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CHARLOTTE VITAIOLI «Reliquaire» Collection d’objets récoltés au Portugal et mobilier en bois. 172x66x40cm, 2013


Frigo «Cocoricofight» Crayon de couleur sur papier, 150x170cm, 2013.

Assiette en porcelaine, issue de la "famille verte", style répandu en Chine sous le règne de Kangxi au XVIII siècle. Représentation d'un combat de coqs. Marché aux Puces, Lisbonne 2012.

Dans cette pièce Frigo s’empare de la symbolique du combat de coqs, et nous propose une allégorie qui interroge les relations au pouvoir. Cette «tragi-comédie anthropomorphique» nous est livrée telle une fable qui pose un regard sur les comportements humains. «C’est un terrible et majestueux combat de coq auquels se livrent Ken et Ryu afin de récupérer l’oeuf à la coq d’or.» Frigo.

Léa Bénétou «Etudes de matériaux» Adhésifs sur papier, 21x29,7cm, 2013.

Jeu de domino en plastique fabriqué en Chine. Marché aux Puces, Lisbonne 2012.

En associant la forme des dominos et la fonction de la lamelle ces collages deviennent l’objet d’un examen, qui incite le spectateur à observer la texture de la pierre. Oscillant entre matériaux de construction et jeux, le travail de Léa Bénétou utilise des subterfuges pour évoquer l’architecture. «Drapomino» Adhésifs textiles, miroirs, morceaux de bois, dimension variable, 2013.

Drapomino est une oeuvre participative, qui invite le spectateur à jouer dans l’enceinte de la galerie. Ici, l’artiste s’empare de l’esthétique du drapeau portugais, tout en empruntant les pièces du jeu de dominos.

Sophie Brisard «Jours après jours depuis une éternité» Installation sonore, dessin 24x32cm encre, aquarelle, eosine, 2013.

Couvercle en métal, motifs géométriques arabisant. Marché aux Puces, Lisbonne 2012.

«Les élucubrations d’un rêve évaporé dans les méandres d’une peau qui se brise volontiers au contact du marbre. Un conte habité par l’incertitude où la monstre grand mère Pandore est retenue prisonnière par la porte qui fût le couvercle de sa boîte. Pourtant ce n’en était pas une. Tout le monde le sait. Probablement.» Sophie Brisard.

A travers ses références liées à la mythologie et au fantastique, Sophie Brisard écrit et dessine des petites scènes qui déploient des récits de personnages auxquelles on peu s’identifier. L’installation sonore diffusée en boucle se fait écho, et présente une narration qui se lit au moyen du son et du dessin. Ci-contre «Madame rouge Gorge», «Princesse au Graal»

Coupe en étain plaqué cuivre de style Art Déco. Incrustations de motifs ornementaux caractéristiques de l’Art Nouveau. Marché aux Puces, Porto 2012.


D Foulard de femme, pièce du costume traditionnel portugais.

Coralie Mézières «Fidèle amie»

Puces, Lisbonne 2012.

Techniques mixtes, dimensions variables, 2013.

En associant des clichés de la culture portugaise tels que ; La couleur bleu des azulejos et les motifs du foulard traditionnel portugais, Coralie Mézières imagine un drapeau symbolisant la morue comme un emblème protecteur. Cette pièce est un clin d’oeil aux grandes navigations portugaises, ou les marins survivaient grâce à la morue séchée.

Azulejo, carreaux en faïence introduit au Portugal sous l’occupation mauresque, destinée à recouvrir les façades de bâtiments. Ce motif en relief d’inspiration végétale, est une évolution contemporaine de l’azulejo traditionnel.

Joachim MonVoisin «Tronc d’arbre» Ciment, 21x29,7cm, 2013.

Magasin d’artisanat, Porto 2012.

Véritable glissement de l’artisanat vers l’art, la Rocaille* détourne la maçonnerie pour imiter la nature et créer l’illusion. L’objet qui a été confié à Joachim MonVoisin est une évolution des azulejos que l’on retrouve partout au Portugal. Le motif floral particulier de ce carreau en faïence nous renvoie au style Art Déco, très présent à Porto. C’est ce rapport entre la construction et le végétal qui détermine les sculptures de Joachim MonVoisin. Ici, la Rocaille est déplacé dans l’espace de la galerie afin d’en valoriser la dimension poétique. Les branches en ciment sont ainsi disposées en amoncellement, et suggère le feu de camps. Le tronc coupé, lui, nous renvoie à l’image des forêts enchantées. «Feu de camp» Ciment, dimensions variables, 2013.

6 Pierre Budet «La Palourde»

Encre de chine, papier journal marouflé sur bois, 2013.

En questionnant les rapports de ressemblances entre la Cataplana et la palourde Pierre Budet nous fait cas d’une analogie. Tout en détournant la fonction initiale de l’ustensile de manière métaphorique, il imagine une sorte de monstre cannibale, devenant l’objet d’une mythologie inventée.

F Cataplana, ustensile de cuisine en cuivre destiné à la préparation des poissons et crustacés, introduit dans le sud du Portugal par les maures. Puces, Porto 2012.


7

G Carte postale représentant la Tour de Belem, gardienne de l’ancien port de Lisbonne. Oeuvre majeure du style manuélin (XVI ème siècle) mêlant des inspirations gothiques, romanes et mauresques.

Julien Gorgeart «Oasis» Huile sur toile, 90x120cm, 2013.

Magasin de souvenirs, Porto 2012.

«Oasis» et «Paradise» font écho aux lieux de passage, aux bâtiments isolés défaits de tout indice et de présence humaine. Ce rapport entre mélancolie et architecture, pose un regard à la fois romantique et réaliste sur l’environnement, et les souvenirs de l’artiste.

«Paradise»

Huile sur toile, 100x100cm, 2013.

8

H Sucrier en cristal, motifs géométriques arabisant.

Gwenn Mérel «Toupie»

Magasin d’antiquité, Porto 2012

Vidéo HD, 8min 45, 2013.

«Captation vidéo de l’effet de diffraction de la lumière qui traverse un objet en verre ouvragé. Cet objet est entraîné dans un mouvement de rotation sur lui même, et observé jusqu’à l’arrêt total. Simplement un enchantement de l’instant.» Gwenn Mérel.

9 Audrey Pédron «Sem Sol»

Impression sur papier, 42 x 59,4 cm, 2013.

«Sem Sol» est un projet mené autour des formes du langage et de l’articulation texte-image et du support, à partir d’un mode de diffusion qu’est le format de l’affiche publicitaire. Sem Sol signifie en portugais «Sans Soleil», mais peut également s’entendre comme l’anglais «same»: même soleil ou encore du français «sol»: territoire, qui peut alors se lire «sans sol», «même sol». C’est à travers cette imbrication de sens par les mots que se pose les enjeux d’une quête d’un message qui ne peut aboutir. «Triunfo» en est la marque, le signe d’une lumière à venir. Cette thématique du déplacement et de glissement du sens sur un support questionne notre rapport à la lecture et à la traduction des signes de langage, tout comme il questionne le déplacement des influences pour un monde déterritorialisé. La déterritorialisation se fait dans un premier temps par l’action de déraciner, puis dans un second temps, d’acclimater. Le format affiche devient alors une forme ambiguë et indéterminé entre objet, message et élément narratif faisant parti d’un tout.» Audrey Pédron.

I Boite en fer à biscuits Triunfo, fabriqué à Coimbra. Sur le couvercle, représentation d’une scène de personnages inspirée des miniatures persanes. Marché aux Puces, Lisbonne 2012.


Figurine en plastique phosphorescente associé à la légende de Fatima, ville ou la vierge Marie serait apparu.

Marie L’Hours «Fatima» Monologue en trois actes, costume, tambour, pupitre, micro, 2013.

Magasin de souvenirs, Porto 2012.

Marie L’Hours est l’incarnation d’une vierge phosphorescente en toc qui se prend pour Gloria Gaynor. Une performance rythmée au son du tambour, teintée de poésie, conciliant tragi-comédie et cérémonial. Le tout posant un regard à la fois lyrique et absurde sur les croyances d’apparitions.

Eventail en papier et tissu à motifs floraux. Objet populaire importé de Chine en Europe par les portugais, au XVI ème siècle.

Morgane Besnard «(…) Il a balayé le présent comme une vapeur, et du lent vent de cette aile mystérieuse, il a ordonné à ce qui n’était plus d’émerger autour de lui.»

Marché aux Puces, Lisbonne 2012.

Installation, techniques mixtes 2013.

Cette installation articule un jeu de comparaisons entre le mouvement de l’éventail et le système de projection vidéo. Les différentes images qui défilent en boucles dévoilent des paysages contemplatifs, semblables à des métaphores de portraits. Titre - Citation de Paul Claudel à propos du théâtre Nô* Muique de Carlos de Seixas - Sonate pour orgue

Ensemble de pins, représentant des icônes religieuses.

Marion Bao «Faça você mesmo »

Marché aux Puces, Lisbonne 2012.

Sérigraphies imprimées sur divers papiers, présentoir bois et cordes, 2013.

Attachée aux vocabulaires de l’art urbain, Marion Bao invente des procédés qui permettent des diffusions multiples et éphémères. Dans l’espace de la galerie elle déplace et met en oeuvre des pratiques artistiques de rue, qui s’articulent autour de l’imprimerie, de la musique et de la poésie. Ici, les éditions présentées sont à disposition du spectateur, croisent la littérature de Cordel*(le Folheto), en passant par l’iconographie religieuse et le mouvement Do It Yourself*. «Je vous invite à vous approprier le Folheto de votre choix, à le colorier, le continuer, le griffonner ...» Marion Bao.

Lydie Chamaret «Coeur d’Artichaut»

Dentelle au fuseau, couture, broderie, 15x15x12, 2013.

Lydie Chamaret nous propose un petit mantelet pour artichaut en dentelle, évoquant le Coeur de Viana, un bijou en or, symbole de richesse et de pureté. Dans ce travail, la démesure prend le dessus sur la nature, et s’inscrit dans une démarche clairement Baroque, mêlant fantasmagorie et absurdité.

M Imitation d’un bijoux traditionnel portugais réalisé en filigrane (technique d’orfèvrerie) Représentation de la Croix de l’Ordre de Malte. Magasin de souvenirs, Porto 2012.


* La Rocaille est un procédé du XVIII ème siècle consistant à sculpter le ciment dans un style végétal afin d’ornementer les parcs et maisons. * La littérature de Cordel est un mode d’auto-édition de poésies, images, textes populaires sous forme de fascicules appelés folhetos. * Mouvement Do It Yourself est une appellation qui désigne «le fait maison», qui trouve son origine dans l’émergence du Punk. * Théâtre Nô est un styles traditionnels de théâtre japonais venant d’une conception religieuse et aristocratique de la vie.


Document de médiation Barroco&Co