Issuu on Google+

Tri pTi c

Triptic est une initiative de la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia et des Consulats généraux de Suisse à Strasbourg et Stuttgart. L’échange culturel est réalisé en partenariat avec le canton d’Argovie, Baden-Baden, les cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne, le Territoire de Belfort, Colmar, Fribourg en Brisgau, le canton du Jura, Karlsruhe, Lörrach, Mulhouse et Strasbourg.

#1Echange cul Journal / Zeitung Automne / Herbst 2013

dans le rhin Kulturaustau am Oberrhei

Echange culturel dans le Rhin Supérieur Kulturaustausch am Oberrhein

/ Triptic ist eine Initiative der Schweizer Kultur­stiftung Pro Helvetia und der Schweizerischen Generalkonsulate in Strassburg und Stuttgart. Der Kulturaustausch wird in Partnerschaft umgesetzt mit dem Kanton Aargau, Baden-Baden, den Kantonen Basel-Stadt und Basel-Landschaft, dem Territorium von Belfort, Colmar, Freiburg im Breisgau, dem Kanton Jura, Karlsruhe, Lörrach, Mulhouse und Strassburg.

Tri pTi c

Echange culturel dans le rhin Supérieur Kulturaustausch am Oberrhein


1

4

Reportage

4

Der Raum entsteht im Kopf / L’espace naît dans la tête

Annette Hoffmann

Aktuell / En ce moment

2

15 Reportage

2

Inhaltsverzeichnis / Sommaire

8

Bâtisseurs d’espace(s) / Raumgestalter

Sylvia Dubost

Hotel California Dance Trip Grenzgänger / Passe-frontières Motoco Transborder Lichtszene – Dreiland Raumwahrnehmungen in der trinationalen Agglomeration Basel / Perceptions de l’espace dans l’Agglomération trinationale de Bâle Lichtlandschaften / Paysages de lumière Urban Sounds

Kolumne / Chronique

Panorama

12

Die Stadt als künstlerisches Feld / La ville comme terrain de création Gespräche mit / Entretiens avec Inga Schonlau Florian Rivière Thomas Brunner

3

22

Mon super groupe de rock trinational / Meine super trinationale Rockband

Philippe Schweyer Illustration Kati Rickenbach

23

Nächste Ausgabe / Prochain numéro Impressum

24

Kalender / Calendrier


2 Collectif MU, installation Sound Square proposée en conteneur, L’Ososphère, Strasbourg 2009 © P. Groslier / L’Ososphère 3 Florian Rivière, Don’t pay, play !, Strasbourg 2011 Photographie : Julie Roth 4 Robert Horche auf dem Multitouchtisch IRMAT 2.0., Faithful! Festival Berlin 2012, Projekt Urban Sounds © Amadis Brugnoni

Wie definiert sich ein Ort, dessen Konturen unscharf sind? Wo beginnt und wo endet das Gebiet des Oberrheins? Die Existenz oder Nichtexistenz eines gemeinsamen Territoriums über Landes­grenzen hinweg – einer «Willensregion» – ist nicht nur eine politische und wirtschaftliche Angelegenheit. Grenz­ bereiche berühren unseren Alltag, prägen eine möglicher­weise gemeinsame Kultur und bilden im wörtlichen wie über­tragenen Sinn auch den Gegenstand künstlerischer Frage­stellungen.

Comment définir un lieu dont les contours restent flous ? Où commence et où finit la région du Rhin Supérieur ? L’existence ou la non-existence d’un territoire commun qui traverserait les frontières – une région unie par une volonté collective – n’est pas seulement une affaire de politique ou d’économie. Les zones limitrophes affectent notre quotidien, façonnent une culture peut-être commune et sont l’objet de questionnements artis­ti­ ques, au propre comme au figuré.

Im Rahmen des Kulturaustauschs Triptic erkunden Institutionen und Kunstschaffende die Region des Oberrheins als Experi­ mentier­feld für trinationale Kooperationen. Sie begeben sich dabei auf ein unsicheres Terrain und können gelegentlich auf Sprach­barrieren stossen, sich im Gestrüpp unterschiedlich funktionierender Strukturen verirren oder über kulturelle Miss­ verständnisse stolpern. Die Nähe kann eine Evidenz sein und manchmal doch so fern. Umso mehr ist der Dialog mit unseren Nachbarn entscheidend, denn er eröffnet neue Perspektiven für die gesamte Region des Oberrheins. Indem sie Gemeinsam­ keiten ebenso wie Unterschiede aushandeln, schaffen Koopera­ tionen einen Freiraum für Begegnungen, Wissensaustausch und kulturelle Vielfalt.

Dans le cadre des échanges culturels initiés par Triptic, insti­­tu­tions et artistes transforment la région du Rhin Supérieur en un vaste laboratoire pour la mise sur pied de coopérations trinationales. Ce faisant, ils s’aventurent sur un terrain glissant, risquant tour à tour de buter contre les barrières linguistiques, de s’égarer face à des structures aux fonctionne­ments multiples ou de trébucher sur des malentendus culturels. Bien qu’elle semble une évidence, la proximité peut s’avérer quelquefois lointaine. Le dialogue avec nos voisins est d’autant plus détermi­ n­ant : il ouvre de nouvelles perspectives pour l’ensemble de la région du Rhin Supérieur. En révélant aussi bien les points communs que les différences, les coopérations créent un espace de liberté propice aux rencontres, aux échanges de savoir et à la diversité culturelle.

Grenzüberschreitende Zusammenarbeit gibt neue Impulse. Aus diesem Grund und nach zahlreichen Gesprächen mit lokalen Akteuren – darunter das Städtenetz Oberrhein, die Oberrhein­ konferenz und ihr Forum Kultur – haben die Schweizer Kultur­ stiftung Pro Helvetia und die schweizerischen Generalkonsulate in Strassburg und Stuttgart das Programm Triptic ins Leben gerufen. Der Kulturaustausch wird in Partnerschaft umgesetzt mit dem Kanton Aargau, Baden-Baden, den Kantonen Basel-Stadt und Basel-Landschaft, dem Territorium von Belfort, Colmar, Freiburg im Breisgau, dem Kanton Jura, Karlsruhe, Lörrach, Mulhouse und Strassburg. Über fünfzig Projektideen sind auf die im vergangenen Sommer lancierte Ausschreibung eingegangen und belegen das grosse Interesse an einer ver­ stärkten grenzüberschreitenden Zusam­men­arbeit im Kultur­ bereich. Aus den Eingaben wählte eine sechsköpfige Experten­ jury 17 trinationale Kooperationen aller künstlerischen Sparten aus. Zwischen Herbst 2013 und Frühling 2014 kann das Publikum diese Projekte in Baden-Württemberg, im Territorium von Belfort, im Elsass und in der Schweiz entdecken. Mit der Programmzeitung begleiten wir den Kulturaustausch Triptic am Oberrhein. Diese erste Nummer präsentiert die grenz­überschreitenden Projekte, die im September und Oktober stattfinden. Ausserdem richtet diese Ausgabe ein besonderes Augenmerk auf Fragen des Territoriums und des künstlerischen Schaffens im öffentlichen Raum. Annette Hoffmann nimmt uns auf einen Streifzug entlang des Rheins mit, auf den Spuren des Basler Spaziergangswissenschaftlers Lucius Burckhardt, während Sylvia Dubost nach der Möglichkeit einer gemeinsamen regionalen Identität in einem globalisierten Zeitalter fragt. Schliesslich haben wir mit drei lokalen Kulturschaffenden ge­sprochen, die auf unterschiedliche Weise im öffentlichen Raum agieren. Wir wünschen Ihnen gute Lektüre und einen anregenden Kulturherbst am Oberrhein – vielleicht auch mal in Form eines Spaziergangs oder einer Entdeckung jenseits der Grenze.

Das Triptic-Team

La collaboration transfrontalière est source de nouvelles impul­sions. Pour cette raison, et après avoir mené de nombreux entretiens avec les acteurs locaux – dont le réseau des villes du Rhin Supérieur, la Conférence du Rhin Supérieur et son Forum Culture –, la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia et les Consulats généraux de Suisse de Strasbourg et de Stuttgart ont mis sur pied le programme Triptic. L’échange cul­turel est réalisé en partenariat avec le canton d’Argovie, Baden-Baden, les cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne, le Territoire de Belfort, Colmar, Fribourg en Brisgau, le canton du Jura, Karlsruhe, Lörrach, Mulhouse et Strasbourg. Plus de cinquante idées ont été envoyées en réponse à l’appel à projets lancé l’été dernier. Cet engouement témoigne de l’intérêt que suscite un renforcement de la collaboration transfrontalière dans le domaine culturel. Parmi les nombreux projets, un jury de six experts a sélectionné 17 coopérations trinationales relevant de toutes les disciplines artistiques. Le public pourra les découvrir de l’automne 2013 jusqu’au prin­temps 2014 dans le Bade-Wurtemberg, le territoire de Belfort, en Alsace et en Suisse. Un journal se fait l’écho des échanges culturels initiés par Triptic dans la région du Rhin Supérieur. Ce premier numéro présente les projets transfrontaliers qui se déroulent durant les mois de septembre et octobre. Par ailleurs, cette édition porte une attention particulière aux questions de territoire et de création artistique dans l’espace public. Annette Hoffmann nous emmène flâner le long du Rhin, sur les traces du promeneur et scienti­ fique bâlois Lucius Burckhardt, tandis que Sylvia Dubost s’interroge sur les possibilités d’une identité régionale à l’ère de la mondialisation. Enfin, nous nous sommes entretenus avec trois créateurs culturels locaux, auteurs de diverses inter­ven­ tions dans l’espace public. Nous vous souhaitons une agréable lecture et un automne culturel stimulant dans le Rhin Supérieur – qui sait peut-être sous la forme d’une promenade ou d’une découverte de l’autre côté de la frontière.

L’équipe de Triptic

3

Editorial / Éditorial 1 Talk Walk mit Bertram Weisshaar, an der Spaziergangsroute von A (Airport) nach V (Vitra Design Museum), Projekt Trinationales Festival des Spazierens Foto: Daniel Brefin

Spaziergänge in der fernen Nähe / Promenade dans les lointaines proximités


/

Résumé

La journaliste Annette Hoffmann nous emmène en promenade à travers la région du Rhin Supérieur, sur les traces de la création culturelle contemporaine dans des lieux publics. Alors que les frontières se franchissent aujourd’hui sans encombre, la zone frontalière est devenue le lieu de tous les possibles et de toutes les attentes. Elle recèle à la fois des opportunités et des risques. La création dans l’espace public peut attirer l’attention sur ces deux aspects. Ce n’est pas un hasard si certains des projets de Triptic s’approprient l’espace public avec des interventions temporaires – à travers la lumière, le mouvement de la promenade et la musique expérimentale. De par leur caractère immatériel, ces approches ne sont pas simplement transfrontalières, elles permettent à l’espace d’apparaître comme une création en tant que telle. L’art donne lieu à une nouvelle perception de l’espace public, il permet de découvrir un terri­­­­toire commun – une promesse que chacun peut matérialiser à sa manière.

5

6

4

7


Der Raum entsteht im Kopf / L’espace naît dans la tête

Annette Hoffmann

Wer sich Anfang Mai im Euroairport Basel Mulhouse Freiburg aufhält, kann Zeuge eines skurrilen Bildes werden: eine Gruppe, mit solidem Schuhwerk ausgestattet, die Anstalten macht, zu einem längeren Spaziergang aufzubrechen. Nun sind Fuss­­gänger nicht das, was man gemeinhin mit Flughäfen verbindet, sind diese doch – abgesehen vom Duty-free-Bereich – allem Schlendern und Flanieren eher feindlich gesonnen. Doch der trinationale Euroairport ist überhaupt eine besondere Ein­ richtung. Auf französischem Staatsgebiet gelegen, verbindet er das Dreiländereck mit der Welt. So weit geht der Radius des Triptic-Projektes Festival des Spazierens nicht, der Weg führt nach Weil zum Vitra Design Museum, über Village Neuf und die Fussgängerbrücke zwischen Frankreich und Deutschland am Rheinhafen. Wie der Flughafen ist auch dieser vor allem ein symbolischer und kein landläufig schöner Ort. Lucius Burckhardt, der Begründer des Spazierens als künstlerische Praxis, stellte auf seinen Touren fest, dass seine Studenten gerade die Gegenden bemerkenswert fanden, die von der Span­ nung zwischen dem Vorgefundenen und dem «kon­ven­tio­nellen Ideal des lieblichen Ortes» geprägt waren. Das Vergnügen, so schreibt Burckhardt, bestehe «in der hohen Integrationsleistung, die der Betrachter vollbringen muss, um diese Orte in das Schema des Lieblichen zu bringen». Man kann sich die Land­s­chaft durch die Wahrnehmung des Raumes, die Geschichten ihrer kulturellen Überlagerungen und ihrer oft unsichtbaren Grenzen aneignen. «Das Werk ist das, was in den Köpfen passiert», sagt Daniel Brefin vom Verein Raumforschung und Mit-Initiator des Festival des Spazierens. Will man sich einen Eindruck vom Dreiländereck machen, kann man auch beim Basler Bahnhof SBB in das Tram 8 einsteigen. Dann passiert man den Rhein, wo er sich am grossbürgerlichsten gibt. Von der Mittleren Rheinbrücke geht es weiter Richtung Claraplatz, um knapp den Fuss der Dreirosenbrücke zu streifen und in einen Stadtteil abzutauchen, in dem sich industrielle

und private Nutzung verweben. Die grossen Chemiefirmen scheinen allgegenwärtig. Wer vor ihren Werktoren ausstiege, würde vermutlich mehr Englisch als Baseldeutsch aufschnappen. Wenn man die Bebauung an der Endhaltestelle links liegen lässt, ist es nicht mehr weit zum Hafen. Nur noch die Güterbahn­ linie über­winden und an den stählernen Brücken vorbei, die das Flüsschen Wiese kreuzen. Manchmal lassen sich auf den überwölbenden Stahlträgern Enten nieder. Wenn sich ihre Bürzel im Gegenlicht abheben, sieht es so aus als trüge der Brücken­ bogen Locken. Oder auf den Spuren Lucius Burckhardts zu Fuss. Am sinn­ fälligsten könnte ein solcher Spaziergang bei der Mittleren Rhein­brücke beginnen. Kunst am Bau-Projekte und Licht­installationen begleiten den Strom als Landmarken. Die «Gruppe 99, Archi­ tektur und Kunst» hat für die atmosphärische Beleuchtung der Brücke gesorgt, die die Unterführung aus der Dunkelheit reisst. Sie wird ebenso auf die Lichtkarte des Vitra Design Museums aufgenommen, die im Rahmen der Ausstellung Lightopia erstellt wird, wie Mark Handforths Neonschriftzug Claudia, I love you, der nach Ablauf des temporären Kunstprojektes Lokalzeit 2001 am Pfeiler der Johanniterbrücke seinen festen Platz gefunden hat. Wer den Weg rechts entlang des Rheins wählt, kommt vorbei am Museum Kleines Klingental, das die Stadtgeschichte Basels dokumentiert und an der Kaserne mit ihren Spielstätten für die regionale und internationale Musik-, Tanz- und Theater­ szene. Dort befindet sich auch der Keck Kiosk, der während des Umbaus am Haus für elektronische Künste Basel als inner­ städtischer Satellit dient. Während Lightopia bespielt das Vitra Design Museum den Kiosk im Rahmen von Triptic. Ein Grenzraum kann durchaus nach den Gesetzen der Osmose funktionieren. Voraussetzung dafür ist die Bereitschaft aller, nachbarschaftlich zusammenzuarbeiten. Die Manifesta in Zypern scheiterte 2006 nicht zuletzt daran, dass Künstlerinnen und Künstler nicht in beiden Teilen der Insel arbeiten durften.

5

Reportage

Während es ein Leichtes geworden ist, sich zwischen der Schweiz, Frankreich und Deutschland zu bewegen, hat sich der Grenzraum zum Ort von Optionen und Er­­wartungen gewandelt. Einige Projekte aus Triptic bespielen den öffentlichen Raum, der auf diese Weise neu wahr­genommen und als gemeinsames Territo­rium entdeckt werden kann. Ein Spazier­gang durch die Region, auf den Spuren des aktuellen Kulturschaffens an öffentlichen Schau­ plätzen.


8 5 Stéphane Montavon, Gilles Lepore et Antoine Chessex, Bolidages, Belfort 2013, projet Transborder 6 Siegrun Appelt in Zusammenarbeit mit Yvonne Ziegler, Lichtszene – Dreiland, Basel / Huningue / Friedlingen 2013 © Siegrun Appelt 7 Talk Walk mit Bertram Weisshaar, an der Spaziergangsroute von A (Airport) nach V (Vitra Design Museum), Projekt Trinationales Festival des Spazierens Foto: Daniel Brefin 8 Siegrun Appelt in Zusammenarbeit mit Yvonne Ziegler, Lichtszene – Dreiland, Basel / Huningue / Friedlingen 2013 © Siegrun Appelt 9 Talk Walk mit Bertram Weisshaar, Trinationale Blasmusik auf der Palmrainbrücke, Projekt Trinationales Festival des Spazierens Foto: Daniel Brefin 10 Stéphane Montavon, 5e Alsace Tuning Show, Mulhouse 2013, étude pour le projet Transborder 11 Palais de l'électricité, Exposition universelle, Paris 1900

Der Spaziergänger kommt auch an zwei Anlegestellen der Rhein­fähre vorbei. Wer sich mit ihr über den Fluss fahren lässt, darf sich so fühlen, als sei er gerade Charon vom Boot ge­ sprungen. Und fand sich nicht auf der gegenüberliegenden Rheinseite auf der Friedhofsmauer der Predigerkirche der Basler Totentanz? Der Flaneur kann aber auch nicht die ästhetischen und wirtschaftlichen Ansprüche eines Global Players wie Novartis übersehen, der linksrheinisch einen ganzen Campus mit Gebäuden von SANAA, Frank O. Gehry oder Tadao Ando plant und baut. Ein Blick auf den Stadtplan zeigt nicht unweit davon die Grenze zwischen Basel und Frankreich, das sich hier ganz ländlich gibt. Wäre da nicht der Rhein, die urbanen, dörf­ lichen und kleinstädtischen Strukturen träfen hart aufein­ander. Der Fluss jedoch verspricht Freiheit und egalisiert – jährlich wird dies im August mit dem Basler Rheinschwimmen zelebriert. Was Grenze ist, kann zugleich Räume vereinen. Sei es, indem Waren von hier bis nach Rotterdam transportiert werden oder indem der Strom anderweitig gedanklich den Horizont öffnet. Im Zuge der Internationalen Bauausstellung IBA Basel 2020 wird nicht zuletzt über eine Bebauung des Areals nachgedacht und ein trinationaler Masterplan erarbeitet. Mehr als vierzig Projekte, die sich mit den Verkehrswegen, der Wirtschaft und der kultu­ rellen Landschaft des Oberrheins befassen, sind an die IBA Basel 2020 gekoppelt, die 2013 zum Jahr der Projektschau ausge­rufen hat.

6

Der Hafen ist städtisches Erwartungsland und Ort der Über­ lagerungen. Nachbarn haben hier ihren Grill aufgestellt, ein paar Jungs kühlen ihr Bier im türkisgrünen Wasser, andere haben sich zwischen dem wilden Mohn für eine kurze Rast nieder­ gelassen und im Restaurantschiff drüben wird schon bedient. Und un­ermüdlich werden hier Container umgeschlagen. Maersk, Linea mexicana, Cronos: das tönt nach einer Weite, die man im Kern der Altstadt vermisst. Vor dem Hafenbecken 1 haben sich Jugend­liche versammelt, um den Abend einzuleiten.

Die auf dem Areal angebrachten Informationstafeln erzählen andere, unsichtbar gewordene Geschichten. 1919 wurde mit dem Bau des Hafens begonnen, der auch heute noch von dem mar­ kanten Silo des Basler Architekten Hans Bernoulli bestimmt wird. Der inzwischen vergangene Fischreichtum gab im 18. Jahr­hun­dert noch Anlass für rabiate Auseinandersetzungen zwischen schweizerischen und französischen Fischern.

Orte des Übergangs, die selbst im Fluss sind

Sucht man die Orte auf, an denen sich das Dreiländereck zwi­ schen der Schweiz, Frankreich und Deutschland konkreti­siert, sind es selten Räume urbaner Verdichtungen wie etwa bei Saint Louis und dem Basler Stadtteil St. Johann. Die Freiflächen dominieren. Nicht dass die Staaten und ihre Organe abwesend wären; Übergänge sind durch die Zollanlagen markiert, ganz in der Nähe zu Deutschland befindet sich das Gefängnis Bässlergut. Und selbst wo nichts zu sein scheint, haben sich die Anwohner die vermeintlichen Brachen angeeignet, längst bevor sie von Städteplanern und Zwischennutzern aus der Kultur- und Kreativszene entdeckt wurden. Sie sind Ziele von Spaziergängen oder Kleingärtenareale. Es sind schwer zu defi­ nie­rende Orte, weil sie im Fluss sind und bald einer anderen Nutzung überführt werden – auch weil die Interessen der Stadtplaner und der Wirtschaft individuelle Freiräume verdrän­ gen. Orte des Übergangs, die einmal dazu da waren, Identitäten festzustellen, haben nun selbst fliessende Identitäten. Marc Augé bezeichnet Transitorte wie Flughäfen, Bahnhöfe, Brücken oder Einkaufszentren in seinem gleichnamigen Buch als «Nicht-Orte». «Ort und Nicht-Ort sind fliehende Pole; der Ort verschwindet niemals vollständig, und der Nicht-Ort stellt sich niemals vollständig her – es sind Palimpseste, auf denen das verworrene Spiel von Identität und Relation ständig aufs Neue seine Spiegelung findet», schreibt der französische Anthropologe. Was die trinationale Metropolitanregion aus­macht, ist eine höchst urbane Durchmischung von städtischem und ländlichem Raum, zu dem jede Seite ihren Teil beiträgt. Der öffentliche Raum hat immer schon den Aspekt von Aus­ grenzung beinhaltet, führt Uwe Lewitzky in seinem Buch Kunst für alle? Kunst im öffentlichen Raum zwischen Partizipation, Intervention und Neuer Urbanität aus. Diente die Kunst in den 1980er Jahren noch dazu, die Innenstädte wieder lebenswerter zu machen, zeigte sich in der Folge, dass die kulturellen Ange­bote oftmals ausschliessenden Charakter besassen. Verlässt die Kunst den schützenden Rahmen der Institutionen, so verliert sie nicht nur die Massregeln ihrer Rezeption, sondern läuft auch Gefahr, ihre Autonomie gegen eine Instrumentalisierung als weicher Standortfaktor einzutauschen. Eine paradoxe Situation, denn, so Augé: «Das Problem der Kunst im weitesten Sinne besteht von jeher darin, sich von einem Zustand der Gesellschaft zu distanzieren, den sie dennoch zum Ausdruck bringen muss, wenn sie von den Menschen verstanden werden will. Die Kunst muss der Gesellschaft (das heisst heute: der Welt) Ausdruck verleihen, aber sie muss es sehr bewusst tun. Sie kann nicht ein­fach nur passiver Ausdruck oder ein Aspekt der Situation sein. Sie muss expressiv und reflexiv sein, wenn sie uns etwas anderes zeigen will, als wir tagtäglich vor Augen haben, etwa im Super­ markt oder im Fernsehen.»

Inszenierung von Kunst als öffentlichen Raum Mit den geschmähten «Drop-Sculptures», die viele Anwohner zudem als «Vandalismus von oben» verstehen, ist das kaum zu erreichen. Nicht wenige der Kunstprojekte, die im Rahmen von Triptic verwirklicht werden, inszenieren stattdessen die Kunst als öffentlichen Raum und machen so auf diesen über­haupt aufmerksam. Und sie erzählen ihn, indem seine


Geschichten und seine Idiome erforscht werden. Dreiland-Dada etwa, das im Rahmen des Projektes Transborder zur Aufführung kommt, greift die drei Dialekte der Region auf und verändert ihre Melodie und Phonetik, während Bolidages die Klänge von Automotoren, einer Orgel und einem Chor verbindet. Der Auf­führungsort wird durch Klang und Licht rhythmisiert und zu einem Areal, das man begehen muss. Am Rhein wird nicht nur Benedikt Schiefers Komposition Brücken/Schlagen zu hören sein, auch die Lichtkünstlerin Siegrun Appelt hat zusammen mit der Kunsthistorikerin Yvonne Ziegler die nächtliche Intervention Lichtszene – Dreiland entwickelt, die das Hafenareal als thea­ tralischen Ort begreift. Das vorhandene Licht wird einbezogen und durch Zeitschaltungen gestaltet, zudem werden auf er­ höhten Gebäuden in Frankreich, der Schweiz und Deutschland drei Lichtquellen eingesetzt, die das Dreiländereck als einheit­ lichen Raum mit allen seinen Besonderheiten erlebbar machen. «Als wir die Situation am Rhein erstmals begingen, war auf­ fallend, wie hell es ist. Die Annahme, es sei am Hafen dunkel, ist ein Mythos», sagt Siegrun Appelt. Sowohl diese Lichtinstallation als auch die Ausstellung Lightopia, bei der Siegrun Appelt mit einer weiteren Arbeit vertreten sein wird, zitieren den utopischen Aspekt des Lichtes. Die moderne elektrifizierte Stadt verhiess, ganz in der Tradition der Licht­ metapher der Aufklärung, Emanzipation. Dass die bei Triptic be­teiligten Künstler und Theoretiker sich dem öffentlichen Raum durch temporäre Interventionen nähern – durch die Bewegung des Spazierens, der Lichtkunst und der experimentellen Musik – ist kein Zufall. Diese Ansätze sind durch ihren immateriellen Charakter nicht nur grenzüberschreitend, sie lassen den Raum auch als Entwurf seiner selbst erscheinen. Der öffentliche Raum ist ein Versprechen, das jeder auf seine Weise einlösen kann. �

9

10 Annette Hoffmann (*1970) ist promovierte Literaturwissenschaftlerin. Sie lebt in Freiburg und arbeitet als freie Journalistin für deutsche und Schweizer Tageszeitungen sowie als Redakteurin des Kunstmagazins artline>, das sich für die grenzüberschreitende Förderung von Kunst am Oberrhein engagiert. Sie geht gerne spazieren, auch durch Städte. www.artline.org

Reportage

Literaturhinweise Marc Augé, Nicht-Orte, aus dem Französischen von Michael Bischoff, 2010. Lucius Burckhardt, Warum ist Landschaft schön? Die Spaziergangswissenschaft, hrsg. von Markus Ritter und Martin Schmitz, 2006. Going Public. Public architecture, Urbanism and Interventions, hrsg. von Robert Klanten, Sven Ehmann, Sofia Borges, Matthias Hübner und Lukas Feireiss, 2012. Licht. Wenn Schein zur Kunst wird, Du. Das Kulturmagazin, Mai 2009. Lichtkunst aus Kunstlicht. Licht als Medium der Kunst des 20. und 21. Jahrhunderts, hrsg. von Peter Weibel und Gregor Jansen, 2003. Uwe Lewitzky, Kunst für alle? Kunst im öffentlichen Raum zwischen Partizipation, Intervention und Neuer Urbanität, 2005. Joachim Schlör, Nachts in der grossen Stadt. Paris, Berlin, London 1840-1930, 1991.

7

11


Bâtisseurs d’espace(s) / Raumgestalter Sylvia Dubost

12

Reportage

La région du Rhin Supérieur est un espace aux contours flous. Et l’épineuse question de son identité est d’autant plus complexe que son unité est discutable. Dans le cadre des échanges culturels initiés par Triptic, un certain nombre de projets font de cet espace un objet d’explo­ra­tion artistique. Il s’agit d’examiner un territoire commun, mais aussi, à travers ces collabo­ra­ tions trans­frontalières, de contri­ buer à le con­struire en faisant circuler les hommes, les idées, les œuvres.

8

13


Ces perceptions, qui rejoignent en bien des points les analyses des historiens et géographes, sont autant de points de départ pour leurs projets. Dès lors, ces projets adoptent et explorent des perspectives, des questionnements, des protocoles différents.  « L’idée est de parler de ce territoire selon le point de vue des artistes, résume Thierry Danet. Il ne s’agit pas de reformuler les questionnements sur l’identité, mais de débouler avec une action qui s’en préoccupe d’un point de vue non théorique et de voir ce que cela produit. » Autrement dit, de parler d’identité et de terri­toire à travers une interrogation simple et essentielle : comment vivons-nous ici ? Le projet Melting Pot imaginé par la chorégraphe Joanne Leighton et le metteur en scène Christoph Frick se penche ainsi sur la mobilité, les migrations et la manière dont de nombreuses identités individuelles et collectives s’entrechoquent sur un même territoire. « Lorsque vous arrivez ici, dans le coin des Trois frontières, rappelle Christoph Frick, ce ne sont pas des Français, des Suisses ou des Allemands en costume traditionnel que vous rencontrez en premier, mais des migrants. Cette région est un produit ‹markété›, vendu aux touristes, et ce qui m’intéressait, c’était de voir ce que peut produire la rencontre entre l’identité

locale, le touriste et le migrant, de mettre en avant les contrastes entre ces différentes réalités. » Melting Pot s’appuiera sur un important matériel documentaire, recueilli au travers de work­ shops où seront choisis les jeunes habitants, migrants ou enfants de migrants, qui monteront sur scène avec les comédiens pro­ fessionnels. « Ils peuvent témoigner de manière pertinente de la manière dont se compose une identité. Et je ne voulais pas que des Suisses soient représentés par des Suisses, pour rappeler que tout le monde ne peut pas traverser les frontières dans cette zone où la circulation est pourtant tellement fluide. »

Le son des villes

Autre élément central dans une région aussi densément peuplée que le Rhin Supérieur : la ville et l’espace urbain. Le projet Trans­border programme des installations sonores conçues spéci­fi­ quement pour des lieux choisis, pour mieux les révéler. Urban Sounds se pose dans une perspective plus globale. Certains artistes invités tentent ainsi de déterminer, à travers le son, les caractéristiques d’un lieu pour voir si elles se super­posent entre elles et avec d’autres de par le monde. « Je suis persuadé qu’il existe une identité sonore des villes, explique Julia Gerlach. Le métro à Paris n’a pas le même son qu’ailleurs. Les tramways non plus. Les clochers caractérisent aussi les villes. Un fleuve a également une forte répercussion sur l’acous­tique. » Pour Go your gait!, l’artiste autrichienne Katrinem a choisi trois places à Bâle, Karlsruhe et Mulhouse qu’elle a observées de haut. Les mouvements des personnes dans leurs déplacements quotidiens dessinent des motifs, comme sur un patron de couture. Katrinem transforme ces lignes en motifs sonores et se demande dans quelle mesure ils se distinguent, s’il existe des empreintes de ville ou si nos trajets se sont globalisés au point de se ressembler. « Il y a deux tendances actuellement dans l’art sonore, précise Julia Gerlach. La première est de faire le portrait d’une ville et d’en accentuer les spéci­ficités. L’autre est de les mélanger en une espèce de méta-espace urbain qui pose la question de la globalisation. » C’est par la cohabitation ou la collusion d’œuvres issues de ces deux tendances que l’exposition Urban Sounds veut amener le spectateur à regarder et à interroger le territoire qu’il habite. Un territoire marqué, à l’évidence, par le Rhin, pourtant assez peu présent dans les projets que nous avons examinés. L’artiste sonore Benedikt Schiefer, invité du projet Transborder, est l’un des seuls à réellement investir le fleuve. Pour sa performance Brücken/Schlagen à Bâle, il placera des groupes de percussions en différents lieux au bord de l’eau, tandis que le public se déplacera en bateau, du centre-ville jusqu’à la passerelle des Trois frontières. Le Rhin est également au centre du projet Contenus, qui s’implante dans le Dreispitz à Bâle, au Port du Rhin à Strasbourg et au Schlachthof à Karlsruhe.

/

Zusammenfassung

Die Region des Oberrheins ist ein Raum mit fliessen­den Grenzen. Umso komplexer ist die Frage nach der möglichen gemeinsamen Identität dieser Region, der Sylvia Dubost in ihrem Beitrag nachgeht. Im Rahmen von Triptic wird diese Thematik in diversen Kunstprojekten auf unterschiedliche Weise aufgegriffen. So stellen sich Fragen nach den verschiedenen Lebensweisen, aber auch nach der Wahrnehmung eines Territoriums, sei er vertraut oder fremd. Einige Projekte befassen sich mit der Mobilität, mit Migration und der Art, wie zahlreiche individuelle und kollektive Identitäten in ein und derselben Gegend aufeinanderstossen. Andere spielen mit der Er­stellung einer auditiven Typologie auf der Basis von Klängen, die von den Städten und ihren Bewohnern er­ zeugt werden. Was ist typisch an ihnen und worin ähneln sie sich im Zeitalter der Globalisierung? In erster Linie geht es darum, einen gemeinsamen Raum zu erforschen, aber auch, diesen durch grenzüberschreitende Zusammen­arbeit zu gestalten, indem die Mobilität von Menschen, Ideen und Werken innerhalb dieses Terri­to­riums gefördert wird.

9

Rhin Supérieur, TriRhena, Pamina, Eurodistrict, TriRegio… au fil de l’histoire et des coopérations transfrontalières, les déno­mi­na­ tions se sont multipliées et les entités administratives et géo­ graphiques se croisent sans jamais complètement se superposer. Quant au nom, c’est certain, il n’est pas encore entré dans le vocabulaire commun. Il faut bien dire que de Bâle à Landau, cet espace n’a pas vraiment d’unité. Si on le regarde en plan large, il a bien des caractéristiques communes, mais ce sont celles de l’espace rhénan dans son ensemble : concentration de richesses et de population, présence de l’industrie, attention portée à l’environnement, flux de biens et de personnes, coopération transfrontalière dynamique et pionnière. Si on privilégie le plan serré, il faut bien distinguer le nord du sud, où les trois pays se rencontrent réellement, où la mobilité est plus forte et les frontières plus poreuses. Pas évident, dès lors, d’imaginer et de définir une identité com­­­­mune. Elle semble être plus une volonté qu’une réalité. Cer­tains projets de Triptic se sont emparés de cette question complexe, sans forcément la traiter de manière centrale ni vou­loir y apporter une réponse définitive, mais avec la con��vic­tion qu’il était nécessaire, encore une fois, de la poser. De la poser autrement : à plusieurs, avec leurs partenaires de l’autre côté des frontières, et à travers des projets artistiques, non plus seulement politiques et économiques. « Est-ce que quelque chose transcende des idées régionales et nationales fortes, autour d’une identité pour l’instant moins définissable ? », questionne alors Thierry Danet, directeur du festival L’Ososphère et initiateur du projet Contenus. Avant d’affirmer : « Il faudrait qu’il existe des Rhénans comme il existe des Basques. » Pour les porteurs de projet, artistes ou scienti­ fiques que nous avons interrogés, leur existence est une évi­­­den­ce, même si les contours du territoire qu’ils habitent sont élas­tiques et même si cette affirmation est, de leur propre aveu, surtout une intuition. Pourtant ces intuitions se recoupent. Pour le metteur en scène Christoph Frick, Allemand installé à Bâle, « ce qui est déter­ minant, c’est la fluidité des frontières, très spécifique à cette région. La mobilité reflète un mélange entre tourisme, con­ sommation et migration. » Julia Gerlach, commissaire du projet Urban Sounds, qui a déjà travaillé à Karlsruhe, va plus loin : « Cette région vit de manière très forte la proximité et la mobi­ lité, estime-t-elle, mobilité du corps et de la langue, mobilité aussi d’esprit. Cela a aussi des conséquences artistiques. Les artistes regardent loin, vers l’Asie ou l’Afrique. » Flavia Caviezel, ethnologue et vidéaste, intervenante dans le projet Perceptions de l’espace dans l’agglomération trinationale de Bâle, rappelle qu’« avant la Première Guerre mondiale, il n’y avait pas de fron­­tières sensibles. Cela a conditionné notre identité, il s’agit de la retrouver. L’idée est de revenir en arrière. » Christoph Frick conclut : « La conscience que ces trois pays s’entrechoquent est déterminante dans une identité. C’est un monde en miniature. »


Trois quartiers créatifs en construction, où seront installés à la fois les artistes numériques, en résidence de création, et les œuvres qui circuleront ensuite entre les villes et seront exposées dans des conteneurs. Faire entrer des conteneurs dans la ville « permet d’abord de rappeler que la ville est un port, explique Thierry Danet. Ces objets sont l’unité de base du commerce et le symbole de la mondialisation, mais en même temps, ils ont une grande puissance d’évocation, rappelant la mer, le voyage. En l’occurrence, ils transportent du sens, de l’affect, de l’art. »

Identités et territoires

Redécouvrir le territoire et participer, par son action, à la con­ struction de nouveaux morceaux de ville (et à leur identité future), c’est, en substance, l’objet de Contenus mais aussi, avec une approche totalement différente, du projet Perceptions de l’espace dans l’agglomération trinationale de Bâle. Ce dernier fait appel à des étudiants en anthropologie et en art qui observent et rendent visibles « les cultures du quotidien pour prendre conscience de ce qui unit et qui sépare », comme le résume Flavia Caviezel. La question de l’identité est ici la raison d’être du projet et Perceptions entend bien, à travers une approche à la fois scientifique et artistique et à la différence des autres projets, fournir des réponses. « Il s’agit de savoir com­ ment on rêve cette identité, et nous espérons bien apporter de nouvelles connaissances. » L’équipe a ainsi esquissé les thèmes suivants : migration, mobilité, traitement des déchets, mariage… L'exposition internationale d'architecture IBA Basel 2020, à travers laquelle se construit aujourd’hui une nouvelle ville qui s’étend en dehors de l’espace national, ne s’est pas trompé en proposant un partenariat au projet Perceptions. Inclure ces questionnements et les formes qu’ils prennent dans le processus de construction et de transformation du territoire est essentiel. Observer pour mieux construire, c’est peut-être ce qui pourrait rassembler ces projets. Car si d’un point de vue artistique, les projets se placent plutôt dans une perspective d’observation du territoire, il n’en demeure pas moins que dans l’action pour y parvenir, la démarche est souvent prospective et active. Regarder un territoire et y intervenir, surtout lorsqu’il a du mal à exister, c’est déjà le reconnaître. À tous, il semble clair que ces collaborations transfrontalières, ces questions qu’ils se posent ensemble et les œuvres qui en résultent sont le début de quelque chose. Pour Flavia Caviezel, il n’y a aucun doute : « Ce sont les collaborations qui permettent de créer un espace commun. » D’autres l’ont prouvé : au-delà des lignes de tram ou de train et des coopérations entre collectivités, l’exposition d’art con­ temporain Regionale ou le festival de théâtre Premières, délocalisé de Strasbourg à Karlsruhe, contribuent aujourd’hui à dessiner un territoire concret, investi par les acteurs culturels et les spectateurs, qui finissent par y collaborer et y circuler naturellement. Pour Michael Zaugg (Plattfon Records), porteur du projet Transborder, cet aspect est essentiel : « savoir ce que font les autres, envisager des collaborations à plus grande échelle, développer nos activités. » Et faire circuler les artistes dans toute la région, de Bâle à Bourogne. Même si la langue demeure un obstacle et que, comme le signalait déjà Lucien Febvre, elle reste « le grand drame », la « frontière qui compte ». L’enjeu de ces projets culturels est dès lors de faire prendre conscience aux spectateurs qu’ils habitent un espace commun et de le rendre visible, notamment en exposant, comme Transborder et Contenus, dans l’espace public. Flavia Caviezel en est con­vaincue, « ces expérimentations vont essaimer ». Car enfin, « on n’en est plus à la réconciliation, comme conclut Thierry Danet, mais à la question : que fait-on ensemble ? » �

10

15

Sylvia Dubost (*1974), journaliste culture et rédac­ trice en chef aux racines normando-germaniques, est installée à Strasbourg. Passionnée par la création en général et sa place dans la ville en particulier, elle participe activement aux magazines Zut! et Novo et pilote le site szenik, plateforme bilingue consacrée au spectacle vivant dans le Rhin Supérieur. www.szenik.eu Un peu de lecture Nicolas Beaupré, Le Rhin, documentation photographique, 2005. Lucien Febvre, Le Rhin : histoire, mythe et réalités, 1997 (1ère édition 1931). Christine Griebel, Grenzüberschreitende regionale Identität in der Regio TriRhena von Studierenden der Universitäten Basel, Freiburg im Breisgau und Mulhouse, 2010. www.regionale.org www.festivalpremieres.eu

14


12 Katrinem, Go your gait!, Basel 2013, Projekt Urban Sounds 13 Scénographie extérieure, L’Ososphère, Strasbourg 2011 © P. Groslier / L’Ososphère 14 Die Unbeschulbaren, Regie Christoph Frick, Theater Freiburg 2012 Foto: Maurice Korbel 15 Peter Cusack, Bibi Heybat, Oil Field, Baku, Azerbaijan 2004, Projekt Urban Sounds © Peter Cusack 16 Silvano Arioli, Sara Grütter, Marc Hartmann und Stephan Simonett, Tischgespräche, Videostill, 2013 © Projekt Raumwahrnehmung

16

17 Stephan Cornford, Binotone Galaxy, 2011, Projekt Urban Sounds © Stephen Cornford, Foto: Steffen Harms

11

Reportage

17


Die Stadt als künstlerisches Feld / La ville comme terrain Als Orte, die die Vorstellungskraft beflügeln de création und zum Experimentieren einladen, bilden

Panorama

Städte ein Territorium vieler Möglichkeiten und einen günstigen Nährboden für kultu­ relles Schaffen. Drei Akteure der Region sprechen über ihre künstlerische Praxis im urbanen Raum. / Lieux vecteurs d’imaginaires et ouvroirs d’expérimentations, les villes représentent un territoire des possi­ bles et un terrain propice de création. Trois acteurs culturels de la région racontent leur rapport à la production artistique dans l’espace urbain.

18

18 Performance Die guten Leute von Club Real in der Installation von Ortreport und Meier/Franz, Gutleutmatten, Freiburg 2012. Foto: Maurice Korbel 19 Florian Rivière, Attrape pigeon, Strasbourg 2012

12

20 Graham Smith und MBody, Peau/Pli, Skype-Performance, Finkenschlag, Freiburg 2013 Foto: Maurice Korbel 21 Florian Rivière, Don’t pay, play !, Strasbourg 2011 Photographie : Julie Roth

19


«Kunst im öffentlichen Raum sollte Haltungen provozieren und ungewöhnliche Erfahrungen ermöglichen» Inga Schonlau, Dramaturgin

Inga Schonlau entwickelte als Dramaturgin für Tanz und Schau­ spiel am Theater Freiburg mit dem Choreografen Graham Smith experimentelle Formate im Stadt- und Wohnraum. Gemeinsam mit dem Regisseur Wolfgang Klüppel realisierte sie in der ehe­maligen Gastwirtschaft Finkenschlag ein Residency- und Perfor­mance-Programm mit internationalen Künstlern, das von Tanz­tees, Stadtspaziergängen, Folkloreabenden, diskursiven Forma­ten und Talkshows begleitet wurde. Diesen Sommer be­spielte das Team eine neue Aussenspielstätte auf der brach­ liegenden Wiese Gutleutmatten. Was treibt Sie dazu an, im öffentlichen Raum zu agieren? Im öffentlichen Raum kommt immer viel Unkalkulierbares zu­sammen: «echte» Menschen, historisch und politisch geprägte Orte, soziale Realitäten. Der Reiz besteht darin, mit Faktoren um­zu­gehen, die sich der eigenen Kontrolle entziehen. Inwiefern zielt Ihre Vorgehensweise auf eine Partizipation des Publikums ab? Ich finde es wichtig, dass Kunst im öffentlichen Raum Haltungen provoziert und ungewöhnliche Erfahrungen möglich macht. Das er­fordert oft eine direkte Einbeziehung des Publikums. Andererseits bin ich nicht der Meinung, dass jedes Projekt einen partizipativen Ansatz verfolgen sollte, nur weil es gern gesehen wird, wenn Künstler solch einen demokratisch-integrativen Auftrag übernehmen. In welcher Art von öffentlichen Orten arbeiten Sie gerne? An Orten, deren Geschichte noch nicht formuliert ist, an Orten, die nicht als attraktiv ins Auge fallen und an Orten, die sich schwer hinsichtlich ihrer Funktion definieren lassen. Wie gehen Sie mit Aspekten von Zeitlichkeit und Vergänglichkeit im öffentlichen Raum um? Das ist eine wichtige Frage. Letztlich geht es immer um die Ver­gegenwärtigung des bevorstehenden Todes und die Wertschätzung

der Zeit, also um das Gegenteil der Verdrängung und Hektik, die man im öffentlichen Raum häufig erlebt. Wir haben für die Projekte Finkenschlag und Gutleutmatten hauptsächlich mit Tänzern und Choreographen gearbeitet. Im Tanz sind Zeitlichkeit und Ver­gäng­ lichkeit die zentralen Motive – unter anderem weil es dabei um die Sensibilisierung der Wahrnehmung und um einen physisch-emotio­ nalen Austausch zwischen den Beteiligten geht. Das ist eine un­ mittelbare und oft positive Erfahrung von Vergänglichkeit. 20

Welche Bedingungen braucht es, damit Kunst im öffentlichen Raum entstehen kann? Es braucht Künstler, die einen klaren künstlerischen oder künstlerisch-politischen Standpunkt einnehmen. Das muss aber nicht bedeuten, dass dabei nicht abstrakte Kunstwerke entstehen können, deren politische Dimension sich nicht unmittelbar er­ schliesst. Ausserdem müssen die Künstler von ihrer Arbeit leben können. Also braucht es finanzielle Förderung und entsprechen­den Raum, in dem sie ihre Arbeit entwickeln können. Was sehen Sie, wenn Sie die Augen schliessen und an Freiburg denken? Klassisch: das Freiburger Münster, einige Baukräne, den über­füllten Münstermarkt und morgendliche Nebelschwaden über den umliegenden Schwarzwaldbergen. Welcher Klang zeichnet Freiburg aus? Verschliffene Dissonanzen. � Inga Schonlau wechselt ab Herbst 2013 als Dramaturgin zum Zürcher Theater Neumarkt. In der Spielzeit 2013/14 führt das Theater Freiburg seine künstle­ri­ sche Arbeit im öffentlichen Raum und in Freiburger Stadtteilen fort und pflegt auch künftig einen eigenen Urban Garden auf dem Theatervorplatz. www.theater.freiburg.de

« La ville n’appartient plus à ceux qui l’habitent mais à ceux qui l’exploitent » Florian Rivière, Urban Hacker

21

Quelle est votre motivation à créer dans l’espace public ? J’ai un grand besoin d’interagir avec mon environnement en déplaçant et détournant les éléments qui m’entourent, telle la pâte à modeler. Mes projets tentent d’extraire le citadin de sa seule fonction de consommateur-spectateur en proposant des alternatives accessi­ bles et libres qui apportent plus de convivialité, d’autonomie. Pour qui produisez-vous de l’art ? Pour tout le monde. Je ne suis pas adepte du concept de pro­priété intellectuelle. Au contraire, inspirons-nous les uns des autres ! En privilégiant le partage d’idées et l’échange de processus, je participe à un système collaboratif où l’on est tous créateur et acteur de son quotidien. Quelles sont les conditions pour que l’art puisse être produit dans l’espace public ? Un bon sens de l’observation et de l’écoute. Et se poser trois questions : quels sont mes besoins ? Quelles sont mes ressources ? Quels sont mes connaissances et moyens techniques ? De là naît la créativité. Qu’évoque pour vous la promenade ? Avancer sans destination préétablie, dériver, aller à la rencontre de l’inconnu et ré-imaginer ainsi la façon d’aborder l’espace urbain.

Dans quels types de lieux aimez-vous travailler ? Je n’aime pas travailler, j’aime être en activité et connecté à mon environnement immédiat. Quel est votre moyen de locomotion dans la ville ? Pensez-vous que le rythme de vos trajets a une influence particulière sur votre rapport à la ville ? Lentement, à pied la plupart du temps, même sur des grandes distances afin de concentrer toute mon attention sur une perception du monde instantanée. Ici et maintenant. Dans quelle mesure votre ville relie-t-elle votre contexte local avec des thèmes de portée universelle ? Aujourd’hui, les individus sont conditionnés par les centres urbains qui tendent à se ressembler. Repenser l’espace public en prenant en compte les spécificités locales (besoin, ressources, con­naissances techniques) permet aux gens d’acquérir leurs propres moyens de production pour les rendre indépendants d’un système de contrôle. C’est une façon d’être, un art de vivre. Comment considérez-vous les notions de pérennité et de temporalité par rapport à l’art dans l’espace public ? Mes œuvres ne durent que quelques jours, quelques minutes. Je les documente (photo, vidéos) et les diffuse sur internet. Je ne cherche pas à marquer ma présence dans l'espace public. Je souhaite avant tout partager des idées, ouvrir des portes, qui inspirent d’autres personnes. � En automne 2013, Florian Rivière s’envolera pour les Etats-Unis où il travaillera avec Big Car, une organisation qui rassemble des gens de tous horizons, encourage la créativité et dynamise les lieux publics. www.florianriviere.fr

13

La rue est le terrain d'expérimentation de Florian Rivière. Cet « Urban Hacker », qui a fait de son environnement quotidien son premier support d’expression, observe et écoute attentivement Strasbourg. De 2008 à 2012, il a fondé et animé le collectif Démocratie Créative, concepteur d'interventions urbaines à Strasbourg. Inspiré par la culture hacker et DIY, il détourne et réinvestit l’espace public pour permettre aux citadins de se réapproprier leur environnement.


«Orte mit einer Geschichte bieten Reibungsflächen für das Ungeplante und Gegensätzliche» Thomas Brunner, Kulturveranstalter

Im Jahr 2005 gründete Thomas Brunner das Radioprojekt livingroom.fm, dessen Sendungen live aus Restaurants über­­tra­gen werden, und initiierte 2010 das Stadtmusik Festival im frei zugänglichen Innenhof des Kunstmuseums Basel. Jeweils während eines Monates strahlte das Open-Air-Radio von früh­morgens bis Mitternacht ein buntes und anspruchsvolles Programm mit Konzerten, DJ-Sets, Improvisationen und Klang­installationen aus. Ein neues Zwischennutzungsprojekt mit mobiler Radiostation, Bar und Bühne am Basler Hafen ist in Planung, wartet jedoch auf die benötigten Bewilligungen. Was treibt Sie dazu an, im öffentlichen Raum zu agieren? Ich begebe mich gerne an Orte und Plätze, deren gewöhnliche Nutzung ich hinterfragen und verändern kann. Nehmen wir als Beispiel das Kunstmuseum Basel. Diese altehrwürdige Einrichtung, eine der grössten Kunstsammlungen in der Geschichte, bietet mit ihrem Innenhof – dem Übergang zwischen Stadt und Ausstellungs­ räumen – die perfekte Kulisse und Plattform für eine Interaktion mit dem Jetzigen, dem Zeitgenössischen. Für wen machen Sie Kunst im öffentlichen Raum? Für alle, die sich im öffentlichen Raum bewegen und auf eine «Irritation» einlassen mögen. Inwiefern zielt Ihre Vorgehensweise auf eine Partizipation des Publikums? Kunst entsteht aus dem «Zufälligen», aus dem Moment. Somit ist auch das Publikum immer Teil des Ganzen. Das Wort, der Klang, der Rhythmus und die Ausdrucksweise der unterschiedlichen be­teiligten Individuen verleihen einem Live-Radioprojekt wie dem Stadtmusik Festival die künstlerische Eigenheit. Eine bunte und bereichernde Vielfalt, die auch der gesellschaftlichen Realität ent­­spricht, ist deshalb unabdingbar für unsere Arbeit.

Welche Bedingungen braucht es, damit Kunst im öffentlichen Raum entstehen kann? Eine Vision! Und meistens auch ein Mitwirkungsprozess der Verwaltung, um das Unmögliche – zumindest temporär – möglich zu machen. Welche Bedeutung nehmen Begriffe wie Territorium und Identität in Ihrer Tätigkeit ein? Der Raum scheint immer knapper zu werden, das Leben wird hektischer und lauter – das hört man, spürt man und diskutiert man zurzeit permanent. Künstler und andere suchen deshalb vermehrt nach neuem, ruhigerem und inspirierendem Raum. Konzepte der kulturellen Nutzung von öffentlichen Räumen, auch unsere, scheinen auf den ersten Blick wie eine Neueroberung. Eigentlich sind diese jedoch angesichts der Raumknappheit vielmehr Neu- oder Wieder­ entdeckungen. Genau dieser Herausforderung muss man sich be­sonders in Basel stellen, da diese Stadt durch die Landesgrenzen eine gegebene Enge mit sich bringt. Wie bewegen Sie sich durch die Stadt? Oft reflektierend, wenn auch häufig einer Aufgabe nacheilend. Ich muss mir die Stadt meiner Träume selber bauen – also bin ich viel und aktiv unterwegs. � Nebst seinen Projekten im öffentlichen Raum ist Thomas Brunner als DJ und Ton­ingenieur tätig. Seit 2012 bewirtet und bespielt er ausserdem die Lady Bar, eine Zwischennutzung in einem ehemaligen Bordell in Basel. Derzeit sendet livingroom.fm aus dem Restaurant Feldberg. www.ladybar.fm www.livingroom.fm

Panorama

In welcher Art von öffentlichen Orten arbeiten Sie gerne? Ich mag Orte, die eine Vergangenheit besitzen und geschicht­ lich, politisch oder philosophisch geprägt sind. Sie bieten Reibungs­ flächen für das Ungeplante und Gegensätzliche. Neu geschaffene Orte gewähren meist nur wenig Raum für den Kontrast, der mich interessiert.

22

23

22 Stadtmusik Festival, Kunstmuseum Basel 2012 © Stefan Scherer 23 Visualisierung des Projekts Perron 4 am Basler Hafen © Atelier Schuwey

14

24 Yasmeen Godder und Itzik Giuli, Ghost Exercise, aus dem Projekt Dance Trip, Freiburg 2013 Foto: Itzik Giuli


Aktuell / En ce moment

15

24


Aktuell / En ce moment 25 Jorim Huber, Skizze, 2013 26 Caroline von Gunten, Skizze, 2013 27 Symposium Über Raumtaktiken, Basel 2013 © Jan Michałowski

25

Ausstellung / Exposition

Hotel California Kunstverein Offenburg 28.9.–10.11.2013

16

27

Hotel California

http://hotelcalifornia2013.tumblr.com/

26

Mit der kulturellen Umnutzung von Räumen im postindustriellen Zeitalter stellt sich die Frage nach ihrer Geschichte. Wie inter­ veniert man in einem Ort voller Spuren? Welchen Bezug kann man zu den bestehenden Konnotationen herstellen? Im Kunst­ verein Offenburg-Mittelbaden sind die Ausstellungsräume in den Schlafsälen einer ehemaligen Kaserne untergebracht. Für die Konzeption des Projekts Hotel California haben Kunst­studie­rende verschiedener Hochschulen am Oberrhein gemeinsam mit ihren Dozenten die räumlichen, architektonischen und historischen Bedingungen dieser Umwidmung eines Militärgebäudes zum «White Cube» erforscht und ihre Folgen für die Wahrnehmung von Kunst diskutiert. Für die Umsetzung der Ausstellung bedeutet dies, sich in situ sowohl körperlich als auch geistig auf das Gebäude einzu­ lassen, um dessen Geschichte künstlerisch aufzugreifen und der Zeitlichkeit seiner Bestimmung Rechnung zu tragen. Hotel California entwickelt und bildet sich stückweise im Laufe eines Workshops, einer Ausstellung und der Produktion eines Katalogs. Das Konzept beruht auf einer experimentellen Zusammenarbeit, die die Interaktion zwischen den verschiedenen Akteuren der drei Länder fördern soll. Während des gesamten Projekts doku­ mentieren und veröffentlichen die Teilnehmer ihre Recherchen in einem Blog. / Avec la reconversion des espaces à l’ère postindustrielle se pose la question de leur histoire. Comment intervenir dans un site chargé d’empreintes ? Comment se référer aux connotations liées à l’espace d’un lieu ? Au Kunstverein Offenburg-Mittel­ baden, les salles d’exposition occupent les dortoirs d’une ancienne caserne. Dans le cadre de la conception du projet Hotel California, des étudiants en art de différentes écoles supérieures de la région du Rhin Supérieur et leurs professeurs ont étudié les conditions spatiales, architecturales et historiques liées à la transformation d’un bâtiment militaire en « white cube » et ont discuté des conséquences que cela pouvait avoir sur notre perception de l’art. Pour la réalisation de l’exposition, il s’agira de mener un travail in situ en s’immergeant physiquement et mentalement dans les arcanes du bâtiment afin de donner une forme artistique à sa généalogie et faire résonner les temporalités qui lui sont propres. Hotel California se décline et se construit autour d’un atelier de travail, d’une exposition et d’une production de cata­lo­ gue. Le concept se donne à voir comme expérimental et colla­bo­ ra­tif, afin de favoriser les interactions entre les différents acteurs des trois régions. Tout au long du projet, les participants docu­ mentent et partagent leurs recherches via un blog. �


28

28 Gisèle Vienne, The Pyre, Paris 2013 © Maarten Vanden Abeele 29 Yasmeen Godder und Itzik Giuli, Ghost Exercise, Freiburg 2013 Foto: Itzik Giuli 30 Alexandra Bachzetsis, The Stages of Staging, Basel 2013

29

Alexandra Bachzetsis, The Stages of Staging Kaserne Basel 14.–16.9. / 21.–22.9.2013 Theater Freiburg 26.–27.10.2013 Pôle Sud Strasbourg 11./12.12.2013 Tanz, Performance / Danse, performance

Yasmeen Godder, Ghost Exercise Theater Freiburg 1./3./5./6.11.2013 Pôle Sud Strasbourg 20.–22.11.2013 Kaserne Basel 9./10.1.2014 Tanz, Performance / Danse, performance

Dance Trip

Gisèle Vienne, The Pyre Theater Freiburg 9./10.1.2014 Le Maillon Strasbourg 16./17.1.2014 Kaserne Basel 24./25.1.2014 www.theater.freiburg.de www.kaserne-basel.ch www.maillon.eu www.pole-sud.fr

30

In den Spielplänen des Theater Freiburg, der Kaserne Basel und der Strassburger Theater Le Maillon und Pôle Sud nehmen die Performing Arts und der zeitgenössische Tanz einen wichtigen Platz ein. Das neu gegründete Tanz-Netzwerk Dance Trip soll dieses Interesse nun bündeln und eine längerfristige Kooperation begründen. In der ersten Saison ihrer Zusam­ menarbeit tauschen diese drei Institutionen drei Produktionen von drei Choreografinnen aus, um die Verbreitung des zeit­­ge­nössischen Tanzes in der Region des Oberrheins zu fördern. In The Stages of Staging geht Alexandra Bachzetsis der Frage nach, welches Verhältnis wir zu Bildern aufbauen und wie eine Selbstinszenierung mithilfe von Erzählprozessen möglich wird. Mit Ghost Exercice werfen Yasmeen Godder und Itzik Giuli ontologische Fragestellungen auf: Was bedeutet es vor dem Hintergrund einer spektralen Präsenz zu sein oder nicht zu sein? Gisèle Vienne wiederum ergründet im Rahmen von The Pyre die Unmöglichkeit der Beziehung zum Text und zum Wort, begleitet von einer lichttechnischen Illustration und der intra- und extradiegetischen Integration von Musik. Workshops, ver­mittelnde Formate und die Arbeit mit Jugendlichen und Pro­fessionellen sind im Rahmen von Dance Trip ebenso vor­ gesehen. / La danse contemporaine et les arts performatifs occupent une place importante dans la programmation du Theater Freiburg, de la Kaserne Basel et des Théâtres Le Maillon et Pôle Sud à Strasbourg. Le nouveau réseau de danse Dance Trip met en avant cet intérêt commun et se veut la base d’une collaboration à long terme. Pour leur première saison de coopération, les trois structures échangent trois productions de trois chorégraphes qui ont pour but de renforcer la diffusion de la danse con­tem­po­ raine dans la région du Rhin Supérieur. Dans The Stages of Staging, Alexandra Bachzetsis explorera la question de notre rapport aux images et les possibles mises en scène de soi à travers des processus de narration. Avec Ghost Exercice, Yasmeen Godder et Itzik Giuli soulèveront des inter­ rogations ontologiques sur ce que signifie être ou ne pas être par l’intermédiaire d’une présence spectrale. Gisèle Vienne, quant à elle, développera dans The Pyre l’impossibilité du rapport au texte et à la parole accompagné d’une mise en relief lumineuse ainsi que d’une intégration intra- et extradiégétique de la musi­ que. Des ateliers, des formats de médiation culturelle et un travail auprès des jeunes et des professionnels sont également prévus dans le cadre de Dance Trip. �

17

Tanz, Performance / Danse, performance


Aktuell / En ce moment Ausstellung / Exposition

Grenzgänger / Passe-frontières Kunstverein Freiburg 18.10.–10.11.2013 Kaskadenkondensator Basel 14.–28.2.2014 Accélérateur de particules, Strasbourg Mai 2014 www.kunstvereinfreiburg.de www.kasko.ch www.accelerateurdeparticules.net

32

18

33

Grenzgänger / Passe-frontières

31

Das Projekt Grenzgänger / Passe-frontières könnte man in Form einer Gleichung zusammenfassen, deren wichtigster Koeffizient für alle Aktionen die Ziffer Drei ist. Im Rahmen einer Zusammen­arbeit zwischen drei Institutionen lädt Grenzgänger / Passe-frontières drei Künstler und drei Kuratoren dazu ein, drei Aus­stel­lungen in drei verschiedenen Städten zu kreieren – selbst­ver­ständlich in drei verschiedenen Ländern. Die Kunstschaffenden Uta Pütz (Karlsruhe), Camille Roux (Strassburg) und Axel Töpfer (Basel) spinnen eine Art Fortsetz­ungs­geschichte, deren roter Faden durch die auf dem Ausstel­lungs­parcours gesammelten Erfahrungen ergänzt wird. In jeder der Ausstellungen wird dadurch die jeweils vorher­ gehende Situation durchscheinen, so dass eine Bewegung zwischen der bereits vergangenen und der möglichen zukünf­ tigen Erfahrung entsteht. Bei jeder neuen Etappe gilt es, auf den Zusammenhang und die geografischen Gegebenheiten des Ortes einzugehen, indem individuelle und kollektive Blick­ winkel reflektiert werden. Im Zentrum der durch das Projekt geschaffenen Interaktionen steht der Wunsch nach einem gemeinsamen Dialog und der Vernetzung zwischen den unter­ schiedlichen kulturellen Akteuren des Dreiländerecks, bestehend aus der Schweiz, Frankreich und Deutschland, 3³×3³×3³! / Le projet Grenzgänger / Passe-frontières pourrait se résumer sous la forme d’une équation où le nombre « 3 » serait le co­ efficient principal de toutes les opérations. En effet, à travers un partenariat entre trois institutions, Grenzgänger / Passefrontières fait le choix d’inviter trois artistes et trois commis­ saires à collaborer sur trois expositions dans trois villes diffé­ren­ tes – et ceci bien évidement dans trois pays distincts. Les artistes Uta Pütz (Karlsruhe), Camille Roux (Strasbourg) et Axel Töpfer (Bâle) seront ainsi amenés à construire une forme de narration évolutive où le fil du récit sera agrémenté par les expériences accumulées en cours de parcours. Chaque exposition portera l’emprunte de la situation antérieure, favorisant ainsi un mouvement entre les expériences passées et les potentielles situations à venir. Il s’agira à chaque nouvelle étape de réagir au contexte et aux spécificités géographiques du lieu, en faisant résonner perspectives individuelles et collectives. Au cœur des interactions générées par le projet, la volonté de favoriser les dialogues et les réseaux entre ces différents acteurs culturels du triangle trinational formé par la Suisse, la France et l’Allemagne, 3³×3³×3³ ! �


34

31 Axel Töpfer, Materialien zur Heilquellensuche Marienbad, 2013 32 Camille Roux, Retour de mémoire, lecture d’un texte de la comédienne Marie Thomas, 2013 33 Uta Pütz, Erfinden, 2013 34 Motoco, vue du bâtiment DMC, Mulhouse 2013

Hinter dem Akronym «motoco» (more to come) steht die Idee einer sich weiterentwickelnden Plattform sowie die Einladung zur Zusammenarbeit (mobilize to co-create) im Bereich Design. Das Projekt Motoco möchte das Potential und die kulturellen Unter­ schiede des Grenzraums als Ressource für kreative Arbeit nutzen. In der ehemaligen Textilfabrik Dollfus-Mieg et Com­pag­nie (DMC) in Mulhouse entsteht ein Ort des Austausches, der dem künstle­ rischen Schaffen in einer postindustriellen Gesellschaft dient. Im Rahmen des Projekts sollen Verbreitungsstrategien ent­ste­ hen, die die Mobilität und die Vielfältigkeit von Ressourcen fördern, indem (Zusammen-)Arbeitsmethoden auf der Grundlage von Open Source und Peer-to-Peer-Ansätzen gewählt werden. Als Zeichen für den Wunsch nach gesellschaftlicher, techno­ logischer und schöpferischer Innovation stehen auf dem Pro­ gramm unter anderem der Entwurf flexibel einsetzbarer Möbel­ stücke, der Anbau von Bambus als vielseitig anwendbarem Material und die Entwicklung von Slow Robotics. Am Projekt sind Kunst- und Design-Hochschulen der Region und deren Absol­ven­ ten beteiligt, aber auch Galerien, Kuratoren, Event-Manager und Web-Designer. Verschiedene Satellitenveranstaltungen zeigen ergänzend dazu weitere Ansätze und neue Perspektiven auf – more to come!

Motoco Bâtiment DMC, Mulhouse Ab / à partir du 27.9.2013

Motoco

www.motoco.me

/ Derrière l’acronyme « motoco » (more to come), il faut lire l’idée d’une plateforme évolutive et en construction ainsi qu’une invitation à la collaboration (mobilize to co-create) en matière de design. Le projet Motoco a ainsi pour objectif d’exploiter le potentiel et les différences culturelles de la région frontalière comme ressource pour le travail créatif. Dans l’ancienne usine textile Dollfus-Mieg et Compagnie (DMC) de Mulhouse se con­stitue un lieu de collaboration consacré à la création dans une société postindustrielle. Prônant l’« open source » et le « peer to peer » comme méthode de travail et de partage, motoco cherche à mettre en place des stratégies de diffusion pour favoriser la mobilité et la multitude des ressources. Au programme, conception de mobilier nomade, plantation de bambous et slow robotics afin de favoriser l’innovation sociale, technologique et créative. Sont impliqués dans le projet des hautes écoles d’art et de design avec leurs diplômés, mais aussi des galeries, des commissaires d’exposition, des orga­nisa­ teurs d’événements et des développeurs web. Plusieurs événe­ ments satellites viendront aussi agrémenter le projet en offrant d’autres angles d’approches et de nouvelles perspectives, more to come ! �

19

Kreativplattform / Plate-forme créative


Das neu gegründete Netzwerk Transborder erkundet das Drei­ ländereck mit einer Reihe von akustischen Performances und Interventionen, die sich mit Grenzüberschreitungen und der Ortsspezifik beschäftigen. Ausgehend von der Annahme, dass Schall und Klang räumliche Phänomene mit unscharfen Konturen sind, will das Projekt unsere Hörgewohnheiten hinterfragen und die Art, wie diese Gewohnheiten unserer Wahrnehmung Schranken setzen. Transborder erforscht das Darstellungs­ vermögen von Klängen und fokussiert auf tatsächliche und figurative Barrieren, die uns daran hindern, unsere Umgebung in ihrer gesamten Reichweite und Bandbreite auditiv zu er­fassen. Im Graubereich zwischen Fiktion und Dokumentation ange­siedelt, umfasst das Programm improvisierte Musik, Elektro­akustik, Medien- und Klangkunst sowie Neue Musik. Vielstimmige Kuckucksuhren und getunte Autos garantiert!

Installation KuckucksUhrKonzert & Dreiland-DADA Oslo10, Basel 4.–26.10.2013 Performance Brücken/Schlagen Mittlere Brücke bis Dreirosenbrücke, Basel 18.10.2013, 19h

/ Le nouveau réseau Transborder explore le triangle trans­ frontalier avec une série de performances acoustiques et d’inter­ ventions qui traitent de la question du passage de frontières et de la spécificité des lieux. Partant du présupposé que les sons et les bruits sont des phénomènes spatiaux aux contours flous, il s’agit de s’interroger sur nos habitudes d’écoute et sur la façon dont ces dernières constituent et définissent des limites en matière de perception sonore. Transborder explore la capacité de représentation des sons et met en exergue les obstacles réels et imaginaires à notre possibilité d’entendre résonner toute l’ampleur du monde. Le programme nous emmène ainsi entre fiction et documentation, de la musique improvisée à l’électroacoustique en passant par les arts médiatiques et sonores et la musique contemporaine. Polyphonie de coucous et voitures tunées garanties ! �

36

35 Olivier Balagna, KuckucksUhrKonzert, Belfort 2013 © Samuel Carnovali / Espace Multimedia Gantner 36 Siegrun Appelt in Zusammenarbeit mit Yvonne Ziegler, Lichtszene – Dreiland, Basel / Huningue / Friedlingen 2013 © Siegrun Appelt 37 Marion Silvia Locher und Claudio Zanini, Ohne Titel, Videostill, 2013 © Projekt Raumwahrnehmung 38 Achille Castiglioni mit der Leuchte Taraxacum '88 © Courtesy Archivio Storico FLOS, Foto: Cesare Colombo 1988 39 Robert Horche auf dem Multitouchtisch IRMAT 2.0., Faithful! Festival Berlin 2012 © Amadis Brugnoni

20

Performance Bolidages Cour du Château, SAS Delémont 22.9.2013, 16h Cour de la Citadelle, Belfort 28.9.2013, 20h

Performance Brücken/Schlagen Mittlere Brücke bis Dreirosenbrücke, Basel 18.10.2013, 19h Zusammenarbeit mit / coopération avec Transborder Lichtinstallation / Installation lumineuse Lichtszene – Dreiland Hafen-Klybeck, Dreiländereck, Basel 19.10.–2.11.2013 www.iba-basel.net

Vollständiges Programm unter / Programme complet sous www.transborder.info

Lichtszene – Dreiland

Transborder

Aktuell / En ce moment

35

Die kulturellen Eigenheiten eines Orts lassen sich nicht nur an der unterschiedlichen Raumnutzung und Architektur ablesen, sondern auch am Umgang mit öffentlicher Beleuchtung. Im Rahmen der Projektschau der IBA Basel 2020 realisiert die Künst­lerin Siegrun Appelt gemeinsam mit der Lichtexpertin Yvonne Ziegler eine Lichtinstallation rund um den gemeinsamen Hafenbecken von Basel, Huningue und Weil am Rhein und legt den Fokus auf das nächtliche Gesicht des Dreiländerecks. Mit pointierten Eingriffen entlang der beiden Rheinufer macht Lichtszene – Dreiland die Vielfalt dieses einzigartigen Raumes aus verschiedenen Blickwinkeln wahrnehmbar. Dabei öffnen sich neue Räume, erscheinen vertraute Orte plötzlich surreal und wird die filmische Qualität des Areals herausgearbeitet. Am Eröffnungsabend findet zudem die Uraufführung der Klang­ performance Brücken/Schlagen des Basler Komponisten Benedikt Schiefer in Zusammenarbeit mit Transborder statt. In dieser Collage aus Elementen des Basler Trommel-Repertoires dienen Schiffe als schwimmende Tribünen. / Les spécificités culturelles d’un lieu ne se traduisent pas simple­­ment au niveau de l’architecture et des différentes utili­ sations de l’espace, mais aussi dans le traitement de l’éclairage public. Dans le cadre de la présentation des projets de IBA Basel 2020, l’artiste Siegrun Appelt réalise avec l’experte Yvonne Ziegler une installation lumineuse autour du bassin portuaire commun de Bâle, Huningue et Weil afin d’attirer les regards sur le visage nocturne de la région des trois frontières. A travers des interventions le long des deux rives du Rhin, Lichtszene – Dreiland permet de percevoir la diversité de cet espace unique sous différents points de vue. La lumière révèle de nouveaux espaces, donne un aspect surréaliste à des lieux familiers et ex­ploite la qualité cinématographique du site. Lors de la soirée d’ouverture, la performance sonore Brücken/Schlagen du compositeur bâlois Benedikt Schiefer sera en outre présentée pour la première fois, en coopération avec Transborder. Dans ce collage d’éléments du répertoire de tam­bour bâlois, des bateaux se mueront en tribunes flottantes. �


Lichtlandschaften / Paysages de lumière

/ Comment résonne l’espace urbain ? Le projet Urban Sounds, proposé par Julia Gerlach, explore la possibilité d’une repré­sen­ tation acoustique de l’espace urbain dans toute sa complexité. Au centre de ce questionnement se situe le rapport de tension entre l’identité culturelle régionale, telle qu’elle s’est développée durant le siècle dernier dans le triangle trinational, et l’identité globale qui s’est formée à travers l’internationalisation et la migration. Comment résonne une mégalopole africaine, quelles sont les différences par rapport à l’acoustique de l’agglo­ méra­tion de Bâle ? Différents artistes s’imprègnent de ce terri­ toire urbain et s’expriment via des moyens sonores et musicaux. En parallèle à une exposition, quatre perspectives et perceptions créatives sont présentées durant quatre week-ends à travers des installations, discussions, concerts et workshops, ainsi que des interventions en ville. �

39

Ausstellung / Exposition Haus für elektronische Künste Basel 21.9.–3.11.2013 Präsentationen, Performances, Workshops, Konzerte und DJ-Sets / Présentations, performances, ateliers, concerts et DJ sets Urbanisieren. Stadt und Klang / Urbaniser. Ville et Bruit Mit / Avec : Maria Chavez (PE/US), Katrinem (DE/AT), Thomas Köner (DE/AT), Trond Maag (CH/NO) 20.–22.9.2013 Kombinieren. Material und Gedächtnis / Combiner. Matériau et Mémoire Mit / Avec : Amadis Brugnoni (CH), Institut für Feinmotorik (DE), IRMAT (CH), Johannes Kreidler (DE), Marion Saxer (DE) 5./6.10.2013

/ Le projet scientifico-artistique Perceptions de l’espace dans l’Agglomération trinationale de Bâle étudie, documente et retransmet les différentes perceptions, utilisations et modifi­ca­ tions de l’espace de vie commun dans la région des trois fron­ tières en s’appuyant sur les biographies et le quotidien des transfrontaliers. L’objectif de cette recherche et de ce projet d’exposition réalisé par des étudiants de la Haute école d’art et de design FHNW, du séminaire pour les sciences culturelles de l’Université de Bâle et la Haute école des arts du Rhin Strasbourg en coopération avec des artistes, se focalise notamment sur les processus d’identité et d’appartenance dans la région des trois frontières. Des présentations publiques sous la forme d’expositions et d’interventions radiophoniques sont prévues en coopération avec des partenaires locaux dans les trois pays. �

Wie kaum ein anderes Medium hat das elektrische Licht im letzten Jahrhundert unseren Lebensraum revolutioniert. Mit der Ausstellung Lightopia präsentiert das Vitra Design Museum ein umfassendes Panorama des Lichtdesigns – von den Anfängen der Industriegesellschaft bis hin zu Visionen, die unsere Zukunft bestimmen werden. Die Veranstaltungsreihe Lichtlandschaften erweitert das übliche Rahmenprogramm auf die ganze Region. In Kooperation mit dem Haus für elektronische Künste und dem Literaturhaus Basel sowie mit La Filature in Mulhouse greifen Lesungen, Filmprojektionen und Kunstinstallationen das Thema auf. Eine Lichtkarte weist zudem auf Orte hin, an denen Licht in der Region in besonderer Form erlebt werden kann. Die ver­schie­ denen Interventionen erhellen damit das traditionell herbstliche Grau mit unterschiedlicher Intensität. Und plötzlich ward es Licht! / La lumière électrique a révolutionné notre cadre de vie plus que tout autre élément au cours du siècle dernier. À travers l’expo­sition Lightopia, le Vitra Design Museum offre un vaste panorama du design de la lumière depuis les débuts de la société industrielle jusqu’aux visions qui façonneront notre futur. La série de manifestations Paysages de lumière étend le programme à l’ensemble de la région. Des lectures, des projections de films et des installations artistiques sont organisées sur ce thème en coopération avec la Maison des arts électroniques et la Mai­son de la littérature de Bâle ainsi qu’avec La Filature de Mulhouse. Une carte lumineuse indique en outre les endroits dans la région où la lumière peut être vécue de façon particulière. Les différentes propositions viennent ainsi illuminer avec divers degrés d’intensités la traditionnelle grisaille automnale. Et la lumière fut ! �

38

Mechanisieren. Raum und Zeit / Mécaniser. Espace et Temps Mit / Avec : Seth Ayyaz (UK), Elektronisches Studio Basel (CH), Nicolas Maigret (FR), Shintaro Miyazaki (CH), Eric Oña (AR/CH), Tim Otto Roth (DE), Nicoletta Torcelli (IT), Ben Hereth (CH) 18.–20.10.2013 Globalisieren. Kultur und Politik / Globaliser. Culture et Politique Mit / Avec : Gilles Aubry (CH), Peter Cusack (UK), Pawel Janicki (PL), Mahmoud Refat (EG), Zimoun (CH) 2./3.11.2013 Vollständiges Programm unter / Programme complet sous www.haus-ek.org

Ausstellung / Exposition Alexandre Joly, California Sunshine HeK@Keck Kiosk, Basel 26.9.–17.11.2013 Lesung / Lecture (en allemand) Lichtblicke in die Literatur Vitra Design Museum, Weil am Rhein 25.10.2013, 17h Vollständiges Programm unter / Programme complet sous www.design-museum.de

21

Raumwahrnehmungen in der trinationalen Agglomeration Basel / Perceptions de l’espace dans l’Agglomération trinationale de Bâle

37

Wie klingt der urbane Raum? Das von Julia Gerlach kuratierte Projekt Urban Sounds geht der Frage nach, wie sich die Kom­ plexität urbaner Räume akustisch darstellen lässt. Im Fokus steht das aktuelle Spannungsverhältnis von regionaler kultureller Identität, wie sie sich im trinationalen Dreieck über das letzte Jahrhundert entwickelt hat und der globalen Identität, die sich durch Internationalisierung und Migration herausgebildet hat. Wie klingt eine afrikanische Mega-City, wo liegen die Unter­ schiede zum akustischen Erscheinungsbild des trinationalen urbanen Raums von Basel? Klangkünstler durchleuchten diese städtischen Räume und reflektieren sie mit klanglichen und musikalischen Mitteln. Neben einer Ausstellung werden an vier Wochenenden mit Installationen, Gesprächen, Konzerten und Workshops sowie Interventionen im Stadtraum vier Perspek­ti­ven und kreative Ansätze fokussiert.

Urban Sounds

Das künstlerisch-wissenschaftliche Projekt Raumwahr­nehmun­ gen in der trinationalen Agglomeration Basel untersucht, doku­mentiert und vermittelt anhand des Lebensalltags von Grenz­gängerinnen und Grenzgängern die unterschiedlichen Wahr­nehmungen, Nutzungen und Veränderungen des gemein­ samen Lebensraums. Im Fokus dieses Forschungs- und Aus­­stellungsprojekts, das von Studierenden der Hochschule für Gestaltung und Kunst FHNW, des Seminars für Kulturwissen­ schaften der Universität Basel und der Haute école des arts du Rhin Strasbourg gemeinsam mit Kunstschaffenden realisiert wird, stehen unter anderem Prozesse der Identität und Zuge­ hörigkeit im Dreiländereck. Öffentliche Präsentationen in Form von Ausstellungen und Radiofeatures sind durch Kooperation mit lokalen Partnern in den drei Ländern vorgesehen.

Präsentation / Présentation Projektschau IBA Basel 2020, Basel 19.10.–9.11.2013


22

Kolumne / Chronique

J’étais au lit avec un bouquin de Richard Brautigan, un écrivain qui me donne envie de vivre mille vies même si lui-même a fini par se tirer une balle dans la tête. Alors que je relisais un passage de Mémoires sauvés du vent, j’ai eu une folle illumination. Le moment était venu de monter un groupe de rock trinational ! Le lendemain, alors que j’attendais le train pour Fribourg en Brisgau en gare de Mulhouse, je me suis mis à rire tout seul telle­ment j’étais génial. Avec un batteur fribourgeois (la rigueur germanique) et un bassiste bâlois (la précision suisse), je pouvais espérer attirer l’attention des médias des trois pays et tripler mon public. Dans le train, j’ai commencé à chercher un nom sonnant aussi bien en français qu’en allemand et en schwiizer­ dütsch. Très vite, « Super » s’est imposé comme un nom super pour mon super groupe de rock trinational. Arrivé à Fribourg, je suis parti à la recherche d’un super batteur. À l’Atlantik Café, je me suis renseigné auprès d’un type avec un pantalon en cuir noir et un bandeau dans les cheveux qui m’avait tout l’air d’être du milieu. Sans doute un roadie en fin de carrière ou un ancien guitariste de Scorpions… Il m’a aimablement conseillé de tenter ma chance au Slow Club situé à mi-chemin entre l’école d’art et le club de strip-tease. Les clients du Slow Club avaient effectivement des têtes de musiciens, mais j’ai préféré demander au serveur, qui n’avait pas de tatouage et qui ressemblait davantage à Heidegger qu’à Lemmy, de me venir en aide : – Ich suche einen Schlagzeuger, um eine Gruppe zu heben… (je cherche un batteur pour monter un groupe) – Ach, un batteur ? Je connais une très jolie batteuse… Dix minutes plus tard, Hilde est arrivée avec un grand sourire et une paire de baguettes. Par miracle, elle connaissait une Suissesse qui jouait parfaitement de la basse. Monter un super groupe avec une Allemande et une Suissesse dépassait tout ce que j’avais pu imaginer ! Hilde m’a proposé de me conduire à Bâle dans sa Volkswagen décapotable pour retrouver Sophie au Parterre, un bar situé juste à côté de la Kaserne. Sophie se débrouillait aussi bien que Hilde en français ce qui m’évitait de me ridiculiser. Surtout, elle semblait enchantée à l’idée d’intégrer un super groupe trinational avec sa copine allemande. Après deux bières, elle a proposé d’aller à la Kaserne pour faire un essai. Des instruments traînaient sur scène et il suffisait d’allumer les amplis. J’ai pris la guitare pour montrer à Sophie et Hilde le morceau que j’avais composé pendant la nuit. Elles m’ont laissé chanter jusqu’au dernier couplet, mais j’ai bien senti qu’elles n’étaient pas convaincues. Alors que je m’apprêtais à rejouer l’intro, Sophie m’a arraché des mains la guitare et le papier sur lequel j’avais griffonné les paroles de mon premier tube trinatio­ nal. Hilde a donné le tempo et Sophie a commencé à jouer ma suite d’accords comme si elle la connaissait depuis toujours. Quand elle s’est mise à chanter mes paroles avec son accent traînant, j’ai eu la chair de poule tellement c’était beau. À la fin, Sophie m’a demandé la permission de garder mon bout de papier et on est retourné au bar non sans avoir pris soin d’éteindre les amplis. Manifestement, mon projet de super groupe trinational ne les intéressait plus du tout et j’avais, maintenant qu’elles ne se parlaient plus qu’en schwiizerdütsch, un mal de chien à comprendre ce qu’elles se racontaient. Après avoir bu ma troi­sième bière d’une traite, je suis allé me réfugier aux toilettes. Là, en découvrant une affiche pour le concert de Sophie Hunger à la Kaserne, j’ai compris que je venais de me faire piéger. La bassiste de mon groupe trinational n’était autre que Sophie Hunger ! De retour dans la salle, les deux filles avaient disparu sans prendre la peine de me dire au revoir ni de régler leurs con­sommations. En attendant de savoir ce que Sophie Hunger allait faire de ma chanson, il était temps que je rentre à Mulhouse pour réfléchir à un autre projet trinational.

Mon super groupe de rock trinational / Meine super tri­nationale Rockband Illustration Kati Rickenbach

Texte / Text Philippe Schweyer

Comment un chanteur guitariste français rêvant de devenir une rock star trinationale rencontre une batteuse allemande et une bassiste suisse qui vont le faire gentiment redescendre sur terre. / Wie ein französischer Sänger und Gitarrist davon träumt, trinationaler Rock­star zu werden, um auf eine deutsche Schlagzeugerin und eine Schweizer Bassistin zu treffen, die ihn sanft auf den Boden der Tatsachen zurückholen. Philippe Schweyer (*1966) vit à Mulhouse. Il a créé en 2008 l’agence de communication Médiapop et co-édite depuis 2009 le magazine culturel Novo. En tant que membre du jury, il a participé à la sélection des projets réalisés dans le cadre de Triptic. www.mediapop.fr Kati Rickenbach (*1980) ist in Basel aufgewachsen und lebt in Zürich. Sie arbeitet im Strapazin Atelier als Illustratorin und ComicZeichnerin. Ihre autobiografischen Geschichten Filmriss (2007) und Jetzt kommt später (2011) sind bei Edition Moderne erschienen. www.katirickenbach.ch


#2

Nächste Ausgabe / Prochain numéro Die nächste Ausgabe der Programmzeitung von Triptic erscheint im November 2013. Sie präsentiert weitere Projekte aus dem Kulturaustausch am Oberrhein und legt einen besonderen Fokus auf die Bereiche Digitalkultur und Design. / Le prochain numéro du journal de Triptic paraîtra en novembre 2013. Il présentera la suite de la pro­gram­ mation de l’échange culturel dans le Rhin Supérieur et se focalisera sur les domaines de la culture numérique et du design.

40

Gemeinsames Kulturengagement am Oberrhein / Un engagement culturel commun dans le Rhin Supérieur

Der Kulturaustausch Triptic richtet den Fokus auf grenz­über­schreitende Kooperationen zwischen dem Elsass, dem Territorium von Belfort, Baden-Württemberg und der Schweiz. Ziel des trinationalen Programms ist es, von Herbst 2013 bis Frühling 2014 neue Formen der Zusammenarbeit unter kulturellen Institutionen zu fördern und die Vernetzung zwischen den Kulturschaffenden zu stärken. Triptic ist eine Initiative der Schweizer Kulturstiftung Pro Helvetia und der Schweizerischen Generalkonsulate in Strassburg und Stuttgart. Der Kulturaustausch wird in Partner­ schaft umgesetzt mit dem Kanton Aargau, Baden-Baden, den Kantonen Basel-Stadt und Basel-Landschaft, dem Territorium von Belfort, Colmar, Freiburg im Breisgau, dem Kanton Jura, Karlsruhe, Lörrach, Mulhouse und Strassburg. Das Programm wird in Zusam­menarbeit mit dem Leistungspartner artforum3 realisiert. Wir danken allen beteiligten Kunstschaffenden und Kultur­einrichtungen sowie dem Städtenetz Oberrhein, der Oberrhein­ konferenz und ihrem Forum Kultur für die Unterstützung.

/ L’échange culturel Triptic met l’accent sur les coopérations transfrontalières entre l’Alsace, le Territoire de Belfort, le Bade-Wurtemberg et la Suisse. De l’automne 2013 au prin­t­emps 2014, le programme trinational vise à développer de nouvelles formes de collaboration entre institutions culturelles et à renforcer les réseaux entre les acteurs culturels. Triptic est une initiative de la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia et des Consulats généraux de Suisse à Strasbourg et Stuttgart. L’échange culturel est réalisé en partenariat avec le canton d’Argovie, Baden-Baden, les cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne, le Territoire de Belfort, Colmar, Fribourg en Brisgau, le canton du Jura, Karlsruhe, Lörrach, Mulhouse et Strasbourg. Le programme est mis en oeuvre en coopération avec le partenaire de production artforum3. Nous remercions tous les artistes et les institutions culturelles participantes ainsi que le Réseau des Villes du Rhin Supérieur, la Conférence du Rhin Supérieur et son Forum Culture pour leur soutien.

Förderpartner / Partenaires principaux

Jury Die Auswahl der im Rahmen von Triptic unterstützten Projekte erfolgte nach einer Ausschreibung im Sommer 2012 durch eine Jury von sechs Expertinnen und Experten aus Deutschland, Frankreich und der Schweiz. / La sélection des projets soutenus dans le cadre de Triptic a été effectuée, après un appel à projets en été 2012, par un jury composé de six expertes et experts d’Allemagne, de France et de Suisse.

Jérôme Delormas Direktor / Directeur La gaité lyrique, Paris

Peter Spuhler Generalintendant / Directeur Badisches Staatstheater, Karlsruhe

Felicity Lunn Jurypräsidentin / Présidente du jury Direktorin / Directrice CentrePasquArt, Biel/Bienne

Carine Zuber Gesamtleiterin / Directrice générale Jazzclub Moods, Zürich

Echange culturel dans le rhin Supérieur Kulturaustausch am Oberrhein

Herausgeber / Editeur Triptic – Kulturaustausch am Oberrhein / Echange culturel dans le Rhin Supérieur www.triptic-culture.net Redaktion / Rédaction Echange culturel Leitung / Responsables  dansHug, le rhin Supérieur Pierre-Alain Kulturaustausch Charlotte Matter  am Oberrhein Team / Equipe  Paola Gilardi, Shakyla Hussain, Laurence Wagner, Christoph Schneider  Übersetzungen / Traductions  Marielle Larré, Katharina Polig

Tri pTi c

Koordination / Coordination artforum3 – Christoph Schneider, Ricarda Dobler Gestaltung / Conception graphique MAGMA Brand Design, Karlsruhe Druck / Impression Freiburger Druck GmbH & Co., Freiburg im Breisgau Schrift / Police de caractères Replica (NORM, 2008) Auflage / Tirage 35'000

Philippe Schweyer Verlagsleiter / Directeur de la maison d’édition Médiapop, Mulhouse

Detlef Heusinger Künstlerischer Leiter / Directeur artistique SWR Experimentalstudio, Freiburg i.Br.

Tri pTi c

Medienpartner / Partenaires média

Alle Rechte vorbehalten. Verviel­fälti­gung und Nachdruck nur mit schrift­licher Zustimmung der Redaktion. Die namentlich gezeich­ne­ten Beiträge müssen nicht die Meinung des Herausgebers wieder­ geben. Die Bildrechte liegen bei den jeweiligen Urheberinnen und Urheber. / Tous droits réservés. Reproduction et duplication uniquement sur autorisation écrite de la rédaction. Les articles nommément signés ne reflètent pas forcément la position de l’éditeur. Les droits des images restent propriété de leurs auteurs.

Kontakt / Contact Pro Helvetia Schweizer Kulturstiftung Triptic Hirschengraben 22 CH-8024 Zürich T +41 44 267 71 71 triptic@prohelvetia.ch artforum3 Insel 3 D-79098 Freiburg i. Br. T +49 761 881 74 76 triptic@artforum3.de

23

40 Motoco, Bau von Prototypen, Mulhouse 2013


9.2013

Tanz, Performance / Danse, performance Alexandra Bachzetsis, The Stages of Staging Theater Freiburg

11.–12.2013

Kalender / Calendrier

26./27.10.2013 Dance Trip

14.–16. & Dance Trip 21./22.9.2013 Tanz, Performance / Danse, performance

2./3.11.2013 Urban Sounds

Konzerte, Performances, Workshops / Concerts, performances, ateliers Globalisieren / Globaliser Haus für elektronische Künste Basel

Theater / Théâtre Anima – Ein Roadtheatre Salmen, Offenburg

20.–22.9.2013 Urban Sounds

Konzerte, Performances, Workshops / Concerts, performances, ateliers Urbanisieren / Urbaniser Haus für elektronische Künste Basel Ausstellung / Exposition Haus für elektronische Künste Basel

20.–22.11.2013 Dance Trip

Tanz, Performance / Danse, performance Yasmeen Godder, Ghost Exercise Pôle Sud, Strasbourg

23.11.2013 Lichtlandschaften / Paysages de lumière

22.9.2013 Transborder

Performance Bolidages Cour du Château, SAS Delémont

Führung und Kurzfilmabend / Visite et soirée de courts métrages Vitra Design Museum, Weil am Rhein & La Filature, Mulhouse

26.9.–17.11.2013 Lichtlandschaften / Paysages de lumière

27.–30.11.2013 Theater ohne Grenzkontrolle Theater / Théâtre Anima – Ein Roadtheatre Théâtre de la Grenouille, Biel/Bienne

Ausstellung / Exposition Alexandre Joly, California Sunshine HeK@Keck Kiosk, Basel

11./12.12.2013 Dance Trip

ab / à partir du Motoco 27.9.2013 Kreativplattform / Plate-forme créative

Yasmeen Godder, Ghost Exercise Theater Freiburg

21.11.2013 Theater ohne Grenzkontrolle

Alexandra Bachzetsis, The Stages of Staging Kaserne Basel

21.9.–3.11.2013

1./3./5./6. Dance Trip 11.2013 Tanz, Performance / Danse, performance

Tanz, Performance / Danse, performance Alexandra Bachzetsis, The Stages of Staging Pôle Sud, Strasbourg

Bâtiment DMC, Mulhouse

Performance Bolidages Cour de la Citadelle, Belfort

28.9.–10.11.2013 Hotel California

10.2013

Ausstellung / Exposition Kunstverein Offenburg

4.–26.10.2013 Transborder

Installation KuckucksUhrKonzert & Dreiland-DADA Oslo10, Basel

5./6.10.2013 Urban Sounds

Konzerte, Performances, Workshops / Concerts, performances, ateliers Kombinieren / Combiner Haus für elektronische Künste Basel

18.10.2013 Transborder

Performance Brücken/Schlagen St. Johannspark Basel

18.–20.10.2013 Urban Sounds

Konzerte, Performances, Workshops / Concerts, performances, ateliers Mechanisieren / Mécaniser Haus für elektronische Künste Basel

18.10.–10.11.2013 Grenzgänger / Passe-frontières Ausstellung / Exposition Kunstverein Freiburg

19.10.–9.11.2013 Raumwahrnehmungen / Perceptions de l’espace Präsentation / Présentation Projektschau IBA Basel 2020

19.10.–2.11.2013 Lichtszene – Dreiland

Lichtinstallation von / Installation lumineuse de Siegrun Appelt in Zusammenarbeit mit / en collaboration avec Yvonne Ziegler Hafen-Klybeck, Dreiländereck, Basel

25.10.2013 Lichtlandschaften / Paysages de lumière

Lesung / Lecture (en allemand) Lichtblicke in die Literatur Vitra Design Museum, Weil am Rhein

Vorschau / Aperçu 2014

28.9.2013 Transborder

1.2014 Dance Trip

Tanz, Performance / Danse, performance Basel, Freiburg, Strasbourg

1.2014 Anima Trianguli

Konzerte / Concerts Basel, Sélestat, Pforzheim

1.&2.2014 Theater ohne Grenzkontrolle Theater / Théâtre Vendenheim, Kehl, Strasbourg

1.–3.2014 Sound Surrounds

Konzerte, Ausstellung, Symposium / Concerts, exposition, symposium Freiburg, Strasbourg, Basel

1.–3.2014 Lichtlandschaften / Paysages de lumières

Gespräch, Ausstellung, Führung, u.a. / Discussion, exposition, visite guidée et autres Weil am Rhein, Basel, Mulhouse

1.–5.2014 Transborder

Performances, Ausstellung, Gespräch / Performances, exposition, discussion Freiburg, Bourogne, Mulhouse, Basel

2.2014 Art Affects

Vorträge, Gespräche, Lesungen, Konzerte / Conférences, discussions, lectures, concerts Freiburg, Strasbourg, Basel

2.–5.2014 Grenzgänger / Passe-frontières Ausstellung / Exposition Basel, Strasbourg

2.–5.2014 Contenus

Container-Ausstellung / Exposition en conteneurs Strasbourg, Basel, Karlsruhe

2.–5.2014 Melting Pot

Theater / Théâtre Freiburg, Belfort, Basel

4.&5.2014 Oblick

Fotografiefestival / Festival de photographie Strasbourg

5.2014 Trinationales Festival des Spazierens

Spaziergänge, Gespräche, Konzerte / Promenades, discussions, concerts Weil am Rhein, Hégenheim, Basel


Triptic Journal / Zeitung Nr. 1