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Internet

Site Internet :

des fonctionnalités d’avance Plus d’infos, plus de services en ligne, le site Internet du Conseil général de la Haute-Marne développe ses fonctionnalités. Il permet aux Haut-Marnais de se renseigner ou d’effectuer des démarches administratives simplifiées. Pour en savoir plus, cliquez ici.

T

otalement refondu il y a un an, le www.haute-marne.fr poursuit son évolution et développe les services accessibles aux usagers. Normal, me direzvous lorsque l'on sait que le Conseil général de la Haute-Marne s'investit dans l'accès Internet pour le plus grand nombre. Alors, concrètement, quoi de neuf sur le portail haut-marnais ?

nais. Le site du Conseil général répond en quelques clics à des questions simples mais légitimes des habitants : ma commune est-elle ou sera-t-elle bientôt couverte en téléphonie mobile ? Ai-je ou aurais-je bientôt accès à l'Internet haut débit ? Pour le savoir et visualiser au

e-fournisseurs Pour faciliter la gestion administrative entre le Conseil général et ses fournisseurs, le site Internet propose une rubrique où chaque entreprise peut suivre en direct l'état de paiement de ses factures. Baptisé e-fournisseurs, ce service totalement gratuit est activé par le fournisseur lui-même. Après enregistrement, il reçoit un identifiant (c'est-à-dire un mot de passe) sécurisé qui lui donne accès à la base de données. Il sait ainsi en temps réel, si sa facture a bien été reçue, quand elle est engagée puis transmise au payeur départemental pour paiement et enfin versée. Pour en savoir plus sur ce service, laissez un message au webmaster (webmaster@haute-marne.fr) ou contactez-le au 03 25 32 86 01.

ADSL et téléphonie mobile Suivre le déploiement des nouvelles technologies en direct est désormais possible pour tous les internautes haut-mar-

jour le jour la progression des réseaux donnant accès aux technologies de l'information et de la communication, il suffit désormais de consulter les cartes interactives mises en services sur le site www.haute-marne.fr, rubriques “téléphonie mobile” et “Internet pour tous”.

Médiathèque en ligne

le” du www.haute-marne.fr, ce “minisite” est une mine d'informations pour les amateurs de belles lettres et les bénévoles œuvrant dans le réseau départemental des bibliothèques. Le site comporte notamment une carte interactive qui recense toutes les bibliothèques du réseau et fait le point sur les services disponibles dans chacune d'elles (supports accessibles, horaires d'ouverture,…). Et puis ce site participera également à l'animation du réseau puisqu'un espace professionnel permettra aux membres du réseau de la Médiathèque départementale d'avoir accès au catalogue des formations et au programme des animations proposées par la MDHM, de télécharger la liste des expositions proposées gratuitement par la MDHM, de consulter le planning des tournées des bibliobus et musibus. Grâce à tous ces nouveaux services, l'information est au bout du doigt des internautes haut-marnais. Ils n'ont plus qu'à cliquer ! Françoise BERTRAND et Thomas ROUSSEZ

La Médiathèque départementale de la Haute-Marne (MDHM), service du Conseil général chargé de promouvoir la lecture et de diffuser des ouvrages et des supports culturels, met en ligne un site regroupant toutes les informations concernant le réseau des bibliothèques haut-marnaises. Accessible depuis la rubrique “médiathèque départementaLIGNE DIRECTE - avril/mai 2005

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Le Conseil général à vos côtés

Aides du Conseil général : Quand déposer les dossiers Pour venir en aide aux associations socioéducatives et culturelles, aux sportifs, aux familles, mais aussi aux entreprises ou aux communes, le Conseil général déploie une large gamme d’aides financières. Détails.

C

’est pour bientôt ! Les aides allouées par le Département seront prochainement détaillées sur le site Internet www.haute-marne.fr. Bien entendu, il est toujours possible de se renseigner directement auprès des services du Conseil général. La liste des aides disponibles est accessible à tous les Haut-Marnais mais l’attribution d’une aide par le Conseil général n’est pas automatique.

Toutes les aides proposées dépendent de règlements qui précisent les conditions à remplir pour prétendre à une subvention ainsi que les pièces à fournir pour que le dossier soit étudié. Il faut noter que dans ses règlements d’attribution, et pour certaines aides, le Conseil général prend en compte le rythme d’activité des demandeurs. Ainsi, pour les aides destinées au monde sportif, le Conseil général raisonne en “saison” et non pas en année civile. La simplification des règles administratives passe aussi par là ! 4

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Certaines aides demandent aussi que les dossiers soient retournés au Conseil général dans des délais définis précisément. Cela permet ensuite de donner une réponse rapide et de procéder le cas échéant au versement de la subvention ou de l’aide.

Vie associative, force du département Le tissu associatif haut-marnais est particulièrement dense et vigoureux. Chaque année, de nombreuses manifestations sont organisées et portées par des acteurs associatifs. Pour permettre à ces animations de voir le jour ou de prendre de l’ampleur, le Conseil général propose le soutien au monde associatif (hormis les associations culturelles) et le Fonds de vie culturelle départementale. Pour les événements entrant dans ce registre les dossiers sont à déposer au Conseil général au plus tard le 31 mars de l’année en cours. CONTACT : SERVICE MONDE ASSOCIATIF DU CONSEIL GÉNÉRAL – 03 25 32 88 14

Favoriser la pratique sportive Autre preuve de la vitalité du territoire, la pratique sportive est très répandue dans le département. Grâce aux clubs et aux comités départementaux, presque toutes les disciplines sont représentées et le Conseil général s’efforce de sou-

tenir les associations et les licenciés par le biais de 4 aides : L’aide aux comités sportifs départementaux dans le cadre de conventions d’objectifs : chaque année, les comités signent avec le Conseil général des “conventions d’objectifs” selon lesquelles ils s’engagent à réaliser un certain nombre d’animations ou de formations pour promouvoir leur sport (par exemple dans les écoles). Date limite de dépôt des dossiers : le 31 décembre de la saison en cours (soit pour la saison 2005/2006, le 31 décembre 2005) L’Aide aux clubs sportifs locaux : pour chaque licencié âgé de 7 à 17 ans et sur la base d’un dossier, les clubs sportifs perçoivent une aide de 9 € de la part du Département. Date limite de dépôt des dossiers : le 1er juin de la saison en cours (soit pour la saison 2004/2005, le 1er juin 2005).


Les bourses aux athlètes de haut niveau : tous les sportifs inscrits sur les listes du ministère de la Jeunesse et des Sports en tant que sportif de haut niveau (pratique au niveau national et international) peuvent prétendre à une bourse versée par le Conseil général. Date limite de dépôt des dossiers : le 1er mai de la saison en cours (soit pour la saison 2004/2005, le 1er mai 2005). L’Aide à l’accueil de manifestations sportives officielles : pour les clubs, organiser les événements sportifs officiels tels qu’une finale de championnat de France se révèle coûteux. Pour permettre la tenue de ces manifestations de haut niveau le Conseil général peut verser une aide aux clubs ou comités organisateurs. Date limite de dépôt des dossiers : le 31 décembre de la saison en cours (soit pour la saison 2005/2006, le 31 décembre 2005). CONTACT : SERVICE SPORTS ET ÉDUCATION DU CONSEIL GÉNÉRAL – 03 25 32 88 19

Aider les familles

Pour permettre aux familles de faire face aux dépenses liées à la scolarisation des enfants dans des établissements éloignés de leur domicile, le Conseil général propose différentes aides : La bourse de transport pour les élèves internes. Pour les élèves d’origine hautmarnaise qui suivent une formation leur imposant de fréquenter des établissements éloignés de chez eux, le Conseil général peut aider les familles à faire face aux dépenses de transports en leur versant une bourse. Date limite de dépôt des dossiers : le 16 décembre de l’année scolaire en cours (soit pour l’année scolaire 2005/2006, le 16 décembre 2005). Les prêts étudiants. Pour bien débuter les études supérieures, trouver un

logement et acheter le matériel universitaire nécessaire, le Conseil général consent des prêts étudiants pour les jeunes dont la famille est domiciliée dans le département (accordés sous condition de ressources). Date limite de dépôt des dossiers : le 1er novembre de l’année scolaire en cours (soit pour l’année scolaire 2005/2006, le 1er novembre 2005)

L’aide à la pension ou à la demi-pension. Pour les familles dont les enfants prennent leurs repas du midi et/ou dorment en internat, le Conseil général peut allouer une somme aidant à supporter la charge financière que représente la pension ou la demi-pension (accordée sous condition de ressources) Date limite de dépôt des dossiers : le 1er octobre de l’année scolaire en cours (soit pour l’année scolaire 2005/2006, le 1er octobre 2005). A noter que, dans le cadre de l’organisation de classes de découverte ou de classe de neige, le Conseil général accorde également au Centre culturel hautmarnais (CCHM) des aides financières qui diminuent la participation demandée aux familles. CONTACT : SERVICE EDUCATION ET AIDES AUX JEUNES DU CONSEIL GÉNÉRAL – 03 25 32 86 14

Permettre le développement local Certains projets sont trop importants pour être supportés par une seule commune. Pour réaliser des travaux, les com-

munes et collectivités telles que les communautés de communes peuvent, elles aussi, prétendre à des aides financières versées par le Conseil général. Ces aides ne peuvent en aucun cas prendre en charge l’intégralité d’un projet local mais elles se veulent un complément au financement apporté par la commune. Le Fonds des grands travaux ruraux (FGTR, réservé aux Communautés de Communes) permet de construire des équipements scolaires, sportifs, culturels, touristiques ou des logements. La réalisation d’un gymnase à vocation intercommunale entre dans le cadre du FGTR. Date limite de dépôt des dossiers : le 31 mars de l’année civile en cours.

Le Fonds des travaux importants (FTI) permet aux communes de moins de 2 500 habitants de réaliser des travaux dont le montant est supérieur à 60 000 €. Date limite de dépôt des dossiers : le 31 mars de l’année civile en cours. Le Fonds d’aménagement local (FAL) réserve une enveloppe à chaque canton pour des travaux divers nécessaires à l’amélioration du cadre de vie. Date limite de dépôt des dossiers : le 31 juillet de l’année civile en cours. Parallèlement au FAL, le Conseil général peut subventionner les travaux des communes les plus peuplées grâce au fonds d’aide aux villes (FAL). Ce fonds n’est pas soumis à une date limite de remise des dossiers. CONTACT : DIRECTION DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET LOCAL DU

CONSEIL GÉNÉRAL – 03 25 32 86 15. LIGNE DIRECTE - avril/mai 2005

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Excellence

Vingeanne Transports :

la sécurité avant tout ! Un an après l’obtention par le Département d’un “Camion d’or” pour sa démarche “Entre droits et devoirs”, la société haut-marnaise Vingeanne Transports s’est vu décerner cette même récompense pour ses efforts en matière de sécurité routière. Décidément, en HauteMarne, la sécurité routière fédère toutes les énergies. Présentation d’une démarche d’entreprise exemplaire. La sécurité un plus aussi pour les clients En matière de sécurité, les performances de Vingeanne Transports, implantée à Longeau, sont exemplaires. Jugez-en plutôt : en 2004, les camions de Vingeanne ont parcouru quelque 7,5 millions de kilomètres. Sur cette période, seulement 23 accidents responsables ont été registrés par l’entreprise. Exceptionnel ! Dans le secteur du transport routier, ces performances constituent un plus pour les clients qui apprécient de savoir que le chargement qu’ils confient à l’entreprise

haut-marnaise a toutes les chances d’arriver à bon port sans dommage. Pour l’entreprise aussi, cela représente un plus car moins d’accident, c’est aussi moins de réparations, une assurance moins coûteuse et un personnel performant sur lequel on peut compter. Modeste, Jean-Claude Pla associe toute la profession à ce succès. Il souligne que “les chauffeurs routiers changent leur comportement ; ils sont devenus exemplaires sur la route. Aux automobilistes de suivre cet exemple !”.

Formation et conduite préventive Ces résultats ne doivent rien au hasard. Chez Vingeanne Transports, tout est fait pour développer une culture de la sécurité. A commencer par la formation en interne. Philippe Robinet est chargé de la formation des chauffeurs en matière de sécurité. Il accompagne les conducteurs de l’entreprise notamment lors de leurs premières sorties, pour “leur

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Changeons durablement ! “Sécurité routière ; changeons” dit le slogan. En Haute-Marne, les excellents résultats enregistrés sur les routes (diminution de 80 % du nombre des tués) témoignent d’une prise de conscience des professionnels comme des particuliers. Un réel changement d’attitude ! Mais comme les plus belles performances sont celles qui durent, les institutions et les associations impliquées dans la lutte contre l’insécurité routière restent mobilisées. Dans le cadre de la démarche “Entre droits et devoirs”, de nouvelles actions de préventions seront engagées en 2005, comme à la sortie des boîtes de nuit. Des études sont également lancées pour la création d’un centre routier de sécurité ou la réalisation d’aménagements sécurisés pour la traversée de commune. A nous aussi usagers de faire en sorte que la route en Haute-Marne soit un endroit sûr, durablement.


apprendre la conduite préventive”. Car explique-t-il, “l’amélioration des systèmes informatiques à bord des camions peut entraîner une baisse de vigilance des chauffeurs. Il faut leur apprendre à regarder autour d’eux et à rester vigilant en permanence.” Les chauffeurs sont par exemple sensibilisés aux risques des ronds points. Les collisions sur les carrefours giratoires entre poids lourds et automobiles restent fréquentes du fait de la longueur des camions et de leur faible capacité à prendre des virages serrés. Souvent, il ne s’agit que de tôles froissées mais la prudence évite de nombreux accidents Pour l’entreprise, cette formation est d’autant plus importante que conduite préventive rime également avec économie et écologie. Ce type de conduite évite en effet les coups de frein brusques et les accélérations excessives. La consommation de gasoil s’en trouve donc diminuée, tout comme l’usure des freins ou le rejet de particules polluantes. Et la formation au sein de Vingeanne Transports ne se limite pas à ses aspects routiers. Les chauffeurs apprennent également à remplir parfaitement un constat amiable et à respecter la législation en vigueur en ce qui concerne les vitesses autorisées et les temps de conduite.

Vingeanne Transports entre droits et devoirs Le 4 octobre dernier, l’entreprise a offert son parrainage à “la rencontre des professionnels de la route du grand Est de la France”, organisée dans le cadre de la démarche départementale “Entre

Philippe Robinet est chargé de la formation des chauffeurs.

Entreprise familiale à développement rapide

Jean-Claude Pla place la sécurité au cœur de sa démarche d’entreprise.

droits et devoirs”. Prenant une part active aux débats, l’entreprise a fait partager son expérience. Pas avare de bons conseils, la société de Longeau continue de s’impliquer pour diminuer les risques routiers. Dernièrement, l’entreprise a accueilli les techniciens départementaux chargés des infrastructures routières afin de leur montrer, sur le terrain et en situation de conduite, les difficultés que peuvent rencontrer les poids lourds sur certains aménagements. L’expérience s’est révélée très concluante puisque, suite à cette démonstration, le carrefour giratoire du Sabinus, à la sortie de Langres, pourrait subir de légers aménagements afin de faciliter la manœuvre des camions.

En 1976, Gabriel Pla crée à Longeau, au sud de Langres, son entreprise de transport routier. Vingeanne Transports fait des débuts modestes ; un seul camion circule. Mais déjà, la volonté de concilier satisfaction des clients et respect de la réglementation des transports constitue le fondement de la philosophie de l’entreprise. Un état d’esprit qui guidera tout le développement de la société. Et quel développement ! A partir de 1980, celleci prend son essor, notamment grâce à l’arrivée de Jean-Claude, fils de Gabriel Pla. L’activité bien que familiale, ne cesse alors de progresser. Aujourd’hui, Vingeanne Transports emploie 88 salariés et compte quelque 127 véhicules (remorques comprises) ! 40 % des prestations de transports sont dirigées vers l’international et notamment l’Italie. Les 60 % restant sont effectués en France, essentiellement dans le grand quart nordest. Le chiffre d’affaires de 8,5 millions d’euros réalisé en 2004 parle de luimême. Autant dire que la sécurité est un principe fondamental lorsque l’on avale autant de kilomètres dans une année. Principal atout de “la Vingeanne” : sa capacité à diversifier ses services. Le parc de l’entreprise se compose essentiellement de “38 tonnes” mais quelques véhicules porteurs de moindre tonnage circulent également (19 et 26 tonnes).

Des camions en or Pour tous ses efforts, Vingeanne Transports s’est vu décerner en février dernier un “Camion d’or” dans la catégorie “Entreprises” par l’association des Pros de la route. Un an après la remise de cette même récompense au département de la Haute-Marne pour la démarche “Entre droits et devoirs”, ce Camion d’or vient démontrer, s’il en était encore besoin, toute l’énergie que les acteurs haut-marnais déploient dans la lutte contre l’insécurité routière. Et Vingeanne Transports ne compte pas s’arrêter en si bon chemin puisque la société envisage déjà de réduire de quelques kilomètres par heure la limitation de vitesse programmée sur ses camions. Vraiment, ces camions-là valent bien de l’or ! Thomas ROUSSEZ

Et puis, l’activité logistique de l’entreprise monte en puissance : depuis 2004 et l’inauguration d’un nouveau bâtiment, partiellement financé par le Conseil général, pas moins de 11 000 m2 d’entrepôts jouxtent la RN 74 à Longeau, offrant à la Vingeanne une capacité de stockage impressionnante. Autre point fort de la société : l’appartenance depuis 1993 au réseau “ASTRE”, l’Association des transporteurs européens qui lui permet de travailler en partenariat avec d’autres entreprises du secteur, d’optimiser sa politique commerciale et d’effectuer des achats groupés à moindres coûts. Indispensable au moment où la concurrence internationale se fait de plus en plus sentir.

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Fiscalité

Evolution des taux d’imposition : maintenir la qualité des services Après une année 2004 marquée par la stabilité, les taux d’imposition départementaux vont évoluer en 2005. La hausse limitée à 3,85 % permettra au Conseil général d’assumer toutes ses responsabilités dans les domaines des prestations sociales et des transports scolaires. Explications. + 600 000 € pour l’Allocation personnalisée d’autonomie

Evolution de la part départementale de l’imposition directe locale pour 2005 :

+ 3,85 %

+ 300 000 € pour l’aide sociale à l’enfance

soit 1,8 million d’euros dont :

+ 900 000 € pour les transports scolaires

C

omme pour tout budget de collectivité, une règle d’or prévaut lors de l’établissement du budget du Conseil général : les dépenses doivent être égales aux recettes. Pour parvenir à cet équilibre, le Département dispose de deux leviers : la fiscalité, qui pèse sur le pouvoir d’achat et que le Conseil général a choisi d’augmenter pour répondre strictement à ses besoins, et l’emprunt qui correspond à la fiscalité de demain et que l’Assemblée départementale limite de façon raisonnée. Au chapitre des recettes, les impôts locaux prélevés directement auprès des entreprises et des ménages haut-marnais, représentent une large part, équivalente à 30 % des recettes.

Répondre au plus juste aux besoins La fiscalité a pour vocation première de couvrir les dépenses de fonctionnement du Département, dépenses inhérentes aux services qu’il met en place pour les habitants. L’entretien des rou8

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tes ou des collèges, la protection de l’environnement et les prestations sociales sont mis en œuvre grâce aux impôts locaux. Si les dépenses augmentent plus que prévu, le Conseil général recourt à la fiscalité et augmente le taux des impôts locaux. Passés les premiers mois de l’exercice budgétaire et une fois que les services fiscaux lui ont communiqué les “bases”, chiffres correspondant aux capacités économiques de la Haute-Marne, le Conseil général procède, en mars, au vote des taux d’imposition. Constatant que les dépenses de fonctionnement 2005 allaient augmenter de 1,8 million d’euros, somme qui n’avait pas été anticipée par le budget prévisionnel, le Conseil général a décidé d’accroître de 3,85 % les taux qui portent sur la part départementale des impôts locaux.

Pourquoi 3,85 % ? Cette hausse, le Conseil général l’a limitée. Elle correspond strictement à ses nouveaux besoins financiers.

Trois éléments expliquent l’augmentation. Tout d’abord, la progression de 16 % du nombre d’enfants placés en institution ou en famille d’accueil. Le montant de l’enveloppe consacrée à l’aide sociale à l’enfance s’en trouve modifié : une augmentation de 300 000 € est nécessaire. Autre facteur explicatif : une compensation par l’Etat de l’Allocation personnalisée d’autonomie, inférieure à celle initialement prévue. La somme supplémentaire à dégager pour le département s’élève à 600 000 € (l’APA existant depuis 2001, il ne peut être imputé à l’acte II de la décentralisation). Enfin, la création d’un nouveau service d’accompagnement des enfants dans les bus scolaires ainsi que la renégociation des marchés avec les transporteurs induisent 900 000 € de dépenses supplémentaires. L’augmentation décidée par le Conseil général est avant tout motivée par la volonté de maintenir le niveau des prestations destinées aux personnes vulnérables. Car venir en aide aux jeunes et aux personnes âgées, et organiser les transports scolaires relèvent de la compétence du Conseil général mais c’est aussi et surtout une demande exprimée par les HautMarnais. Le Département se devait de les entendre et de préserver la qualité de services de proximité essentiels. Thomas ROUSSEZ

Les chiffres du budget 2005 Un budget de 164 M€. Dépenses : 63 M€ consacrés à l’investissement et 101 M€ pour le fonctionnement des services courants. 56,2 M€ en faveur de l’aide sociale. Recettes : 50 M€ issus de la fiscalité directe (48,2 M€ prévus au budget prévisionnel auxquels s’ajoutent les 1,8 M€) ; 56 M€ de dotations étatiques.


DOSSIER

La Haute-Marne… à loisir ! Avec le retour des beaux jours, l’envie de s’épanouir en pleine nature renaît. Vous hésitez sur la destination de votre prochain séjour ? Avezvous pensé à la Haute-Marne ? Le département peut vous proposer avec bonheur de nombreux circuits de découverte car personne, pas même les Haut-Marnais, ne peut prétendre connaître parfaitement la Haute-Marne tant les richesses naturelles et patrimoniales du territoire sont nombreuses. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, les activités culturelles, sportives et de loisir foisonnent. Découvrez les châteaux, remparts et maisons fortes ;

arpentez à pied, à cheval ou à vélo les sentiers de randonnée et profitez d’une nature intacte, colorée et riante ! Plongez dans la fraîcheur des lacs et des forêts ! Et pour le confort et la tranquillité de l’esprit, les possibilités d’hébergement sont légions. En camping, chez l’habitant, en location ou en hôtel, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Le tourisme vert existe bel et bien en Haute-Marne. Ligne Directe vous invite à sillonner le département. Quels que soient votre point de départ et votre destination, le dépaysement est assuré et les émotions garanties !

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DOSSIER

La Haute-Marne du nord au sud, de l’est à l’ouest

MARNE

BAR-LE-DUC 35

REIMS VITRY

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Site ornithologique

TOUL-NANCY

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SAINT-DIZIER Lac du Der D3 84

Chamouilley

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Louvemont

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Histoire et patrimoine : les trésors des temps passés

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Vouécourt Vignoble de Champagne

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Lanty-s.-Aube

Châteauvillain Villiers s.-Suize

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Arc-en-Barrois

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CHÂTILLONSUR-SEINE AUXERRE

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Parler du patrimoine hautmarnais est délicat. Il serait prétentieux de vouloir être exhaustif tant les éléments architecturaux ou artistiques de valeur y sont légions. Quelques sites pourtant semblent incontournables.

Vaudrémont Cirfontaines-en-Azois Braux-le-Châtel

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our qui veut découvrir la HauteMarne, le plus difficile est sans doute de décider par quel site débuter son périple. Car, si tous les espaces du département sont unis par la richesse des couleurs de la nature et la beauté du bâti ancien, chacun possède ses charmes propres. De l’est boisé où naissent les contreforts des Vosges, à l’ouest val-

Montier Longeville H en-Der sur-la-Laines Vaux-s.-Blaise Haras Laneuville D 960 National â-Rémy Bailly aux-Forges Rupt Dommartin le-St-Pere St Urbain BRIENNE Brachay D 960 Doulevant Donjeux CHÂTEAU le Château Gudmont Nully Flammerecourt Villiers Trémilly Doulaincourt TROYES Saucourt Beurville Rouécourt Froncles ORLÉANS GR

Pour préparer les vacances estivales ou simplement planifier un week-end printanier, Ligne Directe vous propose, un inventaire qui laisse entrevoir toutes les possibilités de la Haute-Marne en matière de loisirs sportifs ou familiaux, de découvertes culturelles ou naturelles. Alors prêt à partir en Haute-Marne ? Bon voyage !

Château du Grand Ja

Droyes

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Favero

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St-Loup-s.-A. Bay-sur-Aube

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Forêt d'Auberive

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lonné où la “Côte des Bar” puise tout le caractère de son champagne ; du nord où les industries de fontes d’art côtoient les rives du lac du Der, au sud où le plateau de Langres veille jalousement sur les sources de quelques-uns des grands cours d’eau français ; la Haute-Marne recèle mille et une merveilles souvent méconnues des habitants eux-mêmes. Alors pourquoi ne pas prendre le temps de (re)découvrir tous les atouts patrimoniaux, traditionnels et naturels qui font la HauteMarne ?

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Cascade d'Etuf

CÔTE D'OR

VillarsSantenoge

Pour le cyclotourisme Lac du Der : piste cyclable avec sens de circulation souhaitable Canal de la Marne à la Saône : chemin de halage

de D 428Gorges la Vingeann

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Aujeurres St-Broin Le-Va d'Esn Courcelles - Val d'Esnoms

Marais de Chalmessin

DIJON-LYON


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NC E

S GITE

DE

Chambres d'hôtes

Circuits de 5 à 10 km

NC E

Randonnées & Hébergement DE

Gîtes d'étapes

Circuits de 11 à 17 km

FRA

FRA

H Haras national

Circuits de plus de 18 km

Via Francigena GR7

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Liaison GR 654 Saint Jacques de Compostelle Sentier historique de Jeanne d'Arc (GR 703)

eau rand Jardin

Campings, campings ruraux, aires naturelles de camping

NANCY

Thonnance les-Joinville

Cirfontaines en-Ornois Thonnance les-Moulins

Au-delà des frontières du département, la cité de Langres est célèbre pour ses En promenant le regard VOSGES remparts. Le Cul du Cerf depuis le chemin de ronde, la beauté urt Roches-Bettaincourt chatoyante du plateau de Langres, berNEUFCHÂTEAU Aillianville ceau de la Meuse, de la Marne, de l’AuReynel be et de la Seine, se révèle. Mais la ceinHarreville-les-chanteurs ture de 4 km de remparts ne constitue Goncourt ndelot pas le seul atout du secteur et bien d’auancheville tres détails valent le détour. Car à LanGonaincourt aines Illoud gres, le patrimoine est roi. Jugez-en pluBourmont tôt : la place Diderot où trône la statue de l’encyclopédiste, la cathéSabot x NANCY de Vénus drale Saint-Mammès édifiée au -METZ XII e siècle, la superbe maison LAMARCHE Renaissance et les tours de 1 Navarre et d’Orval, édifices 3 A Verbiesles défensifs par excellence, Mandres GR7 9 42 la-Côte D4 sont autant de sites D 1 7 Thivet Serqueux Is-en-Bassigny à ne pas manquer. Nogent Aigremont Vignoble Tufière de Coiffy BOURBONNE-LES-BAINS Pour faire le tour de Rolampont Montigny-le-Roi Pouilly-en de Langres, il Bassigny Rolampont vous faudra Faverolles LUXEUIL Damrémont plus d’une jourLaneuvelle Fresnes-sur-Apance

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Maconcourt

née; d’autant qu’en été, les Hallebardiers transforment les rues en scène de théâtre et vous plongent dans le tourbillon de l’histoire. Prévoyez-y donc une étape conséquente. Le conseil vaut aussi pour Joinville. En flânant dans la ville des ducs de Guise, la grandeur passée de Joinville se devine. Les constructions anciennes parlent d’elles-mêmes : les ruines du château médiéval, le château Renaissance et ses jardins, les maisons à pans de bois, l’Auditoire, le quai des Peceaux et la statue de Jehan de Joinville, chroniqueur de Saint-Louis, donnent à la cité beaucoup de cachet. Un peu plus à l’ouest, le château de Cirey-sur-Blaise où Voltaire séjourna, vous invite à lire une page de la littérature française. A Colombey-les-Deux-Eglises, l’histoire de France vous enveloppe. Le géné-

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BESANÇON

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Le CDTT, partenaire de vos loisirs Pour préparer votre séjour, obtenir le document “Confidences” qui présente l’ensemble des activités disponibles en HauteMarne, et des renseignements sur les solutions d’hébergement (gîtes, camping, hôtels…), le Comité départemental du tourisme et du thermalisme (CDTT) pourra vous fournir une aide précieuse. La plupart des documents de promotion (cyclotourisme, escalade, fiches randonnées) sont disponibles sur le site (CDTT) : www.tourisme-hautemarne.com. N’hésitez pas à prendre contact avec ce partenaire indispensable pour vos vacances ! Contact : CDTT - 03.25.30.39.00 Courriel : cdt@tourisme-hautemarne.com

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DOSSIER

S’amuser en famille Les vacances sont bien souvent l’occasion de se retrouver en famille et de se divertir ensemble. La Haute-Marne est un grand espace de découverte et de jeux pour les petits et les grands. Dans ce domaine, quelques sites sont à voir absolument : le Parc aux daims de Châteauvillain, le parc animalier de la Bannie et l’arboretum de Bourbonne-lesBains, le labyrinthe végétal de Pérusse, le cyclorail à Chantraines. Et puis à l’exemple d’Aventure Parc à Guyonvelle, un parc d’attractions dans les arbres “Accrobranche” se développe près du Der. Enfin, les balades, à pied, à cheval ou à vélo, au bord du canal de la Marne à la Saône, des rivières ou des lacs, les sports nautiques tels que le kayak, la voile ou le jet-ski feront également l’unanimité !

ral de Gaulle semble toujours présent. La maison familiale de la Boisserie où se trouve son bureau personnel, la Croix de Lorraine qui surplombe le village et la tombe du premier Président de la 5 e République attirent toujours beaucoup de visiteurs. Chaumont, ancienne cité des ducs de Champagne, n’est pas en reste : les rues bordées de tourelles, les remparts, le musée de la crèche, la maison du livre et de l’affiche, le viaduc permettent d’occuper agréablement les journées d’été. Et que dire du Bassigny, sinon qu’il revendique avec raison son statut de terre de tradition et d’histoire, notamment parce qu’il a vu naître

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quelques-uns des plus fameux personnages haut-marnais : Louise Michel, Bernard Dimey et les frères Goncourt. Le Bassigny a aussi vu se développer dans les siècles passés une importante activité coutelière. La mémoire de ce savoirfaire se perpétue à l’espace Pelletier, le musée de coutellerie de Nogent, et dans les échoppes discrètes de quelques ouvriers couteliers. Bien plus au nord enfin, les fontes d’art tiennent le haut du pavé. Issues des hauts fourneaux, elles témoignent du prestigieux passé industriel de la Haute-Marne. A Sommevoire, Wassy, Dommartin-leFranc ou Saint-Dizier, des musées et des promenades découvertes permettent de prendre connaissance de cet aspect si noble de la métallurgie. Et puis, l’art nouveau, qu’Hector Guimard a emporté jusqu’à Paris, orne les balcons et les façades des rues de Saint-Dizier.

Citons encore les maisons et églises à pans de bois qui confèrent au pays du Der comme un air de Normandie, ainsi que l’abbatiale et les haras nationaux de Montier-en-Der, les

châteaux de Dinteville, de Reynel ou du Pailly et arrêtons là cet inventaire à la Prévert, forcément incomplet.

Nature et loisirs : plongée dans un océan de verdure Plus que n’importe où dans le département, la nature et les loisirs sont rois au nord. Preuve vivante et vivifiante : le lac du Der, réserve d’eau artificielle, qui offre d’inépuisables ressources en termes de loisirs estivaux : plages, baignades, sports nautiques, promenades, observation d’un milieu ornithologique et floral unique. Plus au sud, quatre lacs artificiels (lac de la Liez, de la Mouche, de Villegusien et de Charmes) qui encerclent Langres aux quatre points cardinaux et constituent autant de bases nautiques, sont un peu le pendant du Der. Une destination originale pour s’offrir un séjour à budget raisonnable et dans des conditions de confort idéales. Traversant tout le département, le canal de la Marne à la Saône bénéficie d’aménagements très appréciables : les ports et haltes nautiques de Chaumont, Viéville ou Champigny-les-Langres pour les plaisanciers, le chemin de halage pour les randonneurs et les pêcheurs. Pour les loisirs résolument sportifs, tous les espaces haut-marnais vous accueilleront avec autant de bonheur. Des sentiers de randonnée, à parcourir à pied, à cheval ou à vélo, permettent de découvrir les espèces d’orchidées sauvages rares, à ne toucher qu’avec les yeux, de marcher dans les pas de Jean-


ne d’Arc. Le Bassigny, l’Amance et l’Apance, terroirs d’émeraude, sont de véritables paradis pour les randonneurs et les pêcheurs, sillonnés de nombreux sentiers et d’innombrables cours d’eau. Le passage sur ces terres constitue un inoubliable pèlerinage au cœur d’une nature sauvage et paisible. A découvrir également au sud-est, les thermes de Bourbonne-les-Bains dont les eaux ont des vertus thérapeutiques reconnues depuis 2 000 ans. Rhumatismes, arthrose, décalcification et fractures se dissoudront dans des eaux miraculeuses. La cité de Fayl-Billot a développé l’art de la vannerie et s’enorgueillit de la présence sur ces terres de l’Ecole nationale d’osiériculture et de vannerie. Paniers et coffres de charme y sont prêts à vous livrer leur secret de fabrication. Et puis, impossible d’évoquer la HauteMarne sans parler de ses forêts. Un peu partout dans le département, les massifs boisés déploient leur vert manteau. Tout autour d’Arc-en-Barrois et de Châteauvillain, la forêt est reine. La marche et l’observation de la faune se pratiquent en toute simplicité, sans qu’un équipement particulier ne soit requis tant la proximité avec la nature est grande. Laissez-vous tenter !

Terroirs et traditions : étapes gourmandes pour séjour gastronomique ! Les terroirs haut-marnais sont aussi grands producteurs de produits rares et de qualité. Les fromages tels que le Langres sont nombreux. La plupart sont

Pour bien préparer votre séjour ! Bien entendu, ce dossier ne peut présenter de façon exhaustive l’ensemble des activités accessibles en Haute-Marne. Ligne Directe reviendra sur d’autres possibilités de loisirs dans son numéro de juin. En attendant, pour plus de renseignements, vous pouvez contacter les offices de tourisme et les syndicats d’initiative : A Andelot : 03 25 03 78 60 A Arc-en-Barrois : 03 25 02 52 17 A Bourbonne-les-Bains : 03.25.90.01.71 bourbonne.le.bains@wanadoo.fr Site Internet : www.bourbonne-thermes.fr fabriqués avec le lait des vaches qui paissent sur le plateau de Langres. Vous aurez aussi la surprise de découvrir une production de foie gras locale de très bonne tenue. Et pour l’accompagner, de précieuses truffes trouvées par les chiens truffiers. Bien sûr, le gibier est aussi à la carte : biche, chevreuil ou sanglier au choix. Une originalité : le moulin de Thonnance-les-Joinville où s’épanouit un élevage de grande qualité et unique en France. Ses écrevisses à pattes rouges feront le bonheur des gourmets. Pour le sucré, le cugneux de Montier-enDer, les Caissettes de Wassy et l’Idéal chaumontais constituent un sympathique plateau de desserts. La Haute-Marne produit aussi ses boissons : rubis de groseilles, vins de Coiffy ou de Montsaugeon, bière Choue, champagne de Rizaucourt et d’Argentolles ou liqueurs de Millières. Il y en a pour tous les goûts. Et, si la curiosité culinaire ou plus simplement la gourmandise vous anime, vous pourrez faire un séjour de toutes ces étapes.

A Châteauvillain : 03 25 32 99 22 A Chaumont : 03.25.03.80.80 office-tourisme.chaumont@wanadoo.fr A Chevillon : 03 25 04 95 70 A Clefmont : 03 25 31 39 17 office-tourisme2@wanadoo.fr A Colombey-les-Deux-Eglises : 03 25 01 52 33 colombeylesdeuxeglises-tourisme @wanadoo.fr A Doulevant-le-Château : 03 25 94 71 52 A Joinville : 03 25 94 17 90 office-tourisme-joinville@wanadoo.fr Site Internet : www.joinville-tourisme.com A Langres : 03.25.87.67.67 tourisme.langres@wanadoo.fr Site Internet : www.paysdelangres.com A Montier-en-Der : 03 25 04 69 17 OTSI.Montier.en.Der@wanadoo.fr A Nogent : 03 25 03 69 18 syndicat-d-inititative-otsi@wanadoo.fr Site Internet : www.villedenogent52.com A Poissons : 03 25 94 51 78

Thomas ROUSSEZ

A Saint-Dizier : 03 25 05 31 84 otsi.saintdizier@wanadoo.fr Au Lac du Der, à Giffaumont-Champaubert : 03 26 72 62 80 – info@lacduder.com Site Internet : www.lacduder.com Au Pays de la Vannerie, à Fayl-Billot : 03.25.88.19.62 office-du-tourisme2@wanadoo.fr A Wassy : 03 25 04 08 71 LIGNE DIRECTE - avril/mai 2005

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Artisanat

beaux claviers De

au pays de Voltaire

Jan et Margaret De Bruin, ainsi que leur fils Jan-Pieter, ont ouvert un atelier de réparation de pianos à Cirey-sur-Blaise il y a plus de 10 ans. La famille d’origine hollandaise rénove, répare, accorde des pianos partout en Europe.

D

e l’ancien café du village, la maison des De Bruin a gardé l’atmosphère chaleureuse. C’est là que la famille d’origine hollandaise vit, entourée de chats, de chiens... et de pianos. Depuis qu’elle réside en France, la famille s’est investie à fond dans son activité. L’ambiance de la maison pourrait inspirer une réclame à l’ancienne : “Maison De Bruin, accorde, règle, répare et restaure tous types de piano”. Ces étapes, les De Bruin les connaissent toutes : les instruments n’ont - presque plus de secrets pour eux. L’atelier-salon est encombré. Pianos entiers, sur leurs pieds ou posés sur le dos, carcasses trônent dans la pièce. Impossible de passer à côté du métier de la passion - de Jan et Margaret De

Margaret De Bruin travaille également dans l’atelier familial.

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Jan De Bruin accorde lui-même les pianos qu’il répare.

Bruin. “On a commencé en 1991, se souviennent-ils. Avant, on faisait dans le conseil en ressources humaines”, continue Jan sans pouvoir dissimuler un sourire narquois. Changement de cap radical pour le couple. Il quitte les Pays-Bas, va se former à Alès, dans le Gard, “une très bonne école”. Margaret complète sa formation par un passage chez les compagnons. Des voyageurs, mais “quand on fait ce métier, on est obligé de se déplacer. Du nord des Pays-Bas à Biarritz, de Brest à Berlin, on va où le travail se présente”, explique Margaret.

Un animal vivant La prise de contact est toujours la même. “D’abord, on analyse l’instrument. C’est comme en mécanique auto”, explique JanPieter, le fils De Bruin, en formation d’accordeur-réparateur. “Sur place, on fait un devis de réparation. Si le client accepte, on vient chercher l’instrument avec un robottransporteur de pianos”, explique Jan. Une fois chez eux, ils mettent la bête “à l’isolement. Il faut que le piano s’acclimate.” Comme un animal vivant. Ensuite, ils préparent le travail. “On vérifie l’état des pièces, on regarde ce qu’on peut faire tout seul. Le reste, ça part dans des ateliers spécialisés”, explique Jan. Comme les marteaux. “Leur feutrage est délicat : s’il est trop abîmé, il faut refaire le jeu entier. Il y a certaines choses pour lesquelles on n’est pas assez efficaces”, reconnaît-il avec honnêteté. Une fois les pièces revenues, il faut les

monter. Et avec minutie, Jan, Margaret et Jan-Pieter se penchent sur les instruments.

Récupération Dans l’atelier installé, Jan ponce le feutre des marteaux “récupérables”, change leurs ressorts. Margaret fait aussi de la récupération. “On ne peut pas mettre des touches neuves en ivoire, le commerce est interdit. Alors on cannibalise les vieux pianos”, sourit-elle. “On nettoie les pièces à l’alcool. En faisant attention au vernis.” C’est que les De Bruin aiment “coller le plus possible à la pièce ancienne”. Les techniques et matériaux évoluent, mais “quelques-unes des plus efficaces sont très anciennes. Pourquoi les changer ?”, plaide Margaret. La rénovation d’un piano n’occupe pas 24 heures sur 24. “Il faut le laisser se reposer de temps en temps”, rappelle Margaret en utilisant encore l’analogie avec un être vivant. Quand toutes les pièces sont réunies, l’instrument est entièrement remonté, réglé. “Il reste ici deux semaines, pour voir comment il se comporte”, explique Jan. Et quand son propriétaire le récupère, la famille assure le suivi. Une méthode payante : certains clients des De Bruin leur confient leurs instruments depuis leurs débuts... Georgi MIRRAN

CONTACT : MARGARET ET JAN DE BRUIN 52110 CIREY SUR BLAISE – 03 25 04 99 85


Histoire

Sommevoire ouvre les portes de son Paradis Haut-lieu de la fonte d’art, Sommevoire possède une collection unique de modèles et de moulages en plâtre que l’association des Compagnons de Saint-Pierre s’évertue à préserver.

D

e prime abord le bâtiment est plutôt d’allure modeste. Une grange aux planches disjointes assez éloignée sans doute de l’idée que certains se font du paradis. A l’intérieur pourtant, un trésor amassé au fil des années et sauvé d’une destruction certaine. Créée en 1977 pour remettre en état l’une des deux églises du village, l’association des Compagnons de Saint-Pierre met également la main sur un stock d’un millier de modèles en plâtre remisés sans ménagement dans un coin de l’usine d’où sont sorties bon nombre de statues qui ornent encore de nombreuses villes dans le monde. Un patrimoine que l’on doit au génie et à la clairvoyance d’Antoine Durenne. Lorsqu’en 1857, il devient propriétaire de l’entreprise, il a l’intuition

A l’abri des outrages du temps, une collection unique en son genre.

d’associer l’art et la fonderie en sollicitant quelques-uns des plus grands sculpteurs de l’époque. Gustave Courbet, Albert Carrier-Belleuse qui enseigna à Rodin, ou encore Auguste Bartholdi à qui l’on doit la statue de la Liberté… apportèrent leurs talents, les ouvriersfondeurs y ajoutèrent leur savoir-faire. La fonte d’art était née.

Le beau dans l’utile La commune ayant fait l’acquisition en 1988 de l’ancienne propriété du juge de paix local, elle propose d’y mettre à l’abri cette incroyable collection. Un assortiment disparate auquel s’intéresse

Sauvé de la destruction, le fonds des modèles de l’usine Durenne a trouvé refuge dans une grange, propriété de la commune.

très sérieusement le musée d’Orsay qui dresse un premier inventaire de 700 pièces que les Compagnons de Saint-Pierre tentent de restaurer. La grange reprend alors tout naturellement le nom de Paradis, terme utilisé à l’époque par les ouvriers en référence aux statues religieuses qui y étaient entreposées. Il suffit d'en pousser la lourde porte en bois pour basculer dans un univers aussi étrange qu’inattendu. Le visiteur s’y trouve accueilli par le corps majestueux d’un cheval dont la tête repose à même la terre. Des éléments épars qui ont permis la réalisation d’une statue équestre représentant Jeanne d’Arc, monument qui a d’abord trôné sur la place de la Poste à Alger avant d’être déplacée à

Sous toutes les latitudes Premier département sidérurgique de France en 1850 avant de subir la concurrence d’autres régions ou de pays étrangers, la Haute-Marne va trouver son salut en opérant une reconversion vers la fonte d’art. Les fonderies du nord du département vont devenir de véritables lieux de création pour le monde entier. Une enquête démontrera à ce propos que la fonte d’art “made in HauteMarne” est présente dans une cinquantaine de pays. De Paris à Rio en passant par Washington ou Tunis… difficile de voyager sans découvrir au détour d’une place, d’un jardin public ou le long d’une avenue, un monument issu de ce savoirfaire artistique. Chaque été à Sommevoire mais aussi à Dommartin-le-Franc, Osne-le-Val et Ecurey dans la Meuse, la Route du Fer permet de redécouvrir les richesses de cette aventure industrielle née il y a 25 siècles.

Vaucouleurs. Bustes, angelots, basreliefs, bestiaires, chemin de croix… tel un défilé de modèles immobile et silencieux, les œuvres les plus diverses sont stockées ici en attendant la véritable mise en valeur que ce témoignage unique du patrimoine artistique hautmarnais mériterait. Car si la fonderie emploie aujourd’hui quelque 300 personnes et exporte ses produits dans le monde entier, le temps semble ici être définitivement suspendu. Etienne CLEMENT

CONTACT : LE PARADIS - 03.25.94.22.05 VISITE GUIDÉE SUR RENDEZ-VOUS LIGNE DIRECTE - avril/mai 2005

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Portrait

Charbon de bois, le bon filon d’Eric Arnould

Département fortement boisé, la Haute-Marne offre de nombreux débouchés dans le secteur du bois. Exemple parmi tant d’autres avec Eric Arnould qui perpétue depuis bientôt trois ans une activité ancestrale, la fabrication de charbon de bois.

L

es automobilistes qui quittent Montier-en-Der pour gagner le lac du Der auront sans doute remarqué de temps à autre un long panache de fumée épaisse et blanche qui s’élève au-dessus des arbres en direction de Droyes. Ce n’est pas la forêt qui brûle mais simplement Eric Arnould qui vient d’allumer un de ses fours. Établi au hameau du Voy, il s’est lancé dans cette activité en mai 2002. Auparavant gérant d’une station service, Eric souhaitait se reconvertir dans un travail en lien avec la nature. Il commence à s’intéresser à la question de la fabrication du charbon de bois. “Je ne pensais même pas qu’on pouvait en faire un métier. Au début, je ne savais pas trop où j’allais. Je suis allé voir plusieurs fabricants qui m’ont

La cuisson du bois se déroule dans d’énormes fours de 6 m2

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Ancien gérant d’une station-service, Eric Arnould s’est reconverti dans la fabrication de charbon de bois.

apporté leur expérience et donné quelques conseils pour démarrer” explique-t-il. Progressivement, Eric Arnould apprend les bases du métier de charbonnier. Ecouter la musique de ses fours, déchiffrer la couleur des fumées, éviter les retours de flammes… autant d’indices qui lui permettent de dompter la cuisson afin d’obtenir un produit de la meilleure des qualités.

Du producteur au client D’un volume de 6 m , chacun des fours contient quatre stères de bois. Eric Arnould utilise principalement du merisier (80%) mais aussi du hêtre (15%) et enfin du chêne (5%), une essence qui donne un très bon rendement mais qui reste très friable après cuisson. Une fois chargé, le four est allumé avant d’être refermé. La combustion durera ensuite six heures en moyenne. La température atteignant jusqu’à 800 degrés au plus fort de l’opération, il faudra ensuite deux jours pour pouvoir soulever le couvercle du four et accéder au charbon de bois. Une recette qui paraît relativement simple mais qui exige une maîtrise parfaite des éléments. “Lorsqu’un four est bien travaillé, il produit en moyenne 1 300 litres de 2

charbon” souligne Eric Arnould. La production s’étale sur neuf mois dans l’année. L’été est la meilleure période de production, les conditions climatiques favorisant la cuisson. Reste ensuite à Eric Arnould à tamiser son charbon pour ne conserver que les briquettes avant de les mettre en sacs de 10, 20 et 50 litres. Ainsi fait, l’acheteur est garanti de ne trouver que du charbon de bois propre à la consommation. “Un client satisfait est un client qui revient” affirme avec conviction Eric. Et ça marche puisque son activité est en progression constante. La production devrait passer de moins de 4 000 sacs en 2004 à 6 000 cette année, un nouveau hangar de stockage est en prévision. Autant d’éléments qui font dire aujourd’hui à Eric Arnould qu’il ne regrette en rien le choix fait il y a trois ans. Et à l’heure où les barbecues réapparaissent, les particuliers qui se fournissent chez Eric Arnould ne s’en plaindront pas ! Etienne CLEMENT

CONTACT : ERIC ARNOULD - HAMEAU VOY - 52220 DROYES - 03 25 56 54 19

DU

Vieux comme le monde Aujourd’hui réservé à la cuisine et à la restauration, le charbon de bois fut de tous temps un combustible très utilisé. Dès le Moyen-Age les artisans l’employaient pour ses qualités calorifiques. Les forges et les hauts-fourneaux de Haute-Marne ont été également de très gros consommateurs de charbon de bois. Grâce à sa pureté, il permettait de produire des matériaux en fer de meilleure qualité. Celui-ci sera néanmoins remplacé par la houille au cours du XIX e siècle, la dernière fonderie à fonctionner au charbon de bois étant celle d’Allichamps. La fabrication du charbon de bois nécessitant une présence constante, le charbonnier et sa famille s’installaient au milieu des bois et vivaient souvent dans des conditions très difficiles.


Curiosité

la

La main à

pâte… verte

Franck Henry mène une double vie. Il travaille en entreprise à Saint-Dizier, mais se réalise dans son hobby : la sculpture de figurines fantastiques. Une passion qui lui a ouvert les portes de l’un des meilleurs fabricants de figurines en France.

C

e grand garçon de 39 ans originaire de Bourbonne-les-Bains, marié, deux enfants, partage son temps entre la chaufferie de l’usine Mc Cormick et son “atelier”, dans le salon de son appartement. Un coin de bureau qui héberge aussi l’ordinateur familial, qu’il lui a suffi d’aménager. Bien rangés dans des boîtes : ses outils. La plupart sont fabriqués maison : en caoutchouc pour le lissage, de dentiste pour les formes, scalpels pour les incisions... Ils lui serviront à travailler “la pâte verte” une

matière composite qui, en séchant, donne un équivalent de la résine. Entre ses doigts naissent des elfes, des voleuses, des amazones... Et même “un ogre, réalisé pour une association de jeux de rôles locale”. Mais Franck sait aussi travailler sur le réel : sa reproduction de la statue surplombant le monument de la commémoration du siège de 1544 de Saint-Dizier en témoigne.

Un don sollicité “Depuis tout petit, je sculpte des figurines en bois, des petites femmes pour moi et mes copains”, sourit Franck. “Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours sculpté des trucs...” Un hobby qui, allié à sa passion pour les jeux de figurines, lui a permis de réaliser une part de rêve. Début 2003, Franck retourne dans un salon parisien pour présenter ses “deux plus belles” figurines à un fabricant. “Je voulais savoir si ce que je faisais valait le coup”, explique-til. Bingo ! Thierry Crabouillet, patron de Fenryll, l’une des entreprises fran-

Appliqué, Franck donne vie à ses personnages taillés dans la “pâte verte”.

Entre l’original et la figurine, le mimétisme est parfait.

çaises les plus cotées du secteur, l’engage “au contrat”. Franck doit lui fournir des séries de trois figurines tous les deux mois. “Je travaille à mon rythme, le soir, quand tout le monde est couché”. Puis Fenryll les commercialise auprès des collectionneurs et des joueurs passionnés. Si dans l’immédiat, vivre de sa passion lui est impossible, Franck a dans les mains le talent nécessaire pour être remarqué. “Si demain on me propose de vivre correctement de ce métier, je plonge.” Confiait l’artiste il y a quelque temps. Georgi MIRRAN

Naissance d’un monument : D’ordinaire plus habitué aux figurines fantastiques, Franck Henry s’est imposé un nouveau défi. En exclusivité pour les lecteurs de Ligne Directe, l’artiste a fait le pari de reproduire la statue qui surplombe le monument du siège de 1544, sur la place de l’hôtel de ville de Saint-Dizier. Un travail de longue haleine dont les étapes sont détaillées ci-dessous.















 L’ossature de la figurine est composée de fil de cuivre. La résine viendra l’enrober par couches successives pour lui donner sa forme finale. La silhouette de la statue a été dessinée en arrière plan pour donner une idée du volume final.  Les premières couches ont été sculptées. La figurine va commencer à recevoir ses détails.  Parallèlement, le socle (en fait les remparts de la partie haute du monument original, Ndlr) est mis en forme.  La robe, les manches commencent à prendre de l’allure. La figurine a les traits définitifs du visage, et la couronne.  Au fur et à mesure, les détails sont ajoutés. Ici le drapé de la robe qui recouvre une partie des remparts.  La figurine est achevée. Reste à la doter de ses accessoires. Elle tient la hampe du drapeau. Le drapeau est mis en forme, son drapé étudié longuement. Une des étapes difficiles à réaliser pour obtenir le meilleur effet, mais la figurine est achevée. Le résultat est conforme à l’original.

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Patrimoine

Une richesse inestimable

En matière de patrimoine, la Haute-Marne possède un potentiel impressionnant et diversifié. Soucieux de ne pas voir dépérir cette richesse, le Conseil général s’efforce de mettre en valeur les éléments de ce patrimoine. Retour vers le passé. Le site d’Andilly est l’un des plus exceptionnels de l’est de la France.

V

eiller sur les monuments et les objets d'art anciens, telle est la mission du service de la conservation du patrimoine. Passionnés et dévoués, deux personnes travaillent au sein de ce service et portent une attention toute par-

Les thermes remarquablement conservés de la villa gallo-romaine d’Andilly.

ticulière aux témoignages du passé : Hélène Billat-Fulmai et Marc Barbier. La première s'occupe plus particulièrement de l'inventaire du patrimoine bâti et mobilier et de la valorisation de la “carte architecturale". En tant que conservateur des antiquités et objets d’art, elle s'intéresse au suivi des opérations de restauration des meubles, tableaux et autres sculptures, éléments

du patrimoine mobilier protégé ou non. Enfin, Hélène Billat-Fulmai s'efforce de faire découvrir les richesses historiques du département, en publiant des recherches, en alimentant le site Internet www.patrimoine-cg52.org ou en organisant des expositions. Ses interlocuteurs privilégiés sont les communes, les propriétaires privés qui sont à la recherche de solutions pour valoriser leurs pièces anciennes... De nombreux projets sont en cours : l'inventaire topographique du patrimoine du canton d'Arc-en-Barrois, le recensement du patrimoine mobilier du département et la publication d'un “itinéraire du patrimoine” sur le château du Grand Jardin.

La villa gallo-romaine d’Andilly Quant à Marc Barbier, en tant que conservateur départemental du patrimoine, il s'occupe de l'inventaire des collections. Il remplit une mission de conseiller technique lors de découvertes archéologiques et en matière de patrimoine industriel.

Retable restauré Une des opérations de valorisation menées en 2003 par la conservation du patrimoine a consisté à mettre en ligne les résultats d’une recherche menée sur l’artiste langrois Antoine Besançon et le retable du Martyre de saint Hippolyte classé monument historique. Conservée dans l'église de Baysur-Aube et récemment restaurée par l’Etat, la Région, le Département et la commune, cette pièce exceptionnelle où sculptures polychromes et dorées ont retrouvé leur lustre d'antan, fait la joie des visiteurs de l'église.

Protéger le patrimoine De nombreux biens mobiliers ou immobiliers échappent au classement des monuments historiques. Qu'ils soient la propriété de particulier, d'association ou de communes, ils peuvent eux aussi prétendre à des aides pour la restauration. Et dans ce domaine, la conservation du patrimoine peut jouer un rôle d'expert particulièrement utile. Pour tout renseignement : Conseil général - Service de la conservation du patrimoine - 03 25 32 88 50 helene.billat@haute-marne.fr

Son dossier le plus important: la villa gallo-romaine d'Andilly. Il veille à la protection et à l'animation du site. Son objectif : comprendre au mieux cette villa (ancienne ferme de 10 à 12 hectares), seul complexe de ce type visitable dans l'est de la France. Car ce site présente un réel intérêt scientifique, touristique et économique. La reprise des fouilles, les études successives et le tourisme devant y générer de l'activité. Pour mettre en valeur ce site, le Conseil Général finance les travaux à la hauteur de 150 000 €. Cet argent permettra de réaliser des aménagements, de poursuivre les études et sonder d'autres zones. Et qui sait ? Peut-être y découvrira-t-on quelques pièces rares ? Pour Marc Barbier, “la reprise de fouilles structurées permettra de clarifier des zones d'ombre pour promouvoir ce site au-delà des limites de la Haute-Marne”. Frédéric THEVENIN

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Découverte

Si Dimey m’était chanté La 5e édition du Festival Bernard Dimey qui se déroulera du 30 avril au 10 mai, promet, encore une fois, d’être un bel hommage à l’artiste de Montmartre. Du beau monde se partage l’affiche. Des artistes liés par une seule et même passion : les textes du Nogentais de naissance, Bernard Dimey. Tour d’horizon des trente spectacles au programme.

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a plupart des artistes du Festival 2005, comme ceux des années précédentes d’ailleurs, ne sont pas ou peu connus d’où la difficulté pour les organisateurs de faire venir le public. “Leur nom ne dit rien à beaucoup de gens. Pourtant la qualité des spectacles n’en est pas amoindrie, bien au contraire, assure Annie Millet-Roquis, présidente de l’association Bernard-Dimey. Il faut oser nous faire confiance . Ces gens sont des références dans la grande famille des artistes du genre.” Les bénévoles ne ménagent pas leurs efforts d’année en année pour tenter de convaincre les Haut-Marnais de la richesse de leur département et faire connaître celui qui est longtemps resté dans l’ombre. Ils parcourent sans relâche les festivals comme celui d’Avignon, à la recherche d’amoureux de Dimey,

Sophie Terol, artiste insolite, sera présente le 6 mai au festival Bernard Dimey

investissent écoles, hôpitaux, CAT, maisons de retraite, milieu rural pour faire (re)découvrir au public la magie de ses textes. “Le bouche à oreille marche bien aussi. Tout le monde se connaît parce qu’ils sont animés par le même amour des chansons à texte”, ajoute la présidente.

Débat novateur Cette année, la densité du programme prouve que l’engouement et la motivation des bénévoles sont toujours aussi vifs. Il débutera le 30 avril avec en ouverture, Romain Didier, prix Charles-Cros, comme Bernard Dimey. Ce poète qui a travaillé avec Nicole Croisille et Allain Le-prest, entre autres, proposera une prestation mêlant moments de vie chantés et morceaux de qualité au piano. Le lendemain, les organisateurs innoveront avec un débat sur la chanson francophone, animé par des pointures : Stéphane Hirschi, Docteur d’état et professeur en cantologie (étude des textes et du chant), Annie Massy, Docteur en troisième cycle, auteur de “Jacques Brel ou la difficulté d’être Belge”, Patrick Valérian, auteur-compositeur-interprète, auteur “La chanson française de 1730 à nos jours” et Marie Bobin, auteur d’une maîtrise sur les textes de Dimey. S’en suivront neuf jours de spectacles non-stop (certains joués plusieurs fois à des endroits différents) où poèmes, chansons, mélodies et textes seront à l’honneur. Mardi 10 mai (ça ne s’invente pas), Richard Bohringer

clôturera la cinquième édition du festival, en lisant des textes choisis dans l’œuvre de Bernard Dimey. Avis aux amateurs de beaux textes. Romane GOMAR Retrouvez le programme complet du festival Dimey dans la partie “Agenda” de l'Entracte (page 15).

Dimey en quelques dates • 16 juillet 1931 : naissance à Nogent. • 1942-1946 : interne au collège de Joinville. • 1946-1947 : lycéen à Chaumont. Premières publications dans les Cahiers haut-marnais. Un premier roman “Le marchand de soupe”. • 1947-1948 : Ecole normale de Troyes. • 1950-1951 : rencontre avec JeanJacques Kihm, professeur de philosophie. Il fonde avec lui la revue littéraire Mithra. • 1954 : parution d’un premier recueil de textes “Requiem à boire”. • 1959 : premiers textes de chansons interprétés par des artistes de renom. • 1962 : enregistrement de Syracuse par Salvador Dali. • 1959-1981 : écrit plus de 1 000 chansons dont 130 ont été enregistrées et 70 interprétées. • 1er juillet 1981: mort de Bernard Dimey. • Depuis 1981, nombreux ouvrages et hommages posthumes.

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Gastronomie

Parfums de Russie à Braucourt Installée à quelques encablures du Der, Tatiana Lacour gère l’Auberge du Lac. Un restaurant où il est possible de découvrir la cuisine russe tout en croisant quelques-uns des plus grands sportifs de l’ex-URSS.

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ative de Kiev et ingénieur en informatique de formation, Tatiana Lacour a quitté l’Ukraine il y a une quinzaine d’années pour rejoindre la Haute-Marne. Depuis un an, elle y a repris l’Auberge du Lac à Braucourt, l’unique café-restaurant du village où l’on venait déjà taper la belote au début du siècle dernier. Fidèle à ses origines, la nouvelle gérante y a aménagé un intérieur qui rappelle la chaleur des ambiances slaves. Au diapason de la décoration, la cuisine mitonnée par Tatiana Lacour fait également honneur aux saveurs

Originaire de Kiev, Tatiana Lacour a repris depuis plusieurs mois la gérance de l’Auberge du Lac à Braucourt

j’y vivais encore, nous n’avions pas beaucoup de produits alimentaires et nous étions obligés de faire beaucoup de choses par nous-mêmes” explique Tatiana qui a appris les premiers rudiments culinaires dans les cuisines collectives des appartements communautaires. Quelque peu intrigués par ces noms aux consonances exotiques, ses clients sont très vite tombés sous le charme de ces saveurs venues d’ailleurs. Le traditionnel steak-frites a donc rapidement cédé sa place aux Pelmenis, des oreillettes de pâte fraîche farcies à la viande de bœuf et de porc hachée. Des gourmandises qui font notamment le bonheur des enfants.

Rendez-vous de stars

Comme ici avec la championne olympique Yana Klochkova, Tatiana Lacour est en quelque sorte l’ambassadrice des sportifs de l’ex-Urss

venues de l’Est. Sur la carte : Goloubtsis, Koulibiac de poisson, gâteau aux pavots ou encore l’assiette de Borth, la traditionnelle soupe non moulinée à base de légumes divers et de viande. Autant de mets familiaux qui font habituellement le bonheur des meilleures tables de l’exURSS. “En Ukraine, les femmes sont de bonnes cuisinières par obligation. A l’époque où 20

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Le bilan de cette première saison d’ouverture est plutôt positif. Profitant du bouche à oreille, l’auberge a connu une bonne fréquentation notamment durant les mois d’été où le Der fait le plein. A l’avenir, Tatiana envisage d’embaucher une cuisinière pour la seconder et ainsi se consacrer davantage à l’accueil de ses clients, qu’ils soient anonymes ou célèbres. Membre du cercle des créatrices d’entreprise, très investie dans la vie associative et plus particulièrement dans les milieux sportifs, Tatiana Lacour

a en effet noué de nombreux contacts avec les athlètes des pays soviétiques, au point de devenir, en quelque sorte, leur ambassadrice en France. “J’ai d’abord été sollicitée pour accompagner des coureurs ukrainiens qui participaient au marathon de Saint-Dizier” explique-t-elle. Sur les murs du restaurant, les convives peuvent ainsi “croiser” Sergueï Bubka, le tsar de la perche ou Alexandre “Sacha” Zavarov qui connut son heure de gloire sous le maillot rouge de l’équipe de football d’Union soviétique et sous celui, blanc et noir, de la Juventus de Turin avant de devenir durant quelques années l’entraîneur de Saint-Dizier. Dernièrement c’est une autre grande star de la natation qui s’est offert un petit crochet par Braucourt. Venus y déguster un succulent bœuf Stroganoff, certains clients ébahis ont pu côtoyer Yana Klochkova, double championne olympique et qui détient le record du monde du 4 nages, elle aussi attirée par la délicieuse cuisine de Tatiana. Et même si vous n’êtes pas un célèbre athlète, Tatiana vous accueillera avec chaleur. Raison de plus pour se laisser tenter par les délicieuses saveurs venues de l’Est. Etienne CLEMENT

AUBERGE DU LAC 11 RUE DU SOUVENIR 52290 BRAUCOURT TÉL/FAX : 03 25 55 96 85


Ruralité

Ces Ardennais du Bassigny

Le Bassigny est, de longue date, une terre de cheval. Aujourd’hui comme hier, des chevaux de race ardennaise trottent paisiblement dans les prés de ce terroir haut-marnais. Retour sur l’histoire du cheval en terre bassignote. A la recherche de la meilleure race Vers 1830, la Haute-Marne compte trois races locales de chevaux. Ceux du Bassigny sont grands et solides. Plus beaux que le cheval comtois avec leur superbe robe rouanne, ils ont beaucoup de crin, y compris sur les pattes. Achetés par les marchands du Bassin parisien, ils servent à l’agriculture des régions céréalières ou sont vendus à Paris pour les services des différents ports fluviaux notamment. Ceux des bassins de Marne et du Rognon sont plus petits, mais d’une très grande rusticité et d’une santé infaillible. Ils ont les oreilles tombantes. L’intrépidité et la force de cette race sont très appréciées pour le roulage, jusque dans le Dauphiné.

Les concours donnent lieu à des démonstrations de dressage.

Mais on ne sait pas encore que vers 1960, le tracteur fera disparaître toute trace des races locales et mettra même l’existence de l’ardennais en péril. Il ne doit sa survie qu’à quelques passionnés et, ironie du sort, aux amateurs de viande chevaline ! Car on continue à l’élever pour sa chair, même si beaucoup de passionnés avouent flatter son doux museau. Blandine VUE

A NE PAS RATER : LE CONCOURS DE CLEFMONT : PREMIER WEEK-END DE JUILLET, CONCOURS D’ATTELAGES LE DIMANCHE APRÈS -MIDI. LE CONCOURS DE MONTIGNY : DERNIER DIMANCHE DE SEPTEMBRE. A VISITER ÉGALEMENT : LES HARAS NATIONAUX DE MONTIER-EN -DER Plus petit encore, le cheval du Bassin de l’Aube et de l’Aujon est également vendu dans les Alpes. Sobre, agile, mais trop petit pour le transport, il ne sert qu’à l’agriculture.

Des foires florissantes A Montigny, les foires agricoles où sont vendus les chevaux et autres animaux de ferme, sont de plus en plus nombreuses, de 6 au début du 19e siècle, elles passent à 14. Vers 1900, 18 000 bêtes, dont 3 600 chevaux, transitent chaque année par Montigny. La gare de Meuse est vite encombrée ! Langres suit de peu avec 2 400 chevaux annuels alors qu’à Rochetaillée ou Rolampont, l’absence des chevaux en 1902 signe l’extinction du commerce des petites races. Même s’il ne reste rien de ces foires, les concours agricoles, nés en 1906, grâce à la Fédération des Eleveurs du Bassigny perpétuent ces rassemblements. De nos jours, on rencontre essentiellement des ardennais dans les pâtures du Bassigny. Monsieur Dongois, agriculteur à Peigney, serait le premier à les avoir introduits dans la région, vers 1900. Doux et dociles, ils deviennent rapidement les chevaux préférés des éleveurs bassignots.

Renommés jusqu’à Paris ! Le véritable renouveau de l’élevage de chevaux est tout récent en Haute-Marne. Pourtant, le département produit des chevaux si remarquables qu’ils se distinguent non seulement au concours de Montigny, Clefmont ou Vittel, mais aussi au salon de l’agriculture à Paris. Certains ont su faire preuve de dynamisme pour faire vivre des cheptels allant jus-

qu’à 45 juments poulinières. Très apprécié pour sa douceur et son intelligence, l’Ardennais est très prisé pour le dressage, la traction, le débardage, l’équitation, la participation à des films, les balades en roulottes, la route du poisson… Ceci permet à la race ardennaise d’envisager sereinement son avenir.

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