Issuu on Google+

Pourquoi nous n’irons pas à manifester le 16 décembre La Chambre a lancé une gigantesque campagne de communication politique contre les projets gouvernementaux, abondamment relayée – matraquée ?- en interne et impliquant nos collègues et nos étudiants... Un syndicat , qui se réveille tardivement voire inutilement , vient même d’appeler à manifester le 16 décembre, jour du vote à l’Assemblée nationale, avec la bénédiction (ou à l’initiative?) de notre directeur général, qui, après avoir offert deux mois de salaire à nos 700 collègues partis en 2015 offre généreusement une journée de congé à ceux qui sont restés … Tout ceci au nom d’une convergence ou d’une solidarité entre élus, direction générale et collaborateurs qui débouchera dès juin 2017 sur une loi de finance rectificative avec les nouveaux parlementaires. La CFE CGC est la seule organisation syndicale, lors des débats à la MEC (mission d’expertise et de contrôle de la commission des finances de l’assemble nationale) à avoir été défavorable à la baisse forte des recettes fiscales et surtout à avoir demandé l’application de la mesure compensatoire proposée par l’inspection des finances, à savoir consacrer 10% du prélèvement exceptionnel, soit 50 M€ aux mesures d’accompagnement social des réorganisations. De plus la CFE CGC a été la seule à demander et à défendre en CPN l’introduction de la notion de plan social au sein du réseau pour permettre l’application des mesures d’accompagnement prévues au code du travail et dont s’affranchissent les CCI employeurs. Rejeté par les autres organisations syndicales en CPN. Enfin La CFE CGC et à défaut de plan social, a régulièrement et jusqu’à la dernière CPN proposé une modification du statut pour autoriser les CCI à prendre des « mesures d’accompagnement aux suppressions de poste » (formation, aides complémentaires, prime de départ supplémentaire CCART…. Qui aurait permis juridiquement de résoudre le problème de non prise en compte par la CMAC de certaines primes lors de CCART sur PIF).

De qui se moque-t-on ? Halte aux manipulations ! Que les élus et le Comité de direction de la CCIR aillent donc manifester eux-mêmes, avec les 4 % de chefs d’entreprises qui daignent voter aux élections consulaires, au lieu d’envoyer au feu leurs salariés… avant de les fusiller sans hésiter lors d’un nouveau plan social – après l’élection présidentielle ? - , dont la responsabilité sera bien entendu imputée au gouvernement, actuel ou futur… Comment peut-on appeler à manifester, pour soutenir dans leur combat politique contre le gouvernement, des élus et une direction générale :

C/o GFPP – CFE CGC - Maison de la CFE-CGC - 59, rue du Rocher - 75008 PARIS


- qui bloquent nos salaires depuis 2010 - qui multiplient les plans de licenciements depuis cap 2015 - qui vendent notre patrimoine par appartement (nos grandes écoles) ou font payer sans sourciller leurs erreurs stratégiques aux collaborateurs : dernier exemple en date, la fermeture de Novancia, qui laisse sur le carreau les 150 collaborateurs de l’école. A qui le tour la prochaine fois ? - qui attendent le moment opportun – après les élections des représentants du personnel à la CPR ?pour niveler par le bas les règlements des écoles technologiques - qui portent atteinte chaque fois qu’ils le peuvent à nos conditions quotidiennes de travail, récemment encore en remplaçant nos repas équilibrés et conviviaux de la restauration collective par un sandwich bien gras payé avec un titre-restaurant et mangé sur le coin de son bureau - qui veulent revenir sur les mesures d’accompagnement à l’intégration du RSAV au régime général, au mépris des promesses solennelles faites par tous ceux (président puis présidente de CPL, viceprésident trésorier devenu président, DG, DRH) qui ont comme par hasard aujourd’hui quitté le navire, comme l’avait fait d’ailleurs celui qui était à l’origine du projet pharaonique de Novancia ?

C/o GFPP – CFE CGC - Maison de la CFE-CGC - 59, rue du Rocher - 75008 PARIS


Tract cci paris idf decembre 2016