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Dossier de presse Valeurs nutritionnelles des viandes 25 mars 2010

SOMMAIRE

Avant-propos

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Communiqué de presse

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L’essentiel sur la place de la viande dans l’alimentation

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L’essentiel sur les résultats des nouvelles analyses nutritionnelles des viandes : o Protocole d’étude ; o Résultats.

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La boîte à outils « essentielle »

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Infos pratiques

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Contact presse : Claire Bouc - 06 84 59 91 21 - claire.bouc@de-bouche-a-oreilles.com


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AVANT-PROPOS

L’acte de manger revêt, en France, une dimension socioculturelle importante : le plaisir et la convivialité constituent deux piliers de notre alimentation. Pour autant, le modèle alimentaire français a considérablement évolué aux cours des dernières décennies. Le lien entre l’alimentation et la santé n’est, aujourd’hui, plus à démontrer. Et cette préoccupation santé est de plus en plus souvent mise en avant par les pouvoirs publics avec, notamment, le Programme National Nutrition Santé, mais aussi par les professionnels de l’agro-alimentaire, les professionnels de santé et par les consommateurs eux-mêmes. La demande d'informations nutritionnelles sur les aliments est croissante ; elle concerne d'autant plus la viande que celle-ci recouvre une multiplicité d'espèces animales et de morceaux qui se différencient par leur aspect, leur goût, leurs modes de préparation culinaire et leur composition nutritionnelle. La viande bénéficie toujours d’une forte valeur symbolique. Mais dans le contexte actuel où l’offre alimentaire n’a jamais été autant diversifiée et où la viande fait souvent l’objet d’idées reçues en matière de nutrition ou de sécurité sanitaire, son image est plus ambivalente. Certaines idées reçues, sur la composition ou les niveaux de consommation de viande, par exemple, résultent notamment d’un usage persistant de données anciennes qui ne sont plus représentatives des réalités actuelles. Dans un tel contexte, il a semblé essentiel au Centre d'Informations des Viandes (CIV) d'apporter des réponses précises et actualisées sur les caractéristiques nutritionnelles des viandes.

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COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le 25 mars 2010

L’essentiel sur les viandes à portée de main Le Centre d’Information des Viandes met à disposition du grand public et des professionnels de santé une série d’outils adaptés à leurs besoins, à l’occasion de la sortie des résultats d’une nouvelle étude menée avec l’INRA sur la composition nutritionnelle des viandes La demande d’informations nutritionnelles sur les aliments est croissante de la part des consommateurs, des diététiciens, des nutritionnistes, des médecins, des industriels ou encore des scientifiques. Pour la viande, comme pour d’autres produits alimentaires, de nombreuses sources de données existent mais, très hétérogènes, elles peuvent parfois générer des confusions, notamment quant à l’appréciation de la composition nutritionnelle des viandes. C’est pour y remédier que le Centre d’Information des Viandes (CIV) a lancé fin 2006 un important programme d’analyse des valeurs nutritionnelles des viandes de boucherie de quatre espèces animales (bœuf, veau, agneau et cheval) et de certains produits tripiers, dont les tous derniers résultats viennent de sortir. Un vaste chantier 30 morceaux de viandes et de produits tripiers issus de 4 espèces animales et 200 paramètres d’étude par morceau ont permis de fournir plus de 40 000 données de composition nutritionnelle des viandes. Mené en collaboration avec l'INRA 1, l'AFSSA2 et des professionnels de la filière viande, l’objectif principal de ce programme était d’établir des données de référence récentes, fiables et significatives sur la composition en macro- et micronutriments des viandes et des produits tripiers provenant d’animaux élevés en France et représentatifs de la diversité des viandes consommées par les Français. Les analyses ont été réalisées entre 2006 et 2009 sur trente morceaux de viande crue, afin d’évaluer la variabilité de leur composition en s’affranchissant de celle induite par la grande diversité des pratiques culinaires. Elles se sont focalisées sur les nutriments pour lesquels la viande contribue de façon significative à la couverture des besoins nutritionnels : composition en acides gras et en acides aminés, teneurs en protéines, lipides, fer total et fer héminique, zinc, sélénium, vitamines B3, B6, B12 et, pour le foie uniquement, vitamine A. Des qualités nutritionnelles des viandes confirmées Ces analyses ont permis de confirmer un certain nombre de qualités nutritionnelles des viandes reconnues et de mettre en avant d’autres caractéristiques oubliées : • la teneur élevée en protéines de la viande (de l'ordre de 17 à 23 g/100 g) ; • la « haute valeur biologique » de ces protéines, riches en acides aminés indispensables, avec un équilibre en acides aminés indispensables proche du besoin de l’Homme ; • la teneur modérée en lipides de la majorité des viandes : deux tiers des morceaux analysés sont à moins de 8 % de matières grasses ; • la possibilité, pour les morceaux les plus gras (13 à 23 %) de diviser par deux ou trois leur teneur en lipides en retirant simplement le « gras » bien visible ;

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Institut National de la Recherche Agronomique. Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments.

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la richesse en fer des viandes de bœuf et chevaline et de certains produits tripiers, avec une forte proportion de fer héminique - la forme de fer la mieux absorbée par l'organisme ; la richesse en vitamine B12 de toutes les viandes et de tous les morceaux, la grande majorité d’entre eux représentant également des sources intéressantes de nutriments indispensables, tels le zinc, le sélénium, les vitamines B3 et B6.

Des outils sur mesure Le CIV a développé un dispositif complet permettant à chacun d’appréhender l'essentiel des valeurs nutritionnelles des viandes en fonction de ses besoins et de ses connaissances : •

Pour les professionnels de santé qui peuvent être amenés à utiliser les données de composition nutritionnelle comme outil de travail : o un site Internet complet (www.lessentieldesviandes-pro.org) propose un module de recherche par morceau et un module de recherche par nutriment. Ces modules permettent d’accéder à la composition nutritionnelle détaillée de différents morceaux et de visualiser facilement ce que représente l’apport d’un morceau de viande par rapport aux recommandations nutritionnelles pour une personne en fonction de son profil : une fonctionnalité bien utile aux professionnels de santé vis-à-vis de leurs patients. On y trouve aussi cinq rubriques dédiées aux nutriments et trois autres rubriques consacrées au protocole de l’étude, à ses résultats et aux allégations nutritionnelles de la viande (à venir ultérieurement). Au-delà des aspects purement nutritionnels, ce site apporte également des informations concrètes sur chaque morceau, les modes de cuisson adaptés et propose des idées recettes correspondant à trois situations spécifiques : « rapide », « en famille » ou « festive » ; o pour les adeptes du papier, un document en forme de chevalet reprend les principales données.

Pour le grand public, constitué de consommateurs de plus en plus sensibles aux problématiques nutrition, mais qui ont besoin d’un accès direct à l’information : o une version simplifiée du site Internet leur est proposée (www.lessentieldesviandes.org). Tout comme sur le site dédié aux professionnels de santé, le module de recherche par morceau présent sur ce site permet à l’internaute-consommateur de trouver des informations sur le morceau en lien avec son profil et ses attentes culinaires. Un autre module permet de sélectionner les morceaux selon un des critères nutritionnels suivants : morceaux les moins gras, morceaux riches en protéines ou en fer ; o une brochure offrant un rubriquage ludique par nutriment leur permet de retrouver en format papier l’essentiel des informations du site Internet. Tous ces outils sont mis à disposition gratuitement par le CIV.

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L’ESSENTIEL SUR LA PLACE DE LA VIANDE DANS L’ALIMENTATION La consommation de viande en France La consommation de viandes de boucherie 3 diminue sensiblement depuis plusieurs années. Selon les trois vagues d’enquête alimentaire du CREDOC 4. En 2007, la consommation moyenne hebdomadaire de viande de boucherie est de 373 g en moyenne par adulte. Cela revient à en consommer tous les deux jours environ. Sur cette quantité totale, la consommation moyenne hebdomadaire de viande de bœuf représente à peine 2 portions par semaine. Quelle consommation de viande en fonction de son profil ? D’après le PNNS 5, il est recommandé de consommer de la viande, du poisson ou des œufs, une à deux fois par jour en alternance. La taille des portions de viande doit varier en fonction de la fréquence de consommation (nombre de fois par jour ou par semaine), mais aussi des besoins nutritionnels de chacun. En fonction des âges de la vie et de son niveau d’activité physique, les besoins ne sont pas les mêmes : •

chez l’enfant, il est recommandé de commencer la diversification à six mois révolus (et jamais avant quatre mois). La viande peut donc être introduite à ce moment là, peu après les fruits et les légumes. La texture sera adaptée à l’évolution des capacités masticatoires de l’enfant et les quantités augmenteront petit à petit selon des recommandations précises ;

jusqu’à la préadolescence, il s’agira d’adapter les quantités de viande à l’âge des enfants. Une portion de 50 g pour un enfant de quatre ou cinq ans correspondra par exemple à un demi steak haché, deux boulettes de viande ou encore deux cuillères à soupe de sauté de veau ;

à l’adolescence, période de croissance rapide, les besoins nutritionnels augmentent et se différencient : pour le fer, les apports nutritionnels conseillés sont de 12 mg par jour pour les garçons et 14 mg pour les filles. La raison est simple : le cycle menstruel entraîne des pertes en fer que l'organisme va avoir besoin de compenser. Or, les jeunes filles, particulièrement sensibles à la préoccupation de minceur, s’imposent fréquemment des régimes alimentaires restrictifs, qui peuvent les conduire à exclure la viande de leur alimentation ou à en réduire la consommation. Le risque de déficience s’accroît donc par le fait qu’au même moment, leurs besoins en fer augmentent. D’où la nécessité d’être vigilent pour cette tranche d’âge et pour les filles en particulier ;

chez les femmes en âge de procréer, la prévalence des déficiences en fer est également élevée : la biodisponibilité du fer héminique de la viande présente alors un véritable intérêt. Durant cette période, la viande devra cependant être bien cuite à cœur pour éviter les risques de toxoplasmose (chez les femmes non immunisées) ;

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Viandes de bœuf, de porc, de veau, d’agneau et viande chevaline. INCA 1999 (Enquête individuelle nationale sur les consommations alimentaires ; terrain d’août 1998 à juin 1999), CCAF 2004 (Enquête sur les comportements et les consommations alimentaires des Français ; terrain d’octobre 2002 à juillet 2003) et CCAF 2007 (terrain de novembre 2006 à juillet 2007) : enquêtes menées sur un échantillon national représentatif de 1000 à 1200 ménages dont 1474 adultes de 15 ans et plus. 5 Programme National Nutrition Santé. 4

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chez les personnes âgées, enfin, les besoins protéiques sont, contrairement aux idées reçues, supérieurs à ceux de l’adulte plus jeune (apport nutritionnel conseillé de 1 g/kg/j pour les seniors au lieu de 0,8 g/kg/j pour l’adulte plus jeune 6) pour lutter contre le phénomène de fonte musculaire, lié au vieillissement. Il s’agit pour les seniors de manger au moins autant, voire davantage de protéines, mais surtout de privilégier des protéines équilibrées en acides aminés indispensables et rapidement digestibles.

La viande, un produit pratique D’un point de vue nutritionnel, la consommation de viande permet d’assurer une bonne couverture des besoins, notamment en fer, en vitamine B12 et en acides aminés indispensables. Mais la viande est aussi un produit pratique, car elle participe à la structuration même du repas. En effet, la viande ne se consomme généralement pas seule, mais associée à d’autres aliments. Elle accompagne naturellement les légumes et les produits céréaliers (riz, pâtes, etc.), légumes secs (lentilles, pois cassés…) ou pommes de terre, pour constituer le cœur d’un repas structuré et savoureux, contribuant ainsi à l’équilibre alimentaire.

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AFSSA. « Apport en protéines : consommation, qualité, besoins et recommandations ». Rapport du groupe de travail, 2007.

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L’ESSENTIEL SUR LES RESULTATS DES NOUVELLES ANALYSES NUTRITIONNELLES DES VIANDES La demande d’informations nutritionnelles sur les aliments est croissante de la part des consommateurs, des diététiciens, des nutritionnistes, des médecins, des industriels ou encore des scientifiques. Ceci se traduit par des demandes précises en matière de données récentes sur différents nutriments, dont certains ne sont devenus accessibles que grâce aux progrès récents des techniques analytiques. Ces données peuvent avoir différents usages et finalités : • information des professionnels de santé et autres professionnels relais en matière d’information nutritionnelle ; • outils à usage des professionnels des secteurs alimentaires : étiquetage des produits alimentaires, élaboration de fiches techniques en RHD 7, etc. ; • base de données à usage scientifique ; • communication et information à destination des consommateurs (allégations nutritionnelles et de santé, étiquetage nutritionnel, documents ou actions d’information, etc.). Aujourd’hui, l’ensemble des collectives interprofessionnelles ou des grandes entreprises agroalimentaires communiquent sur la composition nutritionnelle de leurs produits et mettent à disposition des tables de composition plus ou moins précises. Le CIV diffusait pour sa part dès 1992 les résultats d’analyses nutritionnelles menées avec l’INRA. Mais pour la viande, comme pour d’autres produits alimentaires, il existe de nombreuses sources de données, publiques ou privées, anciennes ou récentes, obtenues par analyses biologiques, par synthèse bibliographique ou encore par calculs. La multiplication de ces sources peut parfois générer une certaine confusion quant à l’appréciation de la composition nutritionnelle des produits et notamment des viandes. L’hétérogénéité des données est d’autant plus importante pour les viandes qu’elles présentent, en tant que produits alimentaires « bruts », c'est-à-dire pas ou peu transformés, une variabilité naturelle de leur composition nutritionnelle. Cette variabilité est liée aux différences individuelles d’un animal à l’autre et aux pratiques d’élevage (type d’animal ou race, mode d’alimentation, âge et sexe de l’animal, etc.), mais aussi aux modes de découpe qui influencent la composition des morceaux commercialisés (variation du rapport gras/maigre). Enfin, en matière de communication et de conseils nutritionnels, plusieurs caractéristiques nutritionnelles de la viande sont considérées comme contribuant de façon positive aux apports nutritionnels (acides aminés indispensables, fer, vitamines du groupe B, sélénium, zinc, etc.). Mais d’autres peuvent aussi, souvent de façon abusive, faire l’objet de critiques (teneur en lipides, composition en certains acides gras). C’est pourquoi le CIV a souhaité remédier à l’hétérogénéité des données et apporter des réponses précises et actualisées sur les caractéristiques nutritionnelles des viandes en lançant fin 2006 une importante étude sur les valeurs nutritionnelles des viandes de boucherie crues de quatre espèces animales (bœuf, veau, agneau et cheval) et de certains produits tripiers.

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Restauration Hors Domicile.

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Ce programme a été construit en concertation avec l’AFSSA 8 et notamment l’équipe en charge du Ciqual 9, de façon à se conformer à leur cahier des charges et avec des représentants des professionnels de la filière viande. Le principal objectif était d’établir des données de référence récentes, fiables et significatives sur la composition en macro- et micronutriments des viandes et des produits tripiers provenant d’animaux élevés en France, selon des modalités bien définies et correspondant aux viandes majoritairement consommées par les Français.

L’essentiel du protocole d’étude Les viandes commercialisées variant notamment en fonction des morceaux et des facteurs d’élevage, l’étude s’est attachée à couvrir cette variabilité par des choix raisonnés : • Choix des animaux : Les animaux et leur mode d’élevage ont été choisis pour obtenir un échantillon représentatif des viandes consommées en France : o bœuf : 8 vaches de race laitière et 8 de race à viande ; o veau : 16 animaux de race laitière ; o viande chevaline : 8 chevaux de réforme ; o agneau : 8 agneaux de bergerie. Tous ces animaux ont été élevés en stations expérimentales et ont reçu une alimentation conforme aux pratiques les plus courantes en France. Ils ont fait l’objet d’un suivi tout au long de la période d’élevage. • Choix des morceaux : Une trentaine de morceaux ont été choisis sur la base de leur importance pondérale, de leurs caractéristiques physiologiques et de leur usage culinaire pour couvrir au mieux la diversité des consommations françaises. Les morceaux composés de muscles (c’est-à-dire de viande), de gras, de tissus conjonctifs et d’os tels que l’entrecôte ou les côtes ont fait l’objet d’une procédure spécifique qui a consisté à analyser séparément la partie musculaire et l’ensemble gras-tissus conjonctifs. Cela a permis de disposer des compositions nutritionnelles de la viande seule et de celles des morceaux dans leur ensemble (viande + gras et tissus conjonctif) pour tenir compte de la diversité des pratiques des consommateurs et leur fournir une information adaptée. Les analyses ont été réalisées sur une trentaine de morceaux crus pour évaluer la variabilité de leur composition en s’affranchissant de celle induite par la grande diversité des pratiques culinaires : o bœuf : faux-filet, tende de tranche, macreuse, paleron, hampe, bavette, entrecôte, plat de côte, steaks hachés 5 et 15 % ; o veau : noix, épaule, jarret, côte découverte, collier ; o agneau : collier, gigot, selle, filet, côte première ; o produits tripiers : cœur, rognons, joue, langue de bœuf, foie de bœuf, de veau et d’agneau ; o viande chevaline : entrecôte, tende de tranche, faux-filet. • Choix des nutriments : Seuls les nutriments pour lesquels la viande représente un apport significatif ont été analysés : protéines, acides aminés, lipides, fer total, fer héminique, zinc, sélénium, vitamines B3, B6, B12 et vitamine A pour le foie.

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Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments. Centre d'Information sur la Qualité des Aliments.

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Une attention particulière a été accordée à la composition en acides gras de la viande pour prendre en compte les avancées récentes des connaissances sur leurs impacts santé (dont témoigne le nouvel avis de l’AFSSA de mars 2010 relatif à l’actualisation des apports nutritionnels conseillés pour les acides gras) et répondre à la demande croissante d’information sur ces composés. • Choix des laboratoires d’analyse : La coordination du protocole a été confiée à l’Unité de Recherche sur les Herbivores de l’INRA (63 122 - Saint-Genes-Champanelle). Les analyses ont été réparties entre des laboratoires sélectionnés sur leur expertise dans le dosage du nutriment concerné au sein des produits carnés.

L’essentiel des résultats Une richesse constante en protéines de haute valeur biologique Avec en moyenne 20 % de protéines (17 à 23 g /100 g selon les morceaux), toutes les viandes ont une teneur en protéines élevée qui varie peu d’un morceau à un autre. Ces protéines « musculaires » présentent en outre l’avantage d’un équilibre en acides aminés indispensables proche des besoins de l’Homme et d’une absorption digestive élevée (vitesse de digestion et digestibilité des acides aminés). 2/3 des morceaux à moins de 8 % de lipides La teneur en lipides est très variable selon les morceaux. Dans chaque espèce (bœuf, veau, agneau et viande chevaline), il existe des morceaux maigres et des morceaux gras. Certains apportent moins de 3 % de lipides (ex : tende de tranche, noix de veau, etc.) et beaucoup sont à moins de 6 %. L’essentiel : ce qui est réellement consommé Les morceaux les plus gras (13 à 23 % de lipides) comme l’entrecôte, le plat de côte, les côtes de veau ou d’agneau, sont composés de muscles et d’un ensemble bien visible de tissus conjonctifs et de gras qui peut être facilement enlevé dans l’assiette par le consommateur s’il le souhaite : retirer ce « gras » bien visible suffit à diviser par deux ou par trois la teneur en lipides du morceau. Un geste qui compte ! Il n’est donc pas approprié de considérer la teneur globale en lipides, gras compris, comme représentative de l’apport réel de ce type de morceau. Cela dépend beaucoup des choix du consommateur. Bien entendu, comme pour tout aliment, le gras contenu dans les viandes est fortement associé à leur goût. Rien de tel, pour l’amateur de viande, que de se faire plaisir de temps en temps avec une bonne côte de bœuf. En revanche, informer le patient ou le consommateur des conséquences nutritionnelles de ce geste et lui permettre de connaître les morceaux les plus gras ou les moins gras est essentiel pour l’aider à mieux choisir sa viande et à adapter sa façon de la consommer en fonction de ses besoins, de ses goûts et de sa fréquence de consommation.

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Une composition diversifiée en acides gras Les lipides des viandes se caractérisent par : • autant d’acides gras monoinsaturés (AGMI) que d’acides gras saturés (AGS) : o en moyenne, 34 à 48 % d’AGMI et 38 à 52 % d’AGS selon l’espèce animale ; o l’acide gras dominant est l’acide Oléique (C18:1) qui représente, selon l’espèce, 23 à 39 % des AG totaux ; l’acide stéarique (C18:0) représente 4 à 21 % des AG totaux ; • une proportion d’acides gras polyinsaturés (AGPI) plus faible et surtout plus variable selon les morceaux et l’espèce animale : 3 à 27 % des AG totaux. Une des spécificités de la viande est son apport en AGPI longues chaînes : acide arachidonique (20:4 n-6), DPA (22:5 n-3), mais aussi de l’EPA (20:5 n-3) de façon plus minoritaire ; • une proportion élevée d’AGPI (32 à 44 %) dans le cœur, le foie ou les rognons, dont une proportion importante d’AGPI à chaîne longue ; • une teneur modérée en acides gras trans (AGT) : 0,2 g/100 g en moyenne pour le bœuf ; 0,7 pour l’agneau ; 0,02 pour la viande chevaline et 0,1 pour le veau. Il s’agit essentiellement d’acides gras trans d’origine naturelle produits par bio hydrogénation des AGPI dans le rumen (bœuf, agneau) pour lesquels « aucune association n’est observée avec le risque coronarien aux niveaux auxquels ils peuvent être consommés, selon certaines études, dans les populations occidentales 10 ». Teneurs de la viande en cholestérol Les données disponibles dans la littérature sur les teneurs en cholestérol des viandes sont nombreuses et fiables. C’est pourquoi, ce nutriment n’a pas été dosé dans cette étude. La viande contient, quelle que soit l’espèce, 40 à 80 mg/100 g 11 de cholestérol. Ces valeurs sont modérées au regard des recommandations pour les patients hypercholestérolémiques (< 300 mg/j) 12 et de la quantité de cholestérol synthétisée par notre organisme. Certains produits tripiers comme le foie et les rognons en contiennent en revanche des quantités importantes (respectivement 300 et 500 mg en moyenne)11. Une des meilleures sources alimentaires de fer En plus de ses teneurs élevées en fer (2,2 à 4 mg/100 g de bœuf ou de viande chevaline par exemple ou encore 4 à 7 mg/100 g pour le foie, le cœur ou les rognons), la viande possède deux atouts : • le fer héminique, qui représente 50 à 80 % du fer de la viande selon les espèces, est beaucoup mieux absorbé (coefficient d’absorption d’environ 25 %) que le fer non héminique présent dans les légumes, légumes secs ou céréales (coefficient d’absorption entre 5 et 10 %12) ; • autre intérêt pratique : la viande améliore de deux à trois fois l’absorption du fer non héminique des autres aliments qui l’accompagnent au cours du repas 13. Des vitamines et des minéraux La viande constitue l’une des meilleures sources alimentaires de zinc, avec à la fois des teneurs importantes (2 à 7 mg/100 g) et une très bonne biodisponibilité par rapport au zinc d’autres sources alimentaires. Elle fait également partie des aliments qui contiennent le plus de sélénium (6 à 14 µg/100g pour les viandes en moyenne et jusqu’à 90 pour le foie ou 118 pour les rognons). La viande représente aussi une source majeure de vitamines B3-PP (3 à 7 mg/100 g), B6 (0,2 à 0,7 mg/100 g) et tout particulièrement de B12, vitamine exclusivement présente dans les produits d’origine animale. Tous les morceaux de viande ou de produits tripiers sont riches en vitamine B12 : 100 g suffisent à couvrir 50 à 100 % des ANC12.

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AFSSA. Avis sur l’estimation des apports en acides gras trans de la population française, 20 fév. 2009. Ciqual 2008. 12 AFSSA-CNERNA-CNRS. Apports nutritionnels conseillés pour la population française, Ed Tech & Doc, Paris, 2001. 13 Lopez M. A., Martos F. C. – Iron availability: An update review. Int. J. Food Sci. Nutr., 2004, 55, 597-606. 11

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LA BOÎTE A OUTILS « ESSENTIELLE » Afin de remplir sa mission d’information du grand public et des professionnels de santé, le CIV a souhaité diffuser le plus largement possible les valeurs et messages nutritionnels issus de ce vaste programme d’analyse. A cet effet, il a développé une boîte à outils complète et pratique, qui offre une palette de supports permettant d’accéder aux informations sous l’angle de notre consommation courante de viande, en fonction de nos besoins et habitudes culinaires. Pour cela, le CIV a cherché à répondre aux attentes et préoccupations spécifiques : •

du grand public, constitué de consommateurs de plus en plus sensibles aux problématiques nutrition, mais pour qui l’alimentation et la consommation de viande ne se posent pas de prime abord en termes nutritionnels et qui, par ailleurs, ne disposent pas de toutes les connaissances pour les interpréter (ils ne font par exemple pas forcément le lien entre nutriments et aliments) ;

des médecins généralistes, qui peuvent être amenés à rechercher une information rapide et ciblée afin de répondre aux questions de leurs patients ;

des professionnels de santé particulièrement intéressés par la nutrition (diététiciens, nutritionnistes, spécialistes, etc.), qui utilisent les données de composition nutritionnelle comme outil de travail et cherchent des informations poussées sur la qualité des aliments.

Les attentes de ces nombreux publics étant singulièrement différentes, le CIV a développé des outils d’information adaptés aux besoins et pratiques de chacun.

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Les outils destinés aux professionnels de santé : •

Un mini-site Internet (www.lessentieldesviandes-pro.org) composé de : o 5 rubriques dédiées aux nutriments : énergie, protéines et acides aminés, lipides et acides gras, vitamines, minéraux ; o 3 autres rubriques : protocole de l’étude, résultats, allégations nutritionnelles sur la viande (à venir ultérieurement) ; o un module de recherche par morceau, avec 4 niveaux d’information à renseigner : 1. l’espèce : bœuf, veau, agneau, produits tripiers, viande chevaline ; 2. le morceau ; 3. le profil : adolescent, adolescente, adulte homme, adulte femme, femme enceinte, senior ; 4. le poids et la taille (utilisés pour calculer les apports nutritionnels conseillés en protéines). o un module de recherche par nutriment, avec 2 niveaux d’information à renseigner : le nutriment et le niveau d’apport, afin de sélectionner les morceaux selon leur teneur en l’un des nutriments selectionnés. www.lessentieldesviandes-pro.org

Un chevalet composé de 6 rubriques : o l’essentiel de l’étude ; o l’essentiel sur les valeurs énergétiques ; o l’essentiel sur les protéines et les acides aminés ; o l’essentiel sur les lipides et les acides gras ; o l’essentiel sur les vitamines ; o l’essentiel sur les minéraux.

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Les outils destinés au grand public : •

Un mini-site Internet (www.lessentieldesviandes.org) proposant : o 5 rubriques : introduction, protéines et acides aminés, lipides et acides gras, vitamines, minéraux, avec un contenu simplifié du site dédié aux professionnels de santé ; o un module de recherche par morceau, identique à celui du site dédié aux professionnels de santé spécialisés en nutrition ; o un autre module de recherche permettant de sélectionner les morceaux selon l’un des critères nutritionnels suivants : morceaux les moins gras, morceaux riches en protéines ou en fer. www.lessentieldesviandes.org

Une brochure pour le grand public proposant un rubriquage ludique organisé par nutriment (protéines, vitamines, lipides, minéraux), sans oublier le plaisir !

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INFORMATIONS PRATIQUES

 A propos du CIV Le Centre d’Information des Viandes est une association loi 1901. Plate-forme d’échanges et d’information, le CIV a pour mission de contribuer à une meilleure connaissance, pour tous les publics, des viandes bovine, ovine, porcine, chevaline, de leurs produits tripiers et de leurs filières. Il réunit les professionnels de la filière viande ainsi qu’un établissement public et associe à son action des scientifiques et des représentants d’associations (consommateurs, protection animale, environnement). En savoir plus : www.civ-viande.org

 Pour plus d’information, toute demande d’interview, de reportage ou de visuel : De Bouche à Oreilles Claire Bouc 06 84 59 91 21 claire.bouc@de-bouche-a-oreilles.com

Contact presse : Claire Bouc - 06 84 59 91 21 - claire.bouc@de-bouche-a-oreilles.com

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