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Année 2016-2017– Janvier et février 2017

Voix de femmes Du Haut-Richelieu

BONNE NOUVELLE!! DANS CE NUMÉRO : Babillard aux infos

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Éditorial

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Rubrique: Réflexion

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Texte libre !

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Rubrique : Cultivons notre assiette

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Rubrique: Juridique

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Votre Centre de femmes a déménagé!! Depuis le 2 décembre 2016, le Centre de femmes du Haut-Richelieu a ses bureaux administratifs au 249, rue Laurier. Les activités régulières du Centre de femmes seront maintenues à la Salle Bernard-Perreault, 432, rue Jacques-Cartier Sud, jusqu’en juin 2017.


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Babillard aux infos

VOIX DE FEMMES


ANNÉE 2016- 201 7– JANVIER ET FÉVRIER 2017

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Éditorial Faire valoir mes droits, par quels moyens? Sandra Cloutier, agente de mobilisation en condition féminine

Le droit à la vie, le droit au respect, le droit à la dignité, etc. Faire valoir tes droits, mes droits, nos droits… Si je fais valoir mes droits, est-ce que j’empiète sur ceux des autres? Où commence ma liberté finit celle des autres non? C’est ce que me répétait ma mère lorsque j’étais petite. Pourquoi? Peutêtre parce que je lui répétais sans cesse du haut de mes deux ans et demi: Maman capable! Maman moi peux! Maman moi droit ça! Dans une société de droits, de liberté, de responsabilités, de communication et de performance comme la nôtre, on devrait avoir toutes les informations et toute l’aide nécessaire lorsque survient une problématique. Pourtant, on est bien souvent impuissantes devant des situations difficiles, alors on laisse faire car la montagne semble si haute à gravir. Bouger signifie faire des vagues et rendre notre vie encore plus difficile. Pourquoi à deux ans et demi je déclarais haut et fort mon désir de voir respecter mes droits, ma liberté et mon indépendance, mais, en tant qu’adulte je ne sais pas quelle loi ou quel

organisme peut m’aider et me protéger? Il est intéressant de constater qu’aujourd’hui, on peut communiquer avec une personne résidant au Japon, mais on ne se renseigne pas sur nos droits, les lois et les organismes de soutien qui existent. Est-ce que la vie va tellement vite que prendre du temps pour s’informer, réfléchir, choisir et agir est trop difficile? En tant que citoyenne, on devrait se tenir au courant de tout ce qui nous protège et des lois en vigueur. Ne dit-on pas : « Nul ne peut ignorer la loi »? En janvier et février, nous vous proposons une panoplie d’activités ayant pour thème le droit. Prenons le temps de réfléchir ensemble à ce qui nous protège, aux lois qui nous régissent et aux différentes façons de faire valoir nos droits. Je vous invite à prendre part aux mardis animés et aux conférences afin de réfléchir au monde qui nous entoure!

Faire valoir mes droits, par quels moyens? Mardi le 17 janvier 2017

13 h à 15 h


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VOIX DE FEMMES

Rubrique : Réflexion La taxe rose : existe-t-elle au Québec?

déodorant, ce n’est rien. Imaginez que la plupart des produits et des services que vous utilisez soient plus chers que ce qui est proposé aux hommes. Vous payer alors toujours un peu plus pour les quelques 5000 produits et services que vous utilisez annuellement. Donc 0,50$ fois 5000 produits, cela commence à faire beaucoup d’argent, vous ne trouvez pas? Si la taxe rose existe au Québec, elle a un réel impact sur le fardeau financier des femmes puisque, selon le Secrétariat à la condition féminine 1:

Depuis quelques années, les médias parle de la taxe rose. Qu’est-ce que c’est? C’est le fait de payer plus cher pour un article destiné aux femmes comparativement au même article pour homme. C’est également le fait de taxer des produits typiquement féminins. Cependant, au Québec, depuis le 1er juillet 2015, les serviettes hygiéniques et les tampons sont détaxées. Est-ce que les produits en « version féminine » sont si différents de la « version masculine » que cela justifie une hausse de prix? Une peau de femme est-elle tellement différente d’une peau d’homme que les compagnies doivent créer un rasoir « pour elle »? Ce rasoir engendre-t-il réellement des coûts plus élevés que les utilisatrices doivent assumer?

Les femmes touchent en moyenne un revenu annuel inférieur à celui des hommes, peu importe leur groupe d’âge ou leur niveau de scolarité;

Leur taux d’activité et d’emploi sont inférieurs à ceux des hommes;

Plus de femmes que d’hommes travaillent à temps partiel;

Plus de femmes que d’hommes sont rémunérées au salaire minimum;

Certaines femmes sont particulièrement touchées par les inégalités économiques et la pauvreté : les femmes responsables de famille monoparentale, les femmes immigrées, les femmes autochtones, les femmes aînées, les femmes handicapées et les femmes peu scolarisées.

Alors, vous travaillez au salaire minimum et vous dépensez environ 2 500 $ de plus par année que les hommes. Dur sur le budget!

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Alors la taxe rose revient à dire que des produits sont stéréotypés. Les femmes doivent les payer plus chers, ce qui les appauvrit davantage. Vous me direz que payer 0,50$ de plus pour un

http://www.scf.gouv.qc.ca/index.php?id=14


ANNÉE 2016- 201 7– JANVIER ET FÉVRIER 2017

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Et ailleurs? En France, il y a présentement une véritable polémique sur le sujet. Le groupe féministe Georgette Sand dénonce des pratiques discriminatoires sur les produits destinés aux femmes. Elles ont demandé au gouvernement plusieurs études sur le sujet touchant divers produits et services. Pour l’instant, aucune étude n’a semblé démontrer avec certitude l’existence d’une telle « taxe ».

Aux États-Unis, aucune loi n’interdit le marketing genré. Cependant, quelques états sont persuadés que cela existe. En Californie, par exemple, cette pratique est interdite pour les services mais non pour les produits. Mardi le 7 février 2017, nous vous invitons à venir discuter de ce sujet. Nous regarderons ce qui se fait ici et ailleurs et nous discuterons de notre pouvoir en tant que consommatrice et citoyenne! Sandra Cloutier, agente de mobilisation en condition féminine

Qu’est-ce que la taxe Rose Mardi le 7 février 2017

13 h à 15 h

Texte libre ! Vents et virages Nicole Rodrigue - Groupe d’écriture libre

Une séparation, une maladie ou un deuil qui bouscule jusqu'à l'âme, on s'écrase, on ne reconnaît plus rien. On ne se sent plus la force de recommencer. On n'a plus envie de se battre.

On essuie tous des tempêtes tout au long de notre vie. Parfois, c'est nous qui bousculons tout pour un vent de changement. On change la décoration, on part en vacances, ou encore, on change de maison. Cette petite brise nous soulève pour quelques temps et la vie reprend peu à peu de la même manière. C'est rassurant, même si on pense que c'est un peu ennuyant.

Mais le temps finit par cicatriser les blessures et nous recommençons à réfléchir normalement. Un nouveau virage s'impose. On y pense longtemps et un jour , le courage arrive et on relève la tête. Tant de gens nous ont dit : « Nous ne voulions pas y croire. Pourtant, ce matin, j'ai vu le ciel bleu et le soleil briller de nouveau ».

Mais quand la vraie tempête arrive et détruit tout sur son passage, comment passer au travers d'un tel tsunami?


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VOIX DE FEMMES

Rubrique : Cultivons notre assiette ! Faisons un plat de plus vers le droit à l’alimentation. Esther Prince, coordonnatrice des initiatives en sécurité alimentaire

C’est avec cette phrase que le Regroupement des cuisines collectives du Québec annonce son Le Regroupement des cuisines collectives du objectif pour l’année 2016-2017. Québec invite donc le mouvement des cuisines collectives à formuler une déclaration sur le droit à D’où vient l’idée du droit à la l’alimentation? Dès l’alimentation afin de se prononcer sur la future sa constitution, l'Organisation des Nations Unis a politique publique du ministère de l’Agriculture et identifié l'accès à une nourriture suffisante comme sur le prochain Guide alimentaire, et ainsi un droit de l'individu et une responsabilité influencer positivement les résultats dans l’intérêt collective. En 1996, au Sommet mondial de des citoyens. l'alimentation, les chefs de 185 pays et la Communauté européenne ont réaffirmé, "le droit Différentes activités se dérouleront tout au long de de chaque être humain d'avoir accès à une l’année dans le cadre de ce projet. nourriture saine et nutritive conformément au droit à une nourriture adéquate et au droit fondamental de chacun d'être à l'abri de la faim." Même si le D’abord, lors de l’activité des Délices de Noël, les droit à l'alimentation est reconnu par tous les pays cuisines collectives sont invitées à cuisiner un plat du monde, l’objectif est encore loin d’être atteint. qu’elles remettront à des élus de la région afin de les sensibiliser aux cuisines collectives et au droit à l’alimentation. Parmi les groupes de cuisines Au Québec, deux projets majeurs auront un impact collectives soutenus par le Centre, celui de Saintsur le droit à l’alimentation. D’abord, le ministère Alexandre a participé à cette activité en cuisinant de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation des bouchées de Noël qui ont été offertes au maire du Québec (MAPAQ) a mis sur pied une de la municipalité. consultation publique qui se terminera par le Sommet sur l’alimentation à l’automne 2017. Le but de cette consultation est d’élaborer une Ensuite, ce thème sera repris lors de deux politique publique bioalimentaire. La consultation événements majeurs: la Journée nationale des publique permet aux consommateurs d’être au cuisines collectives 2017 et le colloque du cœur de la démarche. Ensuite, une révision du Regroupement des cuisines collectives. Des Guide alimentaire canadien est annoncée par activités tenues lors de ces événements Santé Canada. L’industrie agroalimentaire permettront d’élaborer une position commune. Des souhaite y participer. Le Guide alimentaire nouvelles de ces actions vous seront transmises canadien aidant les citoyens à faire des choix dans une prochaine édition du Voix de femmes! alimentaires, l’industrie est en conflit d’intérêt car les recommandations du Guide ont un impact direct sur notre santé. Références : http://www.rccq.org/fr/participez-a-la-declaration-sur-droit-a-lalimentation/ http://www.fao.org/FOCUS/F/rightfood/right1.htm


ANNÉE 2016- 201 7– JANVIER ET FÉVRIER 2017

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Rubrique : Juridique

À partir du mois de mars, les avocates bénévoles de la Clinique juridique écriront dans le Voix de femmes la Rubrique juridique. Ces rubriques traiteront des mêmes thèmes que la clinique d’information juridique.

CLINIQUE D’INFORMATION JURIDIQUE Nos avocates bénévoles vous invitent à prendre rendez-vous à notre clinique d’information juridique afin d’obtenir des renseignements sur des sujets tels que:  Droit de la famille (divorce, garde d'enfants et pension alimentaire, droits d'accès, filiation, succession et mandat en cas d'inaptitude, la médiation familiale, le droit des aînées etc.);  Droit des assurances (dommages, habitation, responsabilité);  Droit du travail (congédiement injustifié, conventions collectives, discrimination en milieu de travail, harcèlement au travail, Loi sur les normes du travail);  Vente et louage (bail, contrat de vente, Régie du logement, relation propriétaire/locataire, troubles de voisinage);  Droit criminel (violence conjugale);  Protection de la jeunesse (entente sur mesures volontaires, signalement, Tribunal de la jeunesse). Durée du rendez-vous: 45 minutes Coût de la consultation: Membre: gratuit Non-membre: 20$ Journée du rendez-vous: Le premier jeudi du mois Rendez-vous et information: 450 346-0662, registrariat@centrefemmeshautrichelieu.ca Lieu: La clinique du 8 janvier 2017 se fera exceptionnellement au bureau de Maître Jocelyne Robichaud, 219, rue Jacques-Cartier Nord.


Fondé en 1983, le Centre de femmes du Haut-Richelieu est un centre d’éducation populaire en condition féminine et à but non lucratif dont la mission est d’améliorer les conditions de vie des femmes en vue de leur permettre une participation égalitaire dans toutes les sphères de la société.

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161201 vdf janvier et fevrier 2017  
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