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dossier

igny, côté jardins Eco-citoyenneté obligations professionnelles. C’est comme des vacances ! » Et d’ajouter : « Nous sommes assez sensibles à l’écologie. Nous n’utilisons pas de produits chimiques, nous déposons le bois à la déchetterie, nous possédons un compost, le tri sélectif et les produits bio n’ont plus de secret pour nous… » Retraité chaleureux et accueillant, casquette vissée sur la tête, Gaston Cullier nous ouvre les portes de sa belle bâtisse. Depuis 1973, il vit ici et entretient avec amour un impeccable jardin de 180 m2. A raison de 8 heuress par jour. Un travail de longue haleine. Salades, des, échalot échalotes, tes, tomates, roquette, betteraves, haricots haricots verts, persil, rose roses, es, ce cerisier, prunier, pommier er ss’agencent av avec goût et harmonie. Cet ancie ien n chauffeur de taxi tax ne se cache pas d’être é également galement bricoleur. « Je recycle l’eau de plluie ie via une gouttière reliée à un tuyau d’arrrossage. Compte tenu de la raréfaction de l’or bleu, cela me paraît élément lémentaire ntaire et me pe perm met de réaliser de grandes économ écon nomies », exxp plique-t-il avec une joie communicativ cative. ve Petite touche d’exotisme. d’exotism me. En matière d’espaces verts, le centre-ville e n’est n’est pas en reste. Depuis 2002, Patrick y possède possèd ède trois serres de 53 m2 abritant quelque quelq elque 4 500 cactus. Leur origine ? L’Amér mériqu érique latine et l’Afrique. Passionné de botanique bottanique depuis sa prime enfance, ce spécia ialiste liste avoue être fascin fasciné par « ce règne vég pa égé étal » qui dépasse e la vie humaine maine : « Certain Certaines es espèces menac menacées ont plus de 200 ou 300 ans. Leur floraison f est abab solument magnifique. ique. Je suis toujours auta autant impressionné par leur eur capacité d’adapta d’adaptation au manque d’eau. »

Les jardins créent du lien Il existe aussi à Champigny mpigny des jardins collectifs. Créée en 2001, l’association ’asso Jardin du Petit Bois gère un espace ce ap appartenant à la Ville, au pied du stade René René-Rousseau. Il s’agit d’une ancienne serre re m municipale. Composé aujourd’hui de neuff par parcelles de 90 m2 chacune, cet écrin de verdure dure est une bouffée d’oxygène. Mieux, un n antidote antido au stress. Plantes potagères mais aussi ros rosiers,

tulipes et autres annuelles… « On a l’impression d’être à la campagne, on respire, on se sent revivre, raconte Nicole Pellerin, présidente de cette association de neuf amis. On prend le temps de se retrouver en fin d’après-midi pour discuter, s’échanger des plantes ou entretenir nos parcelles de terre. C’est un véritable mode de vie. » Petit détour du côté de la Cité blanche. Claude Bellanger est responsable de l’antenne campinoise de la Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs. Son rôle ? Attribuer des potagers, encadrer les jardiniers de la cité et prodijard guer uer des conseils. IIl participe à la gestion de 27 parcelles de 100 10 m2 chacune, arrangées il y a un an danss le cadre de la réhabilitation de la cité opér érée par l’Opac 94. Pour lui, la présence de cet espace vert participe au bien-être re de tous : « Les potagers incitent les riverai erains ins à sortir de chez eux pour jardiner et ssympathiser. ympathis Une pratique tissant du lien social e et apaisant les tensions. » Petite nouveauté, il est prévu d’installer vea er prochainement une parcelle pédagogique que réservée ré aux enfants du groupe scolaire olaire Joliot-Curie. Petite excursion, n, enfin, au centre de loisirs municipal de l’e enfance (CLME) attenant nt à l’école maternelle MauriceThorez aux Mordacs. Gurvan Bricauud, responsable du centre, nous ouvre ses portes. rtes. Ici s’offre aux enfants un potager de 150 m2. Une chance unique pour un établissement ssement classé en zone d’éducation prioritaire. oritaire. Une trentaine de variétés variétés, dont des kiwis, du fenouil ou des aubergines, aube peuple ce jardin ludique. ludique « Quelque Quelq 80 enfants prennent part, chaque merc mercredi, aux travaux de jardinage avec beaucoup uco d’assiduité. Ils sèment les graines, enlèvent ève les mauvaises herbes, entretiennent la te terre, s’occupent de l’arrosage, la récolte et la cuisine. Ils sont très intéressés pour apprendre le cycle de vie d’une plante au rythme des saisons. saison Notre

Adoptez quelques bons gestes ! Nul besoin d’abuser des produits chimiques, arroser le soir après la tombée du jour, choisir des plantes peu gourmandes en eau, utiliser du vinaigre pour désherber, de l’ail pour éloigner les pucerons, fabriquer de l’engrais naturel grâce à un compost… Davantage de conseils sur www.jardiniersdefrance.com. Enfin, penser à la collecte des déchets verts à domicile organisée du 15 mars au 15 décembre ou au dépôt volontaire à la déchetterie municipale. (Renseignements au numéro Vert : 0 805 700 500.)

potager est un excellent support pour les sensibiliser aux questions d’environnement. Ils auront vécu ici une belle histoire avec la nature », se réjouit Gurvan Bricaud. Le 20 mai dernier a même eu lieu au CLME MauriceThorez la journée de l’environnement. Au menu : ateliers, bourses d’échanges de plantes et exposition de photographies de Yann Arthus-Bertrand. L’occasion de rapprocher les associations, les parents et les riverains. Autant d’exemples montrant que Champigny la citadine a su garder un côté très nature. Une fibre re que tout un chacun peut cultiver en laissa sant libre court à son imagination, même sur su son balcon ou sur un rebord de fenêtre… e… „ JEAN-BAPTISTE FERRIÈRE PHOTOS VIRGINIE HELLOT

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Champigny-notre-ville juin 2009  

magazine de la ille de Champigny, juin 2009

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