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La ville

Fêtes de fin d’année

Le Noël des religions à Boulogne-Billancourt

Les fêtes de fin d’année, et notamment, le réveillon de Noël, sont l’occasion de se retrouver en famille ou entre amis, dans un esprit de convivialité et de générosité. BBI a voulu en savoir plus sur la manière dont on fête (ou pas) Noël chez les chrétiens, les juifs, les musulmans. L’occasion de faire le tour des principales communautés religieuses de la ville, de rencontrer leurs représentants et de parler de leurs « Noëls » à eux. Adelsalem Mabrouk Président du Centre culturel et cultuel musulman de Boulogne-Billancourt (CCCMBB) depuis 1984.

Cet ancien ouvrier Renault, arrivé de sa Tunisie natale à l’âge de 21 ans, nous fait tout d’abord visiter les locaux de l’association, rue Yves-Kermen (ce site est le 4e depuis la création du centre en 1981) : deux salles de prière

(une grande pour les hommes, majoritaires, nous fait part d’un petit regret : « En raison de d’une capacité de 600 personnes, une plus problèmes sanitaires, le sacrifice du mouton, petite pour les femmes, pouvant recevoir jus- qui doit se dérouler dans le respect des rites reliqu’à 100 personnes), une salle d’ablution gieux (hallal), est de moins en moins pratiqué pour les hommes et une autre pour les femmes, dans les abattoirs français, or c’est primordial trois pièces réservées à l’enseignement (cours pour notre culte. Du coup, les gens achètent de d’arabe et école coranique), et même une cui- la viande hallal en boucherie directement, ce sine, bien utile pour les diverses fêtes et céré- qui perd l’intérêt même de cette cérémonie essenmonies. Puis il nous parle de la communauté tielle. » Cependant, un point positif réjouit musulmane de Boulogne, qui « regroupe 8 à Adelsalem : lors de cette période, la fré10 % de la population boulonquentation de la mosquée naise, dont la plupart sont prati- « Mieux faire comprendre explose. « Des prières en commun notre religion quants. Avec, depuis quelques ont lieu tôt le matin ; elles sont pour plus de tolérance années, de plus en plus de jeunes suivies par un sermon prononcé et de respect. » et d’actifs, en pleine recherche de par l’Imam. À tel point qu’on spiritualité et de bonheur. » accueille parfois jusqu’à 1 000 Au niveau des fêtes musulmanes, le Rama- personnes, notamment pour la prière du vendan est de loin la plus prisée et la plus popu- dredi à 13h ! » Mais le Ramadan, c’est aussi et laire : véritable moment de solidarité et de surtout une fête très attendue des enfants, à générosité, le mois du Ramadan, neuvième qui l’on offre des cadeaux et qui peuvent arbode l’année lunaire (calendrier musulman), rer des habits neufs. commémore la révélation du Coran et est l’un Et pour favoriser le dialogue entre les culdes cinq piliers de l’Islam (les quatre autres tures, le CCCMBB met en place des rencontres sont la déclaration de foi, la prière, l’aumône et des actions intercommunautaires. « Nous et le pèlerinage à La Mecque) prescrits par le souhaitons ainsi créer un petit journal présenprophète Mahomet. Au cours de ce mois, les tant différents thèmes, analysés du côté des trois croyants (sauf les malades et les enfants) ne religions monothéistes, par les représentants peuvent ni boire ni manger, de l’aube au cré- juifs, catholiques et musulmans de la ville. De puscule, et la fraternité et la charité sont même, nous organisons chaque année une renaccrues. Ainsi, comme l’explique Adelsalem contre entre jeunes protestants et musulmans Mabrouk, « Le Ramadan est un mois de partage pour parler de religion. Nous voulons nous unique. Chaque jour, nous préparons bénévole- ouvrir aux autres, et mieux faire comprendre ment des repas pour les plus démunis et rece- notre religion pour plus de tolérance et de resvons entre 150 et 170 personnes par soir. » Car pect mutuel. C’est d’ailleurs dans cette optique le jeûne, qui est rompu par des dattes ou de d’ouverture que la prière du vendredi se fait l’eau, s’ensuit de plusieurs repas copieux et désormais en arabe et en français. » conviviaux (dont la traditionnelle soupe, la harira) tout au long de la nuit, qui permettent Robert Ejnès de se retrouver en famille ou entre amis. Le Président de la Communauté juive mois prend fin avec l’Aïd-el-Seghir, la fête de de Boulogne-Billancourt la rupture du jeûne ou « petite fête » (par (ACJBB/ ACIP Boulogne) depuis 1999. opposition à l’Aïd-el-Kebir, la « grande fête », Chef d’entreprise, Robert Ejnès est très impliqui est l’occasion de festivités, comme le qué dans les associations et les organisations fameux sacrifice du mouton). Mais Adelsalem juives, aux niveaux local, national et euroBoulogne~Billancourt

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« Le judaïsme à Boulogne-Billancourt est très ouvert. » péen. Il nous présente la communauté juive de Boulogne-Billancourt : « La population juive de Boulogne, ce sont 12 à 15 000 personnes, parfaitement intégrées à la vie de la cité (...). Leur fréquentation aux lieux de culte est assez régulière ; des offices sont organisés tous les jours, mais c’est Shabbat (samedi), jour de repos, qui regroupe le plus de fidèles, environ 5 % de la communauté. Sinon, le jour du Kippour est indéniablement celui qui en rassemble le plus, (entre 30 et 40 %). Ceci dit, beaucoup de Juifs pratiquent sans obligatoirement fréquenter les lieux de culte. Cela peut passer, par exemple, par l’implication des parents dans l’éducation religieuse de leurs enfants, qu’ils inscrivent nombreux au Talmud Thora (équivalent du catéchisme), où à l’école Maïmonide – qui se situe à proximité de la synagogue (rue des Abondances), ce qui explique que notre communauté soit assez fréquentée par les jeunes. » Il estime que le judaïsme à Boulogne-Billancourt est « très ouvert, mêlant toutes les tendances juives, ainsi que diverses institutions (ACIPconsistoire de Paris, ACJBB - Association culturelle juive de Boulogne-Billancourt, Centre communautaire israélite de Boulogne, AJCF Association judéo-chrétienne de France, Beth Habad, etc.), traduisant-là une réelle volonté politique communautaire. Nous organisons des réflexions, des rencontres et accueillons avec plaisir les autres communautés. L’année dernière, par exemple, la ville a accueilli le Bus de l’amitié judéo-musulmane de France, qui proposait une exposition itinérante, “Culture en partage”, en partenariat avec le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme et l’Institut du monde arabe. La journée s’est terminée autour d’un thé de l’amitié au Centre culturel et cultuel musulman de Boulogne-Billancourt. » Et au niveau des fêtes juives, Robert Ejnès précise qu’« elles s’alignent sur le calendrier hébraïque (5 769e édition). Les fêtes de début d’année commencent avec Roch Hachana (qui

débute en septembre-octobre), puis dix jours après, avec Yom Kippour, jour du grand pardon. » Cette année, Yom Kippour s’est déroulé du 8 octobre au soir au 9 octobre jusqu’au coucher du soleil. Jour de la repentance, il est considéré comme le jour le plus saint, le plus solennel mais aussi le plus redoutable de l’année juive. Il faut respecter les interdictions du Shabbat (par exemple, ne pas travailler, ni allumer de feu), s’abstenir totalement de nourriture et de boisson pendant 25 heures, de baignade, d’utilisation de cosmétiques, du port de chaussures en cuir, d’intimité conjugale, prier avec une ferveur toute particulière – et si possible, passer la journée à la synagogue. Mais une fête retiendra tout particulièrement notre attention, tant elle rejoint l’esprit de Noël : c’est Hanouka, la fête des lumières. Robert Ejnès nous en donne la signification : « Cette fête célèbre un événement historique, la fin de la guerre des Juifs contre les Grecs et leur retour triomphant à l’intérieur du Temple de Jérusalem. Elle dure huit jours (du 20 au 28 décembre, cette année), par symbole : lorsque les Juifs sont revenus dans le Temple, ils n’ont trouvé qu’une petite fiole d’huile pour allumer le candélabre ; cette fiole ne devait tenir qu’un jour, elle a, par miracle, duré huit jours ! Cette période de joie, ponctuée de prières à la synagogue ou chez soi, et où l’on allume des bougies, est un moment très attendu par les enfants. Fêtes, jeux, cadeaux, beignets... ils sont à l’honneur ! Enfin, un événement public célébrant Hanouka est organisé par le mouvement juif orthodoxe Loubavitch : l’allumage public, place Rhin-etDanube, qui aura lieu cette année le 23 décembre au soir. »

avec la Bible. L’Église est la mise en commun du désir de Dieu. Nous nous trouvons sous l’autorité de la Bible, et non pas de l’Église. Le Salut ne vient que par la foi, la grâce donnée par Dieu... et c’est la personne elle-même qui doit le découvrir. » C’est ce précepte qui l’a séduite. Élevée dans la foi catholique, c’est lors d’une mission d’enseignement au Yémen il y a 18 ans, qu’elle découvre une autre réalité, un autre mode de vie, avec des habitants animés d’une hospitalité, d’un respect, d’une spiritualité et d’un espoir immenses. C’est dans ce pays musulman qu’elle se met à lire la Bible. De retour en France, bien que se sentant profondément chrétienne, la religion catholique ne correspond plus à ses aspirations. Elle reprend ses études de philo. Par hasard, « La prise en charge de la foi est personnelle. »

Béatrice Cléro-Mazire Pasteur à l’Église réformée de Boulogne depuis le 12 octobre.

Béatrice Cléro-Mazire est, comme 30 % des pasteurs de son église, une femme. Mariée et maman d’une jeune fille. « Sur les cinq nouveaux pasteurs arrivés en Île-de-France, quatre sont des femmes », précise-t-elle, d’emblée, fière, avant de nous présenter l’Église réformée. « L’Église réformée compte environ 200 familles, soit 600 personnes. Ici, il n’y a pas d’obligation de culte, mais c’est important de se retrouver et d’écouter la liturgie, tous ensembles. » Avec une capacité d’accueil de 200 personnes maximum, le temple paraît plutôt petit. « C’est le dimanche matin, où nous célébrons un culte plus familial, avec des animations, qu’il y a le plus de monde (environ 100 personnes). Mais aussi les jours de fête : Noël, Pâques, Pentecôte... Bien souvent, je rencontre des parents qui ne viennent pas ou très peu à l’office, mais qui accompagnent leur enfant à la catéchèse et gardent une forte attache avec la communauté. » Dans le protestantisme, la prise en charge de la foi est personnelle. Elle explique, « Chacun entretient une relation individuelle avec Dieu,

elle entre dans un temple, trouve l’accueil chaleureux, puis se lance dans des études de théologie et passe un master pro, avec une année de stage en paroisse. Elle est ensuite proposée pendant deux ans au temple du Havre avant d’y être officiellement reconnue pasteur. Comment définit-elle son rôle de pasteur ?

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Noël

••• « Outre l’étude des textes, la réflexion sur les différentes thèses dogmatiques, la discussion et la critique de la foi comme sentiment religieux, mon rôle consiste avant tout à écouter tous ceux qui le souhaitent. Je suis tenue au secret pastoral. » Elle précise enfin la vocation œcuménique et interreligieuse de l’Église réformée. « Tous les chrétiens, qu’ils soient catholiques, baptistes, évangéliques, orthodoxes, etc., sont les bienvenus au temple. De plus, un parcours interreligieux est proposé aux enfants inscrits à la catéchèse (dès 11-12 ans), afin qu’ils possèdent un meilleur éclairage sur les autres religions, qu’ils les comprennent et les respectent mieux. » Noël est un moment fort pour les protestants. Et à l’Église réformée, de nombreuses réjouissances sont d’ores et déjà prévues : « Le 24 décembre nous organisons une veillée à 19h30 avec la communauté coréenne de la Trinité (Église presbytérienne). Au programme : scénettes d’enfants, chorales (deux langues), musiciens... Et le 25, c’est la communauté camerounaise (Église réformée du Cameroun) qui animera le culte de 10h30, avec des chorales et chants traditionnels du Cameroun. »

À l’occasion des fêtes de fin d’année, plusieurs associations se relaient afin que Noël soit toujours synonyme de solidarité, même pour les plus démunis d’entre nous. Coup de projecteur (non exhaustif). Demain mieux qu’hier, un dîner pour 100 personnes

Père Patrick Hardoüin Curé de Notre-Dame depuis deux ans, doyen et coordinateur des paroisses (Sainte-Cécile, Sainte-Thérése, l’ImmaculéeConception et Notre-Dame) et des aumôneries (de la Santé et des collèges/lycées) de la ville.

Cela fait 43 ans que Patrick Hardoüin est prêtre au diocèse de Nanterre (département des Hauts-de-Seine). Il nous parle de la communauté catholique de Boulogne (nombreuse) et des pratiques cultuelles des fidèles, qui ne s’arrêtent pas à la venue à la messe, bien que « les quatre messes du dimanche attirent entre 1 000 et 1 500 personnes. Mais peu de jeunes, ceux-ci préférant participer à des temps forts comme la venue du pape, les JMJ (journées mondiales de la jeunesse), Taizé ou le Fraternel (grands rassemblements de jeunes)... » Mais ce sont les préparations aux célébrations qui représentent l’essentiel des activités des prêtres de la paroisse. « Nous sommes souvent sollicités pour les mariages (accompagnement des couples), les baptêmes, les obsèques...Nous effectuons aussi beaucoup de visites à domicile (personnes âgées, malades...). D’une manière générale, nous devons répondre à la demande et être disponibles. L’accueil représente un volet essentiel de notre fonction. Nous mettons également en place des séances de formations-débats (bibliques ou théologiques), que nous proposons aux paroissiens. À ce sujet, nous organisons avec les autres paroisses, des conférences sur le thème de Saint-Paul (à l’occasion du 2e millénaire de sa naissance) à l’espace Landowski : la prochaine, portant sur le Proche-Orient des chrétiens aujourd’hui, aura lieu le 3 mars. » Et pour prier ensemble « l’unité chrétienne »,

« Les pratiques cultuelles des fidèles ne s’arrêtent pas à la venue à la messe. » dans une ambiance fraternelle, « des rencontres avec les autres communautés chrétiennes (orthodoxes, évangéliques, réformées...) sont prévues, comme chaque année, en janvier, dans chacun des lieux de culte des différentes communautés. Nous entretenons également des relations interreligieuses, notamment avec la communauté juive, puisque le père Jean Dujardin, rattaché à l’église Sainte-Thérése, accompagne le groupe AJCF (Amitié judéo-chrétienne de France). » Et pour les messes de Noël, qui rencontrent toujours un énorme succès, il y a du travail ! « Comme l’église est trop petite pour rassembler tout le monde en une seule messe, nous en organisons trois le 24 décembre : deux à 18h et 19h30, plus en lien avec les familles et les enfants (les tout-petits qui ont participé à l’éveil à la foi peuvent admirer la crèche et les petits personnages qu’ils ont eux-mêmes fabriqués) et une à 21h30, qui rassemble le plus de monde. Le 25 décembre, nous célébrons deux messes, une à 10h et une autre, à 11h15... Soit au total, cinq messes sur deux jours ! » Et la solidarité, pendant cette période, n’est pas un vain mot : « Comme chaque année, l’Entraide paroissiale envoie des colis de Noël aux personnes en difficulté et un repas ou goûter festif est organisé ; il aura cette année lieu le 21 décembre après-midi. »  Dossier réalisé par Marie Kouassi-Dehais Boulogne~Billancourt

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Chaque soir du 24 décembre, l’école Castéja accueille un dîner pas tout à fait ordinaire puisque l’association « Demain mieux qu’hier » (DMH) convie une centaine de personnes âgées isolées pour partager un moment convivial. « Chaque année, en collaboration avec les bénévoles des associations, Les Petits frères des pauvres et l’Entraide familiale, nous invitons plus de 100 personnes, âgées de 70 à 85 ans. Cette soirée est animée par une trentaine de jeunes bénévoles qui servent le dîner, proposent des spectacles. Nous veillons à raccompagner chaque personne à son domicile », explique Pierre-Yves Guillon, président de DMH. • DMH. 28, av. Général-Leclerc. Tél. : 06 87 48 47 08. Courriel : pygounet@msn.com

Le 25 décembre, Ozanam ouvre ses portes L’espace Ozanam et les chrétiens de la paroisse Sainte-Thérèse, organisent un goûter festif dans leurs locaux. « Tout est fermé le 25 décembre. C’est pourquoi, nous proposons aux personnes isolées, âgées ou non, de nous rejoindre pour ne pas rester seul ! » Ce rendez-vous accueille désormais plus de 70 personnes chaque Noël. Pour l’occasion, une trentaine de bénévoles se relaient. À l’instar de Stéphanie et Yolaine, mères de famille, qui ont


dîners solidaires des associations et autres marchés animé le Noël 2007 à Ozanam. « Avec nos maris, déguisés en Frères Jacques, nous avions préparé un spectacle de chants traditionnels. Nos sept enfants ont fait le tour des tables en proposant des tours de magie », racontent les deux Boulonnaises. Toute l’année, « L’espace Ozanam est une maison associative de quartier qui permet à chacun d’y trouver un accueil chaleureux. » De la chaleur humaine justement, c’est ce qui manque le plus en un jour de festivité familiale. Le Noël d’Ozanam n’est donc jamais de trop. • Espace Ozanam : 53/55, rue de Silly. Tél/fax. : 01 41 31 20 02. Inscriptions pour le goûter de Noël à l’espace Ozanam ou à la paroisse Sainte-Thérèse au 01 41 10 05 93.

Déjeuner de Noël de l’Église réformée le 18 décembre Traditionnel aussi, le déjeuner de Noël offert par l’Église réformée de Boulogne-Billancourt où sont conviées des personnes seules et démunies. « Une fois par mois, nous organisons les déjeuners dénommés du Figuier mais à l’occasion de Noël , nous offrons un repas beaucoup plus festif que d’ordinaire ! » • 117, rue du Château. Tél. : 01 48 25 56 16. Courriel. : www.erf.boulogne@free.fr

L’Entraide familiale, des colis à domicile L’Entraide familiale complète le dîner de Noël de l’association Demain mieux qu’hier (DMH) en portant à domicile des colis-cadeaux. « Certaines personnes âgées que nous savons seules ce jour-là ne souhaitent pas se rendre à ce dîner ou ne peuvent pas se déplacer. Quelques semaines avant, nous leur préparons un petit colis festif dans lequel nous mettons à l’intérieur des mets de gourmets, une bouteille de vin, du champagne et un petit cadeau, raconte Monique Maritorena, responsable à l’Entraide familiale. Puis une vingtaine de jeunes se rendent ensuite chez 70 personnes environ. C’est très enrichissant pour eux et souvent, cela donne lieu à des échanges humains de qualité. » • 11, rue de Clamart. Tél. : 01 46 08 30 76.

Arbre de Noël du Secours catholique 13 décembre, jour de l’arbre de Noël du Secours catholique, « Nous offrons des jouets neufs aux enfants nécessiteux des familles que nous suivons, une soixantaine environ, âgés de quelques mois à 10 ans. » À chaque fois, cette distribution de jouets se fait le temps d’un après-midi goûter agrémenté d’un spectacle.

600 invités au Pavillon Dauphine 7 décembre, au Pavillon Dauphine, se tient le déjeuner de Noël organisé par le Centre communal d’action sociale (CCAS). En présence de Pierre-Christophe Baguet, Député-Maire, ce sont 600 personnes conviées dans ce lieu prestigieux. « Les invités ont la particularité d’être connus du CCAS à divers titres. Ils reçoivent un formulaire d’inscription à renvoyer. Le trans-

port des personnes valides et invalides est pris en charge par la ville. » À l’origine, il s’agissait de faire vivre à certaines personnes un moment d’échanges, de partage et de solidarité. Sont venus ensuite s’ajouter les seniors des clubs de la ville et ce cercle d’invités a depuis été élargi aux personnes seules et/ou défavorisées. • CCAS. Annexe de l’hôtel de ville. Tél. : 01 55 18 58 00.  Sabine Dusch

Noël dans tous ses états... Une première : un marché de Noël dans une école !

Chalet caritatif

C’est l’année des nouveautés à Ferdinand-Buisson A. Après l’ouverture des classes à horaires aménagés danse, c’est l’installation d’un marché de Noël... sous préau : « Les enfants de l’école ont réalisé des décorations florales, des peintures, des compositions plastiques afin de les vendre lors de ce marché de Noël. Notre but ? L’argent récolté nous servira pour partir en visites culturelles ou assister à des spectacles. Une façon d’ouvrir l’école à la culture. » Ce 13 décembre, venez nombreux pour ces ventes de décorations de Noël (sets et décorations de tables, bougeoirs, boules de Noël, brochettes de bonbons...) • Samedi 13 décembre de 10h à 13h, école Ferdinand-Buisson A, 14, rue de Seine.

Bourse aux jouets, organisée par Air de jeux, ce dimanche 14 décembre de 14h à 18h, à la salle polyvalente du Pont-de-Sèvres. Noël au Pont-de-Sèvres... Venez nombreux ! Cet après-midi (14h à 17h) du samedi 13 décembre, plusieurs animations sont prévues à destination des enfants : tours gratuits de calèche avec le Père Noël et photo souvenir, contes à la bibliothèque L’Oiseau-lyre à 15h. Pour tous, les associations du quartier proposent une vente issue du commerce équitable, des pâtisseries maisons, des plats cuisinés, des cartes de vœux ainsi qu’une brocante de jouets organisée par l’Amicale.

Au cœur du marché de Noël, des associations caritatives se relaient. Rendez-vous : 5 et 6 décembre : Téléthon 7, 8 et 9 décembre : Unicef 10 décembre : Fondation RaoulFollereau 11 décembre : Unicef 12 décembre : Secours populaire (l’association récupère les jouets qui ne servent plus) 13, 14 et 16 décembre : Unicef Du 17 au 24 décembre : Rotary (l’association récupère les jouets qui ne servent plus)

Le Noël des Églises Paroisse Sainte-Cécile. Le 19 décembre, se tient le dîner du cœur de Noël qui accueille près de 150 personnes isolées. Horaires des messes le 24 décembre : 17h30, messe des enfants. Autres à 19h30, 19h45 (salle Saint-Jean), 21h30 et 23h30. 25 décembre à 11h30. Notre-Dame de Boulogne. Un goûter de Noël a lieu le dimanche 21 décembre à partir de 15h30. 2, rue de Verdun. Horaires des messes : le 24 décembre à 18h, 19h30, 21h30 et le 25 à 10h et 11h15. Immaculée-Conception. Horaires des messes, le 24 décembre à 18h : messe pour les enfants et veillée de Noël à partir de 21h. 25 décembre, messe à 11h. Paroisse Sainte-Thérèse. Horaires des messes, 24 décembre : veillée à 21h et messe à 11h le dimanche 25 décembre.

• 129, rue de Bellevue. Tél. : 01 49 09 99 25. Boulogne~Billancourt Information

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Livres

Du côté des auteurs boulonnais Le silence des étoiles de Jean-Claude Martin Dans son essai de 88 pages, l’auteur boulonnais pose une fois de plus l’incontournable question que chacun se pose face à l’immensité de l’univers : y sommes-nous vraiment seuls ? Jean-Claude martin mène ici une réflexion personnelle sur la vie extraterrestre, avec une très légère touche de science fiction, sans jamais se prendre pour un astronome ni un astrophysicien. Passionné par le sujet, il tente modestement d’apporter une réponse plausible – mais toujours un peu vague – à cette question récurrente. Aussi dit-il en conclusion de son ouvrage au format rapide qui s’appuie tout de même sur quelques vérités scientifiques glanées au gré de ses lectures scientifiques et sur Internet : « Il n’est pas interdit de rêver au Silence des étoiles ». • Aux éditions Velours, 88 pages, 4,95 €.

Le bonheur est un art subtil de Daniel Jouvance « Aujourd’hui, plus aucun chef d’entreprise ne devrait envisager une action sans en évaluer les conséquences environnementales et sociales et sans se demander si ce qu’il produit améliore le bien-être ou participe au bonheur ». C’est en substance, l’engagement pris par Daniel Jouvance, fondateur des laboratoires de biologie marine qui portent son nom. Il aurait pu se contenter d’une vie professionnelle bien remplie, mais sa passion de la découverte et son rapport sensoriel avec le monde l’ont amené à vivre de multiples expériences et à soutenir différentes actions humanitaires et écologiques. C’est ce parcours engagé qu’il livre avec simplicité dans son récit autobiographique. Son histoire se lit comme un roman ponctué de réflexions personnelles et de propositions auxquelles répondent en écho ses proches, ses amis et les scientifiques qui l’accompagnent, pour certains depuis 25 ans. • Aux éditions du panama, 184 pages, 15 €.

La prisonnière du Tibet

Nathalie... Une réinsertion

Manège d’Olivier Peraldi Roméo a une chance : il court. Il a un rêve : fuir le quartier tzigane de la Colentina. De la chute de Ceaucescu dans un Bucarest en ébullition à l’occupation de l’église SaintBernard à Paris, de l’abandon de sa femme et de l’enfant qu’elle porte à l’espoir d’une nouvelle vie, Roméo poursuit sa course comme le coureur cherche un second souffle... Courir, pour sortir de la misérable condition dans laquelle l’homme met parfois l’homme. Tout faire pour exister et en ultime paradoxe se fondre dans la masse jusqu’à en devenir invisible. Avec ce roman, Olivier Peraldi touche à des problèmes de société et d’époque, qui en appellent autant à l’identité individuelle, à l’immigration et au travail clandestin, qu’à la volonté et au renoncement. Écrit avec pudeur et situé dans le temps, ce roman utilise l’histoire des sans-papier de l’église Saint-Bernard en toile de fond. • Aux éditions de l’Harmattan, 194 pages, 18 €.

Victor Cosson

de Patrick Hutin Thomas Fayette est le cliché du romancier parisien : maison au bord de l’océan, femme avocate, trois enfants et un chien. Du jour au lendemain son existence bascule, son épouse et ses filles périssent brutalement dans un accident de voiture. La mort est devenue simple comme un coup de fil ; celui de Gandhali, jeune femme d’origine tibétaine, avec qui il a vécu une folle passion pendant la semaine précédent l’accident et qui disparaît aussi soudainement qu’elle est apparue. Selon les services secrets, il ne saurait s’agir d’un hasard. Il veut retrouver Gandhali et s’envole vers le toit du monde... Voir le Tibet avec un autre regard, c’est ce que propose l’ancien journaliste Patrick Hutin dans son dernier roman politico-amoureux, dans lequel alternent suspense, tendresse et cruauté. D’une certaine manière, il pose la question de la non-violence au Tibet.

de Nathalie Labiscarre « Ce récit relate un parcours ; l’assez long trajet que j’ai dû effectuer pour réintégrer en premier lieu la Vie, puis la vie courante avec tout ce qu’elle comporte. Je suis une jeune femme de 29 ans, plus précisément la maman d’un petit garçon que j’ai nommé Lucas, en le surnommant “terreur” assez longtemps. Ce témoignage par écrit me semble utile. Démontrer, de par ma difficile expérience, quelle est la grandeur, quelle est la force de ce qui nous fait avancer, jour après jour, la force de ce phénomène que j’ai bien failli perdre, la Vie ! » Avec une écriture qui utilise les mots de tous les jours et les erreurs de langages qui les accompagnent Nathalie, qui ne peut plus parler, raconte sa jeunesse foudroyée, ses mois de coma et son retour à la vie. La rage de vivre de Nathalie est un exemple et un espoir pour tous. Écrit sans haine et avec beaucoup d’humilité, le livre de Nathalie Labiscarre est un cri de vérité qui secoue le lecteur. À lire absolument.

de Pascal Leroy Troisième du Tour de France en 1938, à 23 ans, le Boulonnais Victor Cosson, dit « Totor », reste, à 93 ans, l’un des derniers témoins du cyclisme d’avant-guerre. Une étoile filante au cœur des années sombres, héros populaire d’une banlieue ouvrière qui a vécu ses dernières heures. Présentés comme une interview, ces longs entretiens menés par Pascal Leroy, spécialiste sportif, livrent un témoignage unique sur la vie des cyclistes sous l’Occupation allemande. Du produit du braquet aux courses aux noms les plus évocateurs, comme Paris-Camembert, Victor Cosson évoque avec beaucoup d’humour et de lucidité son parcours prometteur de champion, démarré à l’ACBB et brisé par la guerre, jusqu’à sa reconversion comme motard de presse en compagnie des grands noms du journalisme sportif.

• Aux éditions Robert Laffont, 334 pages, 20 €.

• 171 pages, 15 €. Vente en ligne : labiscarren@aol.com

• Aux éditions Le Pas d’oiseau, 120 pages, une vingtaine de photos, 12 €.

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Mémoire vive

La tête du Pont-de-Sèvres

Une ville dans la ville Le 11 décembre 1972, le conseil municipal de Boulogne-Billancourt approuvait le projet définitif du futur nouveau quartier. En 1973, était lancé le chantier de ce qui devait être la plus importante entreprise de logement social de l’agglomération parisienne de l’époque, l’aménagement de la tête du pont de Sèvres comme on la nommait alors. 35 ans après, le quartier du pont de Sèvres, conçu comme une « ville dans la ville » s’apprête à vivre une importante opération de réhabilitation et à s’ouvrir sur la cité. Retour

 Georges Gorse dévoile à la presse la maquette du futur quartier Pont-de-Sèvres.

sur la genèse d’un quartier.

L’

opération d’aménagement est conçue dès 1966. C’est un montage administratif complexe entre la ville de Boulogne-Billancourt, l’OPAC (office public d’HLM de la ville de Paris), la Régie Renault et des aménageurs privés. Elle s’étendra sur une superficie de 10 hectares sur des terrains qui appartenaient pour l’essentiel à la régie Renault mais aussi à la RATP et à la ville avec quelques enclaves privées. Elle recouvrira également le terrain occupé par les bâtiments et le grand parc de l’ancien hôpital Ambroise Paré, à l’angle des actuelles rue Yves-Kermen et avenue du général-Leclerc, et qui fut détruit par les bombardements de mars 1942.

 La tête du Pont-de-Sèvres avant que les travaux de reconstruction ne démarrent.

Un objectif principal, la construction de logements sociaux La volonté est d’abord sociale, en construisant les logements qui manquent cruellement à Boulogne-Billancourt. Lors de la séance du conseil municipal du 11 décembre 1972 qui approuvait le projet définitif de l’opération, le Député-maire Georges Gorse qualifie luimême l’opération de « plus importante entreprise de logement social de l’agglomération parisienne ». Il est alors prévu de construire 930 logements HLM, 300 ILN (immeubles à loyer normal) et 700 en accession (dont 350 aidés) ainsi que des bureaux (68 000 m2), des dépôts et ateliers (17 000 m2) et des locaux à usage commercial (13800 m2). Les architectes retenus sont Michel Badani et Pierre Roux-Dorlut qui ont souvent été appelés à des missions officielles auxquels est associé Pierre Vigneron, architecte désormais bien connu à Boulogne-Billancourt où il travaille notamment pour l’opération BelleFeuille et pour Renault. Deux présentations officielles du projet ont

lieu : l’une, devant Georges Pompidou, président de la République, le 18 novembre 1971 à la préfecture des Hauts-de-Seine et l’autre le 26 janvier 1973 dans les salons d’honneur de l’hôtel de ville lors du lancement du chantier. L’harmonie architecturale du projet est basée sur l’originalité des formes de chaque bâtiment, l’objectif étant d’éviter la monotonie des immeubles-barres et des tours rectangulaires. Les architectes se sont particulièrement attachés à la silhouette de l’ensemble et à sa découverte depuis les coteaux avoisinants. Les intentions des urbanistes sont claires et sont décrites dans le Boulogne-Billancourt information de l’époque : chaque élément a une forme géométrique simple : arc de cercle, hexagone, anneau, croissant, pyramide. Les différences de volume et de forme doivent ainsi créer un paysage urbain sur un terrain à l’origine absolument plat. Les deux points d’articulation de cet ensemble sont « la place haute » et le « forum ». Le

dessin de la place est un ovale et rappelle tant par sa forme que par ses dimensions celui de la Piazza del Campo à Sienne. Elle est bordée par des immeubles dont les courbes et les pentes évitent la sensation d’encerclement et permettent un bon ensoleillement. Une trouée dans l’un des immeubles offre une vue en perspective sur le forum et une passerelle y conduira les piétons par-dessus la liaison Silly-Kermen. L’ensemble, entièrement piétonnier, est doté de nombreuses réalisations publiques desservant les logements et dont peuvent également bénéficier les riverains : écoles, crèches, résidence du 3e âge, Poste, écoles... La diversité des habitants, les commerces, les services publics et les activités créées sur place semblent constituer autant d’atouts pour que cette grande opération donne naissance à un nouveau quartier moderne et vivant.

Un nouveau quartier moderne et vivant Néanmoins, dès son démarrage, certains s’interrogeaient sur ce projet ambitieux. La densité de population risquait, à leurs yeux, de poser problème avec la crainte d’avoir construit « une ville dans la ville ». Le repliement sur lui-même du quartier, le manque d’espaces verts et la proximité des usines Renault, pèseraient sur la qualité de vie. La déclaration d’achèvement de la ZAC du Pont-de-Sèvres a été officialisée par une délibération du conseil municipal datant du 30 mai 1994 mais l’histoire de cet ensemble urbain se poursuit. L’aménagement des anciens terrains Renault, en lui permettant aujourd’hui de rompre son isolement et de s’intégrer dans un quartier entièrement neuf lui offre un nouvel avenir.  Françoise Bédoussac Chef du service des archives municipales

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Évènement sportif

L’Open des 10/12 ans, la vingtième balle est lancée... Le tournoi des 10/12 ans qui se déroulera du 20 décembre au 3 janvier est sans conteste un véritable RolandGarros pour les jeunes. Il fête cette année son 20e anniversaire, un événement qui réunira des compétiteurs plein d’avenir venus des quatre coins du monde. À ne pas rater ! Le TCBB est un grand club. Né en 2001 de la fusion de l’ACBB tennis et des Tennis de Longchamp, il est rapidement devenu le 2e club Français de tennis avec 3 300 licenciés dont 1 100 dans son école de tennis et 27 courts répartis sur deux sites. Alors, lorsqu’il organise son 20e Open de tennis, un tournoi ouvert à tous, aux joueurs professionnels comme aux amateurs, toute la ville en parle et, au-delà, la planète « Tennis » se tourne vers Boulogne-Billancourt.

Flash Back...

 Pierre Laurencin, président du TCBB.

Considéré comme le Roland-Garros des jeunes joueurs, l’Open ne cesse d’année en année de gagner en notoriété nationale et internationale. Toutes les provinces de France y envoient leurs meilleurs éléments et plus d’une vingtaine de délégations étrangères (anglaise, italienne, russe, roumaine, marocaine...) sont

attendues. « Le 20e anniversaire représente une grande date dans la vie de notre club. Aujourd’hui l’Open des 10/12 a atteint une envergure internationale sans équivalent. C’est l’un des grands événements sportifs de notre ville et notre club est particulièrement fier de ce tournoi, qui est emblématique de notre école de tennis. La

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formation des jeunes est en effet un objectif prioInterview de Pascal Louap ritaire au TCBB. Aussi le tournoi est une occasion exceptionnelle pour nos jeunes de voir ce maire-adjoint chargé des Sports qui se fait de mieux à leur âge en matière de tennis et de leur donner l’envie de progresser et Quel est l’impact de l’Open des 10/12 ans pour la ville ? Indéniablement l’Open des 10/12 ans est un atout et une fierté pour de se dépasser. L’intérêt n’est pas moindre pour la ville de Boulogne-Billancourt. 1 000 jeunes provenant de plus d’une tous les amateurs de beau tennis, qui peuvent vingtaine de nations vont se confronter sur les terres battues boulonnaises ! voir en avant première celles et ceux qui tiendront Organisée par le Tennis Club de Boulogne-Billancourt (T.C.B.B.), la tête d’affiche mondiale dans quelques années. 2e club de France, avec le soutien de la ville, cette compétition Je voudrais enfin rappeler tout le travail accomest devenue un rendez-vous majeur de la vie du tennis national pli pour en arriver là, année après année, dans et international. J’en veux pour preuve que ce tournoi a bien souvent un partenariat exemplaire entre la ville et le permis aux plus grands joueurs actuels de gagner leurs premiers lauriers. club », précise Pierre Laurencin, président Cette 20e promet plus que jamais d’inscrire Boulogne-Billancourt parmi les incontournables villes du TCBB. contribuant à l’émergence de nouveaux talents sportifs. Dans une ambiance dynamique et un esprit fair-play, plus de 1 000 jeunes vont se confronQuels soutiens la ville apporte au tournoi et quels moyens met-elle en œuvre ter pendant deux semaines pour décrocher pour accueillir les compétiteurs ? une place sur le podium. L’Open des 10/12 Depuis plusieurs mois, ces rencontres mobilisent beaucoup d’énergie et de bonnes volontés ans est une compétition incontournable où plus dont les services municipaux. L’enthousiasme généré par cet événement contribue sans aucun de 4 000 visiteurs sont attendus. doute à lui donner une dimension très chaleureuse fidèle à l’esprit qui anime le TCBB. La rencontre avec les professionnels de demain La ville met à disposition ses équipements dont les terrains de tennis, l’espace Landowski et une L’Open des 10/12, c’est également la rencontre école, elle apporte également un important soutien logistique (tentes, chaises, loges, décorations) avec de futurs prodiges du tennis. Les plus et participe à l’élaboration et à la réalisation des supports de communication de l’événement. grands professionnels d’aujourd’hui ont parNotre ville est clairement le premier partenaire de ce tournoi ! ticipé à ce tournoi. Amélie Mauresmo et Sébastien Grosjean ont tous deux remporté dans leur Où se déroulera la remise des prix ? catégorie l’Open en 1990. En 1992, c’est MicLa remise des prix aura lieu dans la salle des conférences de l’espace Landowski située au cœur kaël Llodra et Justine Hénin qui brillent sur de la ville. En présence de nombreux élus, cette cérémonie clôturera dans une ambiance conviviale le court. En 1997, c’est au tour de Richard et festive le premier événement sportif de l’année 2009. Gasquet de s’imposer. Gaël Monfils, s’est égaRendez-vous dans quelques semaines pour connaître les noms des champions lement distingué durant l’Open en 1998. de demain ! Chaque année de jeunes joueurs talentueux sont ainsi repérés. Philippe Joliot Depuis 20 ans, l’Open représente pour certains leur première focus sur les juges arbitres La ville de Boulogne-Billancourt s’implique compétition, pour d’autres Les juges arbitres sont au cœur d’un tournoi naturellement aux côtés du Tennis Club de leur première victoire. C’est de tennis. Ils organisent l’Open, ils réceptionnent Boulogne-Billancourt. « Tout le monde recondepuis le début un rasles inscriptions et programment ensuite les matchs. naît l’importance de l’animation culturelle et semblement convivial Lorsque les joueurs se sont présentés au bureau du juge sportive à Boulogne-Billancourt. C’est une de tous âges, de toutes arbitre pour participer au tournoi, la compétition peut réelle motivation pour le Tennis Club. Juscatégories autour commencer ! Environ 1 300 matchs sont disputés lors de qu’alors, avec le soutien de la municipalité, le d’une même passion : l’Open des 10/12, beaucoup plus qu’à Roland-Garros. Les club a porté tous ses efforts sur la formation et le tennis. Venez découdeux juges arbitres Philippe Joliot et Gilles Gall’éducation. La ville souhaite donner un nouvel vrir le champion de misch doivent être réactifs pour assurer les élan au développement du TCBB et prévoit une demain. enchaînements entre les parties et les superinstallation prochaine sur un nouveau site plus viser. Ils ont également un rôle de médiagrand. Pour ses 20 ans, le tournoi des 10/12 est La ville teurs lors de désaccords entre joueurs. en effet plutôt à l’étroit au stade Le-Gallo », à l’heure Avec environ 1 000 participants, 16 cours commente Pierre Laurencin, Président du de l’Open différents et 20 pays représentés, l’Open Club. Côté coulisses, cet évèdes 10/12 est un formidable Pour Pascal Louap, Maire-adjoint chargé des nement nécessite la collabochallenge pour les Sports, pas de doute « le TCBB est un vériration de l’équipe du TCBB, et juges arbitres. table atout pour la ville : les compétitions de de la ville de Boulogne-Billancourt. haut niveau contribuent au rayonnement de la Plus de 2 000 repas seront servis, quatre ville et les 20 ans de l’Open des 10/12 ans constihôtels boulonnais mis à la disposition de tuent un événement à ne pas rater. » près de 200 personnes, et des navettes sont organisées pour tous les déplacements. Plus de 150 bénévoles mettent tout en œuvre  Article collectif réalisé par Émilie Nanty, Lise Traino, pour accueillir les participants dans les Jennifer Leroux, Jessica Odzocki, meilleures conditions. L’équipe organisaMargaux Deloye, Zineb Rahal trice prépare le tournoi avec le même enthouet Clément Dauge, siasme et la même envie, mais ce 20e anniétudiants en licence de communication versaire est pour eux une motivation à l’ISCPA, Institut des Médias, Paris. supplémentaire. Boulogne~Billancourt

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Victor Demonchaux, 11 ans, classé 15/2 et deux fois finaliste en 10 et 11 ans est entraîné à la ligue des Hauts-de-Seine et au TCBB.

«

Je veux gagner pour faire un cadeau au club parce que c’est les 20 ans du tournoi !

»

Laura Chanine, 11 ans, classée 30/3 est entraînée au TCBB et participera pour la dernière fois au tournoi.

Charlotte Rodier une championne au TCBB

«

L’ambiance est plutôt compétitive mais très sympa !

Charlotte Rodier, 17 ans, s’est entraînée au TCBB dès l’âge de 6 ans. Elle est devenue championne de France en 2005 des 13/14 ans et en 2008 des 17/18 ans.

»

Parlez nous de vos débuts au TCBB ? Que vous a apporté ce club ? Il m’a apporté beaucoup de soutien. J’adore aller au TCBB, il y a une bonne ambiance. De très bons entraîneurs m’ont initiée au tennis. Ils m’ont bien préparée. Vous avez participé et remporté le 13e tournoi des 10/12, quels sont vos souvenirs ? C’est le premier grand souvenir, si on peut dire, de ma carrière. C’était vraiment génial ! J’étais chez moi. En plus, le tournoi se Infos pratiques rapproche des fêtes de fin d’année, une période que j’aime • Les lieux : TCBB, stade Le-Gallo : 39/43, Quai Alphonse-Le-Gallo, et stade beaucoup qui devient encore plus particulière. L’organisation est de la ligue des Hauts-de-Seine : 4, Rue Édouard-Manet, à Rueil-Malmaison. très bien. Les bénévoles font un travail remarquable, j’ai adoré ! • Les dates : Qualifications du 20 décembre 2008 au 29 décembre 2008, Quelle importance ont pour vous ces grands tournois ? tableau final du 30 décembre 2008 au 03 janvier 2009 C’est une bonne expérience. C’est important de passer par là • Les sites internet : www.tcbb.org et c’est un plus pour la progression. (Le Tennis Club de Boulogne-Billancourt) et www.boulognebillancourt.com Où en êtes-vous maintenant ? (La ville de Boulogne-Billancourt) Je m’entraîne à Roland-Garros avec un nouvel entraîneur. • La remise des prix : Le samedi 3 janvier Je suis 540e joueuse mondiale et 37e française. à 19h à l’espace Landowski, 28, avenue André-Morizet. Entrée libre ! Quels sont vos projets ? J’aimerai me rapprocher de la 300e place. Boulogne~Billancourt Information

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