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Confédération française de l’encadrement CGC

N° 1292 7 septembre 2012 ISSN 0753-0625 Bimensuel

www.cfecgc.org

La Lettre confédérale La confiance, ça se gagne ! Cette fin d’été nous fait entrer de plain-pied dans la dure réalité. Croissance en berne, chômage en nette hausse, incertitudes pour l’avenir, précarité... Tout cela pèse sur le moral. La confiance n’est pas là. La crise de la dette - privée comme publique - débutée il y a cinq ans est toujours là. La crise de la zone euro également. Rien de structurel et de concret n’a véritablement été accompli tout au moins à un échelon global et coordonné. Les symptômes ont été identifiés. Une palette de remèdes énoncés. Mais de la lutte contre l’évasion fiscale, à la manière de conduire le désendettement en passant par l’amélioration de la compétitivité pour relancer la croissance, le protocole d’ensemble n’a pas été mis en place, suivi, évalué.

bernard.vancraeynest@cfecgc.fr

Aujourd’hui, nous attendons des dirigeants politiques, à commencer par ceux de notre pays, qu’ils fixent le cap, le calendrier, la méthode. Qu’ils nous expliquent clairement pourquoi il faut sauver la zone euro. Comment. À quel prix. Payé par qui. Combien de temps cela prendra. La manière de mesurer les progrès et comment chacun en sera bénéficiaire. La CFE-CGC dit stop aux trains de prélèvements obligatoires supplémentaires que nous subissons depuis un an pour remplir le tonneau des Danaïdes ! Nous avons l’habitude d’apporter notre écot à l’intérêt général et à la solidarité. Mais nous voulons sortir du cercle vicieux où nous nous trouvons. Les prélèvements obligatoires supplémentaires signifient baisse de pouvoir d’achat et épargne de précaution qui pèsent sur la consommation avec un impact sur la croissance. Pire : lorsque le forfait social sur intéressement et participation grimpe à 20 %, nul doute que, très rapidement, l’enveloppe globale qui y est consacrée par les entreprises va baisser, remettant en cause les fondements et principes de ces mécanismes. La moindre des choses serait d’annoncer un retour rapide à un taux moins dissuasif... Pour combattre le chômage et tendre vers un taux d’activité soutenu, notamment pour les jeunes et les seniors, le gouvernement met sur la table deux dispositifs.

utilisés par tous. La CFE-CGC considère qu’il vaut mieux offrir aux jeunes une activité plutôt que les laisser livrés à eux-mêmes et à la tentation pour certains d’occupations illicites. Mais nous voulons que ces contrats soient structurés par un volet formation et professionnalisation qui leur permettent de se tourner le plus vite possible vers un emploi marchand. Les contrats de génération. L’idée du lien junior-senior et de la transmission des savoirs et expériences est séduisante. Pour que les entreprises jouent le jeu, il faut définir les conditions pratiques et souples qui encourageront le succès de cette formule. C’est le but de la négociation de ces prochaines semaines. Enfin, pour faire sauter les verrous et les blocages du marché du travail, le gouvernement souhaite que les partenaires sociaux négocient ce qui est présenté sous le vocable «Sécurisation des parcours professionnels». La sémantique est pleine de ressources ! Il y a quelques mois, on appelait cela «Accords compétitivité-emploi» que la CFE-CGC avait proposé de rebaptiser «Accords de maintien dans l’emploi». Nous y sommes prêts. Mais pas à n’importe quel prix. En l’état, il est hors de question de supprimer le droit individuel du salarié à s’opposer à une modification substantielle de son contrat de travail du fait d’un accord d’entreprise de branche. Il faut commencer par créer les conditions de la confiance ! Comment anticipons-nous les restructurations ? Comment les salariés sont-ils associés à la gouvernance des entreprises ? Quelles garanties et contreparties sont identifiées pour les employeurs comme pour les salariés afin de parvenir enfin à une réelle fluidité ? Il s’agit de recréer ce qui se pratiquait jusque dans les années soixante-dix. À savoir qu’un changement d’employeur soit vécu comme quelque chose de naturel. Pour tout cela, il faut sortir des postures et instaurer un nouveau dialogue. Vaste programme !

Bernard Van Craeynest

Les contrats d’avenir, énième formule des contrats aidés qui, depuis quinze ans, sont 1


École Obligation de résultat Le gouvernement entend «refonder l’école». L'attractivité de l'école de la République doit associer l'idée d’entreprendre et l'obligation de résultat, des notions sont vitales pour notre pays ! Pour la CFE-CGC, il s’agit de fixer et de partager un minimum pour tous : lire, écrire, compter à la fin du primaire. Si l’appel aux technologies numériques est une solution pour atteindre ces objectifs et contribuer à relancer l’activité en France rapidement, la CFE-CGC y sera favorable ! Si, par contre, celui-ci ne consistera qu’à installer des écrans supplémentaires devant les enfants, ce ne sera pas participer à l’acquisition minimum des connaissances nécessaires pour réussir dans la vie, tout bel écran que ce soit ! L’urgence est ailleurs : fixons une obligation de résultat pour les enfants, pour les parents, pour les enseignants et nos gouvernants sur ces trois piliers que sont la lecture, l’écriture et le calcul avec les outils existants. Sur ce socle devront s’articuler de manière transversale les autres activités scolaires de la journée. La CFE-CGC ajoute, dans ses priorités, l’indispensable formation tout au long de la vie professionnelle des enseignants, à l’image de ce qui se pratique dans les entreprises. La CFE-CGC préconise que le parcours de l’enseignant passe par un stage en entreprise, expérience nécessaire dans la transmission du savoir. Ce cycle acquisition et transmission des savoirs doit être mis en cohérence avec "l'économie réelle". Servons nous également de ceux qui savent, mettons en place des tutorats notamment par l’implication des seniors, nous avons les moyens à disposition. La France ne pourrait supporter que la crise se double d’une crise du savoir ! Bernard Valette bernard.valette@cfecgc.fr

Contrat de génération C’est parti ! Il était attendu. Il est le fruit des concertations bilatérales. La CFE-CGC s’était impliquée très en amont de la Conférence sociale des 9 et 10 juillet 2012. Le document d’orientation nous est donc parvenu le 4 septembre et rappelle que le contrat de génération « doit être un outil, dans les entreprises, pour améliorer nos pratiques de gestion des âges concernant les jeunes et les seniors ». Ce dispositif s’adaptera à la taille des entreprises. Dans les grandes entreprises (+ de 300) l’accord d’entreprise – qui se 2

substituera d’ailleurs aux accords seniors - devrait permettre d’être concrets, inventifs, offensifs sur l’embauche des jeunes (en CDI) ; le maintien des seniors dans l’entreprise (tutorat notamment) et l’organisation de la transmission des compétences… Dans les petites entreprises (moins de 300) il est proposé soit un accord collectif, soit un contrat individuel conclu entre le jeune embauché en CDI et le senior identifié voire même avec le chef d’entreprise. Bien évidemment, des mesures incitatives sont nécessaires pour faire bouger les entreprises ! Il est donc précisé par ce document que pour les grandes entreprises les allégements de charges (jusqu’à 1,6 SMIC) seront conditionnés à la conclusion d’un accord avant le 30 septembre 2013. Pour les petites entreprises, une aide forfaitaire sera versée pour les embauches de jeunes en CDI (pour trois ans) et pour les seniors maintenus dans l’emploi. Tout est donc mis sur la table pour que les partenaires sociaux s’emparent du sujet, mais il ne faudrait pas que ce canevas reste vide et inutile. La CFE-CGC demandera notamment pour le jeune embauché un véritable plan de formation et d’insertion, un engagement d’acquisition des compétences et, pour les seniors, une revalorisation de cette responsabilité nouvelle ainsi qu’un aménagement des postes de travail des tuteurs sollicités. Le programme est lourd pour un dispositif coûteux. L’objectif de 500 000 contrats sur le quinquennat semble presque inatteignable. Le MEDEF sera-t-il disposé enfin à créer des emplois plutôt qu’à concevoir des « mesurettes » ? La CFE-CGC fera tout pour ne pas faire du contrat génération un échec ! Marie-Françoise Leflon mariefrancoise.leflon@cfecgc.fr

Protection sociale

Développement syndical Le bureau national a pris connaissance avec satisfaction du développement du nombre de sections syndicales CFE-CGC. À la fin du premier trimestre, ces créations proviennent pour : • 59 % de l’accueil direct au sein des Unions territoriales ; •2  8 % des protocoles d’accords préélectoraux ; • 8 % du réseau. Par rapport aux fédérations, la répartition est principalement la suivante : •1  8 % pour la FFASS ; • 13 % pour la Métallurgie ; • 13 % pour le Commerce et services ; • 10 % pour les Transports ; • 10 % pour le GFPP... de certains syndicalistes de la pensée unique, sur justice, équité et redistribution renforcée ? Les vieux démons réapparaissent ! À enveloppe constante, la formule magique des rescapés de la lutte des classes c’est de taxer davantage les classes moyennes et de mettre toutes les prestations sous conditions de ressources. Tu paies plus et tu es moins protégé, tant pis pour toi si tu as fait des efforts pour progresser dans l’ascenseur social ! Cela commence à bien faire, et peut être faut-il expliquer à nouveau à ceux qui n’ont pas bien compris, que notre modèle social est aujourd’hui précieux et protecteur pour les plus vulnérables, justement parce que la classe moyenne partage les principes fondateurs de 1945, selon lesquels « chacun finance selon ses moyens, et est protégé selon ses besoins » . À trop bousculer cette classe moyenne, on va l’entraîner dans un modèle plus individualisé….les grands perdants dans ce cas de figure seraient les plus vulnérables que nous sommes censés protéger. Alors attention aux recettes trop faciles ou trop lourdes qui nous donnent des indigestions ! Danièle Karniewicz daniele.karniewicz@cfecgc.fr

Ça commence à bien faire ! Les responsables politiques et les partenaires sociaux partagent tous l’idée qu’il est nécessaire d’élargir les assiettes de financement de la protection sociale au-delà des revenus du travail. Mais comment ? Selon le président de la République «le gouvernement ferait, en 2013, des choix courageux... mais aussi durables et justes, pour réformer le financement de la protection sociale». Tels étaient effectivement les engagements du candidat à la présidentielle, dont acte. Mais comment ne pas replacer ce message politicien dans le contexte des multiples discours des cabinets ministériels, des think tanks associés et même

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N°1292 > 7 SEPTEMBRE 2012

↘ Rentrée sociale ↘ École Retourner à l’économie réelle La CFE-CGC est dans un «état d’esprit volontariste et d’aiguillon», assure Bernard Van Craeynest, au «Téléphone sonne» de France Inter, à la veille de la rentrée sociale. Le président confédéral a apprécié la conférence sociale des 9 et 10 juillet dernier, sauf que son calendrier d’action est «trop lointain» compte tenu de l’urgence à réagir à la crise : «on ne peut indéfiniment dialoguer sans qu’il y ait des décisions !». Il exhorte le gouvernement à concrétiser la lutte contre l’évasion fiscale «parce qu’il y a des milliards d’euros à récupérer plutôt que de faire payer toujours les mêmes qui ne peuvent pas échapper à la pression fiscale». Quant à la fiscalité des entreprises, qui fait débat, Bernard Van Craeynest en regrette la «tournure très politicienne», en rappelant que la CFE-CGC est favorable à une cotisation sociale sur la consommation, «un mécanisme économique simple». La réindustrialiation est un enjeu «fondamental» qu’on ne peut dissocier d’une stratégie internationale : «on ne pourra pas se contenter de mesures franco-françaises et de mesures législatives nouvelles, il faut créer les conditions d’une plus grande coopération internationale, réorienter la finance au service de l’économie réelle, faire en sorte que nos banques retrouvent leur métier de base», c’est-à-dire le financement de projets industriels. À l’État d’en être l’incitateur et le régulateur. Face au chômage, la CFE-CGC est bien sûr favorable aux contrats d’avenir pour les jeunes, annoncés par le gouvernement, bien que ce ne soit qu’une resucée des contrats d’insertion. Reste à trouver «l’articulation»» qui permettra à ces contrats temporaires de déboucher sur des emplois perennes : le patronat va-t-il «jouer le jeu» ? (France Inter, 21.08.2012).

↘ Emplois d’avenir

Une refondation discutée La CFE-CGC est partie prenante de la consultation du gouvernement pour refonder l’école. Dans les groupes de travail qui se réunissent depuis juillet jusqu’à fin septembre, elle fait savoir son avis favorable au dispositif spécifique «emploi d’avenir professeur» compte tenu des renforts qui apparaissent vraiment nécessaires. Par ailleurs, elle accentue ses revendications pour renforcer et rendre plus lisible le service public de l’orientation, en particulier en donnant aux conseillers et aux enseignants une expérience en entreprise. Pour la Confédération, refonder l’école nécessite de s’appuyer sur les territoires pour atteindre une plus grande mixité sociale et culturelle, grâce à une carte scolaire rendue plus efficace. L’objectif : redonner aux parents confiance dans les établissements de proximité, qu’ils soient publics ou privés. L’école doit aussi être source d’innovation pédagogique : la CFE-CGC demande pour les enseignants des temps d’échanges sur ces aspects, compris dans leur temps de travail. Elle appelle à un recentrage des compétences du socle commun dans tous les établissements. Elle prône une «vraie formation initiale et continue pour les enseignants» grâce à la professionnalisation de leur formation initiale et à son entretien tout au long de la carrière (offres de formation, adéquation avec les besoins, stages en entreprise, actualisation des connaissances...). La notion de socle commun devra être révisée pour une meilleure articulation des programmes et une évaluation adaptée. Les rythmes scolaires devront être revus et adaptés aux besoins de l’élève : la CFE-CGC est favorable à la semaine de 4,5 jours en primaire à la condition que la demi-journée supplémentaire soit fixée au mercredi pour mieux s’intégrer à la vie familiale, tandis que la réduction du nombre d’heures d’enseignement dans la journée doit dégager des heures attribuées au soutien scolaire, l’aide aux devoirs devant être partie intégrante du programme de formation. La CFE-CGC attache une grande importance à la valorisation de la filière professionnelle, garante d’une rapide insertion professionnelle des jeunes. Elle demande la mise en œuvre d’actions spécifiques pour, notamment, renforcer les liens avec le monde économique, améliorer l’orientation des élèves et faciliter la poursuite d’études supérieures. Les atouts de cette filière devront être renforcés (pédagogie centrée sur l’élève, NTIC...). Pour lutter contre la violence et l’absentéisme à l’école, la CFE-CGC fait des propositions en forme d’actions : la présence d’adultes dans les établissements, la formation d’équipes éducatives à ces questions, le retour à des règles et des sanctions signifiantes, une sensibilisation en direction des élèves et leurs parents, la prise en charge des élèves en souffrance et l’éducation à la citoyenneté. Elle s’implique également dans tous les débats relatifs aux activités périscolaires, culturelle et sportives à l’école, en particulier pour libérer les parents des prises en charge financières... www.refondonslecole.gouv.fr

↘ Emploi

↘ CESE

Sécurisation

Un peu court sur l’investissement

La «meilleure sécurisation de l’emploi» - ex compétitivité-emploi - va faire l’objet d’une négociation, à l’invitation de Michel Sapin, ministre du Travail. Marie-Françoise Leflon, secrétaire nationale, espère qu’elle examinera un spectre de sujets à traiter plus large que la précédente, notamment sur le volet «précarité».

Colmatage L’annonce de la création de 100 000 emplois d’avenir est un «signe fort» approuvé par la CFE-CGC... mais qui ne fait que «colmater une brèche». Elle demande des mesures structurelles, passant par une «véritable négociation interprofessionnelle sur le sujet de l’emploi» (Cqué de presse, 30.08.2012).

Le YouTube CFE-CGC http://bit.ly/KwUkc6

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↘ Eurotunnel Mauvais augure La CFE-CGC d’Eurotunnel reste inquiète après le rachat de trois navires de Seafrance par Eurotunnel : la nouvelle scoop est dirigée par des anciens de Seafrance «ayant montré un visage plus totalitaire que syndicaliste» et certains officiers refuseront de travailler pour certains dirigeants. Et que se passera-t-il quand Eurotunnel décidera de gérer ses navires lui-même ?

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a planché sur «l’investissement public : malgré les difficultés, une priorité». Une priorité partagée par la CFE-CGC alors que les collectivités locales ont de moins en moins de marges de manœuvre «pour adapter leurs recettes aux particularités de leurs territoires». La CFE-CGC regrette que l’avis du CESE ne se soit pas plus interrogé sur ces questions d’autonomie financière des collectivités locales et de leurs moyens pour faire face aux besoins. De même, la CFE-CGC estime que l’avis n’a pas suffisamment exploré les aspects liés à l’investissement dans la recherche, à la transition énergétique, au développement durable ou à la communication... http://bit.ly/R7HmUc CFE-CGC

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N° 1292 > 7 SEPTEMBRE 2012

↘ Automobile Bien gentil Les suppressions d’emploi chez les constructeurs automobiles et leurs soustraitants ont entraîné l’annonce gouvernementale d’un plan de soutien à la filière automobile, en particulier pour favoriser les véhicules écologiques. Un plan «insuffisant», regrette Bernard Van Craeynest : «Il faut des mesures d’urgence ; l’hybride, c’est bien gentil, mais demain il sera trop tard. On ne peut pas se permettre de réduire encore la production» et risquer de passer sous un «seuil critique». La CFE-CGC demande «des mesures pour accélérer l’innovation et la recherche». (AFP, 25.07.2012).

↘ Stress Déconnectez ! Les salariés qui ne décrochent jamais de leur travail, en particulier à cause de l’Internet et de leur téléphone portable, sont victimes d’une «surcharge mentale» de travail, met en garde Bernard Salengro, responsable de l’Observatoire du stress à la CFE-CGC. Et «plus on monte dans la hiérarchie, plus la charge est croissante et complexe». Il estime que si, «par nécessité», le salarié doit pouvoir être appelé pendant ses vacances, cela doit être négocié et qu’il y ait un repos compensateur. Sinon, «cela se paye en termes de santé». Ce prétendu besoin de rester connecté est favorisé par l’entreprise qui joue sur la «culpabilisation». Or, souligne Bernard Salengro, ne pas travailler chez soi entraîne une meilleure productivité dans l’entreprise. De plus, quand «l’esprit n’est pas libre», le salarié n’a pas de vie de famille tranquille, ce qui génère des difficultés (divorces...). (Radio classique, 30.07.2012). À noter : en Belgique, l’État a pris a bras-le-corps la problématique du stress au travail via une grande campagne d’information : http://www.sesentirbienautravail.be

↘ Aviation civile Colloque La CFE-CGC des Formateurs en sûreté de l’aviation civile (FSAC) organise un colloque technique le 17 octobre prochain (évolutions technologiques, réglementation, contrôles, certifications...), à Roissy... Renseignements auprès de Tony Salanon (FIECI) au : 06 68 08 45 97.

Militants, connectez vous... http://intra.cfecgc.org

↘ Fonction publique Déception Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, a fait connaître sa feuille de route aux représentants syndicaux, le 4 septembre. Une «concertation» est annoncée... Pour la CFE-CGC, les agents des trois fonctions publiques attendaient plutôt des décisions rapides, non pas de projets de décisions «dans un, deux, trois ou cinq ans : les gens veulent du concret, tout de suite». (iTélé, 4.09.2012).

↘ Télétravail Négociations Chez Norauto, la CFE-CGC a signé l’accord sur le télétravail, pour trois ans, après avoir fait accepter ses propositions : garanties pour le volontariat, respect de la vie privée, durée maximale hebdomadaire, remboursement des frais, réversibilité... (www.cfe-cgc-norauto.com). Chez France Télécom-Orange, la négociation est difficile et la CFE-CGC constate que «le virage culturel vers un management moderne basé sur la confiance et l’autonomie des équipes reste donc à prendre». Compte tenu des retards pris en la matière, elle préconise de «négocier un accord cadre européen au sein du groupe» (www.cfecgc-unsa-ft-orange.org).

↘ PSA «Je roule PSA» Après l’annonce de 8 000 suppressions de poste chez PSA, la Métallurgie CFECGC des Ardennes s’inquiètent des rumeurs «peu crédibles» d’une délocalisation de production vers l’Allemagne en 2015. Elle est favorable à l’orientation technologique donnée pour des voitures plus écologiques, mais demande plus de «concret» face à la crise. Elle appelle les élus territoriaux à se mobiliser en faveur de comportements responsables et lance un slogan : «Je roule PSA, je roule pour mon emploi». (L’Ardennais, 27.08.2012).

↘ Sanofi Pétition ! Contre les suppressions boursières chez Sanofi, la CFE-CGC fait feu de tout bois pour engager la responsabilité des pouvoirs publics. Elle s’associe à la pétitition de soutien en ligne : http://chn.ge/Pv6y5p

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↘ TPE Bon à savoir La CFE-CGC a voulu cerner au plus près les attentes de l’encadrement des enreprises de moins de onze salariés (TPE), dans la cadre des élections qui se dérouleront à la fin de l’année. Son enquête révèle une population plutôt bien dans sa peau (à 50 %), tant sur le plan de l’intérêt du travail, de son autonomie et des tâches à accomplir. En revanche, elle exprime des attentes en matière de rémunération (71 %) et d’organisation : charge de travail trop élevée et absence d’interlocuteur pour l’évoquer (51 %) ; et elle regrette l’absence de perspectives professionnelles ... L’encadrement estime, à 88 %, que les préoccupations des salariés des TPE ne sont pas prises en compte dans le dialogue social et se réjouit de la tenue de ces élections, même si cette échéance reste largement méconnue. Sans surprise, compte tenu de l’absence de représentation syndicale dans les TPE, seuls 39 % des personnels de l’encadrement sont satisfaits de la défense de leurs droits par les syndicats. Ils ne sont que 19 % à savoir qu’il y aura des élections professionnelles du 28 novembre au 12 décembre 2012 alors que 76 % estiment que les syndicats sont utiles pour négocier des accords sur leurs conditions de travail. Un tract CFE-CGC destiné aux salariés des TPE est téléchargeable à cette adresse : http://bit.ly/TljGg5 Il a été adressé en quantité à toutes les unions régionales pour diffusion. N’hésitez pas à le réclamer à votre UR ou UD. La CFE-CGC sur les antennes

23 septembre : F3, 5mn vers 11h30 ... et sur Youtube : http://bit.ly/RO1EgL Tout sur l’élection TPE : http://bit.ly/TmXRZ4 Facebook CFE-CGC : http://on.fb.me/Rdgan9

La Lettre confédérale publication de la Confédération française de l’encadrement CGC 59/63, rue du Rocher, 75008 Paris Tél. : 01 55 30 12 12 – Fax : 01 55 30 13 13 Directeur de la publication : Bernard Van Craeynest Rédacteur en chef : Michel Ciesiolka Assistantes : M. Texereau ; C. Escorza Impression : STIPA (Montreuil) Commission paritaire : 1015 s 07570. ISSN : 0753-0625 Abonnement : 123 e http://www.cfecgc.org - presse@cfecgc.fr


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