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à l’heure où notre territoire est élargi, questionné, repensé, l’Usine réaffirme son projet au cœur de la Métropole et de la grande Région pour faire rayonner, dans et hors les murs, ce qu’elle défend dans sa définition des arts de la rue et de l’espace public. Attachée à l’innovation des écritures contemporaines, au décloisonnement des champs artistiques, aux formes transversales et hybrides, l’Usine soutient la création de manière durable et prolonge cette dynamique avec une programmation éclectique, pluridisciplinaire. La diversité des genres - allant de performances sur une place publique à des œuvres plastiques - et la richesse de la production artistique proposée par les compagnies nourrissent le travail de l’Usine, en tant que lieu de création partagé. Et réciproquement. Ici, il n’est pas seulement question de programmation de spectacles, mais bien d’inscription d’un accompagnement des compagnies dans un temps long, de manière transversale, de la création à la diffusion. Il en va de même avec la question des publics - des personnes qui assistent, participent, voient, observent, échangent, critiquent, apprennent… - qui constitue le fil conducteur du projet de l’Usine. Cette dynamique autour du public et de l’espace public nous invite à porter un autre regard sur notre quotidien, notre environnement, en interrogeant l’urbanité, l’architecture, la ville dans tous leurs aspects (historiques, sociologiques, économiques...). Le soutien à la création se décline autour de l’accueil en résidence, de sessions de Laboratoire ou de la coproduction. De manière transversale, se pose la question du renouvellement des esthétiques et, par conséquent, du soutien porté aux équipes récentes pour éclore, émerger, se développer… Cet automne, les figures sculptées de Chantal Tomas et la poésie de Claude Faber croiseront la musique de Marc Sens dans De terres et de chairs, nous sommes... (p.10). Quant à Alexis Forestier, il s’attaque à l’un des mouvements les plus iconoclastes du XXème siècle avec Modules Dada (p.16). Enfin l’équipe de Garniouze Inc. mêle également les champs artistiques dans l’adaptation d’un texte d’Enzo Cormann pour une pièce courte de rue (p.18). En outre, l’ouverture vers les technologies contemporaines s’intègre dans cette transversalité. En témoignent cet automne, Trafic de Cécile Babiole (p.12) ou L’Homme est un animal mobile de La Ménagerie (p.14).

Tragôdia ou Thésée moi ! - Marlène Rostaing - à l’Usine, avril 2016 © Erik Damiano - le petit cowboy Jean - Patrice de Bénédetti - à Toulouse, juin 2016 © Loran chourrau - le petit cowboy

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l'Usine - Revue #12 - septembre-décembre 2016  

l'Usine, Centre national des arts de la rue et de l'espace public (Tournefeuille / Toulouse Métropole), édite tous les six mois sa Revue. El...

l'Usine - Revue #12 - septembre-décembre 2016  

l'Usine, Centre national des arts de la rue et de l'espace public (Tournefeuille / Toulouse Métropole), édite tous les six mois sa Revue. El...

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