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ĂŠlevage, viande et dĂŠve lo ppe m e nt du rab le


20 % 60 % C’est la part du territoire français couvert d’herbe sous forme de prairies et parcours utilisés par les herbivores (soit 13 millions d’hectares)

C’est la part du territoire français mis en valeur par l’agriculture et l’élevage, soit 32 millions d’hectares de paysage (Source Agreste – la statistique agricole)

Un département C’est l’équivalent en surface de ce que perd l’agriculture tous les 10 ans au profit de l’urbanisation et de la forêt (Source Agreste – la statistique agricole)

1 ha

C’est la surface dont dispose en moyenne chaque vache en France pour se nourrir et pour recycler ses déjections (Source Institut de l’Elevage)

50

C’est le nombre moyen de vaches dans les élevages français, soit pour les élevages allaitants, avec les veaux et les génisses, une centaine d’animaux (Source Institut de l’Elevage)

500 kg

25

700 000 km

C’est la longueur totale de haies entretenues principalement par les agriculteurs et les éleveurs, en France (Source : Solagro)

250 000 60% C’est le nombre d’élevages de bovins, d’ovins et de caprins en France (Source Agreste – la statistique agricole)

90%

C’est la part moyenne d’alimentation des bovins (herbe, fourrages, céréales) produite sur l’exploitation

(Source Institut de l’Elevage)

C’est la quantité de carbone stockée par an et par hectare de prairie permanente, soit autant qu’un sol de forêt (Source INRA/ Institut de l’élevage)

C’est le nombre de races bovines élevées en France

700 o

C’est la part moyenne d’herbe dans la ration des bovins (Source Institut de l’Elevage)

400 000

Ce sont les kilomètres de cours d’eau délimités par des bandes enherbées permanentes ou par des prairies, des taillis, des bois, protégeant ainsi la qualité de l’eau (Source : Arvalis – Des chiffres porteurs d’avenir – édition 2007)

C’est la valeur économique estimée d’un hectare de prairie pâturée pour les services environnementaux rendus (filtration des eaux lutte contre l’érosion..) (Source INRA)


ÉLEVAGE, VIANDE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE présentation et sommaire

Dans cette pochette, sont rassemblées des fiches d’information sur l’élevage des herbivores (bovin, ovin, équin) et le développement durable dans ses trois composantes (environnement, économique et social). Si de nombreuses données circulent actuellement sur l’élevage au niveau mondial, il est important de relocaliser le débat pour trouver les solutions adaptées aux conditions d’élevage françaises. Ces fiches visent à décrire d’une part l’élevage des herbivores tel qu’il est pratiqué en France et d’autre part les réglementations, les solutions mises en œuvre et les voies de progrès pour améliorer la protection de l’eau, réduire les émissions de gaz à effet de serre ou encore faire des économies d’énergie. L’évaluation environnementale des élevages et de la filière viande étant en constante évolution, ces fiches seront remises à jour régulièrement et téléchargeables dans la rubrique environnement du site : www.civ-viande.org.

Liste des fiches • Alimentation des herbivores & systèmes d’élevages • Élevage & territoires • Lien au sol, prairies et biodiversité • Bilan carbone, méthane et stockage de carbone • Élevage et qualité de l’eau • Questions fréquentes


ALIMENTATION DES HERBIVORES : la place de l’herbe

L’élevage d’herbivores (bovins, ovins, caprins, équins) se pratique sur l’ensemble du territoire français. Il est principalement localisé dans les « zones défavorisées » dont le pâturage reste le mode de valorisation dominant. En effet, les herbivores, et notamment les ruminants dotés de quatre estomacs, sont par nature capables de digérer l’herbe qui pousse sur des espaces non cultivables, qu’ils transforment en lait et en viande. L’herbe constitue en France en moyenne 60 % de la ration des bovins, cette part variant selon les saisons et les régions en fonction des conditions de sol et de climat. Dans les régions herbagères où l’herbe pousse bien toute l’année, cette part monte à 80 – 90%.

Dans d’autres régions aux étés plus secs ou aux surfaces d’exploitations petites, l’herbe peut être complétée voire partiellement remplacée par d’autres fourrages plus adaptés comme le maïs récolté en plante entière. La ration est également complétée par des céréales ou coproduits de céréales (drêches et sons de blés par exemple) pour l’apport d’énergie et par des tourteaux (colza, tournesol, soja) pour l’apport de protéines. Un complément minéral et vitaminique est en général mis à disposition des animaux sous forme de « pierre à lécher ».

En France, les systèmes d’élevage herbivore valorisent toujours l’herbe.

Les fourrages sont des aliments du bétail constitués principalement par les tiges, les feuilles et les fleurs de plantes naturelles ou cultivées. Les troupeaux d’herbivores sont nourris principalement l’été de fourrages verts directement pâturés (herbe essentiellement). L’hiver, l’éleveur leur apporte à l’étable des fourrages récol-

tés pendant l’été et conservés soit par séchage (foin par exemple), soit par ensilage qui consiste à broyer des plantes encore humides et à les conserver par fermentation « façon choucroute », à l’abri de l’air et de la lumière (ensilage de maïs ou d’herbe par exemple).


LES SYSTÈMES D’ELEVAGE D’HERBIVORES en France

En France, en excluant les zones de grandes cultures où l’élevage a presque entièrement disparu, on peut distinguer de façon schématique quatre grandes zones d’élevage des herbivores en fonction des caractéristiques de sol et de climat

Régions de polyculture-élevage : Dans ces zones à rendements plus faibles et incertains que dans les régions de grandes cultures des bassins sédimentaires, il existe une interpénétration des cultures et de l’élevage des ruminants. L’élevage s’est maintenu, souvent pour valoriser une partie de la surface non labourable, restée en herbe mais également pour valoriser en alimentation animale les coproduits agricoles issus de la transformation des betteraves (pulpe), du blé (drêches et sons) ou encore du tournesol ou du colza (tourteaux).

Régions de culture fourragères dominantes : Sur ces sols assez légers, pauvres à l’origine et facilement labourables, se sont développés des systèmes d’élevage efficaces donnant une large place au maïs fourrage et aux prairies temporaires cultivées, bénéficiant pour le Nord-Ouest des pluies régulières du climat océanique.

Régions herbagères : La prairie permanente y prédomine. Dans les régions herbagères du nord et du nord-ouest, les sols sont argileux et lourds, difficile à travailler, L’élevage est souvent de type mixte (type Normande) assurant une bonne valorisation des prairies naturelles avec une production de viande et une tradition beurrière et fromagère. Dans les zones de montagne humide, le pâturage est également le seul mode de valorisation de ces larges surfaces en herbe, non mécanisables ou difficilement cultivables du fait de l’altitude. Dans ces régions, l’abandon des surfaces agricoles entraîne un risque d’envahissement de la forêt et de fermeture des paysages.

Régions de piémonts secs : Dans ces zones sèches au climat méditerranéen, c’est principalement l’élevage de petits ruminants (ovins, caprins) qui valorise d’importantes surfaces de parcours plus ou moins boisées, à faible productivité, mais dont l’intérêt écologique est de plus en plus reconnu. L’élevage joue alors un rôle essentiel dans la prévention des incendies en laissant des zones dégagées qui peuvent servir de « pare-feu ».


Elevage herbivore : un rôle social et économique dans les territoires

Équilibre « paysager » et rôle touristique La place des prairies et des haies est essentielle dans les paysages français : alpages savoyards, estives1 pyrénéennes, causses du Massif central, bocages du sud Bourgogne ou de Normandie à la combinaison harmonieuse de l’herbe, de l’animal, de l’arbre, mais aussi de l’eau et de la pierre crée des paysages identifiables qui font la réputation de la France. Dès le 19e siècle, elle était d’ailleurs appelée le « jardin de l’Europe » et attirait de nombreux touristes. Mais les paysages que nous connaissons ne sont pas apparus spontanément. Ils sont intimement liés à l’élevage et aux prairies : les troupeaux maintiennent l’herbe rase, offrant à la vue des espaces dégagés et les éleveurs entretiennent les alentours, taillant les haies, déplaçant les clôtures, construisant des murets de pierre, etc. Ainsi, les prairies, « entretenues » par l’élevage, y compris dans des pentes montagneuses inaccessibles pour l’homme, contribuent pour beaucoup à la qualité et à la diversité des paysages français et donc à l’attrait touristique des campagnes françaises. La région Auvergne, par exemple, en témoigne : ses paysages, où alternent bois, prairies et bocages sur des reliefs doux, le doivent beaucoup aux 470 000 vaches (de races Charolaise, Salers, Aubrac et Limousine) et 570 000 brebis qui les pâturent.

Prévention des risques par l’entretien de vastes espaces naturels Dans les zones sèches du sud de la France, les troupeaux d’herbivores contribuent à lutter contre les incendies en débroussaillant et en maintenant des étendues dégagées, qui servent de pare-feu. L’hiver, en montagne, ces grandes pelouses d’herbe rase qui ont été pâturées par les animaux l’été, retiennent le manteau neigeux et limitent les risques d’avalanche. Enfin, dans les zones inondables, les prairies, haies et talus absorbent l’eau excédentaire en cas de crue, servant ainsi de zones tampons. Équilibre économique et social des territoires défavorisés Les prairies occupent le plus souvent des zones non cultivables ou peu fertiles : estives, zones humides à l’affleurement des nappes, sols lourds, etc. Sur ces terres où les céréales ne peuvent pas être cultivées, les ruminants seuls peuvent valoriser l’herbe qui y pousse. Ainsi, l’élevage de vaches, de chevaux, de brebis et de chèvres capables d’exploiter les terrains en pente a traditionnellement permis aux habitants de développer une activité économique (production de viande et de lait, mais aussi de cuir et de laine), dans des régions difficiles. Les produits laitiers, notamment fromages, et viandes issus de ces systèmes de production participent à la diversité gastronomique de la France. Leur lien au territoire et leurs caractéristiques gustatives sont d’ailleurs souvent reconnus par des signes officiels de qualité. Enfin, il n’est pas inutile de rappeler qu’en France et en Europe, l’équilibre entre production et consommation de lait et viande bovine2 permet de limiter les importations de pays lointains et de bénéficier de produits répondant à des normes qualitatives, sanitaires, de bien-être animal et environnementales définies selon des règles communautaires. Cette activité fait vivre en France environ 250 000 éleveurs de bovins, ovins et caprins et chaque exploitation génère en moyenne 7 emplois.

1: Pâturages d’altitude. 2: Rappel : plus de 50 % de la viande bovine consommée en France provient du troupeau laitier (Source GEB 2006).


Des services environnementaux et territoriaux enfin reconnus ? • Dans de nombreuses régions, les difficultés du métier ont provoqué l’abandon des surfaces en herbe et, en 30 ans, les paysages français ont perdu 5 millions d’hectares de prairies, soit 30 % de leur surface, principalement au profit de l’urbanisation et de la forêt3. • Des aides spécifiques ont été accordées à l’élevage extensif depuis 1992, dans le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC). Appelée aujourd’hui prime herbagère agro-environnementale (PHAE), ce dispositif a permis d’endiguer la déprise et de maintenir les surfaces de prairie qui occupent aujourd’hui 20 % du territoire national.

La transhumance : une pratique économique et écologique Depuis des siècles, dans les massifs montagneux, les troupeaux montent passer l’été dans les hauts pâturages où ils trouvent en abondance de l’herbe fraîchement poussée. On appelle « transhumance » cette migration estivale. Aujourd’hui, la transhumance s’intègre dans des systèmes d’exploitation modernes, car elle permet de « soulager » les exploitations l’été, les terres libérées d’une partie du troupeau pouvant alors être fauchées pour

3: Source : Institut de l’Elevage, 2007.

engranger du foin pour l’hiver. Grâce à ce système de pâtures collectives, moyennant une somme forfaitaire versée aux communes, les éleveurs peuvent faire profiter à leur bétail de cette herbe montagnarde. De leur côté, les collectivités entretiennent ainsi les espaces verts de leurs territoires à moindre coût. Les troupeaux redescendent en automne, aux premiers froids, laissant derrière eux des « pentes » où l’herbe est rasée et ainsi idéalement préparées pour la saison de ski.


LE LIEN AU SOL ET LES PRAIRIES, facteurs d’équilibre écologique et de biodiversité

Une alimentation des troupeaux produite à 90% sur l’exploitation. En France, les ruminants sont majoritairement élevés dans des systèmes soit mixtes (cultures et prairies) soit herbagers (prairies). Ces systèmes permettent de nourrir les animaux quasiment entièrement avec les fourrages et céréales de l’exploitation. En moyenne, on considère que pour chaque vache, il y a un hectare de terre à proximité qui fournit l’alimentation de l’animal tout en recyclant ses déjections. L’épandage des déjections des animaux sur les surfaces de l’exploitation offre un double avantage : il enrichit les sols en matière organique et remplace les engrais chimiques. De plus, ces systèmes quasi-autonomes évitent l’importation ou le transport de fourrages ou céréales et permettent d’entretenir localement une biodiversité agricole et une rotation culturale variée.

Les prairies et les haies, des zones de régulation écologique.

Pour se nourrir, produire du lait et de la viande, les herbivores utilisent pour se nourrir, en France, 13 millions d’hectares de prairies et de parcours montagneux, soit 1/5 de la surface du pays. Ces prairies et les haies qui les entourent jouent un rôle clé dans le stockage de carbone, l’épuration des eaux, la biodiversité1 et la typicité des paysages français.

1: La biodiversité est l’ensemble des espèces vivantes qui peuplent la planète : plantes, animaux, champignons, micro-organismes dans toute leur diversité génétique. Sa préservation est vitale, car les organismes qui la constituent participent aux grands cycles écologiques de l’air, du sol et de l’eau.


Dans les zones d’élevage d’herbivores, qui couvrent environ ¼ du territoire national et la moitié de la surface agricole, ces éléments de régulation écologique sont très présents et atteignent souvent 20% de la surface agricole utile. Les haies, prairies permanentes, talus, mares, bandes enherbées, etc. sont appelés « zones de régulation écologique » ou « éléments agroécologiques » car ce sont des surfaces gérées de manière extensive, généralement sans pesticides et avec peu de fertilisation, qui abritent une grande diversité d’organismes vivants, de toutes tailles, des plus visibles aux plus microscopiques (mammifères, insectes, champignons, oiseaux…). Cette biodiversité est essentielle car elle intervient dans les cycles de l’eau, du carbone, de l’azote, etc. Pour les agriculteurs, ces zones semi-naturelles sont également utiles car elles abritent chauves-souris, oiseaux insectivores, carabes, et bien d’autres espèces

qui se nourrissent des parasites des cultures et permettent aux agriculteurs de réduire l’utilisation de pesticides sur les champs alentours. Ces zones sont « semi-naturelles » mais cela ne signifie pas qu’elles ne sont pas entretenues : elles sont taillées, fauchées, débroussaillées par les éleveurs qui cultivent les champs alentours et par leurs troupeaux qui pâturent les prairies, créant une biodiversité floristique spécifique. Ces espaces semi-naturels appartiennent à la « trame verte » nationale : ils permettent aux espèces animales et végétales de se déplacer et d’interagir entre elles sur des surfaces suffisamment importantes et diversifiées. Par exemple, les lisières forêts/cultures ou prairies/ cultures offrent des milieux variés aux espèces qui ont besoin de plusieurs écosystèmes pour se nourrir ou se reproduire.


ELEVAGE HERBIVORE ET QUALITE DE L’EAU : le rôle protecteur des prairies permanentes et des haies La qualité de l’eau est bonne, voire très bonne dans la plupart des régions d’élevage herbivores, notamment celles où la prairie est très présente. De par leur occupation d’un tiers du territoire (1,5 Mha de céréales autoconsommées et 14,7 Mha de surfaces fourragères dont 9,9 Mha de surfaces toujours en herbe), qui plus est dans des zones particulièrement arrosées, les éleveurs sont “gestionnaires” de 40% de la ressource annuelle en eau en France1. Ces surfaces réceptrices des eaux de pluie sont en grande partie des prairies dont le rôle protecteur de la ressource en eau a été largement mis en évidence. En effet, ces prairies sont peu fertilisées et peu ou pas traitées. Leurs sols riches en matière organique et leur couvert d’herbe permanent ainsi que les haies permettent d’absorber naturellement les nitrates et de limiter l’entraîne-

ment des molécules par ruissellement de surface et par érosion. Ce rôle protecteur de la prairie vis-à-vis de la ressource en eau est reconnu au niveau européen et a été à l’origine de l’introduction dans la réglementation, de l’incitation à implanter des bandes enherbées en bordure des cultures le long des cours d’eau. L’élevage herbivore est globalement peu intensif en France (0,9 UGB2 /ha à l’échelle nationale et très généralement moins de 2 UGB/ha dans les systèmes les plus intensifs) et les déjections animales, bien gérées et bien valorisées, constituent une richesse fertilisante et non polluante qui assurent une grande partie des besoins en azote, phosphore et potasse des cultures fourragères dans les élevages.

Pourcentages de prairies dans la Surface Agricole Utile (2000)

Teneur en nitrates des eaux de surface 2000

Un traitement cartographique de l’Institut de l’Élevage a mis en évidence que les plus faibles concentrations en nitrates des eaux de surfaces s’observent dans les régions à forte couverture en prairie permanente, là où le chargement animal est modéré et la fertilisation en azote minéral modeste. Les zones très orientées sur l’élevage herbivore, toujours relativement extensif en France, sont ainsi très peu concernées par la question des nitrates.

1- L’eau et les herbivores / A. Farrugia / Paris : La Découverte - 2000 2 - UGB : Unité Gros Bétail. Système de mesure permettant de comparer les animaux d’élevage selon une grille d’équivalence (par exemple, 1 vache adulte = 1 UGB, 1 génisse de moins d’un an = 0,3 UGB, 1 brebis = 0,15 UGB qui permet de juger de l’importance économique et du caractère plus ou moins intensif de l’élevage (tous animaux confondus) dans une région déterminée.


ELEVAGE HERBIVORE ET QUALITE DE L’EAU : des progrès encourgeants dans les zones vulnérables Si l’élevage herbivore et la prairie ont prouvé leur influence positive sur la qualité des eaux, une partie des régions d’élevage françaises, correspondant à 20% de la surface agricole utile, ont été classées en zones sensibles à la pollution azotée. C’est le cas notamment dans l’ouest de la France où le nombre d’animaux par hectare est assez élevé et où les cultures fourragères, notamment de maïs, peuvent laisser les sols nus en hiver. Cependant, des progrès importants ont été réalisés. Depuis 1994, avec la mise en place du Programme de Maîtrise des Polluants d’Origine Agricole (PMPOA3), celle de l’encadrement réglementaire des élevages (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement 1993), la définition des zones vulnérables (1993 - 2003), et les programmes d’action qui y sont liés et l’application du Code des Bonnes Pratiques Agricoles (1993), des moyens importants ont été mis en oeuvre pour rétablir et protéger la ressource en eau selon les objectifs fixés par la Directive Nitrates.

des effluents d’élevage (stockage, épandage). Grâce à l’ajustement des pratiques agronomiques dans le cadre de ce programme, pour un même rendement des cultures, les apports d’azote de synthèse ont été réduits de près de 10 % en moyenne en France. L’évaluation du PMPOA réalisée en 2008 par l’Institut de l’Elevage montre que la qualité de l’eau s’améliore dans les zones les plus sensibles : les concentrations en nitrates y ont amorcé une baisse entre 1993 et 2005, cette diminution pouvant atteindre jusqu’à –13.5mg d’azote par litre. La situation reste fragile dans ces régions, mais ces résultats montrent que les efforts collectifs réalisés par les éleveurs et les pouvoirs publics commencent à porter leurs fruits.

Une évolution des pratiques de fertilisation Plus de 80 000 éleveurs d’herbivores, essentiellement localisés dans les zones vulnérables, se sont ainsi engagés dans le PMPOA3, visant surtout à améliorer la valorisation agronomique des déjections animales et

Une optimisation de l’utilisation des engrais organiques Depuis 15 ans, les installations d’élevage ont été aménagées et améliorées pour optimiser l’utilisation des engrais de ferme et ajuster leur épandage aux surfaces disponibles et aux besoins des cultures. Cela a permis de diminuer l’achat des engrais azotés minéraux : • le stockage : en attendant d’être épandus sur les champs pour enrichir les sols, les effluents (fumier, lisier) sont stockés dans des fumières ou des fosses étanches pendant l’hiver, de manière à éviter tout risque d’écoulement vers l’environnement. • l’épandage : en connaissant les besoins des cultures, les producteurs calculent pour chaque parcelle la quantité d’engrais organique qu’il est nécessaire d’épandre. L’épandage se fait selon des règles précises qui visent à éviter les excédents et prévenir les risques de pollution des nappes phréatiques et les nuisances au voisinage. Ces règles concernent par exemple la période d’épandage, la présence de talus ou de bandes enherbées à proximité des cours d’eau, le respect d’une distance minimale par rapport aux habitations, etc.

3 Programme mis en place en 1993 par les ministères chargés de l’agriculture et de l’environnement et les filières d’élevage, pour protéger les milieux aquatiques, en réduisant les pollutions par les nitrates et phytosanitaires. Le programme vise notamment à aider les éleveurs à réaliser les investissements de stockage et de gestion des effluents d’élevage.


LE BILAN CARBONE et la viande

Le Bilan Carbone® de l’Ademe, permet d’estimer toutes les émissions de gaz à effet de serre directes et indirectes - d’une activité. Pour une collectivité, cela inclut notamment la restauration et toutes les émissions de gaz à effet de serre liées à la fabrication des aliments. Le « poids carbone » de chaque aliment est extrait d’une base de données qui est pour l’instant en cours de constitution par l’Ademe et les instituts techniques des filières agricoles. Empreinte carbone des produits alimentaires Pour calculer les émissions de gaz à effet de serre liées à un aliment, on prend en compte toutes les étapes depuis l’exploitation agricole avec ses consommations d’énergie jusqu’à la distribution, en passant par le transport, la transformation, etc. Sont pris en compte différents gaz à effet de serre, traduits en équivalent CO2 : le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et le dioxyde de carbone (CO2). La viande, et notamment la viande rouge issue de ruminants, a une empreinte carbone relativement élevée par rapport aux autres aliments. Cela s’explique car le cycle de production de la viande est souvent plus long que le cycle de production des végétaux (quelques années d’élevage pour un bovin contre quelques mois pour un blé). Cependant, il est difficile de comparer ces deux types d’aliments car les produits animaux (viande, lait, œuf, poisson) apportent des nutriments complémentaires des végétaux. Pour rappel, le PNNS (Programme National Nutrition Santé) recommande de consommer « un aliment de la famille viande, œuf, poisson une à deux fois par jour ». Par ailleurs, la réglementation en cours relative à la qualité nutritionnelle des repas en restauration collective rappelle l’intérêt nutritionnel de la viande, notamment pour son apport en fer. Au sein de la famille des viandes, le bilan carbone de la viande de ruminants (bovins et ovins) pèse plus lourd que les viandes blanches qui sont issues d’animaux monogastriques comme le poulet ou le cochon.

Cette différence est due principalement au méthane, gaz à effet de serre 25 fois plus réchauffant que le CO2, émis lors de la fermentation bactérienne de l’herbe et des fourrages dans le rumen des bovins et ovins. Cependant, cette capacité à digérer de l’herbe des espaces non cultivables apporte des services environnementaux, économiques et sociaux dont il faut tenir compte dans le bilan. Vers une évaluation environnementale plus globale Dans l’évaluation environnementale, les méthodes de calcul des émissions de gaz à effet de serre sont les plus développées. Cependant, les spécialistes de l’évaluation environnementale et les pouvoirs publics s’accordent à dire que le seul critère « carbone » ou émissions de gaz à effet de serre n’est pas suffisant. En effet, il ne favorise pas forcément l’agriculture biologique, ni les produits fermiers, ni l’agriculture de proximité. Ainsi, une viande importée, issue d’unités industrielles d’engraissement (feedlots) d’Amérique du Nord pourra paradoxalement avoir une empreinte carbone plus faible qu’une viande française car elle aura été produite de façon plus intensive (notamment avec une alimentation plus céréalière), générant moins d’émissions par kg de viande. Or les systèmes d’élevage d’ovins et de bovins français, basés sur l’herbe (60% de la ration en moyenne), présentent de nombreux avantages environnementaux qu’il faut aussi prendre en compte pour évaluer l’impact environnemental d’un produit. En effet, ces millions d’hectares de prairies utilisés par les herbivores sont des puits de carbone (leur sol capte autant de carbone que le sol des forêts), ainsi que de larges surfaces de biodiversité. Ils préviennent les risques d’érosion, d’incendie et d’inondations et jouent un rôle clé dans le paysage. Il faut prendre en compte tous ces critères pour ne pas risquer de déséquilibrer des systèmes d’élevage qui produisent, en France, du lait et de la viande et contribuent à l’économie et à la vie sociale de nombreux territoires ruraux.


BILAN DE L’ELEVAGE : tenir compte du stockage de carbone par les prairies

Grâce au processus naturel de la photosynthèse, l’herbe des prairies utilise le dioxyde de carbone de l’air (CO2), l’énergie solaire et l’eau pour croître. Le carbone s’accumule dans les tissus végétaux, puis dans le sol sous forme de matière organique, quand les plantes meurent. C’est pourquoi on dit que le sol des prairies permanentes stocke du carbone (sous nos climats, en moyenne 500 kg par hectare et par an dans l’état actuel des connaissances). En revanche, si elles sont labourées, le carbone stocké est réémis sous forme de CO2, lorsque la matière organique du sol entre en contact avec l’oxygène de l’air. Il est donc important de maintenir les surfaces de prairies permanentes et leur stock de carbone. D’après les derniers bilans de l’Institut de l’élevage, ce stockage de carbone dans le sol des prairies compense 33 % des émissions de gaz à effet de serre (en équivalent CO2) de l’élevage herbivore soit 75% des émissions de méthane des bovins1. Ce stockage de carbone dans les sols de prairies devrait être pris en compte dans les prochains bilans de l’élevage de la FAO qui a d’ailleurs sorti récemment une publication pointant le rôle des prairies qui stockent « 30% du carbone du sol du monde2 » dans la lutte contre le changement climatique.

Les voies de progrès dans les élevages Concernant les émissions de méthane, des recherches sont en cours pour identifier quelle alimentation pourrait réduire la fermentation dans le rumen (par exemple ajout de graines de lin). Sur les autres émissions, liées principalement pour l’élevage herbivore à l’épandage des engrais organiques (N2O, protoxyde d’azote) et à l’énergie dépensée pour la production des céréales et fourrages destinés à l’alimentation animale (CO2), les éleveurs travaillent déjà sur les économies d’engrais et l’autonomie alimentaire de leur exploitation. En parallèle, des diagnostics énergie sont en train d’être développés par l’Institut de l’élevage, notamment dans le cadre du Plan de Performance Energétique prévu par le Grenelle de l’environnement, de manière à identifier pour chaque exploitation, les pistes de réduction. Dans certaines situations, des projets de production d’énergie renouvelables par des panneaux photovoltaïques installés sur les bâtiments ou par la méthanisation des déjections peuvent être envisagés.

1 - Les ruminants et le réchauffement climatique, Institut de l’Elevage, collection Essentiel, 2008. 2 - Review of Evidence on Drylands Pastoral Systems and Climate Change, FAO, Décembre 2009


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QUESTIONS FREQUENTES :

Quelle est la part de l’élevage dans les émissions de gaz à effet de serre ? Tout dépend du périmètre et de la méthodologie d’évaluation des émissions. En 2006, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation) annonçait que l’élevage contribuait à hauteur de 18% aux émissions de gaz à effet de serre, « soit plus que les transports ». Depuis, une étude de l’Université Davis de Californie1 a montré que les deux secteurs n’avaient pas été comparés selon les mêmes méthodologies, l’élevage étant évalué selon un périmètre beaucoup plus large que les transports. En France, la part de l’élevage herbivore dans les émissions nationales brutes de gaz à effet de serre est actuellement de 13 % (dont part de l’élevage bovin : 11%)2 mais finalement, c’est une donnée que l’on ne peut comparer au pourcentage d’autres pays car la part des émissions de gaz à effet de serre de l’élevage dans un pays dépend aussi du poids des secteurs secondaire et tertiaire. Deux points sont intéressants à noter cependant : • Les bilans actuels de l’élevage ne tiennent pas compte du stockage de carbone dans le sol des prairies. Or, l’élevage est, avec l’agriculture et la forêt, la seule activité économique qui capte du carbone en même temps qu’elle en émet. Les 13 millions d’hectares de prairies et parcours montagneux valorisés par les herbivores stockent ainsi dans leurs sols autant de carbone que les sols de forêts, participant à la réduction des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. • En France, les émissions du secteur agricole ont diminué de 11 % depuis 1990. Cette réduction s’explique notamment par une baisse des émissions de méthane (CH4) liée à la baisse du nombre de bovins (-12% depuis 1990) et par les économies d’engrais minéral liées à une meilleure valorisation des engrais de ferme. L’élevage bovin en France concurrence-t-il l’alimentation humaine et contribue-t-il à la pénurie en grain sur le marché international ? Faut-il 7 kg de céréales pour produire 1 kg de viande de bœuf ? Rappelons que les bovins sont des ruminants et qu’en France, ils sont encore principalement alimentés avec de l’herbe et des fourrages grossiers, qu’ils sont les seuls, avec les autres herbivores (ovins, équins, caprins), à pouvoir digérer. Cette aptitude particulière leur permet de valoriser des surfaces non cultivables (en altitude, pentues, ou inondables par exemple). Ainsi, l’herbe constitue, en France, 60 à 80 % des rations des ruminants et 20% du territoire national. Pour l’équilibre de leur ration, celle-ci est complétée par des céréales et végétaux protéiques, notamment lors de la phase d’engraissement de l’animal, mais dans des proportions bien plus réduites que celle de 7 kg de céréales pour produire 1 kg de viande bovine. En France, les calculs effectués par l’Institut de l’élevage donnent les résultats suivants3 : pour produire 1 kilo de viande bovine en France (origine laitière ou allaitante confondue), il faut en moyenne 3,74 kg de maïs fourrage (plante entière), 1,98 kg de céréales et coproduits (pulpe de betterave, drêches de blés…); 0,80 kg de protéines végétales et 25,33 kg d’herbe (que ce soit au pâturage, en foin ou en ensilage). Au niveau national, les ruminants utilisent 1.5 millions d’hectares de céréales, 2 millions d’hectares de maïs fourrage et 13 millions d’hectares de prairies.


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QUESTIONS FREQUENTES :

L’élevage bovin contribue-t-il à la déforestation ? • Ce n’est pas le cas en France où la forêt a augmenté de 30 000 ha par an entre 1998 et 2004, reprenant notamment du terrain sur les prairies dans les zones de déprise agricole.

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• Cela peut être vrai en Amérique du Sud, notamment au Brésil, où les zones de forêt amazonienne, sont soumises à une forte pression, à la fois pour le commerce du bois, pour étendre les surfaces de pâturages destinées aux bovins, et pour cultiver du soja, destiné principalement à l’alimentation animale locale et mondiale. Des mesures de protection ont été mises en place récemment par le gouvernement brésilien pour obliger les éleveurs de la zone amazonienne à conserver une large partie de leur exploitation en forêt, les rendant responsables de sa protection. • Pour l’élevage français, se pose donc la question du soja, qui est importé en Europe pour subvenir aux besoins protéiques des animaux4 et qui peut être issu de terres nouvellement déforestées. L’ensemble des bovins (lait et viande) consomme ainsi 20 % des 4,5 millions de tonnes de soja importé en France5, le soja et autres tourteaux protéiques (colza, tournesol) représentant en moyenne 6% de leur ration. • Des alternatives au soja sont actuellement étudiées pour améliorer l’autonomie protéique des élevages français : enrichir les pâtures en légumineuses (trèfle, luzerne), remplacer les tourteaux de soja par ceux de colza ou de tournesol issu des usines françaises de production d’huile ou encore introduire du pois dans les rations. En parallèle, des filières d’importations de soja, tracées, socialement et environnementalement responsables sont en train de se mettre en place, notamment au sein de l’association Round Table on Responsible Soy (www.responsiblesoy.org). L’élevage herbivore français est-il industriel ? La FAO6 appelle élevage industriel, un élevage sans lien au sol où l’alimentation du bétail est importée et les déjections animales sont exportées. D’après la FAO, ce type d’élevage ne représente que 10 % de l’élevage des bovins et ovins dans le monde. Il concerne, dans certains pays, une partie de l’élevage laitier et la phase d’engraissement ou de finition des bovins destinés à la production de viande (ces élevages sont appelés «feedlots» sur le continent américain). D’un point de vue environnemental, ces élevages sont d’ailleurs de plus en plus reconnus comme étant assez vertueux s’ils sont bien encadrés mais posent d’autres questions, notamment en terme de bien-être animal. En France, il n’y a quasiment pas d’élevage hors sol d’herbivores, y compris ceux qui sont spécialisées dans l’engraissement des jeunes bovins qui ont généralement, autour de l’exploitation, les surfaces nécessaires pour produire l’alimentation du troupeau et pour recycler les fumiers et lisiers. On peut trouver quelques élevages d’engraissement hors-sol dans le sud de l’Europe et en particulier en Espagne, pays qui s’approvisionne en jeunes bovins maigres français et les engraisse pour le marché espagnol.


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QUESTIONS FREQUENTES : Est-il exact que produire un kilo de viande de bœuf revient à consommer 150007 ou 70 000 litres d’eau8 ? • L’eau dont il est question ici est « l’eau virtuelle », c’est-à-dire toute l’eau utilisée directement ou indirectement au cours du cycle de production de la viande. Cela inclut non seulement l’eau d’abreuvement, l’eau d’irrigation des fourrages et l’eau utilisée pour l’abattage et la transformation, mais aussi l’eau de pluie utilisée par l’herbe des prairies, le maïs fourrage et les céréales qui alimentent les animaux pendant tout leur cycle de vie. • En éliminant du calcul cette eau qui n’entre pas en concurrence avec d’autres usages et qui aurait été de toute façon utilisée si ces surfaces avait été occupées par de la forêt, l’Institut de l’élevage estime à 200 litres l’eau nécessaire pour produire un kilo de viande de bœuf produit en France (incluant l’abreuvement, l’eau d’irrigation pour les fourrages destinés au bétail9 et l’eau utilisée au cours du process de transformation notamment en abattoir) • L’élevage d’herbivores français est très peu consommateur d’eau pour l’irrigation, puisque moins de 1% des prairies et seulement 8% des surfaces cultivées en maïs fourrage sont irriguées. Ces surfaces représentent moins de 10% de l’ensemble des surfaces irriguées. Quelle est la place de la viande rouge dans l’alimentation des Français ? • En France, la consommation de viande rouge (viande de bœuf, d’agneau et la viande chevaline) est en baisse régulière depuis une dizaine d’années, passant de 40g/jour/personne en 2004 à 35 g/jour/personne en 2007. • Pour les viandes de boucherie en général (c’est-à-dire le boeuf, le veau, l’agneau, le porc frais et la viande chevaline), les niveaux sont passés de 52 à 46 g /jour /personne entre 2004 et 2007 ce qui porte actuellement la consommation moyenne hebdomadaire à 322 g (ou 373 g si l’on ajoute la viande de boucherie des plats préparés)10, soit 3 à 4 portions par semaine. Ce phénomène s’inscrit dans une diminution régulière de la consommation des produits frais (- 20 % de fruits et légumes frais, par exemple, entre 1999 et 2007) au profit des produits très transformés (plats composés : + 50 %; sandwichs + 43 %; pizzas-quiches et tartes salées + 12 %)11. • Pour mémoire, en France, le PNNS (Programme National Nutrition Santé) recommande de consommer un aliment du groupe « Viandes, poissons, oeufs » une à deux fois par jour en alternance. Le baromètre santé nutrition 2008 de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) montre que ces recommandations sont globalement suivies par les Français.

1 - Clearing the Air: Livestock’s Contribution to Climate Change 2010 Maurice E. Pitesky,* Kimberly R. Stackhouse,and Frank M. Mitloehner†, US Davis California. 2 - Estimation 2009 de l’Institut de l’élevage sur la base des chiffres d’inventaire du Citepa (Centre Interprofessionnel Technique de l’Etude de la Pollution Atmosphérique) 3 - Institut de l’Elevage, juillet 2009 en kilo de matière sèche, en fonction des différents élevages fournissant la viande bovine en France que ce soit élevages spécialisés viande ou élevage laitiers 4 - L’Europe est actuellement déficitaire en protéines végétales. Elle dépend à 75% des importations. La France l’est à 50%. 5 - Céréopa, 2005 6 - Définitions de Serre et Steinfeld, 1996 7 - Zimmer, Renault 8 - Chiffre issu de l’International Water Management Institute 9 - 8 % des surfaces de maïs ensilage sont irriguées en France 10 - CREDOC, enquêtes CCAF 2004 et 2007 11 - CREDOC : comparaison des chiffres INCA 1999 et CCAF 2007


S’cape Événements

Le Centre d’Information des Viandes est une association loi 1901. Plate-forme d’échanges et d’information, le CIV a pour mission de contribuer à une meilleure connaissance, pour tous les publics, des viandes bovine, ovine, porcine, chevaline, de leurs produits tripiers et de leurs filières. Il réunit les professionnels de la filière viande ainsi qu’un établissement public, France Agrimer, et associe à son action des scientifiques et des représentants d’associations (consommateurs, protection animale, environnement).

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