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X et Y n´arrêtent pas de discuter. Ce n´est que grâce à une chance stupide qu´ils se sont rencontrés en plein milieu de la jungle. Sans pouvoir voir la position du soleil, sans boussole et même sans GPS, il est impossible de trouver le chemin de retour. Je les observe d´un arbre. Quand ils se rendent compte de ma présence, ils s´inquiètent. Ils commencent à me poser des questions sur mon âge, mes parents… Qu’est-ce qu’ils sont curieux !


Je ne leur réponds pas, je veux qu´il me redonnent mon avion, puis je leur demande de m´en dessiner un. X le fait, mais ce petit avion catastrophique ne sert pas, sa structure ne pourrait pas supporter la gravité de la galaxie Méduse ! C´est quand je demande a Y de m´en dessiner un autre, et c´est la quand elle dessine un de mes avions


préférés. Un de ces avions qui permettent de faire des tours et des pirouettes entre les astéroïdes d´Urane. Je lui dis merci, mais il continue avec son attitude inquisitive qui m´énerve. Je lui demande d´où il vient, et il me répond qu’il est tombé d´un avion, d’un parachute. Chouette ! Un autre aventurier comme moi. C´est alors que je décide de lui poser des questions : de quelle planète il vient, comment est-elle, combien de planètes il a visité…

Alors, quand il me regarde avec un air inquiet, c´est là que je comprends tout, ce n’est pas un aventurier ! Je leur demande alors de me suivre, et je les conduis à une petite rivière afin qu´ils se lavent et se reposent dans un camp. Je ne sais pas par où commencer, je veux leur raconter plein de choses, mais je ne sais pas trop quoi. Un bruit me surprend, un petit animal courre autour de nous, c´est alors que je décide de leur parler de mon ami que je ne vois pas depuis longtemps et qui me manque… c’est mon ami le renard. Un fidèle compagnon qui ne m´a jamais abandonné pendant mes aventures. Depuis le moment où il me demanda de le domestiquer afin de pouvoir devenir amis, on n´arrêta jamais de voyager d´une planète à une


autre ensembles. Motivé par mes souvenirs, je commence à leur raconter nos histoires. Ils ne comprennent pas, ils semblent perdus, comme si ils ne savaient rien a propos de mon monde. Ils semblent fatigués aussi, comme s’ils avaient perdu leur espoir, cette énergie qui nous aide à continuer même si on a tout perdu, c’est alors que je décide de leur raconter quarante-trois couchés du soleil parce qu’au lendemain toute la tristesse que je ressentais à ce moment là avait disparu.(FALTA UNA FRASE, PERO NO LA ENTIENDO) Pendant que ma voix narre ce fait, j´observe comment les yeux de X cherchent ceux de Y. Ils brillent follement excités par un type d´émotion que je n´arrive pas à comprendre. -C´est lui … -elle dit à voix basse en souriant, mais il la regarde sans savoir. –Celui du livre ! Je ne me souviens pas de son nom… -Maintenant c’est moi qui ne comprend pas, parlent-ils de moi ? Pourquoi tout à coup ils semblent me connaître ? -C´est vrai ! C’est le petit prince ! N´est-ce pas ? Es-tu le petit prince ?! – Leurs yeux se fixent sur moi. -Connaissez-vous mon cher ami ? Il est aviateur, on s´est connu dans le désert. Savez-vous où il se trouve ? J´aimerais le revoir ! -Euh… je ne le connais pas, mais il a écrit un livre il y a très longtemps. -Sur quoi ? -Bah, sur toi ! -Me dit Y avec un sourire. -Sur moi ? –Je ne comprends rien du tout, je trouve stupide que ces gens me connaissent par mon cher ami. – Et qu´est-ce qu’il a dit ? –Je leur redemande. - Ben, je ne sais pas … il a parlé sur ce que tu disais… C’était vrai ? - Quoi ? - Ce qu’il a dit sur toi, sur ton renard et la rose, tes voyages… - Je suppose que oui. Et bien, vous savez ce qu’il fait maintenant ? X me regarda tout en comprenant. Je le sus à l’instant. Mes yeux se remplirent de larmes, et je cacha mon visage entre mes mains. - Ne t’inquiète pas- me dit X pendant qu’il me prenait par les épaules. Je ne raconterais plus mes aventures à mon ami. Alors, ils me racontent le livre qu’il a écrit et


comment à la fin il demandait que si quelqu’un me rencontrait de nouveau, que l’on contacte avec lui. Peu à peu, je me tranquillisais et je leur racontais un peu plus de mes aventures. Je leur raconte comment une fois j’arrivais avec mon petit avion à une planète où il n’y avait que de l’eau. Après avoir survolé cette immense mer pendant plusieurs minutes, je trouvai un canot et j’atterrissais. À l’intérieur, il y avait un jeune garçon somnolant. On aurait dit un naufragé avec une canne à pêche. J’essayais d’attirer son attention, mais on aurait dit qu’il était en train de rêver profondément. Je sauta à l’intérieur du canot et le réveilla. Je lui demanda comment il s’appelait et il me répondit qu’il s’appelait Do. Il me raconta qu’il avait fuit de son foyer parce qu’il se sentait seul et personne ne le comprenait. On gaspillait nourriture, ressources, médecines, … mais, cependant, ceux qui n’avaient rien ou très peu étaient ceux qui offraient le plus d’amour et recevaient le plus tendresse. Alors, il essaya de changer cela mais personne ne voulut l’aider. Quand il se rendit compte qu’ils n’étaient pas intéressés par les autres, il décida de prendre une barque au port et de naviguer au large, en pleine mer. Quand il voulut rentrer, il ne sut pas dans quelle direction aller, parce qu’il ne savait plus qu’elle était sa maison. Je lui dis que parfois il faut faire des efforts pour trouver les personnes qui luttent pour ce qu’elles croient, mais cela vaut la peine. Il approuva ce que je lui dis et je lui fis mes adieux. Après un certain temps, je reçus un message de sa part ; après avoir débarqué sur plusieurs îles, il en avait trouvé une où les habitants étaient solidaires et sympathiques et que finalement il était heureux. Je fus très content pour lui.


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