Page 11

Le japon à paris - Numéro 1 - DOSSIER

La fille du Lac,1956 Takeshi Miike

encore plus sévères pour un débutant: interdiction de travailler pour d’autres compagnies pendant trois ans. Cet accord limite considérablement la liberté des cinéastes et rend le recrutement difficile pour la Nikkatsu. Des cinéastes n’ayant pas pour des raisons quelconques su faire valoir leurs talents dans d’autres compagnies vont pourtant la rejoindre. HISAMATSU Seiji, ICHIKAWA Kon et KAWASHIMA Yuzo sont de ceux-là. Ancien assistant à la Shochiku, NAKAHIRA Ko va également rejoindre la compagnie.

conduise le distributeur à se contenter d’une sortie prudente. La même année, Les Sœurs de Gion remporte également un succès public mais c’est trop tard et la société de Mizoguchi et Nagata fait faillite.Durant la guerre ne devait subsister que deux compagnies d’avantguerre (Shochiku et Toho) mais Nagata parvint à faire accepter la création d’une troisième compagnie, regroupant Nikkatsu, Shinko et Daito bien qu’il eut été arrêté pour une affaire de pots de vin. De 1942 à 1949, Mizoguchi préfère néanmoins rejoindre la Shochiku.

DAIEI: LA GENÈSE DU MYTHE

1950: LA CONSÉCRATION

En 1932, les militaires prennant le pouvoir, prennent la direction de la Nikkatsu. Ce renversement, qui limite la liberté des réalisateurs, explique la fondation en 1934 de la Daiichi-Eiga par Kenji Mizoguchi avec son ami le producteur Masaichi Nagata. Mizoguchi y tourne d’abord La cigogne en papier, Oyuki la vierge et Les coquelicots. En 1936, L’élégie de Naniwa obtient un succès critique, bien que la censure

C’est ainsi après la guerre que, malgré les divers scandales politico-financiers dans lesquels fut impliqué Nagata, la Daiei connu sa période la plus faste.Le succès international vint avec Rashômon d’Akira Kurosawa qui remporta de façon inattendue le Lion d’or de la Mostra de Venise en 1951 et inaugure à la Daiei une politique de films de prestige, essentiellement historiques, destinés à conquérir festivals et marchés internationaux. Politique qui est

11 SUR PLACE

SUR PLACE  

Un travail étudiant sur un magazine sur le Japon à Paris, en collaboration avec Marie-Anne Mohanna. A Student work, on a magazine about jap...

Advertisement