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AmĂŠnagement

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Accompagner les communes forestières.

Ligne

Sport

DĂŠveloppement

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Le e-commerce se fÊdère.

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RĂŠmi Bourson sur la bonne voie.

le magazine du conseil gĂŠnĂŠral de haute-marne

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Dossier :

La Haute-Marne, une vocation touristique

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Spectacle : le bicentenaire du haras nationaux de Montier-en-Der • Château du Grand Jardin : l’ÊtÊ musical du Grand Jardin • Exposition : LE fleuve, Land Art sur les bords de la Meuse • Exposition : Passeurs de Frontières à l’Abbaye d’Auberive • Spectacle : l’estival des Hallebardiers à Langres • Musique : 12e Êdition du Festival du Chien à Plumes • Spectacle : Saga en pays Montsaugeonnais • Agenda


AmĂŠnagement

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Accompagner les communes forestières.

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Le e-commerce se fÊdère.

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RĂŠmi Bourson sur la bonne voie.

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La Haute-Marne, une vocation touristique

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Spectacle : le bicentenaire du haras nationaux de Montier-en-Der • Château du Grand Jardin : l’ÊtÊ musical du Grand Jardin • Exposition : LE fleuve, Land Art sur les bords de la Meuse • Exposition : Passeurs de Frontières à l’Abbaye d’Auberive • Spectacle : l’estival des Hallebardiers à Langres • Musique : 12e Êdition du Festival du Chien à Plumes • Spectacle : Saga en pays Montsaugeonnais • Agenda


Le conseil général à vos côtés

Ecouter, informer, accompagner Afin d’informer les personnes âgées et leurs familles et répondre à toutes leurs demandes, le conseil général a mis en place un numéro vert d’appel téléphonique gratuit et trois coordinations gérontologiques de proximité réparties sur le territoire.

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ue faire lorsque surgissent questions et problèmes autour de la santé de la personne âgée, le vieillissement, la dépendance ? Quelles sont les aides disponibles pour le maintien à domicile, les solutions d’accueil ou d’hébergement ? Pour une première information, appelez le numéro vert : 0 800 11 44 20 ! Depuis septembre 2007 en Haute-Marne les personnes âgées et leurs familles disposent d’un moyen d’information téléphonique gratuit à ce numéro unique. Fin 2007 après quelques mois de fonctionnement, le conseil général dresse un premier bilan de l’initiative. Plus de 1 000 appels ont déjà été enregistrés à ce numéro, soit environ 400 par mois. Ils proviennent surtout des familles et concernent en majorité les femmes. Un grand nombre d’appels concerne le dispositif financier de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et les solutions de maintien à domicile.

Trois coordinations gérontologiques La Haute-Marne bénéficie de la présence d’un grand nombre de professionnels four-

nisseurs d’une palette complète de soins et d’aides au domicile des personnes âgées. Depuis l’acte II de la décentralisation, le Département qui dispense des aides financières en faveur du maintien à domicile des personnes âgées, est désormais responsable de la coordination gérontologique des actions correspondantes. Trois coordinations de proximité ont été créées sur le territoire afin de mieux répondre aux besoins de la population : à Saint-Dizier pour le Nord du département, à Langres pour le Sud, et depuis peu à Chaumont pour le Centre.

Des lieux d’écoute privilégiés Ces permanences sont les lieux d’accueil et d’écoute privilégiés au service des personnes âgées, des familles et des professionnels. Les coordinatrices reçoivent et prennent chaque cas en considération afin de prodiguer les conseils appropriés. Elles rencontrent aussi les personnes âgées à leur domicile ou effectuent des évaluations au titre de l’APA. Elles aiguillent les demandeurs vers les dispositifs de prise en charge adaptés et les professionnels. Elles constituent systématiquement un

dossier puis accompagnent les démarches des usagers, qu’il s’agisse d’une demande d’allocation personnalisée d’autonomie, ou de la mise en relation avec un service ou un professionnel. “Le nouveau dispositif constitué du numéro vert et des coordinations gérontologiques a considérablement augmenté le nombre et la qualité de nos contacts avec le public concerné. Il nous a permis de mieux connaître ses besoins et d’affiner nos réponses. C’est bien le sens d’un service public qui est un service au public !” se réjouit la responsable du service gérontologie au conseil général. Thierry AUBRY

“Une écoute active et des solutions” Caroline Thévenot anime la coordination gérontologique, qui a ouvert ses portes à Chaumont en juillet 2007. “La coordination constitue un point d’accueil, d’écoute et d’orientation avec une permanence le matin. Je reçois les personnes âgées et les familles qui ont l’occasion de présenter leur situation particulière. C’est un travail d’écoute active qui débouche sur des solutions personnalisées. Je propose un plan d’aide pour la personne, et l’accompagne dans sa démarche. Je suis en contact permanent avec les services prestataires de soins à domicile ou d’aide à la personne, les professionnels de la santé. Ce travail de partenariat avec les professionnels permet de consolider les liens avec les services du conseil général. Après 10 mois d’expérience, où la sollicitation téléphonique de la population est très forte, je constate qu’il y avait un espace entre les besoins et une offre de service abondante. Nous allons dans le bon sens.”

CONTACTS :

NUMÉRO VERT D’APPEL GRATUIT : 0 800 11 14 44 20

COORDINATIONS GÉRONTOLOGIQUES EN HAUTE MARNE : - NORD À SAINT DIZIER AU 03 25 04 19 19 : FLORENCE PUYSSEGUR - CENTRE À CHAUMONT AU 03 25 32 86 86 : CAROLINE THÉVENOT - SUD À LANGRES AU 03 25 84 43 86 : ANNE SOPHIE DROUOT LIGNE DIRECTE - juillet/août 2008

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Aménagement

Accompagner

les communes forestières

La forêt haut-marnaise est sans conteste l’une des plus belles de France. Elle est gérée par des propriétaires privés mais aussi et surtout par des communes. Celles-ci sont réunies au sein de la “Cofor 52”, l’association des communes forestières qui les assiste et les conseille dans la gestion de leur patrimoine forestier. Présentation.

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ois et forêts sont omniprésents en Haute-Marne. Jugez plutôt : 40 % du territoire haut-marnais sont recouverts par des bois et 407 des 433 communes, sont propriétaires sylvicoles.

Pour aider ces élus donc, il existe, en France, 44 associations départementales des communes forestières unifiées

Devoirs des communes Cette condition de commune forestière comporte son lot de devoirs : gérer durablement la forêt, commercialiser du bois, organiser l’espace communal en intégrant la forêt comme un élément de développement et favoriser l’utilisation de la ressource en mettant en œuvre des projets locaux. Toutes ces missions prennent encore plus d’importance aujourd’hui : la qualité “renouvelable” de la ressource énergétique que représente le bois offre de nouvelles perspectives aux élus des communes propriétaires.

de l’association depuis le 25 avril 2008. Une belle démonstration de l’importance que le Département accorde à la problématique forestière pour l’aménagement du territoire, et une façon de favoriser la cohérence des projets entre les acteurs haut-marnais de la filière sylvicole.

Défendre et accompagner

au sein d’une fédération nationale. En Haute-Marne, la Cofor 52 fédère près de 250 communes (sur les 407 propriétaires sylvicoles) et représente plus de 77 000 hectares (soit les trois-quarts de la forêt communale haut-marnaise). Bruno Sido, Président du conseil général, est à la tête

Un échelon régional Depuis 2005, les quatre associations départementales de communes forestières de Champagne-Ardenne ont décidé de créer une union régionale. Cet échelon était devenu incontournable pour débattre de la politique forestière et de l’aménagement du territoire. L’union régionale se charge notamment de la déclinaison du programme “1 000 chaufferies communales pour 2010” dans le cadre de la structuration de la filière bois énergie. Au bout du compte, les trois échelons - national, régional et départemental – se donnent pour objectif de faire vivre les forêts communales qui sont souvent sous valorisées en laissant entièrement, aux élus communaux, leur liberté dans les décisions et les choix.

La Cofor 52 a pour objet de défendre les intérêts de la forêt communale et d’être le porte-parole des communes. Pour mener à bien sa mission, l’association est représentée au sein de diverses instances et groupes de travail concernés par la gestion de la forêt (par exemple, la commission départementale de chasse). Elle est aussi partenaire privilégié de l’ONF, gestionnaire des forêts communales. La Cofor 52 organise également des journées de formation à destination des élus sur des sujets relatifs aux forêts, à leur gestion et à l’aménagement du territoire. Dans ce cadre, selon les élus, l’association est particulièrement “utile pour la formation des nouveaux élus, pour les conseils et pour apporter des projets différents et complémentaires à ceux de l’ONF”. Enfin, pour toute commune adhérente qui le souhaite, l’association, via l’échelon national, peut certifier les forêts en gestion durable “PEFC”. Une garantie d’exploitation raisonnée du bois, en cohérence avec les préoccupations environnementales actuelles. Frédéric THEVENIN

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LIGNE DIRECTE - juillet/août 2008


Insertion

Un partenariat au service de

l’insertion

Le 20 juin, l’assemblée départementale a voté le nouveau Programme départemental pour l’insertion vers l’emploi (PDIE). Objectif : favoriser le retour à l’emploi des bénéficiaires du Revenu minimum d’insertion (RMI). Pour aider la collectivité départementale à mettre en œuvre cette orientation, le Fonds social européen (FSE) offre des financements complémentaires aux acteurs de l’insertion professionnelle. Ceux-ci sont invités à adresser propositions et projets au conseil général.

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uand le conseil général accentue son action en faveur du retour vers l’emploi des publics en difficulté, l’ancien PDI annuel devient PDIE. Le dispositif reconfiguré, désormais triennal (2008 – 2010), épouse l’inflexion du FSE. Celui-ci, par l’intermédiaire du conseil général, dispense, sous conditions, des aides financières aux actions d’insertion professionnelle qui visent un public éloigné du marché du travail.

mation. Ces expériences dites d’insertion par l’activité économique ont largement démontré leur efficacité. Avec elles, les personnes bénéficiaires exercent une activité d’intérêt général sur des chantiers d’insertion, suivent une formation et un programme d’accompagnement personnalisé en fonction de leurs difficultés.

La nouvelle approche du FSE Pour bénéficier de l’apport accru du FSE, le PDIE s’est aligné pour partie sur les règles européennes en matière d’insertion. À l’intérieur des priorités européennes – égalité des chances hommes femmes, cohésion sociale, inclusion sociale par le travail, lutte contre les discriminations –,

le FSE vise l’embauche des publics prioritairement ciblés chercheurs d’emploi, Rmistes, migrants… Le programme haut-marnais s’inscrit dorénavant dans la durée et devient pluriannuel.

Un PDIE, 11 fiches actions Le lecteur du PDIE y découvre notamment les 11 fiches-actions du programme : les ateliers et chantiers d’insertion, l’accompagnement individuel vers l’emploi – suivi dans l’emploi, – suivi dans l’emploi, l’accompagnement des bénéficiaires du RMI, créateurs d’entreprise, ou la remobilisation des personnes en grande difficulté sociale. Autant d’actions qui visent différents publics afin de les aider à retrouver le chemin de l’emploi. Un bel exemple de partenariat entre les échelons territoriaux locaux et européens Thierry AUBRY

Les associations d’insertion En 2008, le conseil général consacre 1 680 000 € au financement des actions du PDIE. Le programme FSE renforce cette enveloppe à hauteur de 627 764 € pour la période 2008-2010. Un joli coup de pouce.

Chantiers d’insertion Depuis 2005, le PDI du conseil général et les actions sur le terrain ont déjà produit des résultats statistiques probants en matière de retour à l’emploi. Le Département finance les projets des associations du secteur et parfois des organismes de for-

Elles s’appellent, l’Association des sans logis (ASLO), Formation insertion du triangle (FIT), Les Brigades vertes de Lecey ou Poinfor. Ces associations établissent avec le conseil général des conventions de collaboration afin de co-financer certaines de leurs actions, qui appliquent la politique départementale en matière d’insertion. Poinfor, une association de formation et d’insertion – une quarantaine de salariés – couvre le territoire avec des actions variées. “Nous réalisons différents types d’interventions : des formations qualifiantes, des chantiers d’insertion, de l ’accompagnement individuel ou des formations à l’entreprise. Notre public est demandeur d’emploi, Rmiste, handicapé. Certains sont depuis 3 ans au chômage, avec des difficultés personnelles. Notre objectif est de les mettre sur la voie d’un projet de vie avec un volet professionnel, qu’ils retrouvent progressivement une place dans la vie sociale et un travail” résume Claude Geoffroy, le directeur de l’association.

LIGNE DIRECTE - juillet/août 2008

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Les voyages brestois forment la jeunesse

Parrainage

haut-marnaise

Dans le cadre du parrainage du Sous-Marin “Le Téméraire”, conclu en 2004 entre la Marine et le Département de la Haute-Marne, les collégiens haut-marnais profitent de nombreuses sorties pédagogiques à Brest. Découverte des milieux maritimes, des missions et métiers de la Marine. Un nouvel horizon s’ouvre à Brest pour les jeunes du département.

G

râce au centre d’instruction des réserves de l’Armée de Mer, le conseil général a proposé à trois établissements haut-marnais de se rendre à Brest. Les collèges de Saint-Dizier (Anne Franck) et de Doulaincourt, ainsi qu'un lycée, l’établissement Blaise Pascal de Saint Dizier, ont fait partie de l’aventure. Ces jeunes adultes ont bien saisi l’aspect pédagogique du déplacement. Même s’ils n’ont pas manqué de profiter des magnifiques paysages bretons et du vent marin, ils ont axé leur séjour sur la découverte culturelle et géographique du Finistère. S’ils n’ont pas pris le large, les élèves ont découvert de nouveaux horizons. Les métiers et les carrières de la Marine, ses missions, l’environnement économique d’une région maritime n’ont plus de secrets pour eux.

De nombreuses découvertes Etait programmée pour nos aventuriers, une visite à l’arsenal de la rade de Brest et plus précisément de la composante de la Force d'action navale, spécialisée dans

la lutte anti-sous-marine côtière. “Un nom un peu compliqué …”, ont pu souffler quelques-uns, mais qui a ensuite pris tout son sens au fur et à mesure des explications de l’officier qui les recevait. En pièce de résistance, ils ont pu plonger dans les entrailles du sous-marin “le Téméraire”, visite effectuée par un membre de l’équipage. Ils ont aussi pu admirer des mises en situation des marins pompiers, au centre d’entraînement. Une présentation qui a suscité quelques vocations…

Logés avec des marins En marge de la visite du sous-marin, et pour mieux appréhender les conditions de vie à terre des membres de l’équipage, les élèves ont été hébergés au foyer des marins. Un contact direct avec le milieu militaire fort instructif également. Et puis, en tant qu’invités, ils ont eu le plaisir de partager un repas avec le commandant du Téméraire au cercle des officiers mariniers de Brest. Enfin, ils ont aussi rendu hommage aux marins disparus avec des membres de l’association “Aux marins”, moment d’échanges hautement symbolique pour la relation entre la Haute-Marne et Brest.

Réactions à chaud

Les élèves et personnels enseignant du collège Anne Franck de Saint Dizier ont été particulièrement enchantés de leur voyage. Morceaux choisis des témoignages recueillis au retour. Jacques Daugé (principal du collège Anne Frank) : “Ouverture culturelle et géographique, très enrichissante. Pour certains, un tel déplacement, aussi loin de chez eux, était une véritable épreuve. Il y avait des réticences et des craintes. Aujourd’hui, le bilan est excellent : tous sont revenus conquis et sont prêts à repartir.” Kenan Yirik (élève de troisième découverte professionnelle parti du 21 au 24 avril) : “Ce voyage nous a permis de découvrir le monde maritime, et l’accueil était très sympa. Nous n’attendons qu’une chose : recommencer !” Mme Hocquet (professeur d’anglais au Collège Anne Frank parti du 21 au 24 avril) : “Un voyage très riche en découvertes et en enseignements aussi bien pour les élèves que pour les accompagnateurs. Nous avons tous pu mesurer notre chance et le caractère exceptionnel de ce voyage.”

Les témoignages unanimes (lire en encadré) sont en faveur d’une reconduction des échanges dans les années à venir. Les collégiens d’Anne Frank sont de nouveau candidats à l’embarquement. Charline BOUDEVILLE 6

LIGNE DIRECTE - juillet/août 2008


Développement

E-commerce :

fédérer pour mieux promouvoir Aujourd’hui, une présence sur Internet est indispensable pour exister aux yeux du monde. Les professionnels de Haute-Marne l’ont bien compris et ils ont été nombreux à se rendre aux “rencontres e-commerce” organisées par les chambres consulaires du département. Grâce à ces rencontres, des initiatives voient le jour et les produits haut-marnais seront bientôt achetés depuis l’autre bout du monde.

I

nternet en général et le e-commerce en particulier demeurent des domaines difficiles à appréhender pour les novices. L’aspect technique mais aussi la multitude d’offres de services alléchantes formulées par des agences spécialisées peuvent décourager les candidats à la mise en ligne. Soucieuses de prévenir l'échec des acteurs économiques, les chambres consulaires de Haute-Marne ont décidé d’appuyer ensemble les entreprises locales dans leur stratégie e-commerce. Car, une visibilité accrue de la Haute-Marne sur la toile doit permettre d’illustrer le dynamisme économique local et renforcer l’attrait du territoire pour les créateurs d’entreprises.

Un intérêt certain A la suite des premières “rencontres e-commerce” organisées en mars, juin et juillet, les participants ont souhaité obtenir des informations complémentaires. Le conseil général et les chambres consulaires ont prévu quatre ateliers-débat autour de témoignages d’entreprises commercialisant sur le net

est née l’idée de “Trésors Lingons”, une entreprise qui, depuis Fresnoy-en-Bassigny, vend les produits de Haute-Marne sur Internet. Le site, construit en collaboration étroite avec l’Association pour le développement de la diversification en milieu agricole et rural (ADMA) est en ligne à l’adresse : www.tresorslingons. com. Décidément, le e-commerce hautmarnais est en marche ! Barbara SARREY

(Lire en encadré). Une façon de convaincre définitivement les producteurs locaux que vendre sur Internet depuis la Haute-Marne, c’est possible. D’ores et déjà, des actions concrètes se mettent en place : annuaire en ligne de professionnels, réflexion sur une adhésion à des sites portails nationaux, création de sites vitrine…

Tresorslingons.com, initiative exemplaire Mieux encore, les actions consulaires sont relayées par des démarches individuelles, comme par exemple un tout jeune site de vente en ligne de produits haut-marnais “Tresorslingons.com”. Créé par Sarah Bernhard, une jeune femme qui a choisi la Haute-Marne comme terre d’adoption, le site est une plate-forme de vente collective, basée sur le partenariat. Son objectif : contribuer au développement local et permettre de faire connaître un peu plus les productions typiquement haut-marnaises. Passionnée par le terroir et gourmande à ses heures, Sarah Bernhard avait envie de “promouvoir les richesses de la Haute-Marne, trop peu connues en dehors des frontières du département”. De cette volonté

CONTACT : CHAMBRE D'AGRICULTURE - 03 25 35 02 89

Le programme des ateliers-débat : Lundi 15 septembre de 18h à 20h30 : Définir ma stratégie e-commerce. Quelle image pour mon entreprise et mes produits ? Quelle clientèle et quel référencement pour mon site ? Lundi 6 octobre de 18h à 20h30 : Savoir repérer une niche sur le web et savoir la capter. Parmi la multitude d’internaute, savoir s’adresser à ceux qui cherchent les produits et services que je propose. Lundi 27 octobre de 18h à 20h30 : Maîtriser la conception de mon site de vente en ligne. Lundi 17 novembre de 18h à 20h30 : Contractualiser la conception, la maintenance de mon site. Sous-traiter son site en se garantissant une structure opérationnelle et en cohérence avec la stratégie d’entreprise. Tous ces ateliers-débat ont lieu au conseil général.

LIGNE DIRECTE - juillet/août 2008

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DOSSIER

La Haute-Mar une vocation Chapo

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Ligne Directe - ao没t/septembre 2003


rne, touristique

Le calme, l'eau des lacs, le soleil, la nature, l’offre de loisirs et les hébergements de qualité. Tels sont les ingrédients prioritairement recherchés par les touristes pour sélectionner leur lieu de vacances. Cela en étonne encore plus d’un mais tous ces atouts, la Haute-Marne les concentre sur son territoire. Depuis quelques années, grâce notamment au dynamisme des politiques publiques dans le domaine touristique, le département s’est en effet doté d’équipements de qualité pour l’accueil des vacanciers et des visiteurs. Campings, gîtes, aménagements des berges des lacs ou du canal, des sentiers de randonnée… autant d’éléments qui contribuent à augmenter chaque année le nombre de nuitées enregistrées en Haute-Marne. Et le territoire d’affirmer de plus en plus fort sa vocation touristique, via le Comité départemental du tourisme et du thermalisme (CDTT), l’organisme haut-marnais spécialiste de l’aménagement et de la promotion dans ce domaine. En cette période de vacances, Ligne Directe a choisi de présenter les missions et réalisations de cette structure partenaire du conseil général mais aussi de détailler quelques propositions touristiques originales et de qualité. Des suggestions qui invitent les Haut-Marnais à découvrir leur département sous un autre angle. Ligne Directe - juillet/août/ 2008

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DOSSIER

Le tourisme, un pour la Haute-M

De l’union naît la force du tourisme haut-marnais. Depuis quelques années, professionnels du secteur et institutions font converger leurs efforts pour développer l’offre touristique du département. Acteur majeur de cette politique, le Comité départemental du tourisme et du thermalisme (CDTT), en lien étroit avec le conseil général, travaille autour de 3 axes principaux qui permettront à terme à la Haute-Marne de devenir davantage encore une véritable destination de vacances. Voyage au cœur de la stratégie touristique.

A

ttirer, accueillir et surtout contenter les visiteurs de passage dans le département ne s’improvise pas. Pour élaborer une stratégie de long terme, capable de structurer l’offre touristique globale et garantir la satisfaction de tous ceux qui séjournent temporairement sur son territoire, la Haute-Marne peut compter sur l’union du conseil général et d’un véritable expert du tourisme en Haute-Marne, le CDTT.

Une politique réellement départementale Bien que le tourisme ne figure pas parmi les compétences obligatoires dévolues au

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Ligne Directe - juillet/août 2008

conseil général, la politique du département dans ce domaine se révèle diversifiée. Aide à la création et à la rénovation d’hébergements ou d’infrastructures de restauration, subventions aux projets à vocation touristique, aide au développement des sentiers de randonnée etc. Dans un souci de qualité permanente de l’offre, le conseil général propose par exemple des aides aux Haut-Marnais qui souhaitent créer un camping, une chambre d’hôte ou un meublé de vacances. Depuis 2005, 20 nouveaux hébergements à vocation touristique ont ainsi été ouverts grâce au financement dégagé par le conseil général et aux conseils techniques du CDTT. Plus de 366 000 € sont venus soutenir ces créations. Une somme qui s’ajoute

aux subventions que le Département accorde aux projets touristiques d’envergure, tels que celui qui a permis la création des chalets de la Vingeanne (lire en page 12). Sur cette réalisation particulière, 375 000 € ont été investis par l’assemblée départementale. Et ce ne sont là que quelques exemples.

La nature pour destination En marge des actions menées spécifiquement par le Département, le comité du tourisme, créé en 1987, met en valeur les sites majeurs du département, recense et diffuse les informations touristiques et aide au développement de structures d’accueil et de loisirs. Le CDTT a ainsi mis en place une politique fondée sur la qualité des hébergements par le biais des labels “Gîtes de France” et “Clévacances” mais aussi “Tourisme & Handicap” (Voir Ligne Directe n°84) et “Qualité Environnementale”. Ils sont défendus et promus par le CDTT et ses organismes partenaires tels que le service commercial “Accueil Vert”. Les porteurs de projets désireux de créer un hébergement sont sensibilisés aux avantages concurrentiels que comportent des labels, certes contraignants par leurs normes de construction ou


atout réel Marne d’accueil, mais beaucoup plus valorisés par des réseaux de promotion actifs. Ces labels bénéficient chaque année d’une reconnaissance plus grande et d’un public élargi, séduit par les garanties qu’ils apportent. Autre action forte du CDTT, la mise en place d’une offre complète de loisirs dits de “nature”. Dans ce domaine, le comité du tourisme ne se contente pas de vivre avec l’existant. Bien que la Haute-Marne compte déjà plus de 1800 km de chemin de randonnée, il continue de travailler à la définition de nouveaux itinéraires.

Marcheurs, cavaliers et cyclotouristes bénéficient d’un choix extraordinaire et sans cesse enrichi. A ce jour, 116 circuits sont homologués. Des chiffres qui confirment que la Haute-Marne constitue un paradis pour les randonneurs de

tous ordres. Côté nature encore, le CDTT s’appuie également sur la richesse aquatique et rocheuse de la HauteMarne. Amateurs de pêche ou d’escalade sont désormais des cibles potentielles pour le CDTT qui a mis en valeur, au travers de brochures et de son site Internet, les parcours de pêche et voies d’escalade accessibles dans le département.

teur de vieilles pierres, de pêche, de randonnée, de botanique, de patrimoine local, chacun peut trouver son bonheur dans “l’échoppe aux brochures” et… sur le site internet. Car tous les supports papiers y sont téléchargeables. Et même en plusieurs langues ! Et si les vacanciers ne viennent pas en Haute-Marne, le CDTT va à eux. Le comité haut-marnais participe en effet à de nombreux salons spécialisés ou théma-

Le VRP de la Haute-Marne Des hébergements se construisent, les sites s’équipent pour distraire les visiteurs, la liste des loisirs proposés s’étoffe. Bref, la Haute-Marne est en passe de s’imposer comme un site de vacances idéal. Encore faut-il faire venir les touristes pour les en convaincre. Là encore, le CDTT ne ménage pas sa peine. Pour les personnels du comité du tourisme, tous les moyens sont bons pour “vendre” la Haute-Marne. Chaque année, de nombreux supports sont produits pour informer les touristes des multiples possibilités vacancières qui s’offrent à eux. En plus de la très belle brochure “Confidences”, de nombreuses plaquettes thématiques sont éditées pour permettre de cibler plus précisément certains publics. Ama-

Pour un tourisme au fil de l’eau L’implication touristique du conseil général passe aussi par un soutien à toutes les opérations de valorisation des sites majeurs du territoire. Le lac du Der, le canal Entre Champagne et Bourgogne et les quatre lacs du pays de Langres font partie de ceux-là. Pour le canal, le conseil général participe à la construction ou à la rénovation des équipements nautiques. Une façon de garantir le meilleur accueil aux plaisanciers. D’ici 2009, trois ports, huit haltes nautiques et 15 haltes piquenique auront été créés ou modernisés. Parallèlement, le Département, en partenariat avec Voies navigables de France (VNF) et la chambre de commerce et d’industrie (CCI), contribue à l’animation du canal et au développement d’un véritable tourisme de berge. Grâce à l’ouverture du chemin de halage et à l’installation de panneaux signalétiques, les plaisanciers sont désormais invités à s’éloigner des bords du canal pour découvrir plus en profondeur les terroirs environnants. Quant aux lacs du pays de Langres ou du Der, les travaux d’aménagement de leurs structures d’accueil, des plages et des chemins alentours sont aussi partiellement pris en charge par le conseil général. Nouveaux sentiers de randonnée, bornes interactives, éditions de cartes, constructions de chalets sont autant d’arguments pour la captation de touristes supplémentaires.

tiques, notamment en France, en Belgique et aux Pays-Bas, les habitants de ces deux derniers pays se révélant souvent très intéressés par le département. Ce contact direct est très apprécié des vacanciers à la recherche de la destination idéale. La presse constitue aussi une cible privilégiée du CDTT. Des voyages de presse sont régulièrement organisés pour convaincre les journalistes que parler de la Haute-Marne à leurs lecteurs leur permettra de s’évader. Des articles sont ainsi produits grâce à ce travail d’information de ceux que l’on appelle les relais d’opinion. Et le mot passe plutôt bien auprès des touristes. La preuve ? Les touristes français et étrangers accueillis chaque année dans le département répartent toujours satisfaits de leur séjour. Qui a dit que la Haute-Marne n’avait pas de vocation touristique ? Thomas ROUSSEZ

CONTACT : CDTT - COURS MARCEL BARON 52902 CHAUMONT - TÉL. : 03.25.30.39.00 www.tourisme-hautemarne.com Ligne Directe - juillet/août 2008

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DOSSIER

Une nouvelle vague de touristes au lac de la Vingeanne

D

Ouverte à Villegusien-le-Lac voilà deux ans, la résidence “Les chalets de la Vingeanne” vise à faire du Sud du département une destination touristique à part entière. Près de 4 000 nuitées y ont été enregistrées l’an passé, en trois mois et demi de temps. Idéal pour se dépayser l’espace de quelques jours.

évelopper un tourisme de séjour et non plus seulement de passage dans le Sud haut-marnais. Après le camping de la Liez, voilà la stratégie qui a conduit le Syndicat mixte d’aménagement touristique des Quatre Lacs

Clientèle à moitié étrangère Pour sa première saison et en trois mois et demi seulement d’ouverture, la résidence de tourisme a comptabilisé l’an passé près de 4000 nuitées. Moitié de la clientèle était française, contre 40% de Néerlandais et 10% d’autres pays d’Europe du Nord. La quasi-totalité réserve via des voyagistes qui ont référencé “Les chalets de la Vingeanne” dans leur catalogue, tel Thomas Cook pour la Belgique et Pharos reizen aux Pays-Bas. Une belle preuve de la qualité du site . Ouverte cette année de début avril jusqu’à fin octobre, la résidence bénéficie de séjours d’une durée moyenne d’une semaine en juillet et août, contre trois jours en dehors de cette période.

et du Pays de Langres à ouvrir une résidence de tourisme au bord du lac de la Vingeanne. Un total de 60 chalets aménagés avec un souci très poussé d’intégration dans l’environnement. D’une capacité de six personnes, chaque habitation présente un bardage bois qui recouvre également le bâtiment d’accueil ainsi que le bar-brasserie, également accessible à la clientèle extérieure à la résidence. Le tout sans nuisance pour les locataires, grâce à une répartition harmonieuse des chalets dans quatre hectares arborés et engazonnés. Le site est également l’un des rares à bénéficier d’un label « tourisme et handicap ». Les efforts d’aménagement entrepris le rendent notamment accessible aux personnes à mobilité réduite.

En quête d’authenticité L’aménagement de la résidence “Les chalets de la Vingeanne” s’est monté à 3,8 millions d’euros. Subventionné sur

fonds publics à hauteur de 70%, le projet a notamment bénéficié de plus d’un million d’euros apporté par le Département de la Haute-Marne. La gestion de cet équipement haut de gamme a quant à elle été déléguée à la société Eurogroup vacances. “Les chalets de la Vingeanne” ont ainsi rejoint la trentaine de destinations que ce prestataire compte en France et qu’il commercialise à travers toute l’Europe. “La cible visée est une clientèle familiale”, explique t-on au siège d’Eurogroup. Avant tout un public “amateur de nature et de pêche”, mais aussi d’authenticité comme la Haute-Marne sait en offrir. En plus d’une piscine extérieure chauffée à 28° et d’une aire de jeux pour les enfants, les résidents bénéficient notamment d’une cuisine équipée dans chaque chalet, ce qui permet de conserver une indépendance appréciable. La plage du lac est quant à elle distante d’à peine 100 mètres, la baignade et le farniente sont donc à portée de main. De quoi passer un séjour au calme, sans pour autant demeurer inactif. Une idée séjour à saisir pour les Haut-Marnais aussi ! Samuel DANICHY

CONTACT-: LES CHALETS DU LAC DE LA VINGEANNE 04 79 65 08 37 www.eurogroup-vacances.com

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Bourbonne-les-Bains à l’heure de la détente

Elle est la seule station thermale de Champagne-Ardenne. Face à une érosion de sa clientèle traditionnelle et à la montée de nouvelles aspirations, Bourbonne-les-Bains requalifie l’offre de ses thermes : désormais des séjours plus courts, de détente et de loisirs sont proposés. Le concept “détente-santé” ne devrait pas laisser indifférent les Haut-Marnais.

M

ieux vaut prévenir que guérir. Pourquoi attendre la crise pour être contraint à la cure pure et dure ? L’établissement thermal de Bourbonne-les-Bains entre donc dans l’ère du préventif. Si les eaux ont des valeurs curatives, elles jouent aussi un rôle préventif. Les soins de remise en forme à la carte répondent à la nouvelle hygiène de vie des Français.

disponibilités en raison des activités professionnelles, les coûts du séjour thermal classique et le niveau des prises en charge dissuadent régulièrement

Des effets thérapeutiques indéniables Les propriétés physiologiques des eaux de Bourbonne-les-Bains sont connues de longue date. Elles ont des effets bénéfiques en rhumatologie et en traumatologie, une action régulatrice sur le métabolisme du calcium, une stimulation sur toutes les fonctions biologiques. On pourrait qualifier l’action des eaux thermales de la station de “pharmaco-dynamique”. L’efficacité de la cure thermale à titre curatif est un fait acquis, mais une cure de 21 jours n’est pas à la portée de tous. Le manque de

A chacun son escale ! Les thèmes des escales développées par les thermes de Bourbonne sont nombreux et ils répondent à des pathologies ou des besoins de plus en plus récurrents : bien-être du dos, escale relaxante, escale bienfaisante, escale anti-douleur, escale silhouette et minceur, escale anti-stress, escale cocooning, escale jambes légères… Toutes ces offres sont désormais accessibles sur des séjours courts. Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Contacts : Thermes Valvital 03 25 90 07 20 - www.valvital.eu

des curistes potentiels de recourir aux bienfaits des eaux thermales. Face à cet état de fait et dans le cadre d’une politique de prévention en matière de santé, les thermes bourbonnais offrent désormais des horaires élargis, des soins modulables, non médicalisés et qui n’écartent pas la détente, ni les loisirs. La remise en forme passe effectivement par une pause bien-être. Une nouvelle clientèle, y compris locale, pourrait rapidement être conquise.

Office de tourisme : 03 25 90 01 71 www.tourisme-bourbonne.com

Séjours à la carte Jusqu'au 2 novembre, le site Valvital Bourbonne-les-Bains est ouvert le weekend et propose son espace aqua-détente en accès libre le samedi après-midi et le dimanche matin incluant la piscine thermale, les sièges hydromasseurs et le hammam. Des formules “escales” sans hébergement d’une durée allant de 1 h 15 à 3 h 30 ont été mises en place (Lire en encadré). Des séjours clés en main sont également proposés par l’office de tourisme : week-end thermal (2 ou 3 nuits, 1 ou 2 matinées de soins), cure Emeraude (7 nuits, 6 matinées de soins), mini-cure (10 nuits et 9 matinées de soins) avec le bénéfice d’un pass-animations-loisirs. Michel THENARD

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DOSSIER

Mains de velours et caractère de fer

A

Sandrine Lombardet, petit bout de femme de 23 ans, a créé sa propre entreprise en début d’année. Elle organise toutes sortes d’activités avec ses chevaux d’attelage, des Marais Poitevin. Après avoir connu des galères, la demoiselle a enfin réalisé son rêve et propose une activité touristique originale.

23 ans, elle a une volonté de fer et les pieds bien ancrés sur terre. Sandrine Lombardet a créé son entreprise de prestations commerciales en attelage en début d’année. Le fruit d’une longue réflexion. “Je pratique l’équitation depuis que j’ai treize ans et depuis toute petite je voulais faire quelque chose avec les chevaux”, sourit-elle. Elle pense aux métiers de vétérinaire, de moniteur d’équitation mais sans plus de conviction. Puis un jour, l’attelage fait irruption dans sa jeune vie. “On m’a emmené des chevaux “fous” à redresser.” Ces deux animaux ne connaissaient alors que l’attelage... “pour moi c’était un sport de “seniors” qui ne permettait que peu de contact avec l’animal.” Sandrine réalise rapidement que c’est tout le contraire. “J’ai été bluffée ! En fait c’est très sportif et même plus délicat que l’équitation : lorsqu’on chute, les chevaux sont encore attachés.”

Plus d’une tonne dans les mains Surtout, le contact est bien réel et très direct “lorsque j’attelle mes deux “loulous” en paire, j’ai plus d’une tonne et demie dans les mains.” Les mains et la voix, les deux seules aides dont la jeune femme dispose pour diriger ses magnifiques étalons.

Les balades en calèche sont accessibles à tous, du plus jeune au plus âgé

“Pirate” est l’un d'eux. “C’est un coup de foudre”, poursuit Sandrine. Lors d’une

Sandrine Lombardet et “Les attelages de Vaillant” proposent toutes sortes d’activités autour de l’attelage. “L’attelage, c’est accessible à tous : des enfants aux seniors.” C’est pourquoi Sandrine est régulièrement sollicitée pour tous types d’événements, des mariages, aux anniversaires en passant par toutes sortes d’animations en maison de retraite ou lors de diverses manifestations. Depuis Vaillant, elle propose différentes activités. Des balades en calèches dans les villages alentours ou dans les forêts de Vaillant ou Auberive pour découvrir le patrimoine, la faune et la flore. Sandrine propose également de la pension et de la retraite pour chevaux

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visite au salon de l’agriculture, la jeune femme remarque ce bel étalon Marais Poitevin. “Il avait quelque chose en plus, un côté chic”, sourit-elle. Elle se passionne alors pour cette race en voie de disparition et acquiert “Prestige”, le second “loulou” de la paire ! “Ce sont les seuls en Haute-Marne où on trouve surtout des Ardennais ou des Comtois.” Mais le projet de Sandrine ne peut voir le jour. Suite à différentes difficultés personnelles, la jeune femme se retrouve dans une situation très délicate.

Passion à partager

De belles balades pour tous

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“Pirate” est son premier étalon Marais Poitevin, un véritable “coup de foudre.”

“Seule, sans ressource, avec cinq chevaux”, indique-t-elle. Pas question d’abandonner son projet et de se séparer de ses animaux. “J’ai serré les dents mais j’ai gardé mes chevaux et ce sont eux qui mangeaient en premier.” Elle devient auxiliaire de vie, puis le soutien de sa mère et un “coup de pouce” de la Communauté de communes de Prauthoy-en-Montsaugeonnais lui permettent de reprendre son projet. “J’ai pu m’installer dans l’ancienne gare de Vaillant.” En janvier 2008, l’EURL “Les attelages de Vaillant” sont nés... Aujourd’hui, les jours difficiles“je ne les regrette pas, au contraire, ils m’ont fait gagné en maturité et m’ont donné une force phénoménale.” Un sourire et une passion à partager aussi, lors de belles balades avec ses “loulous”... Carrie MARTIN

CONTACT : L’ATTELAGE DE VAILLANT 03 25 87 10 73 OU 06 03 37 55 18


Curiosité

Le centre du monde est à Arc-en-Barrois Pour les uns, Arc-en-Barrois serait le bout du monde. N’en déplaisent aux esprits étroits, Annick Tainturier a décidé de faire de la petite commune le centre du monde. La galerie d’art qu’elle y a ouverte fait la part belle au règne animal.

Photo P. Lemoine

osé au cœur d’un écrin de verdure, le petit village d’Arc-en-Barrois a toujours été réputé pour son golf, son château et ses forêts giboyeuses. La petite commune dispose d’une corde supplémentaire à son arc, depuis l’année passée. C’est en effet à cette époque qu’Annick Tainturier a posé ses valises et a ouvert sa galerie dédiée à l’Art animalier. “Certaines personnes pensent qu’Arc-en-Barrois est le bout du monde… Pour moi, c’est le centre du monde !”, commente cette dernière avec enthousiasme. Parisienne d’origine, elle est passionnée par la chasse. Une activité qu’elle partage avec son époux François. C’est lui qui les a amenés tous deux à découvrir les forêts arcquoises et leur

Annick Tainturier, passionnée de chasse et d’Art animalier.

exceptionnel patrimoine cynégétique. Le couple réside aujourd’hui à Châteauvillain, à une quinzaine de kilomètres d’Arc où la Galerie du centre du monde a remplacé l’ancienne boucherie du village, vers l’église.

De l’art animalier Chaque week-end, cet espace hors du temps ouvre ses portes à des visiteurs éberlués de découvrir pareille antre. Les œuvres exposées sont plutôt classiques, à l’image des goûts d’Annick Tainturier.

Photo P. Lemoine

P

Chevreuils, sangliers, renards, cerfs… sont en bonne place dans les deux salles bien fournies de la Galerie du centre du monde. Mais le gibier n’est pas l’unique prédilection de l’experte en art animalier. De nombreux chiens, généralement employés pour la chasse, ornent tableaux, tapisseries, dessus de tables, coussins et autres objets insolites. Chats et léopards s’illustrent avec grâce au milieu des daguets et autres éléphants. “J’ai voulu axer également sur l’art animalier”, justifie la responsable de cet espace inspirant la quiétude. De nombreux objets du monde de la chasse – des couteaux, sellettes… – trônent dans la galerie, ainsi que des peluches plus vraies que nature, pantoufles en poil de ragondin et autres.

Des artistes de tous horizons A la tête d’une société de production de documentaires pour le monde automobile ou l’univers de la chasse, Annick et François Tainturier ouvrent chaque weekend les portes de la Galerie du centre du monde. De nombreux artistes renommés et cotés y présentent leurs créations : Jean Camoin, Blaise Prud’hon, Hervé Legraët,

David Mayet, Dany Continsouzas, Jean-Louis Castel, Arnaud Fréminet, Patrice Bac, Marie-Joëlle Sédat... D’autres grands noms de l’art animalier, toutes techniques confondues, doivent prochainement exposer le fruit de leur travail. Preuve que la renommée de cette galerie haut-marnaise grandit sans cesse. “Tout un calendrier d’événements est en outre programmé durant l’hiver, notamment pour la Saint-Hubert”, détaille Annick Tainturier qui a changé la grange rénovée adjacente en salle d’exposition temporaire, s’offrant ainsi un lieu supplémentaire pour présenter des œuvres d’exception et participer dignement à la fête de la Saint-Hubert. Une chose est sûre : la Galerie du centre du monde s’adresse aussi bien aux chasseurs qu’aux amoureux de la nature. Olivia LETE

CONTACT : LA GALERIE DU CENTRE DU MONDE À ARC-EN-BARROIS. OUVERTE LES SAMEDIS ET DIMANCHES, DE 10 H À 13 H. VISITES SUR RENDEZ-VOUS : 03 25 01 81 84 OU 06 03 79 57 22. LIGNE DIRECTE - juillet/août 2008

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Voiles sur le Québec

Solidarité

C’est l’heure de faire les valises pour quatre jeunes de Puellemontier. Ils s’apprêtent à prendre la direction du Canada afin d’y participer à un défi international de jeunes marins à l’occasion des festivités du 400e anniversaire de la fondation de Québec.

Bordez la misaine !” L’ordre claque dans le vent et provoque un bref instant d’agitation. Dans le bateau, chacun est paré à son poste et connaît son rôle. En quelques secondes, la voile se gonfle et l’embarcation prend le large. “Hissez le taille-vent”, “Parez à virer”, “Gambayer la vergue!” … Les manœuvres vont ainsi se succéder tout au long de

les y attend leur Yole transportée fin juin par conteneur depuis Le Havre. Ils disputeront une compétition qui mettra à l’épreuve, à voiles comme à rames, une quinzaine d’embarcations et leurs équipages venus de divers pays à l’occasion du 400ème anniversaire de la fondation de Québec qui représente le berceau de l’Amérique française.

Défi physique et humain

Partagée avec les lycéens troyens, leur embarcation est une réplique du vieux bateau français existant.

l’après-midi jusqu’à ce que le moindre exercice soit parfaitement assimilé. Les mains meurtries d’avoir manipulé les cordes durant plusieurs heures, l’équipage peut enfin regagner la terre. Pour autant, pas question de se plaindre pour Jonathan, Yousouf, Pierre-Alexandre et Cédric. Ces quatre jeunes de l’Association dervoise d’action sociale et médicosociale (ADASMS) de Puellemontier s’apprêtent en effet à vivre une expérience exceptionnelle. Dans quelques jours, ils vont embarquer pour le Québec, où 16

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Afin de mettre toutes les chances de leur côté, l’équipage haut-marnais qui se compose également de trois éducateurs de la structure, a multiplié les sorties d’entraînement sur le lac de la Forêt d’Orient depuis plusieurs mois. Mais les objectifs de projet ne se cantonnent pas uniquement aux aptitudes techniques et sportives que requiert la pratique de la voile. Une douzaine de personnes étant nécessaire pour le manœuvrer dans de bonnes conditions, les jeunes de Puellemontier ne sont pas seuls sur le bateau. Ils sont accompagnés de huit élèves et de deux professeurs du lycée professionnel Saint-Joseph de Troyes. L’occasion pour ces jeunes lycéens de rencontrer des personnes issues d’un milieu que l’on qualifie habituellement de différent et

Quatre jeunes de Puellemontier s’apprêtent à participer au Défi jeunes marins sur le Saint-Laurent.

de repousser certaines barrières. “Il s’agit d’apprendre à travailler ensemble, quelles que soient les capacités de chacun. Cela engage au respect, à la compréhension et à la tolérance de l’autre” explique Christophe Lattach leur éducateur sportif. De part et d’autre, la cohabitation s’avère d’ailleurs pleinement positive, chacun ayant compris que dans un bateau, il valait mieux ramer dans le même sens au risque de tourner en rond. Etienne CLEMENT

La Yole de Bantry La Yole utilisée pour ce défi international des jeunes marins est une réplique du plus vieux bateau français existant. D’une longueur de 11,60m pour une surface de voile de 44m². Cette embarcation d'état-major a été perdue par la Frégate La Résolue en baie de Bantry lors d'une expédition malheureuse en Irlande en 1796. Récupérée et mise à l'abri, elle se trouve aujourd'hui exposée au musée maritime de Dublin. En 1996, le magazine Le Chasse-Marée lance un concours “Défi Jeunes Marins 2000” dont le but est la transmission des savoir-faire et le renouvellement du “sens marin”. La Yole qu’utilise l’équipage de Puellemontier est la propriété de la MJC de Saint-Julien-les-Villas (Aube) qui en a construit deux modèles à cette occasion.


Patrimoine

Succomber au charme du château

de Dinteville Entre la limite ouest du département et Châteauvillain, le château de Dinteville est une surprise pour les touristes, un joyau dans un écrin de verdure. Après de vastes étendues céréalières et un long mur d’enceinte, un parc paysager s’ouvre aux visiteurs. Une somptueuse architecture apparaît, merveilleusement détaillée par un guide qui n’est autre que le maître de la demeure, le marquis de La Ville-Baugé.

Grâce et beauté d’un parc à l’anglaise L’hôte de passage est d’emblée conquis par l’ampleur du parc, ses multiples perspectives, les douces et lentes ondulations du terrain qui, progressivement, s’intègrent au domaine forestier proche. Des platanes bicentenaires, de nobles tilleuls, de majestueux hêtres pourpres et d’autres belles essences botaniques habillent le vaste espace. En face du château, formant un plan d’eau, s’étendent les douves où évoluent des cygnes à la nage gracieuse. Un peu à l’écart, une belle orangerie en pierres de taille lumineuses s’insère sur un fond boisé. C’est au Vicomte de Saint-Maure, que revient la conception de ce parc au début du XIXe siècle. Ses descendants, les La Ville-Baugé l’entretiennent et le replantent dans le même esprit.

Inscrit Monument Historique Après avoir franchi les grilles d’entrée du XVIIIe, le promeneur se trouve face à

l’imposant château à l’architecture remarquable. Le marquis de La Ville-Baugé et son épouse apparaissent en guides d’exception : “Le château fut construit au

XVIe siècle autour d’un important donjon du XIIIe siècle, puis transformé au XVIIIe siècle et au XIXe siècle. Le corps de logis constitue un bâtiment sous haut comble bordant un des côtés d’une plate-forme rectangulaire flanquée de deux robustes tours rondes...”. La façade sur la cour d’honneur a été transformée au XVIIIe siècle. La partie centrale est surmontée d’un fronton semi-circulaire et, en avancée, un portique est supporté par six colonnes d’ordre toscan.

Le château tel qu’il fut au XVIe siècle La famille de Dinteville, fort active en Champagne sous François 1er, est à l’origine du château et en reste propriétaire jusqu’en 1608. Le chevalier Le Brun le rachète en 1703 et le restaure en conservant l'une des

quatre façades. Depuis, le château est resté dans la même famille, qui a maintenu avec une fierté légitime le prestige de ce monument historique haut-marnais. En compagnie d’Henri de La Ville-Baugé, on visite en vingt minutes - voire en trois heures, quelquefois - les pièces du XVIe, une tour, la cuisine et la salle de garde. Les explications, teintées d’anecdotes, vont bon train. Voici : le tableau des « Ambassadeurs » d’Holbein dont l’original est visible à Londres, la généalogie de la famille de Dinteville, leurs domaines en Champagne et Bourgogne et surtout la maquette du château au XVIe siècle à 1/50e réalisée par Jacques Désormeau. En présence de cette reconstitution exceptionnelle, il devient facile de montrer aux visiteurs ce que fut autrefois le château de Dinteville. Une pièce rare et de toute beauté à visiter absolument. Michel THENARD

CONTACT : CHÂTEAU DE DINTEVILLE - 52120 DINTEVILLE 03 25 02 78 01 - ACCÈS : D 107, D 211, D 205, D 396, AUTOROUTE A 5 (SORTIE 23 VILLE-SOUS-LAFERTÉ).

Pour visiter

Une partie du château et du parc se visite. Le site est ouvert au public du 23 juillet au 31 août de 14 à 18 h et toute l’année sur rendez-vous pour les groupes. Tarif : 3 €, gratuit pour – de 15 ans.

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Sport

Rémi Bourson

sur la bonne voie

A

L’escalade est un sport qui élève le corps et l’esprit. Rémi Bourson l’a bien compris et s’est pris au jeu de la grimpe. Le minime de Génération Roc n’a pas fini de faire parler de lui. Prometteur et talentueux, Rémi Bourson est sur la bonne voie pour tutoyer les sommets.

15 ans, Rémi Bourson a déjà trouvé sa voie. L’escalade est non seulement son sport de prédilection mais aussi sa passion. La dizaine d’heures hebdomadaires passées sur le mur artificiel du collège Saint-Saëns à Chaumont témoigne qu’il n’est pas le champion du “remettre à demain”. A la seule évocation d’une prise ou d’une voie, son visage goguenard se tend d’un mince sourire. Il en a de suite la malice preste car la paroi, c’est son univers et la verticale, sa dimension.

un sport qui réclame beaucoup d’énergie et d’attention. En réalité, j’ai le sentiment que ça me calme, tout en voulant toujours être le premier”, explique-t-il. Au fil des mois, des années, Rémi prend de la hauteur sur les précieux conseils de son père, Eric Bourson, professeur de

Rémi prend de la hauteur La compétition est visiblement un art de vivre pour le jeune espoir de Génération Roc qui fait le mur depuis maintenant quatre ans. “C’est un besoin chez moi, il faut que je bouge et l’escalade est

sport et responsable de l’activité à Chaumont. Pas facile pourtant de conseiller un adolescent pétri de certitudes. “Surtout quand c’est son fils”, avoue le président du comité régional de la fédération française de montagne et d’escalade. “Rémi est un jeune qui a du caractère et, peut-être, que c’est ce qui lui permet d’aller si haut”, ajoute ce père, conscient de l’énorme potentiel physique de son fils, seulement licencié dans la catégorie minime. Au physique, Rémi adjoint donc le mental.

Palmarès en construction “Se faire plaisir”. C’est le refrain entonné par cette petite graine de champion avide de sensations fortes. Sa gourmandise quasi frénétique pour sa passion lui donne des ailes, lui qui a déjà tutoyé le toit du Vieux Continent avec trois étapes de Coupe d’Europe à son palmarès sous le paletot tricolore. Rémi n’attend 18

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pas pour se construire un palmarès. En 2007, l’Autriche lui a décerné la 12e place européenne et la Slovénie, la 20e. En juin, Rémi est reparti en campagne, outre-Rhin, avec une musette débordante de velléités conquérantes. L’expérience aidant, Rémi connaît désormais les ingrédients pour l’emporter. Lecture, concentration, et action. Lecture, car avant la compétition, les grimpeurs n’ont que quelques instants pour découvrir le parcours qui les départagera. Concentration, car le moindre faux pas entraîne la chute de tous les espoirs de victoire. Action, car il faut beaucoup d’énergie pour vaincre la gravité et atteindre les sommets. Sans être tout le temps le premier de la classe, il sait toutefois être présent au moment de décrocher un prix d’excellence comme récemment ce 4e rang national à Voiron. Abonné des podiums, il a acquis aujourd’hui un bon niveau national qui l’a hissé au rang de 2e meilleur français de sa catégorie. Une belle récompense pour son club et la Haute-Marne, et de belles promesses pour les grandes compétitions à venir. Vous avez dit J.O. ? Franck JOUBIN


Histoire

Roger Michelot

un Haut-Marnais champion olympique

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Par le biais d'une exposition qui vient de s’achever et l'édition d'un livre, le club mémoires 52 propose de rendre hommage à Roger Michelot, champion olympique de boxe en 1936, bragard d'origine, résidant dans un village voisin : Bettancourt-la-Ferrée. Oublié, inconnu de bon nombre de Haut-Marnais, et pourtant...

936. A cette époque en terre bragarde, la boxe est un sport phare avec un vivier de jeunes boxeurs talentueux. Roger Michelot a 20 ans et trois copains, tous enfants du pays avec qui il partage les plaisirs du ring. Jean Corneille champion de France (mi-moyen), Fernand Fournier (mi-moyen) et Oswald Corsi (moyen). Quatre champions de différents niveaux pour une commune qui compte alors quelques 300 âmes. Les boxeurs se réunissent au Wonderland bragard, devenu le ring bragard en 1932 avec Marcel Huguenot comme entraîneur. Autre nom prestigieux associé à Roger Michelot et à SaintDizier, c'est celui de Marcel Thil.

Collection de titres Roger Michelot a obtenu le titre de champion de France en 1931, puis de champion d'Europe en 1932 et devient enfin champion olympique en 1936 à Berlin en catégorie mi lourd. Marcel Thil, quant à lui, est devenu champion du monde catégorie moyen en 1932. Pour sa première expérience aux jeux olympiques en 1932 à Los Angeles, Michelot s'était fait voler la victoire en demi-finale par les juges au profit de son adversaire argentin, sous les protestations du public. Ecœuré Michelot n'avait pas eu le courage de disputer la troisième place sur le podium pour la médaille de bronze.

Consécration C'est dans le contexte difficile de la montée du nazisme, que Les JO de 1936 se sont déroulés. Au final : 33 médailles d'or pour les Allemands, 24 pour les Américains, et 7 pour les Français. Dans la délégation française à ces JO de Berlin (comme à ceux de 1932 à Los Angeles), la HauteMarne était représentée par le boxeur Roger Michelot, et le coureur de vitesse chaumontais Louis Chaillot qui a obtenu une médaille de bronze. Sur le ring, le boxeur haut-marnais est parvenu à battre l'allemand Richard Vogt devant son public. Peu de gens se souviennent de la performance de Roger Michelot. Et pourtant, le résultat du combat sert de prétexte à l’une des scènes les plus célèbres du film "L'as des as" avec Jean Paul Belmondo. Souvenez-vous lorsque Bébel réussit à écouter la retransmission du combat final entre Michelot et Vogt. Il saute de joie alors que la radio annonce le triomphe du Bragard. Après avoir conquis le plus beau des titres sportifs, Roger Michelot boxe chez les professionnels et livre une vingtaine de combats. Il dirige ensuite le "ring Montparnasse" à Paris duquel sortent des champions comme Toniolo. Il s’éteint à Toulon en 1993 dans sa 81e année et est inhumé au cimetière communal de Bettancourt-la-ferrée.

Matchs de gala en terre bragarde Roger Michelot n'a jamais oublié sa terre bragarde. Le public de SaintDizier a eu notamment le privilège d'assister à deux reprises à des matchs d'exhibitions entre deux champions du monde et bragards de surcroît : Roger Michelot et Marcel Thil en juin 1937, place du marché couvert sous le chapiteau du cirque Pinder et en août 1943 au stade municipal au profit des prisonniers de guerre. Les documents et photos ont été aimablement prêtés par le club mémoire 52 et par Oswald Corsi.

Manuela SZCZYRBA

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fine fleur du patrimoine

Artisanat

La

Construit en 1321, le Moulin d’Orges est aujourd’hui le fleuron de l’industrie de la fleur artificielle. Un lieu unique où tradition et innovation se marient parfaitement. Suivez le guide.

R

ien n’a bougé depuis près d’un siècle. Le temps semble s’être arrêté. Pénétrer dans les ateliers de la fleuristerie, c’est s’imprégner, le temps d’une visite, d’une époque que l’on n’a pas connue, c’est aussi comprendre les ingéniosités technologiques de nos ancêtres et découvrir un savoir-faire rare, celui de la fabrication de fleurs et fruits artificiels. Les machines, apportées par les établissements Briançon de Levallois-Perret à leur arrivée en 1903, n’ont pas pris une ride. Elles fonctionnent toujours grâce à la roue à aubes. Depuis 1930, la turbine voisine produit inlassablement les 110 volts nécessaires à l’éclairage des ateliers. Seules les employées se sont succédées. Aujourd’hui, la production est assurée par Emmanuel et Annette Geoffroy, depuis 1994. Cet ancien chef de produit

pas à faire cohabiter les cliquetis des machines d’antan, et ceux de la souris d’ordinateur. Une bonne présence sur la toile permet au moulin aujourd’hui de travailler avec les plus grands noms de la mode et de la gastronomie comme Chanel et Lenôtre.

Le patrimoine vivant labellisé Le 15 novembre 2007, le Moulin de la fleuristerie s’est vu décerner pour cinq ans le label “Entreprise du patrimoine vivant” (EPV). Créé en 2005, il vise à promouvoir le développement des entreprises détenant un savoir-faire rare, afin de les préserver et faciliter la transmission des savoir-faire mais aussi les inciter à se développer et à innover. Une fois le label attribué par le Secrétaire d’état aux entreprises et au commerce extérieur, l’entreprise peut bénéficier d’appuis financiers (incitations fiscales,…), d’une médiatisation à l’échelle nationale voire internationale et d’un accompagnement spécifique (appui à l’exportation,…). Seules deux autres entreprises du département ont reçu cette récompense : la société Oury-Guyé et fils à Nogent, fabricant d’instruments chirurgicaux et la SARL Saint-Antoine à Fayl-Billot, spécialisée dans la vannerie. Renseignements : www.patrimoine-vivant.com ou au 01 44 16 80 67

chez Alfa Laval en Suède, originaire du village, a tout quitté pour sauvegarder ce patrimoine vivant.

Nouveau virage Très vite, ils ont souhaité donner davantage de visibilité à l’activité, n’hésitant 20

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En 1997, le Moulin prend un nouveau virage en s’ouvrant au grand public. Une révolution quand on sait que pendant près de 100 ans, ses portes sont restées fermées afin de préserver les secrets des nouvelles collections de la haute couture. Depuis, près de 60 000 visiteurs ont foulé le plancher des ateliers et assisté à la naissance d’une fleur. Dernière activité récemment développée par le gérant, la location de l’ancienne halle à charbon. Avec une surface de plus de 300 m², cette salle peut idéalement accueillir des séminaires, mariages, expositions et autres festivités. Cerise sur le gâteau : gîte et chambres d'hôtes sont à louer à deux pas de là. De quoi

donner envie aux visiteurs de prolonger leur séjour dans ce petit paradis. Romane GOMAR

CONTACT : MOULIN DE LA FLEURISTERIE À ORGES – 03 25 01 14 72 COURRIEL : emmanuel.geoffroy@artamin.fr www.artamin.fr


Portrait

Maurice Cornu,

la coutellerie par passion

Être coutelier à Nogent. Cela pourrait paraître peu original. Et pourtant, Maurice Cornu est unique en son genre. Simple amateur autodidacte, il a constitué une collection très impressionnante de pièces marquées par sa touche personnelle.

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es dizaines de couteaux garnissent les vitrines de son salon baigné de lumière. Tous différents, tous uniques. Une collection digne d’un musée, commencée il y a 25 ans et complétée à raison de trois à quatre nouvelles pièces par an. Maurice Cornu présente l’œuvre d’une vie, le résultat d’une passion dans laquelle il est tombé un peu par hasard.

De la chasse à la coutellerie Ajusteur de métier et employé aux Forges de Courcelles durant 40 ans, c’est également un fervent chasseur. Or, impossible de trouver, dans le bassin coutelier de Nogent, un dépeceur, couteau de chasse par excellence. Il décide donc de s’attaquer à la fabrication d’un couteau de ce genre, avec un manche en bois de meri-

garnissent les manches. Scrimshaws, gravures sur métal, incrustations et ajourages les ennoblissent. Lames en damas ou inox poli les parfont. Le néophyte s’amuse de la multitude de genres, de formes, de matériaux. L’amateur apprécie la technicité, la précision. Il est perfectionniste. Maurice Cornu a d’ailleurs pu présenter avec bonheur ses plus belles pièces lors de salons et expositions organisées dans toute la France.

L’amour du travail manuel En le regardant, on imagine un atelier regorgeant de machines perfectionnées. Cependant, lorsque l’on pousse les portes de la cabane bucolique qui l’abrite, seuls une perceuse à colonne et un backstand (ponceuse à bande stationnaire) apparaissent. Maurice Cornu attache beaucoup d’intérêt au caractère artisanal et traditionnel de ses méthodes de fabrication. Ses outils les plus importants sont en effet ses mains : limes aiguilles, scies de précision, pointeaux et une multitude d’autres outils manuels lui permettent d’accomplir des merveilles.

Ce qui l’intéresse dans la coutellerie, c’est la créativité qu’elle lui permet d’exprimer. Il commence toujours par créer le manche, “même si dans un couteau, c’est la lame le plus important”. Une fois la forme, la matière et les ornements du manche établis et réalisés, il peut confectionner une lame adaptée, afin d’obtenir un ensemble harmonieux. Il avoue que seul un amateur peut consacrer autant de temps à la réflexion (voir encadré) : l’impératif de la rentabilité impose aux professionnels plus de concision… Alors vive l’amateurisme ! Sarah BERNHARD

200 couteaux et un film sier. L’aventure aurait pu s’arrêter là, si un bois de chevreuil d’une forme particulière ne l’avait incité à continuer. Dès qu’il le vit, il sentit qu’il était fait pour orner une lame… Ce fut la seconde réalisation d’une longue série ! Bois de fer d’Arizona, bois d’amourette et de pink ivory, corne de buffle, corne de bouc, dent de phacochère et tant d’autres

Maurice n’arrête jamais d’inventer, de créer. Son dernier projet, il a mis six mois à le concevoir. "Avec les années, c’est de plus en plus difficile de trouver de nouvelles idées : j’ai déjà fait tant de choses". Quatre épreuves ont été nécessaires pour aboutir à la version finale de sa nouvelle création. Faite d’écaille de tortue et de dent d’hippopotame, ornée d’une fine gravure, la première moitié du manche est prête. La fabrication de la deuxième partie et la confection des autres pièces donneront lieu à la réalisation d’un nouveau film ! Pour visionner le film « Fabrication d’une dague artisanale en Damas » www.nogent-52.com/video/

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Découverte

Le cynodrome

de Laferté-sur-Amance Au pied de Laferté, en bordure de l’Amance, se déploie un des 18 cynodromes de l’Hexagone. La passion des courses de lévriers sans le gain, mais avec l’amour de la race, en sont à l’origine. En fonction depuis 1994, le cynodrome continue d’accueillir des passionnés qui entraînent leurs sprinters en vue de compétitions internationales.

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êve un peu fou et belle réussite. La rencontre de Patrick Roussel-Galle, propriétaire d’un lévrier whippet, et de Bernard Piau, maître de quatre lévriers afghans, a suffi à constituer un club de lévriers de courses, puis à réaliser le cynodrome du Bois Tarlot, à Laferté-surAmance (nom donné en hommage aux trois premiers lévriers issus d’un même élevage). Aujourd’hui, le club “Lévriers de Champagne-Ardennes” compte une vingtaine d’adhérents et pas moins de 60 lévriers. Si certains cynodromes ont une piste en sable, celui-ci a une piste en herbe, de forme ovale avec quatre courbes en légère pente afin de faciliter la prise des virages par les sprinters à quatre pattes. Un rail métallique est installé et permet le déplacement d’un moteur qui, télécommandé, va traîner un leurre.

Le lévrier, distingué et performant Chasseur par nature, le lévrier éprouve le besoin de se livrer à d’impressionnantes pointes de vitesse (15m à la seconde !). Longiligne, à la tête allongée, au corps arqué et musclé sans aucune graisse, il ne pèse pas plus de 15 kg. Tout chez ce quadrupède contribue à le rendre plus rapide. On comprend ainsi que certains pays - Irlande, Espagne, Italie - parient gros

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dans les courses de lévriers. Le lévrier est un animal de contrastes. Calme et distingué au milieu des humains, il retrouve en quelques secondes un étonnant instinct animal pour se lancer dans une fulgurante course en apnée.

Un entraînement nécessaire Le lévrier réclame un entraînement régulier. Au cynodrome de Laferté, deux types de compétitions leur sont soumises : l‘Epreuve sur cynodrome (ENC) et l’Épreuve de poursuite à vue sur leurre (EPVL). L’ENC est une course sur piste en herbe où seule la vitesse compte. Six chiens maximum sont mis au départ dans des « boîtes », puis lâchés au même instant. Six flèches jaillissent alors pour effectuer la distance à une allure époustouflante. L’EPVL, ou course-croisière, est une simulation de chasse à deux concurrents à la poursuite d’un leurre sur une distance de 500 m à un kilomètre, en terrain naturel. Les juges notent alors la vitesse, la résistance, l’ardeur, l’agilité, la capture du leurre et pénalisent les mauvais joueurs, il n’est d’ailleurs pas rare qu’ils soient muselés. L’effort est très intense et la récupération essentielle pour ces athlètes. Une course de 22 secondes exige un repos de 44 minutes ! L’une comme

Les temps forts de l’année Sur le cynodrome, de mars à novembre, des entraînements ont lieu tous les 15 jours. Quelques dates importantes marquent la vie de ce stade canin jusqu'à la fin de l'année 2008. 26 juillet, 31 août, 13 septembre, 11 et 26 octobre : entraînement sur le cynodrome de Laferté à 14 h 27/28 septembre : EPLV, course-croisière à Laferté

l’autre de ces épreuves – non entachées de gains – constituent de remarquables numéros de performance. Michel THENARD

CONTACTS : CLUB LÉVRIERS CHAMPAGNE (LCA) : www.club.fr/lca/index.html ML. ROBERT : 03 25 32 46 50 ml.robert@neuf.fr


bref - en bref - en bref - en bref - en bref - en bref - en bref La Haute-Marne au Sénat

Un timbre pour le Mémorial

Le 3 juin dernier, les salons du Sénat ont accueilli une présentation des savoir-faire et des terroirs haut-marnais. De nombreux exposants du département, producteurs locaux, restaurateurs, entrepreneurs, ont pu démontrer aux centaines d'invités tous les talents de la Haute-Marne. Coutellerie, vannerie, champagne, confection pour l’industrie du luxe, production pour les plus grandes entreprises aéronautiques et automobiles; les plus beaux secrets du territoire ont été révélés. Au cours de la soirée, une présentation du Mémorial Charles de Gaulle a également été proposée. Autant d’éléments qui ont convaincu les visiteurs qu’un détour ou un séjour en Haute-Marne s’imposait. Le 10 juin, c'était au tour des élèves de l'école de musique de Chaumont de se rendre au Sénat pour assister, en spectateurs privilégiés, à la représentation de l'opéra "Les contes d'Hoffman". Dans les jardins du Palais du Luxembourg, les jeunes haut-marnais ont apprécié la pureté des voix des interprêtes. Retrouvez le témoignage complet d'Ombeline, l'une des élèves sur le site www.haute-marne.fr

Mercredi 18 juin, le timbre “Mémorial Charles de Gaulle” a été officiellement présenté à Colombey-les-DeuxEglises par Bruno Sido, Sénateur et Président du conseil général de Haute-Marne, et Serge Janot, Directeur de l’enseigne de la Poste de Haute-Marne. Ce timbre a fait le bonheur des philatélistes d’autant qu’une oblitération “premier jour” a également été proposée ce jour à la Poste de Colombey. Les collectionneurs peuvent encore commander le timbre et cette flamme exceptionnelle auprès de la Poste. A la suite de cette présentation, Pascal Babouot, maire de Colombeyles-Deux-Eglises a inauguré la place "Radio Londres" en présence de deux des voix de ce média de la résistance. Un moment d’une rare émotion et un hommage très spécial puisque la place se situe à quelques mètres de la tombe du général de Gaulle.

Du changement dans l’air… Depuis le 1er février 2007, les OPAC ont été transformés en OPH (Office Public de l’Habitat), statut unique pour l’ensemble des Offices, mieux adapté à leur mission. Dans cet esprit de changement, l’OPAC de la Haute-Marne a décidé d’opter pour un nom plus dynamique, Hamaris, habitat social de Haute-Marne, effectif depuis le 16 juin 2008. Ce nom est une contraction des mots “Haut-Marne” et “Immobilier Social”. Si cette dénomination change, la mission de bailleur social demeure. Leurs projets futurs se placent donc dans une optique toujours plus sociale et dorénavant largement inspirée par le développement durable. Hamaris est ainsi un nom qui a de l’avenir… Renseignements : Hamaris - 27 rue du vieux Moulin à Chaumont - 03 25 32 33 00 - www.opac52.fr

VTT : Jean-Paul Stéphan partage ses secrets Dans le milieu du VTT, le haut-marnais Jean-Paul Stéphan est bien connu et son palmarès particulièrement respecté. Triple champion du monde et quintuple champion de France VTT dans la catégorie masters, il n’a plus à prouver ses aptitudes et sa connaissance d’un sport très exigeant. Il a souhaité partager sa science du VTT et offre aux amateurs de vélo un livre précieux. “VTT. Rouler plus vite” est le fruit d’un travail d’écriture de trois ans. Dense (l’ouvrage compte 430 pages), il recèle de précieux conseils pour améliorer la performance sportive mais amène aussi plus généralement le sportif vers un mode de vie sain qui dépasse le cadre du VTT. L'ouvrage s'inscrit par ailleurs dans un cadre éthique clair qui relie intimement entraînement et préservation de la santé et cherche à prévenir le dopage. "VTT Rouler plus vite" de Jean-Paul Stéphan, éditions Désiris. Renseignements : 03 25 05 51 81

Aides aux scolaires

Dépassant ses compétences légales, le conseil général accorde diverses aides aux jeunes scolarisés. Une aide départementale à la pension ou demi-pension est proposée aux élèves de collèges – sous conditions de ressources. Pour les élèves internes, scolarisés dans les collèges publics ou privés d’études du second degré du département, l’aide est accessible à condition que la famille soit domiciliée en Haute-Marne. Date limite de dépôt des dossiers pour ces aides : 1er octobre 2008. Pour les élèves demi-pensionnaires, scolarisés en collèges publics ou privés d’études du second degré du département ou hors département, l’aide peut être sollicitée à condition que la famille soit domiciliée en Haute-Marne. Des prêts, remboursables sans intérêt sont aussi proposés pour les étudiants de l’enseignement supérieur dans le département ou hors département , selon un barème de ressources et à condition que la famille soit domiciliée en Haute-Marne. Date limite de dépôt des dossiers : 1er novembre 2008. Les dossiers sont à retirer auprès du service Education du conseil général – Centre Administratif Départemental Cours Marcel Baron à Chaumont (03 25 32 86 14) du mardi au vendredi.

L’Académie nationale de Cuisine en Martinique Dans le cadre de la 13e semaine gastronomique de Sainte-Marie, en Martinique, la ChampagneArdenne était à l’honneur. L’objectif avoué était de mettre en valeur la gastronomie locale et le tourisme de région. C’est ainsi que la population martiniquaise a pu apprécier les nombreuses spécialités locales comme les champagnes (dont certains venus de Haute-Marne), accompagnés de biscuits roses de Reims ou encore de fromage de Langres… Cette semaine s’est révélée riche en échanges culturels et culinaires, notamment grâce aux différentes conférences et démonstrations de cuisine. L’accueil des plus chaleureux donnera certainement lieu à des venues de chefs martiniquais d’ici la fin de l’année. Avis aux gastronomes! Ligne Directe - juillet/août 2008

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