de Berchoux. Ce Roannais, né en 1760, est installé à Lyon vers 1770. Son œuvre,Gastronomie ou l'homme des champs à table, traduite en plusieurs langues, introduit l'idée du « bien manger » à la française et rend universel le terme de gastronomie. Il précède BrillatSavarin et Grimod de la Reynière qui vont perpétuer cet éloge de l'art de bien manger, cet art propre à l'individualisme bourgeois, caractéristique de la société

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française du XIXe siècle. Berchoux place la ville au centre de la gastronomie française : « Voulez-vous réussir dans l'art de que je professe ? Ayez un bon château dans l'Auvergne ou la Bresse, Ou plutôt près de lieux où Lyon voit passer Deux fleuves amoureux tout prêts à s'embrasser ; Vous vous procurerez sous ce ciel favorable Tout ce qui peut servir aux douceurs de la table. » Le livre de Amable Leroy, La cuisinière bourgeoise, publié en 1783, invente et immortalise les recettes qui vont faire le succès de la cuisine lyonnaise. Dans les dernières années du XVIIIe siècle, les premiers restaurants, au sens moderne du terme, apparaissent. Il y a ainsi le « Déduit », situé sur le haut de la rue 17 Romarin, connu pour sa tête de veau, dite « à la Déduit » . C'est également à cette même période que les Mères lyonnaises apparaissent. Elles évincent maîtres-queux et « chairs-cuitiers » (charcutiers). La première à ouvrir un établissement est la Mère Brigousse en 1759. Elle devient célèbre avec sa façon de préparer le brochet. « Les desserts se mangent,En 1816, le poète Joanny Carmouche, membre de la Société épicurienne de Lyon qui réunit les fins gourmets, laisse ces vers : Les couverts se rangent, Les femmes s'arrangent... Au quai, l'on arrive, Un marmot s'esquive (sans payer le pont !) Très loin de Rivière, La classe ouvrière Rôtir des poulets... Mais chacun demande : Quelle est cette bande Que Bacchus commande ? - Ce sont des vauriens, Fuyant la rivière, Qui, là, chez Rivière, Tous les mois vont faire Les Épicuriens. » Stendhal, de passage à Lyon en 1837, évoque la cuisine lyonnaise : « Je ne connais qu'une chose que l'on fasse très bien à Lyon, on y mange admirablement, et, selon moi, mieux qu'à Paris. Les légumes surtout y sont divinement apprêtés. À Londres, j'ai appris que l'on cultive vingt-deux espèces de pommes de terre ; à Lyon, j'ai vu vingt-deux manières différentes de les apprêter, et douze au moins de ces manières sont inconnues à Paris » Les Mères lyonnaises deviennent si célèbres que le gastronome Maurice Edmond Sailland, alias Curnonsky, qui vient passer plusieurs semaines chaque hiver à Lyon déclare, en1934 depuis le restaurant Vettard, « Lyon, capitale de la gastronomie ». Cette déclaration intervient pendant les journées de la cuisine lyonnaise, auxquels participent gens de plumes et gastronomes et l'idée se répand et devient rapidement une des composantes de l'image que les Lyonnais vont donner à leur ville. Ce gastronome appuie son raisonnement sur plusieurs points : dans ses valeurs, la cuisine lyonnaise reflète les valeurs de la société locale et notamment sa simplicité, ce qui apparait encore dans le discours de Paul Bocuse, son honnêteté, dans le respect du goût des aliments : « C'est cette probité, ce goût de la mesure, que j'aime à retrouver dans l'honnête et saine cuisine lyonnaise ». Bernard Poche, dans son ouvrage Lyon, tel qu'il s'écrit ? Romanciers et essayistes lyonnais 1860-1940 conclut sur le fait que le bien manger touche toutes les couches de la population de la ville : au XIXe siècle, la marionnette Guignol, le célèbre canut, conclut souvent ses pièces par la perspective d'un « fricot chenu », un bon repas, tandis que les romans valorisent ou se moquent de la gourmandise légendaire du bourgeois lyonnais. Aujourd'hui, la cuisine lyonnaise est toujours vivante chez les incontournables Pierre Orsi (une étoile) à Lyon, Christian Têtedoie (une étoile), Alain Alexanian héritier de la Mère Castaing, chef de L’Alexandrin (une étoile), Mathieu Viannay héritier de la Mère Brazier et élève de Paul Bocuse (une étoile) à Lyon, le Jean Brouilly (une étoile) à Tarare et Guy Lassausaie (une étoile) à Chasselay.Devenue chasse gardée des Mères lyonnaises, la tradition culinaire s'est de nouveau transmise aux hommes. Fernand Point, pionnier de la gastronomie française, est le premier chef à obtenir Trois étoiles au Guide Michelin en 1933 pour son restaurant La Pyramide àVienne. La même année, Eugénie Brazier (1895-1977) devient célèbre quand ses deux restaurants du 12 de la rue Royale à Lyon et ducol de la Luère à Pollionnay obtiennent trois étoiles au Guide Michelin jusqu'en 1968. Elle a Paul Bocuse comme apprenti qui obtient également trois étoiles dès 1965. Toujours tri-étoilé à ce jour, le célèbre cuisinier est élu cuisinier du siècle par Gault-Millau en 1989.Alain Chapel obtient deux étoiles pour son restaurant à Mionnay dans l'Ain de 1973 à 1990, année de son décès.

Au tournant du siècle, la cuisine perd deux têtes célèbres. Philippe Chavent, ancien chef de la Tour Rose, pose sa toque. Jean-Paul Lacombe, chef du

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restaurant Léon de Lyon renonce à ses deux étoiles en 2008 pour se recentrer sur une cuisine de bistrot. La cuisine lyonnaise s'illustre désormais avec les étoiles montantes de la gastronomie : Philippe Gauvreau, chef du restaurant La Rotonde (deux étoiles depuis 2002) à Charbonnières-les-Bains, JeanChristophe Ansanay-Alex, chef de l'Auberge de l'Île (deux étoiles). Le chef Nicolas Le Bec, dont le restaurant de la rue Grolée à Lyon a gagné deux étoiles en 2004 et 2007, décide de partir pour poursuivre son aventure à Paris en 2008. Enfin, il faut mentionner les chefs rhônalpins Anne-Sophie Pic (à Valence), Marc Veyrat (à Veyrier-du-Lac en Haute-Savoie), Georges Blanc (à Vonnas dans l’Ain) et Troisgros (à Roanne).

retour Qu'est-ce qu'un bouchon ? Le bouchon est un restaurant typique où l'on mange des spécialités, dont le tablier de sapeur, les quenelles, la salade lyonnaise et lacervelle de canut. Le tout est généralement arrosé d’un verre de Beaujolais ou de Côtes-du-rhône. Cité par de nombreux auteurs, ce lieu traditionnel se doit d'être simple et convivial. Mentionnons Félix Benoit :

« Dans ces bouchons, s'épanouit une ambiance qui ne souffre pas l'exportation, et dont la fortune fugace procède de critères impondérables qui tiennent à la fois de la qualité du vin servi au comptoir, de la tête du patron, et des pieds de cochon présentés sur la table ! »

Rappelons également Jean-Marie Fonteneau : « Le vrai « bouchon » se doit d'entretenir une tradition sincère de la cuisine lyonnaise, basée sur l'authenticité des produits, mais il doit aussi être un foyer d'accueil chaleureux dans la joie et la bonne humeur ». Contrairement à ce que l'on entend, l'appellation « bouchon » ne viendrait pas du fait qu'on y « bouchonnait » (frotter avec un bouchon depaille) les chevaux des clients. Ce nom viendrait plutôt de l’habitude qu’avaient autrefois les cabaretiers de signaler leur établissement par une botte de rameaux ou de branchages accrochée à leur porte. Nizier du Puitspelu confirme cette hypothèse dans son Littré de la Grand'Côte. Il définit le mot bouchon comme étant « 1. (des) branches de pin, formant autant que possible la boule, et qu'on suspend, en guise d'enseigne à la porte des cabarets (...). Dimin. de bousche, en vieux franç. faisceau de branchage. 2. Le cabaret lui-même. - Parmétonymie : de la chose pour le signe de la chose. (...)» Depuis 1997, l'Association de défense des bouchons lyonnais décerne un label nommé « Authentiques bouchons lyonnais », afin d'identifier les établissements considérés parmi les plus typiques et les plus anciens. Les détenteurs du label se distinguent par un autocollant représentant Gnafron, un verre de vin à la main, symbole lyonnais du plaisir de la table, et une nappe à carreaux. Ils sont actuellement une vingtaine de restaurants à posséder cette griffe emblématique. Après plusieurs années de fonctionnement, l'association doit faire face aux critiques. En 2012, la CCI de Lyon lance son propre label : Les Bouchons Lyonnais, également illustré par un Gnafron. Parmi les restaurants détenteurs de ce nouveau label, on en retrouve certains qui étaient déja d'« Authentiques bouchons lyonnais ».

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Qui sont à l'origine de la réputation gastronomique de Lyon ?

Les « Mères » lyonnaises désignent les cuisinières qui sont à l'origine de la réputation gastronomique de Lyon. Leur histoire se mêle à celle du développement du tourisme automobile (premiers guides touristiques des constructeurs, naissance de la critique gastronomiquequi met à l'honneur les cuisines régionales), de la ville (Lyon est ville industrielle où les femmes issus des milieux modestes ont l'habitude de travailler ; le maire de Lyon, Édouard Herriot, qui veut relancer l'activité sa ville) et produit un mélange entre cuisine bourgeoise et populaire : ces femmes sont au départ les cuisinières de grandes familles bourgeoises de Lyon dont certaines décident de se mettre à leur compte dès le milieu du XVIIIe siècle. D'autres sont renvoyées après la crise économique de 1929. Elles offrent une cuisine simple (4 ou 5 plats typiques) mais raffinée et tiennent des tables où se mêlent plaisir culinaire et convivialité soigneusement mis en scène pour lesquels des célébrités, des riches industriels et politiques viennent s'encanailler, essentiellement lors de l'âge d'or des Mères dans l'Entre-deux-guerres. La première mention d'une mère date de 1759 avec la « Mère Guy », une guinguette des bords du Rhône dont la spécialité est une matelote d’anguilles. Un siècle plus tard, sa petite-fille surnommée « la Génie », est identifiée comme la « mère Guy ». Le tandem qu'elle forme avec sa sœur reprend les recettes de l'aïeule et la fameuse matelote d’anguilles. À la même époque, la « Mère Brigousse » obtient un certain succès dans le quartier des Charpennes (de 1830 à 1850) avec ses « tétons de Vénus », de grosses quenelles en forme de sein, met préféré des jeunes gens venus enterrer leur vie de garçon. Au XIXe siècle, les Mères lyonnaises tiennent tables ouvertes pour les compagnons du tour de France. Dès 1921, La Mère Bourgeois officie à Priay dans l'Ain tandis que la Mère Brazier devient la plus célèbre car elle est la première femme à obtenir trois étoiles au Guide Michelin en 1933, pour son restaurant ouvert rue Royale depuis 1921. Plus tard, avec ses deux restaurants, elle totalisera six étoiles. Des personnalités de renom goûtent à sa cuisine dont le Général de Gaulle et Édouard Herriot. Un de ses apprentis les plus connus à l’heure actuelle est Paul Bocuse. Parmi les plus connues, il faut citer la Mère Vittet dont le célèbre restaurant voisine avec la Brasserie Georges, à proximité de la gare de Perrache. La Mère Léa tenait le restaurant « la Voûte », place Antonin Gourju à Lyon. Elle était connue pour son tablier de sapeur et son gratin de macaronis. Célèbre pour son franc parler, ses « coups de gueule », la Mère Léa allait au marché saint Antoine avec un caddie sur lequel elle avait placé une pancarte avec les mots « Attention ! Faible femme, mais forte gueule ». La Mère Castaing, du Beau-Rivage à Condrieu influencera Alain Alexanian, chef du restaurant L’Alexandrin. Citons encore la Mère Fillioux qui a été la patronne de la Mère Brazier, la Mère Allard, la Mère Pompom, la Grande Marcelle, la Mère Roucou, la Tante Alice et enfin les dernières, Madame Biol (à Lyon de 1960 à 1984) et la Tante Paulette (de 1950 à 1990).

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Que mange-t-on dans un bouchon ? Les plats principaux peuvent être classés selon les produits qu'ils utilisent. La volaille s'exprime dans la « poularde demi-deuil », la recette créée par la Mère Filloux, formatrice de la Mère Brazier. Des morceaux de truffe sont contisés sous la peau de la poularde avant de la faire cuire à l'étouffée. Elle est accompagnée de légumes nouveaux (poireaux, carottes et navets) bouillis. La sauce peut être à base de jus de truffes, préparé en mouillant les sucs de cuisson. Le « poulet Célestine » est un poulet sauté avec des champignons et des tomates, flambé au cognac et au vin blanc, et assaisonné à l'ail et au persil. En 1860, Rousselot, le chef « saucier » du Restaurant du Cercle, rue de Bourbon à Lyon, est amoureux de sa patronne, une jeune veuve, nommée Célestine Blanchard, une célèbre Mère lyonnaise. En son honneur, il imagine une recette qu'il nomme le Poulet Célestine. On raconte que, séduite, elle finit par lui accorder sa main. Enfin, on peut citer le poulet au morilles ou aux écrevisses, plats typiquement bressans. La cochonnaille est aussi présente que dans les entrées. On la retrouve dans le boudin aux pommes, du boudin noir (de sang) accompagné de pommes légèrement compotées. L'andouillette est une sorte de haché de fraise de porc dans un boyau de panse. Elle peut être beaujolaise (coupée en morceaux et cuite dans le vin), à la moutarde de Dijon, à la provençale (tomates et persil), etc. Le sabodet est un genre de saucisson créé par un charcutier de Saint-Jean-d'Ardières dans le Beaujolais. C'est un saucisson à cuire à base de tête de porc entière hachée, entre autres, les oreilles et le museau. Les « tripes à la lyonnaise » sont cuites avec une fricassée d'oignons, assaisonnées à l'ail et les « pigeons ficelés » désignent, par ironie, le paquet de couenne, et également mais sans rapport, si ce n'est la forme, le nœud papillon. Le paquet est attaché par une ficelle et vendu par les charcutiers à très bas prix. Le « petit salé » aux lentilles du puy est un ragoût de jarret de porc aux lentilles. Le poisson d'eau douce est à l'honneur avec les quenelles de brochet sauce Nantua, boudin de semoule ou farine de blé, soufflé au four, accompagné d'une sauce aux écrevisses. Un ordre de la quenelle, fondé à Lyon, a décrété qu'une quenelle de brochet, pour mériter son titre, devait comporter au moins 25 % de chair de brochet. Le mot « quenelle », attesté en langue française depuis 1750, tirerait son origine de l'allemand Knödel qui signifie « boule de pâte ». Les écrevisses rentrent également dans la recette de gratin de queues d'écrevisses. Enfin, on peut découvrir les cuisses de grenouilles de la Dombes, revenues dans le beurre et assaisonnées d'ail et de persil, ou la friture de la Saône. Au rang des inclassables, on peut mentionner le foie de veau à la lyonnaise. Enduite de farine, la tranche de foie est cuite puis mouillée au vin et au vinaigre qui donne une sauce liée au beurre. L'entrecôte, quant à elle, peut être parfumée à une sauce au saint-marcellin. Pour finir la liste des particularismes, citons l'« omelette sourde » : une omelette traditionnelle dans laquelle on a incorporé de la farine. L'omelette « simple » doit être baveuse : « elle doit laisser échapper de ses flancs meurtris par la cuiller une substance semi-fluide, semi-pâteuse, constituée par une partie des œufs battus, incomplètement coagulés. Le reste a été durci par le four et constitue le corps de l'omelette ». En accompagnement, on trouve le célèbre gratin dauphinois, aujourd'hui sur toutes les tables de France. Mais comme le dit Stendhal, il existe bien d'autres manières d'accommoder les pommes de terre, notamment sous forme de crique, galette de pommes de terre frite ou sous forme de pommes dauphines, pommes de terre découpées en forme de dés et cuites dans la graisse. Les autres légumes ne sont pas en reste. Outre les tomates provençales assaisonnées d'ail et de persil, il faut citer le gratin de cardons. Ce légume figure notamment au menu du repas de Noël car le cardon, dont l'espèce reine est celle de Vaulx-en-Velin, est cultivé en hiver. Le cardon peut être également dégusté cuit avec un roux et parfumé à l'os à moelle.

retour Que boit-on dans un bouchon ? « Lyon est une ville arrosée par trois grands fleuves : le Rhône, la Saône et le beaujolais, qui n'est jamais limoneux ni à sec. » Léon Daudet. Ces quelques mots de l'écrivain rendent hommage au vin produit dans le vignoble du Beaujolais, célèbre région viticole du nord de Lyon. Si aujourd'hui les vignobles sont parfaitement délimités et les appellations sévèrement contrôlées, il n'en est pas de même selon les époques. Déjà, à l'époque romaine, on a mention des vins consommées dans la région, vins méditerranéens et gaulois. Au Moyen Âge, les vignobles sont aux portes de Lyon : la colline de Fourvière est couverte de vignes, ainsi que les pentes de l'actuel quartier de la Croix-Rousse ou les versants de la colline de Sainte-Foy-lès-Lyon. Décimés par le phylloxéra au XIXe siècle et repoussés par l'urbanisation, les vignobles sont regroupés sur trois ensembles distincts : le Beaujolais, les Coteaux du Lyonnais et les Coteaux du Rhône. Dans les restaurants, le vin est servi dans le pot lyonnais d'une contenance de 46 cl. On demandera ainsi un « pot de Côtes », pour un pot deCôtes du Rhône, ou un « pot de Beaujolais ». Le beaujolais nouveau est un vin primeur consommé tout de suite après la vinification. Il est connu et fêté mondialement le troisième jeudi du mois de novembre et suscite de nombreuses fêtes à minuit le jour de son arrivée, notamment lors de la fête des Sarmentelles à Beaujeu, capitale historique du Beaujolais et à Lyon. Le beaujolais est un vin rouge essentiellement. Environ 1% de la production concerne le vin blanc ou le vin rosé. Ce vin utilise exclusivement le cépage Gamay. Il existe trois sortes de beaujolais : le beaujolais « simple » qui représente la plus grosse partie de la production et qui s'accommode avec tous les types de cuisine, le beaujolais village qui produit des vins précoces et très fruités, et enfin les dix crus du Beaujolais : Brouilly, Chénas, Chiroubles, Côte de Brouilly, Fleurie, Juliénas, Morgon, Moulin à vent, Régnié et Saint-Amour. Traditionnellement fruités, la plupart des vins du Beaujolais se conservent entre deux et dix ans. L'appellation Coteaux du Lyonnais est créée en 1984. La région entre les localités de l'Arbresle et de Brignais produit un vin utilisant le même cépage que le beaujolais aux notes méditerranéennes plus prononcées. Les côtes du Rhône couvrent une aire de près de 80 000 hectares et produisent différents vins parmi ceux que l'on trouve le plus fréquemment à Lyon, on peut citer pour les vins rouges, le Côte Rôtie, leCrozes-hermitage, le Saint-Joseph et le Cornas, et pour les vins blancs, le Condrieu. Mentionnons enfin une sorte de liqueur, la gentiane lyonnaise, prise en apéritif ou en digestif, ainsi que le vin de noix ou le vin de pêches de Vourles qui se consomment pendant le repas. retour

Publié par Charly REYNAUD à l'adresse 15:24

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Exemple de PageFlip Voici une présentation d'un PageFlip. Un pageflip est une publication interactive. Il permet d’afficher sur un site internet par exemple une documentation dans son format initial. Les pages se tournent comme pour une vraie publication mais à l'écran. Vous pouvez voir un exemple ici

Open publication - Free publishing Publié par Charly REYNAUD à l'adresse 14:10

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mardi 11 décembre 2012 Document à consulter Bonjour, nous souhaitons vous présenter une association qui nous tient particulièrement à coeur. L'association Saveur équitable, qui promeut les entreprises et leurs produits issues du commerce équitable. Voici plus en détail un document permettant de comprendre le projet "Saveur équitable".

Ci dessous, vous trouverez une Assemblée générale de Firstrat. Firstrat est un "business game" que nous avons réalisé dans le cadre de notre école (ECE Lyon), Firstrat est une simulation de gestion d'entreprise. Au terme de ce jeu, nous avons eu a réaliser une Assemblée générale devant les "actionnaires" (nos professeurs) de l'entreprise Firstrat.

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Publié par Charly REYNAUD à l'adresse 07:46

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TP Bonjour à tous et à toutes, Nous sommes deux formateurs en informatique appartenant à la société Computraining. nous avons décidé de mettre en place, en plus de notre formation, un accès a des vidéos de formation en ligne. Dans un premier temps l'accès est gratuit sur 3 mois. Si dessous vous pourrez trouver notre carte de visite contenant un Qr code qui vous mènera directement vers une de nos vidéos de formation en ligne. Pour plus d'informations n'hésitez pas a visionner notre powerpoint qui détaille les différents points de cette formation.

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Publié par Charly REYNAUD à l'adresse 07:04

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jeudi 29 novembre 2012 Infos complètes Aujourd'hui nous allons vous parlez avec mon collègue Charly d'un pays où il fait bon vivre, je parle bien sur de l'Irlande. En effet Dublin a été élu la ville la plus conviviale au monde. Nous nous sommes demandés a quoi cela était dû. Après quelques recherches nous avons appris de nombreux traits de cette culture. A commencer par les fameux pubs irlandais

le fameux temple bar pub irlandais réputé situé à Dublin pour voir le plan, cliquer ici

c'est une coutume en Irlande que de se retrouver après une journée de travail seul ou entre amis dans un pub irlandais en dégustant la boisson incontournable irlandaise: la Guinness. L'ambiance chaleureuse est toujours au rendez-vous, musique, rencontres vous attendent. Ces pubs sont tres traditionnels et de nombreux artistes viennent y jouer leur musique entrainante au plus grand plaisir des buveurs de bières. Par exemple voici une chanson très connue des irlandais et très appréciée.

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Pour finir l'hospitalité des irlandais n'est pas q'une rumeur, les gens sont ouverts, respectueux, et il n'est pas rare de s'en rendre compte dans ces pubs irlandais ou chacun se rapproche des autres.

Pour connaître la météo à Dublin, cliquer ici

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Publié par Charly REYNAUD à l'adresse 07:33

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mercredi 14 novembre 2012 Ancres - Loi Hadopi QUESTIONS 1/ Qu'est-ce que l'Hadopi ?

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2/ Qu'est-ce qu'une Autorité Publique Indépendante ? 3/ Mon identité est-elle confidentielle ? 4/ L’Hadopi recueille-t-elle mon adresse IP ? 5/ Quelles informations me concernant sont détenues par l'Hadopi si je fais l'objet d'une procédure de réponse graduée ? 6/ Combien de temps l'Hadopi a-t-elle le droit de garder les informations me concernant ?

REPONSES

1/ Qu'est-ce que l'Hadopi ? L'Hadopi est la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet. C’est une " Autorité Publique Indépendante ", dotée de la personnalité morale. Elle a été instituée par la loi du 12 juin 2009 et ses missions sont définies aux articles L. 331-12 et suivants du code de la propriété intellectuelle. Ses missions sont de 3 ordres :

-- encourager le développement de l'offre légale et observer l'utilisation licite et illicite des œuvres sur internet; -- protéger les œuvres à l'égard des actes de contrefaçon en ligne; -- réguler l'usage des mesures techniques de protection et d'information. Au titre de ces missions, l’Hadopi peut recommander toute modification législative ou réglementaire. Elle est également investie d’un rôle consultatif auprès du Gouvernement ou des Commissions parlementaires.

2/ Qu'est-ce qu'une Autorité Publique Indépendante ? Une AAI est une autorité administrative indépendante (AAI) dotée de la personnalité morale.

C'est une institution de l’État, chargée par le législateur d'une mission de service d'intérêt général, en l'occurrence celle de la protection des oeuvres sur internet.

3/ Mon identité est-elle confidentielle ? Les recommandations de l’Hadopi sont adressées directement au titulaire de l’accès à internet. Seuls les agents habilités et assermentés de l’Hadopi ont accès aux données à caractère personnel des internautes.

4/ L’Hadopi recueille-t-elle mon adresse IP ? Non. L’Hadopi ne collecte pas directement les adresses IP. En fait, ce sont les organismes représentant les titulaires des droits qui observent les œuvres circulant sur les réseaux qui collectent ces informations. Ces organismes ont reçu les autorisations nécessaires de la CNIL pour effectuer ces démarches. 5/ Quelles informations me concernant sont détenues par l'Hadopi si je fais l'objet d'une procédure de réponse graduée ? L'Hadopi reçoit les saisines des sociétés de perception et de répartition des droits et des organismes de défense professionnelle ayant reçu une autorisation de la CNIL. Les saisines comportent notamment la date et l'heure des faits, l'adresse IP de l'abonné, les informations sur les œuvres et le nom du Fournisseur d'accès à internet (FAI). Lorsque la Commision de protection des droits de l'Hadopi décide d'enclencher la réponse graduée, elle demande au FAI concerné de lui communiquer les coordonnées d'identité de l'abonné (nom de famille, prénom, coordonnées téléphoniques et électroniques et son adresse d’installation téléphonique). Les données à caractère personnel ne sont traitées que par les membres ou agents habilités et assermentés de la CPD. 6/ Combien de temps l'Hadopi a-t-elle le droit de garder les informations me concernant ? La durée de conservation des données dépend du nombre de recommandations envoyées. Elles sont effacées deux mois après leur transmission à la Commission de protection des droits, sauf s'il y a une première recommandation. Elles sont effacées quatorze mois après l’envoi de la première recommandation sauf s'il y a une réitération. Elles sont effacées vingt mois après la date de présentation de la deuxième recommandation sauf s'il y a une nouvelle réitération.

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Charly Clément

13/12/12 15:41

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