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• Emilie Deslandes, Nouara Djebbar, Sandra Bellec, Emilie Renard, auxiliaires de puériculture au Multi-accueil Pauline-Kergomard En quoi le travail d’équipe pluridisciplinaire est-il important pour assurer une bonne qualité d’accueil ?

Chaque professionnel a un rôle différent. Les auxiliaires de puériculture assurent les soins au quotidien (l’hygiène, les repas, les jeux) pour le petit groupe d’enfants dont elles sont référentes. Le poste de l’EJE (Educatrice de Jeunes Enfants) est complémentaire : il répond aux besoins psychomoteurs et pédagogiques de l’enfant différemment, notamment grâce à un apport théorique plus important mais aussi parce que l’EJE a une vision plus globale, de l’extérieur, et peut voir des choses que ne voient plus les auxiliaires. Le lien et les discussions avec l’EJE permettent aux auxiliaires de se remettre en question, de s’interroger sur leurs pratiques, au bénéfice des soins apportés à l’enfant. L’EJE a aussi un rôle à jouer dans le lien avec les parents. En tant que tierce personne entre les parents et les auxiliaires, il permet d’améliorer le relationnel avec les parents et donc avec les enfants. L’agent technique joue aussi son rôle dans l’équipe auprès des parents - il accueille souvent les familles à l’entrée de la crèche. Le psychologue et le médecin viennent une fois par semaine dans l’établissement  : ils observent les enfants. Les problèmes rencontrés sont évoqués avec les auxiliaires. C’est aussi un moment où les auxiliaires peuvent parler d’elles, de leur travail, de leurs éventuelles difficultés ou incompréhensions. C’est très important pour elles d’avoir un espace dans lequel elles peuvent parler de leur ressenti. Cela fait, elle peuvent se concentrer sur leur travail auprès des enfants.

Journal des Conseils de crèches municipales

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Somm

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Dossier

La qualité d’accueil ? Une exigence de notre métier

Comment les parents sont-ils intégrés au projet pédagogique, quelles sont vos relations ?

La période d’adaptation quand l’enfant arrive pour la première fois en crèche et les premiers moments d’accueil sont très importants pour la suite. Les auxiliaires notent qu’il est très important d’associer les parents au projet éducatif commun, de ne pas être « celles qui savent tout, mieux que les parents ». Au contraire ce sont les parents qui « savent pour leur enfant ». Il y a une claire volonté de ne pas mettre en porte-à-faux les parents, de comprendre leur fonctionnement interne. L’équipe est dans la recherche du compromis. La relation avec les parents est très importante et conditionne pour beaucoup la relation à l’enfant. Si les parents sont en confiance, l’enfant sera en confiance. Si l’enfant sait que son parent à une place dans la tête des auxiliaires au multi accueil, il sera rassuré, sécurisé.

Journal rédigé par les membres du Conseil des crèches de Champigny Réalisation: service communication Photos: Virginie Hellot et Didier Rullier. Maquette et illustrations: Anne de Courseulles. Coordination : Frédérique Nevière Ce journal est aussi le vôtre: n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques, impressions, critiques ou encouragements…

juin 2011

Edito

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Ce travail d’équipe permet un meilleur accompagnement de l’enfant et donc un meilleur soutien à la parentalité.

La transmission des informations le matin est un moment clé de la journée  : l’auxiliaire référente et les parents s’assoient, à hauteur de l’enfant et les parents racontent le vécu de l’enfant pendant la période où il n’était pas à la crèche. C’est d’autant plus important dans un multi-accueil car les enfants ne sont pas là toute la journée ni même tous les jours. C’est le moment où l’on aide les parents à passer le cap de la séparation, à passer le relais aux auxiliaires, il y a souvent de la culpabilité à laisser son enfant : on rassure le parent, donc on rassure l’enfant.

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ésorganiser et rendre moins efficace le service public pour justifier la privatisation de ses missions, tel est l’objectif de la politique du gouvernement dans le secteur de la Petite Enfance. Les dernières dispositions législatives adoptées - notamment le décret Morano en juin 2010 - portent en elles une détérioration sévère de la qualité d’accueil des enfants et des conditions de travail du personnel. L’introduction de la logique marchande dans le secteur, via la tarification à l’heure et la mise en concurrence des structures par les incitations au développement de structures privées, complètent le tableau noir des politiques gouvernementales de la Petite Enfance. En tant qu’élue, mon action est guidée par la volonté de garantir à l’ensemble de la population un service public de la Petite Enfance de qualité. Mon rôle est triple : - Premièrement, analyser en les replaçant dans un contexte global les évolutions en cours, et les faire connaître. C’est ce que nous faisons en collaboration avec le service de la Petite Enfance de Champigny au travers des Conseils de Crèches, des réunions de personnel et du Journal de Crèche que vous tenez entre les mains. - Deuxièmement, construire et donner à voir un projet politique alternatif pour la Petite Enfance. C’est le sens de mon implication au sein du collectif « Pas de bébés à la consigne » et des convergences que nous souhaitons encourager avec d’autres associations et collectifs du secteur. - Enfin, traduire par notre action sur le terrain ces orientations politiques en collaboration avec les professionnels du secteur. Ainsi, la municipalité, dans un contexte budgétaire difficile, se bat pour préserver la qualité d’accueil au sein des structures municipales, améliorer les structures existantes et encore mieux répondre aux besoins des familles. Notre action s’inscrit dans le contexte d’une échéance électorale capitale pour l’avenir des politiques nationales de la Petite Enfance. Les élus et les professionnels du secteur sont disponibles pour changer les choses, il nous reste à organiser des temps de construction commune. Ensemble, parents, citoyens, professionnels, élus, montrons qu’un autre chemin est possible pour le « devenir » de notre société. Jeannick Le Lagadec Conseillère municipale déléguée à la Petite Enfance.

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La qualité d’ac cueil ? Une exigence de notre métier G

• M. Benmeddour, représentant des parents à la crèche Jean-Effel

arantir la qualité d’accueil des tout petits est l’un des objectifs prioritaires des professionnels des structures municipales de la ville. L’accueil vise à assurer la sécurité affective de l’enfant, lui permettre de se développer à son rythme, comme un sujet à part entière dont les besoins psychologiques et affectifs sont pris en compte au même titre que ses besoins alimentaires et d’hygiène. La volonté de proposer un accueil de qualité se traduit au quotidien dans les pratiques des équipes municipales de la petite enfance. Elles veillent à : Offrir un accueil personnalisé  : après observation des besoins individuels, le personnel adapte sa relation à chaque enfant, en tenant compte de ses spécificités. Ainsi, les rythmes de l’enfant sont respectés (sommeil, développement) et les soins adaptés à ses besoins, en fonction de sa maturité psycho-affective. Etablir des repères stables au sein de la structure  : une professionnelle de référence accompagne l’enfant et sa famille, depuis l’arrivée à la crèche jusqu’au départ à l’école, sur un cycle de trois ans. L’auxiliaire de référence propose un accueil individualisé en lien avec une connaissance précise de l’enfant et de son environnement familial. Cette relation privilégiée entre l’enfant, la famille et le professionnel au sein de la collectivité, participe à l’établissement de repères affectifs suffisamment fiables pour permettre à l’enfant de se socialiser sereinement.

Quels sont les aspects les plus remarquables de la qualité d’accueil telle que pratiquée dans les structures campinoises ?

• Mme LALES, directrice, et Mme MAZEL, directrice-adjointe à la crèche Jean-Effel Garantir la « continuité psychique de la journée » : pour garantir la sécurité psychique de l’enfant les professionnels créent des repères qui lui permettent de se situer dans le temps et l’espace. De même pour créer un sentiment de continuité pour l’enfant entre son vécu à la crèche et sa vie de famille, les équipes parlent des membres de leur famille et font des liens pour accompagner la séparation. Définir clairement le rôle de chacun : la fonction éducative et socialisatrice des personnels de la petite enfance ne se confond pas avec la fonction parentale. Pour que chacun soit à sa place, il est nécessaire, au-delà de la convivialité, d’établir un véritable dialogue avec les familles. Les professionnels sont à l’écoute des besoins et questionnements des parents pour les soutenir et optimiser la qualité de l’accueil. Donner à l’enfant la possibilité d’être acteur de son développement : le personnel encourage l’autonomie de l’enfant en lui proposant de faire par lui-même et pour lui-même. Il soutient la « vitalité  découvreuse » de l’enfant tout en gardant une grande disponibilité pour le sécuriser. Ainsi, les enfants doivent pouvoir bouger, grimper, manipuler, se déplacer, pour satisfaire leur soif de découverte et faciliter leur apprentissage par l’expérimentation. Développer le projet de la structure et travailler en équipe : le temps accordé à l’analyse des pratiques, en équipe, face à un « travail complexe » et pluridisciplinaire est primordial. Chaque intervenant (auxiliaire de puériculture, éducateur de jeunes enfants, puéricultrice, CAP Petite Enfance, agent des services techniques, médecin, psychologue) joue un rôle important et complémentaire dans l’évolution de l’enfant. Il est essentiel de partager les expériences de chacun autour du projet commun centré sur les besoins de l’enfant.

Comment mettez-vous en œuvre les principes de la qualité d’accueil au sein de la crèche ?

Accueillir en crèche demande des moyens humains suffisants pour assurer l’accompagnement de chaque enfant et de chaque situation familiale au sein de la collectivité. Le rôle de la direction est donc d’abord de s’assurer que le personnel est bien formé et en nombre adapté par rapport à des normes de sécurité légales, mais aussi pour le bien-être psycho-affectif des enfants. La gestion des recrutements, des plannings et de l’encadrement au quotidien doit garantir une continuité d’accueil. De plus la formation continue des professionnels de la crèche se poursuit lors des réunions en commun avec le pédiatre et le psychologue, où l’équipe interroge ses propres pratiques afin de toujours mieux répondre aux besoins des enfants et de leurs parents. Enfin, le monde de la petite enfance est essentiellement relationnel, le rôle de l’équipe d’encadrement est donc de favoriser des échanges sereins entre les professionnels et les familles et de maintenir un dialogue continu au sein de la structure afin que les enfants s’épanouissent.

Quels sont les principaux bénéfices constatés ?

Lorsque le nombre d’encadrants est suffisant et que la réflexion commune autour du projet d’établissement est dynamique, on observe des enfants qui deviennent de plus en plus autonomes et qui évoluent en se socialisant dans un milieu stimulant. Le fait d’avoir un rapport privilégié avec une auxiliaire référente pendant le cycle des trois ans en crèche permet à l’enfant de se construire en tant qu’individu particulier au sein d’un groupe et donc de devenir un être social. Maintenir des conditions d’accueil exigeantes s’inscrit dans un projet de société, car les enfants en crèche sont des futurs adultes qui auront acquis des notions de vie en société importantes : le respect de soi et des autres, ou encore le partage de moments conviviaux comme les repas, les jeux, les festivités.

Je suis très satisfait de la façon dont se passent les transmissions d’information avec les auxiliaires de puériculture référentes, que ce soit celles qu’on donne en laissant notre fils le matin, ou celles qu’on reçoit quand on le récupère le soir. On apprend qu’il fait en collectivité  des choses qu’il ne fait pas chez nous. Parfois ce n’est pas l’auxiliaire référente qui donne les infos mais ce sont des questions d’horaires de travail et c’est bien normal. L’Educatrice de Jeunes Enfants (EJE) est aussi présente et fait part des apprentissages des enfants. En petite section, il existe des transmissions écrites sur les rythmes de l’enfant (repas, repos, activité) avec codes couleur: les auxiliaires remplissent le tableau pour la journée et les parents le reste du temps. Même si ça demande du travail et qu’on ne voit pas forcément l’intérêt au début, on se rend rapidement compte que cela permet de connaître les rythmes de notre enfant et de suivre son évolution. Et l’évolution est visible au fil du temps, les rythmes deviennent réguliers. J’ai remarqué que mon enfant connaît toutes les auxiliaires de sa section : il existe un vrai travail d’équipe entre les auxiliaires et en même temps une relation privilégiée est maintenue avec l’auxiliaire référente pour les moments clés de la journée (repas, change,…). Tous les parents sont régulièrement invités à des réunions par la direction : on évoque différents thèmes (la propreté, les repas). Ce sont des moments importants, on apprend des choses sur les enfants et sur les méthodes pédagogiques de l’équipe, par exemple comment les enfants acquièrent de l’autonomie à travers des activités quotidiennes : mettre la table, la débarrasser...

Respecter la dignité de l’enfant : les enfants sont respectés comme des personnes à part entière, car ils sont des adultes en devenir. Il est donc primordial de leur transmettre une vision sereine du monde social et collectif. 2

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Les représentants de parents élus au Conseil de crèche pour l’année 2010-2011 Elections des 7 et 8 décembre 2010

• Crèche Françoise-Dolto Mme Marie-Liesse LEQUILLERIER Mme Muriel MANETTI

• Crèche Les Pâquerettes Mme Stéphanie GORGE Mme Cécile STCHOUROFF-GUILLARD M. Paskell GUILLERMO Mme Aurore CHANDELIER

• Crèche Jean-Effel M. Sébastien ROI M. Nadir BENMEDDOUR Mme Tifenn LAUNAY M. Rémy GAUTIER

• Crèche familiale Mme Vanessa VU THI THU DING Mr Salem Zaïdi

• Multi Accueil Mme Emmanuelle VOLLAIS Mme Véra LOPES DA GRACA Parmi eux,

Mme Marie-Liesse LEQUILLERIER

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Mme Muriel MANETTI

M. Sébastien ROI

M. Nadir BENMEDDOUR

Mme Tifenn LAUNAY

M. Rémy GAUTIER

Mme Cécile STCHOUROFFGUILLARD

Mme Emmanuelle Mr Salem Zaïdi Vollais

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Comptes-rendus des Conseils de Crèche Conseil de crèche du 17 juin 2010 Lors de ce Conseil de Crèche, les services de la Petite Enfance ont présenté la nouvelle réglementation des modes d’accueil. Le décret du 7 juin 2010 portant sur le fonctionnement des établissements d’accueil des jeunes enfants, publié à l’initiative de Nadine Morano, secrétaire d’État chargée de la Famille et de la Solidarité, institue un assouplissement significatif des règles régissant les modes d’accueil de la petite enfance. Il entraîne une baisse de la qualité d’accueil et une dégradation des conditions de travail des professionnels.

• Accueil en surnombre

Les crèches peuvent inscrire plus d’enfants qu’il n’y a de places d’accueil pour tenir compte du fait que tous les enfants ne sont pas présents en même temps. Le but est d’augmenter artificiellement le nombre de places disponibles avec le même nombre de personnel, en visant un taux moyen d’occupation de 100%. Le décret prévoit de faire passer ce surnombre de 10% à 20% pour les établissements de plus de 40 places, soit jusqu’à 12 enfants en plus pour une crèche de 60 enfants. Si tous les enfants inscrits sont effectivement présents, les professionnels devront gérer 72 enfants en même temps ! Mme Le Lagadec précise que la municipalité s’est engagée à ne pas appliquer le surnombre de 20% tant que la CAF ne l’impose pas comme critère obligatoire pour l’attribution des aides financières.

• Taux d’encadrement des enfants par du personnel qualifié (Auxiliaire de Puériculture, Educateur de Jeunes Enfants, Infirmière, Psychomotricien) Il passe de 50% à 40% minimum. Les 60% restant pouvant être occupés par des titulaires d’un CAP Petite Enfance, une formation courte, accessible dès 16 ans et disparate dans les enseignements dispensés d’une formation à une autre. Cela entraîne une baisse de la qualification professionnelle du secteur. Certains parents s’interrogent sur l’impact de cette disposition quant au niveau de qualification du personnel dans les structures municipales. M. Flament, Directeur de la Petite Enfance, répond que l’objectif fixé par la mairie est d’atteindre 100% de personnel qualifié et donc de favoriser au maximum l’emploi d’auxiliaires de puériculture. A Champigny, le taux de personnel qualifié est donc bien supérieur à ce qui est exigé par la loi. Par ailleurs, pour faire face aux pénuries de personnel, la mairie a décidé de former à ses frais huit agents volontaires au métier d’auxiliaire de puériculture. Ces personnes sont maintenant en poste dans les crèches municipales. • Projet d’expérimentation des jardins d’éveil

Suite aux suppressions de postes dans l’Education Nationale liées au non remplacement d’un professeur sur deux, de nombreuses classes de petite section sont fermées, entraînant une forte baisse du taux de scolarisation des 2-3 ans sur l’ensemble du territoire. Comme réponse au déficit d’accueil de cette classe d’âge, le gouvernement envisage la création dans un futur proche de « jardins d’éveil » ayant un taux d’encadrement de 1 professionnel pour 12 enfants et une capacité maximale de 80 enfants de 2 ans ou plus. La moitié du personnel devra être «  qualifiée  ». Pour ce faire la Caf a sollicité de nombreuses collectivités pour expérimenter la mise en place dès 2008.

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Enfin, nous avons évoqué la volonté de la municipalité de maintenir des contrats d’accueil de 5 jours par semaine, afin de garantir la continuité de l’accueil, de maintenir une cohérence territoriale avec les crèches départementales et de limiter l’introduction de la logique comptable induite par la mise en place de la Prestation de Service Unique dans les structures de la petite enfance.

Conseil de crèche du 2 février 2011 Afin de faire état des luttes du secteur de la Petite Enfance, la ville de Champigny a invité Mme Delmas, représentante du collectif « Pas de bébés à la consigne ». Lorsque le projet de décret Morano fut rendu public, les professionnels du secteur de la petite enfance furent reçus par Nadine Morano, mais leurs craintes et revendications ne trouvèrent pas d’échos. Ils créèrent alors le collectif «  Pas de bébés à la consigne  » regroupant des associations professionnelles, des syndicats et des associations de parents. Objectif : alerter les parents, les élus et les professionnels, des dangers de cette réforme qui introduit la notion de rentabilité dans le secteur, au détriment de la qualité d’accueil des enfants et des conditions de travail des personnels. La première réunion de mars 2009 fut suivie d’une grande mobilisation pour demander le retrait du décret et des projets du gouvernement. Le secteur de la petite enfance est resté fortement mobilisé (grèves, manifestations, etc.) jusqu’au printemps 2010. Malgré tous leurs efforts, le décret est signé en juin 2010. L’initiative de la Ville d’inviter Mme Delmas a été particulièrement appréciée par les parents dont l’un souligne qu’ils sont très mal informés de cette situation jugée inquiétante.

• Le collectif aujourd’hui

Un gros travail a été entrepris pour comparer les formations délivrant le diplôme du CAP Petite Enfance. Il est très difficile d’y voir clair : les formations durent de 3 à 10 mois, avec ou sans stage pratique, par correspondance ou dans un établissement. Les centres de formation privés agréés par l’Education Nationale se multiplient car la filière a été fortement mise en avant. Beaucoup de personnes s’y inscrivent par défaut, sans attrait particulier pour la petite enfance. Parallèlement, on observe une pénurie de personnel qualifié en Ile-de-France, car il y a peu de formations qualifiantes. Malgré la parution du décret, le collectif continue la lutte pour le maintien de la qualité d’accueil : rencontre avec les élus, avec l’association des maires de France, etc. Le 29 janvier dernier, le collectif s’est réuni et a présenté son « Plan d’urgence en faveur de l’accueil de la petite enfance ». Pour se rappeler aux bons souvenirs du gouvernement et exiger le retrait du décret, une grande journée de mobilisation a eu lieu le 11 mars dernier dans toute la France sous l’intitulé « Collectif Pas de bébés à la consigne – Acte 2 du mouvement de la Petite Enfance » En fin de réunion, des parents ont demandé s’il était possible de créer un collectif « Pas de bébés à la consigne » dans le Val-deMarne. Cette demande est en cours d’étude.

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A petits pas - numéro 5