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Tournefeuille / Toulouse Métropole

l’Usine 6 impasse Marcel Paul - Zone Pahin - 31170 Tournefeuille T. 05 61 07 45 18 - F. 05 61 06 65 89 lusine@lusine.net - www.lusine.net licences n°1- 10-47333 / n°2 10-47331 / n°3 10-47332


S’affirmant comme un projet de territoire, l’Usine travaille autour de problématiques liées au quotidien des habitants et aux contextes urbains. C’est de cette base, que nous construisons des écritures spécifiques, nécessairement hybrides et pluridisciplinaires, voire transdisciplinaires. Ne restant donc pas dans une seule et unique approche sectorielle, nous nous ouvrons en effet depuis quelques années déjà à divers champs artistiques. l’Usine s’attache ainsi à des formes et des formats qui prennent profondément en compte l’aire de jeu dans laquelle ils s’inscrivent. Nous accueillons, soutenons, proposons des créations fondées sur la compréhension, l’expression, la représentation de la complexité du monde moderne et du présent ; des spectacles qui n’ont de sens que dans le lien qu’elles entretiennent avec le territoire sur et avec lequel nous intervenons, Toulouse Métropole... entre, à travers et au-delà de toute discipline. Pluridisciplinarité, transdisciplinarité, décloisonnement des arts, éclatement des frontières sectorielles  : autant de mouvements, signes de notre temps, qui commencent à trouver autant de force et de vigueur au niveau culturel qu’artistique. Mathieu Maisonneuvre, directeur et Céline Blanché, chargée de communication

La fonction crée l’organe, c’est le principe de l’évolution. Nos sociétés bougent, nos vies changent à grande vitesse, nous sommes tenus de nous adapter. Anticiper ces changements, c’est se donner une chance d’infléchir notre destin. C’est faire le pari pas si absurde que l’organe peut, quand même à l’occasion, définir ou à tout le moins infléchir la fonction. Hugo disait qu’en ouvrant une école, on fermait une prison ; on peut plus prosaïquement considérer qu’en misant sur la culture, le sport, l’éducation, la médiation, l’écologie... nous nous donnons collectivement la chance d’une vie plus douce et plus belle. Ces dernières semaines, les Français ont posé leurs valises à gauche du nécessaire, en partance vers un avenir plus rose que celui que leur prédisaient les chantres de la rigueur résignée. « Prendre la parole, décider nousmêmes, écrire notre histoire à la première personne » disait la chanson de Pagani et Théodorakis, « être enfin Dieu  !  » criait l’élève de Keating en shootant dans la balle… l’idée est là de toute façon : tordre le réel pour façonner des lendemains qui chantent, entretenir le rêve sans assassiner l’espérance Nous avons à l’Usine l’arsenal des savoir-faire, le professionnalisme et la profusion des talents nécessaires à l’affirmation de ce volontarisme. Jean Arroucau Président de l’Usine

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Midi-Pyrénées est depuis toujours une terre d’accueil pour les arts de la rue. Au cours des vingt dernières années, des compagnies parmi les plus inventives de France s’y sont affirmées, renouvelant les frontières entre les genres et le rapport au spectateur. Aujourd’hui, ils ont acquis une place reconnue au sein de la création contemporaine. l’Usine a été l’un des premiers lieux dédiés à voir le jour. L’un des premiers à s’ancrer dans un territoire et à tisser des liens avec ses habitants, en inscrivant l’art dans l’espace public, en hébergeant un collectif aux multiples talents, en accueillant des artistes en résidence, mais aussi en multipliant les partenariats en Midi-Pyrénées et au-delà. Le projet transfrontalier hito, turismo creativo en los pirineos, en est un bel exemple. La Région ne peut que se féliciter d’un tel dynamisme. Nous avons soutenu l’Usine à ses débuts, avant son emménagement dans les nouveaux locaux à Tournefeuille, et nous continuons de le faire. Si Midi-Pyrénées est reconnue pour son dynamisme culturel, elle le doit, entre autres, aux acteurs du spectacle vivant. Notre reconnaissance se traduit dans le soutien que nous leur apportons. En 2012, nous le renforçons avec deux nouveaux dispositifs. L’un accompagne la mobilité des compagnies en France et à l’étranger, l’autre, les représentations sur le territoire régional. Tous deux traduisent notre ambition : celle d’une culture accessible à tous en Midi-Pyrénées. Martin Malvy Ancien ministre Président de la Région Midi-Pyrénées

l’Usine - avril 2012 © Loran Chourrau

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sommaire

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l’Usine en quelques mots

l’Usine en quelques mots

06-27 Le soutien à la création

08-13 L’accueil en résidence 08-09 Cabas 10-11 Moebius 12-13 Le G.Bistaki 14-15 Le Laboratoire # 2 : P2BYM - le petit cowboy 16-17 Le Cycle : le GdRA 18-19 Le prêt de salle

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20-43 Le territoire

22-31 La diffusion 24-25 Théâtre équestre Zingaro / Calacas, présenté par CIRCa 26-27 Festival de rue de Ramonville 28-29 Inauguration de l’Escale 30-31 Les clochards célestes / Soledad, présenté par Marionnettissimo 32-43 L’infusion 34-35 Fin d’interdiction de stationner opus 6 / Group Berthe 36-37 Le petit cowboy / Ce que je suis… 38-39

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Relations avec les publics 40-41 Penser pour construire # 3 / Le Parcours culturel 42-43 L’ Atelier / L’ Œil en coulisses # 4

La production La formation

46-47 Ils en parlent

Marc Fouilland, CIRCa - Pôle national des arts du cirque Annie Bozzini, CDC Toulouse Midi-Pyrénées

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48-49 Les partenariats 50-51 Zoom sur La Ménagerie

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+ l’Usine en poche : un cahier central à détacher comprenant l’agenda, les infos pratiques, un descriptif du collectif artistique et une affiche.

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l’Usine est un lieu de création artistique. Elle soutient des projets dont les écritures sont liées à l’espace public et interrogent notre quotidien. Elle tente ainsi de participer au renouvellement des formes et esthétiques contemporaines. Pour ce faire, elle accompagne et accueille, en résidence ponctuelle ou permanente, des compagnies nationales et internationales pour la création de leurs spectacles. Elle coproduit également de nombreux projets artistiques en cours de réalisation. Grâce à l’ensemble de ces actions, l’Usine favorise les conditions et les potentialités de la création contemporaine. L’inscription de projets artistiques sur le territoire : entre diffusion et infusion. l’Usine propose aux habitants de Toulouse Métropole (37 communes) une programmation singulière sur l’ensemble du territoire. La diffusion, basée sur la recontextualisation des œuvres, est complétée par l’infusion  : menée de manière plus durable, elle participe au développement de créations in situ, et repose sur la rencontre entre artistes, habitants et œuvres. Le développement d’un pôle ressources arts de la rue. l’Usine travaille à la réalisation d’un centre de documentation, en partenariat avec des structures clés du milieu des arts de la rue, dont HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque. Elle propose des rencontres professionnelles et des actions d’expertise en complément de ses missions d’accompagnement. Elle réalise également des formations grâce à la diversité des savoir-faire artistiques, techniques, administratifs des personnes présentes sur son site.

photo couverture PBYM - Flux à Colomiers + photo sommaire © Loran Chourrau

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le soutien à la création

Initialement lieu de création partagé entre différentes équipes artistiques il y a aujourd’hui 25 ans, l’Usine développe, depuis dix ans, divers dispositifs de soutien à la création. Accueil en résidence, coproduction, prêt de salle… Ces outils, mis au service des compagnies, sont complétés aujourd’hui avec le Laboratoire (voir p.14-15) qui permet la rencontre entre deux équipes artistiques en dehors de tout contexte de création afin que la recherche et l’expérimentation soient au cœur de ce temps partagé. En outre, l’Usine ouvre une nouvelle voie dans sa politique de soutien à la création : le Cycle (voir p.1617) pour lequel nous invitons le GdRA à trois ans d’accompagnement et d’écriture commune. Attachée à l’innovation des écritures contemporaines, au décloisonnement des champs artistiques, aux formes transversales et hybrides, l’Usine soutient la création de manière de plus en plus durable et en profondeur.

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Le Siphon - Le petit théâtre de pain - Sortie d’Usine - décembre 2011 © Loran Chourrau

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le soutien à la création

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l’accueil en résidence

Cabas

Terrier ou Les Bienfaits de l’Ignorance acrobatie et danse

Nedjma Benchaïb et Laure Saupique co-écrivent TERRIER. L’une chorégraphe, l’autre dramaturge, elles inscrivent leur création dans le corps en mouvement. L’une le considère comme une autre façon d’écrire, l’autre cherche les mots qu’il faut écrire quand les corps ont tout dit. De ces deux terrains nait TERRIER ou Les Bienfaits de l’Ignorance. Un plongeon au coeur de l’intimité de nos agissements avec cinq danseurs-acrobates qui transforment le plateau en une véritable cour de récréation pour adultes : l’origine et l’expression des émotions, la volonté ou le refus d’aller fouiller le fonctionnement émotionnel… Inspirée par les théories du sociologue Henri Laborit, la compagnie Cabas explore la danse et l’acrobatie en tant qu’outils pour relier une réaction émotionnelle à son origine silencieuse. « On danse sa vie quand on a un choix à faire, on la rend acrobatique quand on veut fuir ou affronter, on la marche sur place parfois, parce qu’on n’a plus de carburant ou qu’on a une pile de DVD à mater. » Nedjma Benchaïb & Laure Saupique

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Cabas ............ Créée en 2005 à l’initiative de Nedjma Benchaïb, chorégraphe-interprète, et Sophia Perez, voltigeuse, la compagnie Cabas, implantée à Montreuil (Seine-Saint-Denis), est attachée à la rencontre et au mélange des genres (acrobatie, danse contemporaine, danse hip-hop…) pour mieux « décloisonner les arts du cirque vers un art du mouvement ». Mouvement qui devient ainsi une « autre façon d’écrire un langage et de communiquer ». Accompagner ses créations de « cirque d’arts métissés », de rencontres avec les publics, d’ateliers de pratique de la danse ou de techniques circassiennes… sont autant d’axes de travail que la compagnie met en œuvre. La compagnie Cabas s’inscrit dans une dynamique de recherche et d’expérimentation où le corps et le mouvement sont au cœur des tentatives pour mieux explorer les thématiques de l’intimité, de l’interaction avec le groupe et la société.

Distribution > co-écriture et chorégraphie : Nedjma Benchaïb / co-écriture et dramaturgie  : Laure Saupique / interprétation (acrobates-danseurs)  : Nedjma Benchaïb, Johan Bichot, Calin Jolet, Volodia Lesluin, Julie Travet / création lumière et régie : Adèle Grépinet / création sonore et régie : Fred Bühl / costumes et scénographie : Emily Cauwet / régie générale : Pierre-Yves Dubois / production et diffusion : Jérôme Planche / administration : Maude Tornare / production déléguée : compagnie Cabas

infos en résidence du 8 au 25 juillet 08 © Cabas - Emilie Cauwet

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le soutien à la création

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l’accueil en résidence

Moebius Lambda

si quelqu’un aime le monde projet d’écriture collective

Le collectif Moebius se lance dans une nouvelle aventure : après s’être approprié un héritage théâtral en adaptant des matières textuelles préexistantes, Moebius se confronte ici à sa propre écriture. Avec toujours pour envie d’autopsier la société contemporaine. Avec Lambda…, Moebius dresse le portrait de cinq trentenaires témoins d’une génération : ces « figures poétisées de la modernité » sont marquées par un manque de participation au monde mais sont reliées par un besoin de partage, avoué ou inconscient. Faisant référence à Bernard Stiegler, philosophe contemporain, Moebius sonde notamment les mutations actuelles portées par le développement technologique et plus précisément numérique. La vidéo intervient comme un moyen d’enchanter ce qui se passe au plateau. Un travail précis à partir de textes réels (blogs, carnets intimes, lettres…) offre un corps à une histoire et donne vie à un théâtre plus onirique que réaliste. Un plateau nu, quelques éléments scénographiques simples et des lumières qui font et défont les espaces. « Un récit de la normalité malade. Où la réalité prend insidieusement l’allure d’une fiction, et la fiction l’allure d’un rêve, ou d’un cauchemar ». Moebius

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Moebius ............... La compagnie Moebius, née en 2008, est un collectif d’acteurs issus du Conservatoire de Montpellier. Ils placent la recherche au cœur de leur travail et autour de trois axes : la tragédie, l’héritage et leur génération. S’inscrivant dans une tendance notable de la création contemporaine, le dénominateur commun de leurs créations repose sur l’écriture collective, la recherche et l’expérimentation au plateau, et le collectif en tant qu’espace structuré de liberté et de création. Distribution > acteurs : Julien Anselmino, Charlotte Daquet, Clélia David, Christophe Gaultier, Marie Vires / mise en scène : Jonathan Moussali / assistants à la mise en scène : Marie Vauzelle, Sabine Moindrot / création lumière : Lucas Delachaux / création son : Guillaume Allory

infos en résidence du 3 au 12 décembre Sortie d’Usine le mercredi 12 décembre à 20h gratuit - sur réservation : reservations@lusine.net 10

© Moebius

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le soutien à la création

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l’accueil en résidence

Le G.Bistaki Sans titre

cirque chorégraphique d’investigation

Les cinq danseurs-manipulateurs-performeurs du G. Bistaki nous reviennent avec un projet de recherche, d’expérimentation. La colonne vertébrale de leur parcours de création : la relation corps-objet-espace qu’ils souhaitent à nouveau pousser à l’infini, en se laissant inspirer des lieux qu’ils investissent, de leur fonctionnement, de leur spatialité... Pour l’heure, le collectif s’est attaché à déterminer les premiers pourtours de son investigation, comme s’il s’amusait à s’offrir des limites, des règles d’un jeu dont il ne connait pas encore le but ! Pour sûr, un univers surréaliste, qui oscille entre absurde et poésie, règne d’ores et déjà sur les premières tentatives. Le costume blanc, la pelle, le grain de maïs OGM… voici les éléments dont le G. Bistaki s’est emparé pour entamer son long parcours de recherche jusqu’au printemps 2014.

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Le G.Bistaki

................. Le G.Bistaki est un collectif de cinq jongleurs-danseurs-comédiens réunis afin de bouleverser leur quotidien artistique et scénique en innovant dans la manière de rechercher et de représenter. Un travail caractérisé par l’exploitation infinie d’un objet par un corps dans un espace.

Le G.Bistaki est un cirque chorégraphique d’investigation en lien étroit avec les caractéristiques spatiales et sociales d’un lieu. L’environnement, qu’il soit à ciel ouvert ou fermé, de verdure ou de béton, est le théâtre de l’action du collectif. La scénographie est le fruit d’une installation plastique in situ, simple, imposante et évolutive, dessinant un monde surréel dans un lieu commun. l’Usine a déjà accompagné le G. Bistaki, en résidence et en coproduction pour Coopératzia. Elle renouvelle l’aventure pour ce nouveau projet de création. Distribution > création collective de et avec : Florent Bergal, Sylvain Cousin, Nicanor de Elia, Jive Faury, François Juliot, Guillaume Bautista.

infos en résidence du 13 au 23 décembre

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© David Jube

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le soutien à la création

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le Laboratoire # 2

P2BYM / le petit cowboy laboratoire de recherche

La deuxième édition du Laboratoire s’ouvre cet automne autour de la rencontre de P2BYM et de Loran Chourrau du petit cowboy. C’est à l’occasion du 5ème opus de Fin d’interdiction de stationner que chacun a respectivement (re)découvert le travail chorégraphique des uns et vidéographique de l’autre. Rapidement, l’envie de se revoir, d’échanger, de travailler ensemble se dessine… l’Usine accueille donc ces deux équipes pour le Laboratoire # 2. Pour rappel, ce dispositif, mis en place en 2011, renforce les croisements entre compagnies et offre des espaces partagés de travail, des temps communs de tentative, en dehors de toute contrainte de calendrier de création ou d’objectifs précis de restitution. Le Laboratoire est une invitation à découvrir de nouveaux univers, voire à ouvrir de nouveaux horizons.

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P2BYM ............. Patrice de Bénédetti et Yui Mitsuhashi , chorégraphes, font exister leur danse dans des espaces où rien n’est pensé pour accueillir, voir ou rencontrer un acte artistique : leur démarche repose sur cette recherche des espaces possibles de danse au cœur du bouillonnement urbain. Abribus, passages piétons, réverbères… tels sont les espaces de notre quotidien qui deviennent ainsi espaces de représentation dans leur triptyque SOTO que l’Usine a coproduit et accueilli en résidence de 2009 à 2011. Avec FLUX, P2BYM s’est lancé dans de nouvelles ouvertures artistiques grâce à une création in situ en trois volets dans le cadre du 5ème opus de Fin d’interdiction de stationner.

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collectif le petit cowboy .............................. Depuis 2004, le petit cowboy aime trafiquer différentes formes visuelles. Dans des formats classiques (fiction, documentaire, clip...) ou hors normes (projets plus oniriques, surréalistes, expérimentaux). Depuis 2008 et sa rencontre avec l’Usine, le collectif s’inscrit dans le réel à travers des projets qui abordent l’image contemporaine dans son contexte social, politique, territorial… Croyant avant tout dans la transversalité, le petit cowboy a pour objectif de faire bouger les lignes et c’est ainsi que ses membres aiment aller à la rencontre d’autres artistes ou techniciens du spectacle, de la musique…

infos en Laboratoire du 14 au 21 octobre et du 13 au 18 novembre

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P2BYM © Loran Chourrau

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le soutien à la création

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le Cycle

le GdRA l’Usine maintient son envie d’inscrire le soutien à la création sur la durée, en profondeur, en offrant une temporalité déconnectée de tout enjeu de création et de diffusion à des équipes artistiques qui lui sont proches. C’est ainsi qu’elle ouvre un nouveau dispositif : le Cycle, ou l’invitation faite à une équipe artistique de s’installer pour une période de trois ans dans nos murs et de travailler ensemble hors de nos murs. Toujours soucieuse d’initier des échanges réciproques et symétriques, l’Usine souhaite d’une part continuer à ouvrir son univers au regard et aux pratiques d’une compagnie pour enrayer toute velléité de fonctionnement endogène  ; et d’autre part, ouvrir un territoire de jeu, d’expérimentation et d’exploration à une équipe artistique dans un but d’enrichissement mutuel, tant artistique que culturel. Au regard de l’accompagnement que l’Usine met en œuvre depuis la création de cette compagnie, c’est en toute logique que le GdRA inaugure ce nouvel outil de partage. Au-delà de cette continuité, il s’agit d’inscrire communément et sur une temporalité longue nos préoccupations de transversalité, de transdisciplinarité et de lien avec le territoire habité.

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Le GdRA .............. Le GdRA fut fondé en 2007 par l’auteur, musicien et metteur en scène Christophe Rulhes et le circassien, chorégraphe et scénographe Julien Cassier. Ils furent très vite rejoints par le comédien Sébastien Barrier, le réalisateur Amic Bedel, la danseuse Nedjma Benchaïb, la comédienne Domi Giroud et d’autres artistes, chercheurs ou performeurs, pour créer une compagnie réalisant du théâtre d’actions pluridisciplinaire à la croisée du cirque, de la musique, du texte, du film et de la danse.

Formé aux sciences humaines à l’EHESS, Christophe Rulhes insuffle ces disciplines dans les recherches au plateau et dans les enquêtes qui les nourrissent. Le GdRA admire ainsi la Personne, les communautés, l’ordinaire et l’expérience quotidienne qu’il invite dans les histoires qu’il propose. Il brosse sur scène, dans les musées, la rue ou les marchés couverts des portraits de vivants, réels ou fictionnels, des « vifs ». Pour un théâtre adressé à tout un chacun, se voulant ludique, anthropologique, réflexif, ouvert dans ses processus et ses actions diverses, à l’affût d’une fiction vraie.

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© Loran Chourrau

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le soutien à la création

le prêt de salle l’Usine propose un dispositif de prêt de salle aux compagnies qui ont besoin d’espaces de travail, de répétition. Pour la plupart régionales, les équipes artistiques accueillies évoluent dans le milieu des arts de la rue, mais relèvent aussi d’autres champs disciplinaires : théâtre, danse, installation plastique, marionnette, cirque… Différents partenariats avec des acteurs culturels, notamment locaux, permettent d’élargir les cercles artistiques qui peuvent bénéficier de ce dispositif au service des compagnies et de la création  (avec Marionnettissimo par exemple) ou dans une perspective de soutien à l’émergence de nouveaux artistes (avec la FAI-AR).

zoom

Le Lutin - ligne(s) d’horizon Accueilli en résidence par Et Qui Libre / Marionnettissimo, le Lutin vient travailler sa nouvelle création dans nos murs. Cette compagnie de théâtre d’objet et de théâtre visuel œuvre depuis trente ans pour une ligne artistique pluridisciplinaire. Avec ligne(s) d’horizon, le Lutin élabore une proposition poétique et contemporaine, qui réunit le théâtre d’objet, la danse, les arts plastiques et la vidéo. Né d’un travail d’expérimentation sur la matière, sur l’imaginaire autour du papier et de l’écriture, il se situe à la frontière entre la performance et le théâtre. A découvrir au cours de la 15ème édition de Marionnettissimo, le festival international de formes animées, le dimanche 25 novembre à 17h à l’Escale. réservations auprès du service culturel de Tournefeuille - 05 62 13 21 52 spectacle payant - à partir de 10 ans

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calendrier ............... du 17 au 28 septembre - Grain de poussière - Rosa Azul du 1er au 13 octobre - Ignacio Flores - Tesseract du 22 octobre au 4 novembre - Le Lutin - ligne(s) d’horizon en partenariat Et Qui Libre / Marionnettissimo du 5 au 12 novembre - Animal Rome Project - Santus garageum en partenariat avec la FAI-AR (Formation Avancée et Itinérante des Arts de la Rue)

du 14 au 25 novembre - Le Théâtre Incliné du 19 novembre au 2 décembre - Nanaqui - Je suis homme, né (…) 18

l’Usine - avril 2012 © Loran Chourrau

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le territoire

Désacraliser le rapport public-artistes, replacer l’œuvre au cœur de la rencontre entre habitants et artistes, interroger le territoire en tant que matière habitée - historique, économique, sociologique… - et non pas considérer une aire géographique comme un décor dans lequel l’artiste impose son travail. Ces différentes lignes directrices orientent l’action que l’Usine mène sur le territoire de Toulouse Métropole. Ainsi l’Usine tente-t-elle d’établir un lien étroit entre la création artistique et les habitants avec trois entrées différentes : la diffusion, l’infusion et les relations avec les publics. L’ensemble de ces actions s’appuie fondamentalement sur un désir non pas de faire accéder le plus grand nombre à une culture dite légitime, mais bel et bien sur un désir de placer l’acte artistique au plus près de la culture de chacun. La diffusion ou l’occasion pour les compagnies de contextualiser leur œuvre montrée à un, des publics. L’infusion ou offrir aux compagnies le temps d’aller à la rencontre d’un territoire et de ses habitants. Les relations avec les publics ou le développement de projets de sensibilisation ou d’éducation artistique et culturelle.

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Flux - P2BYM - Fin d’interdiction de Stationner opus 5 à Saint-Jean - mai 2012 © Loran Chourrau

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le territoire

la diffusion l’Usine programme des spectacles qui trouvent sens et cohérence dans le cadre d’un contexte urbain. Œuvres (re)contextualisées, avant-première pour laquelle la métropole toulousaine devient écrin de tentative… l’Usine souhaite créer un rapport particulier entre vous et les artistes au cœur de la ville. Cette programmation est mise en oeuvre grâce à une dynamique de partenariats pensée dans l’optique du décloisonnement des secteurs artistiques et du croisement des publics. Ces deux logiques permettent non seulement d’ouvrir l’horizon de nos publics vers des formes et des formats vers lesquels ils n’iraient pas spontanément, mais également d’enrichir et de densifier les propositions artistiques sur le territoire local et historique de l’Usine (Tournefeuille), le territoire communautaire aujourd’hui et métropolitain demain (Toulouse Métropole). C’est ainsi que nous travaillons avec le théâtre Garonne, le Centre de Développement Chorégraphique Toulouse Midi-Pyrénées, Pronomade(s) en Haute-Garonne - Centre national des arts de la rue (Encausse-les-Thermes), CIRCa - Pôle national des arts du cirque (Auch) ou ARTO - Saison et Festival de rue de Ramonville, et bien d’autres encore.

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Figures Libres KompleXKapharnaüM - Avant-première à Toulouse - mai 2012 © Loran Chourrau

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KompleXKapharnaüm - Figures libres à Toulouse - Mai 2012© Erik Damiano 23


le territoire

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la diffusion

Théâtre équestre Zingaro Calacas , présenté par CIRCa à Auch

Dans la perspective de la métropole toulousaine, l’Usine se fait relais d’information afin que vous ne ratiez pas une occasion inédite dans la Région de voir la nouvelle création du Théâtre équestre Zingaro. CIRCa présente en effet Calacas en avant-première du 25ème festival du cirque actuel et à l’occasion de l’ouverture du CIRC (Centre d’Innovation et de Recherche Circassien). Un véritable plongeon au coeur du Mexique, le jour de la fête des morts... C’est entre ciel et terre que Bartabas immerge le public dans une danse délicieusement macabre et joyeuse ; c’est au son des chinchineros, hommes-orchestres, que les calacas, squelettes, virevoltent sur un rythme endiablé ; c’est sous vos yeux et audessus de vos têtes que le bal des morts-vivants se déroule, martelé par le galop des chevaux de Zingaro. Une pièce pour huit acrobates, quatre musiciens et vingt-huit chevaux… Zingaro à Auch avec Calacas, un événement Réseau Sud : L’Estive - scène nationale de Foix et de l’Ariège, Le Parvis - scène nationale de Tarbes Pyrénées, Pronomade(s) en Haute-Garonne - centre national des arts de la rue. Avec le soutien de : Odyssud - centre culturel de la Ville de Blagnac, TNT - Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées et d’autres structures culturelles de Midi-Pyrénées et d’Aquitaine : Association Eclats, Lavaur (31), Théâtre Georges-Leygues, Villeneuve-surLot (47), Espace d’Albret, Nérac (47), Espace Jéliote, Oloron Sainte-Marie (64), Agora - pôle national des Arts du cirque, Boulazac (24). Avec le soutien de la Ville d’Auch, de la Région Midi-Pyrénées et du Conseil Général du Gers.

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Zingaro et Bartabas ........................ Créateur d’un art inédit, mêlant art équestre, musique, danse et comédie, Bartabas a imaginé et réalisé une nouvelle forme de spectacle vivant : le théâtre équestre. Avec Zingaro, sa compagnie fondée en 1985, il réussit à conquérir des centaines de milliers de spectateurs à travers le monde. Bartabas possède également une grande volonté de transmettre sa culture artistique, il fonde en 2003 l’Académie équestre de Versailles et collabore ainsi avec de nombreux artistes comme Carolyn Carlson, avec laquelle il a récemment présenté We were horses à l’Académie du spectacle équestre. Conception et mise en scène : Bartabas

infos du 24 août du 9 septembre à Auch à 21h sauf le dimanche 17h30 - relâche lundi et jeudi sous chapiteau au CIRC - avenue de l’Yser, Auch spectacle payant - durée : 1h40 - à partir de 6 ans accueil : au CIRC, 2 heures avant les représentations (billetterie - restauration - bar - spectacles gratuits) renseignements tarifs et réservations auprès de CIRCa : 05 62 61 65 00 / www.festival-circa.com 24

© Agathe Poupeney

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le territoire

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la diffusion

le Festival de Rue de Ramonville l’Usine déploie sa volonté de décloisonnement des disciplines en ouvrant ses propositions vers des champs artistiques divers. En parallèle des partenariats qu’elle construit avec des scènes généralistes (théâtre Garonne, le Centre de Développement Chorégraphique Toulouse/Midi-Pyrénées…), l’Usine maintient son travail de structuration du secteur des arts dans l’espace public en poursuivant certaines de ses actions notamment avec ARTO - comme en a témoigné, cette saison, l’accueil de compagnies majeures, telles que Kumulus, ou encore Royal de Luxe avec sa nouvelle création Rue de la Chute dans le cadre du Festival (à l’initiative d’ARTO), ou KompleXKapharnaüM (à l’initiative de l’Usine et en partenariat avec le théâtre Garonne). Dans le cadre de la constitution de Toulouse Métropole, l’Usine, en tant que premier lieu culturel finalisé de la communauté urbaine, affirme la nécessité de travailler en mutualisant certains projets, et en créant des dynamiques communes en faveur des compagnies.

infos du 13 au 16 septembre à Ramonville

Royal de Luxe Rue de la chute en partenariat avec l’Usine

Ktha Compagnie Je suis une personne Anne-Sybille Couvert Attifa de Yambolé

accueillie en résidence, coproduite et première diffusée à l’Usine en 2012

Armoires pleines Les Barques des Sœurs Langlois La Pierre en Bois Le livre des amours accueillie en prêt de salle à l’Usine en 2009 et 2010

Les Chiennes Nationales Rouge

accueillie en résidence et coproduite à l’Usine en 2011, lauréate du prix Découverte 2011

Le Théâtre de l’Unité La BITH Oui Bizarre Comédie en vue Klassmute Sin Des corps provisoires Us et Coutumes Hagati Yacu Cirk’Oblique Comme une goutte d’eau… accueillie en prêt de salle en 2010

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Rue de la chute - Royal de luxe - un spectacle accueilli par ARTO au Festival de Rue de Ramonville en partenariat avec l’Usine © Serge Koutchinsky

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Flux P2BYM - Fin d’interdiction de Stationner opus 5 à Colomiers - mai 2012 © Loran Chourrau


le territoire

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la diffusion

L’Escale inauguration

Du 15 au 23 septembre, la Ville de Tournefeuille propose une programmation pluridisciplinaire à l’occasion de l’inauguration de L’Escale. Une semaine de rendezvous artistiques (entresorts au Bistrot, spectacles, concerts…) pour découvrir ce nouvel équipement culturel qui vient compléter les possibilités de répétition, de création et de diffusion sur le territoire tournefeuillais : une salle de 490 places avec gradins modulables, un espace bistrot accueillant également des propositions artistiques, un amphithéâtre extérieur… L’Escale offre ainsi un nouvel espace de jeu à l’Usine, tout aussi bien qu’aux nombreux acteurs culturels présents à Tournefeuille. Un outil partagé supplémentaire pour aller à la rencontre des habitants… Un outil partagé supplémentaire pour aller à la rencontre des habitants…

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carte blanche à l’Usine .......................... l’Usine invite Phéraille, metteur en jeu du Phun, compagnie en résidence permanente à l’Usine, à écrire une proposition artistique. A cette occasion, nous jouerons de l’ambiance particulière qui règne bien souvent dans les événements inauguraux.

vendredi 21 septembre à partir de 21h à Tournefeuille - l’Escale gratuit - réservation : service culturel de Tournefeuille - 05 62 13 21 52

infos du 15 au 23 septembre à l’Escale à Tournefeuille inauguration le samedi 15 septembre à 11h spectacle d’ouverture le samedi 15 septembre à 21h programme détaillé disponible début septembre 2012 www.mairie-tournefeuille.fr

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L’Escale (en travaux) - juillet 2012 © Loran Chourrau

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le territoire

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la diffusion

Les Clochards Célestes Soledad

marionnette Dans sa dynamique de partenariat avec les acteurs culturels de Tournefeuille, l’Usine accueille certaines actions proposées par le festival Marionnettisimo dans ses murs. Ici, les représentations de Soledad des Clochards célestes, organisées dans le cadre du 15ème festival international de formes animées, auront lieu à l’Usine. Canto por el último día… Un jour, un jour tout simple… Solaires, liées par une affection gigantesque, Soledad et son Abuela prennent soin l’une de l’autre. A l’aide d’objets d’un quotidien archaïque, de souvenirs et de rêves bricolés, elles peuplent leur commune solitude pour le plaisir d’émotions presque naïvement retrouvées. Un jour, un jour si simple… Jour semblable à tous les autres jours de l’insolite duo, la mort s’invite dans leur quotidien, tranquille comme est la mort des vieux chez eux, avec humour et légèreté même. Alors ce jour, ce jour unique, de toute sa force vivante et joyeuse, Soledad accompagne Abuelita, à moins que ce ne soit l’inverse…

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Les Clochards Célestes ............................. Charlotte « Sha  » Presseq, plasticienne, marionnettiste et comédienne, et Céline Cohen, metteur en scène et comédienne, sont complices de scène dans C’est la Lune qui me l’a dit de la Compagnie Créature depuis quatre ans. Sur une proposition de Sha Presseq, Céline Cohen accepte d’accompagner la création de Soledad.

« Ce sera du cousu main, passé par les tripes et les contradictions de l’humain, peut-être un peu baroque, “à l’ancienne” certainement, dans la plus grande spontanéité et générosité possibles ». Céline Cohen Distribution > marionnettiste comédienne : Sha Presseq / régie générale : Rémy Fournier / mise en scène : Céline Cohen / gestion- production:  Association Tout’Art

infos samedi 24 novembre à 11h et à 14h30 à l’Usine spectacle payant - durée : 50 min - à partir de 7 ans une proposition d’Et Qui Libre / Marionnettissimo dans le cadre de la 15ème édition du festival international de formes animées renseignements, tarifs et réservations auprès du service culturel de Tournefeuille : 05 62 13 21 52 ou www.marionnettissimo.com

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© Marc Mesplie

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le territoire

l’infusion « Infuser : faire macérer un temps donné une substance dans un liquide bouillant afin que celui-ci se charge des principes actifs qu’elle contient pour obtenir une boisson.» Infusion, voici le terme que nous employons pour définir les actions que nous menons avec certaines compagnies sur le territoire de Toulouse Métropole. En partant de sa définition initiale, cette expression trouve d’autant plus d’écho dans l’utilisation que nous en faisons. l’Usine invite diverses compagnies à se saisir du territoire de Toulouse Métropole comme d’un champ d’expérimentation, de recherche, de création in situ. Ces équipes artistiques ont en commun certains principes actifs  : des méthodes de travail d’ouverture et de proximité, une curiosité pour la matière urbaine et sociologique, le désir de renouveler les formes artistiques. Elles viennent à plusieurs reprises, en résidence, investissant une ou plusieurs villes, en allant à la rencontre du tissu associatif et pédagogique local. Au final, elles proposent une restitution inédite, reflet de ce travail au long cours. Cette création in situ n’a pas vocation à être rejouée, car sortie de son contexte, elle perdrait son sens, voire son essence. l’Usine, tout comme d’autres structures, renouvelle ainsi les principes de la présence artistique sur un territoire : les trois étapes successives du processus de création (création / production / diffusion) sont rassemblées au sein d’un même projet de moyen voire long terme. L’idée est de faire alors résonner les problématiques de Toulouse Métropole avec le travail artistique et culturel mis en œuvre par les compagnies invitées. Au cœur de cette infusion se trouve un élément fondamental : la fédération d’acteurs hétéroclites - habitants, services municipaux, associations, établissements scolaires… - aux pratiques urbaines différentes. L’infusion, telle que nous l’entendons, participe ainsi de l’interaction artistes-œuvrehabitants que nous souhaitons distiller sur le territoire de Toulouse Métropole.

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Lycée professionnel Le Mirail - Les vitrines décalées à Toulouse - Mai 2012 © Erik Damiano

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le territoire

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l’infusion

Fin d’interdiction de stationner opus 6

Group Berthe Sans Titre

Transgression, du latin transgressio « marche à travers, au-delà ». Pour ce nouvel opus de Fin d’interdiction de stationner, l’Usine invite le Group Berthe, compagnie nantaise de danse contemporaine, à s’emparer de la notion de frontière entre le privé et le public, pour explorer la thématique de l’habitat. Christine Maltete-Pinck, fondatrice du Group Berthe, souhaite emmener les habitants de Toulouse Métropole au-delà de leurs propres frontières intimes et personnelles. Elle s’entoure pour l’occasion d’une photographe, Amélie Labourdette, et de deux vidéastes du collectif Sileks. Ensemble, ils veulent composer de véritables tableaux chorégraphiques, des tableaux du vivant, à partir d’échanges autour de désirs, d’images fantasmées que chacun s’empêche de vivre ou ne soupçonne même pas… En questionnant la posture du corps dans le quotidien, en libérant le mouvement par la parole, Christine Maltete invite ces personnes rencontrées à transgresser, à marcher à travers, au-delà… à rendre floue la frontière entre le dedans et le dehors, entre le chez soi et l’être ensemble.

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Fin d’interdiction de stationner

........................................ Initié en 2006, ce dispositif constitue l’action la plus représentative de la dynamique d’infusion mise en œuvre par l’Usine. Rassemblant une équipe artistique invitée sur plusieurs communes de Toulouse Métropole, et le tissu associatif du territoire autour d’une thématique spécifique liée au contexte de la métropole, Fin d’interdiction de stationner représente un espace-temps d’expérimentation et de tentative de long terme. A chaque opus, un travail de fond alimente les réflexions et recherches relatives à l’art dans l’espace public, et reflète ainsi notre désir d’infuser artistiquement le territoire. Un projet conçu et mis en œuvre par l’Usine, mené en partenariat avec les villes participantes et soutenu par Toulouse Métropole.

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Group Berthe

...................... Fondée en 2008 par Christine Maltete-Pinck, la Compagnie Group Berthe a présenté sa première création The Zen en 2009, une version jeune public The Zen Kids en 2010, puis Les pieds sur la nappe en 2011. Cette compagnie brouille les pistes et propose des créations hybrides, plastiques, chorégraphiques et interactives, au croisement des genres mais toujours animées par une forte énergie.

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Paradise © Amélie Labourdette

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le territoire

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l’infusion

le petit cowboy

D’après vous, qui anne aimerait-elle devenir?

Ce que je suis Ce que j’aimerais être Ce que j’aurais aimé être Exposition photo et vidéo

Invitée par la Ville de Toulouse à l’occasion de la “Semaine Séniors et +”, l’Usine présente Ce que je suis, Ce que j’aimerais être, Ce que j’aurais aimé être, un projet d’exposition photographique conçu et mis en œuvre par le collectif le petit cowboy. Ce que je suis… questionne l’image de soi, celle perçue par les autres, le rapport à l’autre. Participatif, ludique et décalé, Ce que je suis… met en scène des séniors dans leur quotidien grâce à l’intervention de deux artistes, Loran Chourrau et Erik Damiano, pour questionner leur place dans la Cité. « Ce que je suis… est une réflexion sur l’importance de l’apparence dans notre société. Aujourd’hui, de nombreuses populations sont représentées de manière réductrice. Il s’agit d’aller contre l’idée qu’une personne se résume à la première chose que l’on perçoit d’elle. Ici : la vieillesse. Quelle image avons-nous de la personne âgée aujourd’hui ? Peut-on la penser de manière ludique ? Peut-on considérer que, jusqu’à notre dernier jour, nous pouvons avoir des envies, des désirs, de la créativité ? Au final la photographie montre deux visions d’une personne : une au quotidien ; une autre où elle joue le personnage qu’elle a choisi. Ce projet décale notre regard, valorise des personnes en leur ouvrant un espace d’expression libre et met en lumière des personnalités et non des caractéristiques. » Loran Chourrau

infos du 26 au 30 septembre à Toulouse (place du Capitole) tout public - gratuit sur une invitation de la Ville de Toulouse dans le cadre de la “Semaine Séniors et +” www.toulouse.fr le petit cowboy (voir p. 14) 36

Anne aurait aimé être une aviatrice © Erik Damiano

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le territoire

relations avec les publics Directement liée à cette problématique du lien artiste-œuvre-population, la question des publics nous anime particulièrement à l’Usine. C’est pourquoi nous proposons des actions de sensibilisation aux formes et aux esthétiques liant l’art à l’espace public. Plusieurs dispositifs offrent des entrées privilégiées pour rencontrer œuvres, artistes et techniciens, et ce tout au long du processus de création. L’Œil en coulisses s’adresse à une quinzaine d’adultes venant de tous horizons, alors que divers projets d’éducation artistique visent plus particulièrement les enfants, adolescents ou jeunes adultes en cursus scolaire ou universitaire. Dans le cadre de ces projets avec les scolaires, chaque étape de création d’un spectacle est abordée grâce à la rencontre avec artistes et techniciens présents à l’Usine. La multiplicité des corps de métiers nécessaires au spectacle vivant est ainsi concrètement envisagée. En fonction des projets, une pratique artistique et/ ou technique est proposée. Une nouveauté pour cette rentrée 2012, L’Atelier (p. 42) : plusieurs sessions de transmission sont organisées pour un public adolescent autour de la spécificité du jeu théâtral et de l’écriture dans l’espace public.

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construction des Vitrines décalées à l’Usine par les élèves du Lycée professionnel Le Mirail - avril 2012 © Loran Chourrau

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le territoire

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relations avec les publics

penser pour construire # 3 Une troisième année de partenariat avec l’école nationale supérieure d’architecture de Toulouse s’ouvre cet automne. Après avoir réalisé un aménagement extérieur pour l’Usine (2010-2011) et un module scénique (2011-2012), la vingtaine d’élèves de la prochaine promotion planchera sur la conception et la réalisation de gradins. Un nouveau défi pour ces architectes en herbe mis en situation réelle de concours. Toutes les étapes auxquelles ils seront confrontés une fois diplômés sont respectées : de l’étude à la réalisation, en passant par la présentation devant un jury composé de membres de l’Usine et de l’équipe pédagogique de l’école. Le projet se termine, dans les ateliers de l’Usine, avec la construction à l’échelle 1 de la structure architecturale retenue. Pour ces étudiants de troisième année, la concrétisation d’un projet imaginé est une expérience unique dans leur cursus. en partenariat avec l’école nationale supérieure d’architecture de Toulouse

le Parcours culturel l’Usine a intégré en 2010 le Parcours culturel proposé par la Ville de Toulouse aux élèves des écoles maternelles et élémentaires. Ce dispositif gratuit d’éducation artistique et culturelle se décline à l’Usine tout au long de l’année scolaire pour faire découvrir les coulisses de la création et l’univers des arts de la rue : d’une visite interactive et ludique de l’Usine à la rencontre d’une équipe artistique, en passant par la découverte des métiers du spectacle vivant présents sur le lieu, les élèves abordent les différentes étapes de la création artistique.

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construction d’un module scénique à l’Usine par les étudiants de l’école nationale supérieure d’architecture de Toulouse - mai 2012 © Loran Chourrau

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le territoire

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relations avec les publics

l’Atelier l’Usine ouvre un nouvel espace de transmission auprès des jeunes habitants de Tournefeuille et de Toulouse Métropole : l’Atelier. L’objectif principal de ces stages est d’aborder les fondamentaux du jeu théâtral et de l’écriture dans et pour l’espace public. En trois sessions d’apprentissage, la mise en corps, la mise en voix et la mise en espace sont les thèmes proposés par deux comédiens aguerris aux spécificités du jeu dans l’espace public, Christelle Lehallier et Nicolas Simmoneau. A chacune de ces sessions, la mise en pratique sera complétée par un regard artistique et des échanges sur un spectacle vu ensemble. Une restitution publique est organisée au mois de juin 2013 dans un contexte d’événement artistique en espace public.

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ouvert aux jeunes de 14 à 17 ans 3 sessions de cinq jours en période de vacances scolaires (calendrier précisé ultérieurement). inscription auprès de Tiphaine Thélot avant le 28 septembre 2012 tiphaine@lusine.net

l’Œil en coulisses # 4 Quatre ans déjà que l’Usine convie une quinzaine d’habitants de Toulouse Métropole à l’Oeil en coulisses ! Ce dispositif gratuit d’accompagnement du spectateur s’adresse à un public d’adultes, venant de tous horizons, curieux de découvrir les coulisses de la création. Visites de l’Usine et échanges avec des artistes, décorateurs ou constructeurs, répétitions publiques et rencontres avec des compagnies en résidence, sensibilisation aux différentes esthétiques du spectacle vivant… soit un an de rendez-vous avec la création artistique.

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renseignements et inscription auprès de Tiphaine Thélot tiphaine@lusine.net inscriptions avant le 10 septembre 2012 premier rendez-vous : le mercredi 19 septembre à 19h à l’Usine. dispositif gratuit sur un an

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Atelier Toulouse en piste - mai 2012 © Loran Chourrau

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la formation

la production Riche de la présence de plus de trente corps de métiers différents sur son site, l’Usine est reconnue pour le professionnalisme des personnesressources nécessaires à la création du spectacle vivant : du menuisier au costumier, du soudeur au créateur lumière en passant par les comédiens, les scénographes et les administrateurs, l’Usine est en capacité de proposer un large programme de formation à destination d’un public professionnel. Ces stages sont tous payants mais peuvent être pris en charge par certains organismes en fonction du profil et du statut de chaque stagiaire. l’Usine produit des chantiers de construction de décors et de création costumes. Disposant de différents espaces adaptés, dont une halle de fabrication et une costumerie, l’Usine est en capacité de répondre à des commandes pour des compagnies, grâce aux différents corps de métiers présents sur le site.

informations Céline Blanché celine@lusine.net

Par le biais de la réalisation d’un ouvrage simple, l’objectif ici est de sensibiliser les stagiaires aux techniques élémentaires du travail à la forge et aux possibilités que peuvent offrir celles-ci dans le domaine de la construction d’éléments de décors, d’outils et d’accessoires.

Les chantiers de construction

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La marionnette à gaine dans tous ses états : conception, mise en jeu et improvisation du 8 au 26 octobre 2012 - 105h - public professionnel une formation proposée par Marionnettissimo et réalisée en partenariat avec l’Usine

L’enjeu de ce stage est d’appréhender la marionnette à gaine de sa fabrication à son interprétation, textuelle et improvisée.

Les créations costumes

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Découverte de l’univers des arts de la rue décembre 2012* - 35h - public professionnel

Les arts de la rue occupent aujourd’hui une place essentielle dans la création contemporaine. Esthétiques, pratiques professionnelles, relations aux publics, structuration du secteur… autant de champs que l’équipe de l’Usine vous propose de découvrir.

informations Aurore Carpentier aurore@lusine.net

* dates et tarifs à préciser ultérieurement 44

Explorer les ressources inattendues du texte par l’investissement rythmique, physique et émotionnel : voici l’objectif ambitieux de ce stage de pratique théâtrale animé par le groupe Ex-abrupto (Grégory Bourut, Céline Cohen, Régis Goudot, Reynald Rivart).

Création de costume sur mesure

janvier 2013* - 70h - public professionnel adultes débutants et novices acceptés L’objectif de cette formation est technique, mais simple : savoir réaliser le patron d’un costume à partir des mensurations d’une personne. Ces deux semaines de formation permettent la réalisation du patron (à partir du corsage-type féminin), le traçage, la coupe, le montage pour aboutir à la réalisation d’un vêtement aux mesures du stagiaire.

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l’Usine dispose d’une costumerie où il est possible de concevoir et réaliser tous types de costumes, accessoires, éléments de décors pour le spectacle vivant. l’Usine peut ainsi répondre à des commandes de création pour des compagnies régionales ou nationales.

du 3 au 12 décembre 2012 - 96h - pour comédiens avec moins de 4 ans d’expérience professionnelle

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Des centaines de machines, décors et autres constructions monumentales sortent des ateliers de l’Usine pour de nombreuses compagnies (le GdRA, Joris Lacoste, COD - Compagnie Olivier Dubois, Compagnie O ultimo Momento…), ou acteurs culturels (théâtre Garonne, Théâtre du Capitole, Pronomade(s) en Haute-Garonne…). Ce savoir-faire technique s’est développé grâce à la présence de constructeurs enclins à faire naître des structures et décors hors du commun.

De l’acteur au personnage, du personnage à l’acteur

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Initiation au travail de la forge du 22 au 26 octobre 2012 - 35h - public professionnel

Initiation au travail du métal

mars 2013* - 70h - public professionnel adultes débutants et novices acceptés Par le biais de la réalisation d’un ouvrage simple, l’objectif ici est de sensibiliser les stagiaires aux techniques élémentaires du travail du métal (soudage à l’arc, sciage, meulage, perçage, traçage,…) et aux possibilités que peuvent offrir celles-ci dans le domaine de la construction et de la décoration. 45

Formation métal à l’Usine - mars 2012 © Loran Chourrau


ils en parlent

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Annie Bozzini

directrice du Centre de Développement Chorégraphique Toulouse / Midi-Pyrénées A nous qui n’aimons guère les occupations de l’espace public et qui craignons de voir raturer des espaces de circulation par des artistes gentiment folkloriques, bref à nous qui pensons ces interventions à grands coups de poncifs et de lieux communs, l’Usine a aidé à la transformation du regard en l’affinant sérieusement sur ces commandos urbains que nous avions du mal à trouver sympathiques. L’espace public, s’il est un bien chéri dans lequel devraient s’épanouir des formes de beauté taillées sur mesure par des architectes urbanistes… est aussi devenu un espace de créativité et d’inventivité qui nous détourne de notre ordinaire. Et puis ces espaces sont multiples et ils peuvent même être ceux d’un musée comme nous l’avons expérimenté cette saison aux Augustins pour une création qui mettait en scène des gardiens du musée avec des danseurs professionnels. Car c’est bien une des caractéristiques de l’espace public que de provoquer des drôles de rencontres dans de drôles d’endroits. De la qualité de la rencontre dépend le succès de l’opération et le bonheur du spectateur. Ainsi dans les jardins, les cours, les escaliers, les salles d’exposition du Musée des Augustins se sont déroulées des cérémonies inédites et pour tout dire, assez inhabituelles dans ces lieux dont le quotidien est fait de silence et de quiétude. Cette “agitation“ orchestrée par la chorégraphe Robyn Orlin a été possible grâce à la mise en commun de ces partenariats qui fondent aujourd’hui l’essentiel de nos activités et qui permettent à des audiences différentes de se croiser.

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Marc Fouilland

directeur de CIRCa, Pôle national des arts du cirque Auch - Gers Un des premiers contacts que j’ai eu avec l’Usine, c’est à travers Ses artistes et équipes associés qu’il s’est déroulé, en les rencontrant chez eux. Indiscutablement, la présence d’équipes qui travaillent et parfois vivent sur place Nourrit ce lieu et ses relations avec les autres acteurs culturels et artistiques. En s’installant dans ses nouveaux locaux, le projet de l’Usine est plus clair, il Constitue un des espaces de trafic artistique sur l’agglomération toulousaine. Il n’y a pas, pour moi, de liens spécifiques entre les arts de la rue et les arts du cirque, Rares sont les artistes qui circulent entre ces deux « arts », et si des œuvres dites Circassiennes se déroulent dans l’espace public, le travail du corps rapproche A priori plus le cirque de la danse que de la rue, mais la question n’est pas là. Administrativement les arts sont distincts, mais les arts n’ont pas de frontières. Impossible de se limiter à une définition. L’Usine, comme CIRCa, sont nés d’une histoire et Non d’une définition, d’un statut. Nos projets sont donc à construire, et en cela ils sont Vivants. Nos complémentarités à accompagner des projets artistiques, à Envisager la construction de scénographies à Tournefeuille, pour des créations soutenues Notamment par CIRCa ou pour des résidences dans l’agglomération comme celle de la Cie 111, Tissent ces liens entre nous, entre Toulouse Métropole et les autres acteurs en Région. En travaillant avec l’équipe de l’Usine, nous ressentons cette complicité, cette envie d’être au Réel service de l’artistique. En ce sens, les relations Usine CIRCa sont à inventer à chaque fois.

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Par ailleurs, l’Usine est en soi une ville ouverte qui permet à des artistes de toutes disciplines de se rencontrer et de se poser le temps d’une répétition, d’un filage ou d’une présentation et d’entreposer des bribes d’une mémoire en mouvement. C’est également dans cette sédimentation des gestes que nous plaçons notre collaboration avec l’Usine. Et toujours avec plaisir.

KompleXKapharnaüm - Figures Libres © Erik Damiano

47 Figures Libres - KompleXKapharnaüm à Toulouse en mai 2012 © Loran Chourrau 47


les partenariats

territoire Les dernières années ont été marquées par un travail de diffusion et d’infusion artistiques, temps fort de rencontre avec les habitants de Toulouse Métropole en partenariat avec les acteurs culturels du territoire. En 2012, l’Usine continue à explorer les liens entre la création artistique et le territoire de la Communauté urbaine.

infusion

Collectivités locales, structures culturelles ou artistiques, établissements scolaires ou de l’enseignement supérieur… Avec l’ensemble de nos partenaires, nous participons à la construction d’un schéma complémentaire d’offres culturelles et artistiques en Région Midi-Pyrénées, au niveau national et même par-delà les frontières. Créer des passerelles entre acteurs culturels généralistes et spécialisés, entre artistes et collectivités locales, entre établissements de l’Education nationale et associations de la société civile… telle est notre manière d’envisager la mise en œuvre d’un projet culturel riche, ouvert et solide.

FENOUILLET MONDONVILLE CORNEBARRIEU

FONBEAUZARD

AUCAMVILLE SAINT JEAN LAUNAGUET

infusion éducation artistique & culturelle

BLAGNAC

l’Usine est accompagnée de manière conventionnée par Toulouse Métropole, la Direction régionale des affaires culturelles MidiPyrénées - Préfecture de la Région Midi-Pyrénées, le Conseil général de la Haute-Garonne, la Région Midi-Pyrénées, la Ville de Tournefeuille et la Ville de Toulouse.

PIBRAC COLOMIERS

TOULOUSE

partenaires la Ville de Cugnaux la Ville de Ramonville Arto - Saison et Festival de rue de Ramonville le CDC Toulouse-Midi Pyrénées CIRCa, Pôle national des arts du cirque (Auch - Gers) Derrière le Hublot (Capdenac - Lot) le réseau En rue libre (Région Midi-Pyrénées) Et Qui Libre - Marionnettissimo (Tournefeuille) la Grainerie - Fabrique des arts du cirque et de l’itinérance (Balma) HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque (Paris) Mix’Art Myrys - Collectif d’artistes autogéré (Toulouse) Pronomade(s) en Haute-Garonne - Centre national des arts de la rue (Encausse-les-Thermes) le réseau Pyramid (Région Midi-Pyrénées) le théâtre Garonne (Toulouse) l’École nationale supérieure d’architecture de Toulouse

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TOURNEFEUILLE

sortie d’Usine diffusion infusion

SAINT-ORENS

CUGNAUX

diffusion infusion

VILLENEUVE-TOLOSANE infusion

résidence sortie d’Usine diffusion infusion éducation artistique & culturelle

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zoom sur La Ménagerie

La Ménagerie est un collectif d’artistes et de techniciens réunis autour du film d’animation. Ses actions sont multiples : studio pour des tournages de courts-métrages et séries, ateliers d’initiation et de sensibilisation, formations, spectacles, développement d’outils informatiques... Cet été, La Ménagerie est présente dans plusieurs festivals en région. En juillet 2012, à la Faites de l’image à Toulouse, avec un tournage mobile et l’installation de phénakistiscopes (jeux optiques) géants réalisés par les élèves du Lycée Bayard de Toulouse, le 25 août, au festival Ça Va Foirer !! à Poucharramet avec la baraque à Schmurtz. Cet automne, plusieurs créations interactives ont lieu dans des quartiers : La Marche Universelle à Villeurbanne, en partenariat avec KompleXKapharnaüM et Vivre ici, et toi tu dis quoi ?  dans le quartier du Mirail à Toulouse. Côté studio, deux tournages sont en cours cet été à l’Usine  : Dis Papa ! de Fred Gobin et Marc Ménager, le pilote d’une série pour la famille sur la géopolitique, réalisé à base de cailloux pour raconter en 4 minutes l’histoire des Talibans. Et Kiwi d’Isabelle Duval  : un autre pilote, en marionnettes, d’une série pour France Télévision destinée à familiariser les tout petits à l’anglais. Ce dernier projet est présenté au Cartoon Forum 2012. Cet incontournable marché européen de l’animation pour la télévision depuis plus de 20 ans se tient en septembre pour la première fois à Toulouse. La Ménagerie prend part à la coordination de certaines actions en direction du grand public toulousain et midi-pyrénéen à l’occasion de cette manifestation. Suivent à l’automne les tournages de deux courtsmétrages, Lettres de Femmes d’Augusto Zanovello, en marionnettes et Finalement je suis entrée dans la nuit de Sébastien Laudenbach, un dessin animé initié à l’occasion d’une résidence à la Médiathèque de Tournefeuille. 50

Dis Papa ! de Fred Gobin et Marc Ménager © La Ménagerie

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l'Usine - la Revue # 4 - juillet-décembre 2012  

l'Usine édite tous les semestres une revue présentant son projet culturel ainsi que les actiosn menées sur la période.

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