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Année 2016-2017– octobre 2016

Voix de femmes Du Haut-Richelieu

Il nous fait plaisir de vous faire parvenir votre Voix de femmes du mois d’octobre 2016. Vous y retrouverez notamment différents articles sur la thématique mensuelle du Centre de femmes portant sur « Le corps ». Nous vous invitons par ailleurs à prendre part aux diverses activités et ateliers de réflexion traitant de cette thématique. Le corps, unique lieu de rêve et de raison, asile du désir, de l’image et des sons. - Anna Noailles

DANS CE NUMÉRO : Babillard aux infos

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Éditorial

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Rubrique Lecture

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Texte libre !

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Rubrique : Cultivons notre assiette

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Rubrique votre centre en action !

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Babillard aux infos

VOIX DE FEMMES


ANNÉE 2016- 201 7– OCTOBRE 2016

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Éditorial

Le corps, entre perceptions et introspections Qu’ont en commun les actions de s’alimenter, se vêtir, s’abriter, s’activer…? Elles font toutes appel, de près ou de loin, au corps physique qui nous définit comme des êtres humains. La nourriture que je consomme définit en partie la personne que je suis d’un point de vue physiologique, mais cela peut également m’aider à préciser mes valeurs, mes convictions. Si je consomme des produits biologiques, par exemple, cela renvoie à l’idée que je prends soin de ce que je consomme, pour le bénéfice de mon corps tout en me positionnant sur les enjeux environnementaux. Nous pourrions ainsi dire que la nourriture nourrit mon corps et mon esprit. Ce type de rapprochement est possible avec une panoplie d’actions qui réfèrent au corps ; parce qu’après tout, c’est notre seul moyen de nous positionner dans l’espace, notre corps est le véhicule de nos émotions, de nos pensées, de nos actions. La perception que l’on a de notre corps reflète donc notre personnalité. Si la vision que l’on projette de lui est étroitement liée aux valeurs et représentations que l’on a acquises au fil du temps, est-il juste de penser qu’un peu partout dans le monde, l’image du corps ne répond pas aux mêmes critères ou aux mêmes normes que celles défendues ici, au Québec ? Nous pouvons effectivement penser que les perceptions sont différentes en fonction des systèmes de valeurs socialement inculqués. Le corps, aux quatre coins du monde, joue le rôle de vecteur social, psychologique, culturel et religieux. Il participe donc à organiser une vision cohérente dans une société donnée.

Le Centre de femmes du Haut-Richelieu vous invite à participer aux nombreux ateliers du mois d’octobre, qui traiteront de la réappropriation par les femmes de leur corps. Ensemble, nous pousserons la discussion sur ces enjeux par le biais d’ateliers réflexifs, de jeux créatifs et d’ateliers de cuisine. Nous tenterons d’approfondir ces sujets qui, après tout, influencent énormément la façon dont l’on se représente en tant que femme, en tant que citoyenne, dans le monde d’aujourd’hui.


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VOIX DE FEMMES

Rubrique : Lecture L’Écho de leur voix Roman—Éditions Remue-ménage Jan J. Dominique «Ce soir, j’ai des araignées dans la tête. Je m’interroge de plus en plus. La manie de Lisa de fouiller le passé me contamine. Moi, c’est le mien que j’aimerais connaître. Que ma mère me renseigne sur les événements qui nous concernent, ceux qui expliquent l’éclatement de la famille, les photos qui manquent dans l’album, le silence dans lequel j’ai grandi, notre isolement de la communauté haïtienne de Montréal.» On raconte que la terreur se transmet dans les gènes, que les esprits ne meurent jamais et que les lwas peuvent porter leurs messages au-delà des frontières. Dans ce roman du Montréal haïtien, des enfants d’immigrants n’échappent pas à leur héritage inavoué. Se croisent des réfugiés politiques, de riches fuyards, des orphelins cherchant l’origine de leurs marques, dans un portrait de famille aussi tendre que tragique. Comment continuer à vivre malgré le soupçon, malgré l’impunité?

Sorcières, sages-femmes et infirmières Une histoire des femmes de la médecine Éditions Remue-ménage Barbara Ehrenreich et Deirdre English Traduit de l’anglais (États-Unis) par Lorraine Brown et Catherine Germain Ce texte pose un grand nombre de questions sur l’histoire des femmes. Pourquoi a-t-on brûlé des milliers de femmes en les accusant de sorcellerie? Pourquoi les femmes sont-elles devenues les ouvrières d’une industrie, celle de la santé, dans laquelle les hommes sont des patrons ? Deux questions qui semblent éloignées l’une de l’autre et qui pourtant ont des explications assez semblables. « Comme tout événement historique nous a été rapporté par une élite culturelle, on ne connaît les sorcières qu’à travers les yeux de leurs bourreaux. » Il faut donc réapprendre notre histoire. Witches, Midwives and Nurses. A History of Women Healers est paru en 1973 chez The Feminist Press at CUNY. La traduction française est parue aux Éditions du remue-ménage en 1976.


ANNÉE 2016- 201 7– OCTOBRE 2016

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Texte libre ! Les femmes de ma vie Lillian Lanoue—Groupe d’écriture libre Depuis la nuit des temps, beaucoup de femmes ont fait leur marque dans différentes sphères de la société et y ont laissé leurs traces. J'avoue avoir une immense admiration pour ces femmes qui sont montées aux barricades, qui ont su prendre leur place et se tenir debout pour défendre leurs convictions et les valeurs auxquelles elles croient dans un monde d'hommes. La lutte et la montée vers la reconnaissance n'ont pas toujours été faciles mais les résultats ont été concluants. Il y a aussi ces femmes qui sans faire de bruit, discrètement, ont accédé à des échelons de haut niveau dans le domaine de leur compétence pour être reconnues et admirées, pour avoir su prouver que ce que les hommes peuvent, les femmes le peuvent aussi, et ce, dans des domaines aussi diversifiés que la médecine, les sciences , les nouvelles technologies, etc....Il y a eu de ces femmes hier, et il y a encore aujourd’hui plusieurs de ces femmes déterminées qui savent prendre leur place dans des domaines aussi différents que variés, qui arrivent à m'impressionner et pour qui j'ai un profond respect. Je pense à la grande sagesse de Maya Angelou, une humaniste et philosophe noire américaine.

À la reine Élisabeth II d'Angleterre qui malgré son âge avancé refuse de céder les rênes du pouvoir. À Oprah Wenfrey qui est un exemple de détermination pour une femme noire sortie des bas-fonds du Mississipi pour arriver à compter parmi les femmes les plus influentes et les plus riches du monde. À Marie Curie, femme de science bien en avance sur son temps. À Marguerite Yourcenar première femme admise à l'Académie française et profondément impliquée dans la défense des droits des femmes.

À Julie Payette, première femme astronaute canadienne qui a su pousser ses limites au-delà du possible. Toutes ces femmes courageuses, par leur détermination, leur courage et leur implication, ont ouvert les voies vers la reconnaissance de l'égalité. Il ne faudrait pas oublier toutes ces femmes extraordinaires mères de famille courageuses qui se dévouent auprès de leur famille sans attendre de retour et les nombreuses bénévoles qui oeuvrent auprès des défavorisés et des moins bien nantis. Ces infirmières à l'écoute des besoins du corps et en constante lutte contre la maladie, qui se dévouent souvent dans des conditions de travail difficile. Ces professeures qui endossent la responsabilité d'éduquer et instruire pour permettre un avenir et un monde meilleur à nos enfants. La plupart de ces femmes n'atteindront sans doute jamais la célébrité et elles ne feront jamais l'histoire, mais ce sont elles qui contribuent largement à sauvegarder le côté humain des choses et le sens des valeurs dans un monde en constante évolution et e n p e r p é t ue l s changements, où la reconnaissance des besoins fondamentaux et le bien-être des humains sont parfois refoulés au dernier rang des priorités.


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VOIX DE FEMMES

Rubrique : cultivons notre assiette ! Des échanges entre les femmes dans le monde grâce aux cuisines collectives !

Des participantes de la cuisine collective d’Hochelaga-Maisonneuve ont développé très vite des liens avec les cuisines collectives du Pérou. Elles se sont rendues sur place afin d’observer et d’expérimenter leur façon de faire. Ce qu’elles ont vécu lors de ce voyage les a incitées à s’organiser en un regroupement afin d’unir les cuisines collectives du Québec. Le Regroupement des cuisines collectives du Québec (RCCQ) a ainsi vu le jour. C’est maintenant au RCCQ de partager son expertise avec d’autres pays. Ainsi, la collaboration entre l’organisme Woïyo Kondeye, au Mali en Afrique de l’Ouest, et le RCCQ a permis l’émergence des cuisines collectives dans ce pays. Ce sont surtout les femmes enceintes et les mamans d’enfants de 0 à 5 ans qui sont visées car ce sont elles et leurs enfants qui souffrent le plus de malnutrition.

En milieu rural, elles préparent également des repas qui sont distribués aux enfants dans les écoles primaires pour favoriser leur concentration pendant les cours. En Syrie, le Comité international du Croissant-Rouge, qui est l’équivalent de la Croix-Rouge dans les pays musulmans, a mis sur pied des cuisines collectives pour aider les populations touchées par la guerre. Des cuisines ont ainsi été équipées. Des denrées et du combustible ont été fournis. Des femmes cuisinent ainsi pour leur famille, mais également pour venir en aide aux plus vulnérables. Au total, 17 cuisines collectives ont ainsi vu le jour et elles servent plus de 250 000 repas par jour. France, Gabon, Haïti, Mali, Québec, Pérou, Syrie… Les cuisines collectives s’implantent un peu partout. Ce sont les femmes qui sont majoritairement à l’origine du démarrage de cuisines collectives, mais, au Québec, les hommes sont, évidemment les bienvenus.

Références https://www.icrc.org/fr/document/syrie-homs-alep-damas-cuisines-collectives https://woiyokondeye.wordpress.com/ http://www.rccq.org/fr/cuisine-en-reseau/partenariats-internationaux/

Au Québec, l’histoire des cuisines collectives a commencé dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve en 1982. Trois femmes ont commencé à se réunir pour cuisiner ensemble des plats économiques et nutritifs pour leur famille. Depuis, le mouvement s’est étendu à l’ensemble du Québec. Saviez-vous que cette prise en charge citoyenne des femmes pour améliorer l’alimentation de leur famille ne se limite pas au Québec et que le Pérou a servi d’inspiration pour son essor ?


ANNÉE 2016- 201 7– OCTOBRE 2016

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Rubrique : Votre centre en action ! Un été bien rempli au jardin Cultivons notre assiette! Les jardiniers du jardin communautaire Cultivons notre assiette ont participé à plusieurs ateliers tout au cours de l’été. Dès l’inauguration du jardin, une séance d’étirements pour apprendre à prévenir les blessures lors du jardinage s’est déroulée directement au jardin. Puis, tout au long de l’été, les jardiniers ont découvert de nouvelles recettes afin d’utiliser et de conserver leur récolte de fines herbes, d’haricots et de tomates. Les ateliers sur le jardinage ont permis aux participants d’apprendre les secrets d’un jardin luxuriant, de déjouer les insectes nuisibles, de trouver des solutions aux maladies touchant nos plantations et de découvrir le compagnonnage des plantes. La Fête des récoltes a été également fertile en activités : épluchette de blé d’inde, atelier de tai chi, atelier sur la conservation des récoltes et atelier pour les enfants étaient à l’honneur dans une ambiance festive. Ces ateliers étaient présentés par des jardiniers bénévoles, mais aussi par des personnes qui souhaitaient partager leurs connaissances avec les jardiniers. Un gros merci à Carol Fontaine, Josée De Launière, Manon Labrecque, Martine Béliveau, Patrice Dumoulin et Yves Fontaine d’avoir partagé leur passion avec nous.


MERCI à notre partenaire :

Fondé en 1983, le Centre de femmes du Haut-Richelieu est un centre d’éducation populaire en condition féminine et à but non lucratif dont la mission est d’améliorer les conditions de vie des femmes en vue de leur permettre une participation égalitaire dans toutes les sphères de la société.

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Voix de femmes - octobre 2016  
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