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Budget 2006

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Un budget d'action pour la Haute-Marne

Tourisme

Entreprise

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Ligne

La société Ronot a cent ans

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Quand la Haute-Marne touristique valorise ses atouts !

LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DE HAUTE-MARNE

N U M É R O

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P R I N T E M P S

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Le SATER, un nouveau service pour l’entretien des rivières

loisirs Expositions : la fête des plantes au château du Grand Jardin • Peinture : Marie-Hélène Burgeat détourne la matière • Evènement : les 24 heures Solex • Théâtre : Mai’Scènes, le festival du théâtre amateur • Histoire : il y a 450 ans, Jean Duvet, orfèvre du roi • Patrimoine : l’Auditoire de Joinville


sommaire

LIGN E DI RECTE N° 81 Le Conseil général à vos côtés L’éducation civique en direct au Conseil général

Sécurité routière Un effort à poursuivre tous ensemble

Social Contrat d’avenir, le Conseil général s’engage

Budget Un budget d’action pour la Haute-Marne

Dossier

De nouveaux services au service des Haut-Marnais

p.3 p.4 p.6 p.8 p.9

C’est en Haute-Marne La cathédrale de Langres retrouve ses couleurs

Entreprise

La société Ronot fête ses cent ans

Tourisme

Quand la Haute-Marne touristique valorise ses atouts !

Histoire La Shoah : devoir de mémoire et commémoration

Artisanat La passion au coin du bois

Patrimoine Le patrimoine départemental à l’ère numérique

Sport Les féminines font honneur au ballon rond

Curiosité Ce point qui partage les eaux

Expression d’élus Démocratie de proximité

En Bref

p.14 p.15 p.16 p.17 p.18 p.19 p.20 p.21 p.22 p.23

LIGNE DIRECTE Bimestriel • numéro 81 • Printemps 2006 • Directeur de la publication : Bruno SIDO • Co-directeur : Michel BOZEK • Rédaction : Service Communication • Réalisation : Conception, exécution, photogravure, IPPAC/groupe Graphycom • Direction de la communication : 03 25 32 88 13 - Fax : 03 25 32 88 32 • Crédits photos : Frédéric Thévenin, Etienne Clément, Pedro Narderi, Mathias Chinoud, Eric Girardot, Blandine Vue, Jean-Philippe Nocus, Romane Gomar, Gil Melison-Lepage, Jean-Claude Guibaud, ADDMC, le Château du Grand Jardin, CDTT, Archives départementales de la Haute-Marne, Service communication • Site internet : http://www.haute-marne.fr - Conseil général de Haute-Marne, 1 rue du Commandant Hugueny, 52011 Chaumont CEDEX • Tirage : 91 000 ex. - Dépot légal N° 206 ISSN N°1166-729 X • Impression : Imprimerie de Champagne.

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LIGNE DIRECTE - Printemps 2006

édito

Au service des Haut-Marnais Après un hiver long et neigeux, le printemps haut-marnais réchauffe les âmes et les cœurs. Avec lui vient le temps du renouveau de la nature, si chère à notre département. Pour le Conseil général, cette période de l’année est celle du vote des taux d'imposition par l'Assemblée départementale. Vote qui met la touche finale au budget de l'année en cours. Traduction chiffrée des objectifs et priorités de l'action départementale, l’édition 2006 du budget affirme la détermination du Conseil général à faire plus et mieux pour les Haut-Marnais, dans ses domaines de compétences. Ligne Directe vous présente ainsi les grandes orientations budgétaires dans un supplément riche en informations. Le magazine du Conseil général revient également sur la création de deux nouveaux services qui témoignent eux aussi de cette volonté affirmée du Département d’accroître encore la proximité avec ses usagers. Vous découvrirez dans ce numéro les compétences de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), nouvelle structure à l’écoute des personnes handicapées et de leurs familles, ainsi que celles du Service d’assistance technique à l’entretien des rivières (SATER) qui complète le dispositif de veille et de protection environnementale déjà mis en place par le Conseil général. Ligne Directe lui-même est à l'image des politiques menées au quotidien par le Conseil général, au service de tous les Haut-Marnais : simple, actuel et efficace. Vous le constaterez, dans ce numéro et ceux à venir, le magazine va connaître quelques adaptations. Pour toujours mieux vous informer, être plus en phase avec l’actualité et être le plus représentatif possible de la diversité et des richesses culturelles de la Haute-Marne, le magazine comptera occasionnellement quelques pages supplémentaires ou sera accompagné de numéros spéciaux, résolument pratiques et de saison. Ligne Directe est toujours VOTRE magazine. Plus qu’un simple bulletin d’information du Conseil général, un véritable reflet de tout le territoire haut-marnais. Que la lecture de ces pages vous soit agréable.

Bruno Sido Sénateur, Président du Conseil Général de la Haute-Marne


Le Conseil général à vos côtés

L’éducation civique en direct au

Conseil général A chaque séance plénière, le Conseil général accueille dans l’hémicycle départemental des élèves des établissements scolaires haut-marnais, curieux de découvrir le fonctionnement d’une assemblée élue. Ces élèves assistent aux débats et se voient offrir une leçon d’éducation civique interactive par 32 spécialistes. Suivez le guide !

M

ars, juin, octobre et décembre. Quatre mois de l’année au cours desquels les Conseillers généraux se retrouvent pour une séance plénière du Conseil général ouverte au public. Pour les écoles primaires et les collèges, ces sessions sont l'occasion de découvrir l'institution départementale.

Au cœur des débats ! Pour certains établissements, les visites au Conseil général sont presque devenues une tradition. Il faut dire que les professeurs apprécient de pouvoir concrétiser leur enseignement en montrant à leurs élèves comment fonctionne une assemblée élue. Accueillis au Conseil général, avant de descendre dans l’hémicycle, les jeunes Haut-Marnais visionnent un film qui leur présente brièvement les compétences du Conseil général. Objectif : se familiariser

Les élèves de l'école primaire Voltaire de Chaumont en séance

avec les thèmes principaux des débats qui ont lieu en salle des Assemblées et faciliter ainsi la compréhension des discussions entre les Conseillers généraux. Les élèves et leurs professeurs prennent ensuite place dans la salle du Conseil général, sur les bancs réservés au public. Là, ils découvrent comment le Président conduit les débats, invitant les rapporteurs à rendre compte des propositions des différentes commissions1, accordant la parole à ceux qui la demandent et invitant les Conseillers généraux à voter sur les différents dossiers qui leur sont soumis. Pour les plus jeunes, ce passage en séance ne manque parfois pas de piquant, certains élèves n’hésitent pas à réclamer la parole ou à demander ce qu’est un “rapporteur”. Le vocabulaire de cours de récréation est passé par là.

Explication de texte Après avoir assisté à une partie des débats, les élèves bénéficient d’une explication de texte. Les sujets abordés en séance et le lexique employé se révèlent bien souvent ardus. Le Conseiller général de leur canton d’origine, ainsi que des personnels du Conseil général se font un devoir de répondre aux questions toujours très pertinentes et parfois aux “colles” des chères têtes blondes. Une fois la curiosité des jeunes visiteurs satisfaite, ils se voient offrir quelques petits souvenirs de leur passage au Conseil

général et un sympathique goûter. Les documents également remis donnent ensuite l’occasion aux professeurs de revenir plus en détails sur ce que leurs élèves ont retenu de cette leçon d’éducation civique résolument interactive. Et de l'avis général, on revient avec plaisir ! Jean-Philippe NOCUS

POUR TOUT RENSEIGNEMENT CONCERNANT UNE VISITE DE CLASSE AU CONSEIL GÉNÉRAL : SERVICE COMMUNICATION – 03 25 32 88 13 service.communication@haute-marne.fr 1 Pour plus de détails concernant la procédure d’examen des différents dossiers par le Conseil général, voir Ligne Directe n° 74 (septembre - octobre 2004).

Ecole Voltaire de Chaumont : un intérêt supplémentaire Le Conseil général, les élèves de l’école primaire Voltaire de Chaumont connaissent bien. Chaque année, une nouvelle promotion de jeunes Chaumontais a un double intérêt à venir assister à une séance du Conseil général. Outre l’exemple de débat démocratique, ils viennent également vérifier que les aides leur permettant de partir en classe de neige au Grand Bornand sont bien votées par le Conseil général. Les élus seraient-ils surveillés ? De là à dire que ces élèves de primaire se livrent au lobbying…

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Sécurité routière

Un effort

à poursuivre

tous

“Cent fois sur le métier, il faut remettre son ouvrage”, dit le proverbe. En matière de sécurité routière, le Conseil général, la Préfecture et l’Association départementale des Maires ont mis en pratique cet adage. Depuis 2002, les efforts pour diminuer les risques encourus sur les routes haut-marnaises ne connaissent pas de relâchement. Les résultats sont là. Reste à maintenir le cap, tous ensemble.

L

es chiffres le prouvent, par rapport à 2002, 30 vies ont été sauvées en 2005 sur les routes de Haute-Marne. Derrière ces résultats, une véritable politique est mise en œuvre, portée par le slogan “Entre droits et devoirs”.

En synergie Chaque année, Conseil général et Préfecture mobilisent plus de 150 000 € pour développer différentes actions. Ainsi, les points les plus dangereux du réseau routier peuvent faire l’objet d’une concertation et d’un réaménagement comme sur la route départementale 417 où un carrefour a été sécurisé grâce à l’implantation d’îlots directionnels et à la mise en place d’une voie permettant de tourner à gauche. Autre axe de la lutte contre l’insécurité : la sensibilisation. Les jeunes sont infor-

Rémy Heitz , délégué interministériel à la sécurité routière, a félicité les acteurs haut-marnais de la démarche “Entre droits et devoirs”.

més sur les comportements routiers à éviter, notamment grâce aux “journées citoyennes” qui amènent dans leur établissement des ateliers très pratiques sur les risques liés à la consommation d’alcool, au non respect des limitations de vitesse ou bien encore à l’oubli de la ceinture. Citons également les actions

Le colloque de Longeau, l'une des nombreuses actions de sensibilisation menées auprès des jeunes et des professionnels.

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Le testo’choc, présent dans les collèges et les lycées lors des “journées citoyennes” démontre efficacement l’utilité du port de la ceinture en cas de collision.

“Pilote de nuit” qui sont menées régulièrement auprès des discothèques. L’autre volet de la lutte contre l’insécurité routière, la répression, est assuré par les forces de l’ordre. En Haute-Marne, police et gendarmerie nationale ont multiplié les missions de contrôle. “Entre droits et devoirs” se caractérise aussi par un dialogue soutenu des institutions avec les différentes catégories d’usagers de la route. Ainsi, les professionnels du transport routier, représentés par l’entreprise haut-marnaise Vingeanne Transports et l’association des Pros de la Route, sont très impliqués dans la démarche. Objectif : réduire de façon significative l’accidentologie des poids


Jeunes et futurs “pros” de la route sensibilisés

ensemble

En Haute-Marne, les actions de sensibilisation à la sécurité routière sont nombreuses. Original, le colloque, mené fin 2005 par le Conseil général, à Longeau dans les bâtiments de l’entreprise Vingeanne Transports, a rassemblé plus de 150 jeunes venus de plusieurs départements (Haute-Marne, Aube, Haute-Saône, Nièvre). Ces jeunes, en formation pour devenir chauffeurs routiers, ont pu prendre part aux débats, dialoguer en direct avec les institutions et interroger les professionnels présents sur des sujets aussi variés que la formation interne à l’entreprise, les salaires et le temps de travail. Au cours des tables rondes, ils ont aussi été informés très concrètement sur les risques de la consommation de drogue dans le cadre de l’activité professionnelle des chauffeurs de poids lourds. La plupart d’entre eux ont avoué découvrir que les drogues comme le cannabis pouvaient avoir une influence aussi néfaste sur l’attention du conducteur et des effets si prolongés. La manifestation, interactive et très instructive, a remporté un franc succès auprès de ces futurs “pros de la route” qui n’ont pas hésité ensuite à prendre la plume pour remercier le Conseil général et Vingeanne Transports de cette initiative.

lourds dont les chiffres haut-marnais étaient, il y a peu encore, supérieurs à la moyenne nationale. Cette synergie de tous les acteurs porte ses fruits. Jugez plutôt, entre 2002 et 2005, pour les trois premières années de la démarche “Entre droits et devoirs”, la Haute-Marne a observé une diminution de 50 % du nombre des tués sur la route. Bien sûr, ces résultats doivent aussi être attribués à la vigilance accrue de l’ensemble des usagers haut-marnais.

Nouvelles actions en perspective Certes encore perfectible, le bilan de la démarche “Entre droits et devoirs” se révèle donc satisfaisant. Tant et si bien que l’évolution constatée permet à l’initiative haut-marnaise d’être régulièrement récompensée au niveau national (par un “Camion d’Or” en 2004 puis par une “Echarpe d’Or” en 2005). Mieux

ité ro

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Haute utière

its o r d e r s 1 000 jeuonesircyclistes ent v e d t et apprenetis usagers de la route, seront reconduites.

Sécur

encore, “Entre droits et devoirs” s’avère désormais être une source d’inspiration pour d’autres collectivités. Le 27 janvier dernier, Rémy Heitz, Délégué interministériel à la sécurité routière, est venu constater les efforts accomplis par les partenaires haut-marnais. Il a aussi participé au forum “Continuons ensemble !” et s’est félicité que les signataires de la charte ne se démobilisent pas. Bien au contraire. Les opérations telles que les journées citoyennes ou le challenge Roland Meunier, qui mobilise plus de

Et d’autres actions seront mises en place. Pour les seniors, il s’agira par exemple de les sensibiliser aux risques que peuvent occasionner les troubles de la vue. Ces actions témoignent de l’engagement continu des institutions. Mais, pour maintenir et même améliorer encore la sécurité sur les routes haut-marnaises, il convient que, tous ensemble, nous poursuivions nos efforts. Alors, continuons de lever le pied et restons vigilants ! Thomas ROUSSEZ

POUR EN SAVOIR PLUS, www.haute-marne.fr, RUBRIQUE "CONSEIL GÉNÉRAL" LIGNE DIRECTE - Printemps 2006

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Social

Contrat d’avenir,

le

Conseil général

La Haute-Marne mise sur la solidarité. Le Conseil général de la Haute-Marne s’engage dans une démarche d’Economie Sociale et Solidaire. Ainsi, le Département entend proposer à tous les bénéficiaires du R.M.I. une gamme de solutions adaptées à chaque projet d’insertion, parmi lesquelles figure le contrat d’avenir. Cette mesure constitue une étape souvent nécessaire dans un parcours visant, à terme, l’accès à l’emploi. En s’inscrivant dans cette réelle démarche d’accompagnement, le Conseil général de la Haute-Marne veut également s’affirmer comme un moteur d’initiatives. La preuve : la Haute-Marne, à elle seule, compte deux fois plus de contrats d’avenir que la moyenne française. Un coup de pouce vers l’emploi Le contrat d’avenir permet au bénéficiaire, par une remise au travail et un accompagnement individualisé, de s’inscrire dans une réelle démarche d’insertion professionnelle contractualisée. Le principe est simple et repose sur un

engagement mutuel entre l’employeur, le Conseil général (pour les bénéficiaires du R.M.I.) et le bénéficiaire. Le Conseil général de la Haute-Marne s’engage à verser une aide, comme le prévoit la loi, en contrepartie d’un engagement du salarié à respecter son contrat de travail, ainsi que les mesures d’accompagnement et de formation qui lui sont préconisées. En cas de nonrespect, l'institution départementale pourra, suite à la rupture de la relation contractuelle, interrompre le versement des aides allouées à la personne.

Un contrat, un emploi, des droits mais aussi des obligations Economiquement parlant, l’aide versée représente 433,06 € par mois et par personne. Cet argent, c’est celui des Haut-Marnais. Il convient donc de le gérer avec précision et de s’assurer que 6

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Le contrat d’avenir en bref Proposé par le plan de cohésion sociale du Gouvernement, le contrat d’avenir est un contrat de travail à temps partiel (26 heures hebdomadaires), à durée déterminée (6 mois minimum), conclu par une collectivité territoriale, une association, un organisme chargé d’une mission de service public ou un atelier d’insertion. Le contrat d’avenir s’adresse aux personnes peu diplômées et percevant, depuis au moins 6 mois, différents minima sociaux. Les minima sociaux donnant droit d’accès au contrat d’avenir sont : le Revenu minimum d’insertion (RMI), l’Allocation pour adulte handicapé (AAH), l’Allocation de solidarité spécifique (ASS) et l’Allocation de parent isolé (API).

toute personne aidée respecte bien les engagements pris lors de la signature du contrat d’avenir. C’est-à-dire : effectuer les missions confiées par un employeur, accepter les rythmes et les horaires de travail, s’engager dans des démarches de formation, d’accompagnement, de validation des acquis de l’expérience.


s’engage

Le Conseil général toujours aux côtés des allocataires Tout au long de la procédure de contractualisation et de la période d’emploi, les services du Conseil général sont mobilisés pour accompagner les allocataires du RMI, signataires d’un contrat d’avenir. La mise en œuvre administrative des conventions est assurée par le Service Insertion de la Direction de la Solidarité Départementale du Conseil général. Ensuite, sur le terrain, les personnes en parcours d’insertion, et notamment les signataires d’un contrat d’avenir, sont accompagnées par les référents RMI des Circonscriptions d’actions sociales (CAS) de Chaumont, Joinville, Langres et Saint-Dizier, autres services du Conseil général. Les référents RMI sont appelés à réaliser tous les 6 mois un entretien avec la personne employée en contrat d’avenir, pour s’assurer de la bonne mise en œuvre des actions d’accompagnement et de formation prévues par la convention.

Dans les jardin du château de Joinville, trois personnes employées en contrat d'avenir apprennent l'art du jardinage.

Le conseil général signe 5 contrats d’avenir En s’impliquant dans cette démarche, le Conseil général de la Haute-Marne souhaite donner une chance à ceux qui veulent vraiment se servir des possibilités offertes pour un retour à l’emploi… Et pénaliser les bénéficiaires qui ne respectent pas leurs engagements… Pour marquer son implication, le Conseil général de la Haute-Marne a choisi de s’engager lui-même dans la démarche en signant 5 contrats d’avenir, pour assurer des missions spécifiques au sein de la collectivité départementale. Rattachés à la Direction de l’Environnement et de l’Agriculture du Conseil général, 3 agents œuvrent actuellement dans l’enceinte du Parc aux Daims à Châteauvillain, géré par le Conseil général de

la Haute-Marne. Leur mission : assurer l’entretien du parc ouvert au public, colmater les brèches puis restaurer le mur d’enceinte (6,5 km) qui délimite cette propriété et enfin veiller sur la population de daims.

Retour vers l’emploi Ces personnes rendent ainsi un vrai service à la collectivité, mettant en valeur par leur travail le patrimoine naturel. Parallèlement, elles s’engagent dans une démarche de retour à l’emploi et sont soutenues au quotidien. En effet, retrouver une activité, c’est d’abord réapprendre à gérer son temps, respecter des horaires, accepter d’être conduit par un responsable et collaborer au quotidien avec ses collègues. En un mot, reprendre des habitudes et un comportement qui permettront à la personne en contrat d’avenir de retrouver le chemin de l’emploi et de s’intégrer socialement.

Partenaire convaincu… et vigilant Ainsi, le Conseil général de la HauteMarne s’implique à double titre : il traduit, sur le terrain, la force de ses convictions et donne une chance aux personnes qui souhaitent vraiment se tourner vers l’emploi. Pour celles-là, le

Conseil général de la Haute-Marne s’affirme comme un véritable partenaire et s’engage. Il finance les prestations d’aides aux personnes et aux employeurs prévues par les textes. Il assure une formation pratique avec des techniciens aguerris et propose une réelle immersion dans les équipes opérationnelles de la collectivité départementale. En tant que financeur, le Conseil général de la Haute-Marne met un point d’honneur à s’assurer que ces prestations sont versées à bon escient, 23 référents R.M.I. sont chargés de vérifier que les personnes bénéficiaires respectent bien les obligations que leur impose la loi dès la signature de leur contrat. L’objectif est clairement affiché : assurer une meilleure gestion des fonds départementaux tout en permettant aux personnes qui souhaitent vraiment s’engager de retrouver un contact vers l’emploi. Françoise BERTRAND

POUR TOUT RENSEIGNEMENT CONCERNANT LE CONTRAT D’AVENIR : SERVICE INSERTION DU CONSEIL GÉNÉRAL DIRECTION DE LA SOLIDARITÉ DÉPARTEMENTALE 7 RUE EUGÈNE ISSARTEL 52000 CHAUMONT – 03 25 32 87 77 COURRIEL : serviceDSD-insertion@haute-marne.fr

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Budget

Un budget d’action pour la Haute-Marne Répondre au mieux aux besoins et aux attentes des Haut-Marnais, notamment dans le domaine de la solidarité, tout en s’engageant pour assurer l’avenir de la Haute-Marne, telles sont les ambitions du Conseil général pour 2006. Des ambitions que les chiffres du budget, votés par l’Assemblée départementale, traduisent parfaitement.

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n légère augmentation par rapport à 2005, le budget voté par le Conseil général de la Haute-Marne pour 2006 s’élève à 173,4 M€. Pour ce nouvel exercice, le Conseil général a bâti son budget autour de deux objectifs essentiels : assurer la solidarité et développer l’attractivité du territoire.

Assumer toutes les missions sociales Avec la mise en œuvre de nouvelles compétences issues de l’acte II de la décentralisation ou confiées dans le domaine du handicap (lire en pages 12 et 13), le Conseil général est plus que jamais au cœur de l’action sociale de proximité.

Les chiffres clefs du budget Montant total du budget : 173 450 000 € Recettes 2006 (hors emprunt) : 160 161 220 € dont 54,1 M€ issus des dotations de l’Etat et 54,2 M€ de la fiscalité directe. Emprunt prévisionnel d’équilibre en 2006 : 13,29 M€. Investissements : 58 054 380 € (soit 33 % du total des dépenses, soit 299 € investis pour chaque Haut-Marnais). Poste de dépense le plus important : l’aide sociale avec 67 007 649 € (39 % du total des dépenses).

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Responsable de services essentiels pour les personnes vulnérables, le Département doit faire face à une forte augmentation des dépenses dans ce domaine. Pas moins de 67 M€ sont consacrés en 2006 à l’action sociale (contre 56 millions en 2005). L’APA mobilise par exemple 12,2 M€ pour 2006 (+ 16,6 % par rapport à 2005), le RMI/RMA 12,3 M€ (+ 3 %) et la prise en charge de la prestation de compensation du handicap 2 M€.

Continuer d’investir pour l’avenir Pour renforcer l’attractivité du territoire, le Conseil général maintient un volume d’investissements élevé (58 M€). En 2006, la conduite de projets d’envergure se poursuit (14 M€ dédiés au plan Collèges en 2006) ou s’achève (1,35 M€ pour permettre à 80 nouvelles communes d’accéder à l’ADSL). Parallèlement, un autre projet majeur prend son essor : le lieu de mémoire de Colombey-les-Deux-Eglises, dédié à la vie et à l’œuvre du général de Gaulle (3 M€ alloués). Pour le développement économique, le Conseil général investit aussi dans des projets qui aboutiront à la création d’activité et d’emplois : à titre d’exemples, 137 750 € sont alloués au projet de pôle technologique de Haute-Champagne, 470 000 € à la mise en place d’un observatoire économique et d’un label “Haute-Marne expansion” favorisant l’implantation d’entreprises, et 1,2 M€

Les recettes fiscales L’augmentation de certaines dépenses, particulièrement difficiles à prévoir, (0,4 M€ supplémentaire pour la viabilité hivernale, 0,87 M€ pour les transports scolaires et 1,2 M€ de dépenses nettes d’aides sociales) fait apparaître un besoin de financement supplémentaire de 2,4 M€. Pour financer ces dépenses de fonctionnement, le Conseil général ne peut recourir à l’emprunt. Cela reviendrait à faire peser sur les générations futures le prix de services actuels. Le Département a donc opté pour une hausse des taux de la fiscalité directe de 4,6 %. Représentant un produit supplémentaire de 2 385 681 €, cette augmentation correspond strictement aux besoins du Département. Elle lui permet de maintenir un niveau d’autofinancement de 28,8 M€, garantie nécessaire à la poursuite d’une politique d’investissement soutenue.

aux zones de référence de Langres et de Saint-Dizier. En synergie, tous ces projets participent d’une même logique de renforcement de l’attractivité du département et concourent au développement du territoire. POUR EN SAVOIR PLUS SUR LES ACTIONS DU DÉPARTEMENT : www.haute-marne.fr. TÉLÉCHARGER LA PLAQUETTE BUDGET DANS LA RUBRIQUE “BUDGET”


De nouveaux Services

DOSSIER

au service des Haut-Marnais Que ce soit pour le bien-être individuel des habitants ou le développement du territoire haut-marnais dans son ensemble, le Conseil général de la Haute-Marne témoigne chaque jour de son implication. En 2006, grâce à la mise en place de deux nouveaux services, le Département va renforcer son rôle dans deux domaines essentiels : le soutien aux personnes handicapées et à leurs familles d’une part ; la gestion de l’eau et des rivières, d’autre part. Plus de proximité, des conseils judicieux, des interventions adaptées à chaque cas, tels seront les objectifs que s’attacheront à réaliser ces nouvelles structures. Une Maison départementale

pour les personnes handicapées Quant à la Maison départementale des

personnes handicapées (MDPH), elle est au service des personnes handicapées et de leurs familles pour les renseigner, les appuyer dans leurs démarches

et aider les personnes handicapées dans l’élaboration d’un projet de vie. La structure se veut un véritable lieu d’écoute et de conseil. Ligne Directe détaille les compétences de ces nouveaux services, conçus pour le bien-être des Haut-Marnais d’aujourd’hui et de demain. Un nouveau service rivière

A la disposition des collectivités haut-marnaises compétentes dans l’aménagement des rivières, le Service d’assistance technique à l’entretien des rivières (SATER) leur propose un appui technique et logistique pour les aider à mieux gérer les cours d’eau, dans leur ensemble. Ce service permettra de veiller sur cette richesse naturelle, d’en surveiller la qualité, de dégager les berges... En un mot, de prendre soin d’un des plus précieux patrimoines naturels du territoire.

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DOSSIER

Gros plan

su

Nouvelle structure au service des Haut-Marnais, la Maison départementale des personnes handicapées de la Haute-Marne (MDPH 52) a ouvert ses portes le 3 janvier dernier. Située Cour Marcel Baron à Chaumont, la structure accueille, oriente, conseille et facilite le quotidien des personnes handicapées et de leurs familles. Un lieu unique où adultes et enfants handicapés et leurs proches peuvent trouver des réponses à leurs questions et à leurs besoins. Rencontre avec un nouveau service placé sous la responsabilité du Département.

N

ée de la loi du 11 février 2005, la Maison départementale des personnes handicapées se situe au rez-de-chaussée de la cité administrative départementale de Chaumont. Bureaux clairs, accueil chaleureux...

les personnes qui forment l’équipe de la MDPH 52 accueillent, informent, conseillent et orientent les personnes handicapées et leurs proches dans toutes leurs démarches. D’autres locaux de la MDPH restés au sein de l’Inspection académique et de la Direction Départementale du Travail de l’Emploi et de la Formation Professionnelle sont aussi à disposition du public. L’équipe de la MDPH de Haute-Marne se compose d’une directrice et de deux personnes à l’accueil. Deux autres personnes gèrent plus particulièrement le secteur enfance et cinq se consacrent 10

LIGNE DIRECTE - Printemps 2006

plus particulièrement aux dossiers des adultes handicapés. Quelque 680 dossiers ont déjà été confiés à leurs bons soins depuis l’ouverture de la structure . 1

Un lieu d’accueil unique pour tout le département Ouverts de 9 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 17 h 00, les locaux de la MDPH 52 permettent aux personnes handicapées – comme à leur famille – de rencontrer une équipe sensibilisée au problème du handicap. En dialoguant avec les équipes de la MDPH 52, il devient tout de suite plus simple de demander un dossier d’aide, d’obtenir un renseignement pratique ou tout simplement d’échanger. Objectif : mieux vivre le handicap et construire de véritables projets de vie.

Obtenir des informations claires, simplement Lorsque l’on est frappé par un handicap, quel qu’il soit, il est parfois difficile d’obtenir des informations sur les aides disponibles, les structures d’accueil, les possibilités de services, les soins ou pourquoi pas les possibilités de trouver

Que la personne handicapée soit autonome ou placée dans une structure d'accueil spécialisée (comme ici en Centre d'aide par le travail - CAT), la MDPH apporte ses conseils pour définir un projet de vie adapté.

un lieu de vacances adapté. Les familles, elles aussi, se sentent parfois démunies et expriment un véritable besoin. Jusqu’alors, plusieurs structures, telles que la COTOREP (Commission technique d’orientation et de reclassement professionnel), la CDES (Commission départementale d’éducation spécialisée) et le SVA (Site pour la vie autonome) intervenaient dans le milieu du handicap, chacune dans un secteur spécifique. Aujourd’hui, avec la création de la maison départementale des personnes handicapées de Haute-Marne, les personnes et leurs familles bénéficient d’un “guichet unique” puisque les services des anciennes structures sont rassemblés sous une seule enseigne : la MDPH 52. Un seul lieu d’accueil, un seul numéro de téléphone et une seule adresse pour tout savoir et obtenir une aide utile.


ur la MDPH Construire un vrai projet de vie La MDPH 52 concentre en un lieu unique une foule d’informations. En savoir plus sur les droits, les prestations qui peuvent faciliter la vie des personnes handicapées ou de leurs familles, le soutien à l’insertion professionnelle, l’orientation scolaire ou encore les possibilités de pratiquer un sport... la MDPH 52 répond aux questions et si besoin recherche les informations demandées, dans les meilleurs délais. Et parce qu’aider, c’est aussi accompagner au quotidien, MDPH 52 apporte son soutien à la création des projets de vie des personnes handicapées. Mais qu’est-ce exactement qu’un projet de vie pour une personne handicapée ?

dossier à la maison départementale des personnes handicapées. Ces dossiers sont ensuite évalués par l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH 52 (équipe médicale, paramédicale et sociale). C’est elle qui va proposer à la personne handicapée un projet personnalisé de compensation (accès possible à une aide humaine, technique ou à différentes prises en charge). En d’autres termes, pour une personne handicapée cela signifie qu’elle peut bénéficier - dans certaines condi-

Quelques chiffres 680 dossiers traités 400 appels en un mois (3 janvier-3 février) 2 000 personnes concernées par le handicap en Haute-Marne .

Construire le projet de vie qui vous ressemble La loi du 11 février 2005 est très claire. Les aides aux personnes handicapées (quelles que soient leurs formes) doivent permettre de développer un véritable projet de vie leur permettant de trouver

leur place dans la société. Accéder à un travail plus facilement, étudier, se former, ou développer son potentiel personnel... autant de possibilités qui s’ouvrent aux personnes, quel que soit leur type de handicap (moteur, mental, psychique ou sensoriel...). Pour bénéficier de ce soutien, les personnes handicapées, ou leur représentant, doivent déposer un

tions - de l’aide d’une tierce personne pour l’accompagner dans son quotidien ou de prise en charge de matériel spécifique dont elle a besoin. Pour les jeunes, jusqu’à 20 ans, des propositions personnalisées peuvent être formulées pour les aider à mieux vivre leur scolarité. Ceci permet notamment à l’enfant ou au jeune de s’inscrire dans l’établissement scolaire le plus proche de son domicile, comme en dispose la loi du 11 février 2005, ou bien de bénéficier d’un enseignement adapté à son handicap. Une fois le dossier examiné et les projets formulés par les soins de l’équipe MDPH 52, la décision finale est prise par la CDA (Commission des droits et de l’autonomie). Pour chaque demande, la Commission reçoit la personne handicapée ou son représentant à l’occasion de ses réunions. En attendant la désignation de cette nouvelle commission (qui devrait intervenir courant mars-avril), les

dossiers continuent d’être traités sans interruption et les droits des personnes handicapées pleinement assurés. Françoise BERTRAND

CONTACT : MAISON DÉPARTEMENTALE DES PERSONNES HANDICAPÉES DE LA HAUTE-MARNE CITÉ ADMINISTRATIVE DÉPARTEMENTALE COUR MARCEL BARON (REZ-DE-CHAUSSÉE) BP 42021 - 52901 CHAUMONT CEDEX 9 TÉL. 03 25 01 19 51 – FAX. 03 25 01 19 55

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Au moment où la rédaction écrit ses lignes.

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DOSSIER

Un service riv

pour le départeme Le Conseil général crée le Service d’assistance technique à l’entretien des rivières (SATER) afin d’avoir une vision globale sur l’aménagement et l’entretien des cours d’eau en Haute-Marne. Présentation.

E

n matière d’eau et de rivières, la Haute-Marne a une position stratégique. Elle alimente une grande partie de la France, à l’est, à l’ouest et au sud. Pour cette raison, une attention particulière a toujours été portée à cette eau mais aussi aux rivières, pour la flore et la faune qu’elles abritent. En 1987, suite au premier schéma à vocation piscicole financé par la Fédération de pêche, le Conseil général et les Agences de l’eau, la Cellule d’assistance technique à l’entretien des rivières (CATER) a été créée. L’opération a connu un réel succès avec des contrats de 5 ans ; le dernier devait se terminer en 2006. Depuis 2004, la CATER n’est plus en mesure d’assurer ses missions et différentes solutions palliatives ont été étudiées par les partenaires. Problème : la cellule

couvrait tout le département et toutes les rivières. Elle avait pour mission, via les syndicats intercommunaux d’aménagement hydraulique (SIAH), de s’occuper de l’hydraulique et de coordonner l’entretien des rivières afin de pallier les manquements des riverains qui doivent, en théorie, s’occuper des rives.

Vision globale Un nouveau service “rivière” a été créé à l’initiative de 8 des 16 SIAH. Au Conseil général, pour remédier à cette situation, les élus ont décidé la création d’un nouveau service, accessible aux collectivités et couvrant l’ensemble du territoire haut-marnais. Ainsi est né le Service d’assistance technique à l’entretien des rivières (SATER). Jusqu’alors la capacité d’action se con-

Petit rappel : les compétences du SATE Le Service d’assistance technique à l’environnement (SATE) du Conseil général doit remplir trois missions. Grâce au service d’assistance technique à l’eau potable (SATEP) et à ses trois techniciens, il veille à la qualité de la ressource en eau du département. Il est également fort d’un service d’assistance technique à l’entretien des stations d’épuration (SATESE) qui apporte ses conseils pour le fonctionnement, la construction ou la rénovation des structures d’assainissement. Désormais doté d’un service d’assistance technique à l’entretien des rivières (SATER), le Conseil général peut venir en aide aux collectivités locales compétentes dans l’aménagement des berges des cours d’eau ou la préservation de leur richesse faunistique et floristique. L’ensemble des données collectées dans le cadre de ces trois services est rendu public par le biais de l’Observatoire départemental de l’environnement (ODE) et de son site Internet (www.ode52.org). Contact : SATE - Conseil général de la Haute-Marne : 03 25 32 85 71 - dea@haute-marne.fr

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centrait sur les stations d’épuration et la qualité de l’eau potable. Avec la création du SATER, le Service d’assistance technique à l’environnement du Conseil général (SATE - lire en enca-

L’aménagement des rivières peut également être un projet social en privilégiant l’insertion.

dré) s’enrichit d’une troisième mission pour prendre en compte l’ensemble des eaux qui aboutissent à la rivière. Le SATER va permettre de renforcer la politique départementale de l’eau dans une vision globale, cohérente et permettant des économies d’échelle. Cette démarche entrant dans une perspective de développement durable, permet d’apporter aux collectivités un service adapté à leurs besoins et tient compte des orientations de la Politique agricole commune (PAC) qui privilégie le maintien de bandes enherbées (de 5 mètres de large au minimum) entre les rivières et les parcelles cultivées. Pour le SATER, il s’agira essentiellement de protéger le patrimoine “rivières”, de tenir compte de la faune et de la flore


vière

ent

Témoignages… Pol Santiago, adjoint au maire de Montier-en-Der “Le Syndicat mixte d’assainissement du bassin de la Voire que je préside (145 km de cours d’eau, 37 communes) a dû stopper sa programmation d’entretien sur la partie haut-marnaise du bassin versant, suite à l’éclatement de la CATER, malgré de nombreuses réunions organisées par le Conseil général pour initier un nouveau dispositif. Le Comité syndical réuni en novembre 2005 a réagi très favorablement à l’annonce faite par le Conseil général de création d’un service capable de répondre, en termes d’aide logistique, aux besoins de tous les syndicats du département de façon pérenne. Depuis, le SATER est né. L’aide financière du Conseil général pour la réalisation des travaux d’entretien des rivières est en cours de révision, ce qui me pousse à envisager avec la plus grande prudence la programmation 2006, pour ne pas augmenter fortement la participation des communes.”

Jean-Pierre Bottazzini, Maire de Saint-Thiébault

qui y vivent tout en gérant les risques liés à la vie de la rivière (inondations, sécheresse et étiage1).

Le SIAH de la vallée de la Meuse est le plus gros syndicat d’aménagement hydraulique haut-marnais. Il couvre 158 km de cours d’eau dont la Meuse et ses affluents. Il concerne 30 communes et 6 800 habitants et est positionné sur le bassin hydrographique Rhin-Meuse.

2015 en ligne de mire Avec l’acte II de la décentralisation, il incombera désormais aux Conseils généraux de veiller au respect de la future loi sur l’eau qui imposera, à l’horizon 2015, la reconquête du bon état écologique des rivières. Le projet de loi réaffirme le rôle des Départements et leur donne la possibilité de créer des services d’assistance dans le domaine des rivières et des eaux fluviales. Possibilité que le Conseil général de la Haute-Marne a déjà saisie pour contribuer immédiatement à la poursuite des objectifs fixés pour 2015. Deux nouveaux techniciens compétents dans l’aménagement des rivières vont donc venir compléter les services d’assistance technique à l’environnement. Ainsi, dans un souci d’économie d’échelle, 9 personnes au total, possédant toutes une perception globale des problèmes, seront capables de conseiller les communes de manière pratique. Le Conseil général proposera ensuite aux syndicats d’aménagement hydraulique ou aux communautés de communes la signature d'une convention pour bénéficier de cette assistance gratuite. Frédéric THEVENIN 1

Son Président, Jean-Pierre Bottazzini, s’exprime sur l’aménagement et l’entretien des cours d’eau : “une solidarité départementale entre toutes les collectivités impose une structure unique qui apportera la conduite d’opérations et la coordination des travaux. La seule possibilité semble bien être un service départemental”. En d’autres termes, il est pour la création du SATER en souhaitant qu’il apporte le même service que l’ancienne CATER. Jean-Pierre Bottazzini.

Ce service lui permettra de respecter, en fonction de sa trésorerie, le plan quinquennal de travaux réalisés sur le fleuve Meuse et ses affluents. Ces travaux consistent à élaguer et brûler branches mortes et souches, à araser les berges fragiles, à extraire la vase...

Michel Rémond, Président de la Fédération de Pêche Michel Rémond émet lui aussi un avis favorable sur le service départementalisé imaginé par le Conseil général. Pour lui, le SATER permet d’avoir une vue générale de toutes les rivières haut-marnaises et de l’action, toujours indispensable, des différents syndicats. Le président de la Fédération de pêche se prononce pour la coordination des actions afin d’éviter des traMichel Rémond. vaux excessifs qui ne prendraient pas en compte la faune, la flore et l’habitat des cours d’eau : “une rivière doit vivre en tenant compte de la réalité du terrain”. Il souhaite une collaboration étroite avec toutes les parties concernées. L’initiative devrait le permettre et aller dans ce sens.

Etiage : Niveau le plus bas d’un cours d’eau.

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C’est en Haute-marne

cathédrale de Langres La

retrouve ses couleurs

A

Bâti il y a plus de 800 ans, le plus vaste édifice religieux du département a retrouvé sa toiture vernissée du XIXe siècle. Une réalisation superbe qui lui redonne ses couleurs. A contempler sans modération

u loin, avec ses deux tours en façade des années 1760, c’est à elle qu’on reconnaît Langres. Unique cathédrale de Haute-Marne, SaintMammès constitue le plus massif édifice religieux du département. Bâtie voilà plus de huit siècles, sa nef tutoie les 100 mètres de long. Singulier édifice que cette montagne de pierre et de bois, rare synthèse d’art roman et de voûtement sur croisées d’ogives, symboles de la révolution gothique du XIIe siècle.

personnages du milieu du XIIe siècle. Geoffroi de la Roche-Vanneau, c’est lui, accède au trône épiscopal de Langres en 1138, grâce en particulier au soutien de Bernard de Fontaine, son cousin, qui n’est autre que le futur saint Bernard. Lorsque Geoffroi arrive dans la cité, son expérience de bâtisseur s’avère déjà solide. Il vient en effet d’initier la construction d’un monastère à l’abbaye cistercienne de Clairvaux. L’influence politique du nouvel évêque est elle aussi à mettre en rapport avec l’ampleur de la nouvelle cathédrale. En 1147, Geoffroi prend part à la seconde croisade en tant que légat du pape Eugène III. Selon toute probabilité, la reconstruction de Saint-Mammès a suivi de peu son retour d’expédition, deux années plus tard.

Héritière de Morimond Créée en remplacement de la cathédrale carolingienne, Saint-Mammès est moins à l’échelle de Langres que du diocèse dont elle constitue l’église majeure. A cheval sur la Bourgogne du Nord et la Champagne du Sud, empiétant sur la Franche-Comté et la Lorraine, le diocèse de Langres figurait parmi les plus étendus et les plus puissants du royaume.

Un évêque de poids La cathédrale langroise doit d’abord sa construction à l’un des plus influents 14

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Très avancée en 1170, la construction de la cathédrale prendra fin une trentaine d’années plus tard. Le temps pour le chapitre des chanoines (une cinquantaine de clercs qui résident autour de la cathédrale et y célèbrent les offices) d’acquérir les terrains nécessaires à la poursuite du chantier. Dans les années 1230, c’est au tour du cloître d’être édifié sur son flanc sud. Particularité, la cathédrale de Langres abrite des vestiges d’un autre haut lieu de l’Histoire haut-marnaise. Dépossédée de tout ou presque son mobilier

Saint-Mammès offre un rare exemple de synthèse entre arts roman et gothique.

Un chantier colossal 70 000 tuiles. Un poids de 90 tonnes. La restauration de la toiture qui recouvre la nef de Saint-Mammès impressionne. Débutée en 1999, cette restitution constitue l’un des plus importants chantiers intervenus sur une cathédrale française. Pour cette opération, le service des Monuments historiques a décidé de restituer la toiture précédente, constituée d’un gigantesque motif de tuiles polychromes. Un toit de style bourguignon créé à partir de 1853 par l’architecte Alphonse Durand, qui désirait une toiture “plus convenable au style et aux proportions de l’édifice”. La nouvelle couverture allait très rapidement souffrir des hivers locaux. Poreuses au gel, les tuiles vernissées ont dû être peu à peu remplacées par d’autres plus ordinaires. La restauration de la couverture a été rendue possible par l’emploi de tuiles plus résistantes.

à la Révolution, elle a hérité dans le même temps d’éléments provenant de l’abbaye cistercienne de Morimond. Notamment une partie de son buffet d’orgue, sa chaire, ses boiseries et les grilles de fer forgé disposées autour du chœur. Remarquable enfin, la vue offerte du haut de l'une des tours où un guide entraîne les voyageurs courageux. Pedro NARDERI


Entreprise

Ronot,

une centenaire en pleine forme Spécialiste de chaudronnerie agricole, l’entreprise Ronot basée à Saint-Dizier vient de fêter ses 100 ans. Une longévité qui ne doit rien au hasard. Qualité et innovation sont les maîtres mots d’une entreprise haut-marnaise en constante évolution et qui, malgré son âge, a l’avenir devant elle.

1905 - 2005

Voilà un siècle qu’Ernest Ronot a créé l’entreprise qui aujourd’hui encore porte son nom. Déjà en 1905, l’activité phare de la petite société se positionne sur le secteur bien particulier de la chaudronnerie agricole. 100 ans plus tard, les techniques de fabrication ont terriblement changé mais la réalisation d’éléments de matériel de ferme est toujours au cœur de l’activité de la société Ronot. En un siècle, Ronot a su également s’imposer sur le marché français dans la fabrication de réservoirs sous pression à destination de l’industrie, du médical ou encore du stockage de l’eau et des hydrocarbures. Un vrai succès.

L’avenir est à l’Est Entre 1905 et 2005, la société Ronot a connu bien des bouleversements. De l’entreprise où le fondateur Ernest Ronot était l’unique ouvrier à l’usine de 18 000 m² couverts qui emploie

Le procédé de galvanisation.

80 salariés, que de chemin parcouru ! Deux dates ont marqué plus particulièrement l’histoire de l’entreprise. 1920 a vu la création d’un atelier intégré de

galvanisation. Ce procédé de traitement de l’acier par bain de zinc a révolutionné le matériel agricole. Actuellement, bon nombre de produits de Ronot passent par la galvanisation et sortent clinquants et

rutilants des ateliers. Autre date importante pour l’entreprise, 1986 représente un second départ. En difficulté, la société rebondit en se rapprochant de la chaudronnerie Bieber. Celle-ci donne à Ronot les moyens de relancer durablement son activité et même d’étendre son marché… jusqu’en Pologne.

Un siècle d’histoire industrielle Aujourd’hui, la société Ronot fait partie du patrimoine industriel haut-marnais. Le site de Saint-Dizier constitue un véritable résumé des évolutions de la technologie industrielle au cours des 100 dernières années. es. Clin d’œil de l’histoire, dans l’usine, une presse mécanique, forte de 80 ans d’expérience rience et toujours en fonction, côtoie les machi-

Même les loups du Gévaudan connaissent et utilisent les produits Ronot.

nes à commandes numériques dernier cri. Un véritable “retour vers le futur” pour cette “vieille dame” encore alerte.

Sans cesse évoluer Dans le monde agricole ou le domaine industriel, les compétences de la société haut-marnaise sont unanimement reconnues. Pas étonnant puisque l’entreprise se donne les moyens de ses ambitions. Elle dispose de quatre sites de stockage en France, investit régulièrement dans de nouveaux moyens de productions, emploie des opérateurs parfaitement qualifiés et développe sans cesse la gamme de ses produits. Tonnes à eau équipées pour l’arrosage dans les communes ou pour le transport routier, stations de distribution de carburant complètes pour la ferme ou les entreprises, peinture du matériel à la couleur souhaitée, la société fait preuve d’une solide capacité d’adaptation. Un seul objectif : la satisfaction du client. La qualité des produits n’est plus à démontrer et l’entreprise a encore de belles années devant elle. Surtout si elle continue de conquérir de nouveaux marchés, aussi inattendus soientils. Même les loups du parc du Gévaudan utilisent désormais les abreuvoirs Ronot pour assouvir leur soif. Etonnant non ? Mathias CHINOUD

CONTACT : SNE RONOT 25 RUE JEANNE D’ARC À SAINT-DIZIER – 03 25 56 54 36 www.ronot.fr LIGNE DIRECTE - Printemps 2006

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Tourisme

Quand la

touristique

Haute-Marne

valorise ses atouts !

Campings “étoilés”, lacs et plages, sentiers de randonnée, hébergements de qualité : les atouts touristiques de la HauteMarne séduisent de plus en plus. Le travail du Comité départemental du tourisme et du thermalisme (CDTT), financé à 100 % par le Conseil général, n’est pas étranger à cette évolution. Avec un nouveau site Internet remanié et très fonctionnel, le CDTT espère conquérir encore de nouveaux adeptes des vacances “nature”.

I

l suffit de regarder les immatriculations des véhicules stationnés non loin du lac du Der ou des quatre lacs du Pays de Langres en période estivale pour se rendre compte que la HauteMarne a gagné ses galons de destination touristique. Les actions de promotion du territoire orchestrées par le Comité départemental du tourisme et du thermalisme portent leurs fruits.

Le “facilitateur” de vacances Le CDTT a depuis quelques années considérablement étendu son offre de services. Grâce à une équipe aux compétences larges, la structure s’efforce de mettre en valeur tout le potentiel de la HauteMarne : il développe une gamme de documents promotionnels, déclinés autour de la brochure “Confidences. Des secrets en Champagne”. Toutes les curiosités architecturales ou naturelles y figurent. Le CDTT recense aussi les sentiers de randonnée et en définit le tracé. De même, grâce aux relations nouées avec les Gîtes de France et la centrale de réservation Loisirs Accueil, il conçoit et propose des séjours autour de différents thèmes. Sa connaissance du territoire et de ses atouts, le Comité départemental du tourisme et du thermalisme la met plus particulièrement à contribution à chaque fois qu’il se rend sur un salon. En février dernier, le CDTT de Haute-Marne figurait au programme des salons “Vacances” de Bruxelles et “Nature” d’Amsterdam. Autant d’occasions d’aller à la rencontre de clients potentiels. Le contact direct avec 16

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Jeu Concours Pour fêter le lancement de son nouveau site Internet, le Comité départemental du Tourisme et du Thermalisme organise un jeu concours. Pour gagner l’un des 200 lots, il suffit de répondre aux 3 questions suivantes sur le bulletin de participation ou sur papier libre et de le retourner au CDTT avant le 15 mai, cachet de la poste faisant foi. Vous séchez ? Retrouvez des indices sur le www.tourisme-hautemarne.com.

1) Dans quelle commune de HauteMarne peut-on trouver ce haut-fourneau, symbole du patrimoine métallurgique haut-marnais ?

les visiteurs et l’attrait de la documentation disponible sont essentiels mais le CDTT sait aussi s’entourer des plus convaincants représentants du savoir-faire haut-marnais. Les confréries locales et les produits du terroir constituent des ambassadeurs très appréciés des visiteurs de salon.

2) Comment s’appelle cette fontaine entourée de légendes et située à Aujeurres ?

1) Quel est ce célèbre fromage AOC qui doit

son nom à une ville de Haute-Marne ?

Tourisme interactif

Règlement déposé auprès de Maître Devaussuzenet, huissier de justice, et disponible sur simple demande auprès du CDTT. Tirage au sort effectué sous contrôle d’huissier parmi les bonnes réponses aux trois questions. Les gagnants seront avertis par courrier personnalisé. La liste des gagnants sera publiée dans le numéro 82 de Ligne Directe.

Autre outil de promotion touristique du département, le site du CDTT, www. tourisme-hautemarne.com. Entièrement restructuré, il n’a qu’un seul objectif : convaincre les touristes d’effectuer un séjour en Haute-Marne. Organisé selon trois grandes rubriques (Histoire et patrimoine, terroir et tradition, nature et loisirs) cet espace d’information en ligne permet à l’internaute d’organiser, depuis chez lui, ses vacances dans le département. Un moteur de recherche permet même au visiteur de choisir l’hébergement le plus adapté à Légende

ses souhaits. Totalement interactif, le site donne également la possibilité de télécharger ou de commander des brochures. Vous cherchez un itinéraire de randonnée, un musée, une manifestation originale, un restaurant, ... ? Tous les renseignements utiles pour préparer une escapade en Haute-Marne sont sur le www.tourisme-hautemarne.com. Le CDTT ? Y penser, c’est déjà réussir ses vacances en Haute-Marne ! Thomas ROUSSEZ

Bulletin de Participation Nom :

Prénom :

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Adresse :

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Code postal :

Ville :

Tél :

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Réponse à la question n°1 :

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Réponse à la question n°2 :

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Réponse à la question n°3 :

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Bulletin à renvoyer au : Comité départemental du Tourisme de la Haute-Marne Jeu concours Ligne Directe - BP 2048 - 52902 CHAUMONT Cedex 9


Patrimoine

Le Patrimoine

départemental à l’ère numérique Depuis quelques années, les Archives départementales numérisent “en masse” certains fonds d’archives anciennes, pour mieux les conserver et les diffuser auprès d’un public toujours plus nombreux. Etat des lieux.

Pourquoi numériser ? Un service d’archives public doit conserver ses fonds, c’est-à-dire les protéger de la destruction pour pouvoir les transmettre aux générations futures. Il doit aussi les communiquer au public, ce qui devient problématique lorsque les documents sont très dégradés. Pour répondre à ce dilemme entre conservation et communication, les Archives départementales de la Haute-Marne développent des supports de substitution argentiques, tels les microfilms, ou numériques, tels que les DVD. Adoptée dès 1998 aux Archives départementales, la numérisation des documents est effectuée par une entreprise spécialisée. Les images résultant de l’opération sont intégrées dans une base de données librement consultable sur les postes informatiques de la salle de lecture des Archives. Résultat : les recherches sont simplifiées et accélérées. Autre avantage, la numérisation facilite la duplication : les images peuvent être gravées sur un CDrom, fourni par le lecteur ou procuré par le service pour 1 €.

Chantiers passés… Aux Archives, les deux premières vagues de numérisation ont concerné deux fonds de documents distincts : celui des tables décennales de l’Etat civil, indispensables pour tout généalogiste, et celui des quelque 7 267 plans cadastraux “napoléoniens” du département. Ces derniers, dressés entre 1807 et 1865, sont aujourd’hui une source incontournable pour localiser un lieu-dit ou retracer 19

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l’histoire d’une propriété. Troisième campagne de numérisation, achevée récemment, celle des “Généalogies” du baron de l’Horme a abouti à la conception d’un DVD (voir encadré). Au printemps 2006 seront enfin disponibles sur écran les documents de la série Fi qui rassemble les archives iconographiques rentrées par voie extraordinaire dans le service, soit près de 11 600 plans, affiches, cartes postales ou photographies d’origine et de datation très variées. Vous cherchez une vue

Généalogies du baron de l’Horme Le baron de l’Horme (1871-1945) a recueilli des notes généalogiques et historiques sur plus de 2 700 familles ayant habité dans le pays de Langres aux siècles derniers. Au 20e siècle, ces familles étaient déjà dispersées sur tout le territoire haut-marnais et au-delà. Mine de renseignements pour les chercheurs professionnels ou amateurs, historiens ou généalogistes, les dix volumes des “Généalogies” ont été numérisés et édités en DVD. Ils sont consultables à partir d’un index alphabétique des patronymes avec moteur de recherche. En vente aux Archives départementales au prix de 21 €.

“ Plan pour servir d’intelligence au procès d’entre Messieurs les Abbés et religieux de Montier-en-Der et les habitants de la commune dudit lieu ”, 1777. ADHM, 1 H 137 bis.

aérienne de votre canton, une carte postale de votre village au début du 20e siècle ? C’est sûrement dans cette série que vous les trouverez !

…Chantiers à venir Et après ? Une réflexion sur la numérisation des registres paroissiaux et de l’Etat civil est engagée : ces documents constituent 80 % des archives consultées quotidiennement par les lecteurs. Les travaux de numérisation vont impliquer, en amont, une vérification minutieuse des registres de toutes les communes. Un travail de bénédictin qui demandera plusieurs mois. Ce chantier sera accompagné d’un enrichissement substantiel de la rubrique “Archives départementales” sur le site Internet du Conseil général : mis en ligne progressivement, les documents numérisés seront consultables par le plus grand nombre ! Marguerite SIDO

CONTACT : ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE LA HAUTE-MARNE - 52000 CHOIGNES 03 25 03 33 54 - OUVERTES DU LUNDI AU VENDREDI, DE 8H30 À 16H45.


Les féminines font honneur au ballon rond

Sports

Dimanche. Stade des Lavières à Brottes. Comme chaque semaine depuis cinq ans, une équipe de l’ASPTT va disputer un match. De loin, aucune différence avec les trois autres équipes de l’association. Crampons aux pieds, maillots larges numérotés, la tenue est la même. Tout comme les règles et le terrain… Sauf qu’à y regarder de plus près, ce sont des filles qui dribblent. Avec talent.

L’

échauffement se passe sans anicroche. Chacune est concentrée sur le match à venir. En les observant d’abord dans les vestiaires puis sur le terrain en action, on s’aperçoit très vite qu’une ambiance proprement féminine règne. Ainsi les bavardages et les rires sont davantage présents, les rappels à l’ordre aussi. “Les filles, c’est un peu plus difficile que les garçons à manœuvrer”, affirme Jean-Michel Lesprit, leur entraîneur. Sur le terrain on entend râler çà et là quand l’une d’elles fait un faux pas. Chacune a un caractère bien trempé. Mais les filles savent surtout être fair-play et solidaires. Il faut dire qu’elles se côtoient régulièrement, depuis des années pour les joueuses de la première heure.

foot, l’équipe féminine senior a depuis fait son bonhomme de chemin. Aujourd’hui, “les filles sont particulièrement motivées et assidues. Leurs parents aussi. Ils n’hésitent pas à faire la route chaque vendredi pour l’en-

Barbecue décisif

Championnes d’automne

Créée en 2000, “après une longue discussion autour d’un barbecue”, par Jean-Michel Lesprit, membre de l’ASPTT depuis 28 ans, et Claude Delorme, ancienne joueuse de

Les “filles” en plein match.

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traînement”, signale Jean-Michel Lesprit, leur coach. Pas évident quand on sait que certaines habitent Ancerville (55), Eurville, Le Pailly, Curel ou Hauteville (51).

C’est cette motivation, voire cette passion qui aujourd’hui paie. L’équipe féminine de division d’honneur, unique dans le

De l’expérience à revendre Comme la plupart des footballeuses de l’ASPTT, Nathalie Deroose a son sobriquet. Née en 1972, originaire de HauteMarne, “Mémère” est la plus ancienne joueuse. Elle a donc un parcours plus étoffé et de l’expérience à revendre au sein de l’équipe. Inscrite à l’ASPTT football à 9 ans, elle a été la seule fille de l’équipe et a dû faire ses preuves un peu plus que les autres pour être acceptée. Il y a onze ans, Nathalie intègre l’équipe de SaintMemmie (51) qui évolue en nationale. Elle effectue alors régulièrement les trajets entre les deux départements. Motivée, Nathalie. Elle a notamment pour partenaire Marinette Pichon, Auboise d’origine, qui fait partie aujourd’hui de l’équipe de France. Mais très vite, Nathalie préfère retrouver un vrai rôle au sein d’une équipe plus simple. Elle joue alors en division d’honneur à SaintMemmie et Troyes avant de rejoindre en 2000 l’équipe de Brottes. Elle est, depuis, le milieu de terrain n° 10 qui “fait la pluie et le beau temps”, dixit Jean-Michel Lesprit. “Elle en a sauvé des matches !”

département, termine la première partie de cette saison en tête du classement régional du championnat de ligue, avec trois points d’avance sur Mardeuil (51), ce qui fait d’elle, la championne d’automne. “La mentalité des filles y est pour beaucoup. Il y a une bonne entente dans l’équipe. Elles sont soudées et surtout, elles s’écoutent”, avance l’entraîneur. “On est surtout une équipe simple avec nos petits moyens dont un J9 de 22 places !”, ajoute-t-il. Cerise sur le gâteau, elles sont d’ores et déjà qualifiées avec Sedan pour la phase interrégionale de la Coupe de France. Autant dire que les filles n’ont pas à rougir. Romane GOMAR


Ce point qui partage les eaux

Curiosité

A mi chemin entre Poiseul et Récourt, sur le plateau qui domine la villa galloromaine d’Andilly, se trouve le point de partage des eaux entre les bassins de Marne-Seine-Manche, MeuseMer du Nord et Saône-Rhône-Mer Méditerranée. De là, jaillissent de nombreuses sources qui dessinent les paysages haut-marnais. Découverte du cœur de la Haute-Marne.

L

e point de partage des eaux est une spécificité géographique de la Haute-Marne qui a longtemps valu au département d’être aussi appelé “le château d’eau de la France”. Combien de légendes rappellent le caractère exceptionnel de ces lieux ? A chaque source sacrée sont associés sabbats, fées, ermites, pierres dressées ou chapelle miraculeuse. Et même s’il ne reste qu’une multitude de verts vallons aux sources innocentes servant à abreuver les troupeaux, le promeneur averti sait encore goûter à la magie qui monte des lieux.

Entre vallons et vallées Ces vallons, il faut savoir les suivre. Côté Marne, ils sont innombrables, plus doux les uns que les autres. Ils se rejoignent pour former le val de Gris qui se jette dans la Marne à Rolampont. Partout,

les abreuvoirs tentent de capter l’eau qui sourd du moindre trou de souris en période de pluie. Aulnes, saules, suivent les berges de ces ruisseaux qui ont jadis fait tourner tant de moulins. Jalousement gardés par les troupeaux, ils ne sont accessibles qu’aux plus téméraires, ou en hiver. Côté Saône, les affluents de l’Amance quittent rapidement les tendres prairies du Bassigny pour encaisser dans les grès. Là, ils ont creusé des gorges étroites masquées par la forêt. Ici encore, l’accès est difficile. Falaises, roches friables, troncs à terre, cascades… Mais quel dépaysement. Surtout lors des hivers rudes, lorsque l’eau qui suinte de la roche s’est transformée en stalactites et autres concrétions de glace et que les cascades sont gelées. Côté Meuse, le Bassigny (pas si plat qu’on le dit) naît au pied des buttes témoins. La Meuse et ses affluents ont creusé de doux vallons avant de former une majestueuse vallée qui commence peu après la source et baigne les pieds de la butte de Choiseul et de bien d’autres hauts lieux fortifiés qui ont longtemps défendu cet axe vulnérable.

Frontière naturelle

Le Val de Gris, premier vallon du bassin de la Marne.

Ici, la frontière est non seulement hydrographique, mais aussi géologique et culturelle. Même si les cols, vers lesquels le Mont Mercure et le Mont Rond

guidaient le voyageur, permettent un passage facile d’un bassin à un autre, ailleurs, la côte a fatigué plus d’un cheval et paysages, flore, architecture, activités, mentalités et anciens usages sont fortement contrastés. Observez la forme des portes de grange, la taille des maisons, leur pierre, les fleurs au bord des chemins. Pas besoin d’aller

Gorges de glace en bassin de Saône.

loin pour se sentir ailleurs ! Ce pays de frontières entre Champagne, Bourgogne, Lorraine et Franche-Comté a essuyé tant de batailles et de pillages que peu de monuments prestigieux ont survécu, mais la nature riche et variée et l’architecture tirée du sol apportent tant que ceux qui y arrivent par hasard ne peuvent plus le quitter. Il reste partout un peu de magie des fées et un peu de la lutte des paysans dont chaque vallée s’est imprégnée. Blandine VUE

LIGNE DIRECTE - Printemps 2006

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Ligne Directe 81  

ligne directe, conseil general de haute-marne