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Nouveauté

rchives départementales :

toutes les ressources en ligne ! Le site Internet des Archives départementales de la Haute-Marne a été inauguré cet été. Accessible depuis le portail du conseil général, il invite à découvrir tout un patrimoine départemental méconnu. Panorama des ressources en ligne. Un site pour tous

d’images atteindra bientôt les trois millions : autant de documents consultables à distance et préservés des dégradations liées à leur manipulation. Avec la recherche en ligne, une nouvelle ère débute : la diffusion au plus grand nombre.

Un moteur de recherche à la pointe Pour trouver plus vite les documents qui l’intéressent, l’internaute peut recourir à un moteur de recherche. Une application puissante permet de trouver rapidement l’intégralité des références recherchées, en balayant tout ou partie des inventaires. Les résultats apparaissent déjà classés, selon la période et le thème : on ne s’y perd pas. Les personnes souhai-

Le site des Archives départementales se veut avant tout pratique : les rubriques généralistes donnent les informations essentielles sur les missions de l’institution, son actualité culturelle, ainsi que de précieux conseils aux particuliers, mairies ou administrations pour la conservation, l’élimination ou le don de leurs papiers aux Archives. Nombre de formulaires sont désormais téléchargeables en ligne. Mais les ressources ne s’arrêtent pas là.

Dix ans d’informatisation dévoilés Depuis 1997, les Archives ont informatisé la gestion des collections, et développé de grands programmes de numérisation : le service est ainsi devenu l’un des mieux informatisés de France. La collection

XVIe siècle à 1902, sera achevée à la fin de l’année 2008. Marguerite PREAU

RETROUVEZ TOUS LES DOCUMENTS ET RÉFÉRENCES DES ARCHIVES DÉPARTEMENTALES SUR LE

www.haute-marne.fr/archives

Après le site, c'est le bâtiment des Archives qui sera repensé.

L’état civil communal en voyage Depuis 2006, les Archives sillonnent toutes les communes du département, afin de numériser l’état civil conservé en mairie. Une fois collectés, que deviennent les registres communaux ?

tant consulter sur place peuvent ainsi se munir de leurs références à l’avance. Un gain de temps appréciable !

Des milliers d’images en ligne La visionneuse d’images permet de multiples fonctionnalités : zoom, feuilletage de registre, impressions sélectives... On peut y découvrir des collections précieuses pour l’histoire d’un village, d’une maison ou d’une famille : le cadastre napoléonien, l’intégralité des documents figurés (cartes postales, gravures, photos…), les généalogies du Baron de l’Horme, ou encore la plus belle partie du fonds de l’abbaye d’Auberive. Autre mise en ligne attendue, l’état civil haut-marnais, du

Feuilletés page à page aux Archives départementales, les registres communaux les plus détériorés sont restaurés par un atelier de Charente-Maritime. Ils y sont traités, en moyenne, deux mois durant, avant d’être confiés à une entreprise de numérisation alsacienne. Six mois plus tard, les Archives récupèrent les registres et les disques durs contenant les copies. S’engage alors une minutieuse vérification de la numérisation. Après huit mois de pérégrinations, les registres des communes de moins de 2 000 habitants reposent enfin dans les magasins sécurisés des Archives. Les communes en demeurent propriétaires, et peuvent récupérer les registres de moins de 150 ans. Elles reçoivent du conseil général un DVD rassemblant l’intégralité des registres numérisés. Ces derniers sont bien sûr diffusés sur le site Internet des Archives.

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Le conseil général à vos côtés

Développer les petits commerces en Haute-Marne En Haute-Marne, chaque petite boutique donne du charme et des atouts aux villes et villages, dont la vie est rythmée par l’ouverture de la boulangerie, de la boucherie, etc. Toutefois, faire vivre un commerce n’est pas une mince affaire. C’est pourquoi les petits commerces peuvent désormais bénéficier d'une bourse “aide au petit commerce”.

L

es petits magasins participent largement à la vie des communes, notamment en milieu rural. Le Département propose d'apporter une aide financière à la création, à la reprise et au

Pour connaître les conditions d’attribution de cette aide au petit commerce et retirer un dossier de subvention, il est possible de télécharger les documents types sur le site Internet du conseil général, à l’adresse www.haute-marne.fr, rubrique “le conseil général m’aide”. Un moyen rapide et direct pour connaître les critères à remplir et les pièces à fournir.

développement d'un certain nombre de petits commerces, qui répondent à des besoins essentiels de la population.

Subventionner des besoins réels Les petites entreprises commerciales peuvent, sous certaines conditions, être appuyées financièrement pour faire face à des besoins réels d’organisation. L’acquisition d’un véhicule utilitaire ou de matériel d’exploitation, d’un premier équipement informatique, ou bien encore la construction, la rénovation, l’extension ou l’aménagement de bâtiments. Autant d’actions qui peuvent désormais être aidées. Un coup de pouce appréciable notamment au début d’une aventure commerciale !

Une aide sous forme de prêt Les commerçants bénéficiaires de l’aide se verront attribuer un prêt à hauteur de 20% (plafonné à 10 000 euros) ou 35% (plafonné à 17 500 euros) du montant hors taxes des investissements retenus, selon l’ancienneté de l’entreprise et le lieu d’implantation du commerce. Pour l’examen des dossiers, le conseil général travaille en collaboration avec la Chambre de commerce et d’indus4

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Comment obtenir cette aide

Une fois rempli, le dossier doit être adressé à la Direction du Développement Economique et Local du conseil général – Service des Interventions Economiques – B.P. 509 – 52011 CHAUMONT Cedex Pour tout renseignement complémentaire : 03 25 32 86 75.

trie (CCI) de la Haute-Marne. La CCI propose une expertise précieuse en matière de concurrence, ainsi que dans l’analyse du marché. Grâce à cette aide, le conseil général souhaite mettre en valeur les initiatives commerciales originales et utiles aux habitants. Des initiatives qui participent au maintien du lien social et de l’activité dans les communes mais aussi à l’aménagement et à l’attractivité du territoire. Marie-Laure AUBRIOT


Aménagement

Un GIP 52

nouvelle formule Le Groupement d’intérêt public Haute-Marne (GIP 52) qui gère les fonds d’accompagnement du laboratoire de recherche de Bure évolue. Nouveau périmètre d’action, nouveaux membres et moyens supplémentaires, une véritable révolution que le GIP met à profit pour renforcer encore son action dans le domaine du développement économique et de l’aménagement du territoire. Explications.

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on évolution, le groupement d’intérêt public le doit à la loi du 28 juillet 2006. Outre l’affirmation d’une nécessaire reconduction de l’accompagnement économique du laboratoire de Bure, ce texte comporte des dispositions qui modifient en profondeur la composition et les moyens d’action de la structure.

Elargissement Première évolution de taille pour le GIP Haute-Marne, son élargissement

L’accompagnement économique du laboratoire de Bure-Saudron dispose désormais d’une identité visuelle. Ce label permettra de mieux identifier les projets soutenus par le GIP 52 et ses partenaires (EDF, AREVA, le CEA et l’ANDRA).

Réunis en assemblée générale, les membres du GIP 52 ont validé le programme d’action tourné vers la compétitivité économique du territoire et l’innovation.

territorial. La zone dite “de proximité” du laboratoire, zone pouvant prétendre à des aides accrues de la part du GIP 52, s’étend désormais à toutes les communes de l’arrondissement de SaintDizier et du canton de Saint-Blin. Par cette seule disposition, le groupement passe de 26 à 109 membres. Le second changement majeur concerne les finances du GIP 52. Les fonds gérés par le groupement proviennent de taxes prélevées auprès des entreprises qui possèdent des installations produisant des matières radioactives. Jusqu’alors, ces taxes s’élevaient à 9,2 M. Désormais, les entreprises telles que EDF, AREVA ou le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) s’acquittent d’une contribution de 20 M par an. Une augmentation très conséquente qui représente une chance pour le développement du territoire haut-marnais. D’autant que, lors de l’assemblée générale du 2 juillet 2007, l’ensemble des membres du GIP ont

Biocarburant : Un projet d’usine unique en France Dans son programme d’action, voté à l’unanimité en juillet dernier, le GIP a souhaité accorder une place particulière aux projets liés aux problématiques environnementales et énergétiques. Dans le contexte actuel de réchauffement climatique et de recherche sur de nouveaux carburants alternatifs, ces problématiques reposent encore sur des niches technologiques et scientifiques à haute valeur ajoutée et constituent des opportunités économiques. Dans cette optique, le GIP 52 devrait soutenir le projet d’installation d’une usine de production de biocarburant de seconde génération à partir du bois (carburant réduisant notablement les émissions de CO2 à la combustion) près de Bure-Saudron. L’unité, qui serait mise en place par le CEA et unique en France, pourrait permettre de créer une centaine d’emplois.

décidé de faire de la compétitivité du département et des entreprises locales une priorité.

Redéploiement des moyens Et pour renforcer la compétitivité du territoire, le GIP 52 a déjà défini ses modalités d’intervention et une stratégie d’action très complète, privilégiant l’innovation technologique. Concrètement, le groupement haut-marnais entend soutenir et suivre plus spécialement tous les projets innovants, basés sur des investissements de recherche et développement, mais aussi tous les efforts

Un unité de production biocarburant de seconde génération généré à partir du bois pourrait s’installer en Haute-Marne et bénéficier du soutien du GIP 52.

de modernisation des entreprises, par l’achat de matériel ou le déploiement de nouvelles techniques de production, par exemple dans le domaine des énergies respectueuses de l’environnement. Le GIP 52 n’oubliera pas d’aider par ailleurs la création d’infrastructures ainsi que les actions de développement économique. Car le pôle technologique de Haute-Champagne, largement financé par le groupement depuis son lancement, mais aussi la création de Haute-Marne Expansion participent aussi de la compétitivité de tout le territoire. Thomas ROUSSEZ

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Développement

La Haute-Marne pleine d’énergies…

Dans le cadre de l'accompagnement économique du laboratoire de recherche de Bure-Saudron, et grâce à l’aide des trois industriels EDF, AREVA et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), la Haute-Marne utilise savamment ses métiers, ses savoir-faire et les ressources locales, que ce soit pour développer la Biomasse ou pour valoriser le potentiel industriel haut-marnais dans l’aval de la filière nucléaire.

Avec l'appui d'EDF, d'AREVA et du CEA, les entreprises haut-marnaises développent de nouveaux savoir-faire.

de chaleur urbaine, en utilisant jusqu’à 35 000 tonnes de bois par an. On parle de 25 à 30 emplois qui seraient générés pour la collecte du bois, la logistique et l’exploitation de la centrale. Pour le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), la réalisation d’une unité de production de biocarburant par gazéification du bois a été annoncée, avec à la

Une terre d’innovation pour le développement durable En dehors de la recherche effectuée par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) à BureSaudron, il faut savoir que trois des plus grands industriels français (EDF, CEA et AREVA) investissent en Haute-Marne pour le développement des énergies non émettrices de gaz à effet de serre. Concrètement, ils s’engagent à valoriser les biocarburants et le bois-énergie produits dans le département. Le volet “Biomasse” s’inscrit en effet dans la nouvelle politique énergétique nationale, qui a pour objectif la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Un défi pour l’environnement, et une chance pour la Haute-Marne ! EDF projette donc, en Haute-Marne ou en Meuse, la création d’usines de gazéification du bois, d’ici 2010. Cette énergie est vouée à alimenter des réseaux 6

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clé la création d’une centaine d’emplois. Il s’agira d’étudier la production de diesel de deuxième génération, là encore à partir de ressources forestières.

La valorisation des potentiels haut-marnais Par ailleurs, EDF, le CEA et AREVA valorisent les savoir-faire des entreprises industrielles locales, et par leurs commandes, permettent d’améliorer leurs compétences. Une opportunité pour permettre aux professionnels haut-

marnais de comprendre parfaitement les demandes des grands groupes et de mieux répondre à leurs appels d’offre. Dans un premier temps, ils investissent dans les potentiels locaux en métallurgie, par l’achat, la formation et l’accompagnement des compétences, afin que ces entreprises développent une expertise dans la réalisation de pièces pour l’industrie nucléaire. Au final, 4,2 millions d’euros de commandes ont été passées en Haute-Marne en 2006, chez des entreprises comme Hachette et Driout, Ferry Capitain, Etilam, les Forges de Bologne, Ferro France, Chaudronnerie de l’Est, Précis Méca… A noter aussi que les trois industriels interviennent pour le renforcement de la compétitivité économique haut-marnaise en attribuant directement des prêts aux entreprises, en partenariat avec le conseil général de la Haute-Marne et le GIP 52. Les acteurs économiques locaux ont compris la nécessité d’établir un dialogue avec ces grands groupes. C’est ainsi qu’est née l’association Energic 52-55, qui regroupe de plus en plus d’industriels désireux de constituer un réseau de connaissances, avec par exemple des fournisseurs habituels des trois industriels. Toutes ces initiatives devraient permettre à la Haute-Marne de développer de nouveaux savoir-faire dans des domaines de pointe et de devenir un territoire pilote dans le domaine de la production de nouvelles énergies. Marie-Laure AUBRIOT


Développement

Ensemble,

économisons l’énergie ! En partenariat avec le conseil général, EDF propose aux habitants du département des solutions de financement pour mieux isoler leurs logements et les équiper d’appareils de chauffage à haute performance.

aides régionales...). Les occupants des logements bénéficieront d’une amélioration significative de leur confort : absence de parois froides, diminution des nuisances sonores, températures plus homogènes pour des logements qui dépensent moins d’énergie. Objectif d'EDF : intervenir auprès de 5 500 particuliers haut-marnais en 5 ans.

L

Ce partenariat représente aussi une opportunité pour les bailleurs sociaux du département que sont l’OPAC de la Haute-Marne, Chaumont Habitat, et l’Office public HLM de Saint-Dizier. Pour le parc de logements existants, comme pour celui de logements neufs, des accompagnements financiers cumulables sont proposés pour le chauffage, la production d’eau chaude… Un vrai “plus” en termes de confort pour les locataires !

a Maîtrise de la demande en énergie (MDE) peut permettre, pour un seul logement, d’économiser en CO2

Des subventions pour les bailleurs

Une offre pour les collectivités EDF sensibilise les entreprises et les particuliers à la Maîtrise de la demande en énergie (MDE).

l’équivalent de ce que diffuse une voiture qui parcourt 50 000 kilomètres par an. Une économie appréciable pour l’environnement.

Des avantages pour les particuliers Premiers intéressés par la démarche d'EDF, les particuliers peuvent réaliser des économies sur leurs travaux de chauffage et d’isolation lors des rénovations. Ces avantages leur sont fournis sous forme de prêt à taux 0 %, cumulable avec d’autres aides (crédits d’impôts, aides ANAH,

Troisième volet de l’offre EDF, le programme lancé pour accompagner les collectivités. L’objectif est, là aussi, de faire de la Haute-Marne un territoire pilote en matière d’économies d’énergie. Ainsi, en supplément des économies de chauffage, EDF soutient pour les collectivités de Haute-Marne l’utilisation de techniques innovantes, comme de lampes à sodium haute pression en matière d’éclairage

Le futur lotissement de l'OPAC à Langres soutenu par EDF pour son système de chauffage.

public, ou encore des LED (diodes électroluminescentes) pour la mise en valeur du patrimoine.

Vers l’excellence énergétique Différentes entreprises de Haute-Marne sont partenaires d’EDF. Elles proposent des solutions techniques très performantes. “Ce partenariat avec les entreprises sera poursuivi dans la durée, et plusieurs centaines de créations d’emplois sont prévues pour 2010, afin de faire face à la demande”, assure Joseph Dupuis, responsable du projet chez EDF. Marie-Laure AUBRIOT

Choisir l’économie d’énergie à domicile Pour toute information, contactez d’abord votre conseiller EDF au 0810 055 052. Il vous indiquera toutes les démarches. Avec lui, vous pourrez envisager d’améliorer votre isolation (jusqu’à 30 % d’économie d’énergie) ou d’installer des solutions de chauffage à haute performance à votre domicile (jusqu’à 60 % d’économie d’énergie). Attention, les travaux doivent impérativement être réalisés par des professionnels partenaires d’EDF pour cette opération. Votre devis sera adressé à EDF par l’installateur retenu, qui se charge de demander la validation du projet et le prêt à taux 0 % auprès de guichet technique d’EDF. Des “Espaces Info Energie” sont également à votre disposition à Chaumont et à Saint Dizier. Habitat et développement 16, rue des Abbés Durand 52007 Chaumont - 03 25 32 49 81 Arc-en-Ciel - Place émile Mauguet 52100 Saint-Dizier - 03 25 94 82 05

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Social

L’accueil d’enfant : des métiers de plus en plus valorisants Solution alternative à la crèche ou aux haltes-garderies, les assistantes maternelles accueillent les enfants à domicile en l'absence de leurs parents. Quant aux assistantes familiales, elles gardent dans leur famille, et en permanence, les enfants confiés par le service de l’aide sociale à l’enfance du Département. Des métiers qui ont accédé à une véritable reconnaissance professionnelle grâce à des formations plus longues et plus valorisantes. Des métiers à découvrir…

P

our les métiers de l’enfance, les termes “assistante maternelle permanente” et “assistante maternelle non permanente” ne sont plus d’actualité. La distinction se fait désormais entre les “assistantes maternelles” et les “assistantes familiales”. Des métiers qui se conjuguent plus communément au féminin et dont les effectifs en Haute-Marne peuvent encore augmenter au reg ard des besoins. Au 31 décembre 2006, environ 1 800 assistantes maternelles (pour une capa-

cité d'accueil d'environ 5 000 enfants), et 324 assistantes familiales étaient en activité en Haute-Marne.

Au service des familles Avec des enfants à leur charge et à leur domicile, les assistantes maternelles et familiales ont un rôle éducatif important. Elles doivent veiller au bien-être psychique, affectif, physique de l’enfant mais aussi à son épanouissement et à sa sécurité, tout cela en respectant la place et les choix des parents. Pour les assistantes maternelles notamment, le dialogue avec les parents est primordial. Il est facilité par la régularité des contacts et par le caractère affectif

de la relation développée entre l’enfant et celle qui est bien souvent appelée “nounou”. Le service qu’elles proposent est très apprécié des parents car il a le mérite d’être personnalisé. Les heures de garde peuvent ainsi être adaptées. Une solution idéale pour des parents qui auraient, par exemple, un rythme de travail un peu décalé. En recourant aux services d’une assistante maternelle, pères et mères ont aussi l’assurance que leur enfant sera accueilli dans un cadre familial de qualité puisque évalué par des professionnels du conseil général. Dernier élément appréciable de ce mode de garde : trois enfants au

Témoignage - Agnès, assistante maternelle : “Créer un vrai lien de confiance” “Notre nouvelle formation plus longue a démarré au début de l’année, et je vais avoir la chance d’en profiter. En terme de reconnaissance professionnelle, la nouvelle formule est beaucoup plus intéressante que la précédente, car elle est diplômante. A l’issue de la formation, je passerai l’épreuve de la première unité de Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) “petite enfance”, qui m’ouvre les portes d’autres diplômes. En plus, la formation comprend l’apprentissage des gestes de premier secours. Même si je me sens déjà très à l’aise avec les enfants, je pourrai ainsi rassurer au maximum les parents, leur démontrer toutes mes qualités d’accueil et professionnelles et créer ainsi un vrai lien de confiance”.

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maximum peuvent être accueillis dans le même foyer ; chacun des enfants gardés est donc stimulé et bénéficie de toute l’attention de son assistante maternelle. Rappelons enfin que, pour rendre ce service accessible, des aides sont versées aux parents. Un autre argument en faveur de ce mode de garde.

Une responsabilité et des aptitudes évaluées La qualité du service rendu par les assistantes maternelles ou familiales fait l’objet de garanties. En effet, le conseil général a pour mission de les accompagner tout au long de leur activité professionnelle, en finançant et en organisant leur formation, puis le suivi régulier de l’éducation des enfants… L’exercice de ces métiers nécessite l’obtention d’un agrément départemental. Et pour délivrer cet agrément, le Président du conseil général se base sur de sérieuses évaluations, effectuées par les personnels des services sociaux du Département. Des critères comme les qualités personnelles, les aptitudes physiques ou encore l’état du logement sont pris en compte. Toutes les assistantes doivent également avoir suivi une formation. Les connaissances sont évaluées pour honorer les diplômes et épreuves d'accès à ces emplois. Bref, les qualités humaines et professionnelles des assistantes sont très soigneusement examinées et les enfants ne sont confiés qu’à des personnes qui ont démontré leur savoir-faire dans le domaine éducatif.

de quoi, elles pourront accueillir un ou plusieurs enfants. Resteront 60 h de formation complémentaire, à faire dans les deux ans suivant l’obtention de l’agrément. Non contente d’être plus complète, cette formation devient aussi diplômante puisqu’elle permet à terme de passer l’épreuve de la première unité du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) “Petite Enfance”. Pour les assistantes familiales, la formation est encore plus poussée. Un total de 300 h de formation est obligatoire pour accueillir un enfant à temps plein. Comme pour les assistantes maternelles, 60 heures doivent être effectuées préalablement à l’accueil d’un mineur. Puis la future assistante familiale doit effectuer 240 h de suivi en deux ans, cela en complément de l’emploi. Les postulantes apprendront, là aussi, les

Marie-Laure AUBRIOT

RENSEIGNEMENTS : POUR CONSULTER LES DÉMARCHES À SUIVRE AFIN DE DEVENIR ASSISTANT MATERNEL OU FAMILIAL OU CONNAÎTRE LES LISTES DES ASSISTANTS MATERNELS DE VOTRE SECTEUR, VOUS POUVEZ CONTACTER LA CELLULE ASSISTANTES MATERNELLES DU CONSEIL GÉNÉRAL AU 03 25 32 87 49. VOUS POUVEZ AUSSI TÉLÉCHARGER EN LIGNE SUR LE SITE INTERNET www.haute-marne.fr DANS LA RUBRIQUE “PRATIQUE”, UNE BROCHURE COMPLÈTE SUR LES ASSISTANTES MATERNELLES, REGROUPANT TOUTES LES FORMALITÉS À ACCOMPLIR.

Assistante familiale : un vrai diplôme Les assistantes familiales ont un rôle prépondérant dans la vie et l’éducation des enfants qu’elles accueillent. En effet, les enfants qui leur sont confiés par décision judiciaire ou avec l’accord des parents, le sont en permanence et pour des périodes parfois longues.

Des formations de plus en plus professionnelles Depuis le 1er janvier 2007, les exigences envers la qualité d’accueil et les compétences professionnelles ont encore été renforcées. Les assistantes maternelles doivent par exemple désormais s’acquitter d’un total de 120 heures de formation, au lieu de 60 auparavant. Au cours de ces 120 heures, elles seront notamment formées aux gestes de premier secours. Les postulantes doivent d’abord effectuer 60 h de formation initiale, dans les six mois qui suivent le dépôt de leur dossier de candidature. A la suite

vis et que leur assistante doit être entièrement disponible.

gestes de première nécessité et auront des informations sur le développement psychomoteur de l’enfant, les institutions et dispositifs de prise en charge spécialisés… Des exigences accrues qui s’expliquent par le fait que les enfants en accueil familial sont régulièrement sui-

Suite à la nouvelle législation, toute assistante familiale peut se présenter au Diplôme d’Etat d’assistant familial (DEAF). Ce dernier a désormais une valeur permanente et ne nécessite plus d’être renouvelé tous les cinq ans. La fonction d’assistant familial est ainsi dotée d’un véritable statut professionnel et bénéficie d’une reconnaissance accrue. Si ce métier vous intéresse, n’hésitez pas à contacter la cellule assistantes maternelles du conseil général.

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Loisirs

Apprendre la voile

sur le Der

Apprendre à naviguer et à virer de bord sur le lac du Der ? C’est possible grâce à l’école départementale de voile gérée par le Centre culturel haut-marnais (CCHM) à Braucourt. Une structure à la fois éducative et de loisirs qui propose des séjours et des initiations aux activités nautiques. Hissez la voile !

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râce au lac du Der, les activités nautiques ont connu un essor remarquable en Haute-Marne. Voile, jet ski, ski nautique, planche à voile… L’offre est large et tous les niveaux de pratique sont possibles. Même les grands

Sur le lac de la Liez aussi… A l’autre extrémité du département, à l’ombre des remparts de Langres, le CCHM gère également une “école de voile”. Le lac de la Liez abrite lui aussi une base de plein air. Propriété du Département, elle accueille avec la même qualité de service les élèves, groupes et associations du sud du territoire. La taille plus modeste du lac de la Liez n’empêche pas les apprentis marins et skippers de découvrir les joies de la voile. Pour compléter son offre éducative et de loisirs, le CCHM dispose également de structures éloignées des terres hautmarnaises : le chalet La Mazerie situé au Grand Bornand en Haute-Savoie où sont proposées, hiver comme été, des activités de montagne, mais aussi le Centre Château Tanguy, dans les Côtes d’Armor. Au total, en 2006, ce sont plus de 4 400 personnes qui ont bénéficié des services du Centre culturel haut-marnais. Plus de 24 500 journées sportives et enthousiasmantes ont été dispensées sur l’ensemble de ces structures.

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débutants peuvent trouver leur bonheur sur les berges du Der, notamment grâce à l’école de voile de Braucourt du Centre culturel haut-marnais (CCHM).

Une véritable base nautique Depuis 1978, Braucourt accueille en effet une base de plein-air et école de voile. Cette structure, propriété du conseil général de la Haute-Marne gérée par le CCHM, est ouverte tous les ans, d’avril à fin octobre. Son ambition : permettre chaque année à des écoles, collèges, associations ou groupes de découvrir les plaisirs des sports nautiques dans un cadre magnifique. L’école de voile du Der dispose d’un panel d’embarcations propre à faire pâlir d’envie un site breton. Jugez plutôt : 36 dériveurs, 19 catamarans (dont un collectif), 20 planches à voile, 6 canoës, 11 kayaks sont mis à la disposition des apprentis navigateurs. Ceux-ci peuvent s’essayer à différentes activités en toute sécurité grâce à l’accompagnement des moniteurs professionnels et des bateaux de surveillance du CCHM.

Détente et éducation Autre atout de la structure dervoise, elle propose également l’hébergement et la restauration pour les stagiaires. Quatre

bâtiments de 12 lits chacun et une salle de restauration permettent d’envisager un séjour de moyenne ou longue durée. Une salle de classe est même à la disposition des professeurs qui souhaitent emmener leurs élèves en classe de découverte ! Tout est donc prévu pour faire des jeunes Haut-Marnais de véritables moussaillons ! En 2006, pas moins de 650 élèves d’écoles ou de collèges y ont été accueillis. Au total, ce sont près de 1 000 personnes qui sont passées sur l’un des “navires” de l’école de voile du Der. Et avec la nouvelle base qui doit voir le jour en 2008, la fréquentation pourrait encore augmenter. Samuel DANICHY

CONTACT : CENTRE CULTUREL HAUT-MARNAIS 12 RUE BARTHOLDI À CHAUMONT 03 25 32 13 87 SITE INTERNET : http://perso.orange.fr/cchm.52


DOSSIER

Collèges :

préparer la rentrée 2007 et toutes celles à venir Rentrée oblige, cartables, cahiers et stylos sont à l’honneur. En cette période où les chères têtes blondes regagnent les bancs de l’école, Ligne Directe fait le point sur l’avancement d’un des plus grands chantiers de Haute-Marne, le plan Collèges. Lancé depuis 2000, ce vaste programme de reconstruction et réhabilitation des établissements haut-marnais ne faiblit pas. Le collège Louise Michel de Chaumont est en passe d’être achevé et les chantiers de six autres établissements sont sur la ligne de départ. Tour d’horizon des équipements imaginés pour le confort des élèves et des professeurs. Ce nouveau numéro de Ligne Directe revient également sur les aides proposées aux familles pour leur faciliter la rentrée. Quelles aides sont disponibles auprès du conseil général pour les familles qui ont un enfant scolarisé en collège ou en lycée ? Ou pour celles qui doivent acheminer leur enfant jusqu’à leur établissement scolaire ? La réponse en page 14.

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DOSSIER

Plan

Collèges

Anne Frank, La Rochotte, Fayl-Billot, Chevillon… Un inventaire à la Prévert ? Non, mais une partie de la liste des collèges déjà rénovés par le conseil général. Une liste encore appelée à s’allonger sous l’effet de la poursuite du plan Collèges. Outre “Louise Michel” à Chaumont, six autres établissements font l’objet d’études approfondies pour le lancement de travaux. Qu’il s’agisse de réhabilitation ou de reconstruction complète, l’objectif demeure le même : donner aux élèves et aux professeurs un cadre de travail agréable et performant.

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uand en 2000, le conseil général a décidé de lancer un vaste programme de rénovation des infrastructures d’éducation placées sous sa responsabilité, il avait prévu que le chantier de rénovation ou de reconstruction des collèges durerait jusqu’en 2012.

Déjà 9 collèges achevés Pour l’heure, neuf établissements sont terminés. A Châteauvillain, Chevillon et Val-de-Meuse par exemple, les élèves ont déjà intégré des locaux rénovés. Ceux du collège Anne Frank à Saint-Dizier travaillent par ailleurs, dans des bâtiments entièrement reconstruits depuis septembre 2006. Le collège Louise Michel de Chaumont est quasiment achevé lui aussi (lire en page 14). Pour chacun de ces chantiers, le confort des usagers tant dans les locaux d’étude que dans les lieux de vie, tels que les cantines, a été au cœur des préoccupations des concep-

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teurs. Ce souci de qualité demeure valable pour la “seconde tranche” du plan Collèges.

Mutualiser les moyens et respecter l’environnement Au total, pour la seconde tranche du programme, six établissements sont concernés : quatre seront réhabilités (à Bourbonne-les-Bains, Bourmont, Wassy et aux “Franchises” de Langres) et deux seront intégralement reconstruits (à Joinville et Saint-Dizier). Naturellement, les chantiers menés dans les collèges publics ne peuvent se faire sans une concertation avec les usagers et les acteurs locaux. Personnels administratifs et Mairies ont donc été associés aux différents projets et, chaque fois que cela a été possible, les besoins des communes ont été pris en compte afin de mutualiser les équipements des collèges et de les rendre utiles au plus grand nombre. Objectifs : rendre service aux autres collectivités en leur donnant accès à des équipements qu’elles n’auraient pas pu financer seules, et réaliser des économies d’échelle. A ce titre, le cas de Bourbonne-les-Bains est exemplaire puisqu’une étude envisage la construction d’une chaufferie commune au collège, aux écoles primaire et maternelle, aux logements de l’OPAC attenants et à la piscine, mais aussi la mise en place d’une cantine desservant le collège et les écoles. Autre exemple de mutualisation, le gymnase du futur collège de Saint-Dizier sera construit en partenariat avec la ville et devrait être mis à la disposition

Le chantier du collège de Joinville débutera en 2009.

des associations en dehors des heures d’utilisation scolaire. Dans le contexte actuel de prise en compte des impacts environnementaux des activités humaines, le conseil général a

aussi souhaité développer un réflexe ecoresponsable. Des normes de construction respectueuses de l’environnement ont été intégrées aussi souvent que possible. L’idée est d’assurer des gains énergétiques, notamment dans le domaine du chauffage des établissements.


Le futur collège de Wassy sera particulièrement respectueux de l'environnement, grâce à ses toitures engazonnées.

Revue de détails Le premier des collèges de la seconde tranche à voir son chantier débuter sera celui de Bourmont. Le permis de construire est déjà déposé et les entreprises pourront entamer les travaux dans les premiers mois de 2008. Le montant est estimé à 4,5 millions d’euros. A noter que pour cet établissement, un soin particulier sera porté à l’aménagement des espaces extérieurs permettant la montée

et la descente des bus scolaires. L’enjeu est de garantir un aménagement rationnel pour ne gêner ni la circulation, ni les riverains, tout en assurant une sécurité optimale aux enfants. Il en sera de même pour la réhabilitation du collège de Bourbonne-les-Bains. Une fois les études de faisabilité rendues, les travaux pourront commencer courant 2008. La rénovation de cet établissement devrait coûter 4,7 millions d’euros. Autre chantier de réhabilitation, celui du collège des Franchises à Langres. Le gymnase de l’établissement a déjà été livré en 2006. Les études pour la réhabilitation des salles de classes du collège seront lancées en 2008. Enfin, parmi les projet de réhabilitation, celui du collège de Wassy sera le plus conséquent avec un budget de 10,3 millions. Outre la prise en compte des enjeux environnementaux (lire en encadré), le chantier qui devrait débuter à l’été 2008, aura pour particularité d’être réalisé en même temps que celui de l’Etablissement régional d’enseignement adapté (EREA). La demi-pension, qui

Des bâtiments “passifs” Outre la mise en place de chaufferies bois ou de systèmes de géothermie, le conseil général a validé le principe de construction d’établissements très écologiques. Pour aller plus loin dans la démarche d’économie d’énergie et de respect de l’environnement, certains établissements seront construits selon des normes particulièrement exigeantes en termes de consommation d’énergie. A Wassy, un système de récupération de l’énergie dissipée au cours de l’utilisation de la cantine sera installé. Les calories ainsi récupérées seront recyclées, notamment pour le chauffage du collège. Toujours à Wassy, le projet d’installation d’une chaufferie bois commune est à l’étude pour le collège, le lycée, les gymnases et l’EREA. Par ailleurs, l’isolation des bâtiments sera particulièrement performante. Les toitures de la demi-pension seront par exemple végétalisées pour laisser échapper le moins de chaleur possible. Une première pour un collège de la région. Le projet du collège de Wassy vient de se voir attribuer un économique-label pour ses projets innovants et ambitieux. Et que dire du futur collège de Saint-Dizier ? Ce dernier, construit selon les principes définis pour les bâtiments dits “passifs” verra la consommation énergétique considérablement minimisée. Moins de 15 kW/h par mètre carré et par an seront déployés dans les locaux du collège pour le chauffage. Une performance atteinte grâce à différentes techniques de construction de pointe et qui fera de ce collège un modèle dans le domaine de la maîtrise des consommations d’énergie.

sera commune aux trois établissements présents sur le site (collège, EREA et lycée), devrait être en fonction dès la rentrée 2009. Enfin, l’espace qui sépare

les deux établissements sera totalement repensé et réorganisé par la ville.

Deux reconstructions hors normes A Joinville, le plan Collèges prévoit une reconstruction complète du collège. Un chantier “à tiroirs”, sur lequel on détruit un à un les anciens bâtiments pour élever les nouveaux, débutera en 2009 pour une durée de 30 mois. Tout comme à Wassy, le projet joinvillois prend largement en considération les enjeux environnementaux. Ce chantier sera l’un des plus important du plan Collèges, son budget est estimé à 13,8 millions d’euros. Pour cette seconde tranche, seul le nouveau collège de Saint-Dizier ira plus loin. Avec 17,2 millions, l’établissement devrait sortir de terre à partir du deuxième semestre 2008. Une construction ex nihilo, sur l’avenue Parchim de SaintDizier comme le souhaite la ville, qui ne devrait prendre que 16 mois. Des délais remarquables au regard de l’ampleur des opérations et de la complexité induite par la norme “bâtiment passif ” (lire en encadré) dans un souci de préservation de l'environnement. Thomas ROUSSEZ

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DOSSIER

Collège Louise Michel, paré pour les cours !

Après le collège de la Rochotte en janvier 2006, un second établissement chaumontais entièrement reconstruit par le conseil général dans le cadre du plan Collèges est rendu à ses usagers. Les bâtiments de cours et d’administration du collège Louise Michel sont en effet achevés. De nouveaux ensembles qui font de lui un espace de vie intégré dans son environnement urbain.

S

eptembre 2002. Septembre 2007. Tel est le délai qui s’est écoulé depuis la remise des premières esquisses du collège Louise Michel reconstruit par les architectes Bernt, Morillon, Thouveny et Trigo. Il aura donc fallu cinq ans pour mener à bien l'essentiel d’un des plus importants chantiers du plan Collèges.

Chantier “à tiroirs” L’un des plus compliqués aussi. Enclavé au cœur du complexe scolaire chaumontais qui regroupe aussi le Lycée Bouchardon, et le Centre de formation des apprentis, il était en effet impossible pour cette reconstruction de bénéficier de nouveaux espaces. Il a donc fallu “opter pour un chantier à tiroirs” comme l’explique Gérard Bernt. “Les anciens bâtiments ont été abattus un par un et les nouveaux ont été élevés progressivement sur le même site, au rythme des démolitions”. Les bâtiments de la Section d’enseignement général et professionnel adapté

(SEGPA) ont été les premiers livrés en septembre 2005. Depuis, le chantier des locaux du collège n’a pas cessé. Pendant les travaux, les activités éducatives se sont poursuivies et tout a été mis en œuvre pour perturber le moins possible le travail des élèves et de l’équipe pédagogique. Le bâtiment abritant les salles de cours est en fonction depuis mai 2007 et les équipements tels que le foyer, le centre de documentation, la salle polyvalente et les locaux administratifs ont été livrés pour la rentrée de septembre. “La demi-pension, les logements de fonction et les salles dévolues aux enseignements artistiques et technologiques sont encore à venir”. Pelleteuse et véhicules utilitaires devraient définitivement quitter le site au printemps 2009, à l’issue d’un chantier de 12,8 millions d’euros.

Espace ouvert Au final, élèves et professeurs profitent aujourd’hui d’un vaste établissement en prise avec son environnement grâce

Architecture : pas si classique que cela ! “Nous sommes restés dans un profil de construction assez classique : un rectangle formé par différents bâtiments entourant une cour” explique

Gérard Bernt. Et pourtant, le collège Louise Michel présente quelques particularités détaillées par l’un des architectes de ce projet : “Au cœur du bâtiment d’accueil, nous avons dessiné un espace ovale qui produit une avancée vers la rue. Il contient la salle polyvalente et le centre de documentation mais aussi l’espace réservé au service de la vie scolaire. Et puis, nous avons souhaité conserver un aspect bois. Les parois de la partie ovale, les murs ouverts sur l’extérieur tout comme ceux visibles dans le hall d’accueil, sont donc habillés avec ce matériau. Au final, on a l’impression qu’un bâtiment a été construit par-dessus un autre”.

à un espace d’accueil largement ouvert sur l’extérieur. Pour plus de rationalité et de facilité dans la circulation interne des usagers, un bâtiment principal élevé autour d’un hall d’accueil en verre distribue les élèves vers les différents espaces de cours, d’administration ou de vie. Formes modernes et harmonieuses, alliance de différents matériaux, luminosité et transparence sont les caractéristiques les plus marquantes voulues par le cabinet d’architectes (Lire en encadré). De quoi donner envie aux collégiens chaumontais d’étudier ! Thomas ROUSSEZ

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Rentrée :

Des aides toujours bienvenues

Chaque année, de nombreuses familles perçoivent de la Caisse d’allocations familiales (CAF) l’allocation de rentrée scolaire. Très utile pour l’achat des livres et fournitures, elle peut être complétée par une des aides que propose le conseil général pour répondre à des situations scolaires particulières. Détails. Pour se rendre dans son établissement La plupart des élèves qui ne bénéficient pas du véhicule familial pour se rendre sur leur lieu d’étude peuvent compter sur le système de transport scolaire départemental. Chaque jour, environ 12 000 élèves utilisent les transports scolaires. Le conseil général prend alors en charge 77 à 100 % du coût du transport. Il arrive cependant que le système de ramassage scolaire ne permette pas à l’élève de se rendre sur son lieu d’étude. La famille ou une ligne régulière de bus pallie alors ce manque et le conseil général, sous certaines conditions, indemnise la famille qui transporte son enfant ou prend en charge une part du coût du transport sur la ligne régulière.

Dormir et manger dans son établissement Nombreux sont les élèves dont l’éloignement du domicile les oblige à être demi-pensionnaire ou interne. Dormir et manger dans un établissement scolaire a un coût et une aide départementale à la pension ou à la demi-pension peut être sollicitée pour les élèves de collège, sous conditions de ressources. Pour prétendre à l’aide à la pension, il faut que l’élève soit scolarisé dans un collège

public ou privé du département et que la famille réside en Haute-Marne. Pour les demi-pensionnaires, les conditions sont identiques mais ils peuvent aussi être scolarisés hors du département.

Faciliter la vie estudiantine Logement, documentation, transports. Autant de problématiques que les jeunes rencontrent lorsqu’ils entament leurs études supérieures. Il est parfois difficile pour les familles d’assurer les charges occasionnées par les études. C’est pourquoi le conseil général propose des prêts, remboursables sans intérêt, selon un barème de ressources et à condition que la famille soit domiciliée en Haute-Marne. Ce prêt peut aller de 800 à 1530 € par an. Un soutien souvent utile pour assurer une meilleure qualité de vie durant les études. Richard TERNOIS

Où et quand retirer ou rendre son dossier : Pour les aides concernant les transports des élèves vers leur établissement : Auprès du service “Déplacements et Transports” du conseil général – rue du commandant Hugueny à Chaumont – 03 25 32 85 90 – Courriel : drd.secretariat@haute-marne.fr La bourse de transport pour les élèves internes doit être sollicitée par dépôt de dossier avant le 15 décembre 2007. Pour l’indemnité de transport d’élève par la famille, une fiche de présence (fournie dans le dossier) doit être visée par l’établissement et retournée au conseil général à chaque fin de trimestre. Pour les aides à la pension ou demi-pension : Auprès du service “Education” du conseil général – Centre administratif départemental – Cours Marcel Baron à Chaumont - 03 25 32 86 14 - du mardi au vendredi. La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 1er octobre 2007. Pour les prêts étudiants : Egalement auprès du service “Education”. Attention, la date limite de demande des prêts étudiants est fixée au 1er novembre 2007.

Télécharger vos dossiers d’aide Pour faciliter les démarches, toutes les fiches informatives concernant les différentes aides et tous les dossiers types à retourner au conseil général sont téléchargeables sur le site du conseil général, www.haute-marne.fr, rubrique “le conseil général m’aide”. Cliquez, c’est trouvé !

r f . e n r a m e t www.hau LIGNE DIRECTE - Septembre 2007

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Découverte

Un vivier d’initiatives

à Villiers…

La petite commune de Villiers-sur-Suize n’est certainement pas la plus favorisée du département. Du coup, elle a décidé de jouer à fond la carte du tourisme et de l’artisanat.

V

illiers-sur-Suize ? Même pas deux cent cinquante habitants ! seraiton tenté de sourire… On aurait tort. En effet, rares sont les communes du département à manifester une telle volonté de renouveau. La preuve ? Il suffit de déambuler dans les rues du village pour s’en rendre compte : le visiteur commence par passer devant une auberge cossue ; un peu plus loin, il arrive devant l’épicerie, avec ses étals achalandés en produits du terroir ; sur la place de l’église, son attention ne manquera pas d’être retenue par la boutique des artisans… Et si le cœur lui en dit, il pourra chevaucher quelques-unes des montures du centre équestre, avant de se reposer en chambre d’hôtes ou à l’hôtellerie : calme et dépaysement assurés !

Le “cœur” du village… “Bonjour Titi !” “Salut, Manu ! Comment ça va ce matin ?” L’épicerie du village, c’est un peu le cœur de Villiers : l’endroit où les habitants aiment se retrouver, histoire de discuter en achetant son pain.

Patricia Dussy a ouvert une boutique des artisans au centre du village.

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Debout derrière le comptoir, Jean-François Kwasiak connaît chacun de ses clients. Véritable institution, cet ancien agriculteur de 45 ans a ouvert son commerce en 1999, suite à un accident qui l’a privé d’une main… Aujourd’hui, il exerce son nouveau métier avec passion : “Les gens vont quelquefois faire leurs courses au supermarché, reconnaît le personnage. Mais c’est de bonne guerre : entre les fruits frais, la baguette fraîche, la bouteille de Coiffy frais et que sais-je encore, ils ont toujours besoin de revenir ici, ne serait-ce que pour la convivialité.” Ce que Gérard apprécie le plus chez Jean-François ? “Son sourire !” répond sans hésiter l’octogénaire…

Bruno Thomas : une certaine idée de la gastronomie du terroir haut-marnais.

De fait, dans le village, tout le monde s’accorde pour le dire : une épicerie de proximité, c’est tout de même bien sympathique ! “On s’y habitue, continue Gérard. Et bien vite, on ne peut plus s’en passer !”

Honneur aux artisans Originaire de Leffonds, Patricia Dussy n’en est pas moins tombée amoureuse de Villiers… Au point de présider, en juillet, à la création d’une association des artisans de la vallée de la Suize. Objectif affiché par la jeune femme : “Permettre aux adhérents d’exposer leur savoir-faire et leurs produits dans un local du centre du village. En fait, il s’agit plus d’un atelier que d’un magasin…” Et c’est ainsi qu’une dizaine d’artisans, habitués jusqu’alors à être surtout présents dans les foires et les marchés, disposent d’un lieu fixe où présenter leurs productions…

Jean-François Kwasiak connaît chacun de ses clients.

Reste à attirer les visiteurs : “Il m’arrive d’aller faire un tour du côté de l’auberge, sourit Patricia. Je tourne autour des tables en demandant aux gens s’ils n’ont pas envie de venir voir la boutique… Et ça marche !”

La région à la carte Mettre en valeur l’artisanat local et les produits du terroir ? C’est aussi ce que s’efforce de faire Bruno Thomas, au travers de ses menus : “Sur ma carte, insiste le restaurateur, j’ai du pigeon de Richebourg. Je fais des sauces à base de Coiffy… Sans oublier le gibier et les champignons…” Ce que souhaite aussi promouvoir le responsable de l’auberge de la Fontaine, c’est une “culture” de terroir : “Depuis quinze ans, nous organisons des concerts allant du jazz au reggae, en passant par le gospel, et en faisant la part belle aux musiciens du département. Cela n’a pas grand-chose à voir avec le travail de Patricia Dussy, mais nos deux démarches se complètent tout de même…” Roland NIRCHAN

Terroir en fête… Rouge et blanc de Coiffy ; muids montsaugeonnais ; rubis de groseille ; bière de Choue ; miel de Marac ; escargots de Meures ; champagne de Rizaucourt… Difficile de dresser une liste exaustive des produits estampillés “Haute-Marne” que l’on peut trouver à l’auberge du village, mais aussi à l’épicerie, voire à la boutique des artisans… De plus en plus nombreux à faire étape à Villiers-sur-Suize, il semble que les touristes soient aussi de plus en plus nombreux - notamment de mai à septembre - à apprécier cette vitrine en fête de notre cru.


Entreprise

“Le Chameau”:

Un grand nom à châteauvillain Les bottes “Le Chameau” sont produites dans l’usine de Châteauvillain depuis 1958. Réputés pour leur qualité, les produits de la marque sont élaborés de manière artisanale.

“I

ci nous sommes dans le noyau central, c’est là que sont montées les bottes”, explique Christophe Bayen, directeur de l’usine de Châteauvillain. En prononçant ces quelques mots, il observe avec quelle agilité l’ouvrier manie les pièces de caoutchouc. Il les entortille autour d’une forme et en quelques minutes, la botte se dessine en relief. En répétant ces gestes qu’il maîtrise à la perfection, l’homme se balance sur son tabouret, déplaçant son centre de gravité pour gagner du temps et faire coller le caoutchouc. Tous les gestes sont exactement dosés. Ce savoir-faire, le directeur estime qu’il faut “deux années de pratique” pour l’acquérir. Une vingtaine de personnes est capable de travailler ainsi, “sur le tabouret”, à Châteauvillain.

De A à Z L’usine a ouvert ses portes dans la cité castelvillanoise en 1958. Elle emploie aujourd’hui une soixantaine de personnes. “Ici, nous sommes spécialisés dans la botte haut de gamme”, indique Christophe Bayen. Des bottes que choisissent les agriculteurs, les chasseurs, les amoureux de la nature ou encore les passionnés d’équitation. Tous les produits sont réalisés grâce au

Etape par étape, la botte prend forme.

La naissance d’un nom En 1927, M. Chamot se lance dans la botte en caoutchouc pour le magasin de chaussures de son épouse, à Cherbourg. Il s’installe dans le sous-sol du magasin et confectionne des bottes non-vulcanisées*. Celles-ci sont étanches, mais leur souplesse évolue en fonction de la température extérieure : en été, elles sont très molles et en hiver, très dures. Elles vieillissent mal et deviennent poisseuses. Seul remède : le talc. Suivant les conseils d’un ami ingénieur, M. Chamot décide de réaliser des bottes vulcanisées*. Lesquelles sont ensuite commercialisées par un représentant en chaussures afin de remplacer les brodequins en cuir avec guêtres. En 1939, il achète l’usine de tissage de Fourneaux (Cahan) qui est aujourd’hui le siège du groupe “Le Chameau”. Une usine ouvre en 1949 à Casablanca, au Maroc. L’usine de Châteauvillain ouvre en 1958. * Vulcanisation : Opération qui consiste à améliorer le caoutchouc en le traitant par le soufre.

Le montage des bottes est assez spectaculaire tant il nécessite d’habileté.

savoir-faire des ouvriers. Les bottes sont en majeure partie réalisées de façon manuelle. Tout juste fait-on appel à quelques machines, et encore, la vigilance de l’homme est toujours de rigueur. Les bottes sont élaborées à Châteauvillain de A à Z, depuis la confection du caoutchouc - préparé dans le laboratoire suivant les exigences du modèle jusqu’au conditionnement final après contrôle minutieux. Diverses étapes sont nécessaires pour donner naissance aux différentes bottes : découpe des pièces de la doublure cuir, élaboration des semelles et cuisson.

y trouve également d’autres marques du groupe Lafuma, qui a racheté “Le Chameau” en 1995. Ce mode de fabrication artisanal laisse le champ libre à la confection sur mesure. ““Les commandes spéciales, pour des tours de mollet ou des types de semelles par exemple, représentent environ 10 % de notre production”.

Qualité et longévité

Un magasin d’usine est ouvert, sur place, depuis 2005.

La plus célèbre des bottes “Le Chameau” a été mise au point en 1952. Le modèle Saint-Hubert, doublé cuir à l’intérieur, est aujourd’hui encore très demandé. Depuis 2005, un magasin d’usine propose les produits “Le Chameau” à la vente directement sur place, du lundi au vendredi, de 14 h à 19 h. On

Ce qu’il faut retenir des bottes “Le Chameau”, dont la publicité n’est plus à faire auprès des connaisseurs, “c’est leur longévité”, conclut Christophe Bayen. A condition d’être bien entretenues, elles peuvent tenir plusieurs décennies. Olivia LETE

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Curiosité

Les Tastes-Fromages : Pas de plateau sans Langres !

Au-delà des remparts de Vauban, des chevaliers de cape et d’honneur arpentent monts et plaines pour évangéliser les palais non convertis au fromage de Langres, et assouvir les goûteurs entrés avec ferveur dans sa consommation. Ce fromage de caractère mérite attention et protection vu la proximité géographique avec sa parenté, l’Epoisses et le Munster. Une noble et solide confrérie

La confrérie des Tastes-Fromages de Langres est bien structurée, pour donner de l’ampleur à sa mission gustative. Le grand maître Eric Masselier est entouré de 40 chevaliers de cape. Citons-en les dignitaires : Pierre Germain premier chevalier, Gérard Drouot grand argentier, Francis Laneyrie grand camerlingue, Maurice Causeret grand chambellan, Michèle Poisat grand intendant. Vient ensuite une copieuse centaine de chevaliers d’honneur. Pour le devenir, il faut faire acte de candidature par une ardente vénération du Langres, et être coopté par un chevalier de cape.

Signes de reconnaissance A quoi reconnaît-on les nobles chevaliers ? A leur cape verte doublée de jaune qui évoque celle des pâtres gardant leurs vaches laitières sur les grasses prairies du plateau et du Bassigny. Un tricorne agrémenté de l’épinglette et un médaillon en sautoir (œuvre du potier d’art, Hubert Dautrey) donnent du panache au chevalier, armé d’un bâton en cornouiller. Le Langres doit la fondation de sa confrérie en 1980 à quelques pionniers dont Henri Lodiot, alors conseiller général d’Auberive et maire de Bay-sur-Aube. Dans sa 1re assemblée, il compta à ses côtés : René Levasseur, Jean-Pierre Ramaget, Alain Abdi, Jean Bouvier, Pierre Germain, René Schertenleib, Guy Baillet, Jean Favre, Lau18

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Aristide Camus, grand maître de la confrérie des Vignerons de Coiffy, et Michel Renaut, chevalier des Tastes-Fromages de Langres

Les confidences du Grand Maître De la convivialité et de la distinction dans les propos, Eric Masselier passe à la jubilation pour parler du Langres avec un épicurisme légitime. Là est le pouvoir magique d’un haut dignitaire dans sa mission d’ambassadeur. «Ce qui fait le bon Langres, c’est l’affinage. Aujourd’hui, hélas, il n’y a plus d’affinage,» déclare-t-il. Alors, il affine plusieurs semaines s’il le faut. Pour accompagner la dégustation, l’usage est au vin rouge, mais lui préfère «un chardonnay blanc sec, pas trop jeune de Coiffy ou de Montsaugeon». La confrérie des Vins de Coiffy s’accorde pour le dire, rien de tel qu’un vin de Coiffy pour accompagner le fromage langrois. Ses recettes à base de Langres ? «D’abord, la sauce - ou plutôt, la crème - au Langres pour napper certains mets et la Langrifflette.» (recette de sa femme, Simone) Le pain ? «Un bon pain de campagne, un peu rustique, comme on en trouve encore chez nous.»

LES BON N ES ADRE SSES DES TASTES -F ROM AGES DE LANGRES

FERME REM ILLET, GEN EVRIÈRES. TÉL: 03 25 88 71 76 FROMAGERI E SCH ERTE NLEIB, SAULXUR ES . TÉL : 03 25 90 33 20 rent Thomassin, Geor- FROMAGERI E GERMAIN, CHALANCEY. T ÉL : 03 25 84 84 03 ges Metz (auteur des COOPÉRATIVE LAITIÈRE, FAYL-BILLOT. T ÉL : 03 25 88 60 62 paroles de la chanson SITE INTERN ET DU LANGRES : www.fro magedelangres.co m de la confrérie sur une adaptation de «C’est l’Amour»), Guy Sauvageot et Claude Fournier. d’autres confréries gourmandes, et participent en retour à leurs chapitres. Ils se Fidèle au Langres rendent sur les salons, foires ou autres la vie durant ! rencontres gastronomiques… pour faire «goûter» le Langres. Tâche de haute resPromouvoir toujours et partout le fromage ponsabilité : des confrères participent à de Langres, la ville et le pays du même la commission d’attribution de l’A.O.C. nom dans un esprit de convivialité, telle Langres - où forme, aspect, texture et est la philosophie de la confrérie mise en qualités gustatives sont passées au crible. application lors de nombreuses manifesProchainement, les chevaliers figureront tations. Quatre fois par an, la commudans une vidéo réalisée à la demande du nauté organise des “goûtaillons” chez Syndicat Interprofessionnel du Fromage des restaurateurs qui intègrent le Langres de Langres. dans leurs recettes. Chaque année paire, elle décerne un ou deux “Langres d’or” Michel THENARD à des personnes méritantes. Le deuxième CONTACT : LA CONFRÉRIE DES TASTESdimanche de septembre se déroule le FROMAGES DE LANGRES – 252, RÉSIDENCE chapitre annuel. Les chevaliers accueillent LES MIMOSAS À LANGRES – 03 25 87 19 84


Gastronomie

Un rubis

dans son écrin de verre

Agriculteur à Bugnières depuis 20 ans, JeanMichel Rousselle a très vite compris la nécessité de diversifier son activité. En plus de ses champs de céréales, il cultive 2,5 hectares de cassissiers et groseilliers dont les fruits sont transformés chaque année en un délicieux nectar à la robe rouge, baptisé Rubis. Un produit reconnu bien au-delà des frontières haut-marnaises.

P

our Jean-Michel Rousselle, tout a commencé en 1987 lorsqu’il reprend la ferme de ses parents à Bugnières. Il assure alors l’exploitation des champs tout en continuant à enseigner la comptabilité dans une Maison Familiale. Déjà, dans un coin de sa tête, il songe à diversifier son activité agricole. L’été de la même année, il aide une ancienne du village à récolter les groseilles avec lesquelles la vieille dame fabrique une boisson fermentée. Pour le remercier de son coup de main, elle lui fait cadeau d’une bouteille de son “vin de groseille”. L’idée de fabriquer une boisson similaire mais plus professionnalisée et à plus grande échelle lui vient aussitôt. En décembre, il plante sur ses terres 160 groseilliers. Mais une fois les premières grappes récoltées en

1990, il mesure la difficulté des techniques vinicoles. “C’était du vinaigre !”, se souvient l’agriculteur. “J’ai donc décidé de suivre une formation d’un an en œnologie”.

Petits fruits mais grandes idées Il récolte les fruits de son travail en 1992, date à laquelle il commercialise ses premières bouteilles, 900 au total. Ses produits partent comme des petits pains sur les étals des foires et des marchés de France. Il faut dire que son doux breuvage n’est pas sans rappeler celui que nos grands-parents fabriquaient. Fort de son succès, Jean-Michel Rousselle passe la vitesse supérieure en plantant 90 ares supplémentaires de groseilliers en 1995. Oui mais voilà, l’augmentation de la surface n’est pas sans poser problème. La récolte a lieu mi-juillet en même temps que les moissons et mobilise près de 30 personnes, huit jours durant. Il décide en 1998 de s’inspirer des producteurs bourguignons qui récoltent leurs baies mécaniquement en quelques heures, à l’aide d’une machine à vendanger. Ce gain de temps lui permet d’envisager l’année suivante, la plantation

de 50 ares de cassissiers, qu’il décline comme la groseille en cuvée du terroir et cuvée tradition, et depuis peu en jus de fruits. Le producteur ne s’arrête pas là puisqu’il prévoit dans un avenir proche d’appliquer son procédé à la mûre et d’aménager la grange dans laquelle il fabrique et stocke sa production, en un local d’accueil pour les touristes. Romane GOMAR

CONTACT : JEAN-MICHEL ROUSSELLE 15 RUE DE FAYS 52210 BUGNIÈRES 03 25 31 00 95 L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Consommez avec modération.

Au fil des saisons En hiver, les plants sont taillés, le vieux bois éliminé, les jeunes pousses dirigées. Au printemps, les fils sont relevés et les plantations palissées. Les rangs sont désherbés. En été, selon le climat, un éventuel traitement contre les maladies (oïdium, pucerons) est appliqué. Les fruits sont récoltés mécaniquement mi-juillet. Ils sont pressés immédiatement (pour la groseille) ou macérés (pour le cassis). De l’eau et du sucre sont ajoutés au jus. La fermentation démarre (le sucre se transforme en alcool). En automne, les bourbes (dépôts) qui se forment au fond des cuves sont soutirées régulièrement. A l’hiver suivant, après repos, la boisson fermentée est filtrée, puis mise dans des bouteilles qui sont bouchées, capsulées et habillées avant d’être proposées à la vente sur les marchés et les foires vers avril.

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Sport

Le tir

A 19 ans, un jeune Haut-Marnais a décroché un titre mondial au pistolet. Bruno Cecchini évolue dans le club de Chaumont et fait mouche à tout coup. Portrait.

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runo Cecchini, c’est un peu Lucky Luke : le jeune Chaumontais ne rate jamais sa cible… La preuve ? Après avoir remporté les championnats départementaux, puis les championnats régionaux, après une qualification aux championnats de France, il a remporté les épreuves du championnat du monde 2006, à Bordeaux, catégorie Junior. Sa spécialité ? Le tir au pistolet, chargé à la poudre noire : “Ça fait du bruit, beaucoup de fumée, et ça ne sent pas très bon ! sourit le champion. Pourtant, c’est ça qui me plaît…”

Une histoire de poudre Pourquoi une telle préférence ? Peut-être, à cause de la charge historique de cette poudre encore utilisée au XIXe, et même après… Comme les armes modernes ne sont plus adaptées, il faut avoir recours à des revolvers d’époque, ou à leurs copies. Le jeune champion utilise donc une reproduction d’un Remington, modèle 1858, prêté par le club.

Le champion s’entraîne sur une copie de Remington, modèle 1858.

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fait mouche… par semaine : “Cela peut sembler contraignant, explique le président de la SMT, Christian Leroy. Mais c’est le seul moyen d’arriver à un très bon niveau.” Grâce à sa régularité, le tireur haut-marnais a déjà fait feu plusieurs milliers de fois, et pas n’importe comment : “Ce qui importe, si l’on ne veut pas rater sa cible, c’est d’être le plus précis et le plus concentré possible: non pas à la façon des chasseurs, qui se servent beaucoup de leur instinct, mais en se mettant dans la position du tireur d’élite…”

Maîtrise de soi Le junior, qui tire (presque) plus vite que son ombre.

Ce club, c’est la Société mixte de tir chaumontaise (SMT), que Bruno Cecchini fréquente depuis 6 ans à raison de trois séances d’une heure et quart

Il vient d’apprendre sa victoire aux championnats du monde.

Il faut donc une parfaite maîtrise de soi-même et de ses mouvements : “Plus on s’énerve, et moins précise est la visée ! Et à raison de 14 euros la boîte de cent balles, celle d’amorces à 4,50 euros, et 20 euros le baril de 500 grammes de poudre, on a intérêt à faire attention !” Sans compter qu’il y a aussi les frais de déplacement : plus de 1 000 kilomètres à parcourir, rien que pour les finales du dernier championnat du monde… Du coup, Christian Leroy a demandé à son champion d’élargir sa pratique à la discipline Kuchenreuter, de tir à un coup : histoire de doubler ses chances, en rentabilisant au mieux les aptitudes de Bruno Cecchini. Richard TERNOIS

La Société mixte de tir (SMT) de Chaumont est centenaire 140 licenciés, âgés de 9 à 75 ans : c’est le nombre d’adhérents de la Société mixte de tir (SMT) chaumontaise, qui s’apprête à fêter ses cent ans. Dans la région, quel autre club de tir peut annoncer mieux ? “Aucun !” répond le président de la SMT, avec le sourire… Et Christian Leroy, de préciser : “Et nous comptons même une douzaine de femmes !”. Pour l’accueil et l’entraînement de ses membres, la SMT dispose d’un espace d’accueil, une salle de réunion, une armurerie sécurisée, dix-huit postes de tir à 10 mètres dont l’un, spécialement adapté aux personnes handicapées, cinq postes de tir à 25 mètres, dix postes de tir à 50 mètres, et huit postes à 100 mètres… Un équipement particulièrement attractif, qui justifiait pleinement le choix d’accueillir les championnats régionaux de tir à armes anciennes, les 26 et 27 mai dernier. Contact : Société mixte de tir de Chaumont Le Pâté de Truites - 52000 Chaumont 03 25 02 00 09

Christian Leroy, dans l’armurerie de la SMT : « Notre club n’a jamais compté autant de licenciés ! »


Formation

L’École

aux mille brins d’or L’École nationale d’osiériculture et de vannerie de Fayl-Billot, la seule en France, fête ses 100 ans. Chaque année, elle accueille des centaines de personnes qui viennent se former, ou s’initier, à l’art ancestral de la vannerie.

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n matin, dans une des salles de l’École. Serpette en main et panier entre les jambes, les stagiaires s’activent. Trois professeurs permanents et des intervenants accueillent, chaque année, une trentaine d’élèves et de stagiaires issus de la formation continue. Ces derniers viennent du monde entier pour acquérir ce savoirfaire ancestral. “Nous avons des stagiaires canadiens, danois, allemands”, détaille Claude Cultot, directeur. L’École nationale d’osiériculture et de vannerie est en effet la seule en France à dispenser une formation professionnelle complète. Elle assure aussi une initiation pour les amateurs de vannerie ce qui représente “une centaine de personnes par an”, poursuit le directeur. Dans les ateliers : machines, outils et matière première, tout pour apprendre à tresser l’osier mais aussi le rotin, “une liane originaire d’Asie qui a toujours été travaillée à FaylBillot”. Dans les champs alentours,

Une trentaine de stagiaires se forment ici chaque année.

“Le rotin est également travaillé à l’école”, explique le directeur Claude Cultot.

l’École a sa propre plantation d’osier : “2 ha et demi pour couvrir nos besoins et faire de la vente aux particuliers”.

Montgolfière Les objets réalisés ici le sont “dans les règles de l’art”, continue Claude Cultot. “Autrefois la vannerie était axée sur des produits utilitaires.” Ménagère, boulanger, bûcheron avaient besoin d’objets aux dimensions très précises. “Aujourd’hui, avec le plastique et d’autres matières, la vannerie est tombée en désuétude.” Cet art ancestral a dû s’adapter pour continuer à vivre, et il y a très bien réussi. “Les vanniers se sont orientés vers des objets plus décoratifs, ce qui n’empêche pas l’utilité”, sourit le directeur. Voiture décorative, chaises design, bouquet ou tableaux, tout est possible.

Il suffit d’aller faire un tour dans le musée, qui se situe dans les bâtiments de l'école, pour comprendre. C’est là que sont exposés les objets réalisés. Paniers, hottes et nacelle de montgolfière côtoient des réalisations plus modernes. Toute l’histoire de la vannerie se décline sur 800 m² d’exposition.

Brins d’or Au rez-de-chaussée, les visiteurs découvriront le poste de travail traditionnel d’un vannier et ses outils. Un peu plus haut, une pièce est entièrement dédiée à l’ameublement en rotin. Paniers à pêche au tressé extrêmement fin, hottes des vignerons ou cages à oiseaux, d’une pièce à l’autre, les visiteurs retrouvent toutes sortes d’objets longtemps quotidiens, mais aujourd’hui disparus, ou juste conservés pour la décoration. Quelques photographies en noir et blanc restent les seuls témoins de la grande époque de la vannerie à Fayl-Billot. “Au début du XXe siècle il y avait environ 1 500 vanniers en activité, aujourd’hui il n’en reste plus qu’une cinquantaine.” La profession a tout de même su perdurer en proposant des produits spécifiques et originaux. L’architecture végétale est aussi l’une des utilisations modernes de l’osier comme en témoigne le jardin de l’école, à admirer à la sortie du musée. Fontaines, structures vivantes ou sèches en osier mêlées à d’autres végétaux. Un régal pour les yeux. A Fayl-Billot, les brins d’or aux pétales verts ont de l’avenir devant eux. Carrie MARTIN

L’École nationale d’osiériculture et de vannerie de Fayl-Billot est la seule en France.

CONTACT : ÉCOLE NATIONALE D’OSIÉRICULTURE ET DE VANNERIE DE FAYL-BILLOT 03 25 88 63 02. LE MUSÉE EST OUVERT DU MERCREDI AU DIMANCHE, DE 14H À 18H. LIGNE DIRECTE - Septembre 2007

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Tourisme

Le vélo, l’autre façon

de découvrir la Haute-Marne Pour les cyclotouristes aussi, la Haute-Marne constitue un terrain de jeu remarquable. Riche de nombreuses routes secondaires au trafic limité, le département offre de multiples possibilités de randonnées. Et le Comité départemental du tourisme et du thermalisme (CDTT) développe encore l’éventail des parcours proposés aux amoureux de la petite reine. En selle !

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ombreux sont ceux qui prennent le temps de découvrir à la force des mollets les mille paysages et richesses de Haute-Marne. Pas étonnant puisque sur le réseau routier secondaire, plusieurs centaines de kilomètres peuvent être parcourus en toute quiétude, sans être gênés par les autres types de véhicule.

Pour toutes les tailles de mollets Les cyclistes ont donc tout loisir d’admirer les panoramas bordant leur itinéraire. L’attrait des cyclotouristes pour la Haute-Marne tient bien sûr à la grande diversité des panoramas qu’offre le département – entre plaines et vallons, entre forêts et lacs -, mais aussi à la variété des difficultés proposées. Car

avec quelques routes qui quittent les vallées pour grimper vers les plateaux haut-marnais, les adeptes de l’effort physique ont de quoi se régaler. Que les amateurs de randonnée “détente” se rassurent, d’autres chemins serpentent aussi plus paisiblement en plaine et leur permettront de se ménager.

Des voies vertes Autre point fort en matière de cyclotourisme, le développement de l’offre en itinéraires balisés et dédiés spécialement au vélo. Désormais cinq parcours, labellisés “voies vertes” permettent de parcourir certains des plus beaux sites du département, à proximité des canaux et des lacs. Dans le nord du département, le lac du Der et son canal d’amenée sont le théâtre de promenades bucoliques qui s’ouvrent largement sur les forêts et les richesses ornithologiques alentours. Plus au sud, une autre “voie verte” permet de passer en revue les quatre lacs du pays de

Langres. Enfin, comme un trait d’union entre le nord et le sud, un itinéraire de 90 km, de Peigney à Joinville, emprunte le chemin de halage du canal Entre Champagne et Bourgogne, offrant une perspective nouvelle et insoupçonnée aux cyclotouristes. A noter que le chemin de halage devrait prochainement être praticable en vélo jusqu’en Côte d’Or. Une idée de promenade à retenir alors que le canal célèbre son centenaire. Pedro NARDERI

CONTACT : COMITÉ DÉPARTEMENTAL DU TOURISME ET DU THERMALISME

GUILLAUME RICHELOT – 03 25 30 31 92 COURRIEL : grichelot@tourisme-hautemarne.com

Suivez le cycloguide ! Pour aider les cyclotouristes à sélectionner leurs parcours, le CDTT propose différents supports cartographiés qui sont autant de précieux guides pour des randonnées réussies. Ainsi, de nombreuses fiches de randonnées, notamment celles détaillant les itinéraires des voies vertes, sont téléchargeables sur le site Internet du comité départemental du tourisme et du thermalisme, www.tourisme-hautemarne.com, rubrique “Nos circuits à vélo”. Et puis, pour un tour d’horizon plus complet, un “cycloguide”, produit par l’Institut national de géographie (IGN), présentant pas moins de 24 itinéraires répartis sur l’ensemble du département, est disponible en version papier. Au choix, des parcours de 30 à 80 km avec, pour chacun, une carte détaillée, un descriptif du circuit, le référencement de l’offre d’hébergement disponible sur le parcours et un éclairage sur les richesses patrimoniales et naturelles du secteur traversé. Ce guide est disponible depuis juin 2007 au prix de 16 €.

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LIGNE DIRECTE - Septembre 2007



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