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Lettre d’information du Comité Départemental des Retraités et des Personnes Âgées de la Haute-Marne

N°14

4e trimestre 2012

Edito

Vieillir est une chance

La présente édition de la Lettre d’information du CODERPA sort durant la « semaine bleue », semaine traditionnellement consacrée à mettre en exergue, dans chaque département, ce qui se fait ou ce que font les retraités et personnes âgées. Cela ne signifie nullement que rien ne se passe durant les autres semaines d’une année, bien au contraire. Notre publication l’atteste régulièrement.

2012 a été « baptisée » année européenne du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle. Il s’agit de promouvoir le vieillir et agir ensemble dans la communauté. Notre vieux continent est en effet celui où une part de plus en plus importante de la population est âgée. C’est parfois perçu en termes négatifs au prétexte de la charge qui pèse sur les systèmes de protection sociale. Nous nous opposons à ce raisonnement et préférons parler de vieillissement actif, c'est-à-dire une intégration des problématiques liées à l’âge dans la solidarité inter générationnelle. Les exemples ne manquent pas pour démontrer le dynamisme de la vie associative grâce aux retraités, les aides qu’ils assument pour la prise en charge par exemple d’enfants demandeurs d’emplois ou de parents âgés, voire les deux à la fois dans certains cas.

N’oublions pas non plus les nombreux emplois d’actifs générés par l’accompagnement des personnes âgées vers leur fin de vie. Les ressources des retraités contribuent chaque jour au fonctionnement d’ une économie sociale non délocalisable. Les pouvoirs publics ne peuvent l’ignorer. Soyons donc optimistes pour l’avenir car vieillir est une chance et une belle aventure.

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Sommaire

Écrivains de Haute-Marne / Vœu du 26 juin La MDPH Observatoire gérontologique / Dix ans d’APA La livraison de repas Plan Alzheimer La CPAM Les droits des usagers

Le 10 octobre 2012 Jacques Maurice Vice-président du CODERPA Permanence :

Les membres du bureau du CODERPA assurent une permanence le mardi de 10h à 12h dans les locaux mis à sa disposition par le conseil général, 2 rue du 14 juillet à Chaumont. Tél. 03 25 31 66 07 - coderpa52@orange.fr


La parole aux écrivains Nous ouvrons une nouvelle rubrique consacrée à l’Association haut-Marnaise des Écrivains qui a été sollicitée pour nous faire part, au fil de nos parutions, de ses travaux, publications,… Le premier volet est consacré à l’historique de l’association.

L’« Association des Écrivains de Haute-Marne » est née le 9 octobre 1982. Sa fondation relève de l’initiative d’Yves-Marie Debande. L’assemblée, très restreinte au départ s’appuie sur la notoriété de deux écrivains phares du département : Jean Robinet, dont les nombreux ouvrages touchent un très large public, et Robert Collin, auteur de la saga des Bassignots et de chroniques locales.

Au départ, pour être admis, il est nécessaire d’avoir été publié, et d’entretenir des liens avec la Haute-Marne. Le groupe s’élargit peu à peu. L’académicien Marcel Arland occupe la place de Président d’Honneur auquel se joindra peu après le professeur Robert Merger. Le devenir étant assuré, le Président passe le relais en 1984 à Yvon Lallemand qui occupe cette fonction pendant vingt ans. Cette longévité lui permet d’accompagner sans relâche sa croissance dans la convivialité et de rassembler ses membres, toujours plus nombreux dans des manifestations locales.

À partir de 1995, l’Association n’est plus limitée aux Écrivains de Haute-Marne : elle accueille des auteurs issus des départements voisins mais aussi des sympathisants. En 1999, elle rassemble près de 60 membres. Jean Robinet en devient le Président d’honneur.

Gil-Mélison Lepage lui succède en 2000 après l’avoir épaulé pendant huit ans comme secrétaire et trésorière de l’association. Elle perpétue la tradition des salons et enracine l’Association dans le prestigieux héritage culturel départemental. Ce mandat très rempli s’achève en 2004.

La succession d’une présidente aussi dévouée se révèle difficile. En 2008, Annie Massy, enseignante et cantologue, est élue. Avec dynamisme, elle entreprend d’élargir le groupe à des écrivains de tous lieux, en modifiant les statuts : L’Association des Écrivains de Haute-Marne devient l’Association Haut-Marnaise des Écrivains (AHME). Elle en rajeunit l’image et la dote d’un site Internet qui lui offre de nouvelles perspectives.

Nouvelles places d’EHPAD

L’assemblée plénière du CODERPA, réunie le 26 juin, a examiné un rapport sur l’évolution du nombre de places d’hébergement permanent dans les EHPAD à l’horizon 2015 (voir notre précédente édition). Les membres du CODERPA présents lors de cette assemblée, au vu des projections faites concernant le nombre de personnes âgées potentiellement concernées à partir de 2015 et des réponses apportées à notre vœu du 3 avril, ont confirmé à l’unanimité leur analyse en ces termes :

« Le CODERPA, réuni le 26 juin, confirme le vœu adopté le 3 avril quant à la priorité à accorder pour toute nouvelle création de places d’EHPAD 1) Aux cantons de Saint-Dizier

2) Aux cantons de Chaumont. »

Ce vœu a été transmis au Président du conseil général début juillet.

C’est à travers l’action menée par chaque Président que peut être appréhendée la vie et l’évolution de l’association. Chacun s’est donné une mission, a apporté son style et laissé une empreinte. En trente ans d’existence, près de deux cents trente écrivains, auteurs de cinq cents cinquante œuvres de tous genres, ont adhéré à l’association.

Prochain épisode : la Haute-Marne, terre d’écrivains

Pour en savoir plus sur l’AHME : Site internet : www.ecrivains-haute-marne.com Adresse de la Présidente Annie Massy : 2 rue d’Alsace, 52000 Chaumont ►

INfLATION

En août 2012, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,7%, après une baisse de 0,4% en juillet. Sur un an, l’indice, hors tabac, progresse de 2%. La hausse des prix de l’énergie est la principale cause de ce regain d’inflation qui rogne progressivement l’augmentation des retraites de 2,1% depuis le 1er avril.

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La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) Résumé de l’intervention de Mme SELSKI, directrice de la MDPH, qui a présenté son institution devant l’assemblée plénière du CODERPA le 26 juin. La loi du 11 février 2005 prévoit que la personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap, quels que soient l’origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie.

Pour concrétiser ce droit, la loi instaure une prestation de compensation pour toute personne résidant de façon stable et régulière en france et remplissant un critère d’âge défini par décret. Trois structures sont dédiées aux personnes handicapées

La Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) qui, entre autres missions, répartit les fonds destinés à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées.

La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) qui est un groupement d’intérêt public (GIP) sous tutelle administrative et financière du conseil général. Elle associe le conseil général, l’État, l’Agence régionale de santé, les organismes locaux d’assurance maladie et d’allocations familiales et les associations représentatives des personnes handicapées.

Après réception de la demande et vérification des droits administratifs de la personne handicapée, la MDPH procède à l’évaluation de la demande grâce à ses équipes pluridisciplinaires, aux assistantes sociales ou autres partenaires. Une fois l’évaluation terminée, la proposition de l’équipe pluridisciplinaire est faite à la personne handicapée, 15 jours avant son passage en CDA. La loi permet à la personne handicapée de venir devant la CDA qui se réunit chaque semaine.

La prestation de compensation du handicap (PCH) englobe les aides de toute nature, déterminées en fonction des besoins et du « projet de vie » de la personne handicapée avec une limite d’âge de 75 ans aujourd’hui pour demander le bénéfice de la prestation, à condition que le handicap soit reconnu avant 60 ans. La personne demandeuse doit avoir une difficulté absolue ou deux difficultés graves pour certains gestes de la vie quotidienne. Et la PCH ne prend pas en charge les activités ménagères.

Les aides couvertes par la PCH sont : l’aide humaine, l’aide technique, l’aide liée au logement et au véhicule, les aides spécifiques, les aides animalières.

Le financement de la PCH est assuré par le conseil général qui a dépensé environ 4 millions d’euros en 2011.

À noter

La MDPH est un guichet d’information, d’accompagnement, de conseils et d’accès aux droits et prestations. Elle simplifie votre parcours dans vos différentes démarches. Une assistante sociale est à votre écoute, par téléphone, le vendredi matin, et peut vous accueillir sur rendez-vous le vendredi après-midi.

Contact

fax : 03 25 01 19 55

Email : mdph@haute-marne.fr

La PCH ne fait l’objet d’aucun recours sur succession et elle est incessible et insaisissable. La PCH est affectée, c’est-à-dire qu’elle doit être utilisée conformément à son objet.

La Commission des Droits et de l’Autonomie (CDA) chargée de prendre les décisions relatives à l’ensemble des droits de la personne handicapée, sur la base de l’évaluation réalisée par une équipe pluridisciplinaire. En moyenne, cette commission prend 8 000 décisions par an. Droit à compensation et prestation

Toutes les demandes concernant la reconnaissance d’un handicap doivent être adressées à la MDPH, par exemple la demande d’une carte de stationnement ou une demande d’aide humaine liée au handicap.

Assemblée plénière le 26 juin 2012

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Les dix ans de l’APA inférieurs à 725,22 € par mois.

L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) est entrée en vigueur le 1er janvier 2002. Elle est destinée aux personnes âgées, de 60 ans ou plus, hébergées à domicile ou dans un établissement, en manque ou en perte d’autonomie en raison de leur état physique ou mental.

Le montant du plan d’aide pour l’APA à domicile est fonction du degré de dépendance. Depuis le 1er avril 2012, Il peut atteindre au maximum : -

Toute personne classée dans les groupes 1 à 4 de la grille Aggir peut prétendre au versement de l’APA. Le niveau de dépendance (grille Aggir) est déterminé par les services compétents du conseil général.

pour le GIR 1 : 1 288,09 € pour le GIR 2 : 1 104,07 € pour le GIR 3 : 828,05 € pour le GIR 4 : 552,03 €

Lorsque le bénéficiaire réside dans un établissement, l’APA est versée directement à l’établissement. Le résident n’est redevable que du « ticket modérateur » du GIR 5/6 (5,09 € en 2011 en moyenne dans notre département).

L’attribution de l’APA n’est pas soumise à conditions de ressources. Toutefois, une somme –appelée ticket modérateur– reste à la charge du bénéficiaire sauf si ses revenus sont

L’évolution du nombre de bénéficiaires de l’APA en Haute Marne est la suivante (au 31 décembre de l’année) : Année

2002

Domicile

1 282

Établissement Total

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

967

1 135

1 226

1 290

1 270

1 339

1 392

1 400

1 361

2 249

2 570

2 901

3 196

3 496

3 743

3 848

3 885

3 768

1 435

1 675

1 906

2 226

2 404

2 456

2 485

2 407

2011

1 411

2 287 3 698

Après une montée en charge régulière jusqu’en 2009, le nombre de bénéficiaires a tendance à se stabiliser ou à régresser légèrement. Dans le budget 2012 du conseil général, l’APA représente une charge de 10 millions d’euros à domicile et 6 millions d’euros en établissement.

L’observatoire gérontologique

Créé dans le cadre du schéma départemental d’organisation sociale et médico-sociale, l’observatoire gérontologique livre chaque année diverses statistiques. Intéressons-nous aux principaux chiffres arrêtés au 31 décembre 2011.

Bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA)

Tarifs des établissements médicalisés (EHPAD)

La moyenne 2011, en année pleine, s’établissait à 49,98 € pour le tarif hébergement. Concernant la dépendance, son coût est fonction du degré de dépendance (ou GIR) : 19,47 € pour une dépendance lourde (GIR 1/2), 11,70 € pour une dépendance moyenne (GIR 3/4) et 5,09 € pour une dépendance faible (GIR 5/6).

Dans les établissements on comptait 1 411 bénéficiaires, soit 7,33% des habitants de 75 ans et plus, plus de la moitié (55,6 %) ayant un niveau de dépendance important, GIR 1 ou GIR 2.

À domicile l’APA est versée à 2 287 bénéficiaires, représentant 4,78% des habitants de 60 ans et plus ou 11,88 % des 75 ans et plus. Le degré de dépendance des bénéficiaires de l’APA à domicile est logiquement plus faible qu’en établissement avec 56 ,01 % pour le GIR 4 et 25,19 % pour le GIR 3.

La dépendance est financée par le conseil général (APA), l’assurance maladie (soins) et le résident qui est redevable du ticket modérateur correspondant au tarif de la dépendance 5/6. Ainsi le prix de journée moyen dans les EHPAD haut-marnais en 2011 était de 55,07 €. (49,98 + 5,09)

À contrario on peut en déduire que 80% des 75 ans et plus vivent sans dépendance déclarée et reconnue.

Taux d’équipement en places d’EHPAD installées dans la région et par département pour 1 000 habitants de 75 ans et plus en 2011.

Région Ardennes 96,4

87,6

Aube 107

Marne 96

Numéro vert

Haute-Marne 93,3

Au 01/01/2011 la Haute-Marne comptait 47 890 habitants de 60 ans et plus et 19 245 de 75 ans et plus.

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Le numéro vert du conseil général, qui permet aux familles d’obtenir des réponses à toutes les questions relatives aux personnes âgées a reçu 6 207 appels en 2011 dont plus de 70 % pour des renseignements sur l’Allocation Personnalisée d’Autonomie à domicile.


Un service utile : la livraison de repas Le maintien à domicile est plébiscité par les personnes âgées. Il peut cependant être synonyme d’ennui, de lassitude, de perte d’envie de s’alimenter si on perd le goût ou la force de cuisiner. Parce que cela demande un effort, parce que cela suppose de faire ses courses…

Certaines personnes âgées en arrivent à négliger leur alimentation avec des conséquences évidentes sur leur moral et leur santé.

Pour retrouver le plaisir de manger, une solution existe, la livraison de repas à domicile. L’observatoire gérontologique départemental a recensé, parmi les services de maintien à domicile, 20 organismes qui proposent cette prestation : des communes, des centres communaux ou intercommunaux d’action sociale (CCAS ou CIAS), des communautés de communes (CC), des hôpitaux ou EHPAD, des associations ADMR ou des structures privées. Ainsi, comme le montre la carte ci-dessous, quel que soit son lieu de résidence, on peut faire appel à un prestataire proche de son domicile.

Cette prestation peut être en partie financée par l’APA dans le cadre d’un plan d’aide. Elle ouvre droit à une réduction d’impôt sous certaines conditions.

Quelques exemples

À Langres la CCEL (Communauté de communes de l'Étoile de Langres) propose ce service à ses 17 communes, le repas étant facturé autour de 8 euros, ceux-ci sont cuisinés et préparés en Haute-Saône. À Doulaincourt c’est l’EHPAD qui fournit les repas au CCAS. Ceux-ci sont livrés tous les jours sauf dimanche et lundi à un prix variant de 7,20 € à 11,50 € selon les personnes concernées et les communes destinataires.

À Saint-Thiébault le prix du repas est autour de 7 €. Les cinq associations ADMR qui offrent ce service ont comptabilisé 35 877 repas en 2010 et 36 451 repas en 2011 pour 238 clients. Cette prestation nécessite 13 salariés et les véhicules adaptés.

Les tarifs varient de 7,92 € à 9,30 € en fonction du prix d’achat du repas et du coût de livraison lié au contexte géographique de chaque association. Les repas sont cuisinés à SaintDizier, à Dijon ou à Combeaufontaine. Dans son rapport d’activité 2011, l’ADMR signale rencontrer « des difficultés liées aux frais de déplacement très importants dans le contexte de l’habitat rural dispersé où elles interviennent ». Elle ajoute que « dans certains secteurs d’intervention, sans le soutien des municipalités, nous ne pourrions pérenniser ce service pourtant indispensable au maintien à domicile ».

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Plan régional de santé et plan Alzheimer

Le volet « personnes âgées » du schéma régional d’organisation médico-sociale (SROMS) s’articule autour de 5 objectifs :

adossé à un EHPAD, bien implanté sur le territoire et travaillant en réseau avec les partenaires du domicile et du soin). En Haute-Marne elles pourraient être installées à Chaumont, Bourbonne-les-Bains, Saint-Dizier et Langres.

1) Contribuer à la mise en place d’un observatoire régional dans le domaine des personnes âgées 2) Disposer d’une offre d’équipements médicalisés adaptée à l’évolution des besoins et des moyens 3) Décliner le plan Alzheimer 4) favoriser la qualité de l’offre de service 5) Coordonner les réponses autour de la personne âgée

La formation des aidants sous la forme de deux jours de formation (14 heures). Pour 2012-2013 la région peut mettre en place 52 actions de formation dont 8 en Haute-Marne.

Les équipes spécialisées Alzheimer à domicile (ESAD) L’équipe spécialisée vise à améliorer l’autonomie d’une personne atteinte de la maladie diagnostiquée à un stade léger ou modéré. Il est prévu de créer 10 ESAD en ChampagneArdenne. Une première équipe, gérée par le CHG de Saint-Dizier, est opérationnelle sur le nord du département. Une deuxième est prévue dès cette année sur le sud du département.

Le conseil général contribue à la mise en œuvre de tous ces objectifs dans notre département à travers le fonctionnement du numéro vert et des coordinations gérontologiques, grâce aux extensions et créations de places d’EHPAD en cours, ou aux statistiques annuelles de l’observatoire gérontologique départemental. Intéressons-nous plus particulièrement à la déclinaison régionale du plan Alzheimer.

Les unités d’hébergement renforcé (UHR), lieux de vie et de soins de 12 à 14 places en EHPAD. 7 UHR sont prévues dans la région dont une dans notre département.

La maladie d’Alzheimer retentit sur la vie quotidienne et sociale des personnes malades et de leur entourage. La prise en charge repose alors essentiellement sur l’aidant principal. C’est pourquoi la mesure 1 du plan Alzheimer vise à promouvoir le développement d’une palette diversifiée de structures de répit correspondant aux besoins des patients et aux attentes des aidants.

Les pôles d’activité et de soins adaptés (PASA) : ce sont des lieux de vie, au sein d’un EHPAD, accueillant 5 jours sur 7 et selon les besoins des personnes, de 12 à 14 résidents de l’EHPAD. Ils proposent, pendant la journée, des activités sociales et thérapeutiques aux résidents ayant des troubles du comportement modérés. Un PASA fonctionne à Bourbonne-les-Bains, 10 autres sont en projet.

Les réponses apportées

L’accueil de jour (AJ) propose, dans un espace individualisé et distinct, une prise en charge à temps partiel et pour une durée limitée.

Les maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer (MAIA). Le plan prévoit le développement de MAIA pour permettre d’améliorer l’accueil, l’orientation et la prise en charge des malades. La MAIA n’est pas une nouvelle structure, elle doit s’intégrer aux structures existantes pour mieux coordonner les prises en charge. Un projet est en cours à Bourbonne-les-Bains, il devrait aboutir en 2013 et couvrir centre et sud Haute-Marne.

L’hébergement temporaire (HT) propose, au sein d’un EHPAD, une prise en charge à temps complet pour une durée limitée.

La plate-forme d’accompagnement et de répit qui s’appuie sur un accueil de jour minimum de 10 places (autonome ou

Chaumont

50

+32

4

Saint-Dizier

27

+12

13

Langres Total

Total futur

6

45

+71

122 +115

237

Créations en cours

Accueil de jour

Créations en cours

Hébergement temporaire

Créations en cours

Lits installés

Récapitulatif des lits ou places « Alzheimer » dans le département

+5

25

+6

36

2

+11

19

+22

41

+6

5

+27

66

+33 99


faisons connaissance avec … La CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) Outre ses missions de remboursement des soins et de versement de revenu de remplacement, la CPAM poursuit son soutien aux plus démunis, renforce ses actions de prévention et se modernise avec des téléservices pour faciliter les démarches des assurés.

Ameli-direct : « je choisis avant de consulter ». Pour trouver facilement le professionnel de santé dont vous avez besoin et les tarifs pratiqués, connectez-vous sur ameli-direct.fr.

- CMU C : une complémentaire gratuite pour l’année qui vous permet d’être couvert à 100% pour la plupart de vos dépenses de santé. Cette aide est attribuée sous conditions (Le plafond de ressources est de 661,17 € par mois pour une personne seule).

Les médicaments génériques

Ameli-santé : « ma référence en information santé ». Pour consulter une information en santé claire, fiable et illustrée, rendez-vous sur ameli-sante.fr.

La politique d’Action Sanitaire et Sociale

Les GÉNÉRIQUES sont aussi efficaces, aussi sûrs et plus économiques…

- ACS : cette aide pour une complémentaire santé est destinée aux foyers dont les ressources n’excèdent pas plus de 35% le plafond d’attribution de la CMU Complémentaire (voir encadré).

En choisissant le générique, je bénéficie du tiers-payant.

En refusant le générique, la loi m’oblige à faire l’avance des frais. Le pharmacien ne peut plus pratiquer le tiers-payant.

- Aide financière locale : ces aides sont attribuées sur demande et en fonction de critères définis par la Commission d’Action Sanitaire et Sociale qui se réunit tous les 15 jours.

Aide à l’acquisition d’une complémentaire santé

Centre de Soins Dentaires : la CPAM dispose de deux Centres de Soins Dentaires (à Chaumont et à Saint-Dizier) ouverts du lundi au vendredi sur rendez-vous au 03 25 02 85 99 à Chaumont et au 03 25 07 57 47 à Saint-Dizier.

Pour bénéficier de cette aide, vos ressources mensuelles doivent être inférieures à 892 € pour une personne seule ou 1 338 € pour un couple.

Prévention

Après accord de votre caisse primaire, l’aide sera attribuée directement à l’organisme complémentaire de votre choix.

Dépistage du cancer du sein et du cancer colorectal : en partenariat avec l’ADECA (Association de Dépistage contre le Cancer), l’Assurance Maladie organise des campagnes de dépistage. L’assuré(e) reçoit une invitation pour se faire dépister gratuitement.

Depuis le 1er juillet 2012, l’aide est de 500 € par personne pour les 60 ans et plus.

Une aide supplémentaire de la CPAM de la Haute-Marne peur éventuellement vous être accordée. Son montant s’échelonne de 30 € à 142 € par an selon votre âge et le type de contrat souscrit.

Vaccination anti grippale : l’Assurance Maladie vous propose de bénéficier gratuitement du vaccin contre la grippe saisonnière. Vous êtes destinataire d’un courrier avec un bon de prise en charge à faire remplir par votre médecin.

Sophia : C’est un service d’accompagnement personnalisé qui a pour objectif d’améliorer la qualité de vie des patients atteints de maladies chroniques et de réduire le risque de complication. C’est un service gratuit qui s’adresse aux personnes atteintes de diabète de type 1 et de type 2 de plus de 18 ans pris en charge à 100% par le régime général de l’Assurance Maladie au titre d’une Affection Longue Durée (ALD).

Pour toute question, renseignez-vous auprès de votre caisse primaire au 36 46 ou dans l’un des accueils de votre caisse.

Les téléservices pour un accès 24h/24 et 7j/7 à l’information

Ameli : créez gratuitement votre espace personnel sur Ameli.fr et consultez en temps réel vos remboursements et autres services (déclarer son changement d’adresse, commander une Carte Européenne d’Assurance Maladie, éditer un relevé mensuel récapitulatif des paiements, suivre l’émission de sa carte vitale…).

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Les droits des usagers La loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale reconnait les droits individuels et collectifs des usagers dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux. Trois outils permettent l’exercice de ces droits : - le contrat de séjour ; - le livret d’accueil ; - le conseil de la vie sociale.

De même, la loi a permis de rendre plus transparente la coordination entre les différents acteurs. Elle prévoit notamment : - la signature de conventions entre le Préfet, le Président du conseil général, et/ou le Directeur général de l’ARS ; - la signature de contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens (CPOM) ;

- l’organisation de l’évaluation externe et interne des établissements et services.

Quel constat après 10 ans ?

La commission spécialisée des droits des usagers de la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie (CRSA) a souhaité recueillir l’avis des Conseils de la Vie Sociale (CVS) sur les droits des usagers. Un questionnaire a été envoyé aux intéressés et l’analyse des réponses a été effectuée par l’ARS puis validée par la commission spécialisée.

Cette étude a permis de constater que, globalement, les droits des usagers dans le secteur médico-social semblent appliqués et donc respectés et que la gestion des plaintes-réclamations ne semble pas poser de difficultés particulières.

La commission a proposé une campagne de recensement des présidents de CVS, une action ciblée auprès des établissements qui n’ont pas encore mis en place leur CVS, un rappel de la loi qui prévoit 3 réunions de CVS chaque année. D’autre part, il sera rappelé aux établissements défaillants l’obligation de mettre en place le livret d’accueil et le contrat de séjour.

L’accès à l’information et la formation

Concernant l’accès à l’information diverses actions pourraient être systématisées comme :

- L’affichage des coordonnées du président de CVS ; - La réalisation et la diffusion de plaquettes d’information ; - L’organisation de réunions d’informations collectives.

Les coordinations gérontologiques

Arrondissement de Saint-Dizier florence PUYSSEGUR tél. 03 25 04 19 19 fax. 03 25 04 91 64

Circonscription d’action sociale, 2 rue Godard Jeanson, 52100 Saint-Dizier florence.puyssegur@haute-marne.fr

Arrondissement de Chaumont Caroline THEVENOT tél. 03 25 32 86 86 fax. 03 25 32 86 87

Cité administrative départementale, 4 cours Marcel Baron, 52000 Chaumont caroline.thevenot@haute-marne.fr

Arrondissement de Langres Anne-Sophie DROUOT tél. 03 25 84 43 86 fax. 03 25 90 94 15

212 les Hortensias, 52200 Langres anne-sophie.drouot@haute-marne.fr

Chaque coordinatrice effectue des visites à domicile et des entretiens sur rendez-vous.

Enfin il est envisagé une formation des présidents de CVS afin qu’ils puissent disposer, comme les représentants des usagers dans les instances hospitalières, des éléments nécessaires à l’exercice de leur mandat dans de bonnes conditions.

Numéro vert gratuit du conseil général : 0 800 11 44 20

Ce numéro vert permet aux personnes âgées ainsi qu’à leur famille et aux professionnels d’obtenir rapidement des réponses à leurs questions autour de la prise en charge des personnes âgées. Une correspondante aux personnes âgées conseille sur tous les problèmes liés à la dépendance et sur les dispositifs d’aide les plus adaptés. ►

VACCINATION CONTRE LA GRIPPE

Chaque année, la grippe saisonnière revient et touche des milliers de personnes. En me faisant vacciner, j’évite une forte fièvre, une toux sèche, une fatigue intense et des courbatures. La vaccination reste le moyen le plus efficace pour me protéger et protéger mon entourage. Le vaccin est gratuit pour les personnes de 65 ans et plus. La vaccination peut être réalisée par mon médecin ou une infirmière.

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Lettre du Coderpa n° 14