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TRUCS ET ASTUCES

JEUX VIDEO décida de s'allier avec un leader incontesté de l'électronique : Sony. En 1989, les travaux de Sony avaient bien avancés et Nintendo était sur le point de dévoiler la SNES-CD lorsque qu'elle décida au dernier moment de planter un couteau dans le dos de Sony en annonçant qu'elle avait conclu à la place un partenariat avec Philips. Pour le milieu des affaires japonais, il s'agissait ni plus ni moins que d'une énorme trahison : pensez-donc, une compagnie japonaise qui en rejette une autre pour une alliance avec d'immondes gaijins ! Au passage, Nintendo prévint Sony en des termes qui devaient se rapprocher de ça : "tiens, au fait, le prototype que vous avez développé pour nous, vous n'oubliez pas de le foutre à la poubelle et de ne plus jamais en parler hein ?". Sony envisagea un temps de faire ça, puis elle se dit qu'en fait, il y avait peutêtre moyen d'en faire une console à part entière. Justement, la nuit précédant la trahison de Nintendo, Sony venait tout juste de trouver un nom pour leur projet : Play Station. Et la suite, vous la connaissez... Quant à Nintendo, ses déboires ne s'arrêtèrent pas là, puisque son accord avec Philips ne donna au final rien de concluant. Mais ne vous inquiétez pas, on n'a pas fini de parler de Philips et Nintendo au cours de cet article...

La Jaguar Si l'on vous demande de citer un constructeur de consoles crédible, vous

me direz naturellement Nintendo, Sega, Sony et Microsoft (j'ai dit crédible hein, vous êtes pas obligés de l'aimer). Mais on oublie trop souvent Atari, qui dans les années 80, était le concurrent le plus féroce des japonais Sega et Nintendo avec sa ligne de consoles éponymes. Mis à mal par le crash des jeux vidéo de 1983, ce n'est qu'à partir de 1990 qu'Atari dé-

cida de faire son grand come-back avec la Jaguar. Souvenez-vous, à l'époque, tout était affaire de bits : forcément, maintenant avec la HD tout le monde s'en branle de savoir si une image est composée de 16 ou 256 millions de couleurs, mais en ces âges farouches, entre 32 ou 1024 couleurs, on voyait clairement la différence ! Du coup, une console 16 bits était forcément meilleure qu'une console 8 bits, et les constructeurs ne se privaient pas d'axer à fond leur communication dessus. Or voilà-t'y pas qu'en 1993, époque dominée par les SNES et Megadrive, la Jaguar débarque avec non pas 16, non pas 32, mais 64 bits, ce qui selon la logique de l'époque, en faisait une console 4 fois meilleure que ses concurrentes directes ! Basant tout son marketing là-dessus, avec le slogan "Do the math", la Jaguar était donc destinée à écraser la compétition, right ? Oui, mais en fait non. Parce que déjà, les 64 bits, c'était du pipeau. Certes, elle disposait bien vaguement d'un processeur 64 bits, mais le processeur graphique lui (donc plus ou moins le coeur de la machine) n'était que 32 bits, et le CPU carrément 16 bits. De plus, la

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Magazine 42 - Numero 22  

42, le magazine par, pour sur et dans les geeks

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