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[p.4] uction d o r t n I uction Introd p.12] tions [ a l l a t s In ations Install p.62] Prize [ d n a g n Openi 4] t Prix e n o i nt [p.6 t e a v r e u g e Th Inau ement L’évén .71] rds [p a y t r u the co ory of t s i .83] H s cour acts [p t s e n d o s C ique Team Histor quipes E .86] s t c a dits [p e Cont r C s t Crédi


Introduction Introduction

5ème Edition du Festival des Architectures Vives à Montpellier Des Architectures Vives à découvrir

Depuis 2006, le Festival des Architectures Vives cherche à sensibiliser le grand public à l’architecture et lui donner les clefs de compréhension de son environnement bâti en favorisant la rencontre entre ceux qui font la ville et ceux qui la vivent. Ce Festival met en avant le travail d’une jeune génération d’architectes qui propose, invente, expérimente et explore de nouveaux champs de conception de l’architecture en relation avec la ville classique. La confrontation d’un morceau choisi de la ville, que sont les cours d’hôtels particuliers, à des regards neufs, permet de régénérer les lieux et d’engager une réflexion globale sur l’architecture dans un contexte urbain existant. Ceci permet également de créer un rapport intime entre une architecture contemporaine et un site à fort caractère patrimonial. La ville de Montpellier et la Région Languedoc Roussillon possède un patrimoine architectural riche dont les habitants sont très curieux. C’est à partir de cette curiosité que le dialogue est engagé.


Introduction Introduction

Ainsi l’ouverture des hôtels particuliers, qui usuellement sont strictement fermés, et leur redéfinition grâce à l’intervention de jeunes architectes, est possible à Montpellier car un esprit d’ouverture est présent, à la fois chez les habitants et chez les propriétaires de ces lieux emblématiques. Le Festival propose enfin de parcourir la ville à pied, de prendre le temps de la découvrir et redécouvrir. Les cours des hôtels particuliers ainsi reliées entre elles offrent une déambulation dans les ruelles qui permet aussi de redécouvrir le plaisir du coeur de ville. Une redécouverte spécifique, car chaque lieu est revisité par la création de jeunes architectes venus du monde entier. Pour la 5ème édition, ce sont 170 équipes d’architectes qui ont présenté une candidature pour participer au Festival. Sur ces 170 équipes, ce sont pas moins de 60% qui répondaient depuis des pays hors de France (Espagne, Allemagne, Italie, mais aussi, Etats Unis, Chili, Chine, Japon, Canada, Brésil, Inde….). 5


Introduction Introduction Du 17 au 20 juin 2010, onze interventions conçues et rêvées par des architectes sont venues prendre possession des cours intérieures d’hôtels particuliers dans l’écusson de la ville de Montpellier. Chaque architecture vive spécifiquement conçue pour le festival, a répondu à la thématique retenue pour cette édition du Festival des Architectures Vives 2010: «Entre Ombre et Lumière». 5th Festival of Lively Architectures in Montpellier, Some Lively Architectures to discover Since 2006, The Festival des Architectures Vives tries to increase people’s awareness of architecture giving them tools to understand it by allowing people who live in town to meet people who draw the town. This Festival offers young architects to propose, think, investigate and experiment new fields of architectural design in relation with the classic town. The courtyards of private mansions are seen with new eyes which allows for a global thought on architecture in an urban context. It also allows for the creation of an intimate relationship between a contemporary architecture and a site with strong patrimonial character. Montpellier City and the Languedoc Roussillon region have a very rich architectural heritage that people are curious about. From this curiosity dialogue can start. Thus, the opening up of these spaces to the public (spaces which are usually closed) and their redefinition, thanks to the intervention of young architects, is made possible also due to the open-mindedness of their inhabitants and of the owners of these wonderful buildings. The Festival invites us to take a walking tour of the city and to take time to discover and re-discover it. A very specific rediscovery as each space is revisited by a creation designed and built by young architects from all over the world. For this 5th edition, 170 teams, composed of architects from all over the world (60% where teams from abroad : Spain, Germany, Italy, United States, Chile, Japan, Canada, Brazil, India...), registered their submission in order to take part in the FAV. From the 17th to the 20th of June 2010, eleven lively architectures dreamed and conceived by architects will take place in the courtyards of private mansion in the centre of Montpellier. Each architecture is designed and built specifically for the festival around the theme set for this new edition of the Festival des Architectures Vives 2010: «Between Shadow and Light»


Introduction Introduction

Entre Ombre et Lumière La ville, théâtre de diverses émotions, nous offre des espaces où nous nous sentons bien, d’autres qui nous apaisent. Certains nous bouleversent, nous obligent à modifier notre rapport au temps et à l’espace, et d’autres encore comme les cours d’hôtels particuliers attisent notre curiosité. Dans leur histoire les cours, espaces semi-publics semi-privés, se sont vues attribuer des fonctions très diverses entre lieu de représentation, d’accueil, de distribution, mais aujourd’hui elles restent inhabitées. Ces espaces qui se cachent derrière d’énormes portes cochères, interpellent car ils ne se laissent voir que

aires, sion, une confrontation, un choc entre ces cours centen «Encore une fois le FAV n’a pas déçu. Comme une explo ations, install ces que jeunes architectes. Et au final, le sentiment chargées d’histoire, et de nouvelles histoires écrites par de .» pellier Mont de re , et révélées un jour de juin par la lumiè tapies dans l’ombre ont toujours été là, inscrites dans la pierre Martin MOREAU, journaliste à Midi Libre

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Introduction Introduction

ponctuellement. Ils ravissent, quand par chance ils laissent entrevoir leur univers. On y devine un jardin, un escalier majestueux, un pavage d’époque… Le temps d’un regard, ces cours modifient notre relation à la ville et invitent notre imagination à compléter les quelques détails architecturaux entrevus par hasard. Les cours deviennent de véritables curiosités. Jouons de cette nuance poétique et déroutante, révélons ces spécificités le temps du Festival. Les espaces deviennent confus, ouvrons-les à la lumière. Retrouvons, le temps du festival, le plaisir de parcourir la ville pour déambuler de surprises en surprises. Retrouvons et révélons par des jeux d’espaces de couleurs et de matières… les qualités de ces cours et leurs particularités. Redonnons-leur vie, grâce au plaisir du lieu, à un imaginaire de ville habitée et non simplement traversée. L’architecture contemporaine par jeu révèlera et réveillera des sites endormis. Entre ombre et lumière, recherchons simplement le plaisir de l’espace, de l’architecture et de la ville.

t cette 5 Révéler, Fédérer, Partager sont les trois mots qui caractérisen

ème

édition du Festival des Architectures Vives à Montpellier.

permis de uliers avec des propositions toutes différentes nous ont Révéler, est la force du Festival, les cours des 11 hôtels partic l’hôtel de dans ) jours. Ainsi le 1er prix « Lumi-Air » (ABC Studio, Nancy percevoir les qualités des espaces mis en valeur durant 4 fumée, miroir et éclairage. Mirman décuple les perceptions spatiales additionnant nous avons année, Ombre et Lumière, caractérise la proposition que Fédérer autour de la thématique (architecturale) de cette e le précis très esney/M.Schork, Paris) où chaque jour à une heure mentionnée à l’hôtel d’Aures « Ombre en Lumière » (E.Qu mot ombre s’inscrit au sol. » mentionné, à l’hôtel Saint Côme dénommé « Truthehole Partager est véritablement ce qui définit le dispositif, là aussi invite à parler de cette expérience mystérieuse. (SPLACE, Gênes, Italie) tant la « caméra obscura » nous Laurent DUPORT, Architecte


Introduction Introduction

Between shadow and light The city, set for numerous emotions and feelings, offers us spaces where we fell fine, others that calm us. Some of them disappoint us, or oblige us to modify our relationship with time and space. And there are also spaces like the courtyards that instigate our curiosity. Historically, the courtyards, semi-public, semi-private, have been allocated several functions, from place of representation, distribution and reception, but today, they remain uninhabited. These spaces hide themselves behind heavy doors that question us, even though they remain discreet in the city. They delight us, when, and only when we have the chance to have a glimpse of what the courtyard is like. We guess behind those heavy doors we will find a garden, a majestic staircase, an ancient pavement‌ Just a glance at these spaces and our relationship with the city is changed. Our imagination is invited to complete the few architectural details we saw by surprise. The courtyards become real curiosities. The Festival offers to play with this poetic and disconcerting nuance that consists in being both inside and outside. Spaces become confused. Let us find during the festival the pleasure to go all over the city to stroll from surprise to surprise. Let us find and reveal with games of spaces, games of colours and games of matters‌ the qualities of these courtyards and their particularities. Let us insufflate them life, thanks to the sensory pleasure of a place, thanks to the imaginary of an inhabited city and not only by crossing it. Contemporary architecture will be revealed with ephemeral games between shadow and light and awake sleepy places. So inside or outside, let us simply look for the pleasure of space, architecture and the city.

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Introduction Introduction

A Lumi-air // Hôtel Mirman / 7 place du Marché aux Fleurs

• Prix du Festival des Architectures Vives 2010

B Cristallisation // Hôtel du 4 rue des Trésoriers de la Bourse C Up sky down // Hôtel Baudon de Mauny / 1 rue de la Carbonnerie D Shadow // Hôtel Sarret / 12 rue du Palais des Guilhems E Truthehole // Hôtel Saint-Côme / 32 Grand’ Rue Jean Moulin

• Mention spéciale du jury du Festival des Architectures Vives 2010

F Vortex // Hôtel Beaulac / 1 rue de Petit Scel G Chasseur d’ombre // Hôtel Audessan / 9 rue de la Vieille Intendance H Kub(or) // Hôtel de Belleval / Place de la Canourgue F UKIGUMO - Floating clouds// Hôtel de Griffy / 26 rue de l’Aiguillerie J Ombre en lumiere // Hôtel d’Aurès - Conservatoire de Musique de Montpellier

/ 14 rue Eugène Lisbonne

• Mention spéciale du jury du Festival des Architectures Vives 2010

K Performa // Hôtel Montcalm / 5 plan du Sauvage


Introduction Introduction Prix 2010

7 place du marché aux fleurs

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Arc de Triomphe Mention 2010

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14 rue Eugène Lisbonne

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5 plan du sauvage

Opéra

26 rue de l'aiguillerie

Mention 2010

4 rue des trésoriers de la bourse

32 rue grand Jean Moulin

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Lumi-air // H么tel Mirman / 7 place du March茅 aux Fleurs


ABC Studio

Prix 2010

Lumi-air

Doonam BACK / YannCACLIN [Architectes | Nancy, FRANCE] La matière est expression de lumière. Dans l’espace, la lumière se répand à l’infini dans le vide et n’existe que par rencontre avec des masses. Son intensité varie, l’ombre se dessine. Ambiance brumeuse, sous-bois. La lumière devient palpable. Jeu de reflet, lignes d’ombre. Le projet est une expression physique de ce rapport entre lumière et matière. La brume accroche la lumière et semble la solidifier. La cour est utilisée comme le contenant de cet air lumineux. L’espace d’une cour d’hôtel est idéal pour accueillir ce projet, pour sa surface ouverte en contre bas permettant la disposition d’une scène de miroirs. La découverte de la cour se fait comme celle d’une clairière dans la forêt : un instant de calme, ouvert, lumineux. The material is an expression of light. In the space, the light spreads and exists only by meeting with masses. Its intensity varies, the shadow is outlined. The light becomes tangible. Game of reflection, lines of shadow. The project is a physical expression of this relationship between light and material, solidifying it. The space of a courtyard is ideal for this project, for its open surface, allowing for a scene of mirrors on the ground. With this installation, the courtyard becomes a clearing in a forest : a moment of peace, open, bright.

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Lumi-air // H么tel Mirman / 7 place du March茅 aux Fleurs


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Lumi-air // H么tel Mirman / 7 place du March茅 aux Fleurs


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Truthehole // Hôtel Saint-Côme / 32 Grand’ Rue Jean Moulin


SPLACE

Mention 201 0

Truthehole

Andrea BOSIO / Giacomo CASSINELLI / Antonio LAVARELLO / Katia PERINI / Fabio VALIDO [Architectes | Genova, ITALY] L’ombre et la lumière sont les éléments clefs de la perception de l’architecture voire plus généralement, de la réalité. Ainsi, pour ce projet, nous nous sommes inspirés de l’Allégorie de la Caverne de Platon. Les seules images de la réalité de la cour ne sont visibles que depuis l’intérieur de notre structure. Elle se compose d’une chambre noire à l’intérieure s’ouvrant sur l’extérieur par un seul minuscule trou. A l’extérieur, la structure est entièrement réfléchissante et déforme la réalité grâce aux lois de l’optique coupant ou inversant les images.Enfin, la méthode de la vision par ce minuscule trou peut être perçue comme une métaphore de la relation entre l’architecture et les utilisateurs qui sont souvent influencés par les médias: l ’architecture dont nous parlons, lisons et écrivons n’est qu’images, plans, photos, ou lieu d’espaces réels vivants. Light and shadow are key elements of the perception of architecture. With our project, the necessary condition for perception is light as material. Through this practice it’s possible to obtain a living and dynamic image of reality. As Plato suggests in his allegory of the cave, we can perceive the world only through its projection. A tunnel leads the viewer from the street to the darkroom. The only links with the surrounding architecture are the images projected by the pinhole and the visitors feel like Plato’s prisoners. The real space is revealed when the observer exits the cave entering the courtyard. Will the correspondence be plain? In fact the images are upside down due to optical laws, and represent just a selection of reality. Finally, the pinhole method is a metaphor of the relationship between architecture and its users, which is influenced by the representation in the media: the architectures we talk, read and write about are images - plans, renderings, photos - rather than real, lived-in spaces.. 19


Truthehole // Hôtel Saint-Côme / 32 Grand’ Rue Jean Moulin


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Truthehole // Hôtel Saint-Côme / 32 Grand’ Rue Jean Moulin


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Ombre en lumière // Hôtel d’Aurès - Conservatoire de Musique de Montpellier / 14 rue Eugène Lisbonne


E. QUENEY / M. SCHORK

Mention 201 0

Ombre en lumière

Emilie QUENEY / Markus SCHORK [Architectes | Paris, France] Un ensemble d’éléments opaques dispersés dans le volume de la cour fait obstacle à la course habituelle du soleil, pour produire un motif éphémère. Chaque jour, une ombre abstraite et changeante vient glisser sur les surfaces qui constituent la cour et donne durant un instant précis la clé de la signification, reconstituant au sol le mot «OMBRE»... Les éléments sont issus d’un plan décomposé en carrés réguliers répartis sur 4 strates. L’image d’origine devient seulement lisible par la projection qui la reconstitue en totalité une fois par jour. Une surface vierge marquée au sol vient recevoir cette image. Some black elements scattered in the courtyard is an obstacle to the usual run of the sun, producing short-lived motifs. Every day, the changeable shadow comes to slide on the surfaces which constitute the courtyard and give during one precise moment the key of the meaning, reconstituting on the ground the word «SHADOW»... A plan decomposed into regular squares is distributed on 4 strata. The image of origin becomes only readable by the projection which reconstitutes it once a day. A blank surface marked on the ground comes to receive this image.

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Ombre en lumière // Hôtel d’Aurès - Conservatoire de Musique de Montpellier / 14 rue Eugène Lisbonne


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Ombre en lumiere // Hôtel d’Aurès - Conservatoire de Musique de Montpellier / 14 rue Eugène Lisbonne


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Cristallisation // H么tel du 4 rue des Tr茅soriers de la Bourse


L. BARIAT / F. DOHEN

Cristallisation

Laurent BARIAT / Fanny DOHEN [Architectes | Lyon, France] La lumière, révélatrice de volumes et de matières, ne pourrait-elle pas devenir elle-même matière ?... Son passage à l’état physique ne permettrait-il pas d’en révéler toutes ses caractéristiques? Sa cristallisation offrirait la possibilité de composer simultanément avec ces différents phénomènes. C’est au détour d’une porte, entrée d’un lieu inconnu, que la lumière vient prendre corps, jouant de toutes ses nuances, afin de développer un parcours sensible menant progressivement à la découverte d’une cour intérieure. Ce «milieu», où tout est suggéré, diffus, marque le passage progressif d’un espace sombre, où l’on ne perçoit rien à un espace irradié par le haut où tout se dévoile. Finalement, ce dernier devient théâtre d’une mise en scène de réflexions abstraites offrant un regard nouveau sur l’architecture de cet instant caché. Light reveals volumes and materials, could light itself become material? Could its passage into the physical state allow it to reveal all its characteristics? Its crystallisation could offer the possibility to compose simultaneously with these various phenomena. Entered in an unknown place, the light comes to take shape, playing all its nuances, developing a sensitive course, leading gradually to the discovery of an inner courtyard. This place, where everything is suggested, diffused, marks a progressive passage towards a dark space, where we perceive nothing. Finally, this place becomes the theatre of abstracted reflections offering a new glance on the architecture in this hidden moment.

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Cristallisation // H么tel du 4 rue des Tr茅soriers de la Bourse


5 ème édition

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Up sky down // H么tel Baudon de Mauny / 1 rue de la Carbonnerie


G. Girod

Up sky down

Guillaume GIROD [Architecte | Grenoble, France] L’installation propose d’aller à la rencontre de la lumière, de la toucher. Elle offre également de larges zones d’ombres, plus intimes, plus effacées. Elle met face à face ces deux protagonistes. Dans la cour, des milliers de ballons noirs matérialisent un nouveau plafond et recréent un ciel, à porté de main. Il est juste là, il ondule doucement au gré des courants d’air, et laisse avec douceur pénétrer quelques rayons de soleil. L’atmosphère rappelle les moments de tension précédent un orage où l’ombre et la lumière s’affirment avec la même force. De légers fils blancs matérialisent les raies de lumière qui viennent impacter le sol et dessiner çà et là, des zones géométriques. L’installation est physique. Elle se joue du climat montpelliérain et offre une fraîcheur précieuse durant cette période de l’année. Elle propose un langage simple qui revisite un thème universel qui en appelle aux rêveries des enfants imaginant des formes invisibles en regardant le ciel. The installation invites us to go and meet with the light, to touch it. It offers wide areas of shadow, some more intimate, more erased. It brings the two protagonists, light and shadow, face to face. In the courtyard, thousands of black balloons recreate a sky within reach. It is just there, it moves slowly like waves, letting through some sunbeams. The atmosphere reminds us of the moments of tension prior to a thunderstorm. White threads create sunbeams which impact the ground, drawing geometrical zones on it. The installation proposes a simple language which revisits a universal theme: children imagining invisible forms looking at the sky.

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Up sky down // H么tel Baudon de Mauny / 1 rue de la Carbonnerie


5 ème édition

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Shadow // H么tel Sarret / 12 rue du Palais des Guilhems


JMP LAND.ART.SCAPE.ARCHITECTURE

Shadow

Josep MUÑOZ i PÉREZ [Architecte | Barcelone, Spain] Ce projet fait appel aux différents concepts que sont l’art, le land art et l’architecture. Il s’agit d’un jeu avec des bougies générant ombre et lumière non pas par leur allumage mais par leur propre couleur, allant du blanc au noir en passant par différentes nuances de gris. Les bougies, disposées sous l’unique lampadaire du lieu, projetées représentent l’ombre et la lumière projetées au sol lors de l’éclairage de nuit de la cour. Hôtel de Sarret astonishes us. A lamp, out of scale, attracts one’s attention due to the austerity of the courtyard. We want to revalue the main characteristic of the courtyard thanks to a land.art.scape.architecture that becomes integrated with the austerity of the place. 15.000 tealights (a common, inexpensive and ephemeral candle encased in a thin metal container) to generate a shadow thanks to the different colours used. At the same time, all tealights are numbered in order to single them out. During the last day, the visitors of the Hôtel de Sarret are allowed to collect a tealight. It is a way of spreading the land.art.scape.architecture all around the city and beyond..

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Shadow // H么tel Sarret / 12 rue du Palais des Guilhems


5 ème édition

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Vortex // H么tel Beaulac / 1 rue de Petit Scel


Vortex

Vortex

Nicolas GRUN / Pierre LAURENT [Architectes | Strasbourg, France] L’installation met en évidence le dialogue entre l’immatérialité de la lumière et la présence physique de l’architecture. Le projet s’appuie pour cela sur un dispositif qui empêche les rayonnements solaires de s’en échapper : un trou noir. La dynamique noire et élancée de l’objet entre en résonance avec le lieu. La cour est plongée dans l’ombre du Vortex. L’installation absorbe la lumière du jour et la restitue par l’intermédiaire d’une forme lumineuse qui travaille au fil des heures les volumes et les reliefs de la cour. Vortex propose un jeu subtil qui possède le pouvoir de dévoiler la beauté de l’architecture en la baignant d’obscurité. The installation wants to introduce a dialogue between the immateriality of the light and the physical presence of the architecture. The project offers a device which prevents the solar radiations from escaping it: a black hole. The object’s dynamic enters in echo with the place. The courtyard is plunged into the shadow of the vortex. The installation absorbs the daylight and restores it through a bright shape which changes with the hours the volumes and the reliefs of the courtyard. Vortex proposes a game which possesses the power to reveal the beauty of the architecture by putting it in the darkness.

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Vortex // H么tel Beaulac / 1 rue de Petit Scel


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Chasseur d’ombre // Hôtel Audessan / 9 rue de la Vieille Intendance


BIANCO Studio

Chasseur d’ombre

Giorgio BURRAGATO / Maurizio BURRAGATO [Architectes | Milan, Italy] Une bonne architecture se doit d’être composée de deux éléments : les ombres et les lumières. «L’architecture est un jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière». Le Corbusier. L’installation est composée de 150 modules de carton recyclé. Chaque module est une boîte où une face est manquante et remplacée par un papier blanc, chaque fois plié d’une manière différente. En fonction de leur orientation et surface, ils produisent différents effets d’ombre et de lumière. Les modules, assemblés en une surface rythmique, créent un espace de circulation qui peut être emprunté. Certaines boîtes ont des surfaces colorées, permettant toute suggestion. Les visiteurs sont invités à interagir avec elles, en pliant ou modelant les papiers blancs et en les installant dans la boîte qu’ils désirent. Ainsi, ils peuvent directement jouer aux «créateurs d’ombres». Tout le monde peut jouer entre Ombre et Lumière. En fin de journée, les lumières finissent par disparaître et l’ombre avec… Good architecture is mainly made by two components : shadow and light. “Architecture is the learned game, correct and magnificent, of forms assembled in the light.”, Le Corbusier. The installation is made of paperboard recycled modules. Each module is a box with one face missing and replaced with a white paperboard. This white surface is folded into several manners and takes different shapes creating different lights-shadows effects. These modules are assembled together into a grid, following a specific mesh design that creates a rhythmic surface. The modular system creates a circular space that can be crossed. Some faces of the boxes are coloured or reflective in order to generate suggestions. Visitors are invited to interact with them, bending or shaping the white papers and installing them in the box they want. Thus, they can become “creators of shadows”. Everyone can play with shadow and light. By late afternoon, the light eventually disappears and the shadow also ... 47


Chasseur d’ombre // Hôtel Audessan / 9 rue de la Vieille Intendance


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Kub(or) // H么tel de Belleval / Place de la Canourgue


LA MUTUELLE

Kub(or)

E. CHIAPPONE-PIRIOU / M. ENRICO / D. ROUSSEL / S. SIFFLET [Architectes | Paris, France] Réminiscence d’une boule à facettes fragmentée, le projet se présente comme un mobile éclaté, parsemé dans l’espace de la cour permettant de créer un jeu lumineux fait d’ombres et de reflets. Des câbles sont tendus à différentes hauteurs et des cubes pendent à intervalles réguliers. Leurs faces inférieures sont habillées de miroirs formant une surface qui quadrille le ciel de la cour. Reflet / inversion / projection. Tout se répète pour se confondre in fine dans sa propre image pixellisée, que renvoie le mobile. La démarche se caractérise par la dualité entre un processus génétique complexe, rendu possible par une utilisation poussée de l’outil informatique, et une réalisation des plus simples, facilitée par la maîtrise globale des informations qu’offre le travail computarisé. Avec des moyens simples, l’espace de la cour devient ainsi une fabrique de lumière, où – le temps d’un instant – éphémère et impalpable se matérialisent. The project is a mirror ball split up and scattered in the space of the courtyard creating a game between shadow and light. Cables are suspended at different heights and cubes hang at regular intervals. Their inside faces are dressed with a mirror forming a surface which inverts the sky above the court. Reflection / inversion / projection. Everything is repeated in order to confuse in fine within it’s own pixelated image, which the mobile reflects back The approach is characterised by the duality between complex genetic process, made possible by a use driven by the computerised tool, and the most simple production, made easier by the global command of information offered by computerised work. By using simple means, the space in the courtyard also becomes a light factory, in which -for an instant in time - the ephemeral and impalpable materialise.

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Kub(or) // H么tel de Belleval / Place de la Canourgue


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UKIGUMO - Floating clouds// Hôtel de Griffy / 26 rue de l’Aiguillerie


MoNo

UKIGUMO - Floating clouds

Mami Maruoka NAGASHIMA / Fumiaki NAGASHIMA [Architectes | Yokohama, Japon] Le projet fait appel à une atmosphère de France médiévale répondant à un style ancien japonais. Des colonnes fines symbolisent les colonnes des constructions japonaises traditionnelles et répondent aux colonnes françaises de la cour. Une nouvelle relation naît entre l’espace japonais et la cour grâce aux nuages flottants «UKIGUMO», trait de caractère typique des peintures traditionnelles japonaises, ils servent habituellement de lien entre différentes scènes dans les tableaux. La lumière traverse et se faufile à travers les ballons, offrant une atmosphère entre ombre et lumière permettant une relation intime entre nos deux cultures. The project recalls the atmosphere of medieval France meets ancient Japanese style. Fine columns symbolising columns in traditional Japanese buildings meet with the French columns in the courtyard. A new relationship is formed between the Japanese space and the courtyard thanks to floating clouds called ‘UKIGUMO’, a typical feature in traditional Japanese paintings, they serve as a link between different scenes in paintings. The light comes through between the balloons offering a permanent atmosphere of shadow and light alllowing for an intimate relationship between the two cultures.

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UKIGUMO - Floating clouds// Hôtel de Griffy / 26 rue de l’Aiguillerie


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Performa // H么tel Montcalm / 5 plan du Sauvage


College of Design - University of Kentucky

Performa

College of Design - University of Kentucky, USA Jordan HINES / Joanna GRANT / Ricky SPARKS [Etudiants en Master d’Architecture, sous la direction de M. SPEAK M. MCKAY, L. SWANSON professeurs et architectes au College of Design - Université du Kentucky | Lexington, USA] Performa est une structure multifonction jouant avec l’optimisation, l’accumulation et l’efficacité. Cette unité se compose d’éléments détachables identiques. La flexibilité du système vient de son adaptation au changement de conditions: la structure peut s’étendre sur un grand espace une fois déployée et s’aplatit complètement pour un transport aisé. La structure a un impact sur l’affect sensoriel de l’espace où elle se situe: elle projette une ombre parsemée de passages lumineux permis grâce à ses ouvertures plus ou moins étroites. Ce travail est le résultat de techniques numériques et physiques rigoureuses qui ont permis d’évaluer le potentiel, les limites et les stratégies de fabrication. Performa is a multifunctional structure which plays with optimization, storage and efficiency. This unit consists of identical detachable parts. Its flexibility comes down to its adaptability to the surrounding conditions: the structure can be extended within a large space and once completely folded can be transported with ease. The work explores the sensorial affect of the surroundings: variable apertures of opacity and openness, light and shadow, and their impact on adjacent surfaces. This work is the result of rigorous physical and digital techniques that were used to assess the potential, limits and manufacturing strategies.

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Performa // H么tel Montcalm / 5 plan du Sauvage


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Inauguration et Prix Opening and Prize


Inauguration et Prix Opening and Prize

5ème édition «Il est important de féliciter chacun des participants à cette tous pour cier remer les à aussi car le choix du jury fut difficile. Et je tenais pelliérain un mont au offrir afin loin très s’être déplacé de loin, voir même de constater cette pu avons nous cas, les tous moment de plaisir dans leur ville. En res du jury, memb les avec ulier partic l après midi, en parcourant les cours d’hôte r.» visiteu e chaqu en r éveille su tous la curiosité et le plaisir que vous avez ment Philippe Saurel, Adjoint à l’urbanisme et au développe durable à la ville de Montpellier Président du Jury de la 5ème édition du Festival des Architectures Vives à Montpellier: 63


L’événement The event


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L’événement The event


Historiques des cours Hôtel Mirman / 7 place du Marché aux Fleurs ABC studio Lumi-Air La bâtisse du 13ème-14ème siècle fut réaménagée pour Jean de Mirman par Simon Levesville entre 1634 et 1645, puis à sa suite pendant tout le 3ème quart du 17ème siècle. Le décor de gypserie de l’une des pièces se situe dans cette seconde fourchette. Une étude des styles permet de dater différents remaniements importants vers 1770, au cours desquels entre autre une redistribution a permis de moderniser l’ensemble. L’hôtel était construit sur le modèle d’une maison médiévale en quadrilatère sur cour ayant gardé différents élèments d’origine: son passage d’entrée, sa loge à deux travées, le plafond peint d’une grand-salle et les restes de décoration peinte d’une autre salle. L’espace de la cour centrale, prolongé par un porche couvert voûté d’ogive, est resté à peu près inchangé depuis l’origine, de même que les magasins aussi voûtés d’ogives et l’allée d’entrée voûtée en berceau. La salle se trouvait à l’étage, côté rue jusqu’où menait un escalier extérieur. L’immeuble n’avait anciennement qu’un étage et ses murs de façade étaient couronnés de merlons. Quelques précieux vestiges d’aménagements intérieurs médiévaux méritent d’être signalés : un fragment de fresque à thème de joutes découvert sur le mur d’une pièce du rez-de-chaussée et un plafond à caissons, sculpté et peint, extraordinaire témoignage des échanges culturels ayant existés entre Montpellier et la péninsule ibérique pendant la première moitié du 14ème siècle : ces décors de grand luxe attestent que la prééminence de l’étage n’exclut nullement toute fonction noble au rez-de-chaussée. L’hôtel de Mirman a été classé Monument Historique en 1944. The residence built over the 13th and 14th centuries was refitted for Jean de Mirman by Simon Levesville between 1634 and 1645, and continued again during the 3rd quarter of the 17th century. The gypsery decoration in one of the parts of the building was created during this second campaign of construction. A study of the styles makes it possible to date various important rehandlings around 1770, during which amongst other things a redistribution made it possible to modernise the whole building. The residence was built upon the model of a medieval house in quadrilateral giving access to a courtyard having kept various elements from the original building: its entry passage, its cabin with two spans, the painted ceiling of a large room and remainders of painted decoration of another room. The space of the central court, prolonged by an arched-covered warhead porch, remained unchanged since the original construction, as were the arched warhead stores and the cradle-arched alley entrance. The room was on the ground floor, on the side of the street where an external staircase led. The building had, in the past, only one floor and its frontage walls were crowned with merlons. Some

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invaluable remains of medieval interior installations have to be mentioned: a fragment of fresco with jousting themes discovered on the wall of a part of the ground floor and a coffered ceiling, carved and painted, it is an extraordinary testimony to the cultural exchanges that existed between Montpellier and the Iberian Peninsula during the first half of the 14th century: these luxurious decorations by no means attest that the preeminence of the floor does not exclude, any noble function on the ground floor. The Mirman residence was listed as an Historic building in 1944. Hôtel Saint Côme / 32 Grand Rue Jean Moulin SPLACE Truthehole Montpellier acquiert vers le milieu du 18ème siècle le statut de «pôle méridional de la science française». Alors que la médecine est en plein essor, des chirurgiens encouragés par François Gigot de Lapeyronie tentent de faire reconnaître la chirurgie comme discipline. Par ailleurs François Gigot de Lapeyronie lègue à sa mort quelques 100 000 livres ainsi que deux maisons pour que «sur leur terrain, il soit construit un amphithéâtre pour les démonstrations anatomiques et les logements nécessaires pour les assemblées des maîtres en chirurgie de cette ville». Terrain qui ne sera pas retenu pour l’édification de l’amphithéâtre, du fait de son emplacement peu adapté. Des architectes de Montpellier, mais également de Paris participent au «concours». Il vise à offrir un lieu pour l’enseignement et accueillir entre autres le legs de Lapeyronie. Jean-Antoine Giral voit son projet sélectionné. Pour le nouveau Saint-Côme il a une idée précise: «comme cet édifice public ne saurait être trop solidement construit, je désire qu’on y apporte tous les soins possibles, qu’on en prenne le modèle sur l’Amphithéâtre de Saint-Côme de Paris, et qu’on le rende même plus parfait s’il est possible». La première pierre sera posée le 27 septembre 1752, l’édification elle-même durera près de cinq ans. Malgré les rumeurs circulant autour de l’attribution du projet, l’hôtel Saint-Côme reste selon l’opinion publique un édifice à «l’élégance sobre» et «de belles proportions». L’Amphithéâtre d’Anatomie Saint-Cosme, qui accueille aujourd’hui la Chambre de Commerce et d’Industrie de Montpellier a été classé Monument Historique en 1945. In the mid-18th century Montpellier acquired the statute of “the southernmost pole of French science”. Although medicine was in full rise, surgeons encouraged by François Gigot de Lapeyronie tried to make surgery a recognised discipline. In addition François Gigot of Lapeyronie bequeathed to his death some 100.000 books and two houses so that “on their grounds, there will be built an amphitheatre for giving anatomical demonstrations and the residences necessary for the assemblies of the Masters of surgery of this city’” Grounds which were not used for the construction of the amphitheatre, because of its small size and non-adaptable site. Architects from Montpellier, but also from Paris took part in the “contest”. It aimed to offer a place for teaching and to accommodate the legacy of Lapeyronie. Jean-Antoine Giral’s project


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was selected. For Saint-Côme he had a precise idea, “as this public building will not be firmly built, I wish that all care will be taken, that one will take the model of the Amphitheatre of Saint-Côme in Paris, and that it will be made even more perfect if possible”. The first stone was placed on September 27th, 1752, the construction itself took nearly five years. In spite of rumours circulating around the attribution of the project, the residence Saint-Côme remains, according to public opinion, a building with “sober elegance” and “beautiful proportions”. The Amphitheatre of Saint-Cosme Anatomy, which houses the Chamber of Commerce and Industry of Montpellier today, was listed as an Historic Building in 1945. Hôtel d’Aurès - Conservatoire de Musique de Montpellier / 14 rue Eugène Lisbonne E. QUENEY/M. SCHORK Ombre en Lumière Aux environs de 1700, la propriété figure au compoix divisée en plusieurs lots: maisons, jardin et étable. En 1718, elle est vendue à David Chaunel, receveur du taillon à Montpellier. Celui-ci, remarié, fait construire l’hôtel pour sa jeune femme: cette campagne lui donnera son état actuel. Le bâtiment revient à son fils, qui le vend en 1763 à Jean-Pierre Aurès, seigneur de la Loubatière, près de Pézenas. L’hôtel va alors loger chaque année l’archevêque de Toulouse, pendant la tenue des Etats; à cette occasion, Aurès fera somptueusement décorer le petit salon et le boudoir du rez-de-chaussée. L’hôtel ira ensuite à son fils, Jean-Pierre-Antoine, puis à sa femme Gillette, qui s’en défera au profit de M. Mercier, armateur à Sète, en 1811. La demeure restera par voie d’héritage dans la famille Mercier. Mais en 1868, la municipalité de Montpellier préparait l’ouverture de ce qui devait être la rue Impériale et proposait au propriétaire de l’époque 17 000 francs pour 60 mètres carrés de son terrain. Jaumes refusa, et pour 160 000 francs, se fit exproprier le 24 décembre de la même année. La ville est depuis cette date propriétaire de l’immeuble, qui après plusieurs affectations, abrite aujourd’hui le Conservatoire National de Musique de la ville de Montpellier, et a été classé Monument Historique en 1951. Around 1700, the property appears in the compoix –the ancient property register– divided into several batches: houses, garden and stable. In 1718, it was sold to David Chaunel, who received the talion in Montpellier. He married again, ordered to build the residence for his young wife in the form that can be seen today. The building was returned to his son, who sold it in 1763 to Jean-Pierre Aurès, Lord of Loubatière, close to Pézenas. The Archbishop of Toulouse resided there during government control when Aurès sumptuously decorated the small living room and the boudoir on the ground floor. The residence was then owned by his son, Jean-Pierre-Antoine, and then by his wife Gillette, who sold it to Mr. Mercier, a shipowner from Sète, in 1811. The residence was kept in the Mercier family heritage but in 1868, the municipality of Montpellier prepared the opening of what was to be the Imperial Street and offered the owner at the time 17.000 francs for 60 square metres of its grounds. Jaumes refused, and for 160.000 francs only, was expropriated on December 24th of the same year. Since then the city owns the

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building, which after several assignments, houses the National Academy of Music of the City of Montpellier, and was listed as an Historic Building in 1951. Hôtel / 4 rue des Trésoriers de la Bourse L. BARIAT/ F. DOHEN Cristallisation Le plus vaste hôtel de Montpellier a porté différents noms, notamment ceux des titulaires de cette charge qui l’occupèrent successivement : Pierre de Sartre à partir de 1693, Reich de Pennautier à partir de 1709, enfin Joseph Bonnier de la Mosson à partir de 1712. Si le noyau est l’hôtel de Daniel de Gallières, président de la cour des Comptes, Aides et Finances, propriétaire à partir de 1632, l’édifice actuel est le produit de trois campagnes principales. La première, dans les années 1650, est l’oeuvre de Pierre de Gallières, héritier de l’hôtel en 1652: lui revient le grand escalier de la première cour, oeuvre probable du maçon Antoine Laurens, spectaculaire quoique truffé de fautes de trait, dues au caractère empirique du mode de construction. C‘est sous Pierre de Sartre, que se fit l’extension de la demeure vers l’arrière et que fut édifié le quadrilatère des bâtiments sur jardin, datés de la décennie 1690. Le style des motifs décoratifs et les caractères généraux de la construction évoquent une très probable intervention d’Augustin Charles d’Aviler. Puis c’est à Joseph Bonnier de la Mosson, au début du 18e siècle, d’effectuer la création de la belle porte sur la façade du corps opposé à l’entrée. Celle-ci, très marquée par le style d’Aviler, est assurèment l’oeuvre d’un de ses disciples, peut-être Jean Giral. Le même ornemaniste travaille d’ailleurs au même moment chez le frère de Joseph Bonnier, Antoine Bonnier d’Alco, pour un portail d’allure approchante. Enfin, de nombreuses reprises seront effectuées au 19ème siècle,lui donnant son allure actuelle. L’hôtel du 4, rue des Trésoriers de la Bourse a été classé Monument Historique en 1945. The vastest residence of Montpellier has been renamed several times, it has been named after the several holders of this load who occupied it successively: Pierre de Sartre since 1683, Reich de Pennautier since 1709, finally Joseph Bonnier of Mosson since 1712. If the core is the residence of Daniel de Gallières, Court of Auditors, Aides chair and Finances, owner since 1638, the current building is the product of three main campaigns. The first, in the 1650s, is the work of Pierre de Gallières, heir of the residence in 1652: he received the large staircase of the first courtyard, probably made by the mason Antoine Laurens, which is spectacular but full of feature defaults, due to the empirical character of the way of the construction. When Pierre de Sartre occupied the mansion, the extension of the residence towards the back, and the buildings forming a square were built around the gardens in the 1690s. The style of the decorative pattern and the general character of the construction allow us to think it is probably an intervention of Augustin Charles d’Aviler. Then Joseph Bonnier of Mosson, at the beginning of the 18th century, carried out the creation of the beautiful door on the façade of the building facing the entrance. Marked by the style of Aviler, this work was most likely one of his disciples, perhaps Jean Giral. The same decorator who worked, at the same time, for


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Joseph Bonnier’s brother, Antoine Bonnier d’Alco, conceiving a gate for a similar place. Lastly, many works were carried out in the 19th century, which gave the residence its current feel. The residence on 4, rue des Trésoriers de la Bourse was listed as an Historic Building in 1945. Hôtel Baudon de Mauny / 1 rue de la Carbonnerie G. GIROD Up sky down L’un des seuls hôtels à posséder une façade aussi pure du style de Louis XVI. Il fut construit en 1777. Le style baroque est présent de part ses mascarons, ses guirlandes, ses frises un peu lourdes au-dessus des fenêtres. Cependant l’ornement est moins chargé qu’à l’époque Louis XV: sobre, régulier et géométrique. L’hôtel appartint aux Grasset qui étaient catholiques. Ils avaient prêté de l’argent aux capucins sous le règne de Henri IV pour la construction de leur couvent. Il fut ensuite acheté par Baudon Mauny aux descendants de Fulcran d’Airebeaudouze, d’où son nom: L’hôtel de Baudon de Mauny. Il acheta en réalité deux maisons contiguës, l’une et l’autre et les démolies en partie afin d’arrondir les coins et d’ouvrir au rez-de-chaussée six arceaux dont l’un est utilisé comme porte cochère et les autres à usage de commerce. L’hôtel a été acquis en 1777 et édifié peu d’années après. Sa construction est contemporaine de la guerre d’indépendance de l’Amérique. En effet les deux têtes qui se trouvent sous le balcon ont des coiffures composées de plumes, rappelant ainsi les indiens. Les sous-sols de l’hôtel sont très vastes et sont constitués de deux étages. L’hôtel Baudon de Mauny invente une forme absolument inédite: un grand escalier placé au fond de la cour distribue les étages tandis qu’une extraordinaire galerie lancée comme un pont à travers la cour, relie la cage d’escalier et les appartements à l’étage noble dans le corps de façade. Cet hôtel a été classé Monument Historique en 1964. One of few residences to have a facade that is very pure, in the style of Louis XVI, it was built in 1777. The baroque style is present in its mouldings and cornices, its bold adornments above the windows. However the decoration is less loaded than in the era of Louis XV: sober, regular and geometrical. The residence belonged to the Grasset who were Catholic. They loaned money to the Capucins under the reign of Henri IV for the construction of their convent. It was then bought by Baudon Mauny from the descendants of Fulcran de Airebeaudouze, from where came its name: Hôtel Baudon de Mauny. Indeed he bought two contiguous houses, and those partially demolished, in order to make the corners round and open at the six arches on the first floor, one of which is used as the carriage entrance and the others for commercial use. The residence was acquired in 1777 and built a few years later. Its construction is contemporary, from the war of independence from America. Indeed both heads which are under the balcony have hairstyles consisting of feathers, in the style of the Amercan Indians. The basement of the residence is very vast and covers two floors. The Baudon de Mauny residence invents an absolutely new shape: a huge staircase placed at the bottom of the courtyard that gives access to the various floors. An extraordinary gallery thrown like a

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bridge across the courtyard connects the stairwell and the apartments with the piano nobile floor in the body of the facade. This residence was listed as an Historic Building in 1964 Hôtel Sarret / 12 rue du Palais des Guilhem JMP Land.art.scape.architecture Shadow L’hôtel a semble-t-il été absorbé par un remembrement d’a priori quatre maisons, occupées par des notaires, avocats, chirurgiens. En 1723, Pierre Duran, président à la cour des Comptes, Aides et Finances, demande l’alignement de la façade de «sa maison qui fait coin et qui est proche de celle de monsieur de la Greffe», située sur la rue du Palais. L’alignement est autorisé avec une tolérance de «quatre pouces de sortie», pour les «pillastres de l’ornement d’architecture pour la porte d’entrée». Cette opération date manifestement le gros-oeuvre de la demeure. The residence was absorbed after the regrouping of four houses, where notaries, lawyers and surgeons used to live. In 1723, Pierre Duran, president of the Court of Accounts, Assistance and Finance, asked for the alignment of the frontage of “his house on the corner near the Clerk’s office”, located on Du Palais Street. The alignment was authorised with a tolerance of “four inches of exit”, for the “pilasters of the architecture adornment for the main door”. This operation of alignment clearly dates the structural work of the residence. Hôtel Beaulac / 1 rue du petit Scel N.Grun/p. LaurEnt Vortex L’hôtel est acquis le 27 novembre 1642 par François de Beaulac, conseiller du roi, receveur général des finances en la généralité de Montpellier. La même année, il confie à Simon Levesville quelques travaux dont certains élèments subsistent encore aujourd’hui; l’année suivante, une ordonnance est délivrée portant inféodation et permission à M. le receveur général Beaulac pour faire construire un cabinet avancé dans l’angle de la rue qui va de Saint-Firmin au Palais, joignant sa maison. C’est pourtant au milieu du 17ème siècle que se rapporte stylistiquement le gros du remaniement: la mention de sa porte comme modèle pour celle de l’hôtel de Gayon au 3, rue de la Vieille en 1661, incite à dater le remodelage de l’hôtel de Beaulac peu auparavant. La composition des deux façades sur rue est celle usuelle à l’époque, à double cordon d’étage au-dessus du premier, corniche couronnant le second et attique. Le rez-de-chaussée est ouvert d’arcs de boutique en anse de panier. Les croisées sont couvertes de petits entablements portés sur consoles et le couronnement forme un élèment complet dont la corniche n’est que l’élèment supérieur. L’entrée est une porte cochère rectangulaire en forme de travée dorique sur contre fond à refends. Au début du 18ème siècle, comme en témoigne le décor style Régence des


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balconnets, les croisées sont remaniées en italiennes, sans perdre leur encadrement d’origine. Les allèges au premier sont transformées en balconnets. Garnissant l’angle de la maison, on trouve une figure humaine sculptée accostée de cornes d’abondance, sûrement l’effigie d’un Ploutos, divinité de la Fortune, bien accordée à la fonction officielle de François de Beaulac, qui avait acquis un des quatre offices de trésoriers de France créés en 1627 par Louis XIII. The residence was acquired on November 27th, 1642 by François de Beaulac, adviser to the king, receivergeneral of Montpellier. The same year, he entrusts some work to Simon Levesville some of whose elements still remain today; the following, year an ordinance was issued giving permission to the receiver-general Beaulac to build a cabinet advanced in the angle of the street which goes from Saint-Firmin to the Palace, joining his house. Stylistically, however, it is the middle of the 17th century that the huge rehandling is referred to: the mention of its door as a model for the Gayon residence at 3, rue de la Vieille in 1661, incited to date the replanning of the Beaulac residence a little earlier. The composition of the two street facades was customary at the time, a double cord floor above the first, cornice crowning, the second and the attic. The ground floor opens with basket-handle arches. The windows are covered with small entablatures related to consoles and the crowning forms a complete element whose cornice is only the higher element. The entry is a carriage door in the Doric style. At the beginning of the 18th century, as the Regency balconies prove, the windows are replaced in an Italian style, without losing their original frame. Garnishing the corner of the house, there is a carved human figure flanked by cornucopias, it is most likely an effigy of Plutus, the god of fortune, granted to the official position of Francis Beaulac, who had acquired offices of the four treasurers of France created in 1627 by Louis XIII. Hôtel d’Audessan / 9 rue de la Vieille Intendance BIANCO STUDIO Chasseur d’ombre Le noyau de la parcelle est une «grande maison» avec jardin et puits hérité par Jean de Massane,de Pierre son père, et dont ce dernier «faisait son habitation et demeure». Le plan délaisse tous les motifs charnus chers au maniérisme contemporain, pour s‘en tenir à l’acanthe des consoles et à de minuscules pendentifs en forme de fleurons végétaux dont la grâce s’exalte par contraste avec l’abstraction géométrique du fond. On peut noter des similitudes entre l’hôtel de Castries et celui d’Audessan ; les deux bâtiments sont également à rapprocher du Présidial, oeuvre attestée de Simon Levesville. Il aurait noué pendant sa construction des relations avec toute sa clientèle privée des conseillers aux cours, dont René d’Audessan, qui vont lui commander la réfection ou la reconstruction de leurs vieux hôtels. En dépit des mutilations, s’impose l’évidence d’une oeuvre d’un grand raffinement, ayant tous les caractères d’un prototype provoquant de nouveauté dans le contexte montpelliérain de l’époque, à l’orée du vieux quartier gothique.

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L’hôtel d’Audessan constituerait, peu après 1638, un des tout premiers jalons dans l’histoire de la progression méridionale du modèle de l’hôtel entre cour et jardin. C’est d’ailleurs durant la possession des Audessan que l’hôtel connaît sa plus grande fortune ; il loge en 1660, la grande Mademoiselle, puis le fils légitimé de Henry IV, duc de Verneuil et gouverneur du Languedoc. C’est ensuite au tour de Lamoignon de Basville, Intendant du Languedoc de l’occuper pendant trente ans. A une époque plus récente, Auguste Comte habita plus ou moins longtemps l’hôtel dans lequel ses parents avaient un appartement. Paul Valery lui aussi habita plusieurs années la demeure, y occupant avec sa famille un logement au rez-de-chaussée: c’est là qu’entre deux séjours à Paris, il écrivit «La soirée avec M. Teste». The core of the plot is a ‘large house’ with a garden and a well inherited by Jean de Massane, de Pierre his father, and who “made of it his dwelling and residence”.The plan abandons all fleshy, expensive, contemporary mannerism and retains only the acanthus consoles and the tiny pendant ones in the shape of vegetable florets whose grace is exalted in contrast to the geometric abstraction of the bottom. One can note similarities between the Castries and Audessan residences; the two buildings also bring closer Présidial, a work by Simon Levesville. It would have established, during its construction, relationships with its private advisers to the courts, including René d’Audessan, who ordered him to repair or to rebuild their old residences. In spite of the mutilations, this is obviously a work of great refinement with all the characters of a prototype, innovative in the context of Montpellier at the time, on the edges of the old gothic quarter. The Hôtel Audessan, would become, shortly after 1638, one of the first milestones in the history of the southward progression of the model of the yard and garden. Besides it is when the Audessan family owned the residence, that it knew its greatest fortune; in 1660, Grande Mademoiselle, then the legitimate son of Henry IV, duke of Verneuil and governor of Languedoc stayed there. It was then the turn of Lamoignon Basville, Intendant of Languedoc who lived there for thirty years. In more recent years Auguste Comte lived more or less in the residence in which his parents had an apartment. Paul Valery also lived in the residence with his family for several years, occupying the ground floor:. It was here that, between two trips to Paris, he wrote “An Evening with Mr. Teste”.


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Hôtel de Belleval / Place de la Canourgue LA MUTUELLE Kub(or) A l’origine, l’ancienne demeure des Guilhem faisait retour sur la rue des Puits des Esquille, elle comprenait deux maisons et un verger. La première fut inféodée le 15 juillet 1615 et la seconde le 2 octobre 1643. Leur héritier commun, Charles de Boulhaco fit de ces deux maisons et d’une troisième achetée le 25 janvier 1659, un à laboureur nommé Moulez, un seul et grand bâtiment, qui passa dans la famille de Belleval par mariage. En effet Anne, la fille unique de Boulhaco et de Anna de la Croix de Candillargues, épousa Georges de Belleval et lui apporta après la mort de sa mère, l’hôtel de la place de la Canourgue et le beau Château de la Piscine, route de Lodève. Gaspard de Belleval, fils d’Anne Boulhaco, hérita de l’hôpital de la place de la Canourgue et du Château de la Piscine : en 1709, il épousait Elizabeth de Freyssieu, propriétaire de plusieurs petites maisons attenantes à la Canourgue et formant anciennement la Vestarité, ainsi nommée parce qu’elle avait été la propriété du Vestiaire du Chapître de Maguelone. L’hôtel fut à nouveau agrandi par l’apport de ces maisons et occupa alors tout l’île SainteCroix. La Chapître de Maguelone avait aussi un puits ayant fait partie de la demeure des Guilhem et qui se trouve aujourd’hui dans la maison à l’angle des rues Puits des Esquilles et Vieille Intendance. Cet hôtel qui avait appartenu pendant plus d’un siècle à la famille de Belleval fut ensuite vendu à la Ville pour abriter les services municipaux en 1816 pour la somme de treize mille francs. Originally, the former home of the Guilhem made a return to the street of the Puits des Esquilles and included two houses and an orchard. The first one was indentured on July 15th, 1615 and the second one on October 2nd, 1643. Their common heir, Charles de Boulhaco made two homes , and a third, bought on January 25th, 1659. He gave one to a ploughman called Moulez, the largest of the buildings, which, by marriage, was passed down to the Belleval family. Indeed Anne, the only daughter that Boulhaco and Anna de la Croix de Candillargues had, married Georges de Belleval and gave him, after the death of her mother, the residence on Canourgue Square and the beautiful Castle de la Piscine on rue Lodève. Gaspard de Belleval, son of Anne Boulhaco, inherited the hospital on Canourgue square and the Castle de la Piscine. In 1709 he married Elizabeth de Freyssieu, owner of several small houses adjacent to Canourgue also formerly forming the Vestarité, thus named after it had been the property of the Vestiaire of Chapître de Maguelone. The residence was enlarged again by the contribution of these houses and occupied the entire Saint-Croix island. Chapître de Maguelone also had a well, which had been a part of the house of Guilhem and which is on the corner of the Puits des Esquilles and Vieille Intendance today. This residence, which during more than a century had belonged to the family of Belleval was then sold to the City to shelter the municipal services in 1816 for the amount of thirteen thousand francs.

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Hôtel de Griffy / 26 rue de l’Aiguillerie MONO Ukigumo - Floating clouds L’hôtel actuel a été construit avec trois anciennes maisons qui s’étendent de la rue Glaize à l’andronne séparant ainsi le 26 et le 24 de la rue de l’Aiguillerie. Il avait comme limite Sud une autre ruelle qui rejoignait la rue Glaize, qui s’est appelée autrefois rue de l’Alouette, par un porche dénommé au 15ème siècle «porche à Griffy». De ce château primitif il ne reste que très peu de vestiges. L’un des copropriétaires de cet hôtel avait nettoyé ses caves et avait découvert des salles voutées ainsi qu’un passage très ancien, qui avait été muré mais qui pouvait servir de communication avec les immeubles situés en face. Les Griffys, une des familles de commerçants italiens, prirent possession de l’hôtel vers la fin du 15ème siècle et le gardèrent pendant une centaine d’années puis, l’immeuble, à la suite du mariage de Garsinde de Griffy fut transmis à la famille Roquefeuil qui le conserva pendant plus de cent ans. Cette famille était très connue en Languedoc depuis la croisade des Albigeois. De Garsinde de Roquefeuil l’hôtel passa à la famille Pavée de Villevieille où cette dernière demanda, en 1758, l’autorisation de faire placer deux animaux représentant les armes de sa famille à l’extrémité de l’entablement. A l’intérieur de la cour, se trouve ces colonnes d’ordre toscan, le motif sculpté au-dessus de la porte d’entrée du jardin qui représente un fleuve ainsi que de jolis balcons avec leurs beaux motifs donnant sur la cour intérieure, et de nombreux vestiges de l’époque de Louis XIII. Les dernières constructions furent au 18ème siècle où l’hôtel passa entre les mains des Soubeyran de Vic puis fut vendu à la Dame Coste de Féjorgues. Enfin un passage souterrain devait conduire à l’hôtel de Planque situé en face. L’hôtel de Griffy a été classé Monument Historique en 1944. The current residence was built with three ancient houses which extended to the rue Glaize at the corner of numbers 26 and 24 on rue de l’Aiguillerie. To the south it was limited by another alley which joined rue Glaize, which was formerly called rue de l’Alouette, linked thanks to a hall from the 15th century: “Griffy’s hall”. Of this primitive castle there are only very few vestiges. One of the co-owners of this residence who cleaned the caves and discovered vaulted rooms, and an old path, that have been closed. It was probably used to communicate with the buildings around it. The Griffy, a family of Italian retailers, bought the residence at the end of the 15th century and kept it for decades. Then after Garsinde de Griffy’s wedding, it was handed over to the Roquefeuille family, who owned it for more than a hundred years. This family was famous in Languedoc since the Albigeois crusade. Then it fell into the possession of the Pavée of Villevieille family, who asked in 1758 for the authorization to set two animals to represent the coat of arms of the family. Inside the courtyard, there are columns of the Tuscan order, the motif sculptured above the front door of the garden which represents a river as well as attractive balconies with their beautiful motifs giving onto the courtyard inside, and numerous vestiges of the era of Louis XIII. The last constructions were built in the 18th century when the residence was then own by Soubeyran de Vic and then was sold to the Lady Coste de Féjorgues. Finally a subway was built that lead to the residence de Planque situated in front of the Hôtel de Griffy. The residence was listed as an Historic Building in 1944


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Hôtel Montcalm / 5 plan du Sauvage COLLEGE OF DESIGN, UNIVERSITY OF KENTUCKY Performa Le processus de constitution de cette parcelle est particulièrement difficile à établir ainsi que l’établissement des bâtiments qu’elle porte dont l’hôtel Montcalm. Le noyau du remembrement est l’hôtel de Calvet, importante parcelle avec le jardin faisant angle des rues de l’Ancien Courrier et rue Saint Guilhem, la plus importante parcelle de l’îlot. Probablement à la suite d’un partage, et vrai semblablement d’un mariage, le besoin se fit sentir courant 17ème siècle de créer, à côté de l’hôtel d’origine, une nouvelle unité d’habitation ayant son entrée, sa cour et ses distributions indépendantes de la précédente. Il fallut adjoindre à la parcelle d’origine une nouvelle parcelle pour pouvoir y aménager la cour et la nouvelle entrée. Il s’agit là d’une impasse ouvrant sur la rue du même nom: ce passage, en effet très étranglé, de la voirie médiévale, n’en était pas moins une artère très fréquentée de la ville, avant les percements haussmanniens de la ville. Des travaux sont signalés en 1951; d’autres en 1680 il semble que le travail de remodelage de la demeure se soit étalé sur cette longue période sans qu’aucun élèment probant de style permette d’établir une chronologie précise du chantier. A l’heure actuelle les deux unités d’habitation correspondant aux hôtels de Calvet et de Montcalm, continuent de figurer au cadastre sous le même numéro, chacune possédant son accès particulier, même si les deux sont très étroitement imbriquées : le corps de logis de Montcalm est compris sous le même couvert de toiture que le fonde l’hôtel de Calvet et le même espace libre, à l’origine le jardin du seul hôtel de Calvet, tient lieu aussi de jardin pour l’hôtel de Montcalm. La scission de l’unité d’habitation d’origine en deux correspond sans doute à une nécessité momentanée du groupe familial Calvet-Montcalm, la vieille maison démodée des Calvet étant par la suite affectée comme annexe de la nouvelle consacrée à l’usage locatif. L’hôtel Montcalm a été classé Monument Historique en 1944. The process of the constitution of this plot is particularly difficult to establish as well as establishing those of the buildings which it holds including the Montcalm. The core of the regrouping is the Calvet, an important piece with the garden at the corner of rue de l’Ancien Courrier and rue Saint Guilhem, the most important piece of the block. After a division, most likely a divorce, in the 17th century they needed to create a new housing unit with its own entrance, its own courtyard and its own independent distribution next to the original building. There it was necessary to associate the original parcel with a new parcel in order to arrange the courtyard and the new entrance. There is a dead end opening onto the street with the same name: this passage, indeed extremely cut-off from the medieval roadway system, was no less than a very important artery before the Haussman bore holes through the city. Building work was planned in 1951; it seems that other work in 1680, of replanning the residence was spread across this long period without any convincing element of style, making it possible to establish a precise chronology of the building site. Today, the two housing units corresponding to Calvet and Montcalm continue to appear in the land register under the same number, each one having its particular access, even if both very

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Historiques des cours History of the courtyards

narrowly overlap eachother: the main building in Montcalm shares the same roof as the Calvet and the same free space, as the original garden of the only residence in Calvet, which is also used by the Montcalm. The separation of the original housing unit undoubtedly corresponds to a temporary need for the family group Calvet-Montcalm, the old obsolete house of Calvet was then treated as an appendix to the new house which is now rented out. The Hôtel Montcalm was listed as an Historic Building in 1944.

Source pour les historiques des cours: D.R.A.C., Service Régional de l’Inventaire, J-L Vayssettes et B. Sournia


Contacts Equipes Team Contacts A Lumi-air //

ABC Studio Doonam BACK / YannCACLIN

Prix 2010

postmaster@abc-studio.net Nancy - France

ABC-studio est la rencontre de deux architectes de culture et de vision différentes. Doonam BACK et Yann CACLIN se rencontrent à l’école d’architecture de Nancy dont ils sont diplômés en 2008. De retour d’un voyage de 4 mois autour du monde, l’agence est créée en 2009 à Nancy. Le travail de l’agence trouve ses racines dans une définition de valeurs éthiques en amont d’une recherche architecturale. La volonté principale est de développer une démarche la plus juste possible. Pour le parti pris architectural, pour les rapports humains, pour les choix économiques: Qualité du lieu, dialogue, équilibre, conviction, simplicité. ABC-studio est un lieu d’expression et d’échange de compétences variées. Par une démarche ouverte, nous développons un esprit de travail en évolution permanente. Abc-studio is the meeting of two architects of diferent culture and vision. Doonam BACK and Yann CACLIN meets at the school of architecture of Nancy in which they were graduated in 2008. Of return of a 4 months around the world journey, the agency is created in 2009 in Nancy. The work of the agency fi nds its roots in a defi nition of ethical values upstream to an architectural research. The main will is to develop the most just possible approach. For the architectural prejudices, for the human relationships, for the economic choices : quality of the place, dialogue, balance, conviction, simplicity. ABC-studio is a place of expression and exchange of varied skills. By an opened approach, we develop a working spirit in permanent evolution.

B Cristallisation //

L. BARIAT / F. DOHEN Laurent BARIAT / Fanny DOHEN

assoc.cube.a@gmail.com Lyon - France

Après leurs études à Versailles, Chicago et Lyon, Fanny Dohen et Laurent Bariat ont continué ensemble leur parcours dans l’architecture. Tout au long de ces années, ils ont développé des pensées communes qui les ont amenés aujourd’hui à vouloir collaborer sur des concours d’idées et installations temporaires en créant l’association Cube-A qui, pluridisciplinaire par essence, a pour vocation de promouvoir tout type de créations. Ayant tous deux un intérêt particulier pour le travail de la lumière en architecture. Le Festival des Architectures Vives de Montpellier leur a donné l’excellente occasion d’expérimenter, concevoir et réaliser une installation livrant leur interprétation de la lumière. After their studies in Versailles, Chicago and Lyon, Fanny Dohen and Laurent Bariat followed together their way in architecture. So, throughout these years, they developed common thoughts and will. They collaborated on competitions of ideas and temporary installations

by creating the association Cube-A which, multidisciplinary by definition, promote creations. Having both a particular interest for the light in architecture. The Festival of the Lively Architectures of Montpelier gave them the excellent opportunity to experiment, to conceive and to realize an installation delivering their interpretation of the light.

C Up sky down//

G. Girod Guillaume GIROD

guillaume.girod@hotmail.fr Grenoble - France

Guillaume Girod est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble. L’habilitation HMONP a été obtenue en octobre 2009. Convaincu que l’architecture se découvrait hors des murs de l’école, des expériences diverses et variées sont venues enrichir le parcours universitaire. De nombreux concours d’idées ont permis de développer une pensée autonome et de commencer à structurer une démarche. L’agence Guillaume Girod architecte est créée en novembre 2009. La narration est la base de développement de projets. C’est l’élément fondateur. Il est le résultat d’une histoire construite qui se soustrait à toute logique formelle ou de mode, la démarche ne se réduit pas au champ de l’architecture, elle s’ouvre à des pratiques annexes. Elle est multiple. Guillaume Girod is gratuated of the Ecole Nationale Supérieure d’Architecture of Grenoble.He had the HMONP in 2009. Convinced that the architecture is outside the walls of the school, diverse and varied experiences came to enrich the university way. Numerous ideas allowed to develop an autonomous thought and to begin to structure an approach. The Guillaume Girod agency architect is created in November, 2009. The story is the base of development of projects. It is the founding element. It is the result of a constructed story which escapes in any formal logic, the approach is not reduced to the fi eld of the architecture, it is open to secondary practices. It is multiple.

D Shadow//

JMP LAND.ART.SCAPE.ARCHITECTURE Josep MUÑOZ i PÉREZ

jmp@jmp.cat Barcelone - Spain

Josep Muñoz i Pérez, architecte de l’Ecole Technique Supérieure d’Architecture de Barcelone, UPC 2002. En 2006, FAD (Fostering Arts and Design) reconnait Josep Muñoz i Pérez comme Jeune Architecte Emergeant. En 2008, L’Ecole d’Architecture de Catalogne lui décerne le prix du Jeune Architecte 2008. En tant qu’architecte, Josep Muñoz i Pérez recherche, participe, crée et expérimente différents champs architecturaux. Il est aujourd’hui installé en tant qu’agence jmp.land.art. scape.architecture. Ses travaux ont été reconnus, récompensés et publiés au niveau national et international.. 83


Contacts Equipes Team Contacts Josep Muñoz i Pérez, architect by Escola Tècnica Superior d’Arquitectura de Barcelona, UPC 2002. In 2006, FAD (Fostering Arts and Design) awarded Josep Muñoz i Pérez as a Young Emerging Architect. In 2008 The Architectural College of Catalonia awarded Josep Muñoz i Pérez as a Young Architect 2008. Josep Muñoz i Pérez, as an architect, researches, participates, creates and experiments in different architectural fi elds, nowadays settled in jmp land.art.scape.architecture, slp. His work has been awarded and published at national and international level.

E Truthehole //

SPLACE Andrea BOSIO / Giacomo CASSINELLI / Antonio LAVARELLO / Katia PERINI / Fabio VALIDO

Mention 2010

splace@live.it Genova - Italy

Splace, créé en 2009 par cinq architectes de Gènes, est le résultat d’une collaboration issue d’un parcours de formation commun. L’idée est de développer les thèmes architecturaux les plus courants: la relation avec les media, les questions d’espaces publics et de transformations, la réutilisation d’immeubles à l’abandon, la mise en relation avec d’autres arts. Splace est une organisation ouverte, informelle et flexible où des techniques et intérêts différents et complémentaires se mélangent : développement urbain durable, outils et langages informatiques au service de l’architecture, investissement photographique, solutions historiques et esthétiques… Parmi les expériences les plus récentes, il y a «In/comunicazione , une exposition-workshop interdisciplinaire pour de jeunes artistes ; l’exposition a été mise en place par Splace à Scalinata Borghese, nouvel immeuble d’art nouveau, à l’abandon depuis 40 ans.

Par le biais d’appels à projets semblables à celui du FAV, ils réalisent régulièrement des expérimenta-tions à la marge de l’architecture et de l’art au travers d’installations éphèmères lors de festivals. Nicolas Grun and Pierre Laurent are both graduated from the Ecole d’Architecture of Strasbourg in 2007. Members of the collective ar’t’chitecte of Strasbourg, they intend to open soon their agency of architecture. They experiment transverse architecture, in zero volume in a research for intensity rather than for density. They want to constitute the space without necessary buildings. Their interventions release the line and the space by giving power to the light and to the games of scales. Their work is noticed during the competition Minimaouse 3, the days of the architecture of Strasbourg, the Bostik art trophy by the competition Algéco... By fetivals as FAV is, they realize regularly experiments outside of the architecture and of the art through short-lived installations during festivals.

G Chasseur d’ombre //

BIANCO Studio Giorgio BURRAGATO / Maurizio BURRAGATO

info@biancostudio.it Milan - Italy

BIANCOSTUDIO est créé en 2009 par Maurizio et Giorgio Burragato dans l’intention de rechercher une conception de haute qualité. Nous recouvrons tous les travaux d’architecture, de conception d’intérieur et de paysages. Giorgio Burragato (Architecte, Italie) : Depuis 1994, il travaille en freelance, en coopération avec différentes entreprises d’ingénierie et d’architecture dans le cadre de construction d’immeubles et de maisons privés. Maurizio Burragato (Architecte, Italie) : Depuis 2001, il a commencé à travailler en freelance à Milan, en coopération avec différentes entreprises d’ingénierie et d’architecture.

Splace has been founded in 2009 by fi ve young architects from Genoa, connected by common working, didactic and research experiences. The design team represents the result of previous collaborations, after sharing a formative path. The idea is to develop some of the most current architectural topics: the relationship with mass media, the issues about public spaces uses and transformations, the temporary reuse of abandoned buildings, the connections with other arts. Splace is an informal, fl exible and open organization, where different and complementary interests and skills mix up: urban sustainability, digital tools and languages for architectural analysis and design, photographic investigation, historical and aesthetical issues. Splace works on graphics, photography, exhibition, urban happenings and installations, architectural competitions.

BIANCOSTUDIO was born in 2009 from Maurizio and Giorgio Burragato with the mission of reaching a top quality design level. They work above all on architecture, interior design and landscape. They have been rewarded in many different competitions. Giorgio Burragato (architect - Italy): Since 1994 he works as freelance, in cooperation with many other architecture and engineering companies, in the fi elds of private buildings, constructions and housing. In 2007 he won a special certifi cation as “sustainability specialist”. Maurizio Burragato (architect - Italy): Since 2001 he started to work as freelance in Milan, in cooperation with many other architecture and engineering companies.

F Vortex //

H Kub(or) //

Vortex Nicolas GRUN / Pierre LAURENT

pierrelaurent0810@hotmail.com Strasbourg - France

Nicolas Grun et Pierre Laurent sont tous deux diplômés de l’école d’architecture de Strasbourg en 2007. Membres du collectif d’ar’t’chitecte strasbourgeois 3RS, ils projettent d’ouvrir prochainement leur agence d’architecture. Ils expérimentent une architecture transversale, à volume zéro dans une recherche d’intensité plutôt que de densité. L’enjeu est de constituer l’espace sans forcément construire d’édifice. Leurs interventions libèrent la ligne et l’espace en donnant plein pouvoir à la lumière et aux jeux d’échelles.

LA MUTUELLE E. CHIAPPONE-PIRIOU / M. ENRICO / D. ROUSSEL / S. SIFFLET

lamutuelle.archi@gmail.com Paris - France

Issus de l’Ecole d’Architecture de Paris-la-Villette, nous avons créé La Mutuelle, croisement de nos quatre personnalités, de quatre pratiques singulières qui, par-delà leurs différences, se rejoignent dans cette plateforme d’expérimentation qu’est ce collectif. L’attention que nous portons à l’architecture, à la ville et au territoire est le moteur essentiel de nos ambitions. Au travers de notre pratique, nous explorons la relation que ces champs entretiennent avec leur


Contacts Equipes Team Contacts environnement, en nous interrogeant sur la place qui peut être la leur dans une société en perpétuelle évolution. La Mutuelle se veut être une plateforme : la mise en commun de nos expériences et de nos compétences, tant pratiques que théoriques, nous permet aujourd’hui de mener à bien plusieurs projets, à des échelles et dans des domaines différents. Cette diversité est sans doute ce qui nous caractérise. From the School of Architecture of Paris-La-Villette, we created La Mutuelle, the crossing of our four personalities, four singular practices which, beyond their differences, join in this collective platform of experiment. The attention which we carry in the architecture, on the city and on the territory is the essential engine of our ambitions. Through our practice, we investigate the relation these fields have with their environment, by questioning us about the place in a society in perpetual evolution. The mix of our experiences and our skills, practical and theoretical, allowed us to bring to a successful conclusion several projects, in diferent scales and domains.

I UKIGUMO - Floating clouds//

MoNo Mami Maruoka NAGASHIMA / Fumiaki NAGASHIMA

mono@zj9.so-net.ne.jp

Yokohama - Japon

MoNo est une agence japonaise d’architecture de première classe basée à Yokohama, composée de deux architectes, Fumiaki Nagashima et Mami Maruoka Nagashima. L’agence est investie dans l’enseignement de l’architecture sous plusieurs formes et dans l’architecture à différentes échelles: design, architecture urbaine, architecture d’intérieur et de produits, l’art de l’installation, le graphisme et la vidéo... En 2009, MoNo remporte un concours d’installation et d’exposition artistique en Autriche «Light and atmosphere in the Japanese Way» dans le cadre du 140ème anniversaire du jumelage japonais-autrichien. MoNo s’est fait remarqué au cours de différents concours et expositions, (Daylight Spaces, TIA Scholarship Award 2007...). Le travail de MoNo se base sur une atmosphère japonaise unique en utilisant des technologies contemporaines et non pas en se limitant aux méthodes et matériaux traditionnels. MoNo is a Japanese fi rst class architectural offi ce of two architects : Fumiaki Nagashima and Mami Maruoka Nagashima, in Yokohama, Japan. In 2009, MoNo carried out an exhibition of installation art «Light and Atmosphere in the Japanese way» in a suburb of Vienna, Autria, for the 140th friendship anniversary Japan- Austria. It expressed a space like Japanese bamboo forest, with many devices put lushly that moved softly and changed lights and atmosphere. Their work had been noticed in Japan and abroad. The common denominator of their activities, installation art, product and architecture is to make up a world that has Japanese unique atmosphere by contemporary industrial technology, not by especial or limited traditional method and material. We will retry to create our own world in the FAV 2010.

J Ombre en lumiere //

E. QUENEY / M. SCHORKY Emilie QUENEY / Markus SCHORK

markus@atelierschork.com / mail@emiliequeney.org Maine et Loire - France

Mention 2010

Emilie Queney fait des études d‘arts appliqués à Besançon, d’architecture intérieure à l’école Boulle à Paris puis d’architecture à l’ENSAPB et l‘ENSAPLV. De 2002 à 2007, elle travaille au sein d‘agences d‘architecture et architecture intérieure à Besançon, Berlin, Lausanne et Paris. De 2008 à aujourd’hui, elle travaille en free-lance dans des agences d‘architecture à Paris, participe à des concours ouverts d‘architecture et de paysage. Markus Schork est né à São Paulo en 1975. Il fait des études de design et de photographie à l’école InD (Düsseldorf et Hamburg) auprès de G. Rothemann et V. Heinze. En 2000, il fonde les Atelierschork avec son frère Francisco. Cette collaboration concerne différents projets allant de la photographie d‘architecture à des installations numériques, en passant de 2003 à 2004 par la création de la galerie temporaire galeriepostkarte ayant pour vocation l‘édition de cartes postales d’artistes locaux. De 2000 à aujourd’hui, il travaille à Hambourg en freelance dans les domaines du design et des media numériques.

Emilie Queney studies decorative arts in Besançon, interior design at the school Boulle in Paris then architecture in the ENSAPB and the ENSAPLV. From 2002 till 2007, she works within agencies of architecture and interior design on Besançon, Berlin, Lausanne and Paris. From 2008 to today, she works in freelance in agencies of architecture in Paris, participates in competitions of architecture and landscape. Markus Schork was born in São Paulo in 1975. He studies design and photography at the school InD (Düsseldorf and Hamburg) with G. Rothemann and V. Heinze. In 2000, he creates Atelierschork with his brother Francisco. This collaboration concerns various projects going of the photography of architecture to numeric installations, in passing from 2003 till 2004 by the creation of the temporary galeriepostkarte, this gallery have for vocation the publishing of postcards of local artists. Today he works in Hambourg in freelance in the field of design and numeric media.

K Performa //

College of Design - UniversitÉ du KENTUCKY Jordan HINES / Joanna GRANT / Ricky SPARKS Etudiants en Master d’Architecture, sous la direction de M. SPEAK - M. MCKAY, L. SWANSON professeurs et architectes au College of Design - Université du Kentucky

mikemckay@uky.edu Lexington –USA

Chaque année, le Festival des Architectures Vives invite une Université. Pour la cinquième édition du Festival des Architectures Vives, l’université invitée est le College of Design, University of Kentucky, Lexington Kentucky USA, sous la direction de Michael SPEAK. Ainsi, cette année, les Professeurs Michael McKAY et Liz SWANSON se joignent à nous avec trois de leurs étudiants. Each year, the Festival des Architectures Vives invites a University. For the fi fth edition of the Festival des Architectures Vives, the University invited is the College of Design, University of Kentucky, Lexington Kentucky USA. Dean : Michael SPEAK. Thus, this year, the Profesors Michael McKAY and Liz SWANSON join us with three of their students.

85


Crédits Credits

Organisateurs Organizers Festival des Architectures Vives à Montpellier organisé par l’association Champ Libre. Association de loi 1901, présidée par Elodie Nourrigat et Jacques Brion architectes. L’association basée à Montpellier a pour vocation la diffusion de la culture architecturale. Association Champ Libre: 2 rue Saint-Côme. 34000 MONTPELLIER. t : 04.67.92.51.17 / f : 04.67.92.51.77 asso_champlibre@yahoo.fr http://favmontpellier.nerim.net

Remerciements Acknowledgements Pour leur soutien For their support

Ville de Montpellier

Préfecture Languedoc Roussillon, Direction Régionale des Affaires Culturelles Languedoc Roussillon

Région Languedoc Roussillon

FDI Groupe

Crédit Immobilier de France Méditerranée

Département Hérault

Ordre des Architectes Languedoc Roussillon

Mutuelle des Architectes Français assurances

KPMG Enterprise - France

Pour la diffusion For the diffusion

RFM Maison de l’Architecture Languedoc Roussillon


Crédits Credits

Aux membres du jury To the members of the jury:

Philippe SAUREL, Adjoint à l’urbanisme et au développement durable, Ville de Montpellier, Président du jury Dominique GUERIN, Directeur Général de FDI Groupe Martin MOREAU, Journaliste Midi Libre Laurent DUPORT, Architecte

Pour la mise à disposition des cours For opening the courtyards:

la Chambre de Commerce et d’Industrie de Montpellier / La Première Présidente et le Procureur Général de la Cour d’Appel de Montpellier / le Président, le Vice-Président et le Greffier en Chef du Conseil des Prud’hommes / Conservatoire à Rayonnement Régional de la Communauté d’Agglomération de Montpellier / la copropriété du 4 rue des Trésoriers de la Bourse / la copropriété du 9 rue de la vieille intendance / la copropriété du 12 rue du Palais des Guilhem / la copropriété du 26 rue de l’Aiguillerie / la copropriété du 7 place du Marché aux Fleurs / la copropriété du 1 rue du petit Scel / la copropriété du 1 rue de la Carbonnerie / la copropriété du 5 plan du Sauvage

Graphisme Graphic Design

Médiateurs présents dans les cours The mediators present in the courtyards:

Edition Publishing

Coordination: Manon BRISSAUD Martin BOMBAL, Estelle CORAIL, Antoine DUBOIS, Marine DUPONT, Lucile FALEK, Manon GAY, Estelle GENET, Laurianne HORTALA, Marion MOUSTEY, Eliott PENEL, Marine PIERSON Pauline HELIÈS, Jeremy TRUCAS, Aliénor DÉRIJARD, Charles ESCUDIER

Traduction Translation

www.federationofideas.com

Direction d’art Art direction Mauricio O’Brien

Impression Printing EL TINTER

Association Champ Libre 2 rue Saint-Côme 34000 Montpellier T: +33 4 67 92 51 17 F: +33 4 67 92 51 77 Email: asso_champlibre@yahoo.fr

Manon BRISSAUD

Photographe Photographer Paul KOZLOWSKI Association Champ Libre

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Autres livres de l’association Champ Libre Other books from the association Champ Libre Beyond Shrinking Japan, 2003 // ISBN: 2-9519793-0-4

Cette publication a été imprimée à El Tinter, une entreprise certifiée ISO 9001, ISO 14001, EMAS et FSC de la chaîne de traçabilité avec le numéro 006 811.

Easily Flooded Architecture, 2004 // ISBN: 2-9519793-1-2 ADN Studios d’Architecture, 2005 // ISBN: 2-9519793-3-9 ADN Studios d’Architecture, 2006 // ISBN: 2-9519793-6-3

Le papier utilisé dans la présente publication est un papier couché mat Symbol Freelife Satin 150gr certificat FSC pour l’intérieur et de carton couché Gemini 300gr également certifié FSC, pour les couvertures. L’utilisation label FSC signifie que le papier utilisé provient de la gestion responsable des forêts, avec une certification de la chaîne de traçabilité qui assure la gestion environnementale, économique et sociale responsable des forêts.

City of Innocence, 2006 // ISBN: 2-9519793-5-5 FAV – Pop-City Montpellier, 2006 // ISBN: 2-9519793-7-1 Nano City, 2007 // ISBN: 2-9519793-8-X FAV – Jeux de Cour Montpellier, 2007 // ISBN: 2-9519793-9-8

Empreinte écologique du livre : Chaque exemplaire pèse 760,5g et voici les déchets et matières premières en rapport avec sa production: Matières premières: 1.85 kg Résidus: 1.18 kg Consommation H20: 12.20 l Consommation d’énergie: 7.67 kWh Les émissions totales et enregistrées dans le processus d’impression sont de 3.95 kg de CO2 par unité. (Nb : Ne comprend pas les émissions provenant de sa conception, la mise en page, distribution ou impression. )

ISBN: 978-2-9533985-2-6 EAN: 9782953398526

Entropia, 2008 // ISBN: 2-9519793-2-0 FAV – In[side] out Montpellier, 2008 // ISBN: 2-9519793-4-7 World Architecture Workshop, 2008 Post-Oil Cities, 2008 // ISBN: 2-9533985-0-2 FAV – Ephémères Curiosités, 2009 // ISBN: 2-9533985-1-9 +info: asso_champlibre@yahoo.fr


Festival des Architectures Vives 2010 : Entre ombre et lumière  

Depuis 2006, le Festival des Architectures Vives cherche à sensibiliser le grand public à l’architecture et lui donner des clefs de compréhe...

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