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Refondation de l’école et rythmes scolaires vis ! a e r t o 8 zv Donneltation page Consu

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2013

Pour une large concertation réflexion sur les nouveaux programmes doit concourir à définir de nouveaux horaires adaptés aux besoins des enfants. Nous sommes particulièrement attachés à la gratuité de l’école, à la lutte contre les inégalités entre les territoires. Il ne s’agit pas non plus de remettre en cause la qualité du périscolaire que nous avons construit dans notre ville depuis près de 80 ans. Le débat doit permettre d’échanger sur cette question fondamentale afin de prendre le temps nécessaire de formuler les avis de toutes et tous et d’avancer ensemble vers une proposition. Dans cet esprit, nous organisons, comme nous le faisons toujours à Champigny, une consultation démocratique la plus large possible pour que chaque famille, chaque enseignant, chaque agent territorial des écoles puissent exprimer ses priorités.

Dans notre ville, la concertation sur les rythmes scolaires a été engagée à l’occasion des rencontres des 25 février, et 11 juin, de nombreuses réunions se sont tenues dans les écoles et un débat a eu lieu le 5 novembre qui a rassemblé environ 250 participants. Le Conseil municipal a voté le report pour la rentrée 2014 de la mise en œuvre du décret sur les rythmes scolaires. Il l’a fait avec une majorité unie et complète, avec la diversité des groupes. A Champigny, le débat reste ouvert, nous avons besoin de poursuivre les discussions avec l’ensemble de la communauté éducative. La meilleure solution dans l’intérêt des enfants doit être trouvée dans le cadre d’une large concertation. Il ne faut pas oublier l’essentiel  : l’école publique doit être faite pour la réussite de tous et notamment ceux qui n’ont que l’école pour réussir. La P.1


Les grandes lignes du décret sur les rythmes scolaires Le décret relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires du 24 janvier 2013 fixe de nouveaux principes d’aménagement de la semaine scolaire : • L’étalement des 24 heures d’enseignement hebdomadaire sur neuf ½ journées, incluant le mercredi matin (ou le samedi matin sur demande d’une dérogation auprès de la Direction académique des services de l’Education nationale - DASEN), • Une journée de classe de maximum 5 heures 30 et d’une ½ journée de maximum 3 heures 30, Une pause méridienne de 1 heure 30 au minimum, • La journée de classe sera en moyenne allégée de 45 minutes et ce temps sera à la charge des collectivités territoriales.

Pour une école de la réussite pour tous

Le décret prévoit que le maire peut faire des propositions d’organisation du temps scolaire qui sont soumises à l’approbation de la directrice académique des services de l’Education nationale (DASEN), à qui il revient de décider si elle approuve ou non ces propositions. Et si le maire ne transmettait aucune proposition, c’est la DASEN qui arrêterait unilatéralement les nouveaux horaires. Le maire aurait alors uniquement un délai de 15 jours pour donner son avis. D’où l’importance de réfléchir ensemble, en amont, à l’organisation qui conviendrait au plus grand nombre.

Les parents, les enseignants, les citoyens, les élus, sont particulièrement attachés à une école de qualité, laïque et gratuite. Après la politique de démantèlement de l’école publique menée par le précédent gouvernement, la loi de refondation de l’école votée en juillet dernier comporte des avancées. Mais des questions essentielles restent en suspens  : le devenir des RASED pour l’aide aux élèves les plus en difficulté, l’éducation prioritaire, la formation des enseignants, la réflexion sur les programmes scolaires, les effectifs par classes trop élevés… Une politique nationale d’éducation ambitieuse pour nos jeunes doit être menée. Elle doit assurer pour tous et sur tout le territoire l’égalité d’accès aux savoirs, à la culture, aux diplômes et aux qualifications. Le décret sur les rythmes scolaires risque d’accroitre les inégalités entre les territoires. Il prévoit des transferts de l’Etat vers les collectivités locales alors même que les moyens qui leur sont attribués sont en régression. P.2


Ce que fait actuellement la commune durant le temps scolaire Son souhait est de l’améliorer

Avec les enseignants, l’école à Champigny c’est : • 8 361 élèves scolarisés, • 66 ATSEM dont la mission est d’assister les enseignants des classes de toute petite et de petite section des écoles maternelles, • Les projets culturels, sportifs, de découvertes... Les enseignants sont accompagnés par les services municipaux et financés en partie, • Scolarisation des enfants porteurs de handicap et accueil dans les restaurants scolaires et dans les CLME, • Travail éducatif et ludique de toutes structures liées à l’enfance, • 30 à 32 séjours en classe de découverte de 10 ou 15 jours organisés chaque année dans les 4 centres de vacances de la ville (2 à la montagne : Flumet et Peisey-Nancroix ; 2 à la mer : Oléron et Argelès), soit 700 enfants chaque année, • Mise à disposition de cars municipaux pour faciliter les apprentissages scolaires à dominante culturelle et de découverte, soit 210 ½ journées, • Actions culturelles avec notamment la programmation Jeune Public avec les enseignants, • Actions des bibliothèques municipales autour de la lecture, • Actions et cycles sportifs dans le cadre scolaire (cycle natation, patinoire, canoë-kayak…), • Actions de prévention Santé menées par les Ateliers Santé-Ville, • Actions de prévention routière à destination des élèves des écoles élémentaires, • Mise à disposition de moyens techniques pour les fêtes d’écoles, • 14 régisseurs présents pour assurer l’accueil, la sécurité et le suivi des travaux des bâtiments scolaires, Afin de renforcer les possibilités de déplacement pour les classes, la municipalité a décidé l’achat d’un car supplémentaire ainsi que la création d’un poste de chauffeur. P.3


Une offre périscolaire de qualité à Champigny sur toute la journée et dans notre centre de Chanteloup qui accueille 250 enfants par jour l’été et le mercredi à partir du mois de mai. Champigny compte également 4 écoles de pratiques artistiques  : musique, danse, arts plastiques et théâtre qui accueillent plus de 300 enfants le mercredi matin. Les clubs sportifs accueillent environ 600 enfants le mercredi matin et plus de 300 participent à des activités diverses (culturelles, artistiques…). Le décret sur les rythmes scolaires vise à ce que les communes prennent en charge des temps d’école sans les enseignants. Avec quels moyens, quels personnels et pour quels contenus ? Les communes n’ont pas à se substituer à l’Education nationale. Nous souhaitons, au contraire, préserver et renforcer ce qui existe à Champigny de qualité dans le périscolaire et l’extrascolaire avec notamment tous les séjours de vacances proposés.

«Des centaines d’enfants participent aux pratiques des clubs sportifs, notamment le mercredi matin. Il est impossible d’organiser des activités sportives utiles pour les enfants sur les créneaux de 30 ou 45 minutes dans des locaux inappropriés. Il faut donc préserver la qualité du travail des clubs. Cette désorganisation qui découle du décret sur les rythmes scolaires n’est pas acceptable. Il faut tout remettre à plat et engager une véritable concertation avec tous les acteurs concernés.» Jean-Jacques Mailler président du Red Star club de Champigny

A Champigny, la réussite des enfants et des jeunes est une priorité. C’est pourquoi, aux côtés de l’Ecole de la République, la ville avec ses partenaires a développé une offre périscolaire très diversifiée, ouverte à tous et de qualité, qui participe à l’épanouissement des enfants. Chaque mercredi, plus de 2 500 enfants participent à des activités sportives, culturelles et de loisirs.

Le périscolaire pendant la journée d’école :

Les centres de loisirs accueillent ainsi plus de 1 300 enfants dans les 16 accueils que compte la ville et les deux centres de loisirs en milieu ouvert. Des activités pédagogiques de grande qualité y sont menées

• 67 % des élèves déjeunent dans les restaurants scolaires sans condition d’inscription • 5 400 repas servis chaque jour, soit 755 000 par an Dans les maternelles, les enfants sont accueillis par les animateurs du centre de loisirs à partir de 16h30 jusqu’à 19h Organisation des études dirigées en élémentaire de 16h30 à 18h : 1 500 enfants chaque soir, Après l’étude dirigée, les élèves du CP au CE2 peuvent être pris en charge de 18h à 19h par les animateurs du centre de loisirs, Un accueil gratuit le matin de 8h à 8h20 : environ 2 000 enfants sont ainsi accueillis (400 en maternelle et 1 600 en élémentaire).

L’ AMF (Association des Maires de France) demande la pérennisation des participations de l’Etat puisque il y aura permanence des dépenses. Sans attendre l’AMF demande la création d’un groupe de travail spécifique Etat – communes pour aboutir à une estimation partagée du coût de la réforme. Ce coût actuellement estimé à 150€ par enfant et par an devra être confirmé début 2014 sur la base de la mise en place du nouveau décret dans les communes concernées. A ce jour l’AMF a obtenu la reconduction en 2014 du fonds d’amorçage pour toutes les communes soit 50€ par an et par enfant.

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Des avis à connaitre : ceux de l’Académie de médecine et de l’Académie de pharmacie : L’académie de médecine a estimé qu’il était nécessaire de prendre en compte prioritairement le souci de l’intérêt des élèves plutôt que celui des adultes : « la semaine de 4 jours était un contre sens biologique et il est préférable que la demi-journée supplémentaire soit choisie le samedi matin afin d’éviter la désynchronisation inévitable de l’enfant en début de semaine. La pause de la journée du mercredi est une nécessité pour une bonne récupération des enfant en milieu de semaine ». Pour sa part, l’académie de pharmacie préconise notamment le positionnement de la demi-journée le samedi afin d’éviter un week-end trop long et des horaires de coucher par deux fois décalés.

A Paris, où le décret a été mis en place en septembre 2013, plus de 420 directeurs sur 600 ont cosigné une lettre où ils constatent de nombreux dysfonctionnements : • Les conditions de sécurité mal assurées, • Une confusion totale pour les élèves qui ne savent plus se situer par rapport aux adultes référents… • La confusion des finalités du scolaire et du périscolaire… Les directrices et directeurs d’écoles exigent que le Ministère réaffirme la « prépondérance de l’Ecole à l’Ecole ».

Les dangers, les premières expériences dans d’autres villes et ce qu’il ne faut pas faire :

Si le décret est imposé Un nouvel accueil multi activités le matin

Pendant la concertation, il est apparu une opposition au décret dans son ensemble, et notamment à la mise en place de temps éclatés ne permettant pas un accueil de qualité. 30 ou 45 minutes ne permettent pas l’organisation d’activités adaptées aux besoins des enfants. Ce serait chaque soir, 600 adultes à recruter pour les 8 400 enfants campinois qui ne feraient que de la garderie. L’expérience des communes qui ont mis en œuvre le décret en Septembre 2013 montre les grandes difficultés à organiser ces temps de manière générale et plus particulièrement s’ils sont situés après la pause méridienne ou en fin d’après midi. Les activités ne s’adressent pas à tous les enfants, et les enfants des écoles maternelles sont fatigués et perturbés par cette multiplication d’adultes et de temps différents. Si la priorité est donnée à la réduction de la journée de l’enfant, l’idée d’un accueil multi activités calme le matin permet à la fois d’accueillir dès 8H00 les enfants mais aussi de permettre à tous ceux qui le peuvent de venir plus tard à l’école.

A la suite de la concertation avec la communauté éducative, la municipalité a soumis la proposition d’une journée de classe débutant à 8h50 et non plus à 8h20 comme aujourd’hui à Champigny. Dans cette perspective, la ville réfléchit à la mise en place d’un accueil multi activités du matin de 50minutes (de 8h à 8h50). Il sera ouvert à tous et gratuit. Les activités proposées seront calmes et tiendront compte des arrivées échelonnées  : lecture, dessin, musique, jeux informels… Les enfants seront accueillis dans des lieux aménagés (accueils dans les centres de loisirs, espaces partagés avec l’école…). En maternelle, les enfants seront encadrés par les ATSEM qui les connaissent bien et les accompagnent tout au long de la journée soit un adulte pour 15 enfants. En élémentaire, des personnels déjà présents sur d’autres temps de l’enfant seront sollicités. La coordination sera assurée par des personnels d’animation soit un adulte pour 25 enfants.

Et combien cela coûte à la commune ! Quelle que soit l’hypothèse retenue, ce sont des dépenses nouvelles imposées à la commune. Les premières estimations sont d’environ : • 300.000 € pour un accueil le matin et classe le samedi. • 900.000 € pour un accueil le matin et classe le mercredi Les dépenses pourraient s’élever à 1.500.000 € pour des activités de 15h45 à 16h30 et classe le mercredi.

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POSITION DES PARENTS  Pour la FCPE une position d’abord dans l’intérêt des enfants.

Position de la PEEP sur la réforme des rythmes scolaires - Nov 2013

La FCPE 94 indique que la réforme de l’Ecole est indispensable ainsi que celle des rythmes mais qu’elle doit se faire dans l’objectif d’améliorer la réussite des élèves, contre toute considération partisane ou budgétaire. C’est donc une réforme scolaire qu’il faut faire et non pas une réforme du périscolaire, avec des principes fondamentaux : • L a FCPE défend la gratuité de l’école et au droit à l’égal accès de tous les élèves au service public de l’éducation, de qualité. Nous voyons bien que cette réforme nous en éloigne • L a réforme scolaire doit permettre à tous les élèves d’apprendre plus et mieux, de comprendre ce qu’ils apprennent sur les 8 ou 9 ans d’école primaire (maternelle et élémentaire), dans tous les domaines, y compris sportif, artistique et culturel. •T  ous ces domaines et niveaux d’enseignement doivent donc relever de l’Education Nationale qui en garantira l’égalité des droits d’accès sur tout le territoire et leur qualité à tous les élèves. •U  ne dotation pérenne doit être garantie aux collectivités qui souhaitent s’engager dans la mise en place d’activités périscolaires, afin de contribuer en particulier au recrutement du personnel nécessaire.

Compte tenu de la réalité locale de notre ville et de nos écoles, l’association PEEP des écoles de Champigny sur Marne est opposée à une application  de la réforme des rythmes scolaires telle qu’elle est proposée sachant que nous ne disposons pas de: • personnel formé, en nombre suffisant, capable de proposer de vraies activités à caractère sportif ou culturel • locaux adaptés pour proposer ses activités parce que les classes doivent rester le lieu des apprentissages avec l’enseignant(e). La réforme actuelle va provoquer une perte de repères pouvant générer de l’angoisse pour nos enfants. • structures insuffisantes pour proposer des activités sportives et culturelles en toute équité pour tous les enfants de notre ville. La réforme actuelle va créer des inégalités entre les petits campinois du simple fait des structures disponibles à proximité des différentes écoles. Les retours que nous avons des villes ayant déjà adopté ces nouveaux rythmes sont très inquiétants. Aussi, nous demandons dans un premier temps un nouveau report de la réforme dans l’attente d’un bilan objectif et exhaustif des communes  ayant mis en place ces nouveaux rythmes sur une année complète. Cela permettra de proposer aux autres villes de véritables améliorations dans l’organisation de la journée des enfants. Nous voulons pour la réussite de tous les enfants une réforme ambitieuse avec • des programmes recentrés sur les fondamentaux • et une vraie prise en charge de la difficulté scolaire avec le retour de l’aide personnalisée et d’une aide spécifique pour les enfants en grande difficulté. Nous voulons aussi que chaque commune ait le choix d’opter pour le rythme le mieux approprié à sa situation locale. Si  malgré toutes les actions, en cours et à venir, menées pour alerter le ministre et l’opinion publique, cette réforme devait être mise en place à Champigny, la PEEP exigera la prise en compte du choix des familles.

La FCPE propose de travailler sur la réforme des rythmes dans les axes suivants : • l’Etat doit, en tout point du territoire national, assurer la cohérence de la réforme, • la réflexion sur le rythme scolaire doit s’inscrire dans une réforme globale de l’organisation de l’enseignement portée par l’Education Nationale  : revenir aux 26h d’enseignement en intégrant l’accompagnement à la lutte contre les difficultés scolaires y compris en maintenant les postes d’enseignants spécialisés du RASED •Q  ue soit indissociable la révision des rythmes sur la journée, la semaine, et l’année, avec la révision du contenu des programmes, pour rendre la journée d’enseignement moins dense (car beaucoup de nos enfants sont à l’école entre 8h et 18h du fait des modes de vie actuels). • p rioriser, pour le retour à 4 jours ½, la classe le samedi matin (supprimé il y a seulement 5 ans) : De l’avis des professionnels ce temps permet de revenir sur ce qui a été vu au cours de la semaine. De plus le samedi est une mâtinée plus efficace pour les enfants qui sont plus détendus, le week-end arrivant après. Le samedi c’est le retour des parents à l’école qui peuvent rencontrer les enseignants sans poser une demi-journée. Le retour au samedi pourrait se faire à titre expérimental. Un bilan serait organisé au bout de la première année de mise en place.

Position des associations indépendantes de parents d’élèves des écoles de Champigny APEIC Association de parents d’élèves indépendants Campinois Ecole Albert Thomas APVC Action Pour la Vie de l’Ecole Ecoles primaires Romain Rolland A, Romain Rolland B, école maternelle Paul Vaillant Couturier, collège Paul Vaillant Couturier

Ce que propose la mairie: accueil échelonné de 50 mn avec des activités calmes telles que lecture, dessin, encadrées par des agents de la municipalité. Nous, parents refusons une école des territoires, école à plusieurs vitesses, creusant les inégalités et fondée sur une réforme qui, malgré son appellation, ne prend jamais en compte le rythme de l’enfant et n’a à aucun moment pour objectif de lutter contre l’échec scolaire, ni de favoriser de meilleures conditions d’apprentissage pour la réussite de tous les élèves. Nous, parents sommes opposés à l’application de la réforme des rythmes scolaires telle qu’elle est proposée, nous en demandons l’annulation.

La réforme:

Actuellement: 24 heures d’enseignement réparties sur 4 jours. Avec la réforme: 24 heures d’enseignement  réparties sur 4.5 jours par l’ajout d’une matinée soit le mercredi soit le samedi et ajout d’un temps d’activité périscolaire à la charge des municipalités. Le temps d’activité périscolaire dans la réforme (TAP): 45 mn par jour pour de la culture, sport et art.

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Position des syndicats enseignants de Champigny SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SUD Education

La réforme des rythmes scolaires : une fausse réponse au problème de l’échec scolaire et un transfert de l’organisation des écoles vers les mairies. leurs repères, ce qui nuit aux apprentissages. Le risque est grand de voir des enseignements (EPS, Arts Plastiques, Musique, lecture...) transférés au temps périscolaire, aggravant les inégalités qui existent déjà entre les communes, selon les moyens dont elles disposent, ou selon les choix qu’elles feront pour financer l’Ecole. En faisant dépendre les écoles des ressources (donc d’un financement direct ou indirect par les parents) et des choix de chaque commune, cela va à l’encontre du principe d’égalité de tous les élèves.

A la rentrée 2012, le Ministre de l’Education Vincent Peillon, annonçait, sans aucune consultation, une grande réforme sur l’Education, plaçant les rythmes scolaires responsables de l’échec des élèves, au cœur de cette « Refondation ». Si la modification des rythmes scolaires était LA réponse pour assurer la réussite de tous les élèves, pourquoi alors ne s’appliquerait-elle pas de la même façon sur tout le territoire ? Pourquoi le rythme défendu par les «  chronobiologistes  » de tous ordres, serait-il différent selon que les enfants vivent à Champigny, St Maur, Paris ou Marseille.... ?

Parce que cette réforme des rythmes qui prétend s’attaquer à la fatigue des enfants, responsable de l’échec scolaire, ne répond en rien à ce qui fatigue réellement les élèves : • des classes surchargées, pour lesquelles le Ministre n’envisage aucune mesure • des programmes tellement alourdis que les enseignants et leurs élèves courent après le temps pour tenter de tout faire, • des enseignants spécialisés dans l’aide et la prévention de la difficulté scolaire (RASED) dont les postes ont été supprimés par le gouvernement précédent et qui restent non remplacés

Qu’en est-il après 2 mois d’application ?

Si les communes du Val de Marne, suite à la mobilisation déterminée des enseignants (plus de 80% des enseignants étaient en grève le 12 février 2013), des parents d’élèves et de certaines municipalités, ne se sont pas engagées dès cette rentrée dans la modification de la semaine scolaire, les retours de nombreuses communes permettent de dresser un premier bilan bien différent du satisfecit que vient de se délivrer le Ministre qui dans un rapport indique que dans « 93% des communes le bilan est satisfaisant !». Rappelons que la réforme ne s’applique que pour 22% des élèves et parmi ceux-là, des Maires, pourtant volontaires pour l’appliquer dès cette année, après 2 mois de mise en œuvre, viennent d’annuler cette organisation et reviennent, en cours d’année, à la semaine de 4 jours, dénonçant une impossibilité de mettre en œuvre une telle mesure, coûteuse, source de conflits et surtout inefficace pour les enfants.

Parce que nous refusons la dégradation des conditions de scolarisation et d’apprentissage des élèves depuis la mise en place de la réforme des rythmes, dégradation dont les élèves les plus en difficultés sont les premières victimes, car ce sont eux qui ont le plus besoin de l’école et qui n’ont souvent que l’école pour permettre leur réussite., mercredi ou samedi matin, là n’est pas la réponse !. Parce que nous nous opposons à cette réforme  et revendiquons que le décret sur les rythmes scolaires soit abrogé et qu’il soit procédé à véritable remise à plat qui doit commencer par l’ouverture de négociations sur la base des revendications des personnels et des besoins des élèves et la remise en cause des mesures régressives prises par les gouvernements précédents. Les enseignants ont participé massivement à la grève du 14 novembre 2013. Nous demandons au Maire de Champigny de soutenir nos revendications en ne mettant pas en œuvre ce décret.

Le constat est accablant :

Les élèves sont plus fatigués que l’an passé et passent beaucoup plus de temps en collectivité dans des conditions très peu favorables aux apprentissages de la classe : Les centres de loisirs ne permettent pas de telles capacités d’accueil, il faut alors avoir recours aux « espaces partagés avec l’école », c’est-àdire les salles de classe, ce qui entraîne une confusion totale pour les enfants, entre le temps scolaire et le temps de loisirs, entre les enseignants et les animateurs, entre la classe comme lieu d’enseignement et sa transformation en salle de centre de loisirs. Les enfants perdent

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Ville de Champigny sur Marne

Consultation sur les rythmes scolaires Pensez-vous que le décret sur les rythmes scolaires répond aux besoins des enfants et de l’école pour garantir la réussite pour tous les élèves ? Etes-vous

d’accord

o OUI

avec

qui demandent le retrait du decret

les

o NON syndicats

o OUI

et

les

associations

o NON

Autres propositions : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Nous souhaitons que le mouvement d’opinion en cours soit entendu. Si malgré tout l’Education Nationale imposait l’application du décret à la rentrée 2014/2015, la municipalité propose aux parents d’élèves, aux enseignants et au personnel communal de participer aux choix de contre-propositions les moins pénalisantes possible qui seraient soutenues par la ville :

o Lundi/Mardi/Jeudi/Vendredi 

De 9h à 12h et 14h à 16h30 Avec un accueil multi activités gratuit de 8h à 8h50 La demi-journée supplémentaire d’école le SAMEDI MATIN (2 samedis sur 3)

o Lundi/Mardi/Jeudi/Vendredi

De 9h à 12h et 14h à 16h15 Avec un accueil multi activités gratuit de 8h à 8h50 La demi-journée supplémentaire d’école tous les MERCREDIS MATIN

Ces deux hypothèses assurent 24 heures d’enseignement en moyenne par semaine sur l’année scolaire Cochez la proposition qui correspond à votre choix

o Enseignant  o Parent d’élève (1) o Personnel communal 

Votre école :

Vous êtes

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Merci de remplir ce document et le déposer dans l’urne à votre disposition dans chaque école ou en mairie ainsi que dans les mairies-annexes jusqu’au vendredi 6 décembre. (1) Un questionnaire à retourner par famille ayant au moins un enfant scolarisé en élémentaire ou en maternelle *merci d’utiliser exclusivement ce bulletin

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Consultation rythmes scolaires nov.-déc. 2013