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Le japon à paris - Numéro 1 - DOSSIER

Cette société est connue pour avoir produits de nombreux kaijū eiga

couronnée de succès aussi bien à Cannes (Les contes de Genji de Kozaburo Yoshimura, en 1951 et surtout La porte de l’enfer de Teinosuke Kinugasa, palme d’or en 1954) qu’à Venise où sont présentés et primés la plupart des grands Mizuguchi de cette période : les contes de la lune vague après la pluie (1953) l’intendant Sansho (1954) le Héros sacrilège et l’impératrice Yang Kwei Fei (1955). CRISE ET DÉCADENCE Mais la crise économique des années 60 est fatale à la compagnie qui accuse un rapide déclin en dépit du succès local de plusieurs séries dont Zatoichi, le masseur aveugle (près de 25 films de 1962 à 1971) et de certains films de Masumura. En 1971, Masaichi Nagata 1 dépose le bilan mais la compagnie est alors gérée par les syndicats2 et reconstituée partiellement à la fin des années 70. Elle assure actuellement la distribution de ses anciens films et a pratiquement abandonné toute production. Il est aujourd’hui possible d’admirer des décennies de films cultes issus de cette superbe maison de production à la Maison de la Culture du Japon lors d’une retrospective qui se tiendra du 8 janvier au 29 mars. 1 2

Nagata était le patron de la Nikkatsu Syndicat des intermitents du spectacle

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SUR PLACE  

Un travail étudiant sur un magazine sur le Japon à Paris, en collaboration avec Marie-Anne Mohanna. A Student work, on a magazine about jap...

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