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Astropolis - Brest Le magazine du festival

Jeudi 06 Ao没t 009


DamePipi sort son billet « La première soirée, on avait posé le son ». N’importe quoi... La première soirée d’Astropolis, j’y étais et on n’avait pas fait que poser le son. C’était très bien, très bien organisé. Même le maire était là. Je ne me rappelle plus où c’était, mais Lisa, ma femme, jouait ce soir-là. C’était dans un petit bled. C’est regrettable qu’ils ne la comptent pas comme une soirée Astropolis dans l’historique du festival. Pour cette nouvelle édition, j’ai débarquée illico. On m’a proposé la rédaction en chef de Paplar. J’avais plein de trucs à régler, mes impôts notamment, mais c’est incroyable, juste avant qu’on me propose le challenge, j’étais en visio-conférence avec une copine avec laquelle je racontais que je voulais me mettre à écrire. ça tombait parfaitement. Dans le train qui m’a

amené de Paris, je pensais justement à ces questions d’ambiguité sexuelle, comme pour Cocorosie hier soir. Elles sont connues pour jouer avec cette ambiguité. En arrivant à Brest, c’est incroyable, mais tout de suite on m’a parlé de Lisa, ma femme. Beaucoup des gens que j’ai rencontrés hier soir étaient très émus de me voir, de me parler. Je subis un peu ça. J’ai croisé beaucoup de fans de Lisa hier, une sorte de fan-club qui me retombe dessus. Il y a quelques années, je n’aurais pas pu affronter ce genre de garçons... Là, ça va mieux. Je me suis fait un programme chargé quand j’ai su que je venais à Astropolis. Et puis je me suis laissé porter. Je ne vais pas boire. Je vais être hyper « straight ». L’affaire est sérieuse.


CocoRosie

« Entre chien et loup » Bianca, la cadette des sœurs Cassidy, nous offre une bouffée de fraîcheur pour entamer cette quinzième édition d’Astropolis. Comment définissez-vous votre univers ? C’est presque impossible de répondre à cette question. En ce moment, ce qui nous inspire c’est la magie, la nature et le voyage temporel. Par magie, j’entends les sorts, les potions et les rituels. Tout ce qui se fait aujourd’hui, comme la lecture des Cœurs de tarot. D’ailleurs j’ai fait mon propre jeu de tarot. C’est quelque chose que je pratique réellement. Dans vos enregistrements, on entend souvent des sons d’animaux, le bruit du vent, de l’eau… Quel rapport entretenez-vous avec la nature ? Cela permet de remettre la chanson dans un contexte physique, un cadre naturel, palpable. C’est l’endroit où se passe l’histoire. C’est une façon cinématographique d’envisager les chansons. Cela rend l’environnement vivant. Dans le même genre d’idée, je m’intéresse aux bandes-son de films. C’est quelque chose que j’adore faire. Proposer un contexte, par les bruits. C’est aussi important que la musique. Vous avez grandi à la campagne ? Non, nous avons grandi un peu partout. Pendant mon enfance, j’ai passé pas mal de temps dans des endroits sauvages, sans télé, sans jouet, à vivre des aventures. Votre musique peut paraître très mélancolique et triste. Êtes-vous d’accord avec ce constat ? Les enregistrements présents sur l’album sont mélancoliques, c’est vrai. En studio, la plupart du temps, nous ne sommes que deux. Tout est plus sérieux. Mais en live, par contre, nous avons tendance à faire une fête de notre musique. Vous accordez beaucoup d’importance à l’aspect visuel de vos concerts, à travers vos tenues de scène, les photos diffusées sur les écrans… Êtes-vous les auteurs de ces photos ? Oui, c’est moi qui ai pris les photographies. J’ai également réalisé les projections vidéo. Même si nous fonctionnons en groupe, il n’y a pas de hiérarchie entre la musique, les visuels et la poésie. Cela exprime différents aspects de la même chose. « Coconuts plenty of junk food », enregistrement autoproduit, est uniquement disponible lors des concerts. Les titres présents sur cet EP le seront-ils sur le prochain album ? C’est complètement différent. Ces chansons illustrent le processus qui mène à notre prochain album. Mais cela ne ressemble absolument pas à ce qu’il sera. Ce sont les premières choses qui sont sorties. L’album studio a pris un tournant beaucoup plus sérieux. Si l’on compare la création d’un disque à une naissance, cet EP serait la perte des eaux. Si tu devais choisir trois mots qui te rendent heureuse… Je n’en dirais qu’un : Twilight, le crépuscule, entre chien et loup. Il y a beaucoup de choses qui se passent à ce moment-là.


Zone Libre vs Casey

—Kap Bambino— Enragé, survolté, le duo éléctro-punk bordelais provoque des scènes de délires collectifs partout où il fait résonner sa sauvagerie déjantée. Kap Bambino, c’est le groupe qui réveille. Il faut s’imaginer le festivalier à 1Òh45 du matin, exténué par une longue journée de concerts, se rendant sur une scène au hasard, comme ça. Les jambes lourdes et les yeux qui piquent, il sombre doucement… Mais soudain, on lui balance une énorme claque en travers de la gueule ! Un moustachu aux allures de Jacques Mesrine envoie un beat surpuissant, pendant qu’une blonde complètement hystérique, et montée sur ressorts, s’arrache les cordes vocales. Bienvenue devant Kap Bambino. Depuis 2003, Khima France, au micro, et GroupGris, derrière les machines, écument les clubs et salles de concert sans trop se poser de questions, vivant chaque live comme si c’était le dernier. Fort de son énergie punk hyper communicative, le duo bordelais commence à sortir du milieu underground qui l’a vu

naître. Aujourd’hui Kap Bambino est en train de se faire un nom à travers l’Europe et notamment en Angleterre, premier pays à les avoir signés. La France n’est pas en reste puisque la formation électro-punk vient de signer sur le label Because, connu pour abriter notamment Mr Oizo, Late Of The Pier et Justice. Finis donc les disques autoproduits et distribués dans un cercle restreint. Kap Bambino peut désormais asséner ses martèlements frénétiques au plus grand nombre. « Blacklist », leur nouvelle mouture, plus pop mais toujours aussi survoltée, est disponible dans les bacs depuis le mois de mai. Reste que pour apprécier pleinement la folie dévastatrice de ces deux piles éléctriques, mieux vaut faire le déplacement ! Ce soir 01h45 à l’Astro Club – Grande salle.


Muppet Show

Puppet Invaders

Après leur marathon européen, les Puppetmastaz s’arrêtent à Astropolis et feront jammer leurs célèbres marionnettes sur les morceaux de leur dernier album The Takeover. À l’occasion de cette tournée, les Allemands proposent aux spectateurs de fabriquer leur propre marionnette. La meilleure montera sur scène. Pour cela, il suffit d’utiliser une simple chaussette et de la customiser avec des dents, des yeux, une moustache, des oreilles... L’inscrire ensuite sur leur site : http://www.puppetmastaz.com/community La puppet, sélectionnée par le groupe, participera à un morceau et repartira sans doute avec plein de cadeaux. Alors à vos dés et aiguilles de coutures...

TÉLEx Véridique : les frères Igor et Grishka Bogdanov, en vacances à Quimper, ont failli être les invités de Paplar sur cette édition cosmique d’Astropolis. Tanpix... ///// Richard, légendaire cuisinier des festivals Astropolis, Hellfest et bien d’autres, fête ses quarante ans ce soir. Pour l’occasion, il a invité douze groupes de metal sous les chapiteaux du manoir de Keroual encore fermé au public. Quelques happy fews vont déguster... ///// Les Naïve New Beaters, programmés ce soir aux Jeudis du Port, n’en finissent plus de tourner. Après la France cette année, ils viennent de signer un contrat avec The Agency Tour pour sillonner les scènes internationales. ///// Fidèles invités d’Astropolis, les Nantais d’Aquabassimo décoreront une nouvelle fois les lieux du festival. ///// Ebony Bones a pour habitude de mettre le feu, y compris à son camion. Sur la route

pour rallier Brest, la chanteuse à la combinaison multicolore a dû changer de véhicule, celui-ci ayant tout bonnement cramé... ///// Sven Väth se déplace en jet privé. De source sûre, celui de Dave Clarke est tout pourri à côté. ///// Les kids bambinos sont gâtés : Krazy Baldhead mixera rien que pour eux samedi au Cabaret Vauban, de 16 à 18 heures. ///// Les médias nationaux se sont encore une fois déplacés en nombre sur Astropolis. En plus des habitués de Radio Nova, on enregistre aussi la venue d’un journaliste du Figaro. Changement de programme Jeudi 6 août à l’Astroclub :

23H00 : Flash B 00H45 : Rocha 01H45 : Kap Bambino 02H45 : Black Sushi 03H45 : Modul Club


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8 #6. Excusez-moi, Mademoiselle... #7.Solange, c’est bestial... #8. Boisson non-officielle du festival. #9. Bernie mon voisin...

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Carte blanche à Switch On’s

Rédacteurs en chef / Sylvain Chantal et Jerome Taudon – Invité / DamePipi– Graphisme / Gregg Bréhin – Journalistes / Jean-Paul Kevin, Melu Crozon – Photos / DoTheAndyGibbon, Youri Lenquette, Mathieu Jouen, Tomdo – Thanks / Matthieu et toute l’équipe d’Astropolis, Karine. – Imprimerie du Commerce – Mail / sylvain@paplar.com Le magazine Paplar bénéficie du soutien du Conseil Régional des Pays-de-la-Loire et du Conseil Général de Loire-Atlantique.



Paplar Astropolis 2009 - Jeudi