Catalogue De Mains De Maîtres Luxembourg 2025 - Nature Singulière

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Nature Singulière

Nadine Zangarini © Laurent Henn

Table des matières

Stéphanie de Luxembourg

Ministre de la Culture

Ministre de l’Économie, des PME, de l’Énergie et du Tourisme

LYDIE POLFER

Bourgmestre de la Ville de Luxembourg

ROLAND KUHN FRANÇOISE THOMA

Président de l'association De Mains De Maîtres Luxembourg

Directeur général et Président du Comité de direction Spuerkeess

Paul Mathieu

Jean-Marc Dimanche

PRÉFACES :

Eva Pavlová et Petr Pavel - Couple présidentiel de la République tchèque

Martin Baxa - Ministre de la Culture de la République tchèque

Jana Tomas Sedláčková - PPF Fondation

Artistes

« La nature n’est pas seulement un paysage qui nous entoure elle est une source d’inspiration, un partenaire indispensable, et le miroir de notre propre humanité. »

S.A.R. LA GRANDE-DUCHESSE

STÉPHANIE

Grande-Duchesse de Luxembourg

C’est avec une grande joie que je vois s’ouvrir la cinquième édition de la biennale De Mains De Maîtres. Depuis 2016, cette aventure est pour moi une source constante d’admiration : celle du talent de nos artisans luxembourgeois, de leur créativité et de leur engagement à transmettre et donner vie à des savoir-faire parfois ancestraux.

Le thème choisi cette année, Nature singulière, nous invite à porter un regard renouvelé sur le monde vivant. La nature n’est pas seulement un paysage qui nous entoure : elle est une source d’inspiration, un partenaire indispensable, et le miroir de notre propre humanité. À l’heure où les enjeux environnementaux nous pressent, les métiers d’art rappellent combien la création peut exprimer ce lien profond avec la terre, l’eau, le bois ou la pierre.

Au fil du temps, les artisans ont su transformer la matière avec respect, révélant sa beauté en lui donnant une nouvelle vie. Leurs œuvres, éphémères ou durables, témoignent de cette capacité

unique à capter l’essence du monde naturel et à la partager avec nous.

Cette année, la République tchèque nous fait l’honneur d’être le pays invité. L’expertise qu’ils ont su acquérir au fil des ans dans l’art du verre soufflé et du Crystal de Bohème, est reconnue dans le monde entier, et incarne ce dialogue fécond entre héritage et innovation, mémoire et invention. Le président tchèque a d’ailleurs accordé son Haut Patronage à cette exposition, témoignant ainsi de l’intérêt porté au rayonnement des savoirs faire uniques des artisans d’art que partagent nos deux pays.

Je souhaite ardemment que cette édition 2025 soit, à travers la richesse des œuvres présentées, pour chacun une invitation à la découverte, à l’émerveillement et au dialogue en nous rappelant combien les métiers d’art contribuent à préserver notre patrimoine tout en réinventant notre rapport à la nature.

© Maison du Grand-Duc
Sophie Margue

MINISTÈRE DE LA CULTURE

ERIC THILL

Ministre de la Culture

C’est avec un profond enthousiasme que je vous adresse mes salutations à l’occasion de la 5e édition de la Biennale De Mains De Maîtres, qui se déroulera du 19 au 24 novembre 2025, au cœur de la capitale luxembourgeoise.

Depuis son lancement en 2016, ce rendezvous est devenu, au fil des éditions, un moment incontournable de valorisation des métiers d’art au Luxembourg. Au croisement de l’art contemporain et de l’artisanat d’exception, il explore le geste, la matière, l’innovation et la transmission des savoirfaire traditionnels et contemporains.

Pour 2025, le thème « Nature singulière » invite à repenser notre rapport au vivant : non pas en l’imitant, mais en l’exprimant, en le sublimant, en l’augmentant par la créativité et le talent artisanal de nos créateurs – céramistes, verriers, sculpteurs, tisserands, ébénistes… tous artisans d’exception, véritables alchimistes de matières inspirées par l’environnement et la biodiversité qui nous entourent.

Au moment où notre planète est plus que jamais au centre de nos préoccupations, cette édition nous invite à célébrer la relation subtile entre

nature et création artistique, tout en renforçant notre engagement pour un artisanat durable et réfléchi, capable de transmettre des valeurs essentielles pour aujourd’hui et demain.

Je me réjouis particulièrement de voir cette biennale continuer de susciter l’intérêt du public et le rayonnement international qu’elle mérite. Grâce à l’engagement des organisateurs, du jury, du commissaire général Jean-Marc Dimanche et de toute l’équipe de Luxembourg, ce projet incarne une ambition culturelle collective partagée et en plein essor. En soutenant cette biennale, le gouvernement confirme son attachement à l’artisanat d’art, à la transmission des savoir-faire et à la reconnaissance du rôle essentiel que jouent nos artisans dans la richesse culturelle du Luxembourg. Que cette édition 2025 constitue une nouvelle étape forte, généreuse et inspirante dans ce parcours ambitieux.

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE

LEX DELLES

Ministre de l’Économie, des PME, de l’Énergie et du Tourisme

Dans un monde en constante mutation où les progrès technologiques impactent fortement tous les secteurs de notre économie, l’artisanat d’art constitue un repère essentiel. En plus de contribuer à la diversification de notre économie, les métiers de l’artisanat d’art permettent de préserver et transmettre des compétences uniques, souvent liées à l’histoire et à la culture luxembourgeoise. Ils renforcent notre identité nationale tout en créant des opportunités économiques, notamment dans les secteurs du design, de la mode, ou de la construction durable.

La Biennale De Mains De Maîtres illustre cette alliance entre tradition et avenir : elle met en lumière le talent des créateurs qui s’appliquent avec passion à réaliser des œuvres uniques et innovantes. Le thème de cette édition, « Nature singulière », rejoint pleinement les objectifs du ministère de l’Économie. À travers les métiers d’art, ce thème met en lumière la capacité des artisans à transformer la matière avec respect et ingéniosité, en valorisant les matériaux locaux et les savoir-faire traditionnels. Ainsi, le thème choisi illustre la volonté de promouvoir une économie

plus durable, où la créativité et l’innovation s’allient à une gestion responsable des ressources.

Soutenir l’artisanat d’art, c’est aussi renforcer un secteur économique qui participe activement à la diversification de notre tissu entrepreneurial. Nos artisans, véritables ambassadeurs de savoir-faire, favorisent un rayonnement culturel qui participe à l’attractivité touristique de notre pays. À travers leurs créations, ils expriment la richesse d’un Luxembourg ouvert et innovant, capable d’allier développement économique et promotion de valeurs humaines et environnementales. La Biennale constitue ainsi bien plus qu’une simple exposition. Depuis la première édition en 2016, elle s’est imposée comme un événement majeur dédié aux métiers d’art au Luxembourg et en Europe.

Aussi, je tiens à saluer tous les artisans et partenaires qui font de cet événement une vitrine exceptionnelle, qui invite les visiteurs à découvrir et à célébrer la créativité. Et je vous adresse tous mes vœux de succès pour cette 5ème édition.

BOURGMESTRE DE LA VILLE DE LUXEMBOURG

LYDIE POLFER

Bourgmestre de la Ville de Luxembourg

Avec comme thème « Nature singulière » et en mettant ainsi en lumière notre précieuse richesse environnementale, la biennale De Mains De Maîtres touche non seulement un sujet qui inspire certainement de nombreux créateurs et créatrices participant à cette 5ème édition, mais qui va également, et je suis persuadée, droit au cœur des visiteurs de cet événement d’exception.

En ce moment où le changement climatique est omniprésent, que ce soit dans les nouvelles qu’on écoute, dans les journaux qu’on lit ou encore dans les échanges avec nos proches, je l’estime important d’approcher le sujet aussi de manière créative, culturelle, voire exemplaire.

Comment travailler au mieux avec les ressources qui sont à notre disposition et comment changer quelques-unes de nos habitudes ne sont que quelques-unes des questions qui dominent de plus en plus notre quotidien et qui risquent de n’aboutir que difficilement à des réponses si on ne les nourrit pas de bons exemples et d’inspirations.

Devant ce contexte, dans mon rôle d’échevin pour la culture et en tant que bourgmestre de la Ville de Luxembourg qui s’investit également pour la valorisation de l’environnement naturel et le bon vivre ensemble, je suis donc particulièrement fière de pouvoir accueillir une fois de plus dans notre capitale la biennale De Mains De Maîtres à l’emblématique 19, avenue de la Liberté.

An nom du collège échevinal, je tiens à adresser toutes mes félicitations aux créateurs et créatrices, aux invités de la Tchéquie, qui est le pays mis à l’honneur en 2025, et à tous ceux qui ont œuvré en faveur de cette nouvelle édition de la biennale De Mains De Maîtres.

Venez nombreux et laissez-vous emporter par les œuvres extraordinaires des artistes qui interprètent cette année un sujet tellement cher et qui nous concerne tous, à savoir la nature.

© LaLa La Photo

© Fédération des Artisans © Spuerkeess

ROLAND KUHN

Président de l'association De Mains De Maîtres Luxembourg

Depuis près d’une décennie, la Biennale De Mains De Maîtres s’impose comme un rendez-vous unique où la création artisanale dialogue avec l’innovation. Plus qu’une exposition, elle est une célébration du geste, de la matière et de la passion qui animent celles et ceux qui façonnent le beau. Chaque édition invite à explorer un univers où la transmission des savoir-faire et l’audace contemporaine se rencontrent pour donner naissance à des œuvres qui racontent notre humanité. Dans un monde en quête de repères, ces métiers d’art rappellent que la beauté et la précision ne sont pas des luxes, mais des valeurs essentielles. Transformer la matière, inventer des formes, repousser les limites de la technique : autant de gestes qui témoignent d’un engagement profond et d’une créativité sans cesse renouvelée. Pour cette 5e édition, la Biennale s’ouvre à de nouveaux horizons en accueillant la République tchèque comme pays d’honneur. Terre de traditions et de modernité, la Tchéquie est mondialement reconnue pour ses cristalleries de Bohême,

FRANÇOISE THOMA

Directeur général et Président du Comité de direction Spuerkeess

ses arts du verre et du cristal, mais aussi pour la richesse de ses ateliers de céramique, de marqueterie et de joaillerie contemporaine. Ces savoirfaire, transmis de génération en génération, se réinventent aujourd’hui dans des créations audacieuses qui allient excellence technique et design avant-gardiste. À travers ces œuvres, c’est toute une culture artisanale qui se dévoile, entre héritage et innovation.

Durant cette semaine, Luxembourg devient le théâtre d’un parcours inédit où se côtoient talents locaux et invités internationaux. Chaque pièce exposée est une promesse : celle de découvrir la patience, la rigueur et la poésie qui se cachent derrière le travail des mains. De Mains De Maîtres est ainsi bien plus qu’un événement : c’est une ode à la créativité humaine et à la persévérance, une invitation à croire que l’artisanat reste, aujourd’hui comme hier, un pilier de notre avenir.

Préface

La main à la racine du beau

Faut-il opposer art et artisanat ? Ne s’établit-il pas entre ces deux modes d’expression plus qu’une affinité, comme une sorte de continuité naturelle, linguistique et opérative ? Mettre la main à la terre, au textile, au papier, à la pierre ou au verre et la voilà, demain, devenir maîtresse de transformer, d’inventer, d’imaginer... Comme si l’acte créateur prenait le pas sur la valeur utilitaire de tel ou tel geste.

Établie à la convergence de toutes - ou de beaucoupde techniques, l’exposition De Mains De Maîtres entend inscrire l’art des métiers et les métiers au cœur de l’Europe et attirer vers eux un regard neuf tant il est vrai que l’œuvre n’accomplit son sens qu’au travers de l’attention qu’on lui porte.

La seule liste des professions rassemblées par l’événement donne une idée de la variété et de la porosité entre art et artisanat. Près de quarante qualifications différentes : sculpteur sur métal ou sur pierre, coutelier, maroquinier, ferronnier, créateur de bijoux, menuisier, tourneur sur bois, costumier, modiste, feutrier, tisserand, tapissier, graveur, verrier, graphiste, ébéniste, orfèvre, dinandier, souffleur de verre... L’avantage d’une telle énumération, c’est qu’elle se passe de commentaires tant elle allie à merveille la fonctionnalité pour laquelle on la sollicite et la vertu imaginative qu’elle suppose. Tout entière, la démarche campe, semble-t-il, dans une tentative d’inscrire la beauté et la créativité au centre de l’utilitaire de telle sorte que vêtements, bijoux ou récipients s’affranchissent de leurs fonctions initiales pour se sublimer en un élan esthétique. Que l’on ne s’y trompe pas toutefois, qu’il s’agisse de terre, d’argile, de pierre, de bois ou de tissu, sans cesse, les activités et les modes d’expression qui y sont liés ont évolué côte à côte, se superposant et s’épaulant. Sans doute, les arts dits majeurs comme la peinture ou la sculpture ontils depuis longtemps acquis une aura à part mais le caractère essentiellement artisanal était encore le fait de ces activités voilà deux ou trois siècles à peine. Les fresques qui couvrent

les murs des églises sont, pour la plupart, anonymes ! À l’inverse, quand on considère les productions céramiques ou verrières de toutes les strates de l’Histoire on se rend compte qu’à chaque étape, la décoration prend une place importante. Qu’elles soient grecques, ottomanes, aztèques, chinoises, romaines ou médiévales, les pièces de vaisselle portent des motifs caractéristiques tant et si bien que ceux-ci prennent parfois le pas sur celles-là et voilà la bascule vers l’art assurée. Ajoutons que toutes les techniques s’appuient sur un savoirfaire pour ainsi dire ancré dans les ADN. Qu’il s’agisse de tissage ou de marqueterie, de fer forgé ou d’orfèvrerie, les créateurs d’aujourd’hui sont les héritiers de traditions multiséculaires. À vrai dire, l’inclusion du sublime dans le fonctionnel s’observe à tous les étages du pariétal préhistorique jusqu’aux trompe-l’œil muraux contemporains. Considérez par exemple les architectes de l’Art nouveau Antoni Gaudi, Victor Horta ou Louis Majorelle qui, dans leurs constructions, explorent tant les bâtiments que le mobilier étudié dans ses moindres détails.

Dans le cas présent de la biennale, afin de mener l’opération à bien, les artisans assurent un dialogue permanent entre matière et nature, entre élan prométhéen du geste et respect, pour ne pas dire humilité, face au grand tout qui les englobe. Ameutant en son sillage l’exploration du connu et de l’inédit, la poésie des écorce et des fils d’or alimente l’ambivalence des émotions et le respect de la nature avec, en filigrane, l’importance du contact physique, la fascination du toucher. Déjà, les matières mises en œuvre - mises dans l’œuvreinterpellent par leur singularité : coquille Saint-Jacques, papier de soie, corne, perle baroque, paille de seigle, feutre... sans oublier tant de matériaux alternatifs non-conventionnels comme cet étrange cuir de champignon dérivé du mycélium. La séduction opère par l’exaltation de la beauté d’une nature déclinant ses trésors.

Pas en reste, la fantaisie se déploie à partir d’une simple trouvaille, d’un tronc de noyer récupéré dans une scierie.

Créant l’illusion du mouvement, un banc de carpes koïs donne vie à la porcelaine qui, ailleurs, se décline en service de tabley compris couverts et serviettes. Par quelque alchimie secrète, les cupules de chênes se rhabillent dans un vêtement d’argent, les aurores boréales se déploient dans la lumière dansante de la labradorite ou de la pierre de lune pour scintiller en pendentifs. Pour peu que la nature pousse ses branches, ses feuilles et ses fleurs et que son cœur s’anime, et voilà aussi, en écho de Jacques Prévert, la démiurgie rendre les coulis du vent, le bruissement du feuillage, la lumière et la majesté des montagnes agenouillées dans l’écrin d’un simple bijou.

Si la nature s’invite au cœur de l’exposition par ses effervescences végétales ou animales, cela n’empêche jamais les illuminations de l’imaginaire. Prenez par exemple ces wolperdingers, d’étonnantes créatures faites de morceaux d’animaux assemblés : souris à la ramure de cerf et aux ailes de chouette ou lapins emplumés s’envolent ainsi dans un somptueux bestiaire de l’impossible. Toutefois, exploitant les formes données par l’environnement tout en mélangeant figuratif et abstrait, le dialogue entre beauté et responsabilité rappelle combien nous ne sommes guère que des maillons dans la grande chaîne de l’univers. Le processus souligne aussi la fragilité de nos écosystèmes. L’homme, fût-il celui des livres, n’est pas absent mais on le remet à sa place. Du coup, recyclage et récupération de déchets font florès, la joaillerie se veut éthique, mais voluptueuse, inspirée par les quatre saisons ou les quatre éléments, les souris d’ordinateurs construisent leur nid dans le chimérique tandis que les bouteilles de verre oublient leur contenance et s’affriolent en bagues ou en boucles d’oreilles quand elle ne s’épanouissent pas en coquelicots.

Réutilisation, reconversion et recyclage s’avèrent dorénavant les objectifs à atteindre. Rien ne se perd, tout se transforme dans un glissement perpétuel. La sculpture en pierre d’ardoise s’assemble avec du métal pour devenir visage déshumanisé ou machine rendue vivante. Étreinte de l’océan, dérive dorée, présent éternel de la pierre dans la dichotomie de l’albâtre translucide et effervescent, les frontières s’abolissent. Est-on dans les beaux-arts, les arts appliqués ou l’artisanat ? La question n’a plus d’importance. Techniques ancestrales ou innovations les plus pointues ? Le même constat s’impose, les distinctions n’ont plus cours. Ce n’est pas pour rien si les créateurs contemporains s’intéressent tellement à des pistes inédites qui amènent, par exemple, le son à faire partie intégrante des nouvelles possibilités à explorer par la sculpture… À l’évidence, la biennale De Mains De Maîtres s’impose désormais comme une vitrine de référence susceptible de faire découvrir des voix et des voies inconnues tout en augurant bien de perspectives appétissantes.

La mission de l’art n’est pas de copier la nature, mais de l’exprimer.
Honoré de Balzac

Nature singulière

JEAN-MARC DIMANCHE

Commissaire général de la Biennale

À l’heure du réchauffement climatique, et de tous les dérèglements dont notre humanité est en grande partie responsable, la nature n’a jamais autant été l’objet de notre attention. Le vivre avec, et la conscience enfin retrouvée de notre pleine appartenance au vivant, nous engagent à observer de manière nouvelle, et dans tous les cas différente, les autres règnes avec qui nous partageons la planète, en particulier celui du végétal pour le moins indispensable à notre vie sur terre.

Plutôt la célébrer que bêtement en profiter, entretenir davantage qu’exploiter et appauvrir, utiliser à bon escient toutes les richesses qui nous sont offertes en prenant soin de les préserver pour l’avenir de ceux et celles qui vont nous suivre. Les artisans sont parmi ceux, qui au côté des paysans, ont peut-être le mieux respecté ces règles de bonne conduite à l’égard du vivant, et ce jusqu’à la mi-temps du XXème siècle et l’avènement du consumérisme dans nos pays dits civilisés.

Il est urgent de nous réapproprier ces valeurs de bien vivre ensemble, de cultiver le beau sans dégrader cette nature à la fois unique et si précieuse. En place de vouloir l’imiter, la sublimer, la redessiner, la réinventer, pourquoi ne pas l’augmenter par notre génie comme les plus grands artistes l’ont fait depuis l’antiquité. C’est ainsi que nous avons choisi cette année le thème fédérateur d’une « Nature singulière », un peu comme un drapeau, ou un manifeste à même de rassembler et inspirer s’il le fallait tou.te.s nos artisan.e.es, qu’ils soient céramistes, verrier.e.s, sculpteur.e.s sur bois ou sur pierre, tisserand.e.s, ébénistes… créateur.trice.s d’exception, tous et toutes porteu.r.se.s d’inestimables savoir-faire, et véritables alchimistes de la matière.

Extension du 19 Liberté, épicentre de la manifestation, un parcours hors les murs offre également de visiter musées, institutions culturelles et galeries, qui accueillent au gré de leur programmation, une sélection d’œuvres signées des mêmes artisans et créateurs.

Succédant au Portugal, la République tchèque est pour notre plus grand plaisir, et en vertu des liens qui unissent nos deux pays, l’invitée d’honneur de cette 5ème édition, renouvelant, soyons-en sûr pour le public, la curiosité de découvrir d’autres métiers et savoir-faire. Quel meilleur voyage que de parcourir ainsi l’Europe à la découverte d’autres traditions, techniques et innovations, qui n’ont de cesse hors de nos frontières de vouloir embellir le monde… et quel plus bel engagement une fois encore que de pouvoir, à travers De Mains De Maîtres , mettre en lumière au Grand-Duché tous ces hommes et toutes ces femmes qui consacrent leur vie à la quête du Graal… celui de l’ouvrage absolu !

LES ARTISTES

BIENNALE DES MÉTIERS D’ART

LUXEMBOURGEOIS

AIMARD LOUISE

ALSINA SILVIA

ATANASIU STEFANIA

BACKES MAGGY

BAULER ANNE &

SCHUMANN DENISE

BECKER DORIS

BOENTGES-TRAUFFLER ROMY

BRANDENBURGER PITT

BÜLOW STINE

CALLIER MARIE-ISABELLE

CHAPPRON ANAÏS

CIFANI SANDRA

CLAUDE GÉRARD

COLLÉ ROMY

DAVID CATHERINE

DE DECKER MARIE

FEIEREISEN LAURA & MARTINE

FIS NANCY

FLICK TOM

FONCK LÉONIE

GOENKA MEGHA

GRIMLER ANNE-MARIE

GROSBUSCH DANIELLE

HERCKES ANNE-MARIE

HOFFMANN FLORENCE

JACOBS CAMILLE

JEITZ ANNE-CLAUDE

KAHLICH SANDY

KRUMHORN TINE

LUTEIJN KARIN

MACKEL LAURE

MANARAKIS MANOLIS

MARKIEWICZ LIDIA

MERTES CARINE

METZLER MICHEL

MEYER SOPHIE

MILTGEN YANIS

MODERT CHRISTIANE

MRAZKOVA IVA & KIEFFER JOHN

MULLER CATHERINE

PAOLINI YLIANA

PAYET CHARLOTTE

PERNAR KAROLINA

PHILIPPS MARIE-FRANCE

PLEIMLING-PUTZ PASCALE

QUINTINO NUNO

RESENDE SANDRA

ROMANINI LETIZIA

SCHMIT CHRISTIANE

SCHMITZ CLAUDE

SCHROEDER LEA

SEIL PASCALE

SOLAR ALEJANDRA

SPRINGER RAFAEL

STALTARI STEFANIA

STEIN RICK & ERIK

STEINMETZER MARIANNE

THIEFELS JEAN-PAUL

TIBOR MALOU

TOPA OLIVIA

TURPING LAURENT

VAN DER WOUDE ELLEN

WEIS OLIVIER

WEISGERBER - PETERS LILY & PIT

WOLTER MONIQUE

ZANGARINI NADINE

LOUISE AIMARD

LU D’Louise Aimard bedreift zënter 2015 d’Konscht vun der Handstéckerei an huet hir Ausbildung zu Paräis absolvéiert. 2024 huet si hiren Atelier am 1535° Creative Hub zu Déifferdeng opgemaach. Si ass Spezialistin vun der Lunéville-Häkeltechnik (eng speziell Broderietechnik mat engem feine Haken, déi et erlaabt, Pärelen a Pailletten op Stoff ze brodéieren). An hirem kënschtleresche Schafen setzt si op eng zäitgenëssesch Approche. Si erfuerscht verschidde Matièren a benotzt vergiesse Fiedem a Faarwen souwéi Seidestëfter aus zweeter Hand. Esou schaaft si Kontraster tëschent matt a blénkeg, opak an transparent. Mee iwwer d’Matière eraus stellt si och de Gest a Fro: Wéi kann een an d’Heekel- a Bitzkonscht Glitzer, Pailletten a Pärelen integréieren? Duerch dës Elementer kreéiert si Liicht a Glanz an experimentéiert mat enger skulpturaler Sprooch – eng Manéier, fir d’Form aus dem textile Kader ze befreien. Hir Stécker kann een an d’Hand huelen an ëmdréinen, si lueden zu enger taktiler Erfarung an, am Aklang mat der reeller Poesie vun de Schuelen, déi zum Beréiere verleeden. An der Ausstellung Nature singulière vermëttelt si dës Inspiratioun mat dissonanten Accorden an decaléierte Linnen, déi d’Perceptioun duercherneebréngen. An hirer Broderie, déi zu enger poeetescher, taktiler Schrëft ginn ass, gëtt d’Natur net imitéiert, mee nei erfonnt.

FR Louise Aimard, brodeuse d’art à la main depuis 2015, formée à Paris, a installé son atelier au 1535°, creative hub, à Differdange en 2024. Spécialiste de la technique du crochet de Lunéville - lequel permet non pas des objets en maille mais de la broderie perlée –, elle inscrit sa pratique artistique dans une démarche résolument contemporaine, explorant les matières, toutes chinées, valorisant les fils et coloris oubliés, les soies de seconde main, afin de créer des contrastes, mat et brillant, opaque et transparent. Mais au-delà de la matière, c’est le geste qu’elle interroge : incorporer au savoir-faire du crochet et de l’aiguille, des sequins,

paillettes, perles, pour apporter lumières et éclats mais, surtout, pour expérimenter un langage sculptural, une manière de faire sortir la forme hors du cadre textile. Ses pièces se manipulent, se retournent, invitent à une expérience tactile, ce, en raccord avec la réelle poésie des écorces qui incitent au toucher, une inspiration qu’elle traduit dans l’exposition Nature singulière en jouant sur les accords dissonants, la ligne décalée, afin de troubler la perception. Dans sa broderie devenue une écriture tactile et poétique, la nature n’est pas imitée mais réinventée.

EN Louise Aimard, a hand embroiderer since 2015, trained in Paris, established her studio at 1535°, a creative hub in Differdange, in 2024. Specialising in the Lunéville crochet technique, used for beaded embroidery rather than knitted pieces, she adopts a resolutely contemporary approach to her art. She explores materials, all of which are second-hand, and emphasises forgotten threads and colours, along with second-hand silks, to create contrasts between matte and shiny, opaque and transparent. But beyond the material, it is the gesture she interrogates: incorporating sequins, glitter, and pearls into the craft of crochet and needlework to introduce light and sparkle, but above all to experiment with a sculptural language, a way of bringing form out of the textile framework. Her pieces can be handled and turned, inviting a tactile experience in keeping with the true poetry of bark, which encourages touch. This inspiration is conveyed in the exhibition Nature singulière, where she plays on dissonant chords and off-kilter lines to disturb perception. In her embroidery, which has become a tactile and poetic form of writing, nature is not imitated but reimagined.

© MeltStudio

Souvenir de l’écorce

Drap de laine et doublure en mousseline de soie. Laine d’alpage, bébé yak, coton, polycoton, perles, paillettes, bijoux, cordes, ficelles, soie.

2025

77 x 36 x 1 cm

Sculptrice céramiste

SILVIA ALSINA

LU D’Silvia Alsina, Sculptrice a Keramikkënschtlerin, gebuer zu Barcelona, lieft a schafft zu Ettelbréck. Déi diploméiert Innenarchitektin entdeckt d’Keramik am Atelier vun engem lokale Sculpteur. Vun 2010 u leet si eng Ateliersschoul, éiert si sech haut ganz der Kreatioun an der Experimentatioun widmet. Hir Aarbecht baséiert op enger sensibeler Recherche no Formen a Matièren, déi si am schamottéierte Sandsteen exploréiert, beräichert mat Parzeläinapplikatiounen. Inspiréiert vun natierlechen Texturen, organesche Beweegungen, de Spuere vun der Zäit an der Stammeskonscht, stellt si op der Hand Unikater hier, déi dat ursprénglecht Wiese vun der Matière afänken. Dobäi spillt si mat de Kontraster vun den Texture, an deenen hir Finitiounen – Oxiden, Engoben, Glasuren oder Enfumage – eng Ästheetik ausdrécken, déi gläichzäiteg zäitgenëssesch an archaesch wierkt. All Iwwerfläch vermëttelt eng Memoire. Fir Nature singulière presentéiert si eng Serie vu Vase mam Numm Lichens, déi aus Parzeläin op enger Basis vu schwaarzem Sandstee realiséiert goufen. Dës Wierker erënneren un d’Symbios tëschent Champignonen an Algen a feieren d’Widderstandsfäegkeet vum Liewegen ënner extreeme Bedéngungen. Mat dëser Metapher hannerfreet si d’Fragilitéit vum Mënsch a rifft eis dozou op, iwwer eis géigesäiteg Ofhängegkeet an iwwer d’Gläichgewiicht, dat nees hiergestallt muss ginn, nozedenken.

FR Silvia Alsina, sculptrice céramiste née à Barcelone, vit et travaille à Ettelbruck. Diplômée en architecture d’intérieur, elle découvre la céramique dans l’atelier d’un sculpteur local. Après avoir dirigé une écoleatelier dès 2010, elle se consacre désormais entièrement à la création et à l’expérimentation. Son travail repose sur une recherche sensible des formes et des matières, qu’elle explore à travers le grès chamotté enrichi d’applications en porcelaine. Inspirée par les textures naturelles, les mouvements organiques,

l’empreinte du temps et l’art tribal, elle façonne à la main des pièces uniques, captant l’essence brute de la matière, jouant sur les contrastes de texture et dont les finitions – oxydes, engobes, émaux ou enfumage – traduisent une esthétique à la fois contemporaine et primitive, conférant une mémoire à chaque surface. Pour Nature singulière, elle présente une série de vases intitulée Lichens, réalisés en porcelaine sur fond de grès noir. Ces œuvres évoquent la symbiose entre champignon et algue, et célèbrent la résilience du vivant dans des conditions extrêmes. A travers cette métaphore, elle interroge la fragilité humaine, nous invite à réfléchir à notre interdépendance, à l’équilibre à recouvrer.

EN Silvia Alsina, a ceramic sculptor born in Barcelona, lives and works in Ettelbrück. Holding a degree in interior design, she discovered ceramics at the studio of a local sculptor. After running a school-workshop since 2010, she now dedicates herself entirely to creation and experimentation. Her work is based on a sensitive exploration of forms and materials, which she investigates through chamotte stoneware enriched with porcelain applications. Inspired by natural textures, organic movements, the imprint of time, and tribal art, she handcrafts unique pieces that capture the raw essence of the material, playing with contrasting textures and finishes—oxides, engobes, glazes, and smoking—to convey an aesthetic that is both contemporary and primitive, imbuing each surface with memory. For Nature singulière, she presents a series of vases entitled Lichens, made of porcelain on a black stoneware background. These works evoke the symbiosis between fungi and algae and celebrate the resilience of life in extreme conditions. Through this metaphor, she questions human fragility and invites us to reflect on our interdependence and the balance we must regain.

LICHENS 1

Grès et porcelaine

2025

31,5 x 27 x 14,5 cm

Les artistes luxembourgeois

STEFANIA ATANASIU

LU D’Stefania Atanasiu, eng Broderieskënscht lerin mat rumänescher Hierkonft, gouf 1975 gebuer an huet sech 2016 zu Lëtzebuerg installéiert. Si hält déi ural Textilkonscht vun hire Virfaren aus hirem Heemechtsland um Liewen. Als aktive Member vun der Associatioun „Semne Cusute” léisst si déi traditionell Blusen – reegelrecht Hymnen un d’Natur – nei opliewen a verankert hir Kreatioun esou an engem Prozess vum Weiderginn a vum Respekt virun dem Liewegen. Fir Nature singulière presentéiert si eng festlech Blus, inspiréiert vun engem Modell aus dem 19. Joerhonnert. Dës gouf komplett op der Hand mat Seidefuedem, Metallfuedem a gëllene Pailletten op Léngent brodéiert. D’Matierialer goufen alleguer esouwuel wéinst hirer Symbolik – mat Bezuch zu der Äerd, dem Himmel an der Ënnerwelt – wéi och wéinst hirer Qualitéit ausgewielt: De Fluess gëtt ouni Chemikalien ugebaut, wat en Zeeche fir den nohaltegen Usaz ass. D’Motiver – Blummen a stiliséiert Insekten – liewen an enger dynamescher Kompositioun zesummen a bilden en Hommage un déi fragil Harmonie tëschent dem Mënsch an der Natur. Dëst Stéck, dat an annerhallwem Joer Aarbecht entstanen ass, ass als Ierfstéck fir hir Duechter geduecht a verkierpert en Undenken un d’Famill, d’Kultur an d’Ëmwelt. Mat dësem ale Gest, deen eise Bezuch zu Kleeder an zu der Zäit hannerfreet, proposéiert d’Ștefania e Wierk, dat gläichzäiteg intim an universal ass.

FR Stefania Atanasiu, artiste brodeuse d’origine roumaine née en 1975, installée au Luxembourg depuis 2016, perpétue l’ancestral art textile de son pays natal. Membre active de l’association « Semne Cusute », elle redonne vie aux chemises traditionnelles, véritables hymnes à la nature, inscrivant ainsi sa création dans une démarche de transmission et de respect du vivant.  Pour Nature singulière, elle présente une chemise festive, inspirée d’un modèle du XIXe siècle, entièrement brodée à la main avec du fil de soie, du fil

métallique et des paillettes d’or sur du lin, matériaux choisis pour leur symbolique - liée à la terre, au ciel, au monde souterrainautant que pour leur qualité – le lin cultivé sans produit chimique attestant d’une approche durable. Donc, une chemise brodée où les motifs, fleurs et insectes stylisés, cohabitent dans une composition chatoyante, en hommage à l’harmonie fragile entre l’humain et la nature. Cette pièce, fruit d’un an et demi de travail, conçue pour être transmise à sa fille, comme un héritage, incarne une mémoire familiale, culturelle et environnementale. À travers ce geste ancien, qui interroge notre rapport au vêtement et au temps, Stefania propose une œuvre à la fois intime et universelle.

EN Stefania Atanasiu, an embroidery artist of Romanian origin, born in 1975 and based in Luxembourg since 2016, carries on the ancestral textile art of her native country. An active member of the Semne Cusute association, she breathes new life into traditional shirts, transforming them into true hymns to nature, thus embedding her work in a process of transmission and respect for life. For Nature singulière, she presents a festive shirt inspired by a 19th-century model, entirely hand-embroidered with silk thread, metallic thread, and gold sequins on linen—materials chosen not only for their symbolism, linked to the earth, the sky, and the underworld, but also for their quality. The linen is grown without chemicals, reflecting a sustainable approach. The result is an embroidered shirt where stylised motifs, flowers, and insects coexist in a shimmering composition, paying homage to the fragile harmony between humans and nature. This piece, the result of a year and a half of work, designed to be passed down to her daughter as a legacy, embodies family, cultural, and environmental memory. Through this ancient gesture, which questions our relationship with clothing and time, Ștefania Atanasiu presents a work that is both intimate and universal.

© David Ghisa

Byzantium

Blouse avec broderie fait à main en fil de soie, fil métallique, paillètes en or sur tissu de lin 2024-2025

60 x 190 cm

DE MAINS DE MAÎTRES

Les artistes luxembourgeois

Artiste teinturière végétale

MAGGY BACKES

LU Déi lëtzebuergesch Planzefierfkënschtlerin Maggy Backes huet sech zënter iwwer zwanzeg Joer eng breet Expertise am Beräich vun de Planzefaarfstoffer ugëeegent. Ausgebilt gouf si bei internationale Meeschter, haut verbënnt si traditionellt Wëssen an zäitgenëssesch Recherche ronderëm natierlech Fierftechniken op Textilien a Pabeier, e luesen a prezise Prozess vum Beobachten, Sammelen, Dréchnen, Zerklengeren, Infusioun an waarmem Waasser, fir d’Fierfstoffer erauszezéien, an – als alleréischt – dem Beezen. Fir d’Biennale De Mains De Maîtres 2025 presentéiert si zwee Textiltableauen op der Basis vu Léngent, dat mat lokale Planzen a Pigmenter aus Wuerzelen, Blieder a Champignone gefierft gouf. Deen éischte bréngt déi déifrout Faarf vum Krapp zur Geltung, wärend deen zweeten un de Liewenszyklus erënnert, dëst mathëllef vum Färberporling, e Champignon, deen d’Holz vu verfaulten Nolhëlzer zersetzt, fir et besser ze regeneréieren. Béid Wierker sinn op e Kader opgezunn an durch Plissage, Broderie oder Bitzaarbechte mat Texture beräichert, an integréieren d’Pigmenter aus den opgebrauchte Faarfbieder. Eng lues a poeetesch Demarche, déi dat Onsiichtbaart – d’Liicht, d’Transformatioun, d’Erënnerung vun de Planzen – siichtbar mécht an esou perfekt mam Theema Nature singulière harmonéiert.

FR Artiste teinturière végétale luxembourgeoise, Maggy Backes développe depuis plus de vingt ans une expertise approfondie des plantes tinctoriales. Formée auprès de maîtres internationaux, elle conjugue savoirs ancestraux et recherche contemporaine autour des techniques de teinture naturelle sur textile et papier, un processus lent et précis alliant observation, collecte, séchage, broyage, infusion dans un bain d’eau chaude pour extraction des colorants et d’abord, le mordançage. Pour la Biennale De Mains De Maîtres 2025, elle présente deux tableaux textiles réalisés à partir de

lin, teint avec des plantes locales et des pigments extraits de racines, feuilles et champignons. Le premier met en lumière le rouge profond de la garance, tandis que le second évoque le cycle de la vie à travers le polypore des teinturiers, un champignon qui décompose le bois des racines pourries des conifères pour mieux le régénérer. Chaque œuvre est montée sur cadre, enrichie de textures par plissage, broderie ou couture, et intègre les pigments issus des bains de teinture épuisés. Une démarche lente et poétique qui rend visible l’invisible: la lumière, la transformation, la mémoire végétale, et incarne ainsi la Nature singulière.

EN Maggy Backes, a plant dye artist based in Luxembourg, has been developing her expertise in dye plants for over twenty years. Trained by international masters, she combines ancestral knowledge with contemporary research in natural dyeing techniques on textiles and paper. It is a slow and precise process that involves observation, collection, drying, grinding, infusion in a hot water bath to extract the dyes, with mordanting being the first step. For the 2025 De Mains De Maîtres Biennale, she presents two textile paintings made from linen, dyed with local plants and pigments extracted from roots, leaves and mushrooms. The first highlights the deep red of madder, while the second evokes the cycle of life through the dyeing polypore, a fungus that decomposes the rotting roots of conifers, aiding their regeneration. Each piece is mounted on a frame and enriched with textures created through pleating, embroidery, or sewing, incorporating pigments from the exhausted dye baths. A slow and poetic process that makes the invisible visible— light, transformation, and plant memory—thus embodying Nature singulière

© MeltStudio

La racine qui révèle le rouge La Garance des teinturiers (Krapp, Madder)

tissu en lin teinture végétale en racine de garance des teinturiers sur différents mordants plissage et couture à la main

Cadre et plateau : bois de tilleul

Socle : bois de saule

2025

107 x 77 x 8 cm

MAINS DE MAÎTRES Les artistes luxembourgeois

LU D’Anne Bauler an d’Denise Schumann, sinn zwou lëtzebuergesch Néieschmeeschterinnen, deenen hir Visioun et ass, elegant, kamoud an ëmweltbewosst Kleeder ze kreéieren. D’Anne Bauler, 1983 gebuer, huet fir d’éischt Chimie an Droit studéiert, éier si sech dem Bitzen zougewant huet, d’Denise Schumann, 1971 gebuer, huet sech no hirer Maîtrise am Bitzen am Joer 1994 am Theatermilieu installéiert. Béid Frae leeën elo hir Expertise zesummen, déi sech mat hirer Mark Dressed in Leaves , déi och dem Kleed, dat si fir d’Biennale De Mains De Maîtres 2025 proposéieren, säin Numm gëtt, un der Schnëttstell tëschent Textilkonscht an nohalteger Moud beweegt. Dëst Textilwierk, hiergestallt duerch planzlechen Drock op Naturgeweebe (Seid, Léngent, Woll, Kotteng), feiert d’Eenzegaartegkeet vun deem Liewege mat Ofdréck vu lokale Blieder a Planzen. Jiddwer Motiv, nom Beeze mat Damp impregnéiert, leet eng organesch, zoufälleg Kompositioun fräi, bei där d’Natur Regie féiert. D’Kleed ass esou entworf, datt et sech der Beweegung vum Kierper upasst, a gouf op der Hand mat Bitztechniken zesummegesat, déi d’Ofdréck respektéieren. Esou gëtt et zum Support vun enger planzlecher Erënnerung, déi sech bestänneg verännert, en Hommage un d’Luesheet, d’Onvollkommenheet an déi vergänglech Schéinheet vun der Nature singulière

FR Anne Bauler et Denise Schumann, maîtres couturières luxembourgeoises, dont la vision est de créer des vêtements élégants, confortables et écoresponsables. Anne Bauler, née en 1983, a fait des études en chimie et en droit avant de s’orienter vers la couture, Denise Schumann, née en 1971, a obtenu sa maîtrise en couture en 1994 avant de s’installer dans le milieu du théâtre, toutes deux unissent leur expertise à la croisée de l’art textile et de la mode durable sous la marque Dressed in Leaves. Qui donne son nom au vêtement proposé pour la Biennale De Mains De Maîtres 2025

Maîtres couturières

ANNE BAULER & DENISE SCHUMANN

Cette pièce textile réalisée par impression végétale sur des tissus naturels (soie, lin, laine, coton), célèbre la singularité du vivant à travers les empreintes de feuilles et de fleurs locales. Chaque motif, imprégné à la vapeur après mordançage, révèle une composition organique aléatoire, où la nature devient créatrice et traceuse. Conçu pour épouser le mouvement du corps, le vêtement est assemblé à la main selon des techniques de couture respectueuses des impressions. Il devient ainsi le support d’une mémoire végétale en perpétuelle mutation, un hommage à la lenteur, à l’imperfection et à la beauté éphémère de la Nature singulière.

EN Anne Bauler and Denise Schumann, master seamstresses from Luxembourg, whose vision is to create elegant, comfortable, and eco-friendly clothing. Anne Bauler, born in 1983, studied chemistry and law before turning to sewing. Denise Schumann, born in 1971, obtained her master’s degree in sewing in 1994 before moving into the theatre world. The two combine their expertise at the crossroads of textile art and sustainable fashion under the brand name Dressed in Leaves. This is the name given to the garment proposed for the 2025 Biennale De Mains De Maîtres. This textile piece, made using plant printing on natural fabrics (silk, linen, wool, cotton), celebrates the uniqueness of living things through the imprints of local leaves and flowers. Each pattern, steam-impregnated after mordanting, reveals a random organic composition, where nature becomes both creator and designer. Designed to follow the movement of the body, the garment is assembled by hand using sewing techniques that respect the prints. It thus becomes the medium for a constantly changing plant memory, a tribute to the slowness, imperfection, and ephemeral beauty of Nature singulière.

© Franck Meiers

Sculptrice céramiste

DORIS BECKER

LU D’Doris Becker, eng lëtzebuergesch Sculptrice a Keramikkënschtlerin, lieft a schafft zu Fëschbech. Si ass Member vun der Académie Internationale de la Céramique a vum Cercle Artistique de Luxembourg a stellt zënter 2006 op internationalem Niveau aus. Hir ëfters ausgezeechent Wierker fënnt een a privaten an ëffentleche Kollektiounen. Hir kënschtleresch Demarche ass an enger déiwer Erfuerschung vun der Matière verankert, déi si am Kader vu Residenzen a Symposien an Europa an doriwwer eraus beräichere konnt. Fir Nature singulière setzt si mat enger Rei vun handgemaache Keramikskulpturen de Beem en Denkmal – a symbolescher, mythescher, spiritueller an organescher Dimensioun. D’Bamstämm mat hiren Deformatiounen, vun der Zäit gezeechent, si Zeie vu Geschicht, Erlieftem a Gediechtnes. D’Kënschtlerin hannerfreet d’Schéinheet vun den natierleche Verännerungen an déi Spueren, déi d’Zäit hannerléisst. De Leem, hiert Liblingsmaterial, erméiglecht hir, Rëss, Spannungen a Verletzunge vum Holz auszedrécken, a gläichzäiteg eng staark Presenz ze markéieren. Dëse Kontrast – tëschent der Verletzlechkeet vun de Beem an hirer bedroter Ëmwelt, an der Perennitéit vun der Keramik – dës Sich no engem Gläichgewiicht tëschent Verännerung an Dauerhaftegkeet ginn dem Wierk eng poeetesch an engagéiert Dimensioun.

FR Doris Becker, sculptrice céramiste luxembourgeoise, vit et travaille à Fischbach. Membre de l’Académie Internationale de la Céramique et du Cercle Artistique de Luxembourg, elle expose depuis 2006 sur la scène internationale. Son travail, plusieurs fois primé, est intégré dans des collections publiques et privées. Sa démarche artistique s’ancre dans une exploration profonde de la matière, nourrie par des résidences et des symposiums à travers l’Europe et au-delà. Pour Nature singulière, à travers une série de sculptures en céramique façonnées à la main, c’est aux arbres

dans leur dimension symbolique, mythique, spirituelle et organique qu’elle rend hommage, aux troncs marqués par le temps, leurs déformations témoignant d’une histoire, d’un vécu, d’une mémoire. Doris Becker interroge donc la trace et la beauté des altérations naturelles. Et l’argile, sa matière de prédilection, permet de traduire les craquelures, les tensions, les blessures du bois, tout en affirmant une présence forte. Ce contraste entre la vulnérabilité des arbres dans un environnement menacé et la pérennité de la céramique, cette recherche d’équilibre entre transformation et permanence donnent à l’œuvre une portée poétique et engagée.

EN Doris Becker, a Luxembourgish ceramic sculptor, lives and works in Fischbach. A member of the International Academy of Ceramics and the Artistic Cercle of Luxembourg, she has been exhibiting internationally since 2006. Her work has won several awards and is included in public and private collections. Her artistic approach is rooted in a deep exploration of the material, nourished by residencies and symposiums throughout Europe and beyond. For Nature singulière, through a series of hand-crafted ceramic sculptures, she pays homage to trees in their symbolic, mythical, spiritual, and organic dimensions, with trunks marked by time, their deformations bearing witness to a history, an experience, a memory. Doris Becker thus questions the traces and beauty of natural alterations. Clay, her favourite material, allows her to translate the cracks, tensions, and wounds of wood while asserting a strong presence. The contrast between the vulnerability of trees in a threatened environment and the durability of ceramics, this search for balance between transformation and permanence, gives the work a poetic and committed scope.

Arbre Singulier 1

Grès et oxydes

2023

40 x 42 x 43 cm

ROMY BOENTGESTRAUFFLER

LU D’Romy Boentges-Trauffler, eng lëtzebuergesch Textilkënschtlerin, entwéckelt zënter iwwer zwanzeg Joer eng hybrid Technik, déi Fotografie, Broderie, Fierwen, Wiewen a Collage matenee vermëscht. No hirer Formatioun un der Académie des Beaux-Arts zu Arel verdéift si hei hir Recherchen iwwer d’Physikalitéit vun de Materialer an hiert Potenzial zur Metamorphose. Fir Nature singulière inspiréiert si sech un engem verdréchente Maisfeld – e banaalt, tragescht a gläichzäiteg faszinant Bild vun eisem deregléierte Klima. Aus dësem Bild entsteet en textiilt Wierk, duerchdrongen vun emotionaler Ambivalenz. Aus hiren eegene Fotoen erschaaft si Fiktioune vu Maiskolben, déi keng Täuschunge sinn, mee nei Interpretatioune vun der Realitéit. Stéckereien op der Hand oder op der Maschinn, Fiedem aus verschiddene Materialer, Plissagen an Teinturë forméiere lieweg Surfacen a mëll, quasi skulptural Texturen. Tyvek, Seid, Pabeier oder Organza ginn zu Vecteure vun enger visueller an taktiler Erzielung, déi eisem Bléck Froe stellt: Kann een nach Schéinheet gesinn an enger krisegebeidelter Welt? Ass et verwerflech, datt mir vun dëser Schéinheet faszinéiert sinn? D’Romy Boentges-Trauffler gëtt dëse Froen eng Gestalt – a Form vun enger méiglecher poeetescher Äntwert.

FR Romy Boentges-Trauffler, artiste textile luxembourgeoise, développe depuis plus de vingt ans une pratique hybride mêlant photographie, broderie, teinture, tissage et collage. Formée à l’Académie des BeauxArts d’Arlon, elle y poursuit ses recherches quant à la physicalité des matériaux, leur potentiel de métamorphose. Pour Nature singulière , elle s’inspire d’un champ de maïs desséché, image banale mais tout à la fois tragique et fascinante du dérèglement climatique. De cette image naît une œuvre textile perfusée par l’ambivalence émotionnelle. A partir de ses propres photographies, elle construit des fictions d’épis de maïs, non pas des trompe-l’œil mais des réinterprétations de la réalité. Ainsi, broderies à la main et à la machine, fils fabriqués

à partir de matériaux variés, superpositions, plissages et teintures donnent naissance à des surfaces vibrantes, des textures souples, presque sculpturales. Tyvek, soie, papier ou organza deviennent les vecteurs d’un récit visuel et tactile. Qui interroge notre regard : peut-on encore voir de la beauté dans un monde en crise, est-ce condamnable que cette beauté provoque notre fascination ? Romy Boentges-Trauffler donne corps à ces questions, comme à une réponse poétique possible.

EN Romy Boentges-Trauffler, a textile artist based in Luxembourg, has been developing a hybrid practice that combines photography, embroidery, dyeing, weaving, and collage for over twenty years. Trained at the Academy of Fine Arts in Arlon, she continues her exploration of the physicality of materials and their potential for metamorphosis. For Nature singulière, she draws inspiration from a field of dried corn—a commonplace image that is both tragic and fascinating, reflecting the climate crisis. From this image emerges a textile piece imbued with emotional ambivalence. Using her own photographs, she constructs fictional corn cobs—not as trompe l'œil but as reinterpretations of reality. Hand and machine embroidery, threads made from various materials, layering, pleating, and dyeing give rise to vibrant surfaces and supple, almost sculptural textures. Tyvek, silk, paper, and organza become the vehicles of a visual and tactile narrative. This challenges our gaze: can we still see beauty in a world in crisis, and is it wrong that this beauty fascinates us? Romy Boentges-Trauffler gives substance to these questions, as if offering a possible poetic response.

© MeltStudio

Ambivalence des émotions

Papier, fils de couture industriel, fils fait main 2025

29 x 20 cm

PITT BRANDENBURGER

LU De Pitt Brandenburger, 1961 zu EschUelzecht gebuer, ass e lëtzebuergesche Sculpteur, deem seng Kreatiounen laang vun der Natur, der Planzen- an der Déierewelt inspiréiert waren. Haut fokusséiert hie sech op d’Holz – en eedelt Material – a méi speziell op de Bam, dat wichtegst Ausdrocksmaterial vum Kënschtler. Als Konschtproff huet hie säin Knowhow ëmmer mat Engagement weiderginn. Säi Material wielt de Pitt Brandenburger ganz bewosst: Hie schafft nëmme mat Beem, déi natierlech gefall sinn oder déi aus novollzéibare Grënn ëmgehae goufen. Fir Nature singulière befaasst hie sech mat der Bich. Hie presentéiert e Wierk, dat aus dem Kriibs vun der Bich – enger natierlecher Singularitéit – entstanen ass. Dëst widderspenstegt, dicht an onberechenbaart Material zwéngt de Kënschtler, seng Gesten ze iwwerdenken a sech op Erausfuerderunge wéi Pilzer, Verfierwung, Morphologie a Beréieren anzeloossen. Dat fäerdegt Wierk – eng monumental Installatioun, déi un e klenge Bësch erënnert – setzt sech aus e puer Elementer zesummen: en zentraalt, vertikal geschniddent Stéck, Büsten, e Bou an eng Scheif. Alles gëtt gedroe vu stole Staangen, déi u Bamstämm erënneren. An der Verbindung vun der Brutalitéit vum Material an der Feinheet vun der Veraarbechtung éiert de Pitt déi vital Kraaft vun de Beem – hir ursprénglech an erënnerungsräich Schéinheet.

FR Pitt Brandenburger, né en 1961 à Esch-surAlzette, est un sculpteur luxembourgeois dont les créations longtemps inspirées par la nature, la faune, le monde animalier, se sont focalisées sur le bois, noble matière, et plus particulièrement sur les arbres, incarnant aujourd’hui la principale nécessité d’expression de Pitt, qui, du reste, n’a eu de cesse de transmettre son savoir-faire en sa qualité de professeur d’éducation artistique. Alors, des arbres, oui, mais uniquement tombés naturellement, ou abattus pour une cause majeure. Pour Nature singulière, il prend soin du hêtre, plus précisément, il présente une oeuvre réalisée à partir d’un cancer du hêtre, une singularité naturelle. Cette matière indocile, dense et imprévisible, l’oblige à repenser ses gestes et à relever des défis, eu égard aux champignons, à la coloration, à la morphologie, au toucher. L’œuvre finale, une installation monumentale rappelant un bosquet, se compose de plusieurs éléments : une pièce centrale en coupe verticale, des bustes, un arc et un disque, tous portés par des tiges d’acier évoquant les troncs. Entre brutalité du matériau et finesse du façonnage, Pitt Brandenburger honore la force vitale des arbres, leur beauté originelle et mémorielle.

EN Pitt Brandenburger, born in 1961 in Eschsur-Alzette, is a Luxembourgish sculptor whose creations, long inspired by nature, wildlife, and the animal world, have focused on wood, a noble material, and more particularly on trees, which today embody Pitt’s main need for expression, and who, moreover, has never stopped passing on his expertise as an art teacher. So, trees, yes, but only those that have fallen naturally or been felled for a significant reason. For Nature singulière, he has chosen beech, more specifically, a piece created from a cancerous beech tree, a natural singularity. This unruly, dense, and unpredictable material forces him to rethink his approach and take on new challenges in terms of fungi, coloration, morphology, and texture. The final work, a monumental installation reminiscent of a grove, consists of several elements: a central piece cut vertically, busts, an arch, and a disc, all supported by steel rods evoking tree trunks. Between the brutality of the material and the finesse of the craftsmanship, Pitt Brandenburger honours the vital force of trees, their original beauty, and their memory.

Sculpteur sur bois

LE BOSQUET

Bois de hêtre échauffé, têtes en fonte, construction en acier 2025

210 x 60 x 230 cm

LU D’Stine Bülow, eng dänesch Goldschmattesch, 1975 zu Frederiksberg gebuer, huet beim renomméierte Georg Jensen zu Kolding geschafft, éier si zu Kopenhagen hiren eegenen Atelier opgemaach huet. Duerno huet si sech als selbstänneg Goldschmattesch zu Lëtzebuerg niddergelooss. Hir Aarbechten, déi scho bei der Biennale De Mains De Maîtres 2021 ausgestallt goufen, zeechne sech duerch eng sober Eleganz an eng Faszinatioun fir natierlech Formen aus. Fir Nature singulière presentéiert si Ocean Gems, eng Serie vun dräi Broschen, inspiréiert vun der Kontemplatioun iwwer déi grazil Beweegunge vum Seetang, deen un den dänesche Plagen ugespullt gëtt. D’Iddi war, dës duuss, schläimeg a liicht glëtscheg Algen an e komplett kontrastéiert Material ze transforméieren –sou haart wéi Sëlwer a Gold. All eenzelt Stéck, op der Hand zougeschnidden, iwwerdréit déi organesch Geschmeidegkeet vun der Alg an déi eedel Materialer: massiivt Sëlwer, 18-Karat-Gold, Séisswaasserpärelen an Diamanten. D’Kontraster – matt a blénkeg, haart a fléissend, wäiss a giel – ënnersträichen d’Verstréckung tëschent Natur a Kënschtlechkeet. D’Brosche fänken déi vergänglech Schéinheet vum Liewegen a skulpturalen, zäitlose Formen an. D’Stine Bülow verwandelt esou en onscheinbaart Material a raffinéiert Bijouen, déi d’Eenzegaartegkeet vun der Natur mat Poesie a Prezisioun feieren.

FR Stine Bülow, orfèvre danoise née en 1975 à Frederiksberg, a travaillé chez Georg Jensen à Kolding, avant d’ouvrir son propre atelier à Copenhague, puis de s’installer dès 2009 comme orfèvre indépendante à Luxembourg. Déjà exposé à la Biennale De Mains De Maîtres en 2021, son travail se distingue par une élégance sobre et une fascination pour les formes naturelles. Pour Nature singulière, elle présente Ocean Gems, une série de trois broches née de la contemplation des mouvements gracieux du varech échoué sur les plages danoises. A donc germé l’idée de transformer ces

Orfèvre

STINE BULOW

algues, douces, visqueuses et légèrement glissantes, en un matériau totalement contrasté, aussi dur que l’argent et l’or. C’est ainsi que chaque pièce, découpée une à une à la main, traduit la souplesse organique de l’algue dans des matériaux précieuxargent massif, or 18 carats, perles d’eau douce et diamantsdont les contrastes, mat et brillant, dur et fluide, blanc et jaune, mettent en lumière le trouble entre nature et artifice. Les broches capturent la beauté éphémère du vivant dans des formes sculpturales et intemporelles. Stine Bülow transforme ainsi une matière humble en joyaux raffinés, célébrant la singularité de la nature avec poésie et précision.

EN Stine Bülow, a Danish goldsmith born in 1975 in Frederiksberg, worked at Georg Jensen in Kolding before opening her own workshop in Copenhagen and eventually settling in Luxembourg in 2009 as an independent goldsmith. Having already exhibited at the De Mains De Maîtres Biennale in 2021, her work is distinguished by its understated elegance and fascination with natural forms. For Nature singulière, she presents Ocean Gems, a series of three brooches inspired by the graceful movements of seaweed washed up on Danish beaches. This led to the idea of transforming these soft, slimy, and slightly slippery seaweeds into a completely contrasting material, as hard as silver and gold. Each piece, cut by hand individually, translates the organic suppleness of seaweed into precious materials—solid silver, 18-carat gold, freshwater pearls, and diamonds—whose contrasts—matte and shiny, hard and fluid, white and yellow—highlight the blur between nature and artifice. The brooches capture the ephemeral beauty of life in sculptural and timeless forms. Stine Bülow thus transforms a humble material into refined jewellery, celebrating the uniqueness of nature with poetry and precision.

The Dark Dancer

Oxidized silver with white Akoya pearls.

2025

10 x 12 x 2.5 cm

LU D’Marie-Isabelle Callier, gebuer 1970, ass eng belsch-lëtzebuergesch Kënschtlerin, déi Illustratioun op der École Supérieure des Arts Saint-Luc zu Bréissel studéiert huet. No enger Karriär an der Publicitéit widmet si sech haut der Molerei an de Kannerbicher. Zënter 2018 ginn hir Wierker aus gewuesstem, zougeschniddenem Pabeier – arrangéiert als Diptychen, Triptychen, Paraventen, Altorbiller oder Dioramen – op de grousse Konschtbiennalle vu Lëtzebuerg (De Mains De Maîtres) bis Venedeg ausgestallt. Fir Nature singulière proposéiert si eng Serie vun Dioramen, déi vun hanne beliicht sinn – eng Technik, déi et erméiglecht, Zeenen op raimlech an atmosphäresch Manéier duerzestellen. All Stéck exploréiert eng rar oder bedrot Planzewelt: d’Páramos an den Anden, Waasserreserven, eenzegaarteg Biotoper an de Bierger, Gäert an der Nuecht – well d’Planzen nuets weiderotmen –, d’Lëtzebuerger Rousegäert als Patrimoine, vum Ausstierwe bedrot Blummen oder och de geheimnisvolle Gaart aus engem Märchen. Mat dëse poeeteschen an zudéifst zerbriechleche Landschaften bréngt si d’Drénglechkeet vun hirem Erhalen zum Ausdrock. Hir Technik vermëscht Indigo-Aquarell, Enkaustikwuess op japaneschem Pabeier, preziist Zouschneiden an Iwwerteneeleeë vu Schichten. Doraus entsteet e Spill vun Transparenz an Déift, duerch dat ee sech an der Landschaft verléiere kann – an déif an d’Häerz vun enger bedroter Schéinheet andaucht.

FR Marie-Isabelle Callier, née en 1970, est une artiste belgo-luxembourgeoise formée à l’illustration à Saint-Luc à Bruxelles. Après une carrière dans la publicité, elle se consacre à la peinture et au livre jeunesse. Depuis 2018, œuvres en papiers cirés et découpés, placés en diptyques, triptyques, paravents, retables ou dioramas, sont exposées dans les grandes biennales d’artisanat d’art, de Luxembourg (De Mains De Maîtres) à Venise. Pour Nature singulière, elle propose une série de dioramas rétroéclairés, un mode

Artiste peintre sur cire

MARIEISABELLE CALLIER

de reconstitution d’une scène en volume. Chaque pièce explore un univers végétal rare ou menacé : les páramos andins, réserves d’eau, biotopes d’altitude uniques, les jardins nocturnes, la nuit les plantes continuant à respirer, les roseraies luxembourgeoises, un patrimoine, des fleurs en voie de disparition ou encore le jardin mystérieux d’un conte de fées. A travers ces paysages poétiques éminemment fragiles, elle affirme l’urgence de leur préservation. Sa technique mêle aquarelle indigo, cire encaustique sur papier japonais, découpe minutieuse et superposition de couches, créant des jeux de transparence et de profondeur, de quoi se perdre dans le paysage, s’immerger au cœur d’une beauté en péril.

EN Marie-Isabelle Callier, born in 1970, is a Belgian-Luxembourgish artist who trained in illustration at Saint-Luc in Brussels. After a career in advertising, she devoted herself to painting and children’s books. Since 2018, her works in waxed and cut paper, arranged in diptychs, triptychs, screens, altarpieces, and dioramas, have been exhibited at major art biennials, from Luxembourg (De Mains De maîtres) to Venice. For Nature singulière, she presents a series of backlit dioramas, a way of recreating a scene in three dimensions. Each piece explores a rare or endangered plant world: the Andean páramos, water reserves, unique high-altitude biotopes, nocturnal gardens, plants that continue to breathe at night, Luxembourg’s rose gardens, a heritage, endangered flowers, and even the mysterious garden of a fairy tale. Through these poetically fragile landscapes, she emphasises the urgency of their preservation. Her technique combines indigo watercolour, encaustic wax on Japanese paper, meticulous cutting and layering, creating plays of transparency and depth, allowing viewers to lose themselves in the landscape and immerse themselves in the heart of an endangered beauty.

Le Jardin des Alpilles

Aquarelle sur papier japonais ciré à la main 2025

4 panneaux : 172 x 62 cm

ANAIS CHAPPRON

LU D’Anaïs Chappron, gebuer 1993, ass eng franséisch Keramikkënschtlerin, déi sech zu Lëtzebuerg installéiert huet. No hirer Ausbildung am Objektdesign un der Ecole nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) zu Nanzeg an duerno an der Keramikkonscht um CPIFAC (Centre professionnel international de Velaine-en-Haye) huet si eng Spezialisatioun als Concepteur-créateur um CERFAV, dem europäeschen Zenter fir Glaskonscht zu Vannes-le-Châtel, absolvéiert. 2019 huet si hiren Atelier zu Metz ageriicht. Do entwéckelt si eng duebel Praxis: d’Kreatioun vun handwierklech hiergestalltem Geschier an d’Realisatioun vun engagéierte skulpturale Wierker. Fir Nature singulière luet si d’Natur mat A table ! –enger Installatioun ronderëm e komplett gedeckten Dësch – op hir Telleren an. D’Iessen ass duerch steif Planzen ersat, ewéi wann d’Zäit stoe bliwwe wier an d’Natur hir Plaz nees ageholl hätt. D’Telleren, d’Couverten a Behälter aus parzeläinaartegem Sandsteen, engem ganz helle beigen Toun, sinn op der Hand gestanzt, gedréit oder modeléiert. D’Zerwéiten aus modeléiertem Parzeläin schafen duerch hir wäiss Faarf déi perfekt Illusioun. Dëst Wierk, entstanen aus enger Reflexioun nom Confinement, feiert d’Poesie vun den alldeeglechen Detailer duerch d’Delikatess vum Gest an hannerfreet eist Verhältnis zum Konsum.

FR Anaïs Chappron, née en 1993, est une céra miste française installée au Luxembourg. Formée au design d’objet à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) de Nancy, puis aux arts céramiques au CPIFAC (Centre professionnel international de Velaine-en-Haye), pour enfin suivre une spécialisation de concepteur-créateur au CERFAV, centre européen dédié aux arts verriers à Vannes-leChâtel, elle fonde son atelier à Metz en 2019. Elle y développe une double pratique: la création de vaisselle artisanale et la réalisation d’œuvres sculpturales engagées. Pour Nature singulière, elle invite la nature dans les assiettes avec A table !, une

installation d’un complet service de vaisselle. La table est dressée, mais les mets remplacés par des végétaux figés, comme si le temps avait suspendu le repas et laissé la nature reprendre ses droits. Assiettes, couverts et contents en grès porcelainique, une terre beige très clair, sont estampés, tournés ou modelés à la main, quant aux serviettes, en porcelaine modelée, elles créent par leur blancheur une illusion parfaite. Cette œuvre, née d’une réflexion post-confinement, célèbre la poésie du détail quotidien par la délicatesse du geste et interpelle notre rapport à la consommation.

EN Anaïs Chappron, born in 1993, is a French ceramic artist based in Luxembourg. She trained in object design at the National School of Decorative Arts (ENSAD) in Nancy, then in ceramic arts at the CPIFAC (International Professional Centre in Velaine-en-Haye), before specialising in design and creation at CERFAV, a European centre dedicated to glass arts in Vannes-le-Châtel. She founded her studio in Metz in 2019, where she develops a dual practice: the creation of handmade tableware and the production of socially engaged sculptural works. For Nature singulière, she invites nature onto the table with A table !, an installation featuring a complete tableware set. The table is set, but the dishes have been replaced by frozen plants, as if time had suspended the meal and allowed nature to reclaim its rights. The plates, cutlery, and serving dishes are made of porcelain stoneware, a very light beige clay, and are stamped, turned, or modelled by hand. The napkins, made of moulded porcelain, create a perfect illusion with their whiteness. This work, born out of post-lockdown reflection, celebrates the poetry of everyday details through the delicacy of the gesture and challenges our relationship with consumption.

© Clémence Brach

Grès noir 2024

18 x 32 cm

SANDRA CIFANI

LU D’Sandra Cifani, eng lëtzebuergesch Bijoutière, 1979 gebuer, schaaft zënter iwwer zwanzeg Joer eenzegaarteg Piècen, déi Knowhow a Sensibilitéit harmonesch matenee verbannen. No hirer Ausbildung am Faassen a Schläife vu Steng – fir d’éischt um Institut des Arts zu Namur an duerno zu Valenza an Italien – huet si fir renomméiert Haiser ewéi Bulgari geschafft, éier si hiren eegenen Atelier opgemaach huet. 2022 mécht si a Portugal eng Formatioun am Emaillage, 2023 léiert si d’Filigran-Technik – eng joerhonnertenal Praktik, déi sech haut zu hirer poeetescher Ausdrocksweis entwéckelt huet. D’Sandra Cifani huet sech drop spezialiséiert, aalt Gold nei ze verschaffen, et anzeschmëlzen an nei Stécker ze kreéieren, deene si duerch hiren emotionale Wäert e subliméierte kënschtleresche Charakter gëtt. Fir Nature singulière presentéiert si eng filigran Serie vu Bijouen aus 950/1000er Sëlwer, inspiréiert vun de véier Joreszäiten. All eenzelt Stéck –tëschent 5 an 8 cm grouss – gouf komplett op der Hand hiergestallt an erënnert un en natierlechen Zyklus: d’Trägheet vum Wanter, d’Erwäche vum Fréijoer, d’Generositéit vum Summer, d’gëlle Liicht vum Hierscht. All gedréinten Drot, all minutiéis Courbe ass Deel vun enger Kompositioun, bei där näischt dem Zoufall iwwerlooss gouf. Iwwer hir Kreatioune spigelt d’Kënschtlerin d’Harmonie vum Liewegen – duerch d’Feinheet vum Gest, duerch d’Gedold – erëm. Dat recycléiert Sëlwer, dat si benotzt, ënnersträicht hiren Engagement fir eng verantwortungsbewosst Kreatioun.

FR Sandra Cifani, bijoutière luxembourgeoise née en 1979, façonne depuis plus de vingt ans des pièces uniques alliant savoir-faire et sensibilité. Formée à l’Institut des arts à Namur puis à Valenza en Italie pour le sertissage et la taille des pierres, elle a travaillé pour de grandes maisons comme Bulgari avant d’ouvrir son propre atelier. En 2022, elle suit une formation d’émaillage au Portugal et en 2023, apprend la technique de la filigrane, pratique centenaire désormais devenue son langage poétique. Sa spécialité, c’est

de retravailler le vieil or, le refondre et créer de nouvelles pièces en leur donnant une valeur artistique sublimée par leur valeur émotionnelle. Pour Nature singulière, la série de bijoux qu’elle présente est en filigrane, mais d’argent 950 / 1000, inspirée des quatre saisons. Chaque pièce, de 5 à 8 cm, entièrement réalisée à la main, évoque un cycle naturel : la lenteur de l’hiver, l’éveil du printemps, la générosité de l’été, la lumière dorée de l’automne. Chaque fil torsadé, chaque courbe minutieuse participe à une composition où rien n’est laissé au hasard. A travers ses créations, Sandra Cifani restitue l’harmonie du vivant par la finesse du geste, par la patience. L’argent recyclé utilisé renforce son engagement pour une création respectueuse.

EN

Sandra Cifani, a Luxembourgish jeweller born in 1979, has been crafting unique pieces that combine skill and sensitivity for over twenty years. She trained at the Institute of Arts in Namur and then in Valenza, Italy, specialising in stone setting and cutting before working for major companies such as Bulgari before opening her own workshop. In 2022, she trained in enamelling in Portugal, and in 2023, she learned the technique of filigree, a centuries-old practice that has now become her poetic language. Her speciality is reworking old gold, remelting it, and creating new pieces with an artistic value enhanced by their emotional significance. For Nature singulière, the jewellery series she presents is filigree, but made of 950/1000 silver, inspired by the four seasons. Each piece, measuring 5 to 8 cm, is entirely handmade and evokes a natural cycle: the slowness of winter, the awakening of spring, the generosity of summer, and the golden light of autumn. Each twisted thread and every meticulous curve contribute to a composition where nothing is left to chance. Through her creations, Sandra Cifani restores the harmony of life through the finesse of her touch and patience. The recycled silver she uses reinforces her commitment to respectful creation.

Créatrice de bijoux
© Laurent Henn

GÉRARD CLAUDE

LU De Gérard Claude, e lëtzebuergesche plastesche Kënschtler, stellt zënter 1973 zu Lëtzebuerg an am Ausland aus. Hie gouf mat ville Präisser ausgezeechent – dorënner de Prix Grand-Duc Adolphe am Joer 1979 – an et fënnt ee seng Wierker a ville renomméierten ëffentlechen a private Kollektiounen. Säi kënschtlereschen Usaz baséiert op enger neiaarteger Verbindung tëschent natierlechen Elementer a skulpturaler Kreatioun. Fir Nature singulière presentéiert hien hybrid Objeten aus Terracotta, déi hien op Haren a Schanken opsetzt. Dës Materialier – dacks aus Juegdtrophäen aus dem viregte Joerhonnert oder aus der Verwäertung vun Déiereskeletter – ginn op eng iwwerraschend Manéier zesummegesat. D’Modeléierung aus Paperclay (Toun, gemëscht mat Zellulosefasere fir eng ganz fei Veraarbechtung), gebrannt bei héijer Temperatur, hëlt déi organesch Formen un a verwëscht d’Grenzen tëschent deem Geformten an deem Fonnten. Esou gëtt all Stéck zu engem Fragment vun enger nei erfonnter Natur – deels an hirem ursprénglechen Zoustand, deels als Ausdrock vu Fantasie. De Gérard Claude schenkt dëse Matièren en zweet Liewen, andeem hie se an e biomorpht Universum iwwerdréit, wou duerch d’Spannung tëschent Kraaft an Zaartheet Harmonie entsteet. Säi Wierk luet dozou an, sech op déi magesch Friemheet anzeloossen vun enger Welt, déi sech verännert.

FR Gérard Claude, artiste plasticien luxembourgeois, expose depuis 1973 au Luxembourg et à l’international. Lauréat de nombreux prix (dont Prix GrandDuc Adolphe en 1979), ses œuvres figurent dans des collections publiques et privées prestigieuses. Sa démarche artistique repose sur une alliance inédite entre éléments naturels et création sculpturale. Pour Nature singulière, il présente des objets hybrides réalisés à partir de terre cuite greffée sur des cornes et des os. Ces matériaux, souvent issus d’anciens trophées de chasse du siècle dernier ou de récupération de carcasses

d’animaux, sont réassemblés de surprenante façon. Le modelage en paperclay (terre mélangée avec un faible pourcentage de fibres cellulosiques, ce qui permet un travail très fin), cuit à haute température, épouse les formes organiques naturelles, brouillant les frontières entre ce qui est façonné et ce qui est trouvé. Chaque pièce devient ainsi un fragment d’une nature réinventée, à la fois brute et porteuse d’imaginaire. Gérard Claude donne une seconde vie à ces matières, les inscrivant dans un univers biomorphe où la tension entre force et délicatesse devient harmonie. Son œuvre invite à rencontrer l’étrangeté magique d’un monde en transformation.

EN Gérard Claude, a Luxembourgish visual artist, has been exhibiting in Luxembourg and internationally since 1973. A winner of numerous awards (including the Grand Duke Adolphe Prize in 1979), his works are featured in prestigious public and private collections. His artistic approach is based on a unique combination of natural elements and sculptural creation. For Nature singulière, he presents hybrid objects made from terracotta grafted onto horns and bones. These materials, often sourced from old hunting trophies from the previous century or recovered from animal carcasses, are reassembled in surprising ways. The paper clay modelling (clay mixed with a small percentage of cellulose fibres, allowing for very fine work), fired at high temperatures, follows natural organic forms, blurring the boundaries between what is shaped and what is found. Each piece thus becomes a fragment of reinvented nature, both raw and evocative of the imagination. Gérard Claude gives these materials a second life, placing them in a biomorphic universe where the tension between strength and delicacy finds harmony. His work invites us to encounter the magical strangeness of a world in transformation.

Sculpteur de matériaux divers

ROMY COLLÉ

LU D’Romy Collé, eng lëtzebuergesch Goldschmattesch, gebuer 1987, huet hiren Ofschloss am Schmuckdesign un der renomméierter Goldschmiedeschule zu Pforzheim gemaach. 2014 krut si hiren Diplom als Goldschmaddmeeschtesch vun der Meisterschule für das Goldund Silberschmiedehandwerk zu München. Zënter 2016 ass si selbstänneg an entwërft an hirem Atelier raffinéiert Bijouen, déi aus der Beobachtung vun der Natur entstinn an exklusiv aus recycléierten Edelmetaller realiséiert ginn. Fir Nature singulière huet si eng Rei vu Stécker entworf, déi un d’Polarliichter erënneren. Dës himmlesch Liichtphänomener, mat hire changéierende Refleten, fënnt een am Glanz vun de Steng, déi si auswielt: Labradorit, Moundsteen, Turmalin, Pärelen. D’„Navette”-Form, déi ëmmer nees an op ënnerschiddlech Manéiere widderholl gëtt, erënnert mol un e Blat, mol un eng Blumm, e Kiewerlek oder e Päiperlek. An de mobillen Elementer vun hiren Ouerréng spigele sech déi wellenaarteg Beweegunge vun de Polarliichter erëm. All Bijou – als Eenzelstéck –léist Staunen aus. Et ass eng Hymn un déi natierlech Schéinheet, eng elegant Verankerung am Liewegen, tëschent geomeetrescher Genauegkeet an organescher Poesie. D’technesch Maîtrise an d’Sensibilitéit, déi d’Romy Collé zënter hirer Ausstellung am Kader vun De Mains De Maîtres 2016 ëmmer nees bewisen huet, fënnt eng nei Ausdrocksform.

FR Romy Collé, orfèvre luxembourgeoise née en 1987, est diplômée, en qualité de designer en bijoux, de la prestigieuse Goldschmiedeschule de Pforzheim et maître orfèvre depuis 2014, diplôme décroché à la « Meisterschule für das Gold- und Silberschmiedehandwerk » à Munich. Installée à son compte depuis 2016, elle conçoit, dans son atelier, des bijoux raffinés, nés de l’observation de la nature et réalisés exclusivement à partir de métaux précieux recyclés. Pour Nature singulière, elle imagine une série de pièces évoquant les aurores boréales. Ces lumières célestes, aux reflets changeants,

trouvent un écho dans l’éclat des pierres qu’elle sélectionne : labradorite, pierre de lune, tourmaline, perles. La forme « navette », répétée et agencée de manière variable, évoque tantôt une feuille, une fleur, un scarabée ou un papillon. Les éléments mobiles de ses boucles d’oreilles traduisent le mouvement ondulant des lumières polaires. Chaque bijou, pièce unique, devient ainsi un vecteur d’émerveillement, un hymne à la beauté naturelle, un ancrage dans le vivant tout en élégance, entre rigueur géométrique et poésie organique. Une maîtrise technique et une sensibilité toujours éprouvées et renouvelées depuis son exposition à De Mains De Maîtres en 2016.

EN Romy Collé, a Luxembourg-based goldsmith born in 1987, graduated as a jewellery designer from the prestigious Goldschmiedeschule in Pforzheim and has been a master goldsmith since 2014, having obtained her diploma from the Meisterschule für das Gold- und Silberschmiedehandwerk in Munich. Having worked independently since 2016, she designs refined jewellery in her workshop, inspired by her observations of nature and made exclusively from recycled precious metals. For Nature singulière, she has created a series of pieces evoking the northern lights. These celestial lights, with their changing reflections, are echoed in the sparkle of the stones she selects: labradorite, moonstone, tourmaline, and pearls. The ‘shuttle’ shape, repeated and arranged in various ways, evokes a leaf, a flower, a beetle, or a butterfly. The moving elements of her earrings reflect the undulating movement of the aurora borealis. Each piece of jewellery is unique, becoming a source of wonder, a hymn to natural beauty, and an elegant anchor to life, combining geometric precision with organic poetry. Her technical mastery and sensitivity have been proven and reaffirmed since her exhibition at De Mains De Maîtres in 2016.

Maître orfèvre
© MeltStudio

Flora Luna

18 carats or jaune, pierre de lune et diamants 2025

50 x 13 x 7 mm

CATHERINE DAVID

LU D’Catherine David, eng franséischéisträichesch Bijoutière, lieft a schafft zënter 1999 zu Lëtzebuerg. Säit hirer Ausbildung un der Ecole Nicolas Flamel zu Paräis entwërft si zäitgenëssesch Bijoue mat gewote Kompositiounen, bei deene Edelsteng a Mineralien ouni Hierarchie matenee vermëscht ginn. Am Kader vun Nature singulière presentéiert si dräi Stécker, déi hir Haltung reflektéieren: e Bléck op d’Biodiversitéit ze werfen, sech mat Enthusiasmus deem zouzewenden, wat net der Norm entsprécht. E Beispill dofir ass den onverschafften Achat –ontypesch an der Bijouterie –, deen e Paradigmewiessel erfuerdert: de Gest un d’Natur unzepassen an net ëmgedréint. De Rank Souche kombinéiert en onverschafften Achat mat enger Faassung aus strukturéiertem Sëlwer, an erënnert domat un d’Schuel vun engem Bamstamm, aus deem Äscht aus gielem Gold erauswuessen. De Rank Campanule aus Palladium-Grogold leet eng Tahiti-Pärel fräi, déi an eng Blumm mat engem Häerz aus engem gielen Diamant ëmgewandelt gouf. Den Unhänger Elésoir – eng spilleresch Fusioun aus Elefant a Strenz – ass en Hommage un d’Waasser, d’Quell vum Liewen. D’Catherine David valoriséiert ontypesch Formen an net kalibréiert Materialer a kreéiert all Stéck als Miniatur-Skulptur, mat engem verdreemten, liewensfroue Geescht. Hir Aarbecht zitt de Bléck vum Beobachter un a bréngt en zum Schmunzelen – eng Opfuerderung, dat Onerwaart mat Neigier ze entdecken.

EN

Catherine David, a French-Austrian jeweller, has been living and working in Luxembourg since 1999. Trained at the Nicolas Flamel School in Paris, she creates contemporary jewellery with bold compositions, combining precious stones and minerals without hierarchy. For Nature singulière, she presents three pieces that reflect her conviction: to take a different view of biodiversity and approach anything that deviates from the norm with enthusiasm. Take raw agate, for example—atypical in jewellery—which requires a paradigm shift: adapting the craft to nature, rather than the other way around. The Souche ring combines raw agate with a textured silver setting, evoking the bark of a tree trunk from which yellow gold branches emerge. The Campanule ring, in palladium-plated white gold, reveals a baroque Tahitian pearl transformed into a flower, with a yellow diamond at its centre. Finally, the Elésoir pendant — a playful fusion of an elephant and a watering can —pays homage to water, the source of life. Catherine David values unusual shapes and non-standard materials, designing each piece as a miniature sculpture imbued with a dreamlike and joyful spirit. Her work catches the eye and brings a smile to the observer’s face, inviting them to rediscover the unpredictable.

FR Catherine David, bijoutière francoautrichienne, vit et crée au Luxembourg depuis 1999. Formée à l’école Nicolas Flamel à Paris, elle conçoit des bijoux contemporains aux compositions audacieuses, mêlant pierres précieuses et minéraux sans hiérarchie. Pour Nature singulière, elle présente trois pièces qui traduisent sa conviction, à savoir : porter un regard autre sur la biodiversité, aborder avec enthousiasme ce qui n’obéit pas à la norme. À l’exemple de l’agate brute, atypique en bijouterie, nécessitant un changement de paradigme : adapter le geste à la nature et non l’inverse. Ainsi, la bague Souche associe une agate brute à une monture en argent texturé, évoquant l’écorce d’un tronc d’arbre, d’où s’élèvent des branches en or jaune. La bague Campanule, en or gris palladié, révèle une perle baroque de Tahiti transformée en fleur, dont le cœur abrite un diamant jaune. Enfin, le pendentif Elésoir, fusion ludique entre éléphant et arrosoir, rend hommage à l’eau, source de vie. Catherine David valorise les formes atypiques, les matériaux non calibrés, pense chaque pièce comme une sculpture miniature, dans un esprit onirique et joyeux. Son travail éveille le regard et le sourire de l’observateur invité à redécouvrir l’imprévisible.

Créatrice de bijoux
© MeltStudio

Bague Souche

Argent 950, Or 18 ct, Diamants bruns, Agate 2025

3 x 3 cm

Sculptrice

LU D’Marie De Decker, eng belsch Kënschtlerin, 1988 zu Montmartre gebuer, lieft a schafft zu Lëtzebuerg. Si kreéiert skulptural Wierker aus innovative Biomaterialen, déi si duerch eng Vergoldung subliméiert –eng Technik, déi iwwer de reng ornamentale Charakter erausgeet. Fir Nature singulière presentéiert si Ode to the Future, eng kreesfërmeg Skulptur aus engem Bio-Fuedem, zesummegesat aus Maisstäerkt an dem Nacker vu recycléierte CoquilleSaint-Jacques. Dës Matière gëtt erhëtzt, waarm geformt, mat 22-Karat-Blatgold vergëllt an da mat Naturhaarz an d’Struktur integréiert. D’Wierk erënnert un d’Zell, d’Ee, d’Liewen. D’Motiver –Fiederen a Fëschschuppen – gi spontan mat der „Intelligenz vum Gest” gezeechent a sinn a permanenter Beweegung, ouni Ufank oder Enn: eng Allegorie vun der Existenz. Beräichert gëtt d’Stéck mat Fragmenter vu Plastik aus dem Mier, gesammelt op Mauritius, wou d’Kënschtlerin en Deel vum Joer verbréngt. Dës Fragmenter goufe mat enger neiaarteger Technik thermoforméiert an – ganz ouni Vernis oder Lack – nohalteg vergëllt: stomm Zeie vun enger bedroter Miereswelt. Mat dësem Wierk hieft d’Marie De Decker d’Konschthandwierk iwwer seng traditionell Grenzen eraus. Si erfuerscht esouguer de Weltraum als symbolesche Raum, fir eis Verbindung mat deem Hellegen an Éiwegen ze hannerfroen.

FR Marie De Decker, artiste belge née à Montmartre en 1988, vit et travaille au Luxembourg. Elle crée des œuvres sculpturales à partir de biomatériaux innovants, sublimés par une dorure qui dépasse le caractère purement ornemental. Pour Nature singulière, elle présente Ode to the Future, une sculpture circulaire réalisée à partir d’un fil biosourcé composé d’amidon de maïs et de nacre de coquilles Saint-Jacques recyclées. Cette matière, chauffée puis modelée à chaud, est ensuite dorée à la feuille d’or 22 carats, intégrée au cœur même de la structure grâce à une résine naturelle. L’œuvre

MARIE DE DECKER

évoque la cellule, l’œuf, la vie. Les motifs de plumes et d’écailles, tracés spontanément grâce à « l’intelligence du geste », forment un mouvement perpétuel, sans début ni fin, comme une allégorie de l’existence. Ramassés à Maurice, où l’artiste séjourne une partie de l’année, des fragments de plastique marin, thermoformés grâce à une technique inédite et dorés durablement, sans vernis ni laque, viennent enrichir la pièce, témoins silencieux d’un océan en péril. Par cette œuvre, Marie De Decker pousse l’artisanat au-delà des frontières traditionnelles, explorant même l’espace pour questionner notre lien au sacré et à l’éternel.

EN Marie De Decker, a Belgian artist born in Montmartre in 1988, lives and works in Luxembourg. She creates sculptural works using innovative biomaterials, enhanced by gilding that transcends the purely ornamental. For Nature singulière, she presents Ode to the Future, a circular sculpture made from a bio-based filament composed of corn starch and recycled scallop shells. This material, heated and then hot-moulded, is gilded with 22-carat gold leaf and incorporated into the very core of the structure using a natural resin. The work evokes the cell, the egg, life itself. The feather and scale motifs, drawn spontaneously through the ‘intelligence of the gesture’, form a perpetual movement, without beginning or end—an allegory of existence. Collected in Mauritius, where the artist spends part of the year, fragments of marine plastic—thermoformed using a unique technique and durably gilded without varnish or lacquer—enrich the piece as silent witnesses to an ocean at risk. With this work, Marie De Decker pushes craftsmanship beyond traditional boundaries—venturing even into the realm of space—to question our connection to the sacred and the eternal.

© Oksana Starikova

Onde éternelle

Or 24 carats sur âme biosourcée 2025

Ø 100 cm

Créatrices de bijoux

LAURA & MARTINE FEIEREISEN

LU D’Laura an d’Martine Feiereisen, Grënnerinne vu LAÔMA ATELIER, kreéieren zënter 2021 skulptural Bijouen a klenge Serien, déi Design, Handwierkskonscht an Ëmweltbewosstsi matenee verbannen. All eenzelt Stéck aus hirer ätheerescher Kreatioun gëtt suergfälteg aus recycléierte Materialer hiergestallt. Bei der Erfuerschung vum Zesummespill tëschent mëll an haart, flësseg a fest – Wuess a Metall – fanne si Poesie an der Form. Inspiréiert gi si souwuel vun der Architektur vu grousse Stied – Paräis, wou si Schmuckdesign a Goldschmaddkonscht studéiert hunn, an New York am Kader vun hire Coursen an der Metall- a Schmuckkonscht um Pratt Institute – wéi och vun der organescher Struktur vun der Natur. Fir Nature singulière proposéiere si en Triptychon aus recycléiertem 935er Sëlwer – Ketten, Rank an Ouerréng – ronderëm d’Rous, d’Symbol vun der Léift, déi sech zu engem Standardproduit vun der Blummenindustrie entwéckelt huet. Hir Bijouen, op der Hand gravéiert a presentéiert an enger metallener Këscht mat der Opschrëft cadeau empoisonné prangeren d’Entgleisunge vun der globaliséierter Produktioun un. An deenen aus Wuess sculptéierte Forme fënnt ee recuperéiert Däre vu wëlle Rousen, déi mat traditionellen Technike verschmolt goufen. Mat LAÔMA ATELIER, och scho bei De Mains De Maîtres 2023 ze gesinn, gëtt de Bijou zu engem Manifest.

FR Laura et Martine Feiereisen, fondatrices de LAÔMA ATELIER, créent depuis 2021 des bijoux sculpturaux en petites séries mêlant design, artisanat et conscience écologique. Chaque pièce de leur création éthérée est soigneusement sculptée à partir de matériaux recyclés. Explorant l’interaction entre le doux et le dur, le liquide et le solide, la cire et le métal, elles trouvent de la poésie dans la forme, à la fois puisée dans l’architecture des grandes villes – Paris pour leurs études de conception de bijoux et d’orfèvrerie, New York pour des cours d’arts du métal et de joaillerie au Pratt Institute –

et inspirée par la structure organique de la nature. Pour Nature singulière, elles proposent un triptyque en argent recyclé 935 –collier, bague et boucles d’oreilles – autour de la rose, symbole d’amour devenu produit standardisé de l’industrie florale. Leurs bijoux, gravés à la main et présentés dans une boîte en métal portant l’inscription « cadeau empoisonné », dénoncent les dérives de la production mondialisée. Les formes sculptées en cire, intègrent des épines récupérées de roses sauvages, fondues selon des techniques traditionnelles. Avec LAÔMA ATELIER, déjà présent à De Mains De Maîtres en 2023, le bijou devient un manifeste.

EN Laura and Martine Feiereisen, founders of LAÔMA ATELIER, have been creating sculptural jewellery in small series since 2021, combining design, craftsmanship and environmental awareness. Each piece in their ethereal collection is carefully sculpted from recycled materials. Exploring the interaction between soft and hard, liquid and solid, wax and metal, they find poetry in form— drawing inspiration from the architecture of major cities: Paris, where they studied jewellery design and goldsmithing, and New York, where they took metalwork and jewellery classes at the Pratt Institute—alongside the organic structures of nature. For Nature singulière, they offer a triptych in recycled 935 silver— a necklace, ring and earrings—centred on the rose, a symbol of love that has become a standardised product of the floral industry. Their jewellery, hand-engraved and presented in a metal box inscribed with ‘cadeau empoisonné’ (“poisoned gift”), denounces the excesses of globalised production. The wax-sculpted forms incorporate thorns recovered from wild roses, cast using traditional techniques. With LAÔMA ATELIER, already featured at De Mains De Maîtres in 2023, jewellery becomes a manifesto.

CADEAU EMPOISONNÉ 02

Argent 935 recyclé 2025

2 x 3,4 x 3,8 cm

Bijoutière-orfèvre

NANCY FIS

LU D’Nancy Fis, eng lëtzebuergesch Bijoutière a Goldschmattesch, gebuer 1990, kreéiert mat onendlecher Léift zum Detail Eenzelstécker, déi komplett op der Hand geschafe ginn. Als Unhängerin vun enger eethescher Bijouterie schafft si mat recycléierten Edelmetaller –besonnesch Gold a Sëlwer – fir eng verantwortungsvoll Approche ze garantéieren. Duerch d’Verbindung vun alen Techniken an zäitgenësseschem Design entstinn an hirer Hand elegant Bijouen, voll mat Emotiounen, inspiréiert vun de Formen an Texture aus der Natur. Fir Nature singulière presentéiert si e skulpturaalt Schëllerornament, dat aus dräi koffer Magnoliëbléien a Ketten aus recycléiertem Sëlwer besteet. D’Blummen –Symboler fir Widderstandsfäegkeet – erbléien op engem Aascht, deen delikat iwwer d’Schëller geluecht gëtt, wärend d’Kette sech ewéi Stoff iwwer den Uewerkierper drapéieren. D’Wierk hannerfreet eise Bezuch zu der Natur: Si mir hir Gardienen oder Vandalen? Eng Zort Kierperbroderie, bei där all eenzelt Blat mat grousser Suergfalt ausgeschnidden, geschmitt, bemoolt an zesummegesat gëtt – an engem sublimen, poeetesche Prozess. De Kontrast tëschent der Zaartheet vun de Blummen an der Rigiditéit vum Metall symboliséiert d’Spannung tëschent Harmonie an Dominatioun. Mat hirem Plädoyer fir eng nohalteg Handwierkskonscht leet d’Nancy Fis eng Reflexioun iwwer eis Plaz am Ekosystem an iwwer d’Noutwendegkeet vun eisem Engagement fir dat Liewegt an d’Weeër.

FR Nancy Fis, bijoutière-orfèvre luxembourgeoise née en 1990, crée des pièces uniques entièrement façonnées à la main, avec un infini souci du détail. Adepte d’une joaillerie éthique, elle choisit des métaux nobles recyclés, notamment l’or et l’argent, garantissant ainsi une approche responsable. Alliant techniques anciennes et design contemporain, elle donne vie à des bijoux élégants chargés d’émotion, aspirés par les formes et textures de la nature. Pour Nature singulière, elle présente un ornement d’épaule

sculptural composé de trois fleurs de magnolia en cuivre et de chaînes en argent recyclé. Les fleurs, symboles de résilience, s’épanouissent sur une branche délicatement posée sur l’épaule, tandis que les chaînes drapent le buste comme un tissu. L’œuvre interroge notre rapport à la nature : sommes-nous ses gardiens ou ses vandales ? Chaque pétale est découpé, forgé, peint et assemblé avec minutie, dans une sublime démarche poétique. Une broderie corporelle. Le contraste entre la douceur florale et la rigidité métallique symbolise la tension entre harmonie et domination. Plaidant pour un artisanat durable, Nancy Fis convoque une réflexion sur notre place dans l’écosystème et sur la nécessité de notre engagement envers le vivant.

EN Nancy Fis, a Luxembourg-based jeweller and goldsmith born in 1990, creates unique, entirely handmade pieces with infinite attention to detail. Committed to ethical jewellery, she works exclusively with recycled precious metals—particularly gold and silver—ensuring a responsible approach. Combining traditional techniques with contemporary design, she creates elegant, emotionally charged jewellery inspired by the forms and textures of nature. For Nature singulière, she presents a sculptural shoulder ornament composed of three copper magnolia flowers and recycled silver chains. The flowers—symbols of resilience—bloom on a branch delicately placed on the shoulder, while the chains drape across the bust like fabric. The piece questions our relationship with nature: are we its guardians, or its vandals? Each petal is cut, forged, painted and assembled with meticulous care in a sublime, poetic process. A form of embroidery for the body. The contrast between the softness of the flowers and the rigidity of the metal symbolises the tension between harmony and domination. Advocating sustainable craftsmanship, Nancy Fis invites us to reflect on our place in the ecosystem—and the necessity of our commitment to all living things.

© MeltStudio

Cuivre, argent, vernis 2025

50 x 40 cm

Magnolia

LU Den Tom Flick, e Sculpteur, 1968 zu Lëtzebuerg gebuer, huet seng Ausbildung un der Hochschule für angewandte Kunst zu Wien absolvéiert. 2001 war hie Matgrënner vum Kollektiv Sixthfloor zu Käerch, an zënter 1998 enseignéiert hien am Lycée des Arts et Métiers zu Lëtzebuerg. Well hien de Steen direkt schneit, huet hien eng praktesch, kierperlech Bezéiung zum Material – speziell zum Alabaster, mat senger wäisser Faarf, senger Liichtduerchlässegkeet a sengem Banneliewen, dat duerch en einfache Liichtstral opgedeckt gëtt. Bei Nature singulière versteet hie seng Skulpturaarbecht als en Dialog tëschent der réier Matière an der Identitéit, déi bannendra verstoppt ass. De Steen, erausgeholl aus dem Bannenzegste vun der Äerd, gëtt ënnert sengen Hänn zu engem Fragment vun enger verwandelter Natur. D’Wierk – mol glat, mol vum Handwierksgeschier zerkraazt – schaaft eng subtil Verbindung tëschent dem Organeschen an dem Geomeetreschen, tëschent dem sënnlech Ronnen an dem Rechtwénkelegem, tëschent Zaartheet a Spannung, Vertikalitéit an Horizontalitéit. Seng plastesch Grammaire ass weeder abstrakt nach figurativ. Den Tom Flick léisst sech vun der Natur, der Aktualitéit, der Philosophie an der Metaphysik leeden a kreéiert esou autonom Wierker, déi vu stommer Beweegung animéiert ginn – verankert, emotional, verspillt an duerchlässeg fir d’Kontemplatioun. Wat een aus hinnen erausliese kann, ass dat mineralescht Gediechtnes vun der Welt.

FR Tom Flick, sculpteur né en 1968 à Luxembourg, formé à l’Ecole supérieure des Arts appliqués à Vienne, cofondateur (en 2001) du collectif Sixthfloor à Koerich, enseigne depuis 1998 au Lycée des Arts et Métiers à Luxembourg. Pratiquant la taille directe, il entretient un rapport quasi charnel avec la pierre, tout particulièrement l’albâtre, pour sa blancheur, sa translucidité et sa vie interne révélée par un simple rai lumineux. Dans Nature singulière, sa sculpture est pensée comme un dialogue entre la matière brute et l’identité

sur pierre

TOM FLICK

qu’elle recèle. La pierre, issue des entrailles de la terre, devient sous ses mains un fragment de nature transfigurée. L’œuvre, tantôt lisse tantôt scarifiée par l’outil, est une subtile union entre l’organique et le géométrique, entre rondeurs sensuelles et angles droits, douceur et tension, verticalité et horizontalité. La grammaire plastique n’est ni abstraite ni figurative; en fait, guidé par la nature, l’actualité et la philosophie, voire la métaphysique, Tom Flick donne naissance à des œuvres autonomes, animées d’un mouvement silencieux, à la fois ancrées, émotionnelles, ludiques aussi, et perméables à la contemplation. Ce qui se lit à travers elles, c’est la mémoire minérale du monde.

EN Tom Flick, sculptor born in 1968 in Luxembourg, trained at the School of Applied Arts in Vienna. He co-founded the Sixthfloor collective in Koerich in 2001 and has been teaching at the Lycée des Arts et Métiers in Luxembourg since 1998. Working in the tradition of direct carving, he maintains an almost physical relationship with stone—particularly alabaster—for its whiteness, translucency, and inner life, revealed with just a ray of light. In Nature singulière, his sculpture is conceived as a dialogue between raw material and the identity it conceals. The stone, drawn from the bowels of the earth, becomes a fragment of nature transfigured under his hands. The work, sometimes smooth, sometimes marked by the tool, is a subtle union of the organic and the geometric, of sensual curves and sharp angles, of softness and tension, of vertical and horizontal forces. His plastic grammar is neither abstract nor figurative. Guided by nature, current events, and philosophy—even metaphysics—Tom Flick creates autonomous works animated by a silent movement: grounded, emotional, playful, and open to contemplation. What emerges is the mineral memory of the world.

Sculpteur
© Mars Lepine

COCON

Albâtre blanc/bleu

2025

12 x 36 x 45 cm

Orfèvre

LU D’Léonie Fonck, eng autodidaktesch Goldschmattesch, gebuer zu Dikrech, lieft a schafft zu Bartreng. Zënter 2018 kreéiert si an hirem Atelier um Kuelbecherhaff Bijouen, bei deene si Sëlwer, Edelsteng, Holz a Stoft matenee verbënnt. Fir De Mains De Maîtres proposéiert si eng eenzegaarteg Interpretatioun vun der Natur mat enger Kollektioun vu Réng, Broschen an Ouerréng, hiergestallt aus natierlechen Eechelen a Buchaker, déi eethesch gesammelt an duerno vergëllt goufen. Hir Erausfuerderung besteet doranner, déi spezifesch Charakteristike vum Material – besonnesch vum gestréckte Sëlwerfuedem – ze respektéieren an harmonesch an hir Kreatiounen ze integréieren. Heiansdo verschafft si och eng eng Séisswaasser- oder Zuuchtpärel, dacks och Edelsteng. Dës Erausfuerderung meeschtert si mat engem ganz spezielle Versëlwerungsverfaren. Esou verwandelt si wëll Friichten a vergänglech Bijouen, déi eenzegaarteg an nohalteg sinn. D’Léonie Fonck schenkt dësen zerbriechleche Schätz aus dem Bësch en zweet Liewen – all Bijou verzielt eng Geschicht: déi vun enger intimer Verbindung tëschent deem Liewegen an dem handwierkleche Gest. Am Wëssen, datt och de Bijou eng Nature singulière huet, déi sech net nëmmen u sengem Wäert moosst, mee och un der diskreeter Emotioun, déi en ervirruffen oder obdeejéinegen iwwerdroe kann, deen en dréit.

FR Léonie Fonck, orfèvre autodidacte née à Diekirch, vit et travaille à Bertrange. Depuis 2018, elle façonne des bijoux dans son atelier du Kuelbecherhaff, mêlant argent, pierres précieuses, bois et étoffes. Pour De Mains De Maîtres, elle propose une interprétation singulière de la nature à travers une collection de bagues, broches et boucles d’oreilles réalisées à partir de glands et faînes naturels, récoltés de manière éthique puis argentés. Son défi, c’est de respecter les caractéristiques spécifiques du matériau, l’argent donc, et surtout le fil d’argent tricoté, et de l’intégrer harmonieusement

LEONIE FONCK

dans ses créations, parfois rehaussées d’une perle d’eau douce ou de culture, souvent aussi de pierres précieuses. Défi relevé par un procédé particulier d’argentage. Et d’ainsi transformer les fruits sauvages, joyaux éphémères, en pièces uniques et durables. Léonie Fonck offre de la sorte une seconde vie à ces fragiles trésors de la forêt, et chaque bijou raconte une histoire, celle d’un lien intime entre le vivant et le geste artisanal. Sachant que le bijou a aussi une nature singulière, qui ne se mesure pas seulement par sa valeur mais par l’émotion discrète qu’il peut susciter ou transmettre à celui ou celle qui le porte.

EN Léonie Fonck, a self-taught goldsmith born in Diekirch, lives and works in Bertrange. Since 2018, she has been crafting jewellery in her workshop in Kuelbecherhaff, where she combines silver, precious stones, wood, and fabric in delicate compositions. For De Mains De Maîtres she presents a unique interpretation of nature through a collection of rings, brooches, and earrings made from real acorns and beechnuts—ethically harvested and then silver-plated. Her challenge lies in respecting the specific characteristics of the material—particularly silver and knitted silver wire—and integrating them harmoniously into her creations. These are sometimes enhanced with freshwater or cultured pearls, and often adorned with precious stones. This balance is achieved through a specialised silvering process. In this way, wild fruits— ephemeral by nature—are transformed into unique and enduring pieces. Léonie Fonck thus gives a second life to these fragile treasures of the forest. Each piece tells a story: one of intimate connection between the living world and craftsmanship. Jewellery, too, possesses its own nature—one that cannot be measured solely by its value, but by the subtle emotion it evokes or conveys to its wearer.

© Flavie Hengen
Sceaux d'Âme 2 et 3

Artiste céramiste

MEGHA GOENKA

LU D’Megha Goenka, 1977 an Indie gebuer, ass diploméiert Innenarchitektin an Decoratrice. Zënter 2007 lieft a schafft si zu Leideleng. Als engagéiert

Kënschtlerin gëtt si dem universale Konzept vum Doheem iwwert d’Keramik eng Stëmm. Si leet besonnesch Wäert op dat delikat Gläichgewiicht tëschent perséinlechem Ausdrock a kollektivem Gediechtnes, an tëschent traditionellen a modernen Technike wéi Modeléieren, Stanzen, Gravur, widderhuelt Brennen, Oxider a Pigmenter. Och wann Identitéit an Zougehéiregkeet hir Liblingstheeme sinn, ass et d’Erfarung mam Zyklon Fani am Golf vu Bengalen am Joer 2019 – sowéi aner Ëmbréch an den Ekosystemer an am Klima – aus deenen hir Aarbecht Touch Me Not, déi si fir Nature singulière proposéiert, ervirgeet. Dëst Wierk ass eng immersiv Installatioun aus Mieresformen a Mikroorganismen aus Keramik, Pastell a Kuel, déi d’fragil Schéinheet an d’Komplexitéit vum Liewegen ënnersträichen. D’Megha Goenka schaaft Skulpture mat feinen Texturen, inspiréiert vun de Korallen, den Diatoméeën an der Vegetatioun aus hirem Gaart. Hir Wierker sinn an engem Krees ugeluecht a lueden zu enger 360°-Betruechtung an. Hire kreative Prozess ass intuitiv. Hir Konscht – poeetesch a politesch –betount d’Drénglechkeet vun der Géigewaart: Vulnerabilitéit a Verantwortung.

FR Megha Goenka, née en 1977 en Inde, diplômée en design d’intérieur et en décoration, vit et travaille à Leudelange depuis 2007. Artiste engagée, elle donne une voix au concept universel du chez-soi à travers le médium de la céramique, veillant à la délicate balance entre expression personnelle et mémoire collective, entre techniques traditionnelles et contemporaines, dont modelage, estampage, gravure, cuisson multiple, oxydes et pigments. Si l’identité et l’appartenance sont ses thèmes privilégiés, c’est son expérience du cyclone Fani dans le golfe du Bengale en

2019 ainsi que d’autres bouleversements des écosystèmes et du climat qui a fait naître Touch Me Not, œuvre qu’elle propose pour Nature singulière. Il s’agit d’une installation immersive de formes marines et de micro-organismes en céramique, pastel et charbon, qui illustre la fragile beauté du vivant, et sa complexité. Megha Goenka façonne donc des sculptures aux textures fines, inspirées des coraux, des diatomées et de la végétation de son jardin. Disposées en cercle, ses œuvres invitent à une contemplation à 360. Son processus créatif est éminemment intuitif. Et son art, poétique et politique, met en lumière l‘urgence du présent: la vulnérabilité et la responsabilité.

EN Megha Goenka, born in India in 1977 and trained in interior design and decoration, has lived and worked in Leudelange since 2007. A committed artist, she gives voice to the universal concept of home through the medium of ceramics, striking a delicate balance between personal expression and collective memory. Her practice bridges traditional and contemporary techniques, including modelling, stamping, engraving, multiple firings, oxides, and pigments. While identity and belonging are her recurring themes in her work, it was her experience of Cyclone Fani in the Bay of Bengal in 2019—alongside other ecological and climatic disruptions—that inspired Touch Me Not, the work she presents for Nature singulière. The result is an immersive installation of marine forms and microorganisms in ceramic, pastel, and charcoal—illustrating the fragile beauty and complexity of life. Megha Goenka creates finely textured sculptures inspired by corals, diatoms, and the vegetation in her own garden. Arranged in a circle, the works invite viewers to contemplate them from all angles. Her creative process is deeply intuitive. Her art, both poetic and political, underscores the urgency of the present: vulnerability and responsibility.

© MeltStudio

Fading drift & Dual bloom

Colored porcelain, wood, gold luster 2025

34 x 18 x 17 cm

14 x 14 x 15 cm

ANNE-MARIE GRIMLER

LU D’Anne-Marie Grimler, eng lëtzebuergesch Sculptrice, 1966 zu Beetebuerg gebuer, huet hir Ausbildung ënner anerem am Lycée des Arts et Métiers absolvéiert. Zënter Jore schaaft si Skulpturen aus rengem Steen, déi a ville Galerien, Biennallen a Salonen zu Lëtzebuerg ausgestallt goufen. All eenzele réie Stee besëtzt eng eegen Identitéit. Mat hirem Gest léist d’Kënschtlerin säi verstopptent Geheimnis – seng Faarf, seng Beschafenheet, seng Transparenz –fräi. Si deckt domat seng zweet, eenzegaarteg Natur op. Fir Nature singulière huet d’Anne-Marie Grimler fir den Alabaster entscheet, e Material mat senge verschiddenen Nuancë vu Wäiss, Gro, Brong an Transparent. Andeem si een Deel onverschafft léisst an deen aneren Deel prezis beaarbecht, ënnersträicht si d’Dualitéit vun der Matière: hir ursprénglech Rauheet an hir sculptéiert Zaartheet. Den Alabaster, zerbriechlech a luminéis, gëtt esou de Support vun enger intimer Exploratioun vun der bannenzeger Schéinheet. Der Kënschtlerin geléngt et, d’Eenzegaartegkeet vun all Stee siichtbar ze maachen – wéi e Geheimnis, dat nëmme vun der Hand oppegeluecht ka ginn. Hir epuréiert a gläichzäiteg expressiv Aarbecht zelebréiert déi prodigiéis Eenzegaartegkeet vum Liewegen an déi stomm Kraaft vu mineraleschen Elementer.

FR Anne-Marie Grimler, sculptrice luxembourgeoise née à Bettembourg en 1966, formée notamment au Lycée des arts et métiers, façonne depuis plusieurs années des œuvres en pierre pure, exposées dans de nombreuses galeries, des biennales et des salons au Luxembourg. Chaque pierre brute possède une identité propre, et par son geste, l’artiste en révèle le mystère caché, sa couleur, son grain, sa transparence: en quelque sorte, elle fait ainsi émerger une seconde nature, unique. Pour Nature singulière, elle a choisi de travailler l’albâtre dans ses différentes nuances de blanc, gris, brun et transparent. En conservant une partie brute, donc non

taillée, et en travaillant l’autre partie soigneusement, finement, elle met en lumière la dualité de la matière : sa rugosité originelle et sa délicatesse sculptée. L’albâtre, fragile et lumineux, devient le support d’une exploration intime de la beauté interne. À travers ses sculptures, Anne-Marie Grimler réussit ainsi à rendre visible la singularité de chaque pierre, comme une énigme enfouie que seule la main peut dévoiler. Son travail, à la fois épuré et expressif, magnifie la prodigieuse unicité du vivant et la puissance silencieuse des éléments minéraux.

EN Anne-Marie Grimler, a Luxembourgish sculptor born in Bettembourg in 1966 and trained at the Lycée des Arts et Métiers, has been working with pure stone for several years. Her sculptures have been exhibited in numerous galleries, biennials and salons across Luxembourg. Each raw stone has its own identity. Through her work, the artist reveals its hidden mystery—its colour, grain and transparency— bringing forth a second, singular nature. For Nature singulière, she chose to work with alabaster in its various shades—white, grey, brown and translucent. By leaving part of the stone raw and uncut, while sculpting the other with care and precision, she reveals the material’s inherent duality: its original roughness and its refined delicacy. Alabaster, both fragile and luminous, becomes the medium for an intimate exploration of inner beauty. Through her sculptures, Anne-Marie Grimler reveals the singularity of each stone—like a hidden enigma that only the hand can unveil. Her work, both refined and expressive, magnifies the extraordinary singularity of life and the silent strength of mineral matter.

Sculptrice sur pierre
© MeltStudio

Albâtre gris

2025

25 x 30 x 20 cm

LU D’Danielle Grosbusch gouf 1956 zu Ettelbréck gebuer, wou si och lieft a schafft. No hirem Konschtstudium an den 1970er-Joren huet si sech un der Rietveld-Akademie zu Amsterdam an und der Académie Royale zu Bréissel op Gravur, textil Seriegraphie a Lithographie spezialiséiert. Si stellt esouwuel als Eenzelkënschtlerin wéi och a Gruppenausstellungen aus an enseignéiert Déifdrock am Atelier Empreinte. Duerch hiert Wierk zitt sech permanent e „grénge Fuedem”. Fir Nature singulière presentéiert si EpiGenesis, eng Serie vu fënnef Monotyppen, déi e Wendepunkt an hirem Schafe markéieren. Si verzicht op cheemesch Technike wéi Ätzradéierungen an erfuerscht elo d’Superpositioun vun Uelegfaarwen op Konschtdrockpabeier, fir transparent Schichten ze kreéieren. Mat hirer Faszinatioun fir Planzefragmenter, Pilzsporen, Fossilien an aner Runesymboler komponéiert si meditativ Wierker, aus deenen all Spuer wéi eng Erënnerung u Matière opzedauche schéngt. Dëse laangwieregen an intuitive Prozess vermëscht Kontroll an Zoufall – genee ewéi den organesche Wuessprozess. All Stéck ass eenzegaarteg an d’Resultat vun engem Dialog tëschent Gest, Textur a Liicht. D’Wierker ginn ënner Glas presentéiert, op d’„Petersburger”-Manéier opgehaangen, a lueden dozou an, Zeien ze ginn, wa lues a lues Formen entstinn.

FR Danielle Grosbusch, née en 1956 à Ettelbruck, où elle vit et travaille. Formée aux Beaux-Arts dans les années 1970, elle s’est spécialisée dans la gravure, la sérigraphie textile et la lithographie au Rietveld à Amsterdam et à l’Académie Royale de Bruxelles. Exposant tant en solo que dans des expos collectives nationales et internationales, Danielle enseigne aussi l’héliogravure à l’Atelier Empreinte. Un « fil vert » perfuse en permanence son œuvre. Pour Nature singulière, elle présente EpiGenesis, une série de cinq monotypes, lesquels marquent un tournant dans sa pratique. Abandonnant les techniques chimiques de l’eau-forte,

Graveuse en taille douce

DANIELLE GROSBUSCH

elle explore ici la superposition d’encres à l’huile sur papier d’art, pour créer des couches transparentes. Fascinée par les fragments végétaux, mycorhizes, fossiles et autres symboles runiques, elle compose des œuvres méditatives, où chaque trace semble émerger, comme un souvenir de matière. Le processus, long et intuitif, mêle contrôle et hasard, à l’image de la croissance organique. Chaque pièce est unique, fruit d’un dialogue entre geste, texture et lumière. Présentées sous verre dans un accrochage à la « Petersburger », ces œuvres nous invitent à être témoins de la lente genèse des formes.

EN Danielle Grosbusch, born in 1956 in Ettelbrück, where she still lives and works, trained in fine arts in the 1970s. She specialised in engraving, textile screen printing and lithography at the Rietveld Academy in Amsterdam and the Royal Academy in Brussels. She exhibits both solo and in national as well as international group shows, and teaches heliogravure at Atelier Empreinte. A ‘green thread’ runs through her work. For Nature singulière, she presents EpiGenesis, a series of five monotypes marking a turning point in her practice. Abandoning the chemical processes of etching, she explores the layering of oil-based inks on art paper to create translucent veils. Fascinated by plant fragments, mycorrhizae, fossils and runic-like symbols, she composes meditative works in which each trace seems to emerge like a memory embedded in matter. The long, intuitive process combines control and chance, mirroring organic growth. Each piece is unique—a dialogue between gesture, texture and light. Displayed under glass in a Petersburger hanging, the works invite us to witness the slow genesis of form.

© Noah Schaul

EpiGenesis - ad infinitum

Technique : Empreinte originale sur papier Salland

Matière : Monoprint en huile et dessins au crayon / pièce unique

2025

Cadre : 60 x 80 cm – Papier : 38 x 55 cm

CAMILLE JACOBS

LU D’Camille Jacobs, eng belsch Kënschtlerin, déi sech zu Keespelt zu Lëtzebuerg installéiert huet, erfuerscht zënter iwwer dräi Joerzéngten déi expressiv Méiglechkeete vum Glas. No hirer Ausbildung an der Glasmolerei zu Gent an Antwerpen huet si hir Praxis no an no op dräidimensional skulptural Formen ausgeriicht, bei deenen d’geomeetresch Rigueur mat der organescher Sensibilitéit dialogéiert. Fir Nature singulière proposéiert si eng Serie vu véier Vasen ënner dem Titel Carte postale, vun deene jiddwereng engem Naturelement gewidmet ass: Äerd, Waasser, Feier a Loft. Dës als poeetesch Botschafte konzipéiert Stécker fannen hir Inspiratioun an den Haikue vum japanesche Mënch Santoka Taneda an drécken dat bedrote Gläichgewiicht vun eiser Ëmwelt aus. All Vas geet mat hiren organeschen a modeléierbare Formen aus enger akribescher Aarbecht ervir, bei där recycléiert Glasplacken iwwerteneegeluecht, am erhëtzten Zoustand mat Emailen agefierft, duerno fusionéiert an thermoforméiert ginn. Den Dräieck, en uraalt Symbol, punktéiert d’Iwwerflächen op eng diskreet Manéier. D’Glas ass e Spigel vun der Zerbriechlechkeet vum Liewegen, dat erhale bleiwe muss. An hirer Approche vermëscht d’Camille Jacobs Abstraktioun, Engagement fir d’Ëmwelt an technesch Raffiness. Hir Aarbecht, déi vu Venedeg bis Bornholm ausgestallt gëtt, weist eng seele Maîtrise an enger zudéifst humanistesch Visioun vun der Matière.

FR Camille Jacobs, artiste belge installée à Keispelt au Luxembourg, explore depuis plus de trois décennies les potentialités expressives du verre. Formée à l’art du vitrail à Gand et Anvers, elle a progressivement orienté sa pratique vers des formes sculpturales tridimensionnelles, où la rigueur géométrique dialogue avec la sensibilité organique. Pour Nature singulière, elle propose une série de quatre vases intitulée Carte postale, chacun dédié à un élément naturel : la terre, l’eau, le feu et l’air. Ces pièces, conçues comme des messages poétiques, s’inspirent des haïkus du moine japonais Santoka Taneda et traduisent une réflexion sur l’équilibre menacé de notre environnement. Chaque vase, aux formes organiques et modulables, est le fruit d’un travail minutieux de superposition de verres recyclés, colorés à chaud par des émaux, puis fusionnés et thermoformés. Le triangle, symbole ancestral, ponctue discrètement les surfaces. Le verre est une empreinte de la fragilité du vivant à préserver. L’approche de Camille Jacobs mêle donc abstraction, engagement écologique et raffinement technique. Son travail, exposé de Venise à Bornholm, témoigne d’une maîtrise rare et d’une vision profondément humaniste de la matière.

EN Camille Jacobs, a Belgian artist based in Keispelt, Luxembourg, has explored the expressive potential of glass for over three decades. Trained in the art of stained glass in Ghent and Antwerp, she gradually transitioned towards three-dimensional sculptural forms, where geometric rigour engages in dialogue with organic sensitivity. For Nature singulière, she presents a series of four vases entitled Carte postale, each dedicated to one of the natural elements: earth, water, fire and air. Conceived as poetic messages, these pieces are inspired by the haikus of Japanese monk Santōka Taneda and reflect on the fragile balance of our environment. Each vase, with its organic and modular forms, is the result of meticulous craftsmanship: layers of recycled glass, coloured hot with enamels, then fused and thermoformed. The triangle— an ancient symbol—appears discreetly across the surface. The glass becomes a trace, an imprint of life’s fragility, a beauty to be preserved. Camille Jacobs' approach weaves together abstraction, ecological awareness, and refined technique. Her work, exhibited from Venice to Bornholm, reveals a rare mastery and a deeply humanistic vision of the material.

Carte postale # 2 - l’eau

Verre en fusion, pigment

2025

35,2 x 25,2 x 15,2 cm

LU D’Anne-Marie Herckes, 1978 zu Lëtzebuerg gebuer, ass Textilkënschtlerin. Si huet un der Académie Royale des Beaux-Arts zu Antwerpen an un der Universität für angewandte Kunst zu Wien studéiert. Nodeem si mat emblematesche Figuren aus der Moud ewéi Viktor&Rolf oder Kostas Murkudis zesummegeschafft huet, grënnt si am Joer 2006 hir eege Mark an entwéckelt hei en onverwiesselbaart Universum, an deem den Accessoire zum Konschtwierk gëtt. Hir Aarbecht, déi zu Lëtzebuerg genee ewéi am Ausland ausgestallt gëtt, zeechent sech duerch eng miniaturiséiert a poeetesch Approche vun der Moud aus, déi tëschent Hommage an Detournement läit. Fir Nature singulière deklinéiert d’Anne-Marie eng Serie vu Broschen, déi en neie Bléck op d’Traditioun vun de Wolpertinger wërft – fantastesch hybrid Kreaturen aus dem germanesche Folklor, déi eng nei erfonnten Natur verkierperen, an där dat Imaginäert dat Wëssenschaftlecht dominéiert. D’Üppegkeet vum Liewegen a vun eise mentale Virstellungen ass dat, wat d’Kënschtlerin an hiren textile Bijouen zum Ausdrock bréngt. All Stéck, op der Maschinn gebitzt an dann op der Hand fäerdeggestallt, verbrënnt Filz, Stëfter, Lieder, Pärelen a Strass an engem subtile Gläichgewiicht tëschent handwierklecher Prezisioun a kreativer Spontaneitéit. D’Brosche vum Anne-Marie Herckes, Fragmenter vun engem gläichzäiteg vertrauten a friemen Déiereräich, harmonéiere perfekt mam Theema vun der Ausstellung, well si eng sensibel an decaléiert Lektür vun der Biodiversitéit suggeréieren.

FR Anne-Marie Herckes, née en 1978 au Luxembourg, est une créatrice textile formée à l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers et à l’Université d’Arts appliqués de Vienne. Après avoir collaboré avec des figures emblématiques de la mode comme Viktor&Rolf ou Kostas Murkudis, elle fonde sa propre marque en 2006, développant un univers singulier où l’accessoire devient œuvre d’art. Son travail, exposé au Luxembourg comme à l’international, se distingue par une approche miniature et poétique de la mode,

Créatrice

ANNE-MARIE HERCKES

entre hommage et détournement. Pour Nature singulière, Anne-Marie décline une série de broches qui revisite la tradition des Wolperdinger, ces fantastiques créatures hybrides issues du folklore germanique incarnent une nature réinventée, où l’imaginaire prend le pas sur le scientifique. C’est donc l’exubérance du vivant et celle de nos représentations mentales que l’artiste transpose dans ses bijoux textiles. Chaque pièce, cousue à la machine puis finie à la main, associe feutre, tissus, cuir, perles et strass, dans un équilibre subtil entre précision artisanale et spontanéité créative. Les broches d’Anne-Marie Herckes, fragments d’un bestiaire familier et étrange, s’inscrivent pleinement dans le thème de l’exposition en suggérant une lecture sensible et décalée de la biodiversité.

EN Anne-Marie Herckes, born in Luxembourg in 1978, is a textile designer trained at the Royal Academy of Fine Arts in Antwerp and the University of Applied Arts in Vienna. After collaborating with iconic figures in fashion such as Viktor&Rolf and Kostas Murkudis, she founded her own brand in 2006, developing a distinctive universe in which accessories become works of art. Her work, exhibited in Luxembourg and internationally, is marked by a miniature and poetic approach to fashion, balancing homage and appropriation. For Nature singulière, Anne-Marie Herckes has created a series of brooches inspired by the tradition of the Wolperdinger— fantastical hybrid creatures from German folklore that embody a reinvented nature, where imagination takes precedence over science. The artist transposes the exuberance of life and the richness of our mental imagery into her textile jewellery. Each piece, machine-stitched and hand-finished, combines felt, fabric, leather, pearls and rhinestones in a subtle balance between artisanal precision and creative spontaneity. Her brooches, fragments of a familiar yet uncanny bestiary, resonate perfectly with the exhibition’s theme, offering a sensitive and subtly offbeat interpretation of biodiversity.

Broche Christian Ratrooster

Cuir, feutre, plumes, perles en verre 2025

12 x 12 cm

FLORENCE HOFFMAN

LU D’Florence Hoffmann, eng franséischlëtzebuergesch plastesch Kënschtlerin, 1966 gebuer, erfuerscht zënter ronn drësseg Joer d’Metamorphos vun der Matière. No hirem Ofschloss op der Ecole Supérieure d’Arts Graphiques Met de Penninghen zu Paräis entwéckelt si e skulpturaalt, installatiivt Wierk, dat vun de mënschlechen a gesellschaftlechen Erausfuerderunge gepräägt ass. Fir d’Biennale De Mains De Maîtres presentéiert si d’Serie Homo Libri, ce que je lis me construit, an där d’Buch zu engem neiaartegen, dynameschen Organismus gëtt. Iwwerteneegeluecht, patinéiert, vergëllt – d’Wierker setze sech zu hybride Kierper zesummen, Ausdrock vun enger mënschlecher Natur, déi sech permanent weiderentwéckelt. All Tranche spigelt eng Schicht vum Gediechtnes erëm, eng Sedimentatioun vu Wëssen an Emotiounen. Hir Technik vermëscht Gips, Pigmenter, Eisen an Holz an enger Demarche vu poeeteschem an engagéiertem Upcycling. De gedréckten Objet gëtt an eng lieweg, souwuel planzlech ewéi och mineralesch Skulptur ëmgewandelt. Esou hannerfreet d’Florence Hoffmann eis duerch d’Kultur geformten Identitéit an hieft d’Porositéit tëschent dem Gedanken an deem Liewegen ervir –dat sech permanent erneiert. Iwwer dës Alchimie tëschent Matière an Erzielung proposéiert d’Florence Hoffmann eng Visioun vun eiser Welt, déi genee esou sensibel wéi eenzegaarteg ass, an d’Verännerung, d’Plasticitéit, d’Verbonnenheet, d’Spuer an d’Verspriechen zelebréiert.

FR Florence Hoffmann, artiste plasticienne franco-luxembourgeoise née en 1966, explore depuis près de trente ans les métamorphoses de la matière. Diplômée de l’Ecole Supérieure d’Arts Graphiques Met de Penninghen à Paris, elle développe une œuvre sculpturale et installative nourrie par les enjeux humains et sociétaux. Pour la Biennale De Mains De Maîtres, elle présente la série Homo Libri, ce que je lis me construit, où le livre devient un organisme inédit, dynamique. Superposés, patinés, dorés, les ouvrages

s’assemblent en corps hybrides, incarnant une nature humaine en constante évolution. Chaque tranche évoque une strate de mémoire, une sédimentation de savoirs et d’émotions. Sa technique mêle plâtre, pigments, fer et bois, dans une démarche d’upcycling poétique et engagée. En transformant ainsi l’objet imprimé en sculpture vivante, à la fois végétale et minérale, Florence interroge notre identité façonnée par la culture, tout en soulignant la porosité entre la pensée et le vivant qui se réinvente sans cesse. A travers cette alchimie entre matière et récit, Florence Hoffmann propose une vision de notre monde aussi sensible que singulière, célébrant la mutation, la plasticité, la connexité, la trace et la promesse.

EN Florence Hoffmann, a French-Luxembourgish visual artist born in 1966, has been exploring the metamorphoses of matter for nearly thirty years. A graduate of the Ecole Supérieure d’Arts Graphiques Met de Penninghen in Paris, she has developed a sculptural and installation-based practice shaped by human and societal concerns. For the De Mains De Maîtres Biennale, she presents the series Homo Libri, ce que je lis me construit (“what I read builds me”), in which books are transformed into unique, dynamic organisms. Superimposed, weathered and gilded, they come together to form hybrid bodies that embody an ever-evolving human nature. Each cross-section evokes a layer of memory—a sedimentation of knowledge and emotion. Her technique combines plaster, pigments, iron and wood in a poetic and purpose-driven approach to upcycling. By transforming the printed object into a living sculpture—at once vegetal and mineral—Florence questions our identity shaped by culture, while emphasising the porous boundary between thought and life, a relationship that is constantly reinventing itself. Through this alchemy of matter and narrative, Florence Hoffmann offers a vision of our world that is both sensitive and singular—celebrating transformation, plasticity, connection, trace and promise.

Sculptrice sur livres
© MeltStudio

Série « Homo Libri »

Livres, plâtre patiné, pigments dorure, fer, bois 2024

+/- 10 x 10 x 33 cm

ANNE-CLAUDE JEITZ

LU D’Anne Claude Jeitz , eng Glaskënschtlerin, déi sech zu Ueschdref installéiert huet, entwéckelt zënter iwwer fënnefanzwanzeg Joer eng sensibel Ausenanersetzung mam Glas. Dës resultéiert aus hirem Parcours als Industriedesignerin an aus hire sëllege Reesen. Hir zudéifst introspektiv Aarbecht wuerzelt an Emotiounen, an de Landschaften, déi si besicht huet, an an de Mënschen, deene si begéint ass – an erméiglecht hir, sublim vibréierend Wierker ze schafen. Fir Nature singulière proposéiert si eng Reflexioun, déi vum Spinoza sengem Denken inspiréiert ass: d’Begieren als Motor vun der Existenz. Duerch dës philosophesch Approche hannerfreet si d’Eenzegaartegkeet vun all Wiesen – seng Talenter, säi Striewen, seng Manéier, sech an der Welt auszedrécken. D’Glas gëtt hei zum Medium vun enger bannenzeger Sich, engem Dialog tëschent der eegener Persoun an dem Universum. All Stéck – d’Tréinefläschelchen, de Séiigel, de Kometeschwanz – ass mat vill Expertis an handwierklechem Geschéck geschafe ginn, dat si sech iwwer Joerzéngten ugëeegent huet. Dës Objeten fänken d’Liicht an, transforméieren et a leeden esou en Deel vun där intimer Natur fraäi, déi all Eenzelen ausmécht. Ouni Kënschtlechkeet, eleng iwwer d’Sprooch vun der Matière an der Transparenz, komponéiert d’Anne Claude Jeitz e Wierk, dat gläichzäiteg poeetesch an universal ass – an deem d’Zerbriechlechkeet vum Glas déi vun eise Liewensweeër a vun eiser Verbindung mam Liewegen erëmspigelt.

FR Anne Claude Jeitz, artiste verrière installée à Arsdorf, développe depuis plus de vingtcinq ans une pratique sensible du verre, nourrie par son parcours de designer industriel et ses nombreux voyages. Son travail, profondément introspectif, puise dans ses émotions, dans les paysages traversés et les rencontres humaines pour façonner de sublimes œuvres vibratoires. Pour Nature singulière, elle propose une réflexion inspirée de la pensée de Spinoza :

le désir comme moteur de l’existence. À travers cette approche philosophique, elle interroge la singularité de chaque être, ses talents, ses aspirations, et la manière dont ils s’expriment dans le monde. Le verre devient ici le médium d’une quête intérieure, d’un dialogue entre soi et l’univers. Chaque pièce – le lacrymatoire, l’oursin, l’œuf, la queue de comète - façonnée avec savoir-faire, une maîtrise artisanale acquise au fil des décennies, piège la lumière, la transforme, et révèle une part de cette nature intime particulière à chacun. Sans artifice, avec pour seul langage la matière et la transparence, Anne Claude Jeitz compose une œuvre à la fois poétique et universelle, où la fragilité du verre reflète celle de nos chemins de vie, et de notre lien au vivant.

EN Anne Claude Jeitz, a glass artist based in Arsdorf, has cultivated a sensitive, introspective approach to glass over the past twenty-five years. Her practice is shaped by her background in industrial design and enriched by extensive travel. Drawing on emotion, landscapes traversed and encounters experienced, she creates vibrant, contemplative works that resonate with poetic depth. For Nature singulière, she presents a reflection inspired by the philosophy of Spinoza—desire as the driving force of existence. From this perspective, she explores the uniqueness of each being: their talents, their aspirations, and how they express themselves in the world. Here, glass becomes the medium for an inner journey—a dialogue between the self and the universe. Each piece—lachrymatory, sea urchin, egg, comet’s tail—crafted with decades of skill and quiet mastery, captures and transforms light, revealing fragments of the intimate nature unique to each of us. Without artifice, relying solely on the language of material and transparency, Anne Claude composes a body of work that is both poetic and universal. In her hands, the fragility of glass becomes a mirror of our own life paths—and of our delicate, vital connection to the living world.

Verre étiré filé

2025

30 x 50 cm

Modiste

LU D’Sandy Kahlich, eng Modistin, déi ursprénglech aus Däitschland staamt, bedreift zënter iwwer fënnefanzwanzeg Joer eng Huttmécherkonscht, bei där den handwierkleche Gest d’Réimaterial –dorënner Filz, Stréi a Plommen – subliméiert. No hirer Ausbildung a Bayern an enger Rei Erfarungen an Éisträich huet si sech 2004 zu Lëtzebuerg installéiert, wou si haut als Cheffin vum Atelier Modes Nita Unikater hierstellt a fierft. Fir Nature singulière presentéiert si Federella, e Modell mat enger Basis aus Sinamay – gewiefte Stréi –gréng gefierft als Uspillung op de Bësch. Drop trounen schillernd, op der Hand gefierfte Fiedere vu lokale Schnuddelhénger. Den Dräieck, diskret agebaut, erënnert un déi elementar Forme vum natierleche Gläichgewiicht. D’Poesie vun den Texturen an d’Transformatioun duerch Zouschneiden an Zesummeleeë vun einfachen, recycléierte Materialer zu engem Objet voller Anmut a Charakter gefalen duerch hir symbolesch a sensoriell Dimensioun. Si sensibiliséiere gläichzäiteg fir eis ekologesch Verantwortung. Hir Aarbecht, déi schonn e puer Mol op der Biennale De Mains De Maîtres presentéiert gouf, ass esou eenzegaarteg wéi d’Liewe selwer. Si ass net nëmmen en Hommage un déi zerbriechlech Schéinheet vun deem, wat eis ëmgëtt, mee verbënnt och innovativ Huttmécherkonscht mat engem Plädoyer fir en nohaltegt Handwierk.

FR Sandy Kahlich, modiste d’origine allemande, exerce depuis plus de vingt-cinq ans un art du chapeau où le geste artisanal sublime la matière brute, dont le feutre, la paille et les plumes. Formée Bavière, puis enrichie par des expériences en Autriche, elle s’installe au Luxembourg en 2004 où elle dirige aujourd’hui l’atelier Modes Nita, elle y façonne et teint des pièces uniques. Pour Nature singulière, elle présente Federella, un modèle dont la base en sinamay, paille tressée, en l’occurrence

SANDY KAHLICH

verte comme un écho à la forêt, accueille de chatoyantes volutes de plumes de dindes locales colorées à la main. Quant au triangle, il rappelle les formes élémentaires de l’équilibre naturel. La poésie des textures et la transformation par découpe et assemblage de ces matériaux simples et récupérés en objets de grâce et de caractère, séduisent par leur dimension symbolique et sensorielle tout en nous sensibilisant à l’écoresponsabilité. Son travail, exposé à plusieurs reprises à la Biennale De Mains De Maîtres, aussi singulier que l’est le vivant, rend certes hommage à la fragile beauté de ce qui nous entoure mais allie aussi savoir-faire chapelier innovant et plaidoyer pour un artisanat durable.

EN Sandy Kahlich, a German-born milliner, has been practising the art of hat-making for over twenty-five years. Trained in Bavaria and enriched by experience in Austria, she moved to Luxembourg in 2004, where she now runs the Modes Nita workshop. Using traditional techniques, she transforms raw materials such as felt, straw, and feathers into uniquely crafted and hand-dyed creations. For Nature singulière, she presents Federella, a hat with a sinamay base — woven straw — dyed green to evoke the forest. It is adorned with shimmering swirls of hand-coloured, locally sourced turkey feathers. The triangular shape echoes the essential forms of natural balance. The poetry of texture, and the transformation of simple, recycled materials into objects of grace and character through precise cutting and assembly, enchant the viewer with their symbolic and sensory depth—while also raising awareness of eco-responsibility. Her work, shown at multiple editions of the De Mains De Maîtres Biennale, is as singular as life itself—paying tribute to the fragile beauty of our environment while merging innovative millinery techniques with a strong commitment to sustainable craftsmanship.

© Carole Bourkel Photography

FEDERELLA

Sinamay (paille tressée), fil de fer , fil à coudre, fil de soie, plumes de dinde teintes par mes soins et provenant du voisinage 2025 80 x 45 x 45 cm

MAINS DE MAÎTRES Les artistes luxembourgeois

LU D’Tine Krumhorn, eng franséisch visuell Kënschtlerin, huet sech 2018 zu Iechternach, am Häerz vum Mëllerdall, niddergelooss – eng Verankerung, déi hir kënschtleresch Demarche déifgräifend präägt, andeem si d’Natur an d’Gefillswelt fusionéiert. Zënter zwanzeg Joer entwéckelt si onkonventionell Wierker ronderëm de Kartrong, en einfacht Material, dat si a poeetesch Bas-Relieffe verwandelt. Ausgebilt un der Beaux-Arts zu Metz, schäfft si aus hirer verdreemter Kandheet an hirer zeenografescher Erfarung eng Sensibilitéit fir dat Wonnerbaart. Fir Nature singulière deklinéiert si eng Rei vu Paysages intérieurs, an deene si Emotiounen iwwer d’Natur – d’Sproochroer vun de Séilenzoustänn – zum Ausdrock bréngt. Ënnert dem Afloss vun der romantescher Molerei vum 19. Joerhonnert erfuerscht si d’Einsamkeet, d’Melancholie an d’Introspektioun an opwullende Kompositiounen, bei deenen de Kartrong – zougeschnidden, gefaalt, zesummegesat – eng vibréierend Iwwerfläch gëtt. Déi mat Bläistëft- a Pastellfaarwe retouchéiert Fotografie verwëscht d’Grenzen tëschent Bild a Matière. Andeem si dat Winzegt an hire fragillen an zugläich kraaftvolle Kreatiounen oppeleet, zelebréiert d’Tine Krumhorn eng achtsam Kontemplatioun, eng authentesch Reconnexioun mat eiser Ëmwelt. Hir Aarbecht, un der Schnëttstell tëschent Skulptur, Bild an Erënnerung, verkierpert eng bewunnten, intim Natur.

FR Tine Krumhorn, artiste visuelle française installée depuis 2018 à Echternach, au coeur du Mullerthal – un ancrage qui impacte profondément sa démarche artistique fusionnant nature et ressentis -, développe depuis une vingtaine d’années une œuvre atypique autour du carton, matériau modeste qu’elle transcende en bas-reliefs poétiques. Formée aux Beaux-Arts de Metz, elle puise dans son enfance rêveuse et son expérience scénographique une sensibilité marquée par le merveilleux. Pour Nature singulière, elle

Artiste de la matière et de l'image

TINE KRUMHORN

décline une série de « paysages intérieurs », une mise en lumière des émotions à travers la nature devenue langage des états d’âme. Influencée par le romantisme pictural du XIXe siècle, elle explore la solitude, la mélancolie et l’introspection en des compositions troublantes, où le carton, découpé, plié, assemblé, devient surface vibrante, tandis que la photographie, retouchée aux crayons et pastels, brouille les frontières entre image et matière. En révélant l’infime par ses créations à la fois fragiles et puissantes, Tine Krumhorn fait l’éloge de la contemplation bienveillante, de la reconnexion authentique avec notre environnement. Son travail, entre sculpture, image et mémoire, incarne une nature habitée, intime.

EN Tine Krumhorn, a French visual artist based in Echternach, the heart of Luxembourg’s Müllerthal region, since 2018—a setting that has profoundly shaped her artistic approach—has spent the past two decades developing an unconventional body of work using cardboard, a humble material she elevates into poetic bas-reliefs. Trained at the Beaux-Arts in Metz, she draws on a dreamy childhood and her background in scenography to develop a visual language infused with wonder. For Nature singulière, she presents a series of ‘inner landscapes’, using nature as a language of emotion and introspection. Influenced by 19th-century pictorial Romanticism, she explores solitude, melancholy, and contemplation through disquieting compositions, in which cardboard—cut, folded, and assembled—becomes a vibrant surface. Photographs, retouched with pencil and pastel, blur the line between image and materiality. By revealing the infinitesimal through fragile yet powerful forms, Tine Krumhorn invites benevolent contemplation and a genuine reconnection with the natural world. Her work—somewhere between sculpture, image, and memory—embodies an intimate, inhabited form of nature.

Fleur de Sureau III

Impression sur Cartex, crayons de couleur, pastels 2025

70 x 90 cm

Céramiste

LU D’Karin Luteijn, eng hollännesch Kënschtlerin, déi sech zu Lëtzebuerg installéiert huet, ass Keramikkënschtlerin a Grënnerin vum Atelier KeramiK’Art

No hirer Ausbildung am Lycée des Arts et Métiers huet si hir keramesch Fäegkeeten an der Belsch, an Däitschland, a Frankräich an an hirem Heemechtsland perfektionéiert. Zënter 2010 präägt hir Passioun fir de Parzeläin eng artistesch Demarche, déi déif an der Beobachtung vun der Natur – besonnesch vum Iessbaren – verankert ass. Fir Nature singulière hat si d’Iddi, eng Serie vu „Millefeuillen” aus Uebst a Geméis ze kreéieren an hir einfach a vergänglech Schéinheet am gefierfte Parzeläin ze veréiwegen. Duerch d’Vereedelung vun dësen natierleche Forme luet d’Karin Luteijn eis an, dat, wat mir konsuméieren, mat neien Aen ze betruechten. Hir Technik kombinéiert Parzeläin, Sandsteen an Zellulos, déi si mat Pigmenter fierft, fir Unikater ze schafen, déi gläichzäiteg sënnlech a robust sinn. All Skulptur zelebréiert d’Matière, déi eis ernäert – mat prachtvolle Corbeillen aus gréngen Äppel, Hammbieren an Artichauten. Mat hirer grëndlecher naturalistescher Aarbecht verwandelt d’Kënschtlerin dat Gewéinlecht an Aussergewéinleches an erënnert eis drun, datt d’Natur – an hire bescheidenste Formen – eng essentiell Poesie verstoppt.

FR Karin Luteijn, originaire des Pays-Bas et installée au Luxembourg, est céramiste et fondatrice de l’atelier KeramiK’Art. Formée au Lycée des Arts et Métiers, elle a perfectionné son savoir-faire céramique en Belgique, en Allemagne, en France et dans son pays natal. Depuis 2010, sa passion pour la porcelaine guide une démarche artistique profondément ancrée dans l’observation de la nature, en particulier de la nourriture. Pour Nature singulière, elle se propose ainsi de créer une série de « millefeuilles » de fruits et légumes, et d’immortaliser leur beauté simple et éphémère en porcelaine colorée dans la masse. En magnifiant ces formes

KARIN LUTEIJN

naturelles, Karin nous invite à porter un regard renouvelé sur ce que nous consommons. Sa technique associe porcelaine, grès et cellulose, qu’elle colore avec des pigments afin de créer des pièces uniques, à la fois sensuelles et robustes. Chaque sculpture devient ainsi une véritable célébration de la matière nourricière, avec de magnifiques corbeilles de pommes vertes, framboises et artichauts. Par ce minutieux travail naturaliste, Karin Luteijn transforme l’ordinaire en extraordinaire, et nous rappelle que la nature, dans ses formes les plus humbles, recèle une poésie essentielle.

EN Karin Luteijn, originally from the Netherlands and now based in Luxembourg, is a ceramic artist and the founder of the KeramiK’Art workshop. Trained at the Lycée des Arts et Métiers, she refined her skills in Belgium, Germany, France, and her home country. Since 2010, her passion for porcelain has shaped an artistic approach rooted in the close observation of nature—particularly edible nature. For Nature singulière, she presents a series of fruit and vegetable millefeuilles, capturing their simple and fleeting beauty in coloured porcelain. By enlarging and ennobling these natural forms, she invites us to take a renewed look at what we consume. Her technique combines porcelain, stoneware, and cellulose, coloured with pigments to create pieces that are both sensual and robust. Each sculpture becomes a celebration of nourishing matter— featuring lush baskets of green apples, raspberries, and artichokes. Through her meticulous, naturalistic work, Karin Luteijn transforms the ordinary into the extraordinary—reminding us that nature, in its humblest forms, holds a quiet, essential poetry.

© MeltStudio

LA TERRE GENEREUSE 1

Grès & porcelaine

2025

41 x 30 cm

LU D’Laure Mackel ass zu Lëtzebuerg gebuer a krut hiren Diplom an der grafescher Konscht un der Penninghen zu Paräis. Zënter Joren entwéckelt si eng eenzegaarteg skulptural Praxis ronderëm de Papiermâché. An hirem Atelier léisst si aus dësem bescheidene Material kostbar Wierker entstoen, déi Humor, Realismus a Surrealismus matenee verbannen. Hir Technik, d’Resultat vu jorelaanger Rechercheaarbecht, erlaabt hir, souwuel monumental Wierker ewéi och intim Géigestänn ze kreéieren – an dat mat engem ekoresponsabelen a poeeteschen Usaz. Fir Nature singulière presentéiert si eng Serie vu Vasen, déi reegelrecht vun de Planzen erobert goufen: Aus hinne wuessen Äscht, Blummen a Blieder, déi sech anenee verschléngen. All Stéck, geformt aus recycléiertem Zeitungspabeier, Waasser, Pech a Gips, gëtt zu enger Metapher vum Zyklus vum Liewen – Ausdrock vum Neesoperstoen: D’Matière entsteet nees nei, d’Natur entfaalt sech, iwwerhëlt nees hir Rechter. Déi graff Texturen, onperfekt Kurven an neutral Faarftéin (gro, wäiss, beige) harmonéiere mat de planzlechen Elementer. Zesummen erziele si eng Geschicht vun Zerbriechlechkeet a Resilienz, vu Verännerung a Bestännegkeet. Elegant a wëll – dës Vase verkierperen eng Natur a Beweegung, fräi an ongezäämt. D’Laure Mackel luet eis an, hir diskreet Kraaft ze bewonneren.

FR Laure Mackel, née au Luxembourg et diplômée en arts graphiques à Penninghen (Paris), développe depuis plusieurs années une pratique sculpturale unique autour du papier-mâché. Dans son atelier, elle transforme ce matériau humble en œuvres précieuses, mêlant humour, réalisme et surréalisme. Sa technique, fruit de longues années de recherche, lui permet de créer aussi bien des œuvres monumentales que des objets intimes, donnant forme à une approche écoresponsable et poétique. Pour Nature singulière, elle présente une série de vases envahis de végétaux, où branches, fleurs et feuilles grimpent et s’entrelacent. Chaque

Sculptrice sur papier-mâché

LAURE MACKEL

pièce, façonnée à partir de papier journal recyclé, d’eau, de colle et de plâtre, devient une métaphore du cycle de vie, représente le renouveau : la matière renaît, la nature s’épanouit, reprend ses droits. Les textures brutes, les courbes imparfaites et les teintes neutres (gris, blanc, beige) s’harmonisent avec les éléments végétaux. Ensemble, ils racontent une histoire de fragilité et de résilience, de transformation et de permanence. À la fois élégants et sauvages, ces vases incarnent donc une nature en mouvement, libre et indomptée. Et Laure Mackel nous invite à en contempler la force discrète.

EN Laure Mackel, born in Luxembourg and trained in graphic arts at Penninghen (Paris), has, for several years, been developing a distinctive sculptural practice centred on papier-mâché. In her studio, she transforms this modest material into refined works of art, combining humour, realism, and a touch of surrealism. Her technique, the fruit of years of experimentation, enables her to produce both monumental pieces and intimate objects, giving form to an eco-conscious and poetic vision. For Nature singulière, she presents a series of vases overtaken by plants—branches, flowers, and leaves that climb and entangle themselves. Each piece, crafted from recycled newspaper, water, glue, and plaster, becomes a metaphor for the cycle of life and renewal: matter is reborn, nature flourishes, and reclaims its space. The raw textures, irregular curves, and muted tones—grey, white, beige—harmonise with the botanical elements. Together, they narrate a story of fragility and resilience, transformation and permanence. At once elegant and wild, these vases embody nature in motion: free, untamed, and alive. Laure Mackel invites us to contemplate their quiet strength.

© MeltStudio

La dentelle en floraison (vase 1)

Papier-mâché

2025

67 x 45 cm

Sculpteur de matériaux divers

MANOLIS MANARAKIS

LU De Manolis Manarakis, e griichesche Sculpteur, deen 1976 gebuer gouf a sech zu Lëtzebuerg installéiert huet, entwéckelt en ongewéinlecht Wierk un der Schnëttstell tëschent dem Holz a Schanken, Materialer, déi hie mat enger organescher Prezisioun zesummesetzt. Genee ewéi de Mënsch, deen, wéi aner Déieren, aus villerlee Deeler besteet, si seng Wierker en Amalgam aus sëllege Stécker: déi zënter der Antik ritualiséiert Schanke mat hirem ästheetesche Potenzial an d’Holz, verschafft an da mat Olivenueleg poléiert, am Dialog mat der knacheger Densitéit an engem Spannungsfeld tëschent Bestännegkeet a Vergänglechkeet. No engem éischte Studium an der Ekonomie, duerno enger Konschtausbildung an England, erfuerscht hien d’mënschlech Figur an d’Natur iwwer skulptéiert Formen, déi d’kierperlech Memoire an d’Transformatioun evoquéieren. Fir d’Biennale De Mains De Maîtres 2025 presentéiert hien eng Serie mat der Bezeechnung Vertebrata, bei där Schankefragmenter a Strukturen aus op der Hand verschafftem Eechenholz integréiert sinn. Dës Wierker, zerbriechlech a staark zugläich, sinn en Hommage un d’Liewe vun den Déieren, andeem si dacks ewechgeheiten Elementer en zweet Liewen, vläicht esouguer Onstierflechkeet, schenken. Dës eethesch, ästheetesch a philosophesch Demarche hannerfreet eis Bezéiung zu deem Liewegen a steet domat komplett am Aklang mam Theema Nature singulière

FR Manolis Manarakis, sculpteur grec né en 1976 installé au Luxembourg, développe une œuvre insolite à la croisée du bois et de l’os, matériaux qu’il assemble avec une précision organique. À l’image de l’humain qui, parmi d’autres animaux, se compose de multiples parties, ses œuvres sont l’amalgame de nombreuses pièces : les os, au potentiel esthétique, ritualisés depuis l’Antiquité, et le bois, façonné puis poli à l’huile d’olive, en dialogue avec la densité osseuse dans une tension entre permanence et disparition.

Formé aux Beaux-Arts au Royaume-Uni après un parcours initial en économie, il explore la figure humaine et la nature à travers des formes sculptées qui évoquent la mémoire corporelle et la transformation. Pour la Biennale De Mains De Maîtres 2025, il présente une série intitulée Vertebrata, où des fragments d’os sont donc intégrés dans des structures en chêne, sculptées à la main. Ces œuvres, à la fois fragiles et puissantes, rendent hommage à la vie animale en réutilisant des éléments souvent jetés, leur offrant une seconde vie, peut-être une immortalité. En ce quelle interroge notre rapport au vivant, cette démarche, à la fois éthique, esthétique et philosophique, souscrit au thème Nature singulière

EN Manolis Manarakis, a Greek sculptor born in 1976 and based in Luxembourg, has developed a distinctive body of work that combines wood and bone—materials he assembles with organic precision. Like living beings, composed of multiple interconnected parts, his sculptures are amalgamations of fragments: bones, revered since antiquity for their aesthetic and ritual potential, and wood, handshaped and polished with olive oil, engaging in dialogue with the density of bone in a subtle tension between permanence and disappearance. After initially studying economics, Manolis trained in fine arts in the United. His sculptural practice explores the human figure and nature, evoking bodily memory and transformation. For the 2025 De Mains De Maîtres Biennale, he will present a series entitled Vertebrata, in which bone fragments are integrated into hand-carved oak structures. These fragile yet powerful work pay tribute to animal life by reusing discarded elements, offering them a second existence—perhaps even a form of immortality. By questioning our relationship with living beings, this approach—at once ethical, aesthetic and philosophical— resonates deeply with the theme of Nature singulière

© Alexander Vassiliou

g.o.a.t.

chêne traité avec de l'huile d'olive 2025 48 x 45 x 172 cm

artistes luxembourgeois

LU D’Lidia Markiewicz, a Pole gebuer an zënter 1975 zu Lëtzebuerg installéiert, ass eng multidisziplinär Kënschtlerin, déi an hirer Aarbecht Molerei, zäitgenëssesch Bijouterie an Textilkonscht matenee vermëscht. No hirer Ausbildung an der Konschtpedagogik zu Legnica an op der Europäischen Kunstakademie Trier entwéckelt si – ënnert dem molereschen Afloss vum Cy Twombly an dem Monet – en Universum, dat vun Erënnerungen, der Natur an de Matièrë gepräägt ass. Fir Nature singulière kreéiert si d’Bijou-Installatioun Nids, eng Serie vun textile Skulpturen, déi aus Léngent-, Seiden- a Kottengsfiedem, mee och aus Sëlwer- a Goldfiedem, gewieft a geheekelt goufen, an da mat Bernstein, Biergkristall, Holz a recycléierte Materialer ergänzt ginn. Dës Näschter – zerbriechlech a kostbar zugläich – erënneren un d’Zoufluchten vun allem, wat lieft, un d’Originnen, un d’Liewenszyklen. De Gest vum Wiewe gëtt hei zu engem meditativen Akt, enger Manéier, fir d’Elementer ze verbannen an déi organesch Essenz vun der Welt anzefänken. All Stéck ass eenzegaarteg – d’Resultat vun enger poeetesch-sensorieller Fräiheet an engem Knowhow, dat hir vun hirer Bijoutiersfamill iwwerdroe gouf. D’Kreatioun vum Lidia Markiewicz, déi och international ausgestallt gëtt a mat verschiddene Präisser ausgezeechent gouf, ass déif am Liewege verankert. Si zeit vun engem Engagement, dat d’Weiderginn an d’Schéinheet vum Gest zelebréiert.

FR Lidia Markiewicz, née en Pologne et installée au Luxembourg depuis 1975, est une artiste pluridisciplinaire dont le travail mêle peinture, bijou contemporain et art textile. Formée en pédagogie artistique à Legnica et aux Beaux-Arts de Trèves, picturalement influencée par Cy Twombly et Monet, elle développe un univers nourri par la mémoire, la nature et les matières. C’est l’installation-bijou Nids qu’elle produit pour Nature singulière, une série de sculptures textiles tissées et crochetées à partir de fils de lin, de soie et de

Créatrice de bijoux contemporains

LIDIA MARKIEWICZ

coton, mais aussi en fils d’argent et d’or, en y ajoutant de l’ambre, du cristal de roche, du bois et des matériaux recyclés. Ces nids, à la fois fragiles et précieux, évoquent les refuges du vivant, les origines, les cycles de la vie. Le geste du tissage devient ici un acte méditatif, une manière de relier les éléments, de capter l’essence organique du monde. Chaque pièce est unique, fruit d’une liberté poético-sensorielle et d’un savoir-faire hérité de sa famille de bijoutiers. La création de Lidia Markiewicz, exposée à l’international et récompensée à plusieurs reprises, intimement ancrée dans le vivant, témoigne d’un engagement qui sanctifie la transmission et la beauté du geste.

EN Lidia Markiewicz, born in Poland and based in Luxembourg since 1975, is a multidisciplinary artist whose work spans painting, contemporary jewellery, and textile art. Trained in art education in Legnica and at the Academy of Fine Arts in Trier, and influenced by the visual worlds of Cy Twombly and Monet, she has created an artistic universe shaped by memory, nature, and materiality. Created specifically for Nature singulière, the jewellery installation Nests is a series of woven and crocheted textile sculptures made from linen, silk, and cotton threads, interwoven with silver and gold wire, and incorporating amber, rock crystal, wood, and recycled materials. These nests, both fragile and precious, evoke shelters of living beings, origins, and the cyclical nature of life. The act of weaving becomes a meditative gesture—a way of connecting elements and capturing the organic essence of the world. Each piece is unique—a result of poetic and sensory freedom, enriched by the expertise inherited from her family of jewellers. Lidia Markiewicz’s work, exhibited internationally and recipient of several awards, is deeply rooted in the living world. It reflects a commitment that honours the transmission of knowledge and celebrates the beauty inherent in the act of creation.

© Margot Skwara

Poème Aquatique

Crochet - ambre, fil doré 300g

2025

60 cm

CARINE MERTES

LU D’Carine Mertes, eng lëtzebuergesch Filz kënschtlerin, erfuerscht zënter iwwer zwanzeg Joer déi onendlech Méiglechkeete vum handwierkleche Wollfilzen. No hirer Ausbildung an Däitschland bei internationale Referenten entwéckelt si an hirem Atelier zu Diddeleng eng usprochsvoll zäitgenëssesch Praxis vun dëser uraler Technik –well gefilzt gouf scho laang, ier d’Wiewen erfonnt gouf. Fir De Mains de Maîtres presentéiert si dräi Stécker mat ënnerschiddleche Strukturen a Konsistenzen: en dichten, steiwe Géigestand (Genre Vas), eng reliefaarteg Maueraarbecht an e fléissenden, mëlle moudeschen Accessoire (Schal). Dës Wierker feieren d’Nature singulière vun der Woll – enger lieweger Matière, déi zäitlos, erneierbar an an der mënschlecher Geschicht verankert ass. D’Carine Mertes schafft mat verschiddene Wollzorten –dorënner Merino an Alpaka –, déi si handwierklech fierft a mat Naturfasere wéi Seid, Léngent oder Pabeier verbënnt. D’Filzen op der Hand, mat waarmem Waasser a Seef, versteet si als e Gest vun der lueser Verwandlung, deen d’Textur, d’Form, oppeleet. Mat dëser Kreatioun, un der Schnëttstell tëschent Textilkonscht a Skulptur, gëtt d’Matière an hirer Widderstandsfäegkeet an hirem poeetesche Potenzial gewierdegt. Esou kritt de Filz säi verdéngte Glanz zeréck.

FR Carine Mertes, créatrice feutrière luxembourgeoise, explore depuis plus de vingt ans les infinies possibilités du feutrage artisanal de la laine. Formée en Allemagne auprès de référents internationaux, elle développe dans son atelier à Dudelange une pratique exigeante et contemporaine de cette technique ancestrale, le feutre étant utilisé bien avant l’invention du tissage. Pour De Mains De Maîtres, elle présente trois pièces de structure et consistance différentes: un objet sculptural dense et rigide (genre vase), une œuvre murale en relief et un accessoire de mode fluide et doux (châle). Ces œuvres sanctifient la nature singulière de la laine, matière

vivante, intemporelle, renouvelable et profondément liée à l’histoire humaine. Carine Mertes travaille des laines variées — dont mérinos et alpaga — qu’elle teint artisanalement, les associant à des fibres naturelles comme la soie, le lin ou le papier. Le feutrage, réalisé à la main avec eau chaude et savon, se veut geste de transformation lente, révélant la texture, la forme. A travers cette création, à la croisée de l’art textile et de la sculpture, la matière est magnifiée dans sa résilience, son potentiel poétique et le feutre recouvre ainsi ses lettres de noblesse.

EN Carine Mertes, a Luxembourg-based felt artist,has been exploring the limitless creative potential of handcrafted wool felting for over two decades. Trained in Germany by international experts, she has developed a refined and contemporary approach to this age-old technique in her workshop in Dudelange—working with a material that predates even the invention of weaving. For De Mains de Maîtres, she presents three works of varying structure and texture: a dense, sculptural object reminiscent of a vase; a relief wall piece; and a fluid, soft fashion accessory in the form of a shawl. These pieces honour the unique character of wool—a living, timeless, and renewable material deeply interwoven with human history. Carine Mertes works with various types of wools—including merino and alpaca—which she hand-dyes and blends with natural fibres like silk, linen, and even paper. The felting process, carried out by hand using hot water and soap, is a slow act of transformation that gradually reveals the material’s texture and form. Through this artistic practice—at the intersection of textile art and sculpture—the material is elevated for its resilience and poetic potential. Felt, often overlooked, is here restored to its rightful place as a noble, expressive medium.

Créatrice feutrière
© Laurent Blum

Stay together

Laine fine de mérinos, teinture végétale, fibres de soie et de lin, fils de lin 2025 50 x 30 cm

LU De Michel Metzler, 1992 zu Lëtzebuerg gebuer, ass Sculpteur a gouf un der Alanus Hochschule für Kunst und Gesellschaft zu Alfter an Däitschland ausgebilt. Seng Demarche beinhalt eng Reflexioun iwwer Verfall, Vergänglechkeet an d’Gediechtnes vun de Formen – eng Reflexioun, déi Gestalt unhëlt duerch d’Verwendung vu Schifer a gebrauchte Materialer, déi hie fënnt. Dës Kombinatioun mécht d’Spannungen tëschent organescher Matière a mechanescher Struktur gräifbar. Fir Nature singulière presentéiert hien eng hybrid Skulptur, inspiréiert vun engem prehistoresche Kralleskelett, bei där lëtzebuergesche Schifer mat senger natierlecher Patina un déi verstengert Schanken erënnert. Verbonne sinn dës Elementer duerch raschteg Metallstécker – eng Oxidatioun, déi de Skulpturen eng archeologesch Ästheetik vermëttelt, wéi wa se aus enger wäiter Vergaangenheet stame géifen. Esou entsteet en Dialog tëschent deem Liewegen an dem Kënschtlechen, tëschent der Erosioun vun der Zäit an der Bestännegkeet vun de Formen. Dëst Wierk sprécht d’Unzéiungskraaft un, déi natierlech Strukturen – imitéiert vun eis an eisen Erfindungen –op eis ausüben, an ënnersträicht d’Kontinuitéit tëschent den Naturgesetzer an de Gesetzer vun der mënschlecher Ingenierie. D’Konscht vum Michel Metzler, réi an opwullend, leet d’Friemheet vun de Spuere fräi – déi vum Liewegen an déi vun eisen eegene Kreatiounen.

FR Michel Metzler, né au Luxembourg en 1992, est sculpteur, formé à l’Ecole supérieure Alanus en Allemagne. Sa démarche s’inscrit dans une réflexion sur le déclin, l’évanescence et la mémoire des formes, une réflexion qui prend forme dans une utilisation de la pierre d’ardoise et des matériaux trouvés, usés, une combinaison qui rend tangible les tensions entre matière organique et structure mécanique. Pour Nature singulière, il présente une sculpture hybride, inspirée d’un squelette de griffes préhistoriques, où la pierre

sur pierre et métal

MICHEL METZLER

d’ardoise luxembourgeoise, patinée naturellement, évoque les os fossilisés. Ces éléments sont reliés par des pièces en métal rouillé, une oxydation qui confère aux sculptures une esthétique archéologique, comme si elles émergeaient d’un passé lointain, créant ainsi un dialogue entre le vivant et l’artificiel, entre l’érosion du temps et la permanence des formes. Cette œuvre interpelle notre attrait pour les structures naturelles, que nous imitons dans nos inventions, et souligne la continuité entre les lois de la nature et celles de l’ingénierie humaine. L’art de Michel Metzler, brut et troublant, révèle l’étrangeté cachée dans les traces, celles du vivant et celles de nos propres créations.

EN Michel Metzler, born in Luxembourg in 1992, is a sculptor who studied at Alanus University of Arts and Social Sciences in Germany. His work explores themes of decline, evanescence and the memory of forms, expressed through his use of slate and found, weathered materials—a combination that renders the tensions between organic matter and mechanical structure palpable. For Nature singulière, he presents a hybrid sculpture inspired by a prehistoric claw skeleton, in which naturally weathered Luxembourg slate evokes fossilised bones. These elements are joined by rusted metal fragments, whose oxidation lends the sculptures an archaeological aesthetic, as though they were emerging from a distant past—thereby initiating a dialogue between the living and the artificial, between temporal erosion and the permanence of form. The work questions our fascination with natural structures, which we replicate in our inventions, and underscores the continuity between the laws of nature and those governing human engineering. Michel Metzler’s raw and unsettling art unveils the strangeness embedded in traces— those left by living beings and those born of our own creations.

Sculpteur
© Claudine Marteling

Deinos-Mechanismus

Deinos-Mechanismus

Pierre d'ardoise / ferraille 2025

25 x 40 x 25 cm

Costumière

LU D’Sophie Meyer, 1989 zu Lëtzebuerggebuer, ass Kostümbildnerin a Moudedesignerin. Si huet hiren Ofschloss um London College of Fashion gemaach. An hirer Aarbecht, déi sech un der Schnëttstell vu Kleederkonscht a Performance beweegt, verbënnt Matière, Ëmwelt an Identitéit. Hir fléissend, ästheetesch Kreatioun geet vun der Miereswelt aus – dem netzaartege Charakter vun de Korallen – a vun der Präsenz vun dësem Netzmotiv am Liewegen: Wuerzelen, Myzelien, Veenen. Doraus entsteet e Kleedungsstéck als Manifest fir eng respektéiert an nei erfonnten Natur. Fir Nature singulière presentéiert si Re-Earth, eng Kollektioun aus dräi Stécker, entworf aus véier nohaltege Planzefaseren: Hanf, Léngent, Brennnessel a Seetang. Dat éischt Stéck, Re-Surgence, ass en Haute-Couture-Rack, op der Hand aus Seetangfiedem gewieft a mat recycléierten CD-Fragmenter verziert, deen un eng Fächerkorall erënnert. Dat zweet Stéck, Re-Generation, ass eng Korsettbox an dat drëtt, Re-Connection, en asymmeetresche Rack. Déi zwee si Prêt-à-porter-Modeller, „Zero-Waste”Kleeder, déi no spezielle Patronen hiergestallt ginn a Broderie, Wiewen, Brennnesselstoff a Seidenorganza matenee verbannen. D’Sophie Meyer engagéiert sech esou, d’Moud ze iwwerdenken – andeem si alternativ Materialer integréiert an den ekologeschen Impakt vun der Textilproduktioun reduzéiert.

FR Sophie Meyer, née en 1989 au Luxembourg, est costumière et créatrice de mode diplômée du London College of Fashion. Son travail, à la croisée de l’art vestimentaire et de la performance, relie matière, environnement et identité. En fait, partant du monde marin, de l’aspect en filet des coraux, et de la présence de ce motif en réseau dans le vivant - racines, mycélium, veines -, sa création, fluide, esthétique, fait du vêtement un manifeste pour une nature respectée et réinventée. Concrètement, pour Nature singulière, elle présente Re-Earth, une collection de trois pièces conçues à partir

SOPHIE MEYER

de quatre fibres végétales durables: chanvre, lin, ortie et varech. La première pièce, Re-Surgence, est une robe haute couture évoquant donc un corail en éventail, tissée à la main en fil de varech et ornée de fragments de CD recyclés. Les deux autres pièces, Re-Generation, un pantalon corseté, et Re-Connection, une robe asymétrique, sont des modèles de prêt-à-porter, des vêtements «zéro déchet», réalisés selon des patrons spécifiques et mêlant broderie, tissage, tissu d’ortie, organza de soie. Sophie Meyer s’engage ainsi à repenser la mode en intégrant des matériaux alternatifs et en réduisant l’impact écologique de la création textile.

EN Sophie Meyer born in Luxembourg in 1989, is a costume and fashion designer who graduated from the London College of Fashion. Her work, situated at the intersection of clothing art and performance, explores the relationship between material, environment and identity. Inspired by the marine world, the net-like structure of coral, and the recurrence of this network motif in living organisms—roots, mycelium, veins—her fluid, aesthetic creations transform clothing into a manifesto for a revered and reimagined nature. Specifically for Nature singulière, she presents Re-Earth, a collection of three pieces crafted from four sustainable plant-based fibres: hemp, linen, nettle, and seaweed. The first piece, Re-Surgence, is an haute couture gown reminiscent of fan-shaped coral, hand-woven from seaweed thread and adorned with fragments of recycled CDs. The other two pieces —Re-Generation, a pair of corseted trousers, and Re-Connection, an asymmetrical dress— are ready-to-wear, zero-waste garments, constructed using precise patterns and combining embroidery, weaving, nettle fabric, and silk organza. Sophie Meyer is thus committed to rethinking fashion by incorporating alternative materials and reducing the ecological impact of textile design.

© Carlo Meyer

Re-Generation

Fil de soie brodé sur organza de soie, étoffe d’ortie 2025

100 x 100 x 175 cm (dimensions du buste inclus)

LU De Yanis Miltgen etabléiert sech, mat nëmme 24 Joer, als opstriewend Talent vun der zäitgenëssescher Konschtbroderie. Hien huet säin Diplom am Atelier Chardon Savard zu Paräis gemaach. 2023 gouf seng éischt Kollektioun Histoire d’une vie mam Hand&Lock-Präis zu London a mam Präis „Les de(ux)mains“ vum Comité Colbert ausgezeechent. Fir Nature singulière komponéiert hien Technica Natura, e monumentaalt skulpturaalt Textilwierk – eng Fusioun tëschent idealiséierter Natur a vereelzter Technologie. Animéiert vun enger utopescher Visioun, an där Fauna a Flora mat den Iwwerreschter vun eisem digitalen Zäitalter zesummeliewen, assembléiert hien al Baudeeler oder Apparater (Motherboarden, Kabelen, Kopfhörer), deenen hien en zweet Liewe schenkt. Dës ginn duerch Technike aus der Konschtbroderie –Lunéville-Heekeltechnik, Broderie mat der Nol – zu enger hybrid, éiweg a friddvoll Natur veraarbecht. Säi Wierk, dat aus brodéierte Stréckschnéier, Hällem a Robotervillercher besteet, verurteelt d’Konsumgesellschaft an hannerfreet eist Verhältnis zum Technikoffall. Dem Yanis Miltgen seng poeetesch a gläichzäiteg kritesch Demarche ass verankert an enger usprochsvoller formaler Recherche, déi exzellent Handwierkskonscht mat Experimentéierfreedegkeet verbënnt. Technica Natura gëtt esou zu engem Textilplädoyer fir eng Zukunft, an där de Fortschrëtt mat der Resilienz vum Liewege versöönt ass.

FR Yanis Miltgen, a seulement 24 ans, diplômé de l’Atelier Chardon Savard à Paris,  s’impose comme une figure montante de la broderie d’art contemporaine. En 2023, sa première collection, histoire d’une vie, lui a valu d’être récompensé par le prix Hand&Lock à Londres et le prix «Les de(ux) mains» du Comité Colbert. Pour Nature singulière, il compose Technica Natura, une œuvre sculpturale textile monumentale, fusion entre nature idéalisée et technologie obsolète. Animé par une vision utopique où faune et flore cohabitent avec

Brodeur d'art et créateur d'art

YANIS MILTGEN

les restes de notre ère numérique, il assemble vieux composants ou appareils (cartes mères, câbles, écouteurs), auxquels il redonne ainsi vie, et techniques de broderie d’art (crochet de Lunéville, broderie à l’aiguille) pour créer une nature hybride, éternelle et pacifiée. L’œuvre, composée de tricotins brodés, de tiges et d’oiseaux robotiques, dénonce la société de consommation et interroge notre rapport aux déchets technologiques. La démarche de Miltgen, à la fois poétique et critique, s’inscrit dans une recherche formelle exigeante, mêlant artisanat d’excellence et expérimentation. Technica Natura devient ainsi un plaidoyer textile pour un futur réconcilié entre progrès et résilience du vivant.

EN Yanis Miltgen, a 24-year-old graduate of Atelier Chardon Savard in Paris, is emerging as a rising star in contemporary embroidery art. In 2023, his debut collection, histoire d’une vie (story of a life), earned him the Hand & Lock Award in London and the ‘Les de(ux) mains’ prize from the Comité Colbert. For Nature singulière, he created Technica Natura, a monumental textile sculpture that fuses idealised nature with obsolete technology. Guided by an utopian vision in which flora and fauna coexist with the remnants of our digital age, he repurposes old components and devices—motherboards, cables, headphones—infusing them with new life, and integrates artistic embroidery techniques such as Lunéville crochet and needlework to craft a hybrid, eternal, and serene nature. The piece, comprising embroidered knitting looms, stems and robotic birds, critiques consumer society and interrogates our relationship with technological waste. Yanis Miltgen’s approach—both poetic and critical—is rooted in a rigorous  formal research process that merges craftsmanship with experimentation. Technica Natura thus becomes a textile manifesto for a future that reconciles technological progress with the resilience of living organisms.

© Gabriela Kaziuk

Technica natura

Polystyrène, acier, coton, soie, micro perles, tubes, microtubes, cristaux swarovskis, pièces obsolètes d’ordinateur 2025

Les sphères : Ø 15 cm L’ensemble floral : H 1,30m

MAINS DE MAÎTRES

Les artistes luxembourgeois

Artiste céramiste

CHRISTIANE MODERT

LU D’Christiane Modert, eng lëtzebuergesch Keramikkënschtlerin, déi op der Sorbonne an den Arts Plastiques ausgebilt gouf, entwéckelt e Wierk, bei deem d’Matière d’Sprooch vun der Natur gëtt. Dës Natur iwwerrascht mat der Juxtapositioun vu géigesätzlechen Elementer. D’Kënschtlerin dréckt dat aus, andeem si mat der Kombinatioun vu Keramik a Pabeier experimentéiert. Ausgangspunkt vum Wierk sinn zwou symmeetresch Basen, realiséiert nom Colombin-Verfaren, enger primitiver Poterie-Technik, - op deenen de Kierper Gestalt unhëlt. Fir d’Biennale De Mains de Maîtres 2025 proposéiert d’Christiane deemno Skulpturen, déi aus zwou symmeetreschen, aus Tounrulle modeléierte Forme bestinn, déi, soubal se zesummegesat sinn, onerwaarten, souzesoen organesch Volummen entstoe loossen. Dës Method, déi op Vertikalitéit a Gläichgewiicht berout, deit op d’Verflechtung vun der fester an der subtiller Welt hin, wéi eng Metapher fir d’Entsteeung vun der Natur. An engem anere Wierk wiisst aus dem Bord vun enger Keramik eng grouss, liicht a bal transparent Form aus Pabeier, a schaaft e Kontrast tëschent Densitéit a Liichtegkeet, Opacitéit an Transparenz. All Wierk ass eng Exploratioun vun der Schwéierkraaft, der Textur an der formeller Spontaneitéit. Andeem d’Christiane Modert hire Gest vun der Matière guidéiere léisst, eng intuitiv a sensibel Demarche, schaaft si eng Nature singulière

FR Christiane Modert, céramiste luxembourgeoise formée aux Arts Plastiques à la Sorbonne, développe une œuvre où la matière devient langage de la nature. Laquelle nature surprend par la juxtaposition d’éléments contraires, ce que l’artiste traduit en expérimentant la combinaison céramique et papier. Au départ de l’oeuvre, deux bases symétriques en colombins - une technique primitive de poterie - sur lesquelles le corps prend sa forme. Pour la Biennale De Mains De Maîtres 2025, Christiane propose ainsi des

sculptures construites à partir de deux formes symétriques modelées en colombins, qui, une fois assemblées, donnent naissance à des volumes imprévus, presque organiques. Cette méthode, fondée sur la verticalité et l’équilibre, évoque l’interpénétration des mondes solides et subtils, comme une métaphore de la genèse naturelle. Dans une autre pièce, une grande forme légère et translucide en papier naît à partir des bords d‘une céramique, créant un contraste entre densité et légèreté, entre opacité et transparence. Chaque œuvre est une exploration de la gravité, de la texture et de la spontanéité formelle. En laissant la matière guider le geste, démarche intuitive et sensible, Modert réalise une Nature singulière

EN Christiane Modert, a Luxembourg-based ceramic artist trained in Fine Arts at the Sorbonne, develops a body of work in which materials serve as the language of nature. Nature surprises us through its juxtaposition of contrasting elements, which the artist interprets by experimenting with combinations of ceramics and paper. The process begins with two symmetrical bases created using columbines—a primitive pottery technique—upon on which the form takes shape. For the 2025 De Mains De Maîtres Biennale, Christiane Modert presents sculptures composed of two symmetrical forms modelled using columbines, which, once assembled, give rise to unexpected, almost organic volumes. This method, rooted in verticality and balance, evokes the interpenetration of solid and subtle realms—a metaphor for natural genesis. In another piece, a large, light, and translucent paper form emerges from the edges of a ceramic structure, creating a contrast between density and lightness, opacity and transparency. Each piece is an exploration of gravity, texture, and formal spontaneity. By allowing the material to guide her gestures through an intuitive and sensitive approach, Christiane Modert creates a Nature singulière

© Thierry Claude

Artiste-peintre et sculpteur Forgeron d'art

IVA MRAZKOVA ET JOHN KIEFFER

LU Den Duo Iva Mrazkova, eng Kënschtlerin mat tschecheschen Originnen, déi sech zu Lëtzebuerg installéiert huet, a John Kieffer, Konschtschmadd vun Diddeleng, erfuerscht d’Verwandlung vum onverschaffte Material a skulptural Formen, déi vun der Planzewelt inspiréiert sinn. Fir Nature singulière presentéiere si Transformation, e Wierk, dat aus der opmierksamer Beobachtung vu gedréchente Blieder entstanen ass – hire Kurven a Beweegungen, déi sech gutt fir eng kënschtleresch Metamorphos eegenen. D’Iva Mrazkova fänkt u mat Skizzen a Maquetten aus Wuess oder Collagen op Pabeier, déi si dann ëmmer nees iwwerschafft, bis eng fléissend, weiblech Form entsteet. Dës Modeller gi fir d’éischt an der Bronze gegoss an duerno vum John Kieffer, deen dës monumental Skulpturen duerch seng technesch Maîtrise zum Liewen erwächt, vergréissert an de Cortenstol iwwerdroen. Den natierlech oxidéierte Stol kritt eng roudelzeg Patina, déi un de Buedem, d’Zäit an d’Erosioun erënnert. D’Matière – schwéier a kal – gëtt hei liicht a beweeglech, bal organesch. D’Wierk verkierpert d’Openeentreffe vun der Natur an der Hand vum Mënsch, vum Vergänglechen an deem Bestännegen. Et feiert d’Fäegkeet vun der Konscht, natierlech Formen an enger neier Zäitlechkeet ze subliméieren. Zesumme schafen déi zwee Kënschtler eng nei erfonnten Natur – zerbriechlech an awer kraaftvoll, Gediechtnes an Zukunft.

FR Le duo formé par Iva Mrazkova, artiste d’origine tchèque installée au Luxembourg, et John Kieffer, forgeron d’art dudelangeois, explore la transformation de la matière brute en formes sculpturales inspirées du végétal. Pour Nature singulière, ils présentent Transformation, une œuvre née de l’observation attentive des feuilles séchées, de leurs courbes et mouvements prompts à une métamorphose artistique. Iva Mrazkova débute par des esquisses et des maquettes, en cire ou collages sur papier, qu’elle retravaille jusqu’à

obtenir une forme fluide, féminine. Ces modèles sont d’abord coulés en bronze puis transposés agrandis en acier corten par John Kieffer, dont la maîtrise technique permet de donner vie à ces sculptures monumentales. L’acier, oxydé naturellement, acquiert une patine rougeâtre évoquant la terre, le temps et l’érosion. Cette matière, lourde et froide, se fait ici légère, mouvante, presque organique. L’œuvre incarne la rencontre entre la nature et la main de l’homme, entre l’éphémère et le durable. Elle célèbre la capacité de l’art à sublimer les formes naturelles dans une nouvelle temporalité. Ensemble, les deux artistes façonnent une nature réinventée, à la fois fragile et puissante, mémoire et avenir.

EN Iva Mrazkova, a Czech artist based in Luxembourg, and John Kieffer, an artistic blacksmith from Dudelange, form a duo that explores the transformation of raw materials into sculptural forms inspired by plant life. For Nature singulière, they present Transformation, a piece born of close observation of dried leaves—their curves and movements poised for artistic metamorphosis. Iva Mrazkova begins with sketches and models—crafted in wax or as paper collages—which she reworks until she achieves a fluid, feminine form. These models are initially cast in bronze, then transposed and enlarged in Corten steel by John Kieffer, whose technical mastery breathes life into these monumental sculptures. The steel, naturally oxidised, acquires a reddish patina that evokes earth, time, and erosion. This heavy, cold material becomes light, dynamic, and almost organic. The piece embodies the encounter between nature and the human hand—between the ephemeral and the enduring. It celebrates art’s ability to sublimate natural forms within a new temporality. Together, the two artists shape a reinvented nature—both fragile and powerful, both memory and future.

© Flavie Hengen

FRUIT I

Acier/corten

2025

75 x 90 x 310 cm

Orfèvre

LU D’Catherine Muller, 1958 zu Bukava (Zaire) gebuer, ass eng lëtzebuergesch Goldschmattesch, déi zu Léck an zu Pforzheim (Gold- und Silberschmiede Handwerk) ausgebilt gouf. 1982 huet si en Atelier zu Florenz opgemaach, fir sech schlussendlech zu Köln ze etabléieren. Zënter iwwer véierzeg Joer stellt si Konschtbijouen hier, déi technesch Maîtrise a formal Poesie harmonesch matenee verbannen. Fir Nature singulière kreéiert si ee Rank aus 925/000 Sëlwer mat 191 mofe Brillanten, inspiréiert vun engem Lavendelfeld, dat sech am Wand vun der Provence duuss hin an hier beweegt. Dëst flüchtegt Bild, agefaangen an engem Moment voller Anmut, gëtt zu engem Bijou: e Fragment vun der Natur, dat a kostbare Glanz verwandelt gouf. De Rank gouf fir d’éischt aus Wuess geformt an duerno am Sëlwer gegoss. Seng fléissend Form erënnert un d’Beweegunge vun de Blummen, betount duerch d’Dispositioun vun de Steng a verschiddene Gréissten. All eenzelen op der Hand gefaassten Diamant fänkt d’Liicht an – wéi eng Drëps Da op engem Blat. Mat dëser Kreatioun feiert d’Catherine Muller déi vergänglech Schéinheet vum Planzlechen a setzt se an engem nohaltegen, intimen an taktille Wierk ëm. Hire Gest als Goldschmattesch gëtt zu engem Hommage un d’Natur, hir Zaartheet an hir stëll Kraaft. Dëse Rank – Miniaturskulptur an Talisman –verkierpert eng onschätzbar Nature singulière, déi een an der hueler Hand dréit.

FR Catherine Muller, née à Bukavu (Zaïre) en 1958, est une orfèvre luxembourgeoise formée à Liège et Pforzheim (Gold-und Silberschule), qui a ouvert un atelier à Florence en 1982 pour finalement s’installer à Cologne. Depuis plus de quarante ans, elle façonne des bijoux d’art qui allient maîtrise technique et poésie formelle. Pour Nature singulière, elle crée une bague en argent 925/000 sertie de 191 brillants mauves, inspirée d’un champ de lavande ondulant sous le vent en Provence. Cette image fugace, captée dans un

CATHERINE MULLER

instant de grâce, devient bijou: un fragment de nature transformé en éclat précieux. L’anneau, d’abord modelé en cire puis coulé en argent, évoque le mouvement fluide des fleurs, accentué par la disposition subtile des pierres de tailles différentes. Chaque diamant, serti à la main, capte la lumière comme une goutte de rosée sur un pétale. A travers cette création, Catherine Muller exalte la beauté éphémère du végétal et la transfigure dans une œuvre durable, intime et tactile. Son geste d’orfèvre devient un hommage à la nature, à sa délicatesse et à sa force silencieuse. Cette bague, à la fois sculpture miniature et talisman, incarne une nature inestimable, singulière, que l’on porte au creux de la main.

EN Catherine Muller, born in Bukavu (Zaire) in 1958, is a Luxembourgish goldsmith trained in Liège and at the Goldschmiedeschule in Pforzheim, who opened a workshop in Florence in 1982 before eventually settling in Cologne. For over forty years, she has been creating artistic jewellery that unites  technical mastery with formal poetry. For Nature singulière, she has created a 925/000 silver ring set with 191 mauve diamonds, inspired by a lavender field swaying in the Provençal breeze. This fleeting image, captured in a moment of grace, becomes a piece of jewellery—a fragment of nature transformed into a precious glimmer. The ring, initially  modelled in wax and later cast in silver, evokes the fluid movement of flowers, accentuated by the subtle arrangement of stones of varying  sizes. Each diamond, set by hand, catches the light like a drop of dew upon a petal. Through this creation, Catherine Muller exalts the ephemeral beauty of flora, transforming it into a lasting, intimate, and tactile work of art. Her goldsmithing becomes a tribute to nature—its delicacy and silent strength. This ring, both a miniature sculpture and a talisman, embodies a priceless and singular nature—one that can be worn in the palm of the hand.

© Alfred Jansen

Champ de lavande balayé par le vent

Bague en argent 925/000 et 214 brillants purple 3,7 ct 2025

LU D’Yliana Paolini, eng interdisziplinär Kënschtlerin mat italieeneschen Originnen, lieft a schafft zu Lëtzebuerg. Si ass ausgebilt Architektin an entwéckelt en immersiivt Wierk, an deem Molerei, elektronesch Musek a Video matenee vermëscht ginn. Am Zentrum vun hirer Praxis steet eng Noutwendegkeet: d’Grenzen tëschent deem Organeschen an deem Kënschtleche verwëschen, en Dialog tëschent de Sënner, eng partizipativ Erfarung schafen. An hirem Wierk Remnant Echoes – eng interaktiv Klangskulptur a Form vun engem Cocon aus Aluminiumdrot, Naturwoll an technesche Komponenten, déi si fir Nature singulière proposéiert – exploréiert si d’Openeentreffe vun Natur a Kënschlechkeet. D’Skulptur kombinéiert Geräischer, déi d’Kënschtlerin am Bësch opgeholl huet (Waasser, Wand, Vullen) mat Téin, déi duerch d’metalle Struktur diffuséiert ginn, wann de Visiteur se vibréiert. Mathëllef vu Beweegungssensore reagéiert d’Skulptur op d’Presenz vum Mënsch a schaaft esou eng eenzegaarteg Erfarung fir d’Sënner. D’Yliana Paolini hannerfreet hei eis Bezéiung zum akustesche Gediechtnes vun der Natur an d’Manéier, wéi d’Natur zu engem poeetesche Vecteur dovunner ka ginn. Remnant Echoes ass wäit méi ewéi en einfachen Dispositif – et ass eng lieweg Kompositioun, e Raum vun der Resonanz tëschent deem Intimen an der Welt. En zudéifst zäitgenëssescht Wierk, an deem d’Nolauschteren zu engem Akt vun der Reconnexioun gëtt.

FR Artiste interdisciplinaire d’origine italienne, Yliana Paolini vit et travaille au Luxembourg. Architecte de formation, elle développe une œuvre immersive mêlant peinture, musique électronique et vidéo. Au cœur de sa pratique, une nécessité: brouiller les frontières entre l’organique et l’artificiel, créer un dialogue sensoriel, une expérience participative. Et Remnant Echoes, oeuvre proposée pour Nature singulière, sculpture sonore interactive en forme de cocon, conçue à partir de fil d’aluminium, de laine naturelle et de

Artiste textile et sonore

YLIANA PAOLINI

composants technologiques, explore la rencontre entre nature et artifice en impliquant des sons enregistrés en forêt (eau, vent, oiseaux), et distribués à travers la structure métallique, qui vibre au contact du visiteur. Grâce à des capteurs de mouvement, la sculpture réagit à la présence humaine, créant donc une expérience sensorielle unique. Yliana interroge ici notre rapport à la mémoire sonore de la nature et à la manière dont la technologie peut en devenir le vecteur poétique. Loin d’un simple dispositif, Remnant Echoes est une composition vivante, un espace de résonance entre l’intime et le monde. Une œuvre profondément contemporaine, où l’écoute devient un acte de reconnexion.

EN Yliana Paolini, an interdisciplinary artist of Italian origin, lives and works in Luxembourg. Trained as an architect, she creates immersive works that combine painting, electronic music, and video. At the heart of her practice lies a desire to blur the boundaries between the organic and the artificial, fostering a sensory dialogue and a participatory experience. Remnant Echoes, a piece proposed for Nature singulière, an interactive sound sculpture shaped like a cocoon, crafted from aluminium wire, natural wool, and technological components. It explores the encounter between nature and artifice by incorporating forest-recorded sounds—water, wind, birds—diffused through the metal structure, which vibrates upon contact with the visitor. Equipped with motion sensors, the sculpture responds to human presence, creating a unique sensory experience. Here, Yliana Paolini questions our relationship with nature’s sonic memory and how technology might serve as its poetic conduit. Far from a simple device, Remnant Echoes is a living composition—a space of resonance between the intimate and the universal. A profoundly contemporary work, in which  listening becomes an act of reconnection.

© Tiffany Matos

REMNANT ECHOES

Recycle Yarn + Recycled Plastic + Electronics 2025 50 x 45 cm

LU D’Charlotte Payet, eng däitsch-lëtzebuergesch Kënschtlerin, 1993 gebuer, gouf op der Muthesius Kunsthochschule zu Kiel an der Bezalel Academy zu Jerusalem ausgebilt. An hirer skulpturaler Konscht verbënnt si traditionell Wieftechnike mat ekologeschen Iwwerleeungen iwwer d’Usammlung vu Plastikoffall. Fir Nature singulière presentéiert si eng monumental Skulptur aus PET-Fläschen, déi gefierft, recycycléiert an duerno zu dräidimensionale Strukturen, gedroe vu stole Sailen, verwieft goufen. Inspiréiert vun der ikonescher Form vun der Coca Cola-Fläsch – déi selwer vun de Kurve vum Mae West, dem bekannten Hollywood-Star aus den 30erJoren, ofgeleet ass – hannerfreet d’Kënschtlerin standardiséiert Schéinheet, Massekonsum an Nohaltegkeet. Andeem si dës vergänglech Objeten an zäitlos Skulpture verwandelt, gëtt si dem Material, dat als Offall wouergeholl gëtt, e symbolesche Wäert. Hir Demarche, inspiriert vun der Erfarung vum Offallsammelen an Israel an zu Lëtzebuerg, ziilt drop of, en Deel vum Plastik aus dem Konsumzyklus erauszehuelen, fir en an eng kënschtleresch Erzielung anzeflechten. Mat dësem Gest kreéiert d’Charlotte Payet e Wierk, an deem d’Liichtegkeet vum Wiewe mat der Robustheet vum Material dialogéiert, a wou d’Zerbriechlechkeet vun der Natur mam Foussofdrock vum Mënsch konfrontéiert gëtt.

FR Charlotte Payet, artiste germano-luxembourgeoise née en 1993, formée aux BeauxArts de Kiel (D) et à la Bezalel Academy de Jérusalem, développe une œuvre sculpturale combinant technique traditionnelle de tissage et réflexion écologique quant à l’accumulation de déchets plastiques. Pour Nature singulière, elle présente une installation monumentale composée de bouteilles en PET colorées et recyclées, tissées en structures tridimensionnelles et soutenues par des colonnes d’acier. Inspirée par la forme iconique de la bouteille de Coca-Cola — elle-même dérivée des courbes de Mae West, star hollywoodienne des années 30 —, l’artiste

Sculptrice des plastiques recyclés

CHARLOTTE PAYET

interroge la beauté standardisée, la consommation de masse et la durabilité. En transformant ces objets éphémères en sculptures intemporelles, elle redonne une valeur symbolique et esthétique à un matériau perçu comme déchet. Sa démarche, nourrie par des expériences de collecte en Israël et au Luxembourg, vise à extraire une part du plastique du cycle de consommation pour le réintégrer dans une narration artistique. À travers ce geste, Charlotte Payet crée une œuvre où la légèreté du tissage dialogue avec la robustesse du métal, et où la fragilité de la nature se confronte à l’empreinte humaine.

EN Charlotte Payet, a German-Luxembourgish artist born in 1993 and trained at the BeauxArts in Kiel as well as the Bezalel Academy in Jerusalem, creates sculptural works that combine traditional weaving techniques with ecological reflections on the accumulation of plastic waste. For Nature singulière, she presents a monumental installation composed of coloured, recycled PET bottles woven into three-dimensional structures and supported by steel columns. Inspired by the iconic shape of the Coca-Cola bottle—originally modelled on the curves of Mae West, a Hollywood star of the 1930s—the artist questions standardised beauty, mass consumption, and sustainability. By transforming these ephemeral objects into timeless sculptures, she restores both symbolic and aesthetic value to a material often perceived as waste. Her approach, shaped by her experiences collecting in Israel and Luxembourg, seeks to extract plastic from the cycle of consumption and reintegrate it into an artistic narrative. Through this gesture, Charlotte Payet creates a piece in which the lightness of the weave  enters into  dialogue with the robustness of metal, and the fragility of nature confronts the human footprint.

© Inge Miczka
Prix de l'artisanat d'art 2025 soutenu par la Fondation
Félix Chômé

Pièce 1 de l’ Installation:

„Cols de bouteilles“ „Flaschenhälse“ „bottle necks“

Bouteilles en PET non consignées coupées en bandes et tissées ensemble, construction métallique 2025

200 x 50 x 50 cm

KAROLINA PERNAR

LU D’Karolina Pernar, a Kroatien gebuer an zënter 2015 zu Lëtzebuerg installéiert, ass eng multidisziplinär Kënschtlerin, déi op der Konschthéichschoul zu Zagreb (Škola primijenjene umjetnosti i dizajna Zagreb) an duerno op der Accademia Belle Arti Perugia ausgebilt gouf. Hir Aarbecht beweegt sech un der Schnëttstell tëschent Skulptur, Installatioun an der in situ-Konscht, an hannerfreet d’Perceptioun, d’Gediechtnes an d’Bezéiung tëschent Raum an Zäit. Fir Nature singulière proposéiert si en immersiivt skulpturaalt Wierk, dat sech op déi imminent Strukturen an d’Kraaft vun der Natur stäipt. D’Skulptur ass esou konzipéiert, datt si de Visiteur aluet, sech ronderëm se ze beweegen, si ënnert an aus verschiddene Bléckwénkelen ze betruechten. Si spillt mam Liicht, mat vollen an eidele Flächen, a schaaft esou en Dialog tëschent deem Siichtbaren an deem Onsiichtbaren. D’Holz – dat zentraalt Element vun hirer Praxis – gëtt hei wéinst senger Flexibilitéit a senger Erënnerung un dat Liewegt verschafft. D’Wierk fänkt de Rhythmus an dat flüchtegt Wiese vun der Natur an, an dréckt gläichzäiteg hir Bestännegkeet aus. Andeem si aner Medien integréiert an op den architektoneschen oder landschaftleche Kontext reagéiert, kreéiert d’Karolina Pernar eng sënnlech a kontemplativ Erfarung. Hir Skulptur gëtt zu engem Raum vun der Resonanz, an deem de Mënsch opgefuerdert gëtt, méi lues ze maachen, ze beobachten a sech nees mat den diskreete Kräften, déi eis ëmginn, ze verbannen.

FR Karolina Pernar, née en Croatie et installée au Luxembourg depuis 2015, est une artiste multidisciplinaire formée à l’Ecole des arts appliqués de Zagreb, puis à l’Académie des Beaux-Arts de Pérouse. Son travail à la croisée de la sculpture, de l’installation et de l’art in situ, interroge la perception, la mémoire et la relation entre espace et temps. Pour Nature singulière, elle propose une œuvre sculpturale immersive qui s’appuie sur les structures et les forces immanentes

de la nature. Conçue pour inviter le spectateur à se déplacer autour d’elle, à l’examiner sous et à partir d’angles multiples, la sculpture joue avec la lumière, les pleins et les vides, créant un dialogue entre visible et invisible. Le bois, matériau central de sa pratique, est ici travaillé pour sa souplesse et sa capacité à évoquer le vivant. L’œuvre capte le rythme et l’essence fugace de la nature tout en en exprimant la permanence. En intégrant d’autres médiums et en répondant au contexte architectural ou paysager, Karolina Pernar crée une expérience sensorielle et contemplative. Sa sculpture devient un espace de résonance, où l’humain est invité à ralentir, à observer, et à renouer avec les forces discrètes qui nous entourent.

EN Karolina Pernar, born in Croatia and based in Luxembourg since 2015, is a multidisciplinary artist trained at the School of Applied Arts in Zagreb and the Academy of Fine Arts in Perugia. Her work, situated at the intersection of sculpture, installation and in situ art, explores perception, memory, and the relationship between space and time. For Nature singulière, she presents an immersive sculptural piece that draws on the structures and forces inherent in nature. Designed to invite viewers to move around it, examine it from multiple angles—including from below—the sculpture plays with light, solidity and void, creating a dialogue between the visible and the invisible. Wood, the central material in her practice, is employed here for its flexibility and its capacity to evoke the living. The piece captures the rhythm and fleeting essence of nature, while simultaneously expressing its permanence. By integrating other media and responding to the architectural and landscape contexts, Karolina Pernar creates a sensory and contemplative experience. Her sculpture becomes a space of resonance, inviting viewers to slow down, observe, and reconnect with the subtle forces that surround us.

Sculptrice sur bois
© Miikka Heinonen

x 64 x 27,5 cm

Wood, mirror

MARIE-FRANCE PHILIPPS

LU D’Marie-France Philipps, eng lëtzebuergesch Kënschtlerin, déi plastesch Konscht op der Sorbonne studéiert huet, entwéckelt zënter enger Rei vu Joren e keramescht Wierk ronderëm d’Figur vum Koi-Kaarp –engem Fësch, vun deem gesot gëtt, datt e géint de Stroum schwëmmt. Fir Nature singulière proposéiert si Koï-Carré, eng Installatioun aus 42 Parzelläinkaarpen, déi op der Hand geformt, bemoolt an dann an enger Konstellatioun a Form vun engem Mauerquadrat disposéiert goufen. All eenzele Fësch – eenzegaarteg a puncto Form, Flexioun, Muster a Faarwen – verkierpert d’Singularitéit vum Liewegen. An enger geomeetrescher Logik, an engem Quadrat vun zwee op zwee Meter ugeluecht, schéngen d’Kaarpen all a Richtung Zentrum ze schwammen a lueden de Visiteur an, sech dat méi genee unzekucken. Wäit ewech vun der Onuerdnung, déi an engem Fëschschwaarm herrscht, deckt dës Kompositioun d’Schéinheet vun all Element an engem harmoneschen Ensembel op. De Parzeläin – ausgewielt wéinst senger Feinheet a Liichtduerchlässegkeet – schenkt de Stécker eng Kostbarkeet, déi hiren ornamentale Charakter ënnersträicht. De Koi, Symbol vu Kraaft an Ausdauer, gëtt hei zum Botschafter vun enger subliméierter Natur, an där all Detail zielt. Dëst Wierk – dekorativ awer och meditativ – feiert d’Villfalt an der Eenheet, a genee dat zeechent de formelle Räichtum vun der Naturwelt aus.

FR Marie-France Philipps, artiste luxembourgeoise diplômée en arts plastiques de la Sorbonne, développe depuis plusieurs années une œuvre céramique centrée sur la figure de la carpe Koï, réputée nageant à contre-courant. Pour Nature singulière, elle propose Koï-Carré, une installation composée de 42 carpes en porcelaine, façonnées et peintes à la main, ordonnancées en une constellation formant un carré mural. Chaque poisson, unique par sa forme, sa flexion, son motif et sa coloration, incarne la singularité du vivant. Disposées selon une logique géométrique dans un carré

de deux mètres de côté, les carpes semblent nager en direction du centre, invitant le spectateur à une observation attentive. Loin du désordre inné des bancs de poissons, cette composition ordonnée révèle la beauté de chaque élément dans un ensemble harmonieux. La porcelaine, choisie pour sa finesse et sa translucidité, confère aux pièces une préciosité qui renforce leur caractère ornemental. Le Koï, symbole de force et de persévérance, devient ici messager d’une nature sublimée, où chaque détail compte. Cette œuvre, à la fois décorative et méditative, célèbre la diversité dans l’unité, ce qui caractérise la richesse formelle (et pas que) du monde naturel.

EN Marie-France Philipps, a Luxembourgish artist with a degree in Fine Arts from the Sorbonne, has been developing a ceramic body of work for several years, centred on the figure of the koi carp—renowned for swimming against the current. For Nature singulière, she presents Koï-Carré, an installation composed of 42 handshaped and hand-painted porcelain carp, arranged in a constellation forming a square wall. Each fish—unique in its shape, curvature, pattern, and colouring—embodies the singularity of life. Arranged according to a geometric logic within a square measuring two metres per side, the carp appear to swim towards the centre, inviting the viewer to observe them closely. In contrast to the innate disorder of natural of fish schools, this orderly composition reveals the beauty of each element within a harmonious whole. Porcelain, chosen for its delicacy and translucency, lends the pieces a precious quality that enhances their ornamental character. The koi, a symbol of strength and perseverance, here becomes here a messenger of a sublimated nature—where every detail matters. This piece, both decorative and meditative, celebrates diversity in unity—an expression of the formal richness, and more, of the natural world.

Porcelainière
© Miikka Heinonen
Koï Carré
Porcelaine
180 x 180 cm

LU D’Pascale Pleimling-Putz, 1959 gebuer, ass eng plastesch Textilkënschtlerin. Zënter ville Joren erfuerscht si d’Ausdrockspotenzial vu mëlle Materialer. Mat hirem Diplom an „Embroidery and Design” aus Groussbritannien an als Member vun den Texilkollektiver Filum66 (LU) an Ten19 Fibre Artists (GB) entwéckelt si eng skulptural Praxis, déi vun der Gemächlechkeet, der Matière an der Memoire vun de Gesten duerchdrongen ass. Fir Nature singulière proposéiert si zwou Skulpturen, déi si mat der uraler Technik vum „Coiling” realiséiert huet – eng Form vu spiralfërmeger Kierfmécherei, typesch fir Corbeillen. Aus lénge Schnéier vun ënnerschiddlechen Duerchmiesser flecht si organesch Volummen, déi si gedëlleg op der Hand rullt. Dës Formen, weeder ganz abstrakt nach ganz figurativ, erënneren u Muschelen, Kären oder Korallen a lueden zur Kontemplatioun an. Inspiréiert vun de Rhythmusse vun der Natur kreéiert d’Pascale Pleimling-Putz aus mëlle Matièrë fest Objeten – imaginär Landschaften, an déi de Beobachter seng eegen Erzielungen aflechte kann. De Choix vum Léngent, eng natierlech an nohalteg Faser, verstäerkt d’Verbindung mam Liewegen. An enger acceleréierter Gesellschaft gëtt hir lues a meditatif Aarbecht zu engem Akt vum Widderstand – engem Zeréckgoe bei dat Weesentlecht, bei d’Äerd, d’Hand, d’Form.

FR Pascale Pleimling-Putz, artiste plasticienne textile luxembourgeoise née en 1959, arpente depuis de nombreuses années les potentialités expressives des matériaux souples. Diplômée en « Embroidery and Design » au Royaume-Uni et membre des collectifs textiles « Filum66 » (L) et «Ten19 Fibre Artists» (GB), elle développe une pratique sculpturale infusée dans la lenteur, la matière et la mémoire des gestes. Pour Nature singulière, elle propose deux sculptures réalisées selon la technique ancestrale du «coiling», typique des corbeilles, une forme de vannerie spiralée. A partir de cordes de lin de différents diamètres, elle tresse des volumes organiques,

Artiste textile et vannerie

PASCALE PLEIMLING -PUTZ

enroulés patiemment à la main. Ces formes, ni tout à fait abstraites ni totalement figuratives, évoquent des coquilles, des graines ou des coraux, et invitent à la contemplation. Inspirée par les rythmes de la nature, Pascale crée des objets solides à partir de matières souples, des paysages imaginaires où le spectateur peut projeter ses propres récits. Le choix du lin, fibre naturelle et durable, renforce le lien avec le vivant. Dans une société accélérée, son travail lent et méditatif devient un acte de résistance, un retour à l’essentiel, à la terre, à la main, à la forme.

EN Pascale Pleimling-Putz, a Luxembourg-based textile artist born in 1959, has long explored the expressive potential of flexible materials. Holding a degree in Embroidery and Design from the United Kingdom, and as a member of the textile collectives Filum66 (LU) and Ten19 Fibre Artists (UK), she has developed a sculptural practice imbued with slowness, materiality, and the memory of gestures. For Nature singulière, she presents two sculptures created using the ancestral technique of coiling—traditionally used in basketry—a form of spiral weaving. Using linen cords of varying diameters, she weaves organic volumes, each patiently coiled by hand. These forms, neither entirely abstract nor fully figurative, evoke shells, seeds, or corals—and invite contemplation. Inspired by the rhythms of nature, Pascale creates solid forms from flexible materials—imaginary landscapes onto which viewers can project their own stories. The choice of linen—a natural and sustainable fibre—reinforces the connection to the living world. In a fastpaced society, her slow and meditative practice becomes an act of resistance—a return to the essential: to the earth, to the hand, to form.

Un-Finished 1

x 23 x 20 cm

MAINS DE MAÎTRES
Les artistes luxembourgeois
Ficelle de lin

NUNO QUINTINO

LU Den Nuno Quintino, deen aus Portugal staamt a sech 2012 zu Lëtzebuerg installéiert huet, huet d’Holz zu senger kënschtlerescher Sprooch gemaach. Säi Beruffsliewen hat hien der Schräinerei gewidmet, elo went hie sech der kënschtlerescher Gestaltung zou a perfektionéiert sech an der Drechselkonscht, fir senger Fantasie eng Form ze ginn. Hie schafft ausschliisslech mat agesammeltem Holz a stellt senger Wierker mat enger Dréibänk an traditionellen Instrumenter op der Hand hier. All Skulptur entsteet aus enger ënnerlecher Visioun – enger Erausfuerderung u seng Fantasie –a konkretiséiert sech a Formen, déi genee esou epuréiert wéi komplex, genee esou organesch wéi raffinéiert sinn, an déi déi réi Schéinheet vun der Matière fräileeën. Fir Nature singulière presentéiert hie Canoa (Kanu), eng Skulptur aus gedrechseltem Holz, déi souwuel un d’Einfachheet vun engem Gebrauchsgéigestand wéi och un d’symbolesch Kraaft vun der Rees erënnert – vun engem „Anzwouschanescht“, engem anere RaumZäit-Gefill. Canoa verkierpert eng Natur, déi zwar vum Mënsch verännert, an hirem Wiesen awer respektéiert gouf. D’Wierk ass esouwuel an der Traditioun verankert wéi och oppe fir Interpretatioun. Et zelebréiert d’Eenzegaartegkeet vum Holz – seng Oderen, seng Kniet – als Zeeche vum Liewen. Mat sengem Gest verbënnt sech den Nuno Quintino nees mat deem Weesentlechen, dat esou dacks feelt an no deem eng Welt op der Sich no Sënn strieft.

FR Nuno Quintino, originaire du Portugal et installé au Luxembourg depuis 2012, a fait du bois son langage artistique. Après une vie professionnelle consacrée à la menuiserie, il s’oriente vers la création artisanale, se perfectionne dans l’art du tournage, afin de donner forme à sa fantaisie. Travaillant exclusivement avec du bois collecté, il façonne ses pièces à la main, à l’aide d’un tour et d’outils traditionnels. Chaque œuvre naît d’une vision intérieure, d’un défi lancé

à l’imagination, et se concrétise dans des formes aussi épurées que complexes, aussi organiques que raffinées, qui révèlent la beauté brute de la matière. Pour Nature singulière, il présente Canoa (Canoë), une sculpture en bois tourné qui évoque à la fois la simplicité d’un objet utilitaire et la puissance symbolique du voyage, d’un ailleurs, un autre espace-temps. Canoa incarne une nature transformée par la main humaine, mais toujours respectée dans son essence. L’œuvre, à la fois ancrée dans la tradition et ouverte à l’interprétation, célèbre la singularité du bois — ses veines, ses nœuds — comme autant de marques du vivant. Par son geste, Nuno Quintino renoue avec l’essentiel, cela qui tant fait défaut mais auquel aspire un monde en quête de sens.

EN Nuno Quintino, originally from Portugal and based in Luxembourg since 2012, has adopted wood as his artistic language. After a professional life devoted to carpentry, he turned to craftsmanship, perfecting the art of woodturning to give shape to his imagination. Working exclusively with reclaimed wood, he shapes his pieces by hand, using a lathe and traditional tools. Each piece originates from an inner vision—a challenge to the imagination—and takes shape in forms that are as pure as they are complex, as organic as they are refined, revealing the raw beauty of the material. For Nature singulière, he presents Canoa (Canoe), a turned wood sculpture that evokes both the simplicity of a utilitarian object and the symbolic power of travel—of another place, another spacetime. Canoa embodies nature transformed by human hands, yet always respected in its essence. The piece, both rooted in tradition and open to interpretation, celebrates the uniqueness of wood—its grain, its knots—as traces of life. Through his practice, Nuno Quintino reconnects with the essential—that which is so often lacking, yet deeply longed for in a world searching for meaning.

Tourneur sur bois

Pote Grande

Wenge et autres

2023

31 x 96 cm

Les artistes luxembourgeois

SANDRA RESENDE

LU D’Sandra Resende ass eng Textilkënschtlerin aus dem Mosambik, déi sech zu Lëtzebuerg installéiert huet. Hir Thematike sinn am Gediechtnes an der Zougehéiregkeet verankert, an an hirer Praxis besigelt si d’Verbindung tëschent Material, Gest an Erzielung. Genee dofir exploréiert déi diploméiert Philosophin, déi och an der Theaterkonscht ausgebilt ass, haut dat immenst erzielerescht Potenzial vum Fuedem mat Technike wéi Tapisseriewiewen, Knëppen, Heekelen a Broderie. Fir Nature singulière proposéiert si Wierker aus recycléierten Naturfaseren, an déi si ausrangéiert Stëfter, fonnte Saachen a planzlech Elementer integréiert. All Stéck hannerfreet eis Bezéiung zum Liewegen, zu sengen Zyklen a senger Resilienz. A RE-naissance, engem Wandteppech aus Stoffreschter, gëtt si vergiessene geknëppten oder gewiefte Fiedem nees eng Stëmm. Kokemusu, en ale ronne Sift aus Holz, gëtt de Support vun enger Landschaft aus brodéiertem Moos – eng Metapher fir d’Luesheet an d’Upassung. Aner lafend Kreatioune setzen dës Reflexioun iwwer d’Matière an d’Zäit fort. D’Sandra Resende komponéiert textil Erzielungen, an deenen all Fragment eng Geschicht, all Gest eng Memoire dréit. Eng Hymne un d’Schéinheet vun deem, wat bleift, sech verännert an nei gebuer gëtt.

FR Sandra Resende, originaire du Mozabique et installée au Luxembourg, est une artiste textile dont les thématiques sont liées à la mémoire, à l’appartenance et dont la pratique scelle le rapport entre le matériau, le geste et la narration. Et justement, diplômée en philosophie et formée au théâtre, elle explore aujourd’hui l’immense potentiel narratif du fil à travers des techniques telles que le tissage de tapisserie, le point noué, le crochet et la broderie. Pour Nature singulière, elle propose des œuvres réalisées à partir de fibres naturelles recyclées, y intégrant tissus délaissés, objets trouvés, éléments végétaux. Chaque pièce interroge notre rapport au vivant, ses cycles de vie et sa résilience. Dans RE-naissance, une

tapisserie murale faite de chutes textiles, les fils oubliés noués/ tissés retrouvent une voix. Dans Kokemusu, un ancien tamis en bois circulaire devient le support d’un paysage de mousse brodé, métaphore de la lenteur et de l’adaptation. D’autres créations en cours prolongent cette réflexion sur la matière et le temps. Sandra Resende compose des récits textiles où chaque fragment porte une histoire, chaque geste une mémoire. Un hymne à la beauté de ce qui persiste, se transforme et renaît.

EN Sandra Resende, originally from Mozambique and now based in Luxembourg, is a textile artist whose work explores themes of memory and belonging, and whose practice forges a connection between material, gesture, and narrative. With a degree in philosophy and training in theatre, she explores the immense narrative potential of thread through techniques such as tapestry weaving, knotting, crochet, and embroidery. For Nature singulière, she presents works made from recycled natural fibres, incorporating discarded fabrics, found objects, and plant elements. Each piece questions our relationship with living beings—their life cycles and their resilience. In RE-naissance, a wall tapestry made from textile scraps, forgotten threads—knotted and woven together—find a new voice. In Kokemusu, an old circular wooden sieve becomes the base for an embroidered moss landscape—a metaphor for slowness and adaptation. Other works in progress continue this reflection on material and time. Sandra Resende composes textile narratives in which each fragment carries a story, each gesture a memory. A hymn to the beauty of what persists, transforms, and is reborn.

© PauloLobo

(RE)NAISSANCE

Tapisserie murale - toile pour point noué en coton, fibres filées (végétales, animales, synthétiques), chutes de tissus 2025 100 x 130 cm

LU D’Letizia Romanini, eng plastesch Kënschtlerin vu Lëtzebuerg, stäipt sech op hir Sträifzich, fir an hirer multidisziplinärer Praxis – an där si Fotografie, Skulptur an Handwierk matenee vermëscht- – Momenter vun Zäitlosegkeet ze schafen, d’Verbindungen tëschent Landschaft, Gediechtnes a Matière gräifbar ze maachen. An dësem Fall geschitt dat unhand vun der Stréimarketerie, enger franséischer Traditioun, déi op d’17. Joerhonnert zeréckgeet. Fir Nature singulière presentéiert si Dent-de-lion, en Diptychon aus Stréimarketerie, dat enger Natur, déi dacks marginaliséiert gëtt an awer esou resilient ass, eng gewëss Nobless gëtt. D’Kënschtlerin, déi ënner Solastalgie an Klimaangscht leit, wielt d’Pissblumm als Symbol fir Upassung a Beharrlechkeet. Jiddwer Panneau – realiséiert aus gefierftem a suergfälteg op der Hand placéiertem Karstréi – entfaalt déi glänzend Refleten an déi seideg Textur vun dësem ale Material, dat fréier als „Gold vun deenen Aarmen” bezeechent gouf. Duerch dës bedächtlech an usprochsvoll Technik entschleunegt sech de Rhythmus vun der Welt. D’Laetizia Romanini valoriséiert eng Planz, déi dacks als onerwënscht ugesi gëtt, a proposéiert esou eng poeetesch Relecture vun der Biodiversitéit a vun eiser ekologescher Verantwortung. Dent-de-lion feiert d’Schéinheet vun deem, wat iwwerlieft a sech upasst – e luminéist an engagéiert Wierk, dat aus der Zerbriechlechkeet eng Stäerkt mécht.

FR Letizia Romanini, plasticienne luxembourgeoise, prend appui sur ses pérégrinations pour, dans sa pratique pluridisciplinaire, mêlant photographie, sculpture et artisanat, créer des temps suspendus, rendre tangibles les liens entre paysage, mémoire et matière, en l’occurrence la marqueterie de paille, une tradition française qui remonte au XVIIe siècle. Pour Nature singulière, elle présente Dent-de-lion, un diptyque en marqueterie de paille qui anoblit une nature souvent marginalisée mais tellement résiliente.

Artiste marqueterie de paille

LETIZIA ROMANINI

Affectée par la solastalgie et l’écoanxiété, l’artiste choisit le pissenlit comme symbole d’adaptation et de persistance. Chaque panneau, réalisé à partir de paille de seigle teintée et minutieusement posée à la main, révèle les reflets chatoyants et la texture soyeuse de ce matériau ancien, autrefois surnommé «l’or des pauvres». Cette technique lente et exigeante induit une décélération de la cadence du monde. En valorisant une plante souvent perçue comme indésirable, Letizia Romanini propose une relecture poétique de la biodiversité et de notre responsabilité écologique. Dent-de-lion célèbre la beauté discrète de ce qui survit, de ce qui s’adapte. Une œuvre lumineuse et engagée, où la fragilité devient force.

EN Letizia Romanini, a Luxembourg-based visual artist, draws on her travels to create suspended moments in a multidisciplinary practice that combines photography, sculpture, and craftsmanship—making tangible the links between landscape, memory, and matter, notably through straw marquetry, a French tradition dating back to the 17th century. For Nature singulière, she presents Dent-de-lion, a diptych in straw marquetry that ennobles a form of nature often marginalised, yet deeply resilient. Affected by solastalgia and eco-anxiety, the artist chooses the dandelion as a symbol of adaptation and perseverance. Each panel, crafted from dyed rye straw and meticulously laid by hand, reveals the shimmering reflections and silky texture of this ancient material—once known as ‘poor man’s gold’. This slow and demanding technique gently interrupts the pace of the world. By highlighting a plant often perceived as undesirable, Letizia Romanini offers a poetic reinterpretation of biodiversity and ecological responsibility. Dent-de-lion celebrates the quiet beauty of what survives and adapts—a luminous and committed work in which fragility becomes strength.

Marqueterie de paille 2024

52.5 x 35.5 cm

Lux_Field_VIII

LU D’Christiane Schmit, 1951 gebuer, gouf an der Plastescher Konscht zu Stroossbuerg an an der Bijouterie op der Académie des Beaux Arts zu Arel ausgebilt. Zënter méi ewéi zéng Joer kombinéiert si traditionell Technike mat zäitgenëssescher Kreativitéit, geleet vum Ausdrocksräichtum vun natierlechen a metallesche Materialer. Fir Nature singulière realiséiert si eng Serie vu Bijou-Skulpturen, déi vun de Formen, Texturen a Strukture vun der Planzewelt inspiréiert sinn. Si schafft mat Sëlwer, Koffer, Messeng oder Neisëlwer –heiansdo verbonne mat Holz, Steen oder Päerdshoer – a komponéiert esou eenzegaarteg, éischter organesch Stécker. Jiddwer Material reagéiert op seng Manéier op den handwierkleche Gest a féiert dacks zu onerwaarte Resultater. De Faarfkontrast gëtt an engem Spill vum Zesummesetze vun ënnerschiddleche Materialer a Matièren exploréiert – zum Beispill vun engem gehummerten oder texturiséierte Metallband mat Sandpabeier – a spillt eng essenziell Roll an hirer Aarbecht. Hir modulabel Kreatiounen, déi als Rank, Unhänger oder Ouereschmuck gedroe kënne ginn, setzen den Dialog tëschent Form a Funktioun fort. D’Aarbecht vum Christiane Schmit, un der Schnëttstell tëschent Konscht an Handwierk, bréngt déi eenzegaarteg Schéinheet an déi poeetesch Kraaft vun de Metamorphosen zum Virschäin.

FR Christiane Schmit, artiste luxembourgeoise née en 1951, formée aux arts plastiques à Strasbourg et à la bijouterie à l’Académie des Beaux-Arts d’Arlon, combine depuis plus d’une décennie techniques traditionnelles et créativité contemporaine, guidée par la richesse expressive des matériaux naturels et métalliques. Pour Nature singulière, elle réalise une série de bijoux-sculptures inspirés par les formes, textures et structures du monde végétal. Travaillant l’argent, le cuivre, le laiton ou le maillechort, parfois associés au bois, à la pierre ou au crin de cheval, elle compose des pièces uniques, plutôt organiques. Chaque matériau réagit spécifiquement

CHRISTIANE SCHMIT

au geste artisanal et révèle des résultats souvent inattendus. Le contraste de couleur est exploré dans un jeu d’assemblage des pièces de différents matériaux et matières, une bande de métal martelé ou texturé au papier émeri, par exemple, jouant un rôle essentiel dans ses travaux. Ses créations modulables peuvent se porter en bague, pendentif ou ornement d’oreille, prolongeant ainsi le dialogue entre forme et fonction. À la croisée de l’art et de l’artisanat, le travail de Christiane Schmit met en lumière la beauté inédite et la force poétique des métamorphoses.

EN

Christiane Schmit, a Luxembourgish artist born in 1951, trained in Fine Arts in Strasbourg and in jewellery at the Académie des Beaux-Arts in Arlon. For over a decade, she has combined traditional techniques with contemporary creativity, guided by the expressive richness of natural and metallic materials. For Nature singulière, she has created a series of jewellery sculptures inspired by the shapes, textures, and structures of the plant world. Working with silver, copper, brass and nickel silver—sometimes combined with wood, stone, or horsehair—she composes unique, distinctly organic pieces. Each material reacts uniquely to the craftsmanship, often revealing unexpected results. She explores colour contrasts by assembling pieces from different materials, with hammered or sandpaper-textured metal strips playing a central role in her work. Her modular creations can be worn as rings, pendants, or earrings—extending the dialogue between form and function. At the intersection of art and craftsmanship, Christiane Schmit’s work highlights the singular beauty and poetic power of metamorphosis.

Créatrice de bijoux

Collection Fénix

Bague en laiton et pierre des Alpes 2025

4 x 2 x 2 cm

CLAUDE SCHMITZ

LU De Claude Schmitz, 1971 gebuer, ass e lëtzbuergesche Schmuckdesigner. Zënter iwwer zwanzeg Joer schafft hien un engem eenzegaartege Wierk, dat –net ouni Ironie – d’Traditioun vum Goldschmadd mat zäitgenëssescher Experimentatioun verbënnt. Ausgebilt zu Antwerpen an um Royal College of Art zu London, entwërft hien haut Bijouen, déi portabele Skulpture gläichen, wou all Stéck seng eege Sprooch schwätzt. Fir Nature singulière proposéiert hien eng nei Serie vu Kreatiounen, déi sech zwar an der Kontinuitéit vu senger Demarche beweegen, gläichzäiteg awer och organesch Formen a vun der Naturwelt inspiréiert Texturen exploréieren. Ouni jee der Facilitéit vun der Imitatioun oder deem Arbiträren nozeginn, fänkt hien d’Wiese vun der Matière – Metall, Steen, Holz – an, fir hiren Ausdrocksräichtum fräizeleeën. Seng Bijouen, zäitlos a gewot, spille mat de Kontraster vun den Iwwerflächen, mat onerwaarten Assemblagen a mat der Villsäitegkeet vun de Formen. Verschidde Stécker kënnen als Rank, Unhänger oder Ouereschmuck gedroe ginn a setzen d’Reflexioun iwwer d’Funktioun an d’Metamorphos fort. De Claude Schmitz versicht net, d’Natur ze reproduzéieren, mee hir Energie, Komplexitéit a Poesie an e maitriséierte Gest ze iwwerdroen – e Gest, deen esouwuel an der Geschicht verankert wéi och resolut der Zukunft zougewant ass.

FR Claude Schmitz, designer joaillier luxembourgeois, né en 1971, développe depuis plus de vingt ans une œuvre singulière hybridant, non sans ironie, la tradition orfèvre et l’expérimentation contemporaine. Formé à Anvers et au Royal College of Art de Londres, il conçoit des bijoux comme des sculptures portables, où chaque pièce devient un langage à part entière. Pour Nature singulière, il propose une nouvelle série de créations, lesquelles, tout en s’inscrivant dans la continuité de sa démarche, explorent les formes organiques et les textures inspirées du monde naturel. Sans jamais céder à la facilité de l’imitation, ni à l’arbitraire, il capte l’essence

de la matière — métal, pierre, bois — pour en révéler la force expressive. Ses bijoux, à la fois intemporels et audacieux, jouent sur les contrastes de surface, les assemblages inattendus, et la polyvalence des formes. Certaines pièces peuvent ainsi être portées comme bague, pendentif ou décor d’oreille, prolongeant la réflexion sur la fonction et la métamorphose. Claude Schmitz ne cherche pas à reproduire la nature, mais à en traduire l’énergie, la complexité et la poésie dans un geste maîtrisé, à la fois ancré dans l’histoire et résolument tourné vers l’avenir.

EN

Claude Schmitz, a Luxembourg-based jewellery designer born in 1971, has been developing a distinctive body of work for over twenty years, blending traditional goldsmithing with contemporary experimentation and a touch of irony. Trained in Antwerp and at the Royal College of Art in London, he designs jewellery as wearable sculpture, with each piece becoming a language in its own right. For Nature singulière, he presents a new series of creations which, while continuing his established approach, explore organic forms and textures inspired by the natural world. Without ever succumbing to imitation or arbitrariness, he captures the essence of the material—metal, stone, wood—to reveal its expressive power. His jewellery, both timeless and daring, plays with surface contrasts, unexpected combinations, and the versatility of forms. Some pieces can be worn as rings, pendants, or earrings—extending the reflection on function and metamorphosis. Claude Schmitz does not seek to reproduce nature, but to translate its energy, complexity, and poetry into a masterful gesture—one rooted in history and resolutely oriented towards the future.

Créateur de bijoux

not easy to please, broche

Corail or 750 (11 grammes)

2017 9 x 6 x 2 cm

Designer céramiste

LEA SCHROEDER

LU D’Lea Schroeder ass eng lëtzebuergesch Keramikdesignerin, déi zu Paräis an zu Lëtzebuerg lieft a schafft. Zënter 2017 bedreift si hiren eegenen Designstudio, an deem si e sensibelt Wierk entwéckelt – eng Mëschung aus Konschthandwierk a symbolescher Erzielung. Hir polychrom Kreatioune verbannen ethnesch Inspiratiounen an erliefte Geschichten a beschwieren stëll, ural Mythen a modern Märercher erop. Fir Nature singulière presentéiert si Le Chant des trois Gardiens, e Skulpturen-Triptychon aus emailléierter Faïence, inspiréiert vun engem Märchen, dat si sech selwer ausgeduecht huet. All Stéck verkierpert e mythesche Wiechter: den Hirsch (Äerd), den Uhu (Loft) an de Fuuss (Waasser), déi jeeweils Wäisheet, Courage a Generositéit symboliséieren. Dës op der Hand geformten Déierefiguren, verziert mat CloisonnéMotiver, ginn zu Botschafter vun engem poeeteschen Appell un eist ekologescht Bewosstsinn. Mat hirer exigenter Technik –Modelléieren, Engobéieren, Emailléieren an e puer Bakvirgäng –exploréiert d’Kënschtlerin Texturen, Faarwen a Formen, fir un déi géigesäiteg Ofhängegkeet vum Mënsch a senger Ëmwelt ze erënneren. Den Toun, eng natierlech Matière, gëtt hei e Support vu Meditatioun an Transmissioun, ganz am Sënn vum Lea Schroeder senger Visioun vun enger meditativer Konscht als Vecteur vun der Connexioun mat der lieweger Welt.

FR Lea Schroeder, designer céramiste luxembourgeoise, basée entre Paris et Luxembourg, dirige son propre studio de création depuis 2017, où elle développe une œuvre sensible mêlant artisanat d’art et narration symbolique. Ses créations polychromes mêlent inspirations ethniques et récits vécus, évoquent, en silence, des mythes ancestraux et des contes modernes. Et justement, pour Nature singulière, elle présente Le Chant des trois Gardiens, un triptyque de sculptures en faïence émaillée, inspiré d’un conte qu’elle a elle-même imaginé. Chaque pièce incarne un gardien

mystique : le cerf (terre), le hibou (air) et le renard (eau), porteurs respectivement de sagesse, de courage et de générosité. Ces figures animales, façonnées à la main et ornées de motifs en cloisonné, deviennent les messagers d’un appel poétique à la conscience écologique. A travers une technique exigeante — modelage, engobes, émaillage en plusieurs cuissons — l’artiste explore les textures, les couleurs et les formes pour évoquer l’interdépendance entre l’humain et son environnement. L’argile, matière naturelle, devient ici support de méditation et de transmission, conforme à la vision de Lea d’un art méditatif comme vecteur de connexion avec le monde vivant.

EN Lea Schroeder, a Luxembourg-based ceramic designer working between Paris and Luxembourg, has run her own design studio since 2017, where she develops a sensitive body of work that combines craftsmanship with symbolic storytelling. Her polychrome creations blend ethnic influences with real-life stories, silently evoking ancestral myths and contemporary tales. For Nature singulière, she presents Le Chant des trois Gardiens (The Song of the Three Guardians), a triptych of glazed earthenware sculptures inspired by a tale she wrote herself. Each piece embodies a mystical guardian: the deer (earth), the owl (air) and the fox (water)—bearers of wisdom, courage, and generosity, respectively. These animal figures, handcrafted and adorned with cloisonné motifs, become messengers of a poetic call to ecological awareness. Through a demanding technique—modelling, engobes, and enamelling across multiple firings—the artist explores textures, colours, and forms to evoke the interdependence between humans and their environment. Clay, a natural material, becomes a medium for meditation and transmission— aligned with Lea Schroeder’s vision of meditative art as a vehicle for connection with the living world.

© MeltStudio

Faïence

2025 20 x 20 x 50 cm

LU Pascale Seil, gebuer 1969 zu Lëtzebuerg, kritt 1987 säin Diplom als Keramikerin am Lycée Technique des Arts et Métiers zu Lëtzebuerg. Si huet sech an der École des Arts Décoratifs zu Stroossbuerg an am Centre Européen des Arts Verriers zu Vannes-le-Châtel weider forméiert. Zënter 1995 entwéckelt si eng eenzegaarteg Praxis vum Glasblosen an der Glasskulptur. Fir Nature singulière proposéiert si eng Serie vu Kreatiounen, déi ausschliisslech aus recycléiertem Glas hiergestallt ginn. All Fläsch – egal ob Wäin-, Béier- oder Schampesfläsch – gëtt zu engem liewege Material: d’Fläschenhäls verwandelen sech an Ouerréng „ona“, den Hals gëtt zu delikate geblosenen a geschniddene Perlen „luna“, an de Kierper vun der Fläsch verwandelt sech an ënnerschiddlech Forme vu geblosenem a geschniddenem Som „renaissance verte“, inspiréiert vun de Bëscher vu Berdrëf. D’Pascale Seil sculptéiert d’Erënnerung vum Objet, léisst seng verstoppte Gnod an seng Fäegkeet fir nei ze entstoen ervirtrieden. Hir Aarbecht, ass gläichzäiteg ekologesch a sensibel an invitéiert eis, Alldagsobjeten anescht ze gesinn an d’Schéinheet vum Glas an engem neie Liicht ze entdecken. Andeems si deem, wat dacks ewechgeheit gëtt, eng nei Form a Sënn gëtt, rifft si eis zu enger neier Betruechtung vun der Welt op, wou d’Handwierk zu engem Akt vun Transformatioun a Resilienz gëtt.

FR Pascale Seil, née en 1969 au Luxembourg, obtient son baccalauréat de céramiste en 1987 au Lycée Technique des Arts et Métiers au Luxembourg. Formée à l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg et au Centre Européen des Arts Verriers de Vannes-le-Châtel, elle développe depuis 1995 une pratique singulière du soufflage et de la sculpture du verre. Pour Nature singulière, elle propose une série de créations issues exclusivement de verre recyclé. Chaque bouteille – de vin, de bière ou de champagne – devient matière vivante: les goulots se muent en boucles d’oreilles « ona », le col

PASCALE SEIL

donne naissance à de délicates perles soufflées et taillées « luna » et le corps de bouteille se transforme en différentes formes de graines soufflées et taillées « renaissance verte » inspirées des forêts de Berdorf. Pascale Seil sculpte la mémoire de l’objet, révélant sa grâce cachée et sa capacité à renaître. Son travail, à la fois écologique et sensible, nous invite à regarder autrement les objets du quotidien, et à redécouvrir la beauté du verre sous une nouvelle lumière. En redonnant forme et sens à ce qui est souvent jeté, elle nous convie à une contemplation renouvelée du monde, où l’artisanat devient acte de transformation et de résilience.

EN Pascale Seil, born in Luxembourg in 1969, obtained her bachelor's degree in ceramics in 1987 at the Lycée Technique des Arts et Métiers in Luxembourg. Trained at the School of Decorative Arts in Strasbourg and the European Centre for Glass Arts in Vannes-le-Châtel, she has been developing a unique practice of glass blowing and sculpture since 1995. For Nature singulière, she presents a series of creations made exclusively from recycled glass. Each bottle— whether wine, beer, or champagne—becomes living material: the necks are transformed into “ona” earrings, the collars give birth to delicate blown and cut ‘luna’ beads, and the bodies of the bottles are transformed into various shapes of blown and cut “green renaissance” seeds inspired by the forests of Berdorf. Pascale Seil sculpts the memory of the object, revealing its hidden grace and capacity for rebirth. Her work, both ecological and sensitive, invites us to see everyday objects differently and to rediscover the beauty of glass in a new light. By giving new form and meaning to what is often discarded, she invites us to contemplate the world anew—where craftsmanship becomes an act of transformation and resilience. becomes an act of transformation and resilience.

Sculptrice verrière

Verre recyclé soufflé et taillé

2025 200 x 80 cm

LU D’Alejandra Solar, 1975 zu Mexiko-Stad gebuer an zënter 2009 zu Lëtzebuerg installéiert, ass eng zäitgenëssesch Bijouskënschtlerin mat engem Diplom vun der Escola Massana vu Barcelona an engem Master of Fine Arts vun der Hochschule Trier. An hirer Aarbecht erfuerscht si Memoire, Matière an Territoire. Fir Nature singulière presentéiert si Recuerdos, en Ensembel vu Broschen, geformt am Achat, bedréckt mat Motiver vu Beem a gefaasst am Sëlwer. All eenzelt Stéck ass op der Hand gemaach a gëtt zu engem Fragment vun enger bannenzeger Landschaft – enger visuell Spuer tëschent zwou Welte: déi vun hire mexikaneschen Originnen an déi vun hirer Géigewaart zu Lëtzebuerg. Déi gedréckte Biller –plakeg Äscht, planzlech Silhouetten – erënneren u wanterlech Bëscher, stëll Plazen, wou et schéngt, wéi wann d’Zäit stoebliwwe wier. Andeem si déi natierlech Aschlëss vum Steen oppeleet, mécht d’Kënschtlerin dat Onsiichtbaart siichtbar – grad ewéi wann d’Memoire selwer sech an der Matière kristalliséiert hätt. Esou gëtt de Bijou zu engem Raum vun intimer Projektioun, vu Souveniren, Erzielungen an Emotiounen. Duerch dës subtil Verbindung tëschent Natur, Technik an Narratioun proposéiert d’Alejandra Solar e Wierk, dat delikat an zugläich voller Kraaft ass – wou all Steen eng Geschicht erzielt an dat Mineralescht op dat Liewegt stéisst.

FR Alejandra Solar, née à Mexico en 1975 et installée au Luxembourg depuis 2009, est une artiste joaillière contemporaine – diplôme de l’École Massana de Barcelone, puis master en arts visuels de la Hochschule de Trèves - dont le travail explore la mémoire, la matière et le territoire. Pour Nature singulière, elle présente Recuerdos, un ensemble de broches sculptées dans de l’agate, imprimées d’images arborescentes et serties d’argent. Chaque pièce, façonnée à la main, devient un fragment de paysage intérieur, une trace visuelle suspendue entre deux mondes : celui de ses

Créatrice de bijoux contemporains

ALEJANDRA SOLAR

origines mexicaines et celui de son présent luxembourgeois. Les images imprimées — branches nues, silhouettes végétales — évoquent des forêts d’hiver, des lieux silencieux, où le temps semble figé. En révélant les inclusions naturelles de la pierre, l’artiste rend visible l’invisible, comme si la mémoire elle-même s’était cristallisée dans la matière. Le bijou devient alors un espace de projection intime, de souvenirs, de récits et d’émotions. Par cette alliance subtile entre nature, technique et narration, Alejandra Solar propose une œuvre à la fois délicate et puissante, où chaque pierre raconte une histoire, à la croisée du minéral et du vivant.

EN Alejandra Solar, born in Mexico City in 1975 and based in Luxembourg since 2009, is a contemporary jewellery artist. A graduate of the Massana School in Barcelona, she later obtained a master’s degree in visual arts from the Hochschule in Trier. Her work explores memory, matter, and territory. For Nature singulière, she presents Recuerdos, a set of brooches carved from agate, printed with tree-like images, and set in silver. Each piece, shaped by hand, becomes a fragment of an inner landscape—a visual trace suspended between two worlds: her Mexican origins and her present life in Luxembourg. The printed images—bare branches, plant silhouettes—evoke winter forests, silent places where time seems to stand still. By revealing the natural inclusions in the stone, the artist makes the invisible visible—as if memory itself had crystallised within the material. The jewellery thus becomes an intimate space for projection—memories, stories, and emotions. Through this subtle alliance between nature, technique, and narration, Alejandra Solar offers a delicate yet powerful body of work—where each stone tells a story, at the crossroads between the mineral and the living.

© Keven Erickson

Stone carving and silversmithing Agate stone, silver,print

2021

7,5 x 5 cm

Recuerdos azul (series #3) Brooch

LU De Rafael Springer, en ontypesche lëtzebuergesche plastesche Kënschtler a Keramiker, entwéckelt zënter iwwer véierzeg Joer e Wierk, dat sech duerch Hybriditéit a Memoire auszeechent. Laureat vum Pierre Werner-Präis (2002) a vun der Biennale d’Art Contemporain Strassen (2011), vermëscht hien traditionellt Handwierk mat zäitgenësseschen Techniken an enger multidisziplinärer Demarche, déi Molerei, Skulptur, Keramik an digital Medien integréiert. Säi kënschtlerescht Universum, perséinlech an universal zugläich, erfuerscht d’Notioune vu Perceptioun an Emotioun am Kader vun immersiven Installatioune mat gewote Faarwen a komplexen Texturen – bei deenen d’Grenzen tëschent Realitéit a Fantasie verschwammen. Fir d’Biennale De Mains De Maîtres 2025 proposéiert hien experimentell Keramiken, hiergestallt aus Blieder an Äscht vu lokale Beem, déi a flëssegen Toun gezappt an duerno gebrannt goufen – an esou déi fossiliséiert Ofdréck vun enger vergänglecher Natur oppeleeën. Dës Technik, déi hien als „vegan a lokal” bezeechent, hannerfreet eis Bezéiung zum Liewegen an zur Matière. Mat hirer Fäegkeet, den natierleche Moment an enger bleiwender, poeetescher an zudéifst am Territoire verwuerzelter Form festzehalen, passt si perfekt bei d’Theema Nature singulière

FR Rafael Springer, artiste plasticien et céramiste luxembourgeois atypique, développe depuis plus de quarante ans une œuvre marquée par l’hybridité et la mémoire. Lauréat du prix Pierre Werner (2002) et de la Biennale d’Art Contemporain de Strassen (2011), il mêle artisanat traditionnel et techniques contemporaines dans une démarche multidisciplinaire intégrant peinture, sculpture, céramique et médias numériques. Son univers artistique, à la fois personnel et universel, explore les notions de perception et d’émotion, à travers des installations immersives aux couleurs audacieuses et aux textures complexes, où frontières entre

Artiste céramiste

RAFAEL SPRINGER

réalité et imagination s’estompent. Pour la Biennale De Mains De Maîtres 2025, ce sont des céramiques expérimentales qu’il propose, toutes réalisées à partir de feuilles et branches d’arbres locaux trempées dans de l’argile liquide, puis cuites, révélant des empreintes fossilisées d’une nature éphémère. Cette technique particulière, qu’il qualifie de «vegan et locale», interroge notre lien au vivant et à la matière, tout en s’inscrivant pleinement dans le thème Nature singulière par sa capacité à figer l’instant naturel dans une forme pérenne, poétique et profondément enracinée dans le territoire.

EN Rafael Springer, an unconventional Luxembourgish visual artist and ceramist, has been developing a body of work shaped by hybridity and memory for over forty years. Winner of the Pierre Werner Prize (2002) and the Strassen Biennial of Contemporary Art (2011), he combines traditional craftsmanship with contemporary techniques in a multidisciplinary approach that integrates painting, sculpture, ceramics, and digital media. His artistic universe—both personal and universal—explores notions of perception and emotion through immersive installations featuring bold colours and complex textures, where the boundaries between reality and imagination blur. For the 2025 De Mains De Maîtres Biennale, he presents experimental ceramics made from local tree leaves and branches dipped in liquid clay and then fired—revealing fossilised imprints of ephemeral nature. This particular technique, which he describes as ‘vegan and local’, questions our connection to living beings and matter, while fully embracing the theme of Nature singulière through its ability to preserve a natural moment in a lasting, poetic form—deeply rooted in place.

The illusion of time 1 Céramique

Artiste céramiste

STEFANIA STALTARI

LU D’Stefania Staltari, eng lëtzebuergesch Kënschtlerin mat italieeneschen Originnen, ass vun hirer Ausbildung hier Architektin. An hirer Keramik entwéckelt si eng sensibel Praxis, déi hire Parcours tëschent Rigueur a kreativer Sich erëmspigelt. No hirer Ausbildung an Däitschland an zu Lëtzebuerg huet si decidéiert, hir Karriär a Richtung Konschtunterrecht ze reorientéieren an nees op méi eng fräi an intuitiv Ausdrocksweis zeréckzegoen. Dat bezeien och hir Vasen aus Sandsteen – hiergestallt op der Hand, ouni Dréischeif, an enger authentescher Verbindung mat der Matière. Dës Serie, proposéiert fir d’Biennale De Mains De Maîtres 2025, as all Stéck eenzegaarteg a mat der Sgraffito-Technik gravéiert: eng Method, bei där d’Iwwerfläch vum réien Toun gravéiert gëtt, fir Motiver fräizeleeën, déi sech un der lokaler Flora inspiréieren. Déi esou entstanen Dekoratiounen, ervirgehuewen duerch en transparenten, blénkegen Emaillage, kontrastéiere mat der matter Textur vum Natursandsteen – wäiss, terracotta oder schwaarz – a ginn d’Spannung tëschent der ursprénglecher Natur an der kënschtlerescher Sublimatioun erëm. Dës Kreatioun, nëtzlech a kontemplativ zugläich, ass eng Opfuerderung, sech nees mat enger Form vun Einfachheet ze verbannen an dobäi en Deel vun dëser Natur oppenzeleeën, déi mir onbedéngt respektéieren a schütze mussen – woumat mir nees beim Theema Nature singulière ukomm wieren.

FR Stefania Staltari, artiste luxembourgeoise d’origine italienne, architecte de formation, développe une pratique céramique sensitive, en écho à son parcours entre rigueur technique et quête créative. Formée en Allemagne et active au Luxembourg, elle choisit aujourd’hui de réorienter sa carrière vers l’enseignement artistique, renouant ainsi avec une expression plus libre et intuitive. En témoignent ses vases en grès façonnés à la main, sans tour, dans une relation directe et authentique avec la matière, vases ainsi proposés

en série à la Biennale De Mains De Maîtres 2025. Chaque pièce, unique, est gravée selon la technique du sgraffito, une méthode de gravure sur la surface de la terre crue, révélant, tels des empreintes, des motifs inspirés de la flore locale. Ces décors, mis en valeur par un émaillage transparent brillant, contrastent avec la texture mate du grès naturel — blanc, terracotta ou noir — et traduisent une tension entre nature brute et sublimation artisanale. Cette création, à la fois utilitaire et contemplative, est une invitation à renouer avec une forme de simplicité, tout en recelant une part de cette nature que l’on se doit de respecter et protéger, ce qui la raccorde au thème Nature singulière

EN Stefania Staltari, a Luxembourgish artist with Italian roots and a background in architecture, has developed a sensitive approach to ceramics that reflects her dual foundation in technical rigour and creative exploration. Trained in Germany and active in Luxembourg, she has recently refocused her career on art education, reconnecting with a freer and more intuitive form of expression. This is evident in her hand-shaped stoneware vases—made without a potter’s wheel—in a direct and authentic relationship with the material, presented as a series at the 2025 De Mains De Maîtres Biennale. Each piece is unique and engraved using the sgraffito technique—a method of incising the surface of raw clay—to reveal patterns inspired by local flora, like imprints. These decorations, highlighted by a glossy transparent glaze, contrast with the matte texture of the natural stoneware—white, terracotta, or black—and convey a tension between raw nature and artisanal sublimation. This creation, both utilitarian and contemplative, invites us to reconnect with simplicity, while harbouring a fragment of nature that we must respect and protect—echoing the theme of Nature singulière

white on black
Terre

LU De Rick an den Erik Stein, e lëtzebuergesche Papp-Jong-Duo, verbannen hir Kompetenzen an engem Dialog tëschent Musek an Handwierk, fir eenzegaarteg Trommelen op der Hand hierzestellen. De Papp ass Zammermannmeeschter an Holzdrechsler, säi Jong Museker, e professionelle Batteur mat engem Diplom an der Polyrhythmik. Zesumme schaffe si an hirem Atelier zu Fëschbech, dee spezialiséiert ass op d’Kreatioun – op der Hand – vu klengen Trommen (Snaren) aus Holz, dat ausschliisslech aus dem Natur- & Geopark Mëllerdall staamt. Hir kënschtleresch Demarche berout op der Opwäertung vu vernoléissegten Holzreschter a verbë nnt eethesch, nohalteg, funktionell an ästheetesch Uspréchr. D’Metalldeeler an d’Lieder gi vu lokale Kënschtler hiergestallt. Zwee Modeller illustréieren dës Approche: d’Snare smoked oak, bei där déi gereechert Eech am Kontakt mam Metall eng däischter Faarf unhëlt, an d’Snare tuttifrutti aus verschiddenen Holzlamellen, déi ouni erkennbar Uerdnung assembléiert goufen an esou ongewéinlech faarweg Stécker entstoe loossen. All Instrument ass d’Resultat vun engem suergfältegen handwierkleche Prozess – schneiden, huwwelen, fräsen, pechen, dréien – deen d’Matière subliméiert a gläichzäiteg d’Verschwendung reduzéiert: eng perfekt Duerstellung vum Theema Nature singulière

FR Rick & Erik Stein, dans un dialogue entre musique et artisanat, duo père-fils luxembourgeois, conjuguent leurs compétences pour créer des tambours artisanaux uniques. Le père est maître-charpentier et tourneur sur bois, le fils est musicien, batteur professionnel diplômé en polyrythmie, et tous deux associent donc leurs savoir-faire dans leur atelier de Fischbach (LU), spécialisé dans la création à la main de caisses claires (ou snare) à partir de bois exclusivement issu du Natur- & Geopark Mëllerdall. Leur démarche artistique reposant sur la valorisation/transformation des chutes de bois négligées, répond à un enjeu éthique, durable, fonctionnel et

Tourneur sur bois et musicien

RICK & ERIK STEIN

esthétique. Les parties métalliques ainsi que le cuir sont produits par des artisans locaux. Deux modèles illustrent cette approche: le snare smoked oak, où le chêne fumé révèle une teinte sombre au contact du métal, et le snare tuttifrutti, composé de lamelles de bois variés assemblées sans ordre, créant des pièces inédites et colorées. Chaque instrument est le fruit d’un processus artisanal rigoureux — découpe, rabotage, fraisage, collage sous pression, puis tournage — qui sublime la matière tout en réduisant le gaspillage, incarnant ainsi le thème Nature singulière

EN Rick & Erik Stein, a father-and-son duo from Luxembourg engaged in a dialogue between music and craftsmanship, combine their skills to create unique handmade drums. The father is a master carpenter and woodturner, while the son is a musician and professional drummer with a degree in polyrhythm. Together, they combine their expertise in their workshop in Fischbach (LU), which specialises in handcrafting snare drums using wood sourced exclusively from the Natur- & Geopark Mëllerdall. Their artistic approach—based on the reuse and transformation of neglected wood scraps— meets ethical, sustainable, functional, and aesthetic criteria. The metal components and leather are produced by local artisans. Two models illustrate this approach: the smoked oak snare, in which the wood reveals a dark hue upon contact with metal, and the tuttifrutti snare, made from strips of various wood types assembled in no particular order—creating unique and colourful pieces. Each instrument is the result of a rigorous craft process—cutting, planing, milling, pressure bonding, and turning— which enhances the material while reducing waste, embodying the theme of Nature singulière

© Anne Stein

Chêne /Fer 2025

Ø 35cm

Les artistes

Artiste céramiste

MARIANNE STEINMETZER

LU D’Marianne Steinmetzer, eng lëtzebuergesch Keramikerin, déi um Briddel installéiert ass, huet d’Wirtschaftswelt verlooss, fir sech hirem Liblingsmaterial, dem Parzeläin, ze widmen. Besonnesch gefält hir den onglaséierten, biscuitéierten Aspekt. Bei Stagen am Ausland a Master klassen huet si sech an der Dréi- a Modeléiertechnik ausbilde gelooss an entwéckelt eng delikat Praxis, déi Funktionalitéit mat spillerescher Ästheetik verbënnt. Fir Nature singulière presentéiert si Le jardin d’Alice, eng Serie vu Stécker am Biscuitparzeläin, inspiréiert vun engem imaginäre Gaart, eng verschmitzten Uspillung op déi dramhaft Welt vum Alice am Wonnerland an e Symbol fir d’Onbeschwéiertheet vun der Kandheet. Hir floral Formen, a kenger Hisiicht naturalistesch, mee der Fantasie entsprong, evoquéieren eng friddlech a poeetesch Welt. All Stéck gëtt geformt, zesummegesat, mat enger Engobe aus gefierfte Pigmenter iwwerzunn an da mam Pinsel oder enger Schabloun dekoréiert, duerch Erosioun beaarbecht, fir dem Motiv Relief ze ginn, éier et geschlaff a bei héijer Temperatur gebrannt gëtt. Dës Objeten, Skulptur a Behälter zugläich, subliméieren d’Blumm als en Zeeche vun Duussheet an Dreemerei a proposéiern eng tréischtlech Visioun vun der Natur als Zouflucht virun der Hektik vun eiser Zäit.

FR Marianne Steinmetzer, céramiste luxembourgeoise installée à Bridel, a quitté le monde économique pour se consacrer à la porcelaine, son matériau de prédilection, dont l’aspect biscuité, sans glaçure, la séduit particulièrement. Formée au tournage et au moulage lors de stages à l’étranger et de master classes, elle développe une pratique délicate mêlant fonctionnalité et esthétisme ludique. En résonance avec le thème de la Nature singulière, elle présente Le jardin d’Alice, une série de pièces en porcelaine biscuitée inspirées d’un jardin imaginaire, clin d’œil à l’univers onirique d’Alice au Pays des Merveilles, symbolisant l’insouciance de l’enfance.

Ses formes florales en rien naturalistes, soit, volontairement fantaisistes, évoquent un monde apaisant et poétique. Chaque pièce est moulée, assemblée, enduite d’engobe fabriqué à partir de pigments colorés, puis décorée au pinceau ou au pochoir, travaillée par érosion pour donner du relief au motif, avant d’être poncée et cuite à haute température. Avec ces objets, à la fois sculptures et contenants, sublimant la fleur comme symbole de douceur et de rêverie, Steinmetzer propose donc une vision réconfortante de la nature comme refuge face à l’agitation contemporaine.

EN Marianne Steinmetzer, a Luxembourgish ceramist based in Bridel, left the business world to devote herself to porcelain—her preferred material— whose bisque-like, unglazed appearance particularly appeals to her. Trained in throwing and moulding through international internships and masterclasses, she has developed a delicate practice that combines functionality with playful aesthetics. In keeping with the theme of Nature singulière, she presents Le jardin d’Alice (Alice’s Garden), a series of bisque porcelain pieces inspired by an imaginary garden—a nod to the dreamlike world of Alice in Wonderland, symbolising the carefree nature of childhood. Her floral forms, deliberately fantastical rather than naturalistic, evoke a soothing and poetic world. Each piece is moulded, assembled, coated with a slip made from coloured pigments, then decorated with a brush or stencil, eroded to give relief to the pattern, and finally being sanded and fired at a high temperature. With these objects—both sculptures and containers—that sublimate the flower as a symbol of gentleness and reverie, Steinmetzer offers a comforting vision of nature as a refuge from contemporary turmoil.

© Vito Labalestra

LU De Jean-Paul Thiefels, 1952 gebuer, ass e lëtzebuergeschen Holzsculpteur. Zënter iwwer zwanzeg Joer formt hie Wierker, déi vum Material a senger ganzer Wouerecht an an all senge Verwandlungsformen inspiréiert sinn. Hie schafft ausschliisslech mat doudege Bamstämm, gezeechent vu Wierm a Verfall, déi hien onverfälscht zur Geltung bréngt. Seng Technik baséiert op dem Asammelen, dem manuelle Poléieren an der ausschliisslecher Verwendung vu Beiewuess. Esou respektéiert de Kënschtler d’Integritéit vum Holz a bréngt déi eenzegaarteg Expressivitéit vu senge „Mängel” zum Virschäin. Fir d’Biennale De Mains De Maîtres 2025 weist hien zwou Kiischtenholzskulpturen, bei deenen hien déi zerfriessen Nervuren ënnert der Schuel wéi natierlech Hieroglyphen erhale bleiwen. Wäit dovu fir d’Mängel ze verstoppen, hieft hie se ervir a setzt op Kontraster: onverschafften vs. poléiert, huel vs. voll Flächen – an enger vibréierender organescher Spannung. D’Form vun der Skulptur passt sech dem Bamstamm un an erzielt seng Geschicht, mat senge Verdréiungen, senge Lächer a spontane Geschwulster. Mat senger Demarche schenkt de Jean-Paul Thiefels vergiessene Fragmenter aus dem Bësch en zweet Liewen a verwandelt se a bimorph, sënnlech a spirituell Wierker. Seng Konscht ass déi vun enger rarer Fäegkeet, dem Wiese vum Holz nozelauschteren an et an der stëller Poesie vu senge Metamorphosen ze offenbaren.

FR Jean-Paul Thiefels, sculpteur sur bois luxembourgeois né en 1952, façonne depuis plus de vingt ans des œuvres inspirées par le matériau dans toute sa vérité et toutes ses transformations. Il travaille exclusivement des troncs d’arbres morts, marqués par les vers et la décomposition, qu’il révèle sans trahir. Sa technique, fondée sur la récupération, le polissage manuel et l’usage exclusif de cire d’abeille, respecte l’intégrité du matériau en exaltant la singulière expressivité de ses « défauts ». La preuve, dans la

sur bois

JEAN-PAUL THIEFELS

Biennale De Mains De Maîtres 2025, avec deux sculptures en bois de cerisier, dont il conserve les nervures rongées sous l’écorce comme des hiéroglyphes naturels. Loin, donc, de masquer les défauts, il les magnifie, opposant surfaces brutes et polies, creux et pleins, dans une tension organique vibrante. La forme des sculptures épouse ce raconte le tronc de l’arbre, avec ses torsions, ses trous et excroissances spontanées. A travers cette démarche, Thiefels offre une seconde vie à des fragments oubliés de la forêt, transformés en œuvres biomorphes, sensuelles et spirituelles. L’art de Thiefels est celui d’une écoute rare de l’essence du bois dévoilée dans la poésie silencieuse de ses métamorphoses.

EN Jean-Paul Thiefels, a Luxembourgish wood sculptor born in 1952, has been creating works inspired by the material in all its truth and transformations for over twenty years. He works exclusively with dead tree trunks, marked by worms and decomposition, which he reveals without betraying their nature. His technique—based on recycling, manual polishing, and the exclusive use of beeswax—respects the integrity of the material while highlighting the unique expressiveness of its ‘flaws’. This is exemplified in the 2025 De Mains De Maîtres Biennale, where two cherry wood sculptures preserve the veins gnawed beneath the bark—like natural hieroglyphics. Far from concealing flaws, he magnifies them—contrasting raw and polished surfaces, hollow and solid, in a vibrant organic tension. The shape of the sculptures echoes the tree trunk itself—with its twists, hollows, and spontaneous growths. Through this approach, Jean-Paul Thiefels gives a second life to forgotten fragments of the forest—transforming them into biomorphic, sensual, and spiritual works. His art lies in a rare ability to listen to the essence of wood—revealed in the silent poetry of its metamorphoses.

Sculpteur

Nature Singulière 1

Bois de cerisier

2024

115 x 30 x 30 cm

Artiste céramiste

MALOU TIBOR

LU D’Malou Tibor, eng autodidaktesch Keramikerin, déi 1963 zu Lëtzebuerg gebuer gouf, gestalt zënter 2015 e poeetescht Universum, an deem Planzen zum Sculpteur an de Parzeläin zum Support vun enger sensibeler Handschrëft fir déi ongräifbar Schéinheet vun der Natur ginn. Ugefaangen huet hire Parcours mat der Kreatioun vu Gebrauchsgéigestänn an Dëschgeschier, haut steet awer den Ofdrock vu Blummen am Zentrum vun hirer Demarche. An der Praxis stellt si hire Parzeläin selwer hier, andeem si Waasser, recycléierten, bedréckte Pabeier a wieleg Blummen, déi si an hirem Gaart oder bei Wanderunge gepléckt huet, ënnermëscht. An Eclosion éternelle , enger Serie, déi si fir d’Biennale De Mains de Maîtres 2025 proposéiert, fänken hir Parzeläinskulpturen de fragille Moment vum Erbléien an, fir en an eng bleiwend Spuer ze verwandelen. All wieleg Blumm gëtt a flëssege Parzeläin gezappt, duerno beim Bake gebrannt, sou datt nëmmen nach hiren delikaten Ofdrock zeréckbleift. Déi nom Colombin-Verfaren op der Hand modeléiert Vas gëtt de Support vun enger floraler, reliefaarteger Üppegkeet, an där all Blat intuitiv seng Plaz fënnt. A mam Kintsugi, enger japanescher Reparaturmethod, subliméiert d’Malou d’Onvollkommenheet mat Spuere vu Gold a Gréng. Eng meditativ an experimentell Aarbecht, ganz am Sënn vun enger Nature.

FR Malou Tibor, céramiste autodidacte née au Luxembourg en 1963, façonne depuis 2015 un univers poétique où le végétal se fait sculpteur et la porcelaine, support d’une écriture sensible de la beauté insaisissable de la nature. Si son parcours a commencé par la création de pièces utilitaires et d’art de la table, désormais, l’élément central de sa démarche, c’est l’empreinte des fleurs. En pratique, elle confectionne sa propre porcelaine en y intégrant de l’eau, du papier imprimé recyclé et des fleurs fanées, récoltées dans son jardin ou en randonnées. Dans Eclosion éternelle, série proposée pour la

Biennale De Mains De Maîtres 2025, ses sculptures en porcelaine capturent l’instant fragile de la floraison pour le transformer en trace pérenne. Chaque fleur fanée est plongée dans de la porcelaine liquide, puis brûlée lors de la cuisson, ne laissant que son empreinte délicate. Le vase, façonné à la main selon la technique des colombins, devient le support d’une profusion florale en relief, où chaque pétale trouve intuitivement sa place. Et selon le Kintsugi, méthode japonaise de réparation, Malou célèbre l’imperfection sublimée par des touches d’or et de vert. Un travail, méditatif et expérimental, de Nature singulière.

EN Malou Tibor, a self-taught ceramic artist born in Luxembourg in 1963, has been creating a poetic universe since 2015—where plants become sculptors and porcelain serves as a medium for expressing the elusive beauty of nature. Although she began her career creating functional pieces and tableware, flowers have now become the central element of her work. She makes her own porcelain, incorporating water, recycled printed paper, and wilted flowers picked from her garden or during walks. In Eclosion éternelle , a series proposed for the 2025 De Mains De Maîtres Biennale, her porcelain sculptures capture the fragile moment of flowering and transform it into a lasting trace. Each wilted flower is immersed in liquid porcelain, then incinerated during firing— leaving only its delicate imprint. The vase, handcrafted using the coil technique, becomes the backdrop for a profusion of flowers in relief—each petal intuitively finding its place. Following the principles of Kintsugi—a Japanese method of repair— Malou Tibor celebrates imperfection, enhanced by touches of gold and green. A meditative and experimental work that embodies the spirit of Nature singulière

© Charles Diatta

Where have all the Flowers gone

Porcelaine 2025

31 x 24 cm

LU D’Olivia Topa, eng rumänesch Kënschtlerin, déi zu Lëtzebuerg installéiert ass, exploréiert d’Konscht vum Liicht mat Skulpturen aus Papiermâché, déi vun den traditionelle chineeseschen a japanesche Lampionen ofgeleet sinn. Si ass Iwwersetzerin an huet an der manueller Kreatioun e Raum vu Fräiheet a Poesie fonnt. Fir d’éischt an der Poterie, de Bijouen aus gefilzter Woll an der Mosaikkonscht. Dank enger Fernausbildung beim amerikanesche Kënschtler Stephen White entwéckelt si zënter fënnef Joer eng komplex Technik, déi Rullen aus Rattan, Räispabeier, Holz an elektresch Installatioune matenee kombinéiert. Zwielef Couchen op der Hand zerrappte Pabeier gi wéi eng onwarscheinlech delikat an awer resistent „Haut” op eng flexibel Holzstruktur gepecht. Fir d’Biennale De Mains De Maîtres 2025 proposéiert si Le dialogue – e Wierk, dat vun enger Foto vun hirem Jong am Bësch inspiréiert ass. D’Skulptur stellt en entwuerzelte Wäistack duer – mat enger beliichtener Kroun an Äscht aus Papiermâché – deem eng kleng Figur – och aus Pabeier – géintiwwersteet. Op d’Wuerzel geschriwwe Wierder, déi iwwer d’Hand vun der Figur verlafen, symboliséieren en intimen Austausch tëschent dem Mënsch an der Planzewelt. E sensibelt a verdreemte Wierk, dat d’Theema Nature singulière perfekt erëmspigelt.

FR Olivia Topa, artiste roumaine installée au Luxembourg, explore l’art de la lumière à travers des sculptures en papier mâché dérivées des traditionnels lampions chinois et japonais. Traductrice de métier, elle a trouvé dans la création manuelle un espace de liberté et de poésie. D’abord dans la poterie, les bijoux en laine feutrée et la mosaïque. Mais c’est grâce à une formation par correspondance avec l’artiste américain Stephen White que, depuis cinq ans, elle développe une technique complexe mêlant rotin en rouleau, papier de riz, bois et installation électrique. Sur une structure en bois souple, 12 couches de morceaux de

Sculptrice sur papier-mâché

OLIVIA TOPA

papier déchirés à la main sont collées comme une « peau », d’une délicatesse inouïe, et néanmoins résistante. Pour la Biennale De Mains De Maîtres 2025, elle propose Le dialogue, une œuvre inspirée d’une photo de son fils dans la forêt. La sculpture représente une souche de vigne déracinée, à la couronne illuminée, aux branches de papier mâché, face à un petit personnage aussi en papier. Des mots écrits sur les racines et traversant la main du personnage symbolisent un échange intime entre l’humain et le végétal. Une œuvre sensible et onirique qui incarne parfaitement le thème Nature singulière.

EN Olivia Topa, a Romanian artist based in Luxembourg, explores the art of light through papier-mâché sculptures inspired by traditional Chinese and Japanese lanterns. A translator by profession, she discovered freedom and poetry in manual creation—initially through pottery, felted wool jewellery, and mosaics. However, it was through a correspondence course with American artist Stephen White that, five years ago, she developed a complex technique combining rolled rattan, rice paper, wood, and electrical installations. On a flexible wooden structure, twelve layers of hand-torn paper are glued together like a ‘skin’—incredibly delicate yet resilient. For the 2025 De Mains De Maîtres Biennale, she presents Le dialogue, a work inspired by a photograph of her son in the forest. The sculpture depicts an uprooted vine stump with an illuminated crown and papier-mâché branches, facing a small paper figure. Words inscribed on the roots and crossing the figure’s hand symbolise an intimate exchange between humans and plants. A sensitive and dreamlike work that beautifully embodies the theme of Nature singulière

© MeltStudio

Hêtre de lumière

Papier, bois, installation électrique 2025

53 x 49 x 34 cm

LU De Laurent Turping, e lëtzebuergeschen au todidaktesche Sculpteur, verschafft zënter 2012 Holz mat enger instinktiver Approche. Fir hien zielt manner de fäerdegen Objet wéi de Kreatiounsprozess selwer: d’Freed un der handwierklecher Aarbecht, verbonne mat enger Verankerung an der Natur, dem Ausdrécke vun enger Harmonie tëschent dem Mënsch an der Ëmwelt. Ausgebilt an Däitschland an der Skulptur mat der Motorsee, privilegiéiert hien eng direkt, sënnlech Bezéiung zu der Matière – Essenze vu lokale Bamzorten –, woubäi hien drop oppasst, hir Formen, Kniet an natierlech Rësser ze respektéieren. Säi Gest, réi a fräi, geet de Linne vum Holz no, ouni hinnen en Zwang opzeerleeën a bréngt esou hir bannenzeg Schéinheet zum Virschäin, wärend gläichzäiteg antropomorph Formen entstinn. Verschidde Wierker bleiwen dobausse stoen, wou d’Elementer hir Aarbecht fortsetzen, d’Zeeche vun der Zäit betounen an d’Material beräicheren. D’Skulpturen – staark a meditativ zugläich – déi fir d’Biennale De Mains De Maîtres 2025 proposéiert ginn, sinn d’Zeie vun engem geheimen Dialog tëschent dem Holz an dem Kënschtler – dee faszinéiert ass vun der Onvollkommenheet vum Liewegen a senger Renaissance an enger artistescher Transformatioun, déi dem Dialog trei bleift. Dës Demarche steet mam Theema Nature singulière am Aklang.

FR Laurent Turping, sculpteur autodidacte luxembourgeois actif depuis 2012, travaille le bois avec une approche instinctive. Lui importe moins l’objet final que le processus de création, le plaisir du travail manuel, associé à un ancrage dans la nature, à une harmonie à exprimer entre l’Homme et l’environnement. Formé à la sculpture à la tronçonneuse en Allemagne, il privilégie donc une relation directe et sensorielle avec la matière, des essences d’arbres locales, qu’il sculpte en respectant les formes, les nœuds et les fissures naturelles. Son geste, brut et libre, suit ainsi les lignes du bois sans les contraindre, révélant du coup leur beauté intrinsèque tout en

sur bois

LAURENT TURPING

faisant naître des formes anthropomorphes. Certaines œuvres sont laissées à l’extérieur, où les éléments poursuivent leur travail, accentuant les marques du temps et enrichissant la matière. Les sculptures à la fois puissantes et méditatives proposées pour la Biennale De Mains De Maîtres 2025 sont les témoins d’un dialogue secret entre le bois et l’artiste Turping fasciné par l’imperfection du vivant et sa perpétuelle renaissance dans une transformation artistique intimement fidèle au dialogue. Cette démarche s’accorde avec le thème Nature singulière

EN Laurent Turping, a self-taught sculptor from Luxembourg active since 2012, approaches woodworking instinctively. He is less concerned with the final object than with the creative process—the pleasure of manual labour, combined with a connection to nature and the harmony between humans and their environment. Trained in chainsaw sculpture in Germany, he favours a direct, sensory relationship with the material—using local tree species, which he carves while respecting their natural shapes, knots, and cracks. His raw, free movements follow the lines of the wood without constraining them—revealing its intrinsic beauty and giving rise to anthropomorphic forms. Some works are left outdoors, where the elements continue their work—accentuating the marks of time and enriching the material. The powerful yet meditative sculptures presented at the 2025 De Mains De Maîtres Biennale bear witness to a silent dialogue between wood and the artist Laurent Turping—who is fascinated by the imperfection of living things and their perpetual rebirth through artistic transformation, intimately faithful to dialogue. This approach aligns with the theme of Nature singulière

Sculpteur
© Laurent Henn

Montée des eaux

Bois

Artiste céramiste

ELLEN VAN DER WOUDE

LU D’Ellen van der Woude, eng hollännesch Keramikkënschtlerin, déi zu Lëtzebuerg wunnt, kreéiert delikat, organesch Skulpturen, déi hir déif Verbonnenheet mat der Natur ausdrécken. Si ass Member vun der Académie Internationale de la Céramique a vum Cercle Artistique de Luxembourg a stellt reegelméisseg am Ausland aus. Ouni Form oder Dréischeif schafft si intuitiv a léisst eng fléissend Beweegung entstoen, déi d’Illusioun vum Liewen an der Immobilitéit afänkt – wéi an enger Miereswelt mat Séiigel, Mierschwämm oder Korallen, déi dat schwieregt a subtillt Gläichgewiicht tëschent Verletzlechkeet a Resilienz verkierperen. Fir d’Biennale De Mains De Maîtres 2025 proposéiert si eng Serie vun neien, komplett op der Hand hiergestallte Wierker, déi wéi Fragmenter vu verstengerter Natur – eng Invitatioun, fir iwwer d’Verbindung mat der Ëmwelt nozedenken a sech nei mat enger Welt ze verbannen, déi d’Mënschheet oft vergësst. D’Approche vum Ellen van der Woude, intuitiv a maitriséiert zugläich, verwandelt d’Keramik an eng visuell Sprooch, an där déi dynamesch Formen eng poetesch Geschicht vun der Matière a vum Liewege erzielen an deenen hir Schéinheet fragil an dofir ëmsou méi erstaunlech ass –d’Quintessenz vum Theema Nature singulière

FR Ellen van der Woude, artiste céramiste néerlandaise installée au Luxembourg, façonne des sculptures délicates et organiques qui traduisent sa profonde connexion à la nature. Membre de l’Académie Internationale de la Céramique et du Cercle Artistique de Luxembourg, elle expose régulièrement au niveau international. Travaillant la terre sans moule ni tour, elle insuffle à ses pièces un mouvement fluide, capturant l’illusion de la vie dans l’immobilité, à l’exemple d’un monde marin – oursin, éponge de mer, corail - qui incarne l’équilibre aussi contrarié que subtil entre vulnérabilité et résilience. Pour la Biennale De Mains De Maîtres 2025, elle propose une série d’œuvres inédites, chacune entièrement façonnée à la

main, devenant un fragment de nature pétrifiée, une invitation à renouer avec un monde que l’humanité tend à oublier, à réfléchir à nos liens perdus avec notre environnement. L’approche de van der Woude, à la fois intuitive et maîtrisée, transforme donc la céramique en langage visuel où les formes dynamiques racontent une histoire, où il est évidemment question de la poésie de la matière et du vivant à la beauté d’autant plus inouïe qu’elle est fragile, ce qui est la quintessence du thème Nature singulière

EN Ellen van der Woude, a Dutch ceramic artist based in Luxembourg, creates delicate, organic sculptures that reflect her profound  connection to nature. A member of the International Academy of Ceramics and the Cercle Artistique de Luxembourg, she regularly exhibits her work internationally. Working with clay without moulds or a potter’s wheel, she infuses her pieces with fluid movement—capturing the illusion of life in stillness, like the marine world: sea urchins, sea sponges, coral—which embodies the delicate balance between vulnerability and resilience. For the 2025 De Mains De Maîtres Biennale, she presents a series of new works—each entirely handmade—becoming fragments of petrified nature, inviting us to reconnect with a world humanity tends to forget, and to reflect on our lost connection with the environment. Van der Woude’s approach—both intuitive and masterful—transforms ceramics into a visual language where dynamic forms tell a story, where the poetry of matter and life is evident, and where beauty is all the more extraordinary because it is fragile—the very essence of the theme Nature singulière

© Flavie Hengen

Serenade

LU Den Olivier Weis, e lëtzebuergeschen Designer vun héichwäertege Liederwueren a Grënner vun der Mark Van Weis, erfuerscht d’Grenzen tëschent traditioneller Handwierkskonscht, minimalisteschem Design an nohalteger Innovatioun. Seng Kompetenzen huet hien zu Zürech perfektionéiert, wou e sech am usprochsvollen Handwierk vun der Suedlerei an dem fräihännege Schneide vum Lieder spezialiséiert huet. All eenzelt Stéck, dat op der Hand a sengem eegenen Atelier entsteet a wou all Detail zielt, verkierpert eng nei Definitioun vum Luxus: sober, sënnlech a mat Respekt fir d’Ressourcen, déi Geschichten iwwerdroen. Fir De Mains De Maîtres 2025 proposéiert hien eng skulptural Posch aus engem innovativen Textil op Basis vu Myzelien – dem Wuerzelgeflecht vu Champignonen – eng reegelrecht Pionéiermatière, déi hie mat planzlech gegierftem Lieder kombinéiert, fir Stabilitéit an Dauerhaftegkeet ze garantéieren. Inspiréiert vun natierleche Mikrostrukturen, Lamellen a Falen, ergëtt sech déi fléissend Form duerch e fiichte Moulage op moossgeschneiderte Schablounen, woubäi klassesch Suedlereitechnike mat digitale Verfare (CNCFräsen an 3D-Drock) gemëscht ginn. Duerch d’Abezéie vun den organeschen Eegenschafte vum Material a sengem ekologesche Bewosstsi schaaft den Olivier Weis e Wierk, dat e reegelrecht Manifest vun eenzegaarteger Natur ass.

FR Olivier Weis, designer luxembourgeois de haute maroquinerie et fondateur de la marque Van Weis, explore les frontières entre artisanat traditionnel, design minimaliste et innovation durable. Olivier a perfectionné ses compétences à Zurich, où il s’est spécialisé dans l’artisanat exigeant de la sellerie, technique de la coupe du cuir à main levée incluse. Chacune de ses pièces, entièrement réalisée à la main dans son propre atelier, où chaque détail compte, incarne une nouvelle définition du luxe: sobre, sensoriel et respectueux des ressources, vecteurs d’histoires. Dans son projet de sac à

OLIVIER WEIS

main sculptural proposé pour De Mains De Maîtres 2025, il utilise un textile novateur à base de mycélium, le réseau racinaire des champignons, une matière pionnière, à part entière, associée pour garantir stabilité et durabilité, à un cuir tanné végétalement. Inspirée des microstructures naturelles, lamelles et plis, la forme fluide du sac est obtenue par moulage humide sur des gabarits sur mesure, alliant techniques de sellerie classiques et procédés numériques comme le fraisage CNC et l’impression 3D. En y insérant donc propriétés organiques du matériau et conscience écologique, Weis propose une œuvre-manifeste de singulière nature.

EN Olivier Weis, a Luxembourg-based designer of luxury leather goods and founder of the Van Weis brand, explores the boundaries between traditional craftsmanship, minimalist design, and sustainable innovation. Olivier honed his skills in Zurich, where he specialised in the demanding craft of saddlery—including the technique of freehand leather cutting. Each of his pieces, entirely handmade in his own workshop—where every detail counts—embodies a new definition of luxury: understated, sensory, and respectful of resources—vehicles for stories. In his sculptural handbag design for De Mains De Maîtres 2025, he uses an innovative textile made from mycelium—the root network of fungi—a pioneering material in its own right, combined with vegetable-tanned leather to ensure stability and durability. Inspired by natural microstructures, lamellae, and folds, the fluid shape of the bag is achieved through wet moulding on custom-made templates—combining classic saddlery techniques and digital processes such as CNC milling and 3D printing. By incorporating the organic properties of the material and ecological awareness, Olivier Weis offers a truly unique work of art.

© Gery Oth

2025 40 x 60 x 20 cm

Mycelis
Reishi TM Doux Aura, Galuchat Brun, Conceria Walpier Buttero Chocolate

Tisserande

LU D’Lily Weisgerber-Peters, eng 1943 am Reckendall gebuere Wiewerin, gouf zu Lëtzebuerg, an der Schwäiz, a Finnland an a Schweden ausgebilt. Zënter 1970 setzt si sech dofir an, e Beruff, dee vum Ausstierwe bedrot ass, ze erhalen an nei ze erfannen. Mat hirem Mann, dem Pit Weisgerber, an hiren zwee Meedercher féiert si en Atelier zu Conter, wou op traditionelle Wiefstill an elektronesche JacquardWiefmaschinnen Unikater op der Hand entstinn. Zu der Gamm gehéiere Ponchoen, Schaler, Wanddekoratiounen a virun allem al Materialer mat staarke, sënnlechen Eegenschaften – dorënner natierlech gefierfte Bio-Kotteng, Léngent, Hanf a recuperéiert Fëschernetzer. Dës Matièren, ausgewielt wéinst hirem niddregen Impakt op d’Ëmwelt an hirer symbolescher Bedeitung, ginn ouni Fierwen oder cheemesch Behandlung an enger Logik vu Kreeslafwirtschaft a vu Regeneratioun, vu Liewenszyklus iwwer de Gebrauch eraus, verschafft. Fir d’Biennale De Mains De Maîtres 2025 presentéieren d’Lily Weisgerber-Peters an de Pit Weisgerber dräi Versioune vu Poncho a Schal, bei deenen all Kreatioun déi ursprénglech Schéinheet vun den Naturfaseren zelebréiert, den uralen Knowhow éiert a gläichzäiteg béides mat enger zäitgenëssescher Ästheetik verbënnt. Hir Demarche, eng sensibel Bréck tëschent Matière, Dialog mam Liewegen a Verbonnenheet mam Mënsch, verkierpert d’Theema Nature singulière op eng treffend Manéier.

FR Lily Weisgerber-Peters, tisserande née à Reckenthal (L) en 1943, formée au Luxembourg, en Suisse, Finlande et Suède, œuvre depuis 1970 à préserver et réinventer un métier en voie de disparition. Avec son mari Pit Weisgerber, et leurs deux filles, elle anime un atelier à Contern où se tissent des pièces uniques, à la main, sur métiers traditionnels et Jacquard électronique. Dans la gamme, des ponchos, écharpes, textiles muraux, et, à la base, des matériaux anciens, aux qualités sensorielles fortes, dont coton biologique

LILY ET PIT WEISGERBER

naturellement coloré, lin, chanvre et filets de pêche récupérés. Ces matières, choisies pour leur faible impact écologique et leur charge symbolique, sont travaillées sans teinture ni traitement chimique, dans une logique de circularité et de régénération, de cycle de vie au-delà de l’usage. Pour la Biennale De Mains De Maîtres 2025, Lily et Pit présentent trois versions de poncho et d’écharpe, chaque création célébrant la beauté brute des fibres naturelles, rend hommage aux savoir-faire ancestraux, tout en les inscrivant dans une esthétique contemporaine. Leur démarche, un pont sensible tissé entre matière, dialogue avec le vivant et lien humain, incarne avec justesse le thème Nature singulière

EN Lily Weisgerber-Peters, a weaver born in Reckenthal (LU) in 1943, trained in Luxembourg, Switzerland, Finland, and Sweden, has been working since 1970 to preserve and reinvent a dying craft. Together with her husband Pit Weisgerber-Peters and their two daughters, she runs a workshop in Contern, where unique pieces are woven by hand on traditional looms and electronic Jacquard machines. The range includes ponchos, scarves, and wall hangings, made from traditional materials with strong sensory qualities, such as naturally coloured organic cotton, linen, hemp and recycled fishing nets. These materials, chosen for their low environmental impact and symbolic significance, are processed without dyes or chemical treatments—in a spirit of circularity and regeneration—with a life cycle that extends beyond their initial use. For the 2025 De Mains De Maîtres Biennale, Lily and Pit Weisgerber-Peters present three versions of ponchos and scarves—each creation celebrating the raw beauty of natural fibres and paying homage to ancestral know-how, while incorporating them into a contemporary aesthetic. Their approach—a sensitive bridge woven between material, dialogue with living things, and human connection— perfectly embodies the theme of Nature singulière

© Vera Weisgerber

Au fil du vivant - écharpe 1

Coton naturel

2025

200 x 53 cm

MONIQUE WOLTER

LU D’Monique Wolter, eng lëtzebuergesch Glaskënschtlerin, erfuerscht zënter 2014 d’Ausdrocksméiglechkeete vum Glas, engem Material, dat haart an zerbriechlech zugläich ass. D’Basistechnike vun der Flaachglas-Thermoformung huet si bei internationale Glaskënschtler geléiert, haut kombinéiert si als Autodidaktin verschidde Verfaren, fir entweeder Vasen a Schosselen oder Konschtgéigestänn aus Glaspast ze kreéieren, eng Technik, mat där planzlech Strukture feinfüleg ëmgesat kënne ginn. A genee dat ass de Fall bei Verfolia , engem poeetesche Wierk, dat si fir d’Biennale De Mains De Maîtres 2025 proposéiert, inspiréiert vun der Verletzlechkeet vun deem Liewegen, hei der Wéi vun de Villercher. D’Installatioun besteet aus enger honnert Blieder aus opackem, aus richtege Weideblieder geformtem Glas, dat geschlaff, sabléiert an dann nach eng Kéier gebrannt gouf, an erënnert un en delikat Nascht, dat tëschent deem Natierlechen an deem Kënschtleche schwieft. D’Luucht, déi tëschent de Blieder erduerchschéngt, schaaft eng duuss, beweegten Atmosphär, wou all Reflet zu enger Spuer vum Verwandlungszyklus gëtt. D’Glas gëtt hei zu der Memoire vun der Natur, iwwerdroen an eng zäitgenëssesch Sprooch. Dës Fusioun vun handwierklecher Prezisioun an der Zoufällegkeet vun deem Liewegen entsprécht voll a ganz dem Theema Nature singulière

FR Monique Wolter, artiste verrière luxembourgeoise, explore depuis 2014 les possibilités expressives de ce corps dur mais fragile qu’est le verre. Auprès d’artistes verriers internationaux, elle s’est approprié les techniques de base du thermoformage du verre à plat, pour aujourd’hui, de manière autodidacte, combiner les procédés afin de créer soit des vases et bols, soit des objets d’art en pâte de verre, une technique permettant de transposer avec finesse des structures végétales. Ce qui est précisément le cas avec

Verfolia, présentée pour la Biennale De Mains De Maîtres 2025, une œuvre poétique inspirée de la vulnérabilité du vivant, en l’occurrence, du berceau des oiseaux. Composée d’une centaine de feuilles en verre opaque, moulées à partir de véritables feuilles de saule, poncées, sablées puis recuites, l’installation évoque ainsi un nid délicat, suspendu entre naturel et artificiel. La lumière filtrant entre les feuilles crée une atmosphère douce et mouvante, où chaque reflet devient trace d’un cycle de transformation. Le verre devient ici mémoire de la nature, transposée dans un langage contemporain. Cette fusion de la précision artisanale et de l’aléatoire du vivant répond pleinement au thème Nature singulière.

EN Monique Wolter, a Luxembourgish glass artist, has been exploring the expressive possibilities of glass—a hard yet fragile material—since 2014. Working alongside international glass artists, she has mastered the basic techniques of flat glass thermoforming. Today, she is self-taught and combines these processes to create vases and bowls, as well as art objects made from glass paste—a technique that allows her to delicately transpose plant structures. This is precisely the case with Verfolia, presented for the 2025 De Mains De Maîtres Biennale—a poetic work inspired by the vulnerability of living things, in this case, birds’ nests. Composed of around a hundred opaque glass leaves, moulded from real willow leaves, sanded, sandblasted, and then re-fired, the installation evokes a delicate nest, suspended between the natural and the artificial. Light filtering through the leaves creates a soft, shifting atmosphere—where each reflection becomes a trace of a cycle of transformation. Here, glass becomes a memory of nature, transposed into a contemporary language. This fusion of artisanal precision and the randomness of life fully embodies the theme of Nature singulière.

© Gluecksmomente By SC

Verfolia

Verre 2025

x 45 x 15 cm

NADINE ZANGARINI

LU D’Nadine Zangarini, eng lëtzebuergesch Sculptrice, déi mat der Direktschnëtttechnik schafft, gouf zu Stroossbuerg an zu Freiburg am Breisgau ausgebilt. Mat verschiddenen Holzzorten oder Steen kreéiert si Interaktiounen tëschent Schiet a Liicht – an exploréiert esou organesch Formen, déi de fléissende Charakter an d’Vitalitéit vun der Natur erëmginn. Am Dialog mat der Matière léisst d’Nadine Zangarini bei hirer Aarbecht d’Kniet, d’Oderen an d’Oneebenheete bestëmmen, wéi eng Form entsteet. Hir sensibel an intuitiv Aarbecht leet esou déi verstoppte Schéinheet vum Holz an d’Poesie vu sengen Nuancen, sengen Imperfektiounen, fräi. Haut befaasst si sech intensiv mat engem Maasselter , an der keltescher Traditioun e Symbol fir Schutz. Fir d’Biennale De Mains De Maîtres 2025 huet si un dësem Masselter geschafft, deen am Gaart vun hirer Mamm stoung. Mat senge Kurven a sengem Banneraum fänkt d’Wierk d’Essenz vum Liewen an: Fragilitéit, Verwandlung a Renaissance. D’Ëffnung un der Spëtz, delikat a robust zugläich, gëtt zu enger Metapher vun enger Zukunft, an där d’Erënnerung an d’Harmonie am Gläichgewiicht sinn. D’Integratioun vu Béi an Ëffnungsbeweegungen dréckt hir bannenzeg Sich no Liicht a Verbindung mat deem Liewegen aus. Hir Approche – eng Celebratioun vum Gest, deen doraus entsteet, datt een dem Bam nolauschtert – ass de Garant vun enger Nature singulière

FR Nadine Zangarini, sculptrice luxembourgeoise à la taille directe, formée à Strasbourg et à Fribourg-en-Brisgau, crée des interactions entre ombres et lumières à partir de différentes essences de bois - ou de la pierre - lui permettant d’explorer des formes organiques qui évoquent la fluidité et la vitalité de la nature. En dialogue avec la matière, Zangarini sculpte en laissant les nœuds, veines et aspérités guider la forme émergente. Son travail, sensible et intuitif, révèle donc la beauté cachée du bois et la poésie de ses

nuances, de ses imperfections. Elle porte aujourd’hui son dévolu sur un érable, symbole de protection dans la tradition celtique. Cet érable, travaillé pour la Biennale De Mains De Maîtres 2025, c’est celui du jardin de sa mère. La pièce, avec ses courbes et son espace intérieur, capture l’essence même de la vie: fragilité, transformation et renaissance. L’ouverture au sommet, à la fois délicate et solide, devient métaphore d’un avenir en équilibre entre mémoire et harmonie. En intégrant arcs et mouvements d’ouverture, elle poursuit une quête intérieure de lumière et de lien avec le vivant. Son approche, la célébration du geste née de l’écoute de l’arbre, est le gage d’une Nature singulière

EN Nadine Zangarini, a Luxembourgish sculptor trained in Strasbourg and Freiburg im Breisgau, creates interactions between light and shadow using various types of wood—or stone—allowing her to explore organic forms that evoke the fluidity and vitality of nature. In dialogue with the material, Nadine Zangarini sculpts by allowing knots, veins, and rough edges to guide the emerging form. Her sensitive and intuitive work reveals the hidden beauty of wood and the poetry of its nuances and imperfections. She has now set her sights on maple, a symbol of protection in Celtic tradition. The maple tree crafted for the 2025 De Mains De Maîtres Biennale comes from her mother’s garden. The piece, with its curves and interior space, captures the very essence of life: fragility, transformation and rebirth. The opening at the top—both delicate and solid— becomes a metaphor for a future balanced between memory and harmony. By incorporating arches and opening movements, she pursues an inner quest for light and connection with the living world. Her approach—a celebration of the gesture born from listening to the tree—is the embodiment of a Nature singulière

Sculptrice sur bois
© Laurent Henn

HOMMAGE

AU PORTUGAL PAYS INVITÉ

D’HONNEUR EN 2023

Présente parmi la trentaine d’artistes portugais qui participaient à la Biennale 2023, la sculptrice Maria João Gomes revient cette année avec deux œuvres exposées au cœur du 19Liberté. Elle bénéficie également d’une exposition personnelle au Camoes, Centre Culturel Portugais, dans le cadre du parcours hors les murs en ville de Luxembourg.

MARIA JOÃO GOMES

LU Maria João Gomes, gebuer 1967 zu Oeiras (Portugal), lieft a schafft zanter 2010 am Süde vu Portugal. Si huet et fäerdeg bruecht, d’Traditioun vum Flechten aus Blieder vun den Zwergpalmen (Chamaerops humilis) an eng modern, kënschtleresch Praxis ëmzewandelen. Si definéiert sech als Sculptrice vun der Planzewelt a benotzt d’Material, dat traditionell fir Gebrauchsgéigestänn geduecht war, fir abstrakt Formen ze entdecken, inspiréiert vun der Natur an dem Territoire vun der Algarve. Duerch hir Kreatiounen dréckt si d’Liichtegkeet an d’Flëssegkeet vun de Blieder aus, wärend si gläichzäiteg en Dialog mat der Vergaangenheet erhält. Hir Approche geet iwwert dat traditionellt Handwierk eraus a schaaft eenzegaarteg Stécker, déi gläichzäiteg skulptzrësch a poetesch sinn. Si schafft och mat Moudedesigner zesummen, fir extravagant an eenzegaarteg Accessoiren ze entwéckelen, wou Innovatioun a kulturellt Gediechtnes zesummefléissen. Mat hiren Ausstellungen a Projeten dréit Maria João Gomes dozou bäi, e viru Joerhonnerten entstanent Wëssen ze erhalen an et an en Dialog mat de moderne kënschtleresche Praktiken ze setzen.

FR Maria João Gomes née en 1967 à Oeiras (Portugal), vit et travaille dans le sud du Portugal depuis 2010. Elle a su transformer la tradition du tressage des feuilles de palmier nain (Chamaerops humilis) en une pratique artistique contemporaine. Se définissant comme sculptrice du monde végétal, elle détourne la matière, traditionnellement utilisée pour des objets utilitaires, pour explorer des formes abstraites inspirées par la nature et le territoire de l’Algarve. À travers

ses créations, elle exprime la légèreté et la fluidité des feuilles, tout en conservant un dialogue avec le passé. Son approche dépasse l’artisanat traditionnel pour créer des pièces uniques, à la fois sculpturales et poétiques. Elle collabore également avec des créateurs de mode pour concevoir des accessoires extravagants et singuliers, mêlant innovation et mémoire culturelle. Par ses expositions et projets, Maria João Gomes contribue à la reconnaissance d’un savoir-faire ancestral, le faisant dialoguer avec les pratiques artistiques contemporaines.

EN Maria João Gomes, born in 1967 in Oeiras (Portugal), has been living and working in the south of Portugal since 2010. She knew how to transformt the tradition of weaving dwarf palm leaves (Chamaerops humilis) into a contemporary artistic practice. Defining herself as a sculptor of the plant world, she diverts the material, traditionally used for utilitarian objects, to explore abstract forms inspired by nature and the territory of the Algarve. Through her creations, she expresses the lightness and fluidity of leaves, while maintaining a dialogue with the past. His approach goes beyond traditional craftsmanship to create unique pieces, both sculptural and poetic. She also collaborates with fashion designers to design extravagant and singular accessories, mixing innovation and cultural memory. Through her exhibitions and projects, Maria João Gomes contributes to the recognition of an ancestral know-how, making it dialogue with contemporary artistic practices.

Feuille de palmier 2025

33 x 28 x 28 cm

Calice

FUSION OF VISIONS

EXPOSITION DES MEMBRES BENELUX DE L'AIC

EXHIBITION BY BENELUX MEMBERS OF THE IAC

EXHIBITION

OF CONTEMPORARY

CERAMIC SCULPTURES

LU Véiert Etapp vun der Ausstellung vun de Benelux-Membere vun der prestigiéiser International Academy of Ceramics, Fusion of Visions bitt eis d'Méiglechkeet 23 renomméiert Kënschtler ze entdecken, aus der Belsch, Holland a natierlech och aus Lëtzebuerg. Sie huet den Usproch d'Opmierksamkeet op de Räichtum an d'innovativ Diversitéit vun der Keramikkonscht an de Beneluxlänner ze riichten an deem se eng breet Pallette vu kënschtleresche

Stiler, Techniken a Visiounen ervirsträicht.

Visioun a Fusioun si Konzepter, déi eis aktuell Zäit charakteriséieren. Mir, Membere vun der AIC-Benelux sinn iwwer d'IAC (International Academy of Ceramics, www.aiciac.org) an engem Netzwierk vun internationale Kënschtler verbonnen. Mir bleiwen awer eenzel Kënschtler mat eiser eegener Visioun, a gläichzäiteg baue mir Brécken tëschent eisem Ursprong an anere Kulturen duerch d'Konscht vun der Keramik. Eis Wierker reflektéieren de Kontrast tëschent Connexioun a Konfusioun a weisen eng divers Kohärenz vu Keramikkonscht.

FR Quatrième étape de l’exposition des membres Benelux de la prestigieuse Académie Internationale de la Céramique, Fusion of visions nous offre à découvrir 23 artistes de renom, venant de Belgique, des Pays-Bas et bien sûr aussi du Luxembourg. Elle a pour ambition d’attirer l’attention sur la richesse et la diversité innovante de l’art de la céramique au Benelux, en mettant en lumière un large éventail de styles, de techniques et de visions artistiques.

La vision et la fusion sont des concepts qui caractérisent notre époque actuelle. Nous, membres AIC-Benelux (académie internationale de la céramique, www.aic-iac.org), sommes connectés via l’IAC dans un réseau d’artistes internationaux.

Pourtant, nous restons des artistes individuels avec notre propre vision, et en même temps, nous construisons des ponts entre nos origines et d’autres cultures à travers l’art de la céramique. Nos œuvres reflètent le contraste entre la connexion et la confusion et montrent une cohérence diverse de l’art céramique.

EN Fourth stage of the exhibition of the Benelux members of the prestigious International Academy of Ceramics, Fusion of vision offers us to discover 23 renowned artists, coming from Belgium, the Netherlands and of course also from Luxembourg. It aims to draw attention to the richness and innovative diversity of ceramic art in the Benelux, by highlighting a wide range of styles, techniques and artistic visions.

Vision and fusion are concepts that characterize our current era. We, AIC-Benelux members (international academy of ceramics, www.aic-iac.org), are connected via the IAC in a network of international artists. Yet we remain individual artists with our own vision, and at the same time, we build bridges between our origins and other cultures through the art of ceramics. Our works reflect the contrast between connection and confusion and show a diverse coherence of ceramic art.

BELGIQUE - BELGIUM

Caroline Andrin carolineandrin.com

Tjok Dessauvage tjokdessauvage.be

Nathalie Doyen nathaliedoyen.be

Mieke Everaet mieke-everaet.com

Jean-Claude Legrand jeanclaudelegrand.be

Yves Malfliet yvesmalfliet.aic.org

Marieke Pauwels mariekepauwels.com

Piet Stockmans pietstockmans.art

Joëlle Swanet joelleswanet.com

Ann Van Hoey annvanhoey-ceramics.be

Fabienne Withofs fabiennewithofs.net

LUXEMBOURG

Doris Becker doris-becker.com

Ellen van der Woude ellenvanderwoude.com

NEDERLAND – PAYS BAS

Bastiaansen Paula paulabastiaansen.com

Cecil Kemperink

« Misty » 2024 stoneware 20 x 20 x 30 cm

WE THANK OUR SPONSOR

Ligtenberg Swanica swanceramics.com

Comello Marie-Josée mcomello.com

Top Sonja sonja-top.com

Mc Loughlin Deirdre deirdremcloughlin.com

Kemperink Cecil cecilkemperink.nl

Van Bussel Willy vanbussel-keramiek.nl

Sebes Ricus studio-sebes.com

Knaven Marga margaknaven.nl

Van Rheeden Beatrijs beatrijsvanrheeden.nl

Ten Kortenaar Maria mariatenkortenaar.com

Keramikos, The Netherlands

Silex, The Netherlands

Stichting Bevordering

Beroepsopleiding Gouda, The Netherlands

OBU elektrowarmte, The Netherlands

Rhode GmbH, Germany

Witgert, Germany

Neue Keramik, Germany

Colpaert, Nevele, Belgium

Keramiek Centrum Limburg, Belgium

kultur l lx , Luxembourg

PAYS À L’HONNEUR Tché

BELDA (BELDA Jiří & BELDOVÁ Viktorie)

BENČAŤOVÁ Paula

BERDYCH KARPELIS Jakub

DECHEM (JANĎOUREK Jakub)

DIVÍN Josef

GUPTA VALENTOVÁ Petra

HLUBUČEK Martin

HNÁTEK Aleš

HNÍZDILOVÁ Johana

IMMROVÁ Monika

JANECKÝ Martin

KLESALOVÁ Miroslava

KOBR Jiří

KŘEHKÝ (IŠTVÁNOVÁ Šárka & KRULIŠOVÁ Nela

& KUČEROVÁ Karolína)

KUBÍČKOVÁ Zuzana

KUREČKA Tomáš

LHOTSKÝ Zdeněk

MONSPORT Elis

MOSER (LESSER Jan & PLECHÁČ Jan)

NAVRÁTIL Ondřej

NĚMCOVÁ Blanka

PEKAŘ Milan & SLUKOVÁ Tereza

PELECHOVÁ Eva

PERTL Johan

PETROV Artem

PONDĚLÍČEK Martin

POŠ Jan

PROKIĆ Janja

ROUBAL Tomáš

RUSÍNOVÁ Anna

SELMECI KOCKA JUSKO

ŠŤASTNÁ Kateřina

ŠTĚTINOVÁ Tereza

ŠVITORKOVÁ Lucie

TOMÁŠEK Antonín

VACEK Zdeněk

VELČOVSKÁ JIROUŠKOVÁ Veronika

VUTRU Markéta

ZEJDOVÁ Šárka

EVA PAVLOVÁ ET PETR PAVEL

The presidential couple of the Czech Republic

Le couple présidentiel de la République tchèque

We are delighted that the Czech Republic has been selected the guest of honour at the prestigious biennial arts and crafts exhibition De Mains De Maîtres held in Luxembourg. The idea originated from our meeting with the Grand Duke and Grand Duchess of Luxembourg last spring. We are very happy that it has now become a reality. Thanks to the exhibition, visitors from all over the world can discover the actual meaning of the expression “golden Czech hands.”

We wish you an inspiring experience.

Nous sommes ravis que la République tchèque soit devenue le pays d’honneur de la prestigieuse biennale des métiers d’art De Mains De Maîtres au Luxembourg. Cette idée est née lors de notre rencontre avec le couple grand-ducal luxembourgeois au printemps dernier, et nous sommes heureux de la voir aujourd’hui devenir réalité. Grâce à cette exposition, les visiteurs du monde entier peuvent découvrir ce que signifie véritablement avoir « les mains en or tchèques ».

Nous vous souhaitons une expérience à la fois riche et inspirante.

MARTIN BAXA

Minister of Culture of the Czech Republic Ministre de la Culture de la République tchèque

I appreciate the invitation of the Czech Republic to the Fine Contemporary Craft Biennale De Mains De Maîtres as a great honour. Indeed, apart from the opportunity to showcase our traditional artistic crafts as a comprehensive whole, the final selection of artists allows us to present craftsmanship from a slightly different perspective. Not as a craft that serves the needs of artists and designers, but rather in the sense of craft as a field of art in its own right thanks to its excellence, artistic vision, and transcendence.

At what point does a craftsman turn into an artist? Our selection of forty artists shows that they are indeed one and the same person. These are those who create objects with their own hands and skilfully combine traditional crafts with innovative, environmentally friendly production processes, as emphasized by the theme of this year’s biennial – “unique nature” – on one hand, with the highest aesthetic standards and artistic vision, on the other hand. In other words, these creators combine artistic value, excellence in craftsmanship, and the subtle finesse of the material. The exhibition is broken down into sections based on the source materials – glass, wood, metal, textiles, and clay. The installation was produced in a craft workshop in Slavonice using only existing materials to ensure that it is environmentally friendly and reusable.

The showcased objects are complemented with the products of the association Krásná práce [Beautiful Work], which promotes Czech crafts and folk art and gives them a contemporary look. Its mission is to introduce art and design students to the dying crafts, which the students learn and in turn bring a contemporary touch to their works. In the current fast-paced world, returning to sustainable, ecological, and local crafts and abandoning overconsumption is a responsible path of development.

You can thus enjoy the excellence of our master craftsmen, drawing on a long and rich tradition and presenting contemporary artistic approaches. I am very pleased that the Ministry of Culture has supported this presentation.

Je considère l’invitation de la République tchèque à la Biennale des métiers d’art de De Mains De Maîtres Luxembourg comme un grand honneur. Non seulement parce qu’elle nous donne l’occasion de présenter nos métiers d’art traditionnels dans leur ensemble, mais aussi parce que la sélection finale des auteurs nous permet de porter un regard différent sur l’artisanat. Non pas comme un artisanat qui est uniquement au service des artistes et des créateur.ice.s, mais comme un artisanat qui, grâce à l’excellence de son travail, à sa vision artistique et à sa portée, est un art en soi. Où s’arrête l’artisan.e et où commence l’artiste ? Dans la sélection des quarante auteur.e.s représenté.e.s, il s’agit plutôt d’une seule et même personne. Celle qui crée des objets de ses propres mains et combine habilement l’artisanat traditionnel et des procédés de fabrication innovant et respectueux de l’environnement, comme le souligne le thème de la Biennale de cette année, « Nature Singulière », avec les plus hauts standards esthétiques et une vision artistique. Il allie ainsi la valeur artistique, l’excellence de la fabrication artisanale et la finesse des matériaux. L’exposition est divisée selon les matériaux de base : verre, bois, métal, textile et argile. L’installation a été réalisée dans une forge artisanale à Slavonice de manière à n’utiliser que des matériaux existants, afin qu’elle soit écologique et réutilisable. L’exposition est complétée par les créations de Beau Travail, une association qui s’occupe de l’artisanat et de l’art populaire tchèques et leur donne un visage contemporain. Elle initie les étudiants en art et en design aux métiers artisanaux en voie de disparition, qu’ils apprennent tout en apportant une touche contemporaine à leurs créations. À l’heure actuelle, où tout va très vite, le retour à un artisanat durable, écologique et local et l’abandon de la surconsommation constituent une voie de développement responsable.

Venons donc découvrir ensemble l’excellence de nos Maîtres Artisans, issus d’une longue et riche tradition et présentant des approches artistiques contemporaines. Je me réjouis que le Ministère de la Culture tchèque ait pu soutenir cette présentation.

JANA TOMAS SEDLÁČKOVÁ

Head of Non-Profit Projects,

We at PPF Foundation have been supporting Czech talents for six years, consistently creating conditions for their growth and opening doors for them to present their work abroad. We decided to support the participation of Czech arts and crafts masters at De Mains De Maîtres Biennale because we perceive it is a unique opportunity to showcase the rich and original Czech creative skills in international context. The Biennial is a prestigious platform highlighting the excellent craftsmanship with an overlap into arts; indeed, this is precisely a field where the Czech Republic demonstrates a robust tradition as well as current top quality. The presentation of several dozen Czech artists in Luxembourg will help not only to raise greater awareness of Czech culture abroad, but also to establish international collaborations and foster new contacts.

À la Fondation PPF, nous accompagnons et valorisons les talents tchèques depuis six ans. Nous créons depuis longtemps les conditions propices à leur épanouissement et leur ouvrons les portes du monde. Nous avons choisi de soutenir la participation des maîtres tchèques de l'artisanat d'art à la biennale De Mains De Maîtres, une occasion unique de révéler la richesse et l'originalité de la créativité tchèque dans un contexte international. Cette biennale est une plateforme prestigieuse qui valorise l'excellence de l'artisanat, en dialogue avec l'art, un domaine dans lequel la République tchèque jouit d’une longue tradition et une qualité reconnue. En réunissant plusieurs dizaines d’artistes tchèques au Luxembourg, cette initiative fera découvrir la culture tchèque à l’étranger et ouvrira la voie à de nouvelles collaborations internationales et des contacts inspirants.

In the installation, the natural materials:

are sorted according to the exhibited objects

glass, wood, clay, metal & textiles.

DENISA A. ŠEDIVÁ & ROMANA DRDOVÁ

Curators Commissaires

We are greatly honoured that Luxembourg has chosen Czechia as the guest country for the 2025 Biennale of Arts & Crafts. This has evoked in us an increased sense of responsibility for presenting our selection, wherefore we have chosen an unconventional approach – to showcase the rich Czech craft tradition in the context of contemporary art. Indeed, excellent craftsmanship is not a separate discipline, but rather a natural part of the creative process.

The exhibition architecture, drawing only on the existing fund of the Slavonice craft workshop, where it was also produced, is in line with the theme of the biennial – unique nature. We assume responsibility and commit ourselves to limiting any unnecessary installation components. In the installation, the exhibited objects are sorted according to the natural materials: glass, wood, clay, metal and textiles.

The selection of exhibits across materials shows that the boundary between craft and contemporary art is getting increasingly blurred in today’s world. Craft is no longer perceived solely as a technical skill; rather, it forms part of a broader creative gesture that combines tradition, innovation, and personal expression. Each exhibited object stems from thorough knowledge of the material, hundreds of hours of concentrated work and, at the same time, the courage to transcend disciplinary categories. In an age marked by speed and overproduction, a return to craftsmanship and environmentally friendly practices represents not only an aesthetic, but also an ethical choice.

Our selection is conceived as a reminder that ‘handicraft’ is not the opposite of ‘mindcraft’. On the contrary, it is precisely manual work, a feel for materials, and an awareness of their limits and possibilities that have become a tool for reanchoring ourselves in the midst of an accelerated world. The creative connection between hands and mind restores continuity with nature and with ourselves. Craftsmanship thus serves as a bridge between humans and their mission on this planet – and it is precisely in this tension from which contemporary art is born.

The last Venice Biennale confirmed this trend – the Western world is returning to its roots, to its essence, seeking solace in traditional, swiftly disappearing, handmade craft skills and techniques. Here, you can enjoy works whose value increases with the time their authors have dedicated to their creation and their excellence – masterful craftsmanship and powerful artistic expression.

Nous considérons comme un grand honneur que le Luxembourg ait choisi la Tchéquie comme pays invité d'honneur de la Biennale des Métiers d'Art 2025. Nous ressentons d'autant plus la responsabilité de présenter dignement notre art et notre artisanat. Nous avons choisi une approche alternative : inscrire la riche tradition artisanale tchèque dans le contexte de l'art contemporain et de ses principes. L'artisanat, par son exigence et sa maîtrise, n'est pas une discipline isolée, mais s’intègre naturellement au processus créatif.

L'architecture de l'exposition, qui s'est inspirée uniquement du fonds existant de la forge artisanale de Slavonice où elle a également été réalisée s’inscrit pleinement dans thème de la biennale : une nature singulière.Soucieux de notre responsabilité, nous épurons l’installation pour n’en conserver que l’essentiel. Dans l’exposition, chaque objet trouve sa place en fonction de son matériau naturel: verre, bois, céramique, métal et textile.

La sélection d'objets exposés selon leur matériau révèle que la frontière entre artisanat et art contemporain devient aujourd’hui de plus en plus floue. L'artisanat n'est plus seulement perçu comme une compétence technique, mais fait partie d'un geste créatif plus large qui relie la tradition, l'innovation et l'expression personnelle. Chacun des objets exposés est le résultat d'une connaissance profonde du matériau, de centaines d'heures de travail concentré et du courage de dépasser les catégories disciplinaires.

À une époque marquée par la rapidité et la surproduction, le retour à l'artisanat et aux pratiques respectueuses de l'environnement représente non seulement un choix esthétique, mais aussi éthique. Nous considérons cette sélection d'artistes comme un rappel que « l'art des mains » n'est pas l'opposé de « l'art de l'esprit ». Au contraire, c'est précisément le travail manuel, le sens du matériau et la conscience de ses limites et de ses possibilités qui deviennent aujourd'hui un moyen de se recentrer au milieu d'un monde en accélération. La synergie créative entre les mains et l'esprit nous reconnecte à la nature et à nous-mêmes. Ainsi, l'artisanat se fait pont entre l'humain et sa mission sur cette planète, et c'est précisément dans cette tension que naît l'art contemporain. Cela s'est confirmé lors de la dernière Biennale de Venise : le monde occidental revient à ses racines, à l'essentiel, et cherche l'apaisement dans les compétences et techniques artisanales traditionnelles, de plus en plus rares. Examinons donc ensemble des œuvres dont la valeur croît avec le temps et l’excellence investis par de leurs auteurs : un savoir-faire magistral et une expression artistique puissante.

Glass

Glass is one of the first things that comes to mind when you think of Czechia. We have been producing it since the 13th century. Cut and engraved crystal, blown and fused glass – excellent glassmaking schools and glassworks have operated here for centuries. But it is also the mastery of outstanding glass artists that has put us at the forefront. Not everything is allowed in glass. It is a material with a soul, requiring empathy and humility on the part of the artist, requiring dialogue.

Le verre est l'une des premières associations qui viennent à l'esprit quand on pense à la Tchéquie. Nous le fabriquons depuis le XIIIe siècle. Cristal taillé et gravé, verre soufflé et fondu, depuis des siècles, nous excellons dans les écoles et ateliers de verrerie. Les artistes verriers, par leurs talents exceptionnels, nous ont également menés au sommet. En effet, tout n'est pas permis avec le verre. C'est un matériau qui a une âme, exigeant de l’artiste empathie, humilité et dialogue.

ARTISTS

DECHEM (Jakub JANĎOUREK)

Josef DIVÍN

Martin HLUBUČEK

Martin JANECKÝ

Jakub BERDYCH KARPELIS

Elis MONSPORT

Zdeněk LHOTSKÝ

MOSER (Jan LESSER, Jan PLECHÁČ)

Johan PERTL

Lucie ŠVITORKOVÁ

DECHEM

Glassmaker Jakub Janďourek (1978) and his partner Michaela Tomišková have run the DECHEM studio since 2012. Their work ranges from highly successful glass designs using traditional forms and techniques to Jakub’s superbly crafted original objects. A striking gradient, a sensitively chosen color palette, and glass in its infinite variety are the prime features.

Le verrier Jakub Janďourek (1978) et sa compagne Michaela Tomišková dirigent depuis 2012 le studio DECHEM. Leur production va du design verrier traditionnel aux objets d’auteur de Jakub Janďourek, à la fois expérimentaux et d’un savoir-faire artisanal remarquable. Un gradient prononcé, une palette de couleurs choisie avec soin et, au premier plan, le verre dans ses innombrables formes.

TREE LIGHT OBJECT, 2024 illuminated wall object – cast glass, fired clay, brushed brass 100 × 120 cm

TETRIS LIGHT, 2018

Josef Divín

Josef Divín's work balances between two poles: alternating glass paintings and blown glass objects, it oscillates between the cold nature of molten metal and the heat of hot glass. These works, made of glass blown partly freely and partly into wooden or plaster moulds, often appear raw, almost unfinished; the artist is attracted to ancient Etruscan and Byzantine morphology. ‘These are not mere vases,’ says the artist, ‘I abandon their utility function to create unique objects that I perceive as vessels.’

La création de Josef Divín oscille entre deux pôles : elle alterne entre des tableaux en verre et des objets en verre soufflé ; elle oscille entre la froideur du métal fondu et la chaleur du verre brûlant. Ces œuvres en verre soufflé, en partie librement, en partie dans des moules en bois ou en plâtre, semblent souvent brutes, presque non travaillées; l'auteur est attiré par la morphologie antique, étrusque et byzantine. « Ce ne sont pas de simples vases », explique l'artiste, « je renonce à leur utilité, ils deviennent des objets à part entière que je perçois comme des récipients ».

01

VESSEL, 2020

blown glass with silver foil, artistically cut 40 × 15 × 15 cm

The work is kindly on loan from Galerie Kuzebauch.

02

VESSEL, 2016

blown glass with silver foil, artist’s cut 10 × 40 × 40 cm

The work is kindly on loan from Galerie Kuzebauch.

03

VESSELS, 2020

blown glass with silver foil, cut 60 × 15 × 15 cm

Martin Hlubuček (1974)

Glass artist Martin Hlubuček is known for his precision, attention to detail, minimalist approach and use of universal geometric shapes. Whether they are molten sculptures or blown glass, they always have a sense of order, almost an ancient harmony of spheres. His works are included in a number of public and private collections. Hlubuček's molten sculptures and blown shapes are verses of a mantra about form – unpretentious, expressively economical, rhythmically precise, and aesthetically impressive.

Le verrier artistique Martin Hlubuček se caractérise par sa précision, son sens du détail, son approche minimaliste et son utilisation de formes géométriques universelles. Qu'il s'agisse de sculptures fondues ou de verre soufflé, ses œuvres sont toujours empreintes d'un sens de l'ordre, voire d'une harmonie antique des sphères. Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées. Les sculptures en verre fondu et les formes soufflées de Hlubuček sont les vers d'un mantra sur la forme : sans ostentation, économes en expressions, rythmiquement précises et esthétiquement impressionnantes.

01

IMMERSE, 2020

mould-melted glass, cut

33.5 × 21.5 × 5.5 cm

The work is kindly on loan from Galerie Kuzebauch.

02

RONDEL, 2017

mould-melted glass, cut, polished 14.5 × 50.5 × 50.5 cm

03

ORBIS, 2019

mould-melted glass, cut, polished 3 × 50 × 50 cm

Martin Janecký

Martin Janecký, one of the world's leading glass sculptors, is known for his mastery of the "inside bubble sculpting" technique. He began working with glass at thirteen and later studied and taught at renowned institutions such as Pilchuck and Corning. In 2019, he founded Janecký Studio in Prague. His sculptures are praised for their technical excellence and expressive power; his works have been exhibited worldwide.

Martin Janecký, l'un des plus grands sculpteurs verriers contemporains, s'est fait connaître grâce à sa technique de sculpture du verre à l'intérieur d'une ampoule chauffée (« inside bubble sculpting »). Il se consacre à la verrerie depuis l'âge de treize ans. Janecký a étudié aux ÉtatsUnis et a ensuite enseigné dans des institutions prestigieuses telles que Pilchuck ou Corning. En 2019, il a fondé son propre studio, Janecký Studio, à Prague. L’artiste expose dans le monde entier et ses sculptures sont appréciées pour leur niveau technique et expressif exceptionnel.

, 2023

PAPER KING, 2024

×

Jakub Berdych Karpelis

Jakub Berdych Karpelis is an exceptional figure on the Czech art design scene thanks to his approach to design and its connection to the visual arts. He himself helped shape th Czech art scene in the late 1990s when he founded the legendary Qubus Design Studio. Since then, he has devoted himself to design, which clearly reflects his background in craftsmanship and sculpture. Humor, irony, and criticism of consumerism appear in all his works.

Le travail du sculpteur et designer Jakub Berdych Karpelis, fondateur de la marque Qubus, associe des matériaux traditionnels tels que le verre et la pierre à une approche conceptuelle, humoristique et exagérée. Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections à travers le monde. Il se consacre à la création libre et à des collections originales qui interrogent le monde contemporain en soulignant la force des matériaux et du savoir-faire artisanal.

LANDSCAPE: Ještěd, 2009 glass, wood 17 × 37 × 37 cm

02

PERM-ANENT PLATES, 2018 basalt various sizes

03

THE ROBOT, 2014 light object, stained glass

Křehký 105 x 35 x 50 cm

Elis Monsport

Multidisciplinary artist and designer Elis Monsport uses glass as a medium to convey light and emotion. She combines engraving, traditional techniques, and a contemporary artistic language. She creates unique objects, jewelry, as well as commissioned installations. Her works oscillate between the function, a meditative object, and the artistic expression. She has presented her works abroad, for example in New York (Collectible Design), Berlin or Copenhagen.

Artiste multidisciplinaire et designer, Elis Monsport sculpte le verre pour en révéler la lumière et les émotions.. Elle combine la gravure, les techniques traditionnelles et le langage contemporain. Monsport crée des objets originaux, des bijoux et des installations sur mesure. Son travail se situe à la croisée de la fonctionnalité, de la méditation et de l’expression artistique.

BOTANICO, 2025

wood, engraved glass, mirror, layered mirrored glass

170 × 75 × 40 cm

BOTANICAL GARDEN MIRROR, 2019

engraved stainless-steel wings, a polished “moon” mirror, one oval and two semi-oval mirrors inside the wings, forged components limited edition of 10 pieces 69 × 98 cm

03

GARDEN ROSE, 2024

cast glass, pedestal of mirror-polished stainless steel sculpture: 35 × 35 × 98 cm

pedestal: 50 × 20 × 20 cm

limited edition of 2 pieces

Zdeněk Lhotský (1956)

Zdeněk Lhotský is a glass artist, painter, and founder of Studio Lhotský in Železný Brod. He continues the tradition of cast glass sculpture and combines it with drawing, graphics, metal sculpture, and large-scale architectural projects. His work is defined by geometric aesthetics and precise use of decorative systems. He developed the unique Vitrucell technique. His works are included in numerous public and private collections.

Artiste verrier et peintre, Zdeněk Lhotský est le fondateur du studio Lhotský à Železný Brod. S'inscrivant dans la tradition de la sculpture en verre fondu, il l'enrichit par le graphisme, le dessin, la sculpture métallique et les réalisations architecturales. Sa démarche se caractérise par une esthétique géométrique et un travail minutieux sur le décor. Lhotský est également l'auteur de la technologie Vitrucell. Ses œuvres figurent dans des collections en République tchèque comme à l'étranger.

01

STELA I: BUNNY, 2023

cast glass

181 × 11 × 11 cm

02

STELA III: VITRUCELL BLUE, 2023

cast glass

191 × 12 × 12 cm

03

12000, 2015

edition: 7/200

glass cast sculpture

17.5 × 46 × 46 cm

MOSER

MOSER is a famous brand of lead-free crystal and glassworks founded in 1857 in Karlovy Vary. Their production is still carried out exclusively by hand and in accordance with centuries-old Czech glassmaking traditions. It is renowned for its technical and artistic innovations, unsurpassed craftsmanship, and the timeless beauty of its products.

Jan Plecháč (1984) is a creative director of MOSER, renowned designer and graduate of UMPRUM in Prague. Thanks to his vision of building on the historical legacy of the glassworks and bringing its aesthetics into the 21st century, the glassworks has achieved a number of contemporary successes and won numerous awards.

Tomáš Lesser (1975) is a Czech engraver and holder of the title Knight of Arts and Letters from the French Ministry of Culture. He creates works that stand out for their unique atmosphere, narrative, and liveliness. He achieves this by gradually uncovering the colorful layers of crystal, with a sculptural eye for detail and his own distinctive style.

MOSER est une célèbre marque de cristal sans plomb et une verrerie fondée en 1857 à Karlovy Vary. La production est encore aujourd'hui entièrement artisanale et respecte les traditions séculaires de la verrerie tchèque. Elle est réputée pour ses innovations techniques et artistiques, son savoir-faire artisanal inégalé et la beauté intemporelle de ses produits.

Jan Plecháč (1984), designer de renom diplômé à l’UMPRUM à Prague, est le directeur créatif de la maison MOSER. Grâce à sa vision de prolonger l’héritage historique de la verrerie et de l’ancrer dans le XXIe siècle, la maison a connu de nombreux succès et reçu de prestigieuses distinctions.

Gravier tchèque, nommé Chevalier des Arts et des Lettres par le ministère français de la Culture, Tomáš Lesser (1975) crée des œuvres qui se distinguent par leur atmosphère, leur intrigue et leur vivacité uniques. Il y parvient en dévoilant progressivement les couches colorées du cristal, grâce à son sens sculptural du détail et à son style personnel.

(founded 1857)

03

01

Jan Plecháč MAGNUS, 2025

cut underlaid vase

26 × 13.7 × 13.7 cm

02

Jan Plecháč, Michal Bačák MICROCOSMOS, 2023

cut underlaid and engraved vase

31 × 20 × 20 cm

Tomáš Lesser PEACOCK, 2014

limited edition: 100 pcs

cut underlaid and engraved vase

40 × 17.5 × 17.5 cm Les artistes tchèques

Johan Pertl (1991)

Johan Pertl, a Czech designer and glass artist based in Prague, runs his own studio, where he works at the intersection of collectible design, sculpture, and craft. As a doctoral student at UMPRUM, he explores the potential of solar energy in glassmaking and metalwork. His practice often combines glassmaking with stone and metal, emphasizing the interplay of materials, form, and light. His works have been exhibited at Milan Design Week, Designblok, Collectible Brussels, and Berlin Design Week.

Depuis son studio pragois, le designer et verrier tchèque Johan Pertl explore une création singulière à la croisée du design de collection, de la sculpture et de l’artisanat. Il est doctorant à de l‘Université des arts appliqués de Prague (l'UMPRUM), où il étudie les possibilités d'utilisation de l'énergie solaire dans le travail du verre et du métal. Dans ses créations, Pertl combine souvent le verre avec la pierre et le métal et met l'accent sur la connexion entre les matériaux, les formes et la lumière. Ses travaux ont été présentés à la Milan Design Week, au Designblok, au Collectible Brussels et à la Berlin Design Week.

UTOPIA, 2023 cast sculpture

60 × 30 × 30 cm

EROSION, 2023 cast sculpture

120 × 60 × 40 cm,

DAWN, 2022 cast sculpture

200 × 40 × 40 cm

Lucie Švitorková

Lucie Švitorková, glass artist based in Železný Brod, specializes in cast glass techniques and works at Studio Lhotský. Inspired by landscape, she transforms its motifs into glass, jewelry, and paintings. Her work builds on the legacy of Brychtová and Libenský, continuing and innovating this local tradition.

Lucie Švitorková, artiste verrière travaillant à Železný Brod, se consacre au moulage du verre à l'aide de la technique de la sculpture fondue et travaille au Studio Lhotský. Elle s'inspire du paysage, qu'elle transpose de manière abstraite dans différents matériaux. Švitorková crée des objets en verre, des bijoux et des tableaux. Dans la lignée de Brychtová et Libenský, elle en réinvente l’héritage dans un langage contemporain.

, 2022

CAVITY I, 2021

glass 45 × 15 × 17 cm

Wood

The wooden objects showcase the carving and sculpting mastery of the individual artists with strong artistic expression, inspired by religious motifs or powerful social issues. The installation's combination and intermingling with glass is intentional—one helps to create the other, without which it would never have come into being.

Les objets en bois témoignent du talent des sculpteurs et des artistes, qui expriment leur art avec force, inspirés par des motifs religieux ou des enjeux sociaux. L’alliance avec le verre est intentionnelle: de cette rencontre naît l’œuvre, qu’aucun des deux ne pourrait engendrer seul.

ARTISTS

Monika IMMROVÁ

Jiří KOBR

Tomáš KUREČKA

Tereza ŠTĚTINOVÁ

Monika Immrová (1970)

The basis of Monika Immrová's sculptural and graphic work is reduction and working with elementary shapes, volumes, and light. She graduated from the Academy of Fine Arts in Prague and completed numerous internships and residencies abroad (Germany). She co-founded the sculpture group SOCHA II (SCULPTURE II) and initiated several of its exhibitions. Her work also includes sculptures in public spaces. She has received several graphic arts awards and held a number of solo exhibitions in Czechia.

Le travail sculptural et graphique de Monika Immrová repose sur la réduction et le travail avec des formes élémentaires, des volumes et la lumière. Elle est diplômée de l'Académie des Beaux-Arts de Prague et a effectué de nombreux stages et résidences à l'étranger (Allemagne). Elle a cofondé le groupe de sculpture SOCHA II (SCULPTURE II) et a initié plusieurs de ses expositions. Elle est l'auteure de réalisations sculpturales en extérieur, lauréate de prix graphiques et a présenté plusieurs expositions individuelles en Tchéquie.

II, 1998

on wood

× 45 × 32 cm

FIGURE V, 2012

x 38 cm

ARTICULATION I, 2015

wood

× 107 × 8 cm

Jiří Kobr (1976)

Jiří Kobr, a sculptor and woodcarver, graduate of the Academy of Fine Arts in Prague, formerly trained in carving. He works with stone, wood, and concrete, creating predominantly figurative sculptures for public spaces. His notable works include statues of Saint Teresa and Saint Adalbert. A member of the group SOCHA II (SCULPTURE II), he has held solo and group exhibitions across Czech galleries. His work is defined by craftsmanship and a profound spiritual dimension.

Jiří Kobr, sculpteur et graveur, diplômé de l'Académie des Beaux-Arts de Prague et ancien étudiant en gravure à l'École des arts appliqués. Il travaille la pierre, le bois et le béton, et crée souvent des sculptures figuratives pour l'espace public. Parmi ses réalisations figurent les statues de Sainte Thérèse ou de Saint Adalbert. Il est membre du groupe SOCHA II (SCULPTURE II) et a exposé seul ou en collectif dans des galeries tchèques. Son travail se caractérise par une approche artisanale précise et une forte charge spirituelle.

01

SAINT LUDMILA, 2020 wood

262 × 65 × 65 cm 02

MARY MAGDALENE, 2018 linden wood, copper leaf

170 × 80 × 25 cm

ADAM AND EVE, 2023 polychromed linden wood

150 × 60 cm

Tomáš Kurečka (1994)

Artist Tomáš Kurečka merges history, romanticism, irony, and eroticism. He studied at the Academy of Fine Arts (AVU) at studios headed by Milan Knížák, Jiří Sopko, and Milena Dopitová. Through subtle details, he constructs theatrical scenes where design, fashion, and philosophy intertwine into visual essays. His work reflects both contemporary and historical ideas.

L'artiste Tomáš Kurečka allie dans son œuvre histoire, romantisme, ironie et perversion. Il a étudié à l'Académie des Beaux-Arts de Prague, dans les ateliers de Milan Knížák, Jiří Sopko et Milena Dopitová. À partir de petits détails, il compose des environnements scéniques où design, mode et philosophie se mêlent en véritables essais picturaux. Kurečka travaille avec divers médias et motifs.

FOUR-EYED, 2021 readymade 93 × 13 × 5 cm

FRIEDRICH’S SAD WALKING STICK, 2024 oil on canvas

50 × 90 cm

J’AI UNE ÂME SOLITAIRE, 2024 object

80 × 40 × 40 cm

Tereza Štětinová (1987)

Tereza Štětinová is one of the most original young artists in the field of sculpture, although she originally studied photography. In her artistic practice, she focuses primarily on working with materials, which she elegantly combines with metal elements or natural details. Her sculptures are very often composed into thematic groups, creating highly sophisticated spatial assemblages. Autobiographical elements, childhood memories, and questions of faith and cultural heritage are reflected in her chosen themes. The artist addresses aspects of femininity and motherhood.

Tereza Štětinová est l’une des jeunes artistes les plus originales dans le domaine de la sculpture, après un parcours initial en photographie.. Dans sa pratique artistique, elle se concentre principalement sur le travail des matériaux, qu'elle associe avec élégance à des éléments métalliques ou des détails naturels. Ses sculptures sont très souvent composées en groupes thématiques, créant ainsi des assemblages spatiaux très réfléchis. Les thèmes choisis reflètent des éléments autobiographiques, des souvenirs d'enfance ou des questions de foi et d'héritage culturel. L'artiste aborde les aspects de la féminité ou de la maternité.

01

PRAYER, 2024 woodcarving, linden wood, wool combing

39.5 × 20 × 8 cm

02

THE CREATED – TRIPTYCH (2024–2025)

combination of waterjet carving and hand-finished stone, onyx

80 × 41 × 17.5 cm

56.5 × 19 × 17.5 cm

17.5 × 8.5 × 8.5 cm

03

SOURCE, 2023/2024 linden wood, oil paint polychrome woodcarving

203 × 34 × 10 cm

Clay

The works represented in this section showcase a rich tradition of craftsmanship and innovative approaches to clay, whether taken directly from the earth or alchemically and sophisticatedly mixed in the form of porcelain.

Cette section reflète une riche tradition artisanale et des approches innovantes d’argile, qu'elle soit directement extraite du sol ou transformée de façon alchimique et sophistiquée en porcelaine.

ARTISTS

Paula BENČAŤOVÁ

Johana HNÍZDILOVÁ

KŘEHKÝ

(Šárka IŠTVÁNOVÁ, Nela KRULIŠOVÁ, Karolína KUČEROVÁ)

Blanka NĚMCOVÁ

Arťom NURVAN

Milan PEKAŘ & Tereza SLUKOVÁ

Eva PELECHOVÁ

Jan POŠ

Antonín TOMÁŠEK

Markéta VUTRU

Paula Benčaťová (1998)

Paula Benčatová uses ceramics as a carrier of ephemeral breath — her objects bear traces of gestures, automatic drawings, paintings, and spontaneous interventions, capturing not only the moment of creation but also the symbolic journey from chaos to harmony. In her sculptures, matter becomes a record of time, emotions, and tension, as well as a challenge for the material itself. Each object is the result of a specific chemical process in which matter absorbs and stores the energy of the creative act and its own identity.

Paula Paula Benčaťová travaille la céramique comme porteuse d'un souffle éphémère. Ses objets conservent les traces de gestes, de dessins automatiques, de peintures et d'interventions spontanées, capturant non seulement le moment de leur création, mais aussi le chemin symbolique du chaos à l'harmonie. Entre les mains de Benčaťová, la matière enregistre le temps, les émotions et les tensions, tout en explorant les limites du matériau. Chaque objet est le résultat d'un processus chimique spécifique dans lequel la matière absorbe et conserve l'énergie de l'acte créatif et de sa propre identité.

01

SO FAR, SO CLOSE – NO. 3, 2024 bisque-unglazed, cast porcelain, 65 x 50 x 15 cm 02

WHAT IS THE COLOUR OF OUR PRESENCE?, 2022

colored stoneware, coil-building

70 × 80 × 8 cm,

65 × 75 × 1 cm, 45 × 67 × 1 cm 03

GRASP THE ACCEPTANCE, 2023

colored stoneware, handbuilding

40 × 30 × 3 cm

Johana Hnízdilová (1999)

Johana Hnízdilová (1999) is a student of the Ceramics and Porcelain Studio at the Academy of Arts, Architecture and Design in Prague (UMPRUM). She works across media – from ceramics and objects to illustration, installation, and performance. Her work is rich in ornamentation, drawing, color, and detail. She often uses the coil-building technique and explores the expressive potential of matter, navigating between functional design and free artistic expression.

Johana Hnízdilová (1999) est étudiante à l'atelier de céramique et de porcelaine de l‘Université des arts appliqués de Prague (l'UMPRUM). Elle travaille avec différents médias, de la céramique et les objets à l'illustration, en passant par les installations et les performances. Son travail est très ornemental, avec un accent sur le dessin, les couleurs et les détails. Elle utilise la technique de la construction à la main et ses œuvres oscillent entre le design utilitaire et l'art libre. Hnízdilová recherche l'autonomie expressive de la matière.

MRS. TAUBR'S TEA SET, 2025 porcelain, glaze

80 x 40 x 30 cm

WHEN I SEE A FALLING STAR, I MAKE A WISH, 2024 wheel throwing, handbuilding

220 × 60 × 60 cm

MILLENNIUM VASE, 2024 wheel throwing, handbuilding

85 x 35 x 35 cm

KŘEHKÝ (founded 2010)

Křehký. Antiques of the Future. Founded in 2010. The gallery brand collaborates with established Czech and foreign artists and designers as well as young creators, giving them the creative freedom to make an object that they would like to present as a gift and that will be used by the family during their gatherings for generations to come.

Křehký. Antiquités du futur. Fondée en 2010. La marque de la galerie collabore avec des designers tchèques et étrangers établis ainsi qu'avec de jeunes créateurs, auxquels elle donne la liberté de créer un objet qu'ils aimeraient offrir et qui sera utilisé par la famille lors de ses réunions pendant plusieurs générations.

Ceramist Šárka Ištvánová (1996) seeks parallels between design, art, living space, and human stories. In a limited edition of vases, she builds on the BAU ceramic construction kit, demonstrating a variability that is not possible with conventional plaster moulds.

Šárka Ištvánová (1996) recherche des parallèles entre le design, l'art, l'espace de vie et les histoires humaines. Dans une édition limitée de vases, elle s'inspire du kit de construction en céramique BAU, montrant une variabilité qui n'est pas possible à l'aide d'un moule en plâtre classique.

Nela Krulišová (1990) focuses on porcelain, balancing on the borderline of design and fine art. Her work is characterized by the interplay of ornament, contrast, and texture. Using her own carved-out porcelain technique, she creates utilitarian objects as well as collectible pieces.

Nela Krulišová (1990) se consacre à la porcelaine, à la frontière entre le design et les beaux-arts. Dans son travail, elle associe ornements, contrastes et structures, utilisant une technique originale de porcelaine émaillée. Elle crée aussi bien des objets utilitaires que des objets de collection.

An artist with Czechoslovak roots, Karolína Kučerová studied glassmaking and ceramics in Czechia and abroad. Her works explore visual and tactile delicacy as a way of reflecting what is inside. She strives to work from a balanced state of mind and to put her own essence into each piece.

L'artiste d'origine tchécoslovaque Karolína Kučerová a étudié le verre et la céramique en République tchèque et à l'étranger. Ses œuvres explorent la délicatesse visuelle et tactile comme moyen de refléter ce qui se trouve à l'intérieur. Elle s'efforce de travailler dans un état d'esprit équilibré et d'insuffler sa propre essence dans chaque pièce.

Nela Krulišová WHISPER VASE, 2024

porcelain 37 × 25 × 25 cm

Karolína Kučerová

SOFT INTENTION VASE, 2024 porcelain

limited edition of 6 pieces

32 × 12 × 12 mm

Šárka Ištvánová FIELDS, FORESTS 2023 porcelain

limited edition od 16 shapes various sizes

Blanka Němcová

Blanka Němcová began working with ceramics ten years ago. Her creative journey has shifted in recent years to the pottery-famous town of Levín in the České středohoří mountains. In her latest series, she has started to explore and work with clay from the surrounding countryside, naturally combining in the creative process the place, materials, and the resulting object.

Depuis dix ans, Blanka Němcová se consacre à la céramique. Elle a récemment installé son atelier à Levín, ville renommée pour sa poterie, dans les montagnes du České středohoří. Dans son dernier cycle, elle a commencé à explorer et à travailler l'argile provenant des environs, bouclant ainsi naturellement le processus créatif entre le lieu, le matériau et l'objet final.

GENTLE TOUCHES, 2025 hand-modeled ceramics, saggar firing

46 × 23 × 16 cm

02

VESSEL CONTACT, 2025 hand-modeled ceramics, saggar firing

28 × 22 × 14 cm

03

VESSEL IN MOVEMENTS, 2025 hand-modeled ceramics

43 × 43 × 41 cm

Arťom Nurvan (2001)

Arťom Nurvan, ceramist and student at the Faculty of Art and Design at Jan Evangelista Purkyně University In Ústí nad Labem, originally trained in graphic design. Now, he combines traditional ceramic techniques with illustration, animation, and digital media. His work oscillates between seriousness and playfulness, drawing on symbolism, mythology, and organic forms. He has developed a distinctive visual language that straddles craft and contemporary art.

Céramiste et étudiant à la Faculté des arts et de design à l'Université Jan Evangelista Purkyně à Ústí nad Labem s'est d'abord consacré au graphisme. Aujourd'hui, il associe les techniques traditionnelles de la céramique à l'illustration, à l'animation et aux médias numériques. Son œuvre oscille entre sérieux et espièglerie, s'inspirant de la symbolique, de la mythologie et des formes organiques. Il a construit un langage visuel unique, à la frontière entre l'artisanat et l'expression artistique contemporaine.

01 OBSESSION AND ADMIRATION, 2024 hand-modeled

68 × 45 x 30 cm

01 OBSESSION AND ADMIRATION (Small Version), 2024 hand-modeled

24 × 9 × 22 cm

03

Arťom Nurvan for KŘEHKÝ CARELESSNESS, 2024 hand-modeled

limited edition of 6 white / 6 coloured 40 × 28 x 4 cm

Milan Pekař & Tereza Sluková (1980 / 1987)

Ceramist and teacher Milan Pekař focuses on developing effect glazes, which define his signature style. His work spans the fields of functional design and fine art, often marked by intricate surface structures. His pieces are included in public and private collections in Korea, Dresden, and Leipzig. Alongside his artistic practice, he teaches at the Academy of Arts, Architecture and Design in Prague (UMPRUM) together with Tereza Sluková.

Céramiste et pédagogue, Milan Pekař est spécialisé dans le développement de glaçures à effets, qui définissent l’essentiel de son œuvre. Ses objets en céramique, situés entre design fonctionnel et art libre, se distinguent par la finesse de leurs surfaces. Ses œuvres font partie de collections internationales, notamment en Corée, à Dresde ou à Leipzig. Outre son travail d'auteur, Pekař enseigne avec Tereza Sluková à l‘Université des arts appliqués de Prague (l'UMPRUM).

Tereza Sluková

Ceramist, theorist, and finalist of the interna-tional BKV Prize, focuses on large-scale ceramic sculpture, often in dialogue with furniture and architecture. Together with Milan Pekař, she developed the Woven project, reinterpreting the connection between ceramics and textiles. Her work has been presented at Milan Design Week and Triennale Milano.

Céramiste, théoricienne et finaliste du prix international BKV, Tereza Sluková (1993) se concentre sur la sculpture céramique grand format, souvent en dialogue avec l'architecture et le mobilier. Avec Milan Pekař, elle a créé le projet Woven, explorant la relation entre la céramique et le textile. Ses travaux ont été présentés à la Milan Design Week et à la Triennale Milano.

CHEST, 2024 stoneware with volcanic glaze 109 × 46 × 50 cm

COLLECTION, 2024 ceramics 200 × 200 cm

TALL VASE, 2024 ceramics 66 × 35 × 35 cm

Eva Pelechová (1984)

Artist Eva Pelechová lives and works in Prague, where she also studied at UMPRUM. In her artistic practice, she experiments with raw materials both visually and technologically. Some of her techniques deviate from traditional ceramics and are closer to glass melting technology. She has participated in seventy exhibitions, residencies and symposia in Czechia and abroad (e.g. in Jerusalem or Tallinn). She is a member of the AIC (International Academy of Ceramics) and her works can be found in collections not only in Europe, but also in China, Azerbaijan, and Taiwan.

L'artiste Eva Pelechová vit et travaille à Prague, où elle a étudié à l'UMPRUM. Dans sa pratique artistique, elle expérimente les matériaux bruts tant sur le plan visuel que technologique. Certaines de ses techniques s'éloignent de la céramique traditionnelle pour se rapprocher de la fusion du verre . Elle a participé à une soixante-dizaine d'expositions, de résidences et de symposiums en Tchéquie et à l'étranger dont Jérusalem et Tallinn. Elle est membre de l'AIC (Académie internationale de la céramique) et ses œuvres figurent dans des collections en Europe, ainsi qu’en Chine, en Azerbaïdjan et à Taïwan.

THE TOUCH OF SILENCE, 2025

hand-modeled ceramics

40 × 65 × 65 cm

THE RHYTHM OF SILENCE, 2025 hand-modeled ceramics

65 × 65 × 65 cm 03

SOULLAKE CITY, 2018

hand-modeled and fused ceramics

70 × 50 × 50 cm

Jan Poš (1996)

Jan Poš is a graduate of sculpture at the Academy of Fine Arts in Prague and a young Czech artist who explores the relationship between real and virtual environments using 3D computer programmes, in which he creates various simulations and materialises them in real space. In terms of form, his works straddle the boundary between sculpture, object, and installation.

Jan Poš, diplômé en sculpture de l'Académie des Beaux-Arts de Prague, est un jeune artiste tchèque explorant la relation entre l'environnement réel et virtuel. Il utilise des programmes 3D pour créer des simulations qu’il matérialise ensuite dans l'espace réel. Sur le plan formel, ses œuvres se situent à la frontière entre la sculpture, l'objet et l'installation.

THE MYTH OF HYPERREALITY ⅓, 2025

metal-coated porcelain, stainless construction

260 x 50 x 60 cm

CYCLOPEAN MASONRY, 2023 – 2025 ceramics, metal coating, stainless construction

190 x 100 x 100 cm 03

FORM COMPOSITION III

aluminium, plexiglass, light

150 × 70 × 30 cm

Antonín Tomášek (1978)

Antonín Tomášek, an artist, designer, and head of the Ceramics Studio at the Faculty of Art and Design at Jan Evangelista Purkyně University in Ústí nad Labem, is a leading Czech creator of porcelain sculptures and a reviver of the Czech porcelain industry. His original and product designs are represented in both Czech and international collections.

Antonín Tomášek, artiste plasticien, designer de céramique et de porcelaine, dirigel'atelier de céramique et de porcelaine à la Faculté des arts et de design à l’Université Jan Evangelista Purkyně à Ústí nad Labem. Il est l'un des principaux créateurs tchèques de sculptures en porcelaine et un rénovateur de l'industrie porcelainière du pays. Ses œuvres originales et ses produits sont représentés dans des collections tchèques et étrangères.

BRONSON, 2023 porcelain, wood

50 × 50 × 25 cm

FISHING COLLECTION, 2021 porcelain, underglaze decoration various sizes

CHARLES

Markéta Vutru (1986)

In her work, Markéta Vutru, a multidisciplinary artist based in Prague, merges two contrasting strategies: strictly symmetrical objects with clear rules and organically shaped forms. She explores the concept of Hybrid Form / Functional Objects. Using the traditional coil-building technique, her pieces evoke a totemic presence that blends echoes of the past with futuristic aesthetics.

Markéta Vutru, artiste multidisciplinaire travaillant à Prague, combine dans son œuvre deux stratégies contrastées : des formes strictement symétriques avec des règles claires et des objets organiques. Vutru travaille avec le concept Hybrid Form / Functional Objects. Elle utilise la technique de construction manuelle à partir de rouleaux d'argile, pour créer des objets à la présence totémique, oscillant entre le passé et le futur.

FUTURES

× 9 × 28 cm

ANCIENT FUTURES (Grey), 2025

31 × 23 × 9 cm

STRANGER THINGS, 2025

32 × 30 cm

Metal

Contemporary Czech jewelry and metalwork oscillate between tradition, craftsmanship, and free artistic expression. The selection showcases the diversity of Czech jewelry and blacksmithing: from classic goldsmithing to original jewelry and contemporary intermedia experiments that combine design, art, and performance.

La forme actuelle des bijoux tchèques et le travail du métal oscillent entre tradition, précision artisanale et liberté artistique. La sélection montre la diversité de la joaillerie et de l'art de la forge tchèques : des lignes classiques de l'orfèvrerie artisanale aux bijoux d'auteur, en passant par les expériences intermédiales contemporaines qui relient le design, l'art et la pratique performative.

ARTISTS

BELDA (Jiří BELDA, Viktorie BELDOVÁ)

Ondřej NAVRÁTIL

Janja PROKIĆ

Tomáš ROUBAL

Anna RUSÍNOVÁ

SELMECI KOCKA JUSKO

Zdeněk VACEK

BELDA (founded 1915)

As the longest-running family jewellery business in Czechia, Belda (since 1915) represents a continuous line of modernist design, and technical perfection, which has become a symbol of functionality combined with aesthetics in the Czech environment. The family focuses on the restoration, design, and manufacture of jewellery and various trophies. Since 1966, it has been caring for the Czech crown jewels and has produced two copies of the St. Wenceslas Crown.

La plus ancienne bijouterie familiale de Tchéquie, Belda (depuis 1915), incarne une ligne continue de design moderniste et de perfection technique, devenue synonyme en République tchèque de l'alliance entre fonctionnalité et esthétique. La famille se consacre à la restauration, à la conception et à la fabrication de bijoux et de divers trophées. Depuis 1966, elle est chargée des joyaux de la couronne tchèque et a réalisé deux copies de la couronne de Saint-Venceslas.

01

Jiří BELDA BROOCH

Czech garnet, silver

02/03

Viktorie BELDOVÁ

LEAF

925 silver, tourmaline 2023

Ondřej Navrátil

Ondřej Navrátil studied sculpture at the Academy of Fine Arts in Prague after training as an artistic blacksmith. In addition to sculpture, he also creates comics. His sculptural work is strongly narrative, which is why he often refers to his pieces as “sculptural comics.” He draws much of his inspiration from Greek mythology, and his favorite god is Hermes.

Après une formation de forgeron artistique, Ondřej Navrátil s’est tourné vers la sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Prague. Outre la sculpture, il se consacre également à la création de bandes dessinées. Son travail sculptural intègre des éléments narratifs marqués, d’où sa qualification fréquente de « bandes dessinées sculpturales ». Il puise principalement son inspiration dans la mythologie grecque, son dieu préféré étant Hermès.

01

RESTING DISCOBOLOS

hammered copper 75 × 100 cm

02

HUNT ON BOAR (diptych, sculptural comics, relief), 2023 fired clay and hammered copper 120 × 75 cm

Janja Prokić (1984)

Janja Prokić is a jewelry designer of Serbian origin based in Prague. She studied at both AVU and UMPRUM, where she turned her focus on original jewelry as a personal expressive medium. Her collections serve as visual diaries, inspired by shamanism, nature, symbolism, and dreams. She perceives jewelry as a talisman imbued with story and meaning. Her works are represented in galleries worldwide.

Janja Prokić, créatrice de bijoux d’origine serbe, vit à Prague. Elle a étudié à l'Académie des Beaux-Arts et à l’Université des arts appliqués de Prague (l’UMPRUM), où elle s'est lancée dans la création de bijoux comme moyen d'expression personnelle. Ses collections sont conçues comme des journaux visuels inspirés du chamanisme, de la nature, du symbolisme et des rêves. Prokić considère les bijoux comme des talismans, porteurs d'une histoire personnelle. Ses créations sont exposées dans des galeries du monde entier.

HOMA CROWN, 2018 gilded silver, enamel, sapphires, amethysts, velvet 45 × 30 × 30 cm 02

RING GREAT STARRY FOREST, 2024 14k gold, Mozambican aquamarine, diamonds

NECKLACE WITH A HEART LOCKET, 2024 14k rose gold, diamonds

Tomáš Roubal (1982)

The work of Tomáš Roubal, a sculptor, illustrator and graduate of the Academy of Fine Arts and Design in Bratislava, is characterized by a clear visual compression and direct commentary on current political and social issues. In recent years, he has focused on metal sculpture, ranging from monumental to subtle forms. His minimalist approach emphasizes a clear message over aesthetic embellishment.

Tomáš Roubal, sculpteur et dessinateur diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Bratislava, se distingue par une concision visuelle et une réactivité aux enjeux sociaux et politiques contemporains. Ces dernières années, il travaille le métal et crée des objets monumentaux et subtils. Ses œuvres privilégient la simplicité de la forme, non pour l’esthétique, mais pour une communication directe.

226

268

278

WEB #3, 2024 steel
× 55 × 31 cm
WEB #1, 2024 steel
× 170 × 69 cm
SPAM, 2024 steel
× 40 × 49 cm

Anna Rusínová (1998)

The work of artist Anna Rusínová oscillates between contemporary jewelry and wearable objects resembling small-scale sculptures. Her practice incorporates historical references, transformed through speculation, nostalgia, and personal memory. She explores the relationship between object and body, creating wearable structures that blur the boundaries between jewelry, object, and embodied narrative.

L'artiste Anna Rusínová évolue entre la joaillerie contemporaine et les objets corporels proches de la petite sculpture. Dans son travail, elle utilise des références historiques qu'elle transforme à travers la spéculation, la nostalgie et l'expérience personnelle. Rusínová explore la relation entre l'objet et le corps, créant ainsi des structures portables qui brouillent les frontières entre le bijou, l'objet et la mémoire.

01

I SWAPPED MY SLIP SLIPPERS FOR LEAD ONES, 2024

brass and copper chainmail, latex, silk, white brass 30 × 40 × 150 cm

02

NOSTALGIAMAXXING, 2024

brass and copper chainmail, latex, white brass, lost-wax casting 210 × 150 × 20 cm

03

STRANGELY FAMILIAR, 2022

hammered titanium-zinc various sizes 50 × 30 × 35 cm

Selmeci Kocka Jusko

Alex Selmeci (1994) and Tomáš Kocka Jusko (1994) form an artistic duo known for complex intermedia installations and object collections servings energy records. They challenge traditional exhibition formats and explore the relationship between visual representation, memory, and perception through layered spatial structures. Both studied at the Academy of Fine Arts in Prague.

Le duo Alex Selmeci (1994) et Tomáš Kocka Jusko (1992) crée des installations intermédiales et des collections d'objets qui agissent comme des enregistrements énergétiques. Ils questionnent les formats traditionnels des expositions et, à travers la superposition de structures spatiales, explorent le lien entre représentation, mémoire et perception. Tous deux sont diplômés de l'Académie des Beaux-Arts de Prague.

(1994 / 1992)

SAMPLE 0035, 2022

SAMPLE 0036, 2022 MDF, steel, glue

9 × 12 × 30 cm 03

SAMPLE 0021, 2022

MDF, filler, aluminum, steel, leather, glue

7 × 10 × 35 cm

Zdeněk Vacek (1980)

Jeweler, designer, and artist Zdeněk Vacek has been one of the most prominent figures in Czech jewelry for 25 years. He mainly focuses on custom-made jewelry, which are dream pieces and personal amulets. However, his artistic expression requires greater freedom and scale. Over the past five years, he has been moving towards object art and creating multi-genre installations that push the boundaries of current technical and technological possibilities. He collaborates with leading industrial manufacturers and innovators (3D printing, additive manufacturing, etc.).

Le joaillier, designer et artiste Zdeněk Vacek est l'une des personnalités les plus marquantes de la joaillerie tchèque depuis 25 ans. Il se consacre principalement à la création de bijoux sur mesure, qui sont des bijoux de rêve et des amulettes personnelles. Mais son expression artistique exige une plus grande liberté et une plus grande envergure. Au cours des cinq dernières années, il s'est orienté vers l'art objet et crée des installations multigenres, dans lesquelles il explore les limites des possibilités techniques et technologiques actuelles et collabore avec des fabricants industriels et des innovateurs de pointe (impression 3D, fabrication additive, etc.).

01

EIDOLON – 3D scan of the figure of Zdeněk Vacek, magnetic statue

1/1 in a series of six originals, 2025

40 × 21 × 30 cm

02 PUK Earrings with Bohemian Garnet, 2022

18k gold, Czech garnet

03

PRIVAT GOLD EARRINGS

– Mother’s Hair, 2025 black and gray diamonds, stainless steel, gold, hair

201 DE MAINS DE MAÎTRES
Les artistes Luxembouregois

The textile section shows how powerful and multi-layered a material can be, connecting landscape, identity, and memory while transforming everyday life into a visual experience.

La section textile montre à quel point ce matériau peut être puissant et complexe, reliant le paysage, l'identité et la mémoire tout en transformant le quotidien en expérience visuelle.

Textile

The textile section shows how powerful and multi-layered a material can be, connecting landscape, identity, and memory while transforming everyday life into a visual experience.

La section textile montre à quel point ce matériau peut être puissant et complexe, reliant le paysage, l'identité et la mémoire tout en transformant le quotidien en expérience visuelle.

ARTISTS

Petra GUPTA VALENTOVÁ

Aleš HNÁTEK

Miroslava KLESALOVÁ

Zuzana KUBÍČKOVÁ

Martin PONDĚLÍČEK

Kateřina ŠŤASTNÁ

Veronika VELČOVSKÁ JIROUŠKOVÁ

Šárka ZEJDOVÁ

Petra Gupta Valentová (1974)

Conceptual and multimedia artist Petra Gupta Valentová explores the questions of identity, memory, textiles, and the craft of hand block printing and dyeing, as well as the cultural and intellectual rights of indigenous craft communities. She collaborates with block makers and blueprint (indigo) workshops in Czechia and with indigenous printing communities in Bagru, Rajasthan, India. The principles of collaborative design guide her work with artisans. Petra’s creative practice is inspired by the Anthropocene, droughts, and local flora.

L'artiste conceptuelle et multimédia Petra Gupta Valentová s'intéresse aux thèmes de l'identité, de la mémoire, du textile et des techniques artisanales d'impression et de teinture à la main. Elle s'intéresse également aux droits culturels et intellectuels des communautés artisanales traditionnelles. L'artiste collabore avec des fabricants de blocs d'impression et des ateliers de teinture à l’indigo en République tchèque, ainsi qu'avec des communautés d'imprimeurs au Rajasthan, en Inde. Son travail avec les artisans repose sur les principes du design collaboratif. La pratique artistique de Valentová s'inspire de l'anthropocène, de la sécheresse et de la flore locale.

01

STOOL “MANDARIN” BLUE, 2023

linen, indigo print

diameter 30 × 40 cm

02

WEED 1

indigo print on cotton, and the form 2019 w: 140 cm

Aleš Hnátek

In his work, Aleš Hnátek combines tradition, artistic craftsmanship, and sustainability. The collections are based on unique archival textiles and vintage materials, giving them a new lease on life. Each piece is unique, with a focus on quality, functionality, and aesthetics. Here, sustainability is not just a trend but rather a core value reflected in local production and thoughtful consumption. The result is timeless, wearable art that stands apart from fleeting fashion trends.

Les créations d'Aleš Hnátek allient tradition, artisanat artistique et durabilité. Ses collections s'appuient sur des tissus d'archives uniques et des matériaux anciens auxquels il donne une seconde vie. Chaque création se distingue par son originalité, sa qualité et sa fonctionnalité, tout en restant esthétique. La durabilité n'est pas seulement une tendance, mais une valeur fondamentale qui se reflète dans la production locale et la consommation réfléchie. Il en résulte des vêtements artistiques, intemporels et faciles à porter, qui ne sont pas soumis aux tendances éphémères de la mode.

THE CHAIR SERIES, 2019

clothing, textile, footwear, chair 150 × 100 × 100 cm

WARDROBE 2, 2025 clothing, textile

Miroslava Klesalová (1985)

The work of visual artist Miroslava Klesalová is rooted in a conceptual examination of landscape as a culturally, historically, and economically shaped space. She works with soft, tactile materials such as fabric, paper, or geotextiles, combining graphic and textile techniques. Her spatial fragments reflect the transformations of landscape and personal connection to land and memory of her native region.

Le travail de l'artiste visuelle Miroslava Klesalová repose sur une exploration conceptuelle du paysage en tant qu'espace façonné par la culture, l'histoire et l'économie. Elle travaille avec des matériaux souples et tactiles tels que le textile, le papier ou le géotextile, dans lesquels elle combine des techniques graphiques et textiles. Il en résulte des fragments spatiaux qui reflètent les transformations du paysage, le rapport à la terre et la mémoire personnelle de son lieu d’origine.

01

2182/2, 2025

geotextile, quilted by hand sewing machine

130 × 112 cm

02

280/1, 2025

geotextile, quilted by hand sewing machine

150 × 90 cm

03

792/2, 2025

geotextile, quilted by hand sewing machine

130 × 120 cm

Zuzana Kubíčková (1984)

Zuzana Kubíčková is a leading Czech fashion designer known for her meticulous craftsmanship, feminine silhouettes, and use of luxurious materials. She graduated from UMPRUM in Prague. Drawing inspiration from vintage fashion and historical garments, she gives them a modern twist. Her designs are worn by both Czech and international celebrities.

Zuzana Kubíčková est une créatrice de mode tchèque de premier plan, reconnue pour son savoir-faire artisanal précis, ses silhouettes féminines et ses matériaux luxueux. Elle est diplômée de l'UMPRUM à Prague. Kubíčková puise son inspiration dans la mode vintage et les vêtements historiques, qu'elle revisite dans un style moderne. Ses créations habillent des célébrités, tant tchèques qu’internationales.

01 COUTURE, 2023

set made of artificial leather, handdyed top created using the hand technique smocking

01 MORPHOLOGY, 2025

set made of silk organza: jacket from hand-cut silk organza pieces, skirt from silk organza – laser-cut motif

Martin Pondělíček (1992)

Martin Pondělíček, visual artist and PhD candidate at UMPRUM, explores embroidery as a medium of memory and identity across hand, machine, and digital techniques in his work. He was a research assistant in Jitka Škopová’s project on digital embroidery with glass. The themes he touches on include time, mythology, and layered visual narration. He completed a residency at MeetFactory in Prague.

Martin Pondělíček, artiste plasticien et doctorant à l'UMPRUM, explore la broderie artisanale, mécanique et numérique, comme moyen d'expression de la mémoire et de l'identité. Il a contribué comme chercheur au projet de Jitka Škopová dédié aux composants en verre sur textile. Il s'intéresse au temps, aux mythes et à la stratification narrative des structures visuelles. Il a effectué une résidence à MeetFactory.

01 I CARESS YOU, YOU CARESS ME, 2020 glass bead embroidery 28 × 14 cm

02 BE VESUVIUS TO MY HERCULANEUM, 2021 Luneville embroidery with glass beads

182 × 40 cm

03

CHLOROPHILIA, 2021 embroidery, knitting

250 × 150 cm,

30 × 5 × 5 cm,

30 × 15 × 15 cm,

25 × 5 × 5 cm

Kateřina Šťastná

Kateřina Šťastná, a graduate of the Academy of Fine Arts in Prague, has long been exploring the themes of physicality and personal relationships in her work. She captures these themes through stylised figures, whose appearance is influenced by her idea of breath as defined by the shape of the human body. She uses figures as a personal language and a way of recording. Her recent work has been on the borderline between sculpture and textile techniques.

Kateřina Šťastná diplômée de l'Académie des Beaux-Arts de Prague, s'intéresse depuis longtemps dans son travail au thème de la corporéité et des relations personnelles. Elle les représente à travers des figures stylisées, dont l'apparence traduit sa vision du souffle lorsqu’il est modelé par la forme du corps humain.. Šťastná utilise les figures comme un langage personnel, un moyen d'expression. Son travail récent se déploie à la croisée de la sculpture et du textile.

VISTA DARSENA II, 2025 glass bead embroidery 35 × 20 cm 02 MY BODY NEXT TO YOURS, 2025 glass bead embroidery 125 × 175 cm

BODY OF BREATH, 2023 plaster

50 × 40 × 40 cm

Veronika Velčovská Jiroušková (1979)

Czech designer and visual artist Veronika Velčovská Jiroušková (1979) graduated from the prestigious Central Saint Martins College of Art in London, specializing in interior and spatial design. She became renowned primarily for designing window displays for luxury brands, including Hermès. In 2023, she launched her own brand of original brocades, Maison Vunka, which draws inspiration from Czech folklore and natural motifs.

La designer et artiste plasticienne tchèque Veronika Velčovská Jiroušková (1979) est diplômée du Central Saint Martins College of Art de Londres, où elle s'est spécialisée dans le design d'intérieur et aménagement de l'espace. Elle s'est surtout fait connaître par la conception de vitrines pour des marques de luxe telles que Hermès. En 2023, elle fonde Maison Vunka, sa marque de brocarts, dont les créations s'inspirent du folklore tchèque et de motifs naturels.

01 BROCADE BALL (Small), 2024 brocade

35 × 35 cm 02 A HAT for BEATIFUL WORK, 2023 leather, metal

20 X 35 cm

MAISON VUNKA: COLLECTION OF BROCADE TIES, 2025 brocade

150 × 10 cm

The footwear designer distinctively combines leather and straw in her work, transforming simple natural materials into garments presenting significant aesthetic and conceptual value. She uses natural biodegradable materials, applying an approach close to zero waste and recycling-upcycling concepts. Through experimental forms, she demonstrates how traditional materials can be transformed into haute couture while simultaneously raising questions of environmental and cultural memory.

La créatrice de chaussures associe de manière originale cuir et paille, transformant ce matériau naturel en vêtements à forte valeur esthétique et conceptuelle. Elle travaille avec des matériaux naturels biodégradables et applique une approche proche des concepts zéro déchet et recyclage-surcyclage. À travers des formes expérimentales, Zejdová démontre comment les matériaux traditionnels peuvent être transformés dans un contexte de haute couture tout en soulevant des questions écologiques et culturelles.

01

TRACTOR BOOTS, from the collection HARVEST RTW24, 2024 footwear, mixed technique

02

STRAW SHOES, HARVEST, 2023 footwear, mixed technique

EVERYTHING YOU NEVER WANTED, 2025 combined textile techniques

Beautiful Beau

Sixty product design students from four major Czech art universities have teamed up with masters of traditional crafts to create a unique set of applied objects. These blend the young designers' sensitive takes on traditional shapes and decors with precise craftsmanship of experienced masters.

The project presents Czech craftsmanship and folk art in new contexts, offers a specific perspective in relation to original folk art, provides an alternative to the concept of today's interior design, and addresses the current demand for authentic and sustainable objects.

The project intends to convince young people that contemporary craftsmanship can serve as a model for a new lifestyle of returning to nature, the need for self-anchoring, and a sense of pride in one's traditions. The project also aims to raise awareness about traditional handicrafts among potential successors.

Czech, Moravian and Silesian folk art is presented in the form of valuable artefacts or functional, highly aesthetic products of home and clothing culture, and shown in the context of contemporary design, architecture, and fashion.

The exhibited objects can be perceived through the lens of newly established relationships. Each object on display represents the relationship between two people a young designer

and a master of traditional crafts. Among the more than forty artefacts, visitors can admire, for example, the work of Adam Kvaček from Prague's Academy of Arts, Architecture, and Design (UMPRUM), who focused on the processing of typha and created a modern urban handbag. Anastazia Mazur from the Faculty of Art and Design at Jan Evangelista Purkyně University in Ústí nad Labem designed an object showing a sculpture-like concept: a mirror knitted from reed, which can be used as a an impressive and dominant feature of a modern interior.

The exhibition presents old techniques dating deep back to history yet now practiced by only the last few masters of traditional crafts. These include knitting with typha, embroidery with fish scales, smoked pottery, and scraping of traditional leather shoes. "In this project, it was essential for the students to encounter the reality of disappearing crafts and to find a way to preserve them for the future. The artists managed to transform the techniques to serve the needs of the 21st century. This could never have been achieved without the opportunity to work with the masters of the old technologies, learning about them and the craft. Thanks to this, students gained a new perspective and respect for traditional crafts", says Michal Froněk, head of the Product Design Studio at the Academy of Arts, Architecture, and Design in Prague (UMPRUM).

Work Travail

60 étudiants en design de produits, issus de quatre grandes universités d'art tchèques, se sont associés à des maîtres artisans traditionnels pour créer un ensemble unique d'objets appliqués. Ils allient l'adaptation sensible des formes et des décors traditionnels par les jeunes designers au savoir-faire précis des maîtres expérimentés.

Le projet présente l'artisanat et l'art populaire tchèques dans de nouveaux contextes, offrant une lecture contemporaine de ces traditions, proposant une alternative au design d’intérieur actuel tout en répondant au désir d'objets authentiques et durables.

L’exposition invite les jeunes à considérer l'artisanat contemporain comme un modèle pour un mode de vie en harmonie avec la nature, soi-même et ses traditions.. Le projet vise également à populariser l'artisanat traditionnel auprès de ceux qui en assureront la relève.

L'art populaire tchèque, morave et silésien se dévoile à travers des objets précieux ou fonctionnels et très esthétiques issus de la culture domestique et vestimentaire, exposés dans une perspective contemporaine de design, d’architecture et de mode.

Les objets exposés peuvent se lire à travers le prisme de relations nouvellement établies. Chaque objet exposé symbolise le lien entre un jeune designer et un maître artisan traditionnel. Parmi plus de quarante artefacts, on découvre, par exemple, le

sac à main urbain moderne d’Adam Kvaček (UMPRUM, Prague), fruit d’un travail original sur le typha. Un objet au concept quasi sculptural, un miroir tricoté en roseaux, a été conçu par Anastazia Mazur (Faculté d’art et de design, Université Jan Evangelista Purkyně, Ústí nad Labem). Elle a créé un objet pouvant devenir un élément spectaculaire et central dans un intérieur moderne. L'exposition met en lumière des techniques anciennes, pratiquées depuis longtemps et préservées par les derniers maîtres artisans traditionnels. On y découvre le tricotage de typha, la broderie d’écailles de poisson, la poterie fumée et le grattage de chaussures en cuir traditionnelles. « Dans le cadre de ce projet, il était essentiel que les étudiants prennent conscience dela réalité des métiers en voie de disparition et d'imaginer leur continuité pour demain. Ils ont réussi à adapter ces techniques aux besoins du XXIe siècle. Tout cela n'aurait été possible sans le privilège de travailler avec les maîtres des anciennes techniques et de s’imprégner de leur art. Grâce à cela, les étudiants ont acquis une nouvelle perspective et un profond respect pour l'artisanat traditionnel », explique Michal Froněk, directeur du studio de design de produits à l'UMPRUM, Prague.

Beautiful Beau

Adam Kvaček for Beautiful Work

Cattails Propaganda, 2022

Craftwork & Consultation:

Iveta Dandová, Adam Kvaček

Technique: cattail weaving

Material: cattails, canvas

60 × 40 cm

Anastasia Mazur for Beautiful Work

Faculty of Art and Design

- J. E. Purkyně University in Ústí n. Labem

Nami Series, 2022

Craftwork & Consultation:

Barbora Hrdinová, Anastasia Mazur

Technique: traditional basket weaving

Material:

basket reed, pigmented with natural walnut dye

110 × 68 × 9 cm

Jaroslava Příhodová for Beautiful Work

For You, 2024

Technique: cut and carved eggshell – combined technique

Materials: eggshell, hair, nickel, stainless steel, sterling silver, rubber and plastic

5.7 × 4.4 × 6.3 cm

Michal Cimala for Beautiful Work

Advent Masks, 2024

Craftwork:

Jaroslav Frencl, Michal Cimala

Technique: hand-carving and fire-scorching

Material: oak wood

45 × 32 × 6 cm

Work Travail

Tereza Bláhová for Beautiful Work

Embroidered Shirt, 2022

Craftwork & Consultation: Klára Halíčková

Technique: Horňácko-region embroidery

Material: linen cloth, cotton floss

52 × 65 cm

Robert Vlasák for Beautiful Work

Iron-Cast Baskets, 2022

Technique: multiple-part mold casting

Material: iron-carton alloy

26 × 26 × 11 cm; 29 × 29 × 13 cm

Ladislav Sutnar for Beautiful Work

Hand-Woven Carpet, Design from the 1920s,

first reproduced since its creation in 2020

Craftwork: Moravian Tapestry

Manufactory

Technique: hand-woven techniques

Material: New Zealand wool

200 × 300 cm

Kateřina Plamitzerová for Beautiful Work

Blouse with Bobbin Lace, 2023

Technique: bobbin lace

Material: 100% linen thread

38 × 44 cm

LIVE PERFORMANCES & CREATIVE WORKHOP

19 - 23 NOVEMBER 2025

LIVE PERFORMANCE:

GLASS GRINDING AND ENGRAVING: MOSER

Tomáš Lesser (1975) is a Czech engraver and holder of the title Knight of Arts and Letters from the French Ministry of Culture. He creates works that stand out for their unique atmosphere, narrative, and liveliness. He achieves this by gradually uncovering the colorful layers of crystal, with a sculptural eye for detail and his own distinctive style. He works for MOSER, a famous brand of lead-free crystal and glassworks.

Gravier tchèque, nommé Chevalier des Arts et des Lettres par le ministère français de la Culture, Tomáš Lesser (1975) crée des œuvres qui se distinguent par leur atmosphère, leur intrigue et leur vivacité uniques.

Par son sens sculptural du détail et son style singulier, il fait apparaître peu à peu les riches couches colorées du cristal.

LIVE PERFORMANCE:

BOBBIN LACE

Jiřina Rejentová (1966) a master of hand-made bobbin lace, transforms this traditional craft into modern, contemporary art with her unique artistic approach. She specializes in designing and producing jewelry, interior decorations, and lace for clothing. She likes to experiment with different materials and works sensitively with color shades, placing great emphasis on detail and precision in each piece.

Maîtresse de la dentelle au fuseau, Jiřina Rejentová (1966) transforme cet artisanat traditionnel en art moderne et contemporain grâce à son approche artistique unique. Elle se consacre à la conception et à la réalisation de bijoux, de décorations d’intérieur et de dentelles pour vêtements. Rejentová aime expérimenter avec différents matériaux et travaille avec sensibilité les nuances de couleurs, en accordant une grande importance aux détails et à la précision de chaque pièce.

CREATIVE WORKSHOP:

KOULIER

Koulier was founded in 2021 to preserve the traditional craft of blown Christmas decorations and offer employment to glassblowers and painters from a closed workshop, which was one of the last ten still in operation. In the creative workshop, anyone can paint their own decorations using basic techniques.

La société Koulier, fondée en 2021, a pour objectif de préserver l’artisanat traditionnel des décorations de Noël soufflées à la bouche et d’offrir un emploi aux souffleurs et peintres d’une usine fermée, l’une des dix dernières encore en activité. Dans l’atelier créatif, chacun peut peindre sa décoration à l’aide de techniques de base.

Wednesday 19 NOVEMBER

10 AM - 1 PM

Bobbin Lace

3 PM - 5 PM

Christmas decoration Thursday 20 NOVEMBER

10 AM - 1 PM

Christmas decoration

3 PM - 5 PM

Bobbin Lace Friday 21 NOVEMBER

3 PM - 5 PM

Glass grinding and engraving Saturday 22 NOVEMBER

3 PM - 5 PM

Glass grinding and engraving Sunday 23 NOVEMBER

10 AM - 1 PM

Glass grinding and engraving

Iva MRÁZKOVÁ: Liberty & Creation

3-6 PM 22 - 23 NOVEMBER

2025 Liberté et création

ARTIST AND AMBASSADOR’S TALK

EMBASSY OF THE CZECH REPUBLIC IN LUXEMBOURG

Iva Mrazková came to Luxembourg in July 1989. Her magnificent work measuring 270 x 160 cm entitled “Building a New Cathedral” was created several months after her arrival in the country, during the days of the Velvet Revolution (fall of the communist regime) in Czechoslovakia in 1989. She is exhibiting several canvases and bronze sculptures related to the title of the exhibition in the gallery of the Embassy of the Czech Republic. The presentation will be concluded with a Japanese-bound book that was exhibited in May last year at EXPO OSAKA 2025. Three Corten-steel sculptures will be placed on the embassy’s garden grounds for this occasion.

Sculpture "ENERGY", Iva Mrázková 2022

Realisation: Jean Bichel Enovos, Esch sur Alzette (L)

Photo: Juliane Duhr

Liberty and Creation

Iva Mrazková est arrivée au Luxembourg en juillet 1989. Son œuvre grandiose, intitulée « La construction d’une nouvelle cathédrale » et mesurant 270 x 160 cm, a été réalisée quelques mois après son arrivée dans le pays, pendant les jours de la révolution de velours en Tchécoslovaquie en 1989. Elle expose plusieurs toiles et sculptures en bronze en rapport avec le titre de l’exposition dans la galerie de l’ambassade de la République tchèque. La présentation se terminera par un livre à reliure japonaise, qui a été exposé en mai dernier à l’EXPO OSAKA 2025. Trois sculptures en acier/corten seront installées pour l’occasion dans le jardin de l’ambassade.

Czechia-Luxembourg painter and sculptor Iva Mrázková (1964) graduated from the Academy of Fine Arts in Prague. Since 2021, she has participated in the De Mains De Maîtres biennial with her Corten-steel sculptures, together with artistic blacksmiths. Her works can be seen in public spaces and parks. She was named a Knight of the Order of the Oak Crown (2023) for her memorial created for the Lycée Hubert Clément.

La peintre et sculptrice tchéco-luxembourgeoise Iva Mrázková (1964) est diplômée de l’Académie des BeauxArts de Prague. Depuis 2021, Mrázková participe à la biennale De Mains De Maîtres avec ses sculptures en acier/ corten, aux côtés d’artistes forgerons. Ses œuvres sont exposées dans des espaces publics et des parcs. En 2023, elle a été nommée chevalier de l’Ordre de la Couronne de chênepour le mémorial qu’elle a créé pour le Lycée Hubert Clément.

ENERGIE

20 × 20 × 25 cm

MANGROVE

40 × 18 × 50 cm

HABITS I, 2015

acrylique sur toile

130 × 200 cm

CONSTELLATION II, 2021

acrylique sur toile

190 ×140 cm

FÉMINITÉ, 2015

acier / corten

300 × 60 × 60 cm

SLAVONICE WORKSHOP

Construction craft workshop Slavonice is an association of people who live and work in Slavonice, located at the border triangle of Bohemia, Moravia, and Lower Austria. They use traditional building techniques to renovate old houses, churches, underground spaces, and historic sites, and they also construct new buildings. They are interested in preserving cultural heritage for themselves and future generations. The association is 33 years old this year. It was founded in 1993 by several people from various fields, and Petr Chadim, the association’s builder, has remained with it to this day. He was gradually joined by his family. The workshop employs local people, but it is also a place where other craftsmen and masters can come together when needed.

The workshop is located in a former brewery, whose original Jewish owners were forced to leave. After the revolution, it was left in ruins, which the workshop gradually transformed into a beautiful complex featuring not only construction facilities and craft workshops, but now also a restaurant, a dormitory, and spaces for lectures and other social events. Around 2020, things looked bad for the workshop, but it managed to survive and even expanded with another complex, a craft school. The school was also created as a challenge for the future, so that schools and universities could find a base here and young students could get to know the building crafts.

Two important personalities were also involved in the workshop. The first was Petr Rezek (1948-22), a philosopher but rather a teacher of thinking, who was also interested in manual philosophy and crafts and founded the Manual Propaedeutics workshop at the site for architecture students at the Technical University in Liberec. The second was master carpenter Petr Růžička (1954-23), who was instrumental in the revival of traditional carpentry in our country. He devoted himself to circular geometry, and his constructions and cranes (e.g., the crane based on the Bible of Wenceslas IV or Brunenelleschi’s design) attracted a lot of attention.

The workshop has beautiful spaces. Architects often come and ask, “Who designed this for you? That is so beautiful. The builder just smiles discreetly under his beard.

L’atelier de construction artisanale Slavonice est une association de personnes qui vivent et travaillent à Slavonice, au carrefour de la Bohême, de la Moravie et de la Basse-Autriche. Ils rénovent des maisons anciennes, des églises, des souterrains, des lieux historiques, et construisent également de nouveaux bâtiments. Ils s’intéressent à la préservation du patrimoine culturel pour eux-mêmes et les générations futures. La forge existe depuis 33 ans. L’atelier a été fondée en 1993 par plusieurs personnes issues de différents domaines. À ce jour, seul Petr Chadim, le constructeur de la forge, est resté. Sa famille l’a progressivement rejoint. L’atelier emploie des locaux, mais il sert également de lieu de rassemblement pour d’autres artisans et maîtres artisans lorsque cela est nécessaire.

L’atelier est situé dans une ancienne brasserie appartenant à des propriétaires juifs qui ont dû partir. Après la révolution, il n’en restait qu’une ruine, que l’atelier a progressivement transformée en un magnifique complexe où on dispose non seulement d’installations de construction et d’ateliers artisanaux, mais aussi d’un restaurant, d’un dortoir et d’espaces pour des conférences et d’autres événements sociaux. Vers 2020, la situation de l’atelier semblait mauvaise, mais elle a réussi à survivre et s’est même agrandie avec un nouveau complexe, une école d’artisanat. L’école a également été créée comme un défi pour la poursuite et l’avenir, afin que les écoles et les universités y trouvent un pied-à-terre et que les jeunes étudiants puissent découvrir la forge, ce qui est déjà le cas aujourd’hui.

Deux personnalités importantes se sont également rencontrées à l’atelier. La première était Petr Rezek (1948-22), philosophe mais plutôt enseignant de la pensée, qui s’intéressait entre autres à la philosophie manuelle et à l’artisanat et qui a fondé à la forge un atelier de propédeutique manuelle pour les étudiants en architecture de l’université technique de Liberec. Le second était le maître charpentier Petr Růžička (1954-23), qui a contribué à la renaissance de la charpenterie traditionnelle dans notre pays, s’est consacré à la géométrie circulaire et dont les réalisations de constructions et de grues (par exemple, la grue selon la Bible de Venceslas IV ou selon le projet de Brunenelleschi) ont suscité un vif intérêt.

L’espace offre de beaux endroits. Les architectes viennent souvent nous demander : « Qui vous a conçu ces magnifiques locaux ? » Le constructeur sourit discrètement sous sa barbe.

CURATORS COMISSAIRES

Denisa A. Šedivá

Arts manager, author, and curator Denisa A. Šedivá (1978) lived in Belgium for 10 years, where she worked in cultural diplomacy and promoted Czech art and design. She wrote a book about Czech cultural identity called ABCZ aneb H jako Havel (ABCZ or H as in Havel). After returning to Czechia, she became the curator and manager of the Křehký collectible design and art brand, for which she organizes the annual Křehký Mikulov art design festival and helps artists establish themselves abroad.

Manager artistique, auteure et commissaire, Denisa A. Šedivá (1978) a vécu 10 ans en Belgique, où elle a œuvré dans la diplomatie culturelle en particulier pour la promotion du design tchèque. Elle a écrit un livre sur l’identité culturelle tchèque intitulé ABCZ ou H comme Havel De retour en Tchéquie, elle est commissaire et manager de la marque de design et d’art de collection Křehký, pour laquelle elle prépare chaque année le festival d’art et de design Křehký Mikulov. Elle aide également les créateurs à se faire connaître à l’étranger.

Romana Drdová

Romana Drdová (1987) is an artist and curator based in Prague, whose work includes installations, performance, design, and material experimentation. Her practice explores questions of identity, embodiment, and transformation, often using costumes, objects, and performative strategies to negotiate the borderline between the inner and outer self. In addition to her artistic work, she focuses on interdisciplinary approaches combining art, design, and critical theory. She currently runs THE DESIGN gallery in Prague, where she curates exhibitions at the intersection of contemporary art and design.

Romana Drdová (1987) est une artiste et conservatrice basée à Prague. Elle travaille avec l’installation, la performance, le design et les expériences matérielles. Son œuvre explore les questions d’identité, de corporéité et de transformation, utilisant souvent des costumes, des objets et des stratégies performatives pour négocier la frontière entre le moi intérieur et extérieur. Outre son travail artistique, elle s’intéresse aux approches interdisciplinaires qui relient l’art, le design et la théorie critique. Drdová dirige actuellement la galerie THE DESIGN à Prague, où elle organise des expositions à la croisée de l’art contemporain et du design.

ARCHITECTS/ SET DESIGNERS

Josef Tomšej

Josef Tomšej (1990) is an exhibition designer and craftsman. Through his critical approach to craft heritage, he challenges conventional ideas about materials and objects, blurs the boundaries of usability, and questions the established principles in the field of product design and exhibition design. He currently works at the Faculty of Art and Design at J. E. Purkyně University in Ústí nad Labem and collaborates with both exhibition and commercial galleries, including the Museum of Decorative Arts in Prague.

Josef Tomšej (1990) est designer d’exposition et artisan. Grâce à son approche critique de l’héritage artisanal,il interroge les idées reçues sur les matériaux et les objets, brouille les frontières de l’utilisabilité et défie les principes établis du design de produits et des expositions. Tomšej travaille aujourd’hui à la Faculté des arts et du design de l’Université J. E. Purkyně à Ústí nad Labem et collabore avec des galeries variées, notamment le Musée des arts décoratifs de Prague.

Jiří Žid

JIří Žid (1983) is an architect and one of the founders of the architectural studio re:architekti, which he co-manages. He also works at the Faculty of Art and Architecture at Technical University Liberec, where he runs an architectural studio and, following in the footsteps of Petr Rezek, leads a student workshop in Slavonická Huť and the faculty library.

Jiří Žid (1983) est architecte et l’un des fondateurs du cabinet d’architecture re:architekti, qu’il codirige. Il enseigne également à la Faculté des arts et d’architecture de l’Université technique de Liberec, où il dirige un atelier d’architecture et, après Petr Rezek, un atelier étudiant à Slavonická Huť et la bibliothèque de la faculté.

THE CHEMISTRY GALLERY

The Chemistry Gallery is a dynamic creative institution, founded in 2008, focusing on serious commercial and professional presentation of works by contemporary visual artists. Since the beginning of the gallery’s operation, they have been looking for young talents, whom they help to enter the art market. Since 2016, TCHG have been participating in foreign art fairs with the aim of bringing the work of its artists closer to a wider international audience. For this purpose, TCHG cooperates with top curators and publishes catalogues for exhibitions, so that the author’s gallery presentation goes beyond the scope. TCHG focuses mainly on painting, sculpture, and light installations. Since 2008, TCHG organised more than 200 exhibitions in Czechia and abroad, and placed the works of authors represented in important Czech and international collections.

Petr Hájek, founder and artistic director of The Chemistry Gallery, became an adviser of the Czech representation at Biennale Arts & Crafts in Luxembourg.

La Chemistry Gallery est une institution créative dynamique, fondée en 2008, qui se consacre à la présentation commerciale et professionnelle sérieuse d’œuvres d’artistes visuels contemporains. Depuis le début de son activité, la galerie recherche de jeunes talents qu’elle aide à entrer sur le marché de l’art. Depuis 2016, la TCHG participe à des salons d’art étrangers dans le but de faire connaître le travail de ses artistes à un public international plus large. À cette fin, la TCHG coopère avec les meilleurs conservateurs et publie des catalogues d’expositions, afin que la présentation de l’auteur dans la galerie dépasse le cadre de celle-ci. La TCHG se concentre principalement sur la peinture, la sculpture et les installations lumineuses. Depuis 2008, la TCHG a organisé plus de 200 expositions en République tchèque et à l’étranger, et a placé les œuvres des auteurs représentés dans d’importantes collections tchèques et internationales.

Petr Hájek, fondateur et directeur artistique de la The Chemistry Gallery, est devenu conseiller de la représentation tchèque à la Biennale des métiers d’art à Luxembourg.

CURATORS:

Denisa A. Šedivá

Romana Drdová

PROJECT MANAGER:

Denisa A. Šedivá

PROJECT ADVISER:

Petr Hájek (The Chemistry Gallery)

Lucie Drdová (Drdova Gallery)

SCENOGRAPHY:

Josef Tomšej & Jiří Žid with students (of the Faculty of Arts and Architecture – Technical University of Liberec):

Martina Leiblová, Petr Pelech

Kryštof Otto Fučík and Michal Homolka & Slavonice Workshop.

PRODUCTION:

Johanka Pošová (The Chemistry Gallery)

ILLUSTRATIONS: Maria Makeeva

GRAPHIC DESIGN: Eva Rampich

PROJECT COORDINATION AND COMMUNICATION:

Kristýna Halounová Eva Petráková & Czech Centre Brussels team

COPY EDITING:

Roxana Černicky (FR)

Alžběta Soperová (EN)

PHOTOGRAPHY:

Hynek Alt

Juliane Duhr

Ondřej Gália

Kristina Hrabětová

Salim Issa

Michaela Karásek Čejková

Viktor Kopasz

Jaroslav Kvíz

František Nikl

Ondřej Přibyl

Natálie Ševčíková

Tomáš Souček

Gabriel Urbánek

Michal Ureš and the author archives

ACKNOWLEDGEMENTS AND PARTNERS

With heartfelt thanks to H. E. Barbara Karpetová, Ambassador of the Czech Republic to Luxembourg, and her team, as well as Iva Mrázková, Czech Honorary Consul in Luxembourg, and Jean-Marc Dimanche, De Mains De Maîtres Biennale Curator.

LES MUSÉES ET CENTRES D'ART

Un parcours hors les murs en ville de Luxembourg

AMBASSADE DE LA RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

NATIONALMUSÉE UM FËSCHMAART

MUDAM LUXEMBOURG

MUSÉE D’ART MODERNE

GRAND-DUC JEAN

VILLA VAUBAN

LËTZEBUERG

CITY MUSEUM

GALERIE LIBERTÉ

LUXEMBOURG HOUSE

CERCLE CITÉ

ESPACE D’EXPOSITION RATSKELLER

CAMOES - CENTRE CULTUREL PORTUGAIS

LUXEMBOURG ART WEEK

À PIED OU EN TRAM, UN PARCOURS HORS LES MURS EN VILLE DE LUXEMBOURG

Depuis sa seconde édition en 2018, la Biennale De Mains De Maîtres s’aventure également hors les murs du 19Liberté en s’invitant dans les différents musées, centres d’art et autres sites culturels de la ville de Luxembourg. Cette année, tel un instantané ouvert sur la création et la production artisanale au Grand-Duché, près d’une dizaine de lieux accueillent l’artisanat d’art en suivant de près ou de loin le parcours du nouveau tramway. Autant d’œuvres surprenantes que de lieux à découvrir ou redécouvrir… Ainsi la Villa Vauban propose un parcours textile, quand le MUDAM accueille une curieuse et colorée sculpture de plastique recyclée au cœur de sa collection. Au City Museum c’est une nature entremêlée de broderies merveilleuses qui envahit le hall, alors qu’au Nationalmusée um Fëschmaart c’est le bois qui s’expose en majesté. L’Ambassade de Tchéquie s’ouvre, elle, sur un jardin de métal de l’artiste Iva Mrazkova, Sans oublier le Cercle Cité qui cet hiver célèbre la forêt, le Centre Culturel Portugais qui propose les tissages à base de palmes et d’Agave de Maria Joao Gomes… ou encore la toute jeune Galerie Liberté qui accueille dans son univers design quelques belles pièces de céramique.

Une semaine de tous les arts, en collaboration avec la Luxembourg Art Week

Pour la première fois cette année, la Biennale De Mains De Maîtres se déroule aux mêmes dates que la Luxembourg Art Week, offrant au public luxembourgeois, comme à tous les amateurs et collectionneurs étrangers, une véritable semaine des arts à vivre et à partager dans toute la ville de Luxembourg.

CENTRE CULTUREL PORTUGAIS - CAMÕES

Hollerich

MUSÉES ET CENTRES D’ART

STATIONS TRAM

AMBASSADE DE LA RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

LUXEMBOURG ART WEEK

FAÏENCERIE

PARKING GLACIS

THEATER

STÄREPLAZ / ÉTOILE

VILLA VAUBAN

HAMILIUS

ROUT BRÉCKPAFENDALL

PHILHARMONIE MUDAM

LUXEMBOURG HOUSE MUDAM

PLACE DE METZ

Quartier Gare Belair Kirchberg Grund

LES MUSÉES ET CENTRES D’ART

AMBASSADE DE LA RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

2, rond-point Robert Schuman, L-2525 Luxembourg

NATIONALMUSÉE UM FËSCHMAART

Marché-aux-Poissons, L-2345 Luxembourg

MUDAM LUXEMBOURG

MUSÉE D’ART MODERNE GRAND-DUC JEAN

3, Park Dräi Eechelen, L-1499 Luxembourg

PARÄISSER PLAZ PLACE DE PARIS

GARE CENTRALE

VILLA VAUBAN

18, Avenue Emile Reuter, L-2420 Luxembourg

LËTZEBUERG

CITY MUSEUM

14, rue du Saint-Esprit, L-2090 Luxembourg

GALERIE LIBERTÉ

21, avenue Liberté, L-1160 Luxembourg

LUXEMBOURG HOUSE

2, rue de l’Eau, L-1449 Luxembourg

CERCLE CITÉ ESPACE D’EXPOSITION RATSKELLER

Rue du Curé

CAMOES - CENTRE CULTUREL PORTUGAIS

4, Place Joseph Thorn, L-2637 Luxembourg

LUXEMBOURG ART WEEK

Glacis Square Fouerplaatz, L-1628 Luxembourg

LES MUSÉES ET CENTRES D’ART

À pied ou en Tram, un parcours hors les murs en ville de Luxembourg

AMBASSADE DE LA RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

Ouverture du 22 au 23 novembre 2025 de 15h à 18h, Artist & Ambassador’s Talk pendant le week-end, visites guidées pendant l’après-midi. www.atelier-iva.eu

EXPOSITION EN COURS

L’Ambassade de la République Tchèque présente l’exposition Liberté et Création, réunissant les œuvres de l’artiste Iva Mrazkova et les créations de la Moser Company. Installée au Luxembourg depuis 1989,

NATIONALMUSÉE UM FËSCHMAART

Tous les jours (fermé le lundi) de 10h à 18h Nocturne le jeudi jusqu’à 20h (entrée gratuite à partir de 17h) +352 47 93 30 - 1 nationalmusee@mnaha.etat.lu www.nationalmusee.lu

Situé au cœur du centre-ville, dans un quartier historique classé patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1994, le Nationalmuseée um Fëschmaart présente sur plus de 6 000 m2 les collections nationales archéologiques, historiques et artistiques du Luxembourg. Aménagées et déclinées sous forme de parcours thématiques, celles-ci constituent une attraction culturelle incontournable.

Un prologue présente l’histoire du pays et de ses collections, ensuite la visite se poursuit de manière ciblée suivant les intérêts des visiteurs. Outre ses parcours thématiques (Archéologie, Monnaies et médailles, Beaux-Arts, Arts décoratifs et populaires), le Nationalmusée um Fëschmaart propose aussi régulièrement des expositions temporaires en résonance à la fois avec ses propres collections et des questions sociétales.

Iva Mrazkova expose son œuvre majeure Construction de la nouvelle Cathédrale , réalisée pendant la Révolution de velours, ainsi qu’une sélection de toiles, sculptures en bronze, un livre relié à la japonaise (EXPO OSAKA 2025) et trois sculptures en acier corten dans le jardin. En parallèle, la Moser Company exposera une sélection de pièces parmi ses dernières collections. Fondée en 1857, Moser est une prestigieuse maison tchèque de cristal, reconnue mondialement pour l’excellence de son savoir-faire. Chaque pièce est entièrement réalisée à la main.

EXPOSITION PERMANENTE

Arts décoratifs et populaires

Le musée propose un regard original sur les manières d’habiter et les arts appliqués au Luxembourg de la Renaissance jusqu’au XXIe siècle. Installée dansdes magnifiques demeures anciennes datant du XVe au XXe siècle, la collection des Arts décoratifs et populaires a été radicalement repensée et modernisée avant sa réouverture en 2015. De la diversité des pièces présentées jusqu’à l’architecture elle-même, l’exposition invite à découvrir près de 200 objets. La question de l’originalité et des relations complexes entre la production au Luxembourg et de multiples influences étrangères sert de fil rouge à l’exposition. Comme une invitation à (re)découvrir les objets quotidiens qui nous accompagnent, l’exposition déroule les manières d’habiter au Luxembourg ; d’une cour princière de la Renaissance aux classes moyennes d’aujourd’hui, de la crémaillère du XVIIIe siècle au design actuel de la cuisine modulable, en passant par l’intérieur bourgeois du XIXe siècle et l’Art Déco des années 1930.

À VOIR

Du mardi 11 novembre au dimanche 23 novembre, le Musée accueillera une sélection d’œuvres du sculpteur sur bois Laurent Turping, à découvrir dans le salon de réception du rez-de-chaussée (et visible des vitrines du bâtiment).

LUXEMBOURG HOUSE

Ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h, www.luxembourghouse.lu

La Luxembourg House est une vitrine du savoir-faire et de l’artisanat luxembourgeois. Reposant sur un modèle participatif et coopératif, cette boutique unique en son genre a pour objectif de présenter des produits en provenance des quatre coins du Luxembourg et de soutenir les producteurs et artisans locaux.

MUDAM LUXEMBOURG

+352 453785–1 info@mudam.com www.mudam.com

EXPOSITION EN COURS

Dans le cadre de l’édition 2025 de la Biennale De Mains de Maîtres qui se tiendra du 20 au 23 novembre dans la ville de Luxembourg, une sculpture de l’artiste luxembourgeoise Charlotte Payet (1993, Francfort-sur-le-Main) vient prendre place au sein du parcours de l’exposition

Radio Luxembourg: Echoes across borders. Son titre, Gamma évoque les flux électromagnétiques générés par les rayons du même nom. Dans les recherches menées par l’artiste, formée à la sculpture et la céramique à l’académie des Beaux-Arts de Kiel, donner corps aux forces invisibles à l’œil nu occupe une place centrale. Passionnée par le potentiel que recèle le

GALERIE LIBERTÉ

Du mercredi au samedi de 13h à 18h

Entrée gratuite info@galerieliberte.com www.galerieliberte.com

Galerie Liberté est la première galerie de design contemporain et collectible du Luxembourg. Y sont organisées 3 à 4 expositions par an, dédiées à des designers éditant leurs propres collections (autoédition). Un concept store dans lequel on peut trouver de plus petites pièces de design se trouve aussi intégré dans la galerie. L’artisanat constitue le fil rouge à travers tous les objets exposés.

À VOIR

À l’occasion de la Biennale De Mains De Maîtres , la Galerie Liberté présente une sélection d’œuvres de l’artiste Marie-France Philipps, qui explore la porcelaine avec une obsession poétique pour la carpe koï, motif récurrent dans son travail.

À VOIR

À l’occasion de la Biennale De Mains De Maîtres , la Luxembourg House présente la dernière collection de colliers et boucles d’oreilles de l’artiste verrière Pascale Seil, créations réalisées à partir de bouteilles usagées qu’elle transforme en de poétiques œuvres d’art.

plastique, elle en explore toutes les propriétés physiques et chimiques à travers des processus de transformation de la matière. Il peut ainsi être chauffé, aplani, plié ou tressé… Ici, la transparence et le froissement de la surface insufflent à la sculpture une sensation de légèreté : la matière est une peau à travers laquelle le regard passe. Jouant avec la lumière diffuse, elle devient réactive à son environnement.

À VOIR

Du mardi 11 novembre au dimanche 24 novembre, le musée accueillera cette œuvre inédite de Charlotte Payet, première lauréate du Prix de l’Artisanat d’Art Félix Chômé 2024 et artiste engagée qui sculpte des plastiques recyclés avec une approche particulièrement innovante.

EXPOSITION EN COURS

Grande Liberté par Dante-Goods and Bads (Christophe de la Fontaine et Aylin Langreuter) : « Pour notre prochaine exposition à la Galerie Liberté au Luxembourg, nous réinventons nos meubles à travers le prisme de l’esthétique automobile. Chaque pièce est transformée, remaniée, recontextualisée et prête pour le podium. Une course organisée dans une galerie. Une ode à la précision, à la vitesse et à la beauté sauvage. Les sièges sont rembourrés comme des intérieurs de voiture, faisant référence à différentes époques de la culture automobile. Les surfaces sont laquées avec une peinture automobile brillante. Notre canapé Serpentine devient une installation à grande échelle : à la fois circuit automobile et sculpture, entièrement recouvert de cuir vegan métallisé. Aérodynamique, séduisant et légèrement absurde. Tout est collectible. Tout est intentionnel. Ultra-personnalisé, méticuleusement fini et ouvert à la personnalisation. »

CAMOESCENTRE CULTUREL PORTUGAIS

Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 17h30

Exceptionnellement, à l’occasion De Mains De Maître 2025 : Vernissage le 21 novembre à partir de 18h30.

Ouverture le 22 et 23 novembre de 12h00 à 19h00. Entrée libre. instituto-camoes.pt

Le Centre Culturel Portugais - Camões au Luxembourg, créé au sein de la mission diplomatique de l’Ambassade du Portugal, est un espace dont la principale fonction est de promouvoir la langue et la culture portugaises. Celui-ci propose un programme pluridisciplinaire d’expositions, de conférences et de concerts.

À VOIR

Maria João Gomes, créatrice portugaise présente lors de l’édition 2023, revient avec une nouvelle série de créations. Deux de ses œuvres seront également exposées au 19 Liberté en hommage au Portugal, pays invité à l’honneur lors de la 4e édition en 2023

VILLA VAUBAN

Tous les jours (sauf le mardi) de 10h à 18h, vendredi jusqu’à 21h –entrée libre les vendredis de 18h à 21h +352 47 96 49 00 www.villavauban.lu

La Villa Vauban est installée dans une villa bourgeoise du XIXe siècle, dotée d’une extension contemporaine, au cœur du parc municipal.

À VOIR

Du mardi 11 novembre au dimanche 23 novembre, De Mains De Maîtres propose un véritable parcours textile à travers 7 créatrices luxembourgeois et leurs œuvres disséminées au cœur des collections permanentes du musée. Avec la participation de Louise Aimard, Stefania Atanasiu, Romy Boentges-Trauffler, Sandy Kahlich, Carine Mertes, Pascale Putz, et Sandra Resende.

EXPOSITION EN COURS

TISSURES | une exposition sur le monde naturel, la matière et le geste artisanal. Dans les œuvres présentées dans cette exposition, l’artiste Maria João Gomes utilise des feuilles de palmier nain (chamaerops humilis), qu’elle a elle-même récoltées dans les montagnes de l’Algarve, ainsi que la technique traditionnelle du tressage, pour créer des formes et des textures uniques qui évoquent l’extravagance et la complexité de la nature, ainsi que son immense fragilité.

Maria João Gomes, née en 1967, explore l’« empreita » de palme, tradition végétale de l’Algarve, dans une approche contemporaine. Elle combine de manière originale, créative tradition et modernité, grâce à l’innovation dans les techniques et le design de ses pièces.

EXPOSITION PERMANENTE

Une promenade à travers l’art Peintures et sculptures européennes, 17e - 19e siècles. Avec plus de 100 peintures et 14 sculptures, l’exposition permanente à la Villa Vauban emmène le visiteur dans un parcours à travers trois siècles de création artistique : du 17e siècle néerlandais en passant par les endroits rêvés d’Italie jusqu’à la peinture française vers le milieu du 19e siècle.

LËTZEBUERG

CITY MUSEUM

Tous les jours (sauf le lundi) de 10h à 18h, Jeudi jusqu’à 20h –entrée libre les jeudis de 18h à 20h +352 47 96 45 00 www.citymuseum.lu

À VOIR

Du mardi 11 novembre au dimanche 24 novembre, De Mains De Maîtres propose de découvrir l’œuvre insolite de l’artiste brodeur Yanis Miltgen, « Les quatre saisons », installation qui se déploie dans le hall d’accueil du Musée.

CERCLE CITE

Ouvert tous les jours de 11h à 19h Entrée libre

Visite guidée gratuite tous les samedis à 15h info@cerclecite.lu +352 46 49 46-1 cerclecite.lu

Le Cercle Cité, au cœur de Luxembourg, est un acteur majeur de la vie culturelle. Ouvert à tous, il propose concerts, conférences, projections, performances, et expositions, favorisant les échanges artistiques et les partenariats avec institutions, associations, et entreprises nationales et internationales. Lieu polyvalent, il accueille également des événements privés et des réceptions officielles.

Sa salle d’exposition, le Ratskeller, offre une programmation artistique accessible et inclusive en investissant tous les champs de l’art contemporain : photographie, vidéo, installation, peinture, sculpture, design, performance, etc.

Le musée, situé au cœur de la vieille ville, est installé dans un ensemble restauré de maisons historiques. Sur trois niveaux, en partie creusés dans la roche, le visiteur découvre l’histoire de la ville à travers des objets originaux ainsi que des reconstitutions topographiques et à l’aide d’une application mobile. Des expositions temporaires ont lieu régulièrement sur les deux niveaux supérieurs.

EXPOSITION PERMANENTE

The Luxembourg Story Plus de 1.000 ans d’histoire urbaine

EXPOSITION EN COURS

La forêt. Solitudes et solidarités. Avec Clément Davout et Léo Fourdrinier, Serge Ecker, Martine Feipel et Jean Bechameil, Aline Forçain, Sandra Lieners, Letizia Romanini, Keong-A Song, Bert Theis, Alexandra Uppman, Valentin van der Meulen.

Développée indépendamment mais en écho aux thématiques portées par la LUGA, l’exposition La forêt. Solitudes et solidarités. explore les relations complexes qui se tissent entre les environnements urbains et forestiers, ainsi que la place qu’occupe la forêt dans l’imaginaire contemporain.

L’exposition est enrichie par un programme comprenant des visites guidées, des conférences, des ateliers ainsi qu’un concert.

Commissaires : Clément Minighetti, en collaboration avec Camilla Cuppini et Marion Vergin

11.10.2025 – 18.01.2026

LUXEMBOURG

ART WEEK

luxembourgartweek.lu/fr + 352 / 26 94 02 56 contact@luxembourgartweek.lu

HORAIRES

Ouverture du 21 au 23 novembre 2025 Nocturne 21 nov. de 17h à 21h.

Une semaine de tous les arts, en collaboration avec la Luxembourg Art Week

Luxembourg Art Week revient pour sa 11e édition, réunissant galeries et institutions du Luxembourg, d’Europe et d’ailleurs.

En écho au programme de la foire, l’Art Walk prolonge l’expérience dans la ville avec une sélection d’installations dans l’espace public, transformant Luxembourg en galerie à ciel ouvert accessible jour et nuit.

Association

De Mains De Maîtres

Luxembourg

Suite au succès retentissant de la grande exposition qui s’est tenue au 19 Liberté en décembre 2016, et dans l'optique de pérenniser l'engagement en faveur des créateurs et artisans d'art, Son Altesse Royale la Grande-Duchesse héritière, la Chambre des Métiers du Luxembourg, Spuerkeess et M. Roland Kuhn ont créé en mai 2017 l'association sans but lucratif De Mains De Maîtres Luxembourg.

Conseil d'Administration :

Présidente d'honneur :

S.A.R. La Grande-Duchesse

Trésorier :

Mme Françoise Thoma

Directeur général et Président du Comité de direction de Spuerkeess

Président :

M. Roland Kuhn

Administrateur délégué de KUHN S.A.

Administrateur délégué :

M. Tom Wirion

Directeur général de la Chambre des Métiers du Luxembourg

Rayonnement des Métiers d'Art du Grand-Duché

L'association De Mains De Maîtres Luxembourg a pour objectif de poursuivre et développer l’action, initiée en 2016 par S.A.R. la Grande-Duchesse héritière, d’organiser une grande exposition au cœur de Luxembourg qui recense et rassemble les créateurs et artisans d'art exerçant au Grand-Duché et dans sa Grande Région.

Parmi les missions de l’association, la première est de pérenniser l’exposition De Mains De Maîtres dont la notoriété s’étend au-delà des frontières et devenir une véritable Biennale des Métiers d'Art permettant de construire des passerelles indispensables entre les principaux acteurs des différents pays européens.

La vocation de l’association De Mains De Maîtres Luxembourg est également d’exporter les métiers d’art et le savoir-faire artisanal du Luxembourg. Venant compléter et renforcer cet événement biannuel au cœur du GrandDuché, l’association développe un programme d’expositions hors frontières, se proposant d’exposer chaque année une sélection d’artisans d’art luxembourgeois dans les différentes capitales européennes, selon les grands rendez-vous propres à chaque pays, ou bien au cœur des ambassades ou autres lieux prestigieux.

Privilégiant également la transmission indispensable à la préservation des métiers et du savoir-faire, l’association a créé des bourses à l’excellence qui permettent à de futurs artisans ou artisans déjà confirmés de se perfectionner à l’étranger. Celles-ci, remises à intervalles réguliers, sont en partie financées par les recettes des expositions, au sein desquelles toutes les œuvres présentées peuvent être acquises.

Ainsi l’association De Mains De Maîtres Luxembourg se veut-elle un véritable moteur pour la préservation et le développement des métiers d’art du Luxembourg, tant au cœur du Grand-Duché, qu’au-delà des frontières, à travers l’Europe, et demain à l’international.

S.A.R. la Grande-Duchesse Stéphanie

Présidente d’honneur de l’association De Mains De Maîtres Luxembourg

Monsieur Markus FUCHS

Président de The Leir Foundation

2025 LE JURY

Monsieur Paul CAMBRAI-BELL

Vice-Président de The Leir Foundation

© Maison du Grand-Duc
Sophie Margue

Monsieur Roland KUHN

Président de l’association De Mains De Maîtres Luxembourg

Madame Vanessa CUM

Coordinateur culturel de la Ville de Luxembourg

Monsieur

Jean-Marc DIMANCHE

Commissaire Général De Mains De Maîtres Luxembourg

Madame Diane TOBES

Directrice nationale Kultur | lx - Arts Council Luxembourg

© xx
© xx
© Marion Dressard
© Fédération des Artisans
© Hervé Plumet
© Christophe Wilwert

ANNUAIRE DES ARTISTES LUXEMBOURGEOIS

AIMARD Louise

Maison Aimard 115 C rue emile Mark L - 4620 Differdange contact@maison-aimard.com +33 649174217 maison-aimard.com

ALSINA Silvia

SILVIA ALSINA CERAMICS silvia.alsina5@gmail.com +352 691 237 532

ATANASIU Stefania

3 Rue Vaclav Havel L - 1754 Luxembourg stefania.atanasiu@gmail.com +352 671 533 830

BACKES Maggy

32, rue de Steinfort L - 8371 Hobscheid backesm@gmail.com +352 621 294 162

BAULER & SCHUMANN

Anne & Denise

Anne Bauler

23, rue des Légionnaires L - 1926 Luxembourg couture@annebauler.lu +352 691 743 123 annebauler.lu

BECKER Doris

7, rue du lavoir L - 7430 Fischbach dobecker@pt.lu +352 661 329 489 doris-becker.com

BOENTGES-TRAUFFLER Romy

7, Cité Jean Souvignier L - 7792 Bissen boeni@pt.lu +352 621 318 351

BRANDENBURGER Pitt

2c, Bildhauerwerkstatt Maimühle D - 66706 Perl pitt@brandenburger.art +352 621 185 602

BÜLOW Stine

Bülow Jewellery Sarl 4, rue Louvigny L-1946 Luxembourg stine.bulow.jewellery@gmail.com +352 691 119 050 stinebulow.com

CALLIER Marie-Isabelle

24, rue Marguerite de Brabant L - 1254 Luxembourg marieisabellecallier@me.com +352 691 707 979

CHAPPRON Anaïs

Anaïs Chappron Céramique 7 avenue de Blida F - 57000 METZ anais.chappron@gmail.com +33 0633675123 anaischappron.fr

CIFANI Sandra

Cifani by Cifani 22 champs devant le pont B - 6812 Suxy bycifani@gmail.com +352 691 792 205 bycifani.com

CLAUDE Gérard

1, rue Dr Willy Thinnes L - 7569 Mersch gecko1@live.de +352 691 269 593 gerardclaude.com

COLLÉ Romy

Romy Collé Jewellery 54, Avenue de la Gare L - 4873 Lamadelaine info@romycolle.com +352 691 614 162 romycolle.com

DAVID Catherine

Bijoux, cailloux, etc... 78a, rue des Aubépines L - 1145 Luxembourg catherinedavid.lu@gmail.com +352 621 680 768 catherinedavid.eu

DE DECKER Marie

Made Creative 15, rue du Chemin de Fer L - 8057 Bertrange info@mariededecker.com +352 621 434 969 art.mariededecker.com

FEIEREISEN Laura & Martine

LAÔMA SARLS 11, Rue d’Eschweiler L - 6235 Beidweiler laomaatelier@gmail.com

+352 621 428 292 laomaatelier.com

FIS Nancy

Nancy Fis Jewellery 8, Wantergaass L - 7651 Heffingen info@nancyfisjewellery.com +352 691 846 174 nancyfisjewellery.com

FLICK Tom

Sixthfloor 3 Neimillen L - 8383 Koerich tom.flick@education.lu +352 621 219 444 sculpture.lu

FONCK Léonie

Fonck Léonie Kuelbecherhaff L - 7000 Hollenfels leonief@pt.lu +352 691 312 815

GOENKA Megha

Megha Goenka 49, rue de la gare L - 3377 Leudelange goenkamegha1@yahoo.co.in +352 621 372 340

GRIMLER Anne-Marie

1, an de Peschen L - 3378 Livange grimler@pt.lu +352 661 518 339 annemariegrimler.com

GROSBUSCH Danielle

2, op der Hardt

L - 9016 Ettelbréck daniellegrosbusch@pt.lu +352 621 697 045 daniellegrosbusch.com

HERCKES Anne-Marie

Anne-Marie Herckes 26, rue Michel Rodange L - 2430 Luxembourg info@anne-marieherckes.com +352 691 782 594 anne-marieherckes.com

HOFFMANN Florence

Florence Hoffmann

27, rue Saint Ulric L - 2651 Luxembourg info@florencehoffmann.net +352 621 184 848 florencehoffmann.net

JACOBS Camille

Camille Jacobs 35, Rue de Mersch L - 8293 Keispelt camillejacobs02@gmail.com +352 621 252 985 camillejacobs.com

JEITZ Anne-Claude

Anne Claude Jeitz 6 rue du Lac L - 8808 Arsdorf anneclaudejeitz@mac.com +352 691 200 958

KAHLICH Sandy

Modes Nita 13, rue Louvigny L - 1946 Luxembourg Luxembourg kahlich@gmx.de +352 621 659 702

KRUMHORN Tine

Tine Krumhorn 20, rue Rabatt L - 6475 Echternach tine.krumhorn@gmail.com +352 691 128 589 tinekrumhorn.com

LUTEJIN Karin

Kuelbecher-Haff. Reckange Mersch L - 3214 Bettembourg karin.luteijn@live.nl +352 621 182 501

MACKEL Laure

LMatelier 23, avenue Guillaume L - 1651 Luxembourg lauremackel@gmail.com +352 621 378 455 lauremackel.com

MANARAKIS Manolis

Manolis Manarakis Annexes Chateau de Bourglinster #1 L - 6162 Bourglinster manarakis@yahoo.com +352 621 522 774 instagram: @manolismanarakis

MARKIEWICZ Lidia

LIMART

46, rue de l’Aciérie L - 1112 Luxembourg limarart@gmail.com +352 621 523 469 lidiamarkiewicz.com

MERTES Carine

58 rue de la chapelle L - 3443 Dudelange carine.mertes@gmail.com +352 621 193 287 filz.lu

METZLER Michel

4, rue du cimetière

L - 7313 Heisdorf michelmetzler@gmail.com +352 691 886 585

MEYER Sophie

Sophie Meyer Design Luxembourg sophiemeyercostumes@gmail.com +352 661 661 786 sophiemeyerdesign.com

MILTGEN Yanis

Miltgen

13, impasse de la croix F - 57655 Boulange miltgen.histoire.d1.vie@gmail.com +33 644915490 yanis-miltgen.com

MODERT Christiane

12, op der Tomm L - 9351 Bastendorf christiane.modert@hotmail.com +352 691 180 458 christianemodert.com

MRAZKOVA Iva & Kieffer John

Artiste & forgeron

5, rue Wiltheim

L - 5465 Waldbredimus

38A, rue Alphonse Benoît L - 3419 Dudelange iva@atelier-iva.eu +352 691 676 356 atelier-iva.eu

MULLER Catherine

Catherine Muller Flandrische Straße 10 D D - 50674 Cologne post@catherine-muller.de +49 1796654534 catherine-muller.de

PAOLINI Yliana

The Night FM

34, Rue Joseph Müller L - 3651 Kayl ylianapaolini@gmail.com +352 691 458 253 thenightfm.com

PAYET

Charlotte Charlotte Payet 31, Rue Principale L - 7595 Reckange / Mersch Charlotte.L.Payet@gmail.com +49 15734295295 charlotte-payet.com

PERNAR Karolina

66, Boulevard Napoleon 1er L - 2210 Luxembourg karolinapernar01@gmail.com +352 661 123 678 karolinapernar.com

PHILIPPS Marie-France

126, bd. G. Patton L - 2316 Luxembourg mfrancephilipps@gmail.com +352 691 452 474 mariefrancephilipps.lu

PLEIMLING-PUTZ Pascale

1, Am Weier

L - 3914 Mondercange pascale.putz@yahoo.com +352 621 725 343

QUINTINO Nuno

N.Q.Madeiranatural 4b, rue basse F - 57840 Ottange dulcequintino9@gmail.com +352 691 733 544

RESENDE Sandra

15, rue Nicolas Biever L - 4033 Esch-sur-Alzette sandra.resende@gmail.com +352 621 329 651 sandraresende.com

ROMANINI Letizia

7-9, rue Auguste Lumière

L - 1950 Luxembourg romanini.letizia@gmail.com +33 651 410 806 romaniniletizia.com

SCHMIT Christiane

Céèse by Christiane Schmit 6, Domaine de Brâmeschhof L - 8290 Kehlen christiane.schmit@web.de +352 661 308 828

SCHMITZ Claude Luxembourg mail@claudeschmitz.com +352 691 501 086 claudeschmitz.com

SCHROEDER Lea

Lea Schroeder Studio Differdange Luxembourg contact@leaschroeder.studio +352 691 631 709 leaschroeder.studio

SEIL Pascale

made by seil 42 rue d’Echternach L - 6550 Berdorf pseil@pt.lu +352 621 240 490 pascaleseil.com

SOLAR

Alejandra Alejandra Solar 7, Rue Auguste Lumière L - 1950 Luxembourg contact@alejandrasolar.com +352 621 278 556 alejandrasolar.com

SPRINGER Rafael

Rafael Springer 10, rue Godchaux L - 1634 Luxembourg springer@pt.lu +352 621 290 750 rafaelspringer.com

STALTARI Stefania

123, Rue de L'Alzette L - 4011 Esch-sur-Alzette stst1992@hotmail.com +352 621 471 563

STEIN Rick & Erik

Erik Stein Stonedrumcompany 4, rue du Berger L - 7430 Fischbach shenri@pt.lu +352 621 811 430

STEINMETZER Marianne

28a, rue de Luxembourg L - 8140 Bridel mspt@pt.lu +352 691 335 506 mariannesteinmetzer.com

THIEFELS

Jean-Paul

48, am Duerf L - 7651 Heffingen jpt@pt.lu +352 621 164 996

TIBOR Malou

Natural Balance Sàrl 58, rue de la Chapelle L - 3443 Dudelange tiborm@pt.lu +352 621 293 003

TOPA Olivia

Inlightout 16, Am Kundel L - 5424 Gostingen livie9@gmail.com +352 621 680 088 inlightout.art

TURPING Laurent

27, rue Raoul Follereau L - 8027 Strassen laurent.turping@cactus.lu

+352 621 338 485 laurentturping.com

VAN DER WOUDE Ellen

6, Rue des Prunelles L - 7344 Steinsel Luxembourg efvanderwoude@gmail.com

+352 661 333 830 ellenvanderwoude.com

WEIS Olivier

Van Weis, 66 Rue de Luxembourg L - 4149 Esch-sur-Alzette contact@vanweis.com

+352 621 416 046 vanweis.com

WEISGERBER - PETERS

Lily et Pit

Handwiewerei Lily Weisgerber-Peters 7, rue de Luxembourg L - 5314 Contern lily@weaving.lu ‘+352 621 171 107 weaving.lu

WOLTER Monique

melted-glass Pariser Allee 8 D - 54457 Wincheringen monique.wolter@icloud.com

+352 691 591 044 melted-glass.com

ZANGARINI Nadine

atelier Kuelbecherhaff rue de Mersch

L - 7000 Hollenfels webzang@pt.lu

+352 621 796 927 nadinezangarini.com

Avec le cofinancement de / With co-funding from:

Avec le soutien de / Supported by

Avec le soutien de / Supported by

soutenu par / Project supported by

Projet

IMPRESSUM

EDITEUR

De Mains De Maîtres

Luxembourg

IMPRESSION

Imprimerie Centrale

TIRAGE

1.500

DESIGN

Studio Polenta

Novembre 2025

MAINS DE MAÎTRES
Les artistes Luxembouregois

REMERCIEMENTS

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont rendu possible cet événement.

Nous pensons tout d’abord à nos partenaires : la Chambre des Métiers et son directeur général Monsieur Tom Wirion, ainsi que la Spuerkeess qui nous met à disposition le bâtiment emblématique du 19 Liberté, écrin d’exception pour notre Biennale. Nous remercions tout spécialement son Directeur Général, Madame Françoise Thoma ainsi que son Ministre de tutelle, Monsieur Gilles Roth, Ministre des Finances. Il nous tient à cœur de remercier également tous les employés de la Spuerkeess qui ont participé à la mise en place de l’exposition.

Ensuite nous souhaitons remercier le ministère de la Culture : Monsieur Eric Thill, Ministre de la Culture, ainsi que le Ministère de l’Economie : Monsieur Lex Delles, Ministre de l’Economie, des PME, de l’Energie et du tourisme, Luxembourg - Let's Make It Happen, enfin la ville de Luxembourg et Madame Lydie Polfer, Bourgmestre, et Madame Vanessa Cum, coordinatrice culturelle, pour leur soutien si généreux.

Nous remercions également Monsieur Vladimír Bártl, Ambassadeur, représentant permanent de la République tchèque auprès de l’UE à Bruxelles, Madame Barbara Karpetová, Ambassadeur de la République Tchèque au Luxembourg, Madame Iva Mrázková, Consul honoraire de la République tchèque au Luxembourg, pour leur aide précieuse avec les autorités culturelles tchèques. Nous exprimons également notre gratitude à Monsieur Petr Pavel, Président de la République tchèque, à Monsieur Martin Baxa, Ministre de la Culture, à Madame Jana Tomas Sedlàckovàn, Présidente de Trustee, PPF Foundation, à Mesdames Kristyna Halounová, Daniela Vervloet et Eva Petráková du Centre Tchèque Bruxelles, Mesdames Denisa Sedivá et Romana Drdová, commissaires pour leur appui dans le bon déroulement de ce partenariat, ainsi que pour la sélection des œuvres dans le cadre de la Tchéquie, pays invité d’honneur et à la productrice Johana Pošová, aux scénographes Josef Tomšej, Jiří Žid et aux étudiants de l'atelier d'architecture de l'Université technique de Liberec ainsi qu'à l'atelier d'construction Slavonice pour la réalisation des décors.

De même, nous tenons à faire part de notre profonde reconnaissance à tous nos sponsors qui nous ont témoigné

leur appui. A Luxtram, LALUX, SNCI, CapitalAtWork Luxembourg pour leur soutien. A la Leir Foundation pour leur confiance renouvellée. A RTL qui tient à suivre et couvrir la manifestation depuis sa toute première édition.

Un grand merci va aussi au ministère de l’Education

Nationale : Monsieur Claude Meisch, Ministre de l’Education Nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, et Madame Véronique Schaber, Directrice à la Formation Professionnelle, pour leur soutien à l’occasion de la journée dédiée aux lycéens.

Un grand merci à tous nos partenaires, musées, centres d’art et galeries qui accueillent les œuvres de nos artisans d’art dans le cadre du parcours hors les murs, tout particulièrement Monsieur Guy Thewes, directeur des Musées de la ville de Luxembourg, Madame Gabriele Grawe, conservatrice de la Villa Vauban, Madame Angelika Glesius, conservatrice adjointe de la Villa Vauban, Madame Tania Brugnoni, directrice du Musée national d'archéologie, d'histoire et d'art, Madame Marie-Noëlle Farcy, responsable de la collection du MUDAM, Monsieur Marc Ewert, coordinateur Luxembourg Collection, Madame Adilia Martins de Carvalho, directrice du Centre Culturel Portugais Camões, Madame Françoise Kuth, fondatrice de la Galerie Liberté.

Nous aimerions remercier tout particulièrement Monsieur Roland Kuhn qui nous fait le privilege d’être le Président de l’Association De Mains De Maîtres Luxembourg, et aussi tous les members du jury qui ont eu la tâche difficile de sélectionner les œuvres retenues et qui se sont investis pour permettre le succès de la manifestation.

Merci également à Monsieur François Pauly, Président de la Fondation Félix Chômé pour sa contribution à soutenir l’excellence des savoir-faire Luxembourgeois à travers l’attribution du prix de l’artisanat d’art.

Nous nous tournons enfin vers Monsieur Jean-Marc Dimanche, Commissaire Général de De Mains De Maîtres, sans oublier la chargée de projets culturels, Madame Elise Baquet, ainsi que l’équipe de la Chambre des Métiers, Ben Ehlinger et Hanna Meyer, et Madame Marie-Anne Lorgé pour son implication dans la rédaction du catalogue, afin de les féliciter pour l’effort inépuisable dont ils ont fait preuve lors de toute la préparation de la manifestation.

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