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PREMIER MINISTRE

Pôle Stratégie, Médias et Communication Paris, le 28 mai 2013

Discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, pour la signature du Pacte de confiance entre l’Etat et les CCI, à Bercy, Mardi 28 mai 2013

Madame la ministre, Monsieur le Président Marcon, Mesdames et messieurs les présidents de chambres de commerce et d’industrie, Mesdames et messieurs, C’est avec un profond sentiment de satisfaction que je m’adresse à vous ce soir. Pour la première fois dans notre histoire, l’Etat et les chambres de commerce et d’industrie s’accordent solennellement pour reconnaître leur rôle respectif, et pour fixer les termes de leur coopération, au service de l’économie française. Depuis un an, vous le savez, le Gouvernement travaille avec méthode, cohérence, obstination, pour réussir le redressement de notre pays. Le redressement budgétaire, d’abord, qui est une nécessité impérieuse, vu l’état de nos finances publiques. Le redressement économique et productif, ensuite, afin de retrouver le chemin de la croissance et de recréer des emplois. Pour réussir dans cette tâche, le Gouvernement veut s’appuyer sur les forces vives du pays. Il a besoin de reconnaître où sont les talents et les compétences, et de leur donner les moyens de s’exercer pleinement. En échange, il attend une coopération active au service de l’intérêt commun. C’est précisément le sens du Pacte de confiance et du Contrat d’objectifs et de performances que nous nous apprêtons à signer. Voilà plus de quatre cents ans que les chambres de commerce participent au dynamisme économique de nos territoires. Leur statut d’établissements publics, leurs missions de service public sont reconnues par la loi. Et pourtant, un constat s’impose : l’Etat et les collectivités territoriales d’un côté, les chambres de commerce de l’autre, n’ont pas appris suffisamment à travailler la main dans la main. Entre les structures chargées du service aux entreprises, la dispersion des efforts se traduit non seulement par des surcoûts, mais aussi par une perte d’efficacité. Hôtel de Matignon - 57, rue de Varenne - 75007 PARIS


Personne ne pouvait se satisfaire de cette situation. Et c’est pourquoi le gouvernement et les CCI de France se sont engagés cette année dans une démarche de contractualisation, qui aboutit aux textes novateurs et ambitieux que nous signons aujourd’hui. Je remercie tout particulièrement le Président André Marcon de s’y être impliqué avec énergie, tout comme Sylvia Pinel, qui en a pris l’initiative avec Arnaud Montebourg. Je tiens à vous le dire ici, mesdames et messieurs : l’Etat vous accorde sa pleine confiance. Il reconnaît aux chambres de commerce leur rôle éminent de corps intermédiaires, de représentants des entreprises au niveau local comme au niveau national. A ce titre, vous êtes les interlocuteurs privilégiés de l’Etat et des collectivités territoriales, et les relais tout aussi privilégiés des politiques publiques auprès des entreprises. Cette confiance, nous avons eu l’occasion d’en témoigner au cours des derniers mois. Dans le cadre du pacte de compétitivité, mon gouvernement a pris des mesures inédites pour soutenir l’activité économique et l’emploi. Et je vous ai moi-même demandé d’aider les entreprises à s’en saisir. Le Pacte de confiance confirme que les missions qui sont les vôtres sont des missions de service public. La première d’entre elles, c’est le soutien à la création et au développement d’entreprises : des annonces fortes ont été faites à ce sujet lors des Assises de l’entreprenariat. Mais vous êtes également chargés d’accompagner les mutations économiques, d’aider les entreprises à s’internationaliser, de participer à la formation initiale et continue des travailleurs. Nous sommes tous convaincus que la croissance repose en premier lieu sur les entreprises, leur dynamisme, leur capacité à innover et à conquérir de nouveaux marchés. Elle repose aussi sur la stabilité juridique et fiscale, dont les entreprises ont absolument besoin. Les CCI disposent d’un atout maître pour accomplir leurs missions : je veux parler de leur ancrage territorial. Partout en France, grâce à un réseau exceptionnel, elles sont en mesure de répondre aux besoins des entreprises. Cela requiert bien sûr une parfaite coordination avec les autres acteurs locaux, à commencer par les collectivités territoriales et les services déconcentrés de l’Etat. Le Pacte prévoit des engagements en ce sens, je m’en félicite. Enfin, les chambres de commerce, comme tous les organismes publics, doivent prendre part à l’effort de modernisation de l’action publique engagé par mon gouvernement. J’ai déjà eu l’occasion de le dire : l’objet de la MAP, ce n’est pas de tailler indistinctement dans les dépenses, même si des efforts budgétaires sont indispensables. C’est de répondre plus efficacement aux besoins des Français. Chaque euro dépensé doit être dépensé utilement. Vous participez à ces deux processus essentiels que sont la revue des aides aux entreprises, et la revue de l’accompagnement à l’internationalisation des entreprises. Et je m’engage à vous consulter sur les conclusions opérationnelles à tirer de ces revues, notamment au plan budgétaire. Je m’engage aussi à garantir la visibilité de vos ressources dans la durée. Et d’ores et déjà, je peux vous annoncer que le principe d’une taxe affectée au financement des CCI ne sera pas remis en cause. Confiance, engagement, coopération, efficacité : tels sont les mots qui résument l’esprit du Pacte que nous concluons aujourd’hui. Mesdames et messieurs, je vous remercie de vous être associés à cette démarche. Et je ne doute pas qu’elle portera ses fruits. La France est forte Hôtel de Matignon - 57, rue de Varenne - 75007 PARIS


lorsqu’elle se réunit ; lorsque les forces vives du pays travaillent de concert ; lorsque l’Etat assume son rôle de stratège sans piétiner les corps intermédiaires, mais au contraire en les associant au service de l’intérêt public.

Hôtel de Matignon - 57, rue de Varenne - 75007 PARIS

Discours du pm pacte de confiance  

cci france

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