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Le japon à paris - Numéro 1 - DOSSIER

La fille du Lac, 1956 Takeshi Miike

JUSQU’AUX ANNÉES TRENTE, L’INDUSTRIE CINÉMATOGRAPHIQUE JAPONAISE EST DOMINÉE PAR DEUX COMPAGNIES, LA NIKKATSU ET LA KOKKATSU. LA PREMIÈRE A UNE PRODUCTION CULTURELLE TRADITIONNELLE FONDÉE SUR UN STYLE SIMPLE : PLANS MOYENS FILMÉS EN CONTINU, DE FAÇON À RÉDUIRE LE MONTAGE AU MAXIMUM. ELLE ABSORBE LA SECONDE EN 1921. Sous l’influence du cinéma américain, d’autres compagnies voient le jour et cherchent à introduire un peu de modernité. Elles engagent des actrices (auparavant les hommes tenaient tous les rôles) et, au début des années 30, elles ne font plus appel aux benshi (personnes qui racontaient l’histoire dans les salles)La Shochiku est fondée en 1920, La Toho en 1936, La Daiei en 1942 et la La Toei en 1951. Durant la Seconde Guerre Mondiale, le gouvernement japonais impose la fusion des entreprises, fusion s’appliquant alors aussi au cinéma. Ne restent alors que trois sociétés: la TOHO, la Shochiku et la DAIEI. Vu son statut de major «peu développée», la Nikkatsu décide alors de mettre en commun ses studios et ceux de la DAIEI. Elle se contente pour sa part de la distribution. Durant l’après-guerre, la distribution de films américains se révèle lucrative pour la Nikkatsu. Elle décide alors de refaire des films et fera construire en 1954 de nouveaux studios dans la banlieue de Tokyo. Elle recrute alors son personnel dans le monde des productions indépendantes, du spectacle et du théatre. Effrayées par un risque d’hémorragie, 5 majors (Toho, Shochiku, DAIEI, Shintoho, TOEI) signent un accord en 1953. Son contenu: dès qu’un acteur, un réalisateur ou un scénariste signe un contrat avec une autre société sans l’autorisation préalable de la sienne, les 5 compagnies ne l’emploieront plus. Les règles sont 10 SUR PLACE

SUR PLACE  

Un travail étudiant sur un magazine sur le Japon à Paris, en collaboration avec Marie-Anne Mohanna. A Student work, on a magazine about jap...