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Inspiré des romans d’Harry Potter

Du quidditch dans les cégeps

La bibliothèque Hélène-Pedneault?

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Volume XXXVI No 4

Le dimanche 17 novembre 2013

Depuis 1978

Lac-Kénogami

La Coop veut offrir des

SOINS DE SANTÉ

Saint-Ambroise convoite l’école Bon-Pasteur

Adrien Boivin Costco s’apprête à vendre de l’essence p. 5 revisitera

ses souvenirs

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Circulation difficile dans le secteur du Cégep de Jonquière

Réjean Hudon s’attaque à la sécurité

Réjean Hudon veut étudier diverses façons d’améliorer la sécurité routière sur la rue Panet, à la hauteur des stationnements du Cégep de Jonquière.

marika.vachon-plante@cjonquiere.qc.ca

La sécurité et le bien-être de la population sont les priorités du nouveau conseiller du district 4 dans l’arrondissement de Jonquière. «N’attendons pas les accidents avant d’agir!» lance-t-il. «De nombreux résidents m’ont demandé d’intervenir afin de réduire la vitesse sur la rue Panet entre les rues Long-Sault et Saint-Hubert et d’améliorer les sorties de stationnement», indique M. Hudon. Réjean Hudon raconte qu’une dame du quartier de la PetiteFrance lui a confié son expérience concernant les sorties de station-

Photo: Marika Vachon-Plante

Marika V.Plante

nement. Chaque matin, en allant porter son bébé au Centre de la petite enfance de la Sagamie près du Pavillon LionelGaudreault, sur la rue Panet, elle doit composer avec l’entrée de stationnement trop étroite. Elle raconte que lorsqu’un autobus souhaite tourner dans l’entrée, l’automobiliste doit reculer par peur de se faire happer. «Quand l’autobus tourne, cela pose problème puisqu’ilprend beaucoup plus de place que si il entrait tout droit», explique le conseiller municipal Réjean Hudon qui souhaite doubler l’entrée du stationnement du Cégep de Jonquière, sur la rue Panet. Des bacs à fleurs dérangeants M. Hudon souhaite aussi revoir l’aménagement de la rue SaintHubert, de la sortie de l’autoroute jusqu’à la rue De La Bretagne. «Les bacs sont embarrassants et dangereux. La voie publique, c’est fait pour circuler, pas pour des bacs à fleurs», s’exclame le conseiller du district 4. Il indique égale-

Lorsqu’un autobus souhaite tourner dans l’entrée du CPE de la Sagamie sur la rue Panet, l’automobiliste doit reculer par peur de se faire frapper. ment que ces derniers obstruent, à certains endroits, la vue des automobilistes qui souhaitent tourner sur la rue Saint-Hubert.

Réjean Hudon rappelle que ce ne sont pas toujours les projets très dispendieux qui intéressent le plus les citoyens. «Les gens rencontrés

me demandent de réparer les rues, de les rendre plus sécuritaires et de les consulter avant d’en revoir la vocation première», a-t-il mentionné.

Université du Québec à Chicoutimi

Permis obligatoire pour les animaux

Plusieurs étudiants travaillent d’arrache-pied pour rendre accessible le nouveau Service au volant de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et sensibiliser les jeunes adultes à l’importance de ne pas conduire en état d’ébriété.

Les réactions des éleveurs de chiens sont mitigées face à la nouvelle loi pour les animaux obligeant tous les individus qui possèdent plus de 15 chats ou chiens à détenir un permis. Ce nouveau règlement est entré en vigueur le 7 novembre.

Des étudiants mettent sur pied Des réactions divergentes chez les éleveurs un service de raccompagnement Jade Lévesque

jade.levesque@cjonquiere.qc.ca

Alexandre Girard

2 - LA PIGE, LE DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013

alexandre.girard@cjonquiere.qc.ca

Ce service de raccompagnement est en cours de préparation par sept étudiants à la base de ce projet. Il refait surface après avoir été expérimenté dans des soirées en Génie civil, selon un des responsables étudiant en génie mécanique, Philippe Lajoie. Ils peuvent compter sur l’appui d’étudiantes en Travail social, qui en ont fait un projet de cours, explique l’étudiante de ce programme, Ève Germain. L’UQAC, le Mouvement des Associations générales étudiantes de l’UQAC (Mage-UQAC) et les associations des deux programmes les soutiennent tout en les aidant financièrement. Ève Germain ajoute que le graphiste de l’université leur donne un coup de main gratuitement pour les publicités. Le responsable Philippe Lajoie a confié que plusieurs bénévoles ont été trouvés grâce aux réseaux sociaux et à la publicité. «On a aussi des bénévoles qui se joignent

Philippe Lajoie et Ève Germain montrent avec fierté leur veste de Service au volant de l’UQAC. à notre équipe à la suite de soirées Philippe Lavoie et Ève d’essai à l’Halloween, grâce aux Germain veulent offrir le vignettes d’information qu’on Service au volant de l’UQAC leur a données», a transmis d’ici la session prochaine tous Mme Germain. les jeudis. Pour s’assurer d’avoir en tout temps des bénévoles, ce Bracelets sont les étudiants d’un autre programme qui vont raccomDe leur côté, les bars commenpagner les participants lors de cent à utiliser un système de leur soirée universitaire. De bracelets pour identifier les plus, les frais d’essence seront conducteurs. Brigitte Plourde, du remboursés aux conducteurs. bar Le Pub, mentionne que les Les étudiants travaillent conducteurs portent un bracelet en ce moment sur la structure de couleur selon la soirée. Elle qu’aura le Service au volant ajoute que celui-ci peut être autant de l’UQAC. Ils cherchent des rouge, jaune ou vert. «Le bar offre étudiants pour gérer le côté alors gratuitement la consommafinancier, pour s’occuper du tion d’eau et de boissons énergimatériel et des documents ainsi santes aux conducteurs désignés», que de l’administration. confirme Mme Plourde.

Rappelons qu’une nouvelle norme a été mise en place par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), François Gendron. Les inspecteurs de ce ministère pourront dès le 7 mars 2014 donner des amendes aux propriétaires délictueux qui ne se seront pas procuré ce permis et ils pourront également saisir leurs animaux. «Cette nouvelle loi permettra enfin d’avoir un meilleur contrôle sur les élevages clandestins», explique la directrice de la SPCA Saguenay et inspectrice, Sylvie Tremblay. Les réactions chez les éleveurs sont par contre partagées. «En bout de ligne, ça ne changera rien du tout, les éleveurs fautifs ne se déclareront pas au gouvernement et ils vont continuer à se cacher», explique une éleveuse de bouviers Bernois, Lucie Girard. Selon elle, l’idée d’imposer une telle loi est bonne, mais ce sont des fonctionnaires dans les bureaux qui n’ont probablement même pas d’animaux qui prennent les décisions. Elle croit qu’il serait préférable que le gouvernement mette sur pied un comité d’une dizaine de personnes qui vivent auprès d’animaux pour l’aider à trouver des solutions. «C’est un bon départ, plus on met en place des normes, plus c’est efficace. Le gouvernement devrait être encore plus sévère, 15, c’est beaucoup», explique une éleveuse de Terre-Neuve Jeannine Boulianne. Pour obtenir un permis, les personnes propriétaires, gardiens ou même responsables d’un lieu de recueil destiné à la vente d’animaux ou non, qui ont plus de 15 chiens et chats en leur possession, n’auront pas à se soumettre à une inspection. Par conséquent, Sylvie Tremblay explique que si la personne fait la demande de permis dans les délais, elle pourra alors jeter un œil au dossier de cette demande et au besoin, lui imposer par la suite une inspection des lieux. Les frais d’ouverture de dossier sont fixés à 117$ pour chaque demande de délivrance de permis. À la suite de la demande, des frais supplémentaires seront exigés annuellement, selon le nombre d’animaux de plus.


La Coop Lac Kéno mise sur les soins de santé La Coopérative de solidarité Lac Kéno est présentement en pourparlers avec les services publics de santé pour instaurer le point de chute d’un CLSC ou d’un groupe de premiers répondants dans ses locaux situés sur chemin du Quai à Lac-Kénogami.

Audrey Girard

audrey.girard1@cjonquiere.qc.ca

Le président de la coopérative, Louis Pilote, soutient que la population de Lac-Kénogami Photo: Audrey Girard

De nouveaux projets en chantier

Jonathan Hudon

jonathan.hudon@cjonquiere.qc.ca

Le président de la Coopérative de solidarité Lac Kéno, Louis Pilote, voit grand: il aimerait que cette dernière se dote d’une sandwicherie, d’un service d’aide à domicile, d’un système de voitures partagées, d’une garderie ou encore d’une coop d’habitation. Selon lui, «il faut créer un mouvement de prise en charge de la part des citoyens pour éviter le développement sauvage de Lac-Kénogami.»

Pour l’instant, les deux établissements sont toujours la propriété de la Commission scolaire De La Jonquière. Elle n’aura toutefois plus besoin de ces infrastructures puisque l’école Saint-Joseph sera reconstruite à la suite d’un incendie et répondra ainsi aux besoins éducatifs du secteur. Une décision concernant l’intérêt de la municipalité à devenir propriétaire de l’une ou l’autre des deux bâtisses du Collège de Saint-Ambroise devra être donnée avant le 15 décembre. Une date qui approche à grands pas, d’autant plus que la nouvelle administration de Saint-Ambroise a eu peu de temps pour s’informer du dossier depuis les élections du 3 novembre.

Audrey Girard

audrey.girard1@cjonquiere.qc.ca

Très intéressée par la Coopérative de solidarité Lac Kéno, la sociologue Laure Waridel était de passage la semaine passée lors de la réunion du conseil d’administration pour connaître les facteurs positifs et négatifs du développement durable de cette organisation. La coop travaille présentement en collaboration avec une écoconseillère afin d’assurer des liens avec des entreprises locales telles que le Café Cambio.

Le Collège moins attrayant

Pour ce qui est de la situation du Collège Saint-Ambroise, la municipalité est moins certaine de vouloir acquérir le vieil édifice. Selon le premier magistrat, des études devront être faites pour savoir si le bâtiment est toujours aux normes. Dans le cas inverse, la Commission scolaire De La Jonquière lancerait des soumissions au début du printemps pour procéder à la démolition du Collège. «L’intérêt pour l’école BonPasteur est concret et c’est un réel besoin. Pour ce qui est du Collège, on verra selon l’état, mais je dirais que ce n’est pas certain qu’on va récupérer ce bâtiment», précise M. Lapointe. Le coût d’acquisition d’un des deux édifices ne serait pas significatif et ne compliquerait donc pas les négociations entre la Commission scolaire De La Jonquière et la municipalité de Saint-Ambroise.

Photo: Jonathan Hudon

Visite de Laure Waridel

«On est en pourparlers avec la commission scolaire, mais ça devrait être positif en ce sens, affirme le nouveau maire de Saint-Ambroise, Gino Lapointe. Il faut toutefois agir rapidement étant donné que la date du 15 décembre arrive vite. On vient de passer une élection et le nouveau conseil a tenu sa première rencontre uniquement le 11 novembre.» L’objectif de Saint-Ambroise avec l’école Bon-Pasteur est de loger différents organismes, dont la Saint-Vincent-de-Paul et le Centre du mieux-vivre. «Nous avons des organismes qui rendent de gros services à la population et qui ont un besoin de se relocaliser (manque d’espace ou autre). Nous voulons les supporter là-dedans et c’est un besoin criant», souligne Gino Lapointe. Un service de logements pour les personnes âgées complémentaire à ce qui est déjà offert à la Villa Saint-Ambroise pourrait aussi être élaboré.

La municipalité de Saint-Ambroise désire acquérir l’école Bon-Pasteur du Collège de Saint-Ambroise, qui appartient à la Commission scolaire De La Jonquière.

LA PIGE, LE DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013- 3

«Il faut privilégier l’entreprise collective. Pour ça, nous essayons de faire de l’argent pour permettre l’élaboration de nouveaux services», a ajouté M. Pilote. Pour le moment, le chiffre d’affaires de la coopérative, ouverte depuis un peu plus d’un an est de trois millions $ par année. Elle offre, entre autres, un service de dépanneur et un poste d’essence. «Des experts en finance nous ont assuré dès le départ de la viabilité du projet de coop à Lac-Kénogami», a assuré le président. La majorité des fonds appartenant à l’organisme collectif provient de l’adhésion des quelque 230 membres. Pour Louis Pilote, l’objectif est de porter le chiffre à 300 membres, ce qui représenterait environ 10 % de la population de Lac-Kénogami. Un citoyen débourse un montant de 250 $ à une seule reprise pour devenir membre et bénéficier des services offerts. Pour l’instant, M. Pilote souligne qu’il n’y a pas de sollicitation à faire puisque le nombre de membres augmente constamment. Il explique cette hausse par l’adhésion de citoyens qui étaient méfiants au départ et qui ont finalement adhéré. Les citoyens semblent en général très satisfaits du projet «puisqu’ils sentent que c’est une bonne affaire pour eux autres», a souligné Louis Pilote. Pour permettre à la coopérative de prendre de l’expansion, Louis Pilote souhaiterait plus de volonté de la part de certains citoyens afin de financer l’organisme.

de convaincre un médecin ou une infirmière de venir s’installer à Lac-Kénogami afin de dispenser les soins nécessaires aux quelque 2 200 habitants de ce secteur de Jonquière. «Il y aura beaucoup de sollicitation à faire pour qu’un médecin s’associe avec la coop. Comme ils sont des travailleurs autonomes, il faut pouvoir leur offrir ce qu’ils désirent sur le plan du salaire et des avantages sociaux», avance le président. Les membres du conseil d’administration ont également approché l’organisme Jonquière-Médic qui se spécialise dans les services de médecin à domicile. Ils sont présentement en négociations pour une possible collaboration.

Saint-Ambroise souhaite acquérir l’école Bon-Pasteur

La municipalité de SaintAmbroise souhaite mettre la main sur l’un des deux édifices du Collège de SaintAmbroise afin d’y loger différents organismes.

Le président de la Coopérative de solidarité Lac Kéno, Louis Pilote, soutient que la population de Lac-Kénogami est vieillissante et c’est pourquoi il faut augmenter l’offre de services.

est vieillissante. Pour accéder à des soins de santé, les citoyens doivent donc se rendre jusqu’à l’hôpital de Jonquière ou de Chicoutimi, puisqu’il n’y en a aucun à proximité. M. Pilote aimerait bien voir des jeunes s’installer à LacKénogami: «Pour attirer de nouvelles familles, nous devons nous doter de services et ça passe par des soins de santé près de la communauté», insiste-t-il. Louis Pilote affirme que les membres de la coop ne veulent pas remplacer l’État dans l’octroi de services de santé. Ils attendent donc de voir si les services publics pourront dispenser des soins à Lac-Kénogami. Si la réponse est négative, les membres essaieront


Vélo hybride à trois roues

Un projet mobilisateur au Cégep de Jonquière

Un projet de vélo hybride à trois roues à habitacle semifermé, réalisé par les étudiants en génie mécanique du Cégep de Jonquière, pourrait faire son apparition sur le marché au cours des prochaines années.

Jonathan Hudon

jonathan.hudon@cjonquiere.qc.ca

Photo : Jonathan Hudon

Depuis plus de quatre ans, les finissants du programme de génie mécanique élaborent un prototype de vélo à trois roues. Il ne s’agit pas d’un simple projet étudiant, mais bien d’un projet concret, comme l’explique Éric Potvin, professeur en génie mécanique au Pavillon LionelGaudreau du Cégep de Jonquière. «L’objectif est d’amener ce vélo sur le marché. C’est plus motivant pour les élèves que d’élaborer des pièces et de les jeter à la poubelle quand c’est fini», souligne-t-il. En plus de mobiliser les étudiants vers un projet motivant, les notions d’apprentissage des élèves ont été mises à l’épreuve tout au long de l’élaboration de la structure. «C’est un projet

assez novateur dans le sens où les élèves peuvent appliquer toutes les connaissances de mécanique, à partir de la conception jusqu’à la réalisation», fait savoir Christian Tremblay, également professeur de génie mécanique. Un besoin urgent se fait d’ailleurs sentir pour accueillir des étudiants dans cette branche d’études. Cette année, 38 élèves sont inscrits, contre 80 lors des meilleures années du programme. «On a un mandat de valorisation du métier. L’industrie a tellement besoin de finissants», affirme Eric Potvin. Apport du CQRDA Le vélo à trois roues, fabriqué entièrement en aluminium, est maintenant au stade des ajustements d’ergonomie et d’optimisation. Pour ce faire, Axel Lorsold, un stagiaire français parrainé par le Centre québécois de recherche et de développement en aluminium (CQRDA), est présent au Cégep de Jonquière. Il a comme mission de trouver une façon efficace d’utiliser le vélo hybrique. «Il y a déjà une bonne base. On va essayer de trouver la meilleure position ergonomique et au final, créer une phase optimale de la structure», explique Axel Lorsold.

Axel Lorsold, stagiaire en design industriel, et le professeur en génie mécanique, Christian Tremblay, travaillent sur un projet de vélo hybride à trois roues avec les étudiants. Pour ce faire, l’étudiant en design industriel, qui arrive du Strate Collège de Paris utilise des composantes en bois pour pouvoir apporter les ajustements nécessaires. Il se dit d’ailleurs impressionné par les installations offertes au Pavillon Lionel-Gaudreau du Cégep de Jonquière. «Ils ont beaucoup de matériel ici et tout va très

vite, observe Axel Lorsold. Tout est rapidement réalisé et l’efficacité est remarquable.» Visite De plus, les étudiants en génie mécanique recevront, au cours des prochaines semaines, la visite du designer industriel Mich

Dallaire. Celui-ci est reconnu pour ses nombreuses distinctions et réalisations, notamment la conception du BIXI, un vélo libre-service utilisé notamment à Montréal, Toronto et Ottawa. Certains détails restent à régler concernant la date de sa visite, mais il est assuré qu’il sera dans la région d’ici Noël.

Cellulaires à l’Hôpital de Chicoutimi

Techniques physiques

Des programmes en déclin Une politique verra le jour sous peu

La popularité des programmes de techniques physiques dans les cégeps est en déclin. Les jeunes qui sortent du secondaire ont une mauvaise connaissance de ces programmes et n’ont pas forcément les préalables requis pour y accéder.

Audrey Girard

audrey.girard1@cjonquiere.qc.ca

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Précision

de Jonquière avait une cohorte de 60 étudiants en 1996 en génie chimique. «Cette année, il y a seulement huit nouveaux étudiants, alors que le marché est bien capable de les absorber», affirme-t-il. D’après lui, une hausse de salaire dans les emplois reliés aux programmes de génie chimique et de chimie analytique pourrait attirer plus de nouveaux venus.

Photo : Audrey Girard

C’est ce qu’a déclaré la coordonnatrice aux communications du Cégep de Jonquière, France Tremblay. Elle souligne également que les jeunes possédant les prérequis se tournent souvent vers les sciences de la nature plutôt qu’un programme de génie. «Plusieurs jeunes qui ont étudié dans les sciences pures pour ensuite se diriger vers un programme de génie à l’université nous ont avoué qu’ils auraient aimé faire un programme technique avant le baccalauréat», rapporte Mme Tremblay, qui croit qu’accéder à l’université après un DEC est beaucoup plus formateur pour l’étudiant qui désire devenir ingénieur.

Les statistiques du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) sont alarmantes. En 2010, seulement 29 étudiants partout à travers le Québec ont gradué du programme de génie chimique alors que le Québec avait besoin de près de 3 000 techniciens dans ce domaine au même moment. La Technique de génie industriel n’est pas en reste. Selon les mêmes données du MELS, il n’y a eu aucun finissant en 2010 à Jonquière dans ce programme alors que le marché du Saguenay — Lac-Saint-Jean avait à combler 91 postes de techniciens. France Tremblay souligne que si ce programme se donne toujours au Cégep de Jonquière, c’est grâce aux étudiants étrangers qui viennent ici pour devenir technicien en ingénierie. Le professeur de génie chimique à Jonquière, François Bilodeau, explique l’impopularité des programmes physiques par la perception des jeunes par rapport à la science : «Les jeunes croient qu’elle est inintéressante et difficile.» Selon M. Bilodeau, le Cégep

Un étudiant du Cégep de Jonquière en génie chimique travaille dans un laboratoire.

La Pige tient à apporter quelques précisions à l’article publié dans sa dernière édition intitulé «Manoirs Bellevie : une résidence de 15 millions $ à La Baie» publié le 3 novembre 2013. Le Manoir de Champlain n’est pas la propriété des promoteurs Jean Boivin et Mario Bélanger, mais plutôt celle du père de Jean Boivin, Guy Boivin. Les travaux de construction seront réalisés par la compagnie de Saint-Georges-de-Beauce M. Grégore, et non l’entreprise albertaine McGregor construction 2000.

Les patients pourront bientôt utiliser leur téléphone portable dans l’enceinte de l’Hôpital de Chicoutimi. L’administration rendra en effet bientôt publique une politique encadrant l’usage des cellulaires.

Mariane Bergeron-Courteau mariane.bergeron-courteau@cjonquiere.qc.ca

Cette nouvelle réglementation sera axée sur le principe du civisme. Ainsi, les téléphones cellulaires seront acceptés, dans la mesure où les utilisateurs respectent la confidentialité et les autres patients. Cette politique interdit donc l’utilisation de la caméra et les gens seront appelés à garder un niveau sonore convenable. Initialement, l’utilisation des cellulaires était interdite dans les hôpitaux car les ondes pouvaient interférer avec le matériel médical. Selon le responsable des communications de l’Hôpital de Chicoutimi, Patrice Vachon, cette justification n’est plus valide: «On sait maintenant que les cellulaires n’ont pas de conséquences sur les appareils. Il reste à vérifier pour l’équipement plus sensible, mais normalement, il n’y a pas de problème de ce côté.» Actuellement, un écriteau est affiché à l’entrée de l’établissement afin de rappeler aux patients qu’une fois la porte traversée, les téléphones cellulaires doivent être fermés. Toutefois, M. Vachon assure que ceux-ci sont tolérés dans les salles d’attente et à la cafétéria: «Souvent, les téléphones sont simplement utilisés pour aller sur le Web ou pour envoyer des messages textes, donc ce n’est pas dérangeant. Par contre, si quelqu’un parle trop fort au cellulaire, il y a une intervention qui est faite.» Réseau Wi-Fi À Jonquière, il n’y a pas de politique encadrant l’usage des cellulaires, toutefois ceux-ci sont acceptés à condition que leur utilisation respecte la confidentialité des patients et soit discrète. Le CSSS de Jonquière va même plus loin et offre un réseau Internet sans fil, ou Wi-Fi, à ses usagers. «La réalité d’aujourd’hui, c’est que de plus en plus de gens possèdent un téléphone cellulaire. Ça permet de répondre à un besoin qui est bien présent», explique l’agente d’information de l’hôpital, Joëlle Savard.


Résidence de soins palliatifs La Maison Le Chêne

Carl Dufour veut concrétiser le projet

La résidence de soins palliatifs, La Maison Le Chêne, située dans le secteur d’Arvida, pourrait finalement voir le jour dans les prochaines années. C’est l’une des priorités du conseiller Carl Dufour, nouvellement réélu, qui travaille en collaboration avec un comité de citoyens sur ce projet.

Amélie Houle

Après plus de 10 ans d’attente et de faux espoirs, le conseiller du district 6, Carl Dufour, souhaite offrir à ses citoyens une maison de soins palliatifs pour les personnes en phase terminale au cours de son prochain mandat.

financement devront être effectuées pour obtenir le montant souhaité. De plus, Carl Dufour et le comité de citoyen tenteront de regarder avec l’administration du maire Jean Tremblay pour obtenir un financement qui ressemblerait à celui de la résidence à Saint-Jean-Eudes. Cette dernière a reçu un montant de 250 000 $ de la Ville en plus d’offrir un congé de taxe de 25 ans pour la résidence. Carl Dufour qui en est à son deuxième mandat, s’est donc investi dans le dossier qui est initialement le projet d’André Tremblay. Quant à André Tremblay, joint par le journal La Pige, il a pour sa part refusé de commenter le projet puisqu’il n’est pas assez avancé selon lui. M. Dufour confirme que la population devrait être mise au courant du projet dans les semaines à venir puisque rien n’était officiel jusqu’à maintenant.

Photo : Amélie Houle

amelie.houle@cjonquiere.qc.ca

«Les gens ont un sentiment d’appartenance à leur secteur, donc ils trouvaient ça triste de travailler toute leur vie à Jonquière et d’aller finir leurs jours à Chicoutimi», confie Carl Dufour faisant référence à la Maison Notre-Dame-duSaguenay à Chicoutimi. Le projet de 2,5 millions $ comprendra six lits pour les patients en phase terminale ainsi que deux supplémentaires pour offrir un répit aux familles. La Maison Le Chêne, qui sera située sur le terrain attenant à l’ancien hôpital d’Arvida, bénéficiera d’un terrain cédé pour le projet par le Centre de santé et de services sociaux de Jonquière. «La résidence serait utile pour rendre la vie plus facile aux familles et aux gens en phase terminale», affirme M. Dufour. Pour le moment, aucun montant d’argent n’a encore été amassé. Des campagnes de

La Maison Le Chêne sera située sur le terrain attenant à l’ancien hôpital d’Arvida.

Syndicalisation des Couche-Tard Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CSN) continue son combat afin d’obtenir une première convention collective pour la syndicalisation des dépanneurs Couche-Tard de la région.

Daillena Bernard

daillena.bernard@cjonquiere.qc.ca

Depuis maintenant trois ans, la CSN mène une lutte afin d’obtenir

La CSN continue son combat une accréditation qui permettra d’entamer le processus de syndicalisation. «Il faut rester positif, je crois qu’on va y arriver, il faut beaucoup de travail, mais c’est possible», témoigne le président du comité exécutif de la CSN, Engelbert Cottenoir. Ce dernier n’a cependant pas voulu identifier, parmi les 24 Couche-Tard répertoriés un peu partout dans la région, lesquels sont visés par le processus d’accréditation. Selon M. Cottenoir, il est difficile de dire si les Couche-Tard de

la région arriveront à un résultat bientôt. «Seul l’avenir nous le dira», lance ce dernier. Ce qui ralentit l’avancement du projet, explique-t-il, c’est que bien des employés ont peur des représailles, s’il advenait que l’employeur découvre qu’ils ont signé la carte d’adhésion. Une victoire

Rappelons qu’en octobre, les syndicats affiliés à la CSN et les propriétaires de six dépanneurs

Couche-Tard sont arrivés à un terrain d’entente et ont signé une première convention collective après trois ans de discussions. Cette dernière touche près de 70 travailleurs. Les 24 salariés des deux succursales montréalaises, fermées en 2011, obtiendront pour leur part une compensation financière. Selon le président de la CSN régionale, l’entente conclue à Montréal aura un impact positif pour tous les commerces qui veulent être syndiqués. Il indique aussi que cela «permet

aux employés des dépanneurs Couche-Tard du Québec de voir qu’on peut arriver à une entente, c’est un bel exemple et une fierté.» Les requêtes Les employés qui souhaitent se syndiquer demandent une hausse salariale (12 $ de l’heure), l’installation d’un bouton d’urgence au comptoir, plus de sécurité, deux jours de congé de plus par année et enfin, la reconnaissance de l’ancienneté au travail.

Magasin de Chicoutimi

Costco installera des pompes à essence

Le géant du commerce au détail Costco implantera bientôt une station d’essence dans le stationnement de sa succursale de Chicoutimi, située au coin des boulevards Talbot et du Royaume.

tuellement doter toutes ses succursales d’une station d’essence. De l’essence moins cher

jonathan.hudon@cjonquiere.qc.ca

Selon ce qui a été possible d’apprendre, les employés ont été mis au courant du projet qui devrait voir le jour à moyen terme, selon un employé du Costco à Chicoutimi. Les automobilistes devraient être en mesure de remplir leur réservoir d’essence chez Costco sous peu. C’est lors d’une rencontre hebdomadaire que les employés ont été informés des derniers développements. «Les démarches sont commencées mais c’est surtout l’idée qui a été avancée, a dévoilé un employé

C’est à cet endroit que la station-service du Costco devrait prochainement s’implanter. qui a désiré conserver l’anonymat. Une fois que tous les détails seront réglés, le projet sera officiellement mis en branle.» Deux importants détails restent à régler, ajoute-t-il, soit de trouver un entrepreneur pour faire les travaux et s’assurer que le marché soit solidement implanté partout dans la province. Pour l’instant, les Costco de Drummondville, Anjou, Terre-

bonne, Brossard et Montréal détiennent une station-service. Celle de Sainte-Foy entrera en opération le 20 novembre. Il s’agit pour l’instant du seul poste d’essence Costco à être en opération dans la région de Québec. Une fois implanté dans la Vieille Capitale, l’expansion au Saguenay devrait se concrétiser. «Avant d’imposer la station d’essence ici, les dirigeants

veulent finir de s’installer à Québec pour que Costco devienne une référence en tant que stationservice», explique l’individu à l’emploi de l’entreprise. L’administration du Costco à Chicoutimi n’a pas voulu émettre de commentaires sur le sujet. Au siège social d’Ottawa, une porteparole n’a pas voulu confirmer l’information mais elle a précisé que l’entreprise souhaitait éven-

LA PIGE, LE DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013 - 5

Photo : Jonathan Hudon

Jonathan Hudon

Le service sera exclusivement disponible pour les détenteurs de cartes de membre, comme c’est le cas pour l’achat de produits dans le magasin. C’est de cette façon que l’entreprise ontarienne pourra faire son profit et ainsi baisser le prix à la pompe. «On est convaincus que ça peut faire une différence et que ça pourrait avoir un effet domino sur les autres stations, juge pour sa part Philippe St-Pierre, conseiller en communication chez CAA Québec. C’est clairement un plus pour les clients.» Les consommateurs pourraient donc bénéficier de l’arrivée d’une station-service à Saguenay, puisque les détaillants devront s’ajuster aux prix du commerce. «Il est grand temps qu’il y ait une saine compétition à Saguenay», conclut M. St-Pierre.


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Honte au Canada

Les journées québécoises de la solidarité internationale viennent de se terminer. Des activités d’éducation et de sensibilisation se déroulaient un peu partout au Québec afin que la population puisse comprendre les enjeux de ce dossier. Une initiative très pertinente, mais est-ce que les Québécois ont réellement besoin de s’éduquer en matière de solidarité internationale ? Ce sont eux qui ont accueilli les Haïtiens à bras ouverts après le séisme de 2010, eux qui donnent avec leurs impôts et taxes plus de 10 millions $ par année pour soutenir des activités solidaires dans les pays francophones en voie de développement. Le Québec fait de son mieux avec les moyens qu’il possède. C’est au gouvernement fédéral, riche de plusieurs centaines de milliards $, de financer des projets outre-mer, des projets solidaires qui souderont un peu plus les liens entre les nations, qui feront du monde un village global, sans frontières… Le gouvernement fédéral ne souhaite pas aider les pays en voie de développement. Il préfère financer des conflits armés en achetant des F-35 ou encore accepter des accords de libre-échange questionnables pour mieux s’enrichir sur le dos des personnes déjà vulnérables. Et c’est sans parler des nombreuses mines canadiennes poussant un peu partout sur le continent africain. Des mines qui détruisent des villages, qui tuent des pauvres innocents et qui brisent des vies… Tout cela, pour l’unique profit c-a-n-a-di-e-n. Il n’y a pas 15 ans, le Canada était un leader en matière de coopération internationale. En 2015, il financera l’Aide publique au développement (APD) à hauteur de 0,24 % du revenu national brut alors qu’en 1970, le gouvernement fédéral avait stipulé vouloir en donner 0,7 %. L’enveloppe globale de l’aide canadienne sera coupée de 7,5 % au cours des trois prochaines années, soit 800 millions $. Ce montant représente les fonds de l’Agence canadienne de développement international réservés aux programmes d’éducation, d’eau et d’assainissement, de la lutte au SIDA, à la malaria et à la tuberculose ainsi qu’au programme alimentaire mondial. Montant d’argent très important puisque chez les pays sous-développés et en voie de développement, les besoins sont criants autant dans les domaines de l’aide alimentaire que de l’éducation ou de la lutte contre le SIDA. L’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) accuse le Canada de mettre les organismes sur la touche parce qu’ils n’appuient pas leurs politiques, souvent néolibérales et conservatrices. Concrètement, les coupes s’articulent autour des petits organismes de coopération internationale telles que Développement et paix ou plus près d’ici, le Centre de solidarité internationale (CSI) qui se verra couper définitivement toute aide du fédéral à partir du 1er avril 2014. Le CSI devra peut-être envisager de retirer un poste au sein de son équipe déjà réduite de cinq personnes. En plus, le CSI ne pourra plus financer l’envoi d’une quinzaine de jeunes professionnels qui pourraient réaliser un stage outre-mer d’une durée de six mois. Une expérience autant enrichissante du point de vue professionnel que personnel. Le Canada doit changer son orientation. Le Canada doit aider les pays en voie de développement et sous-développés. Le Canada doit encourager la solidarité internationale. Il devrait se fier à l’exemple québécois en la matière…

Une vraie frénésie s’annonce dans le monde québécois de l’édition et de la littérature avec le mouvement «Sauvons les livres», lancé par une soixantaine de libraires de la province. Quelques coups d’éclat sont à prévoir dans les prochaines semaines, voire mois, comme au Salon du livre de Montréal, en raison de l’inaction du gouvernement québécois dans le dossier du prix unique. Deux mois après la fin de la Commission parlementaire sur le sujet, aucune action concrète n’a encore été prise dans le but de ralentir et d’éventuellement arrêter la dégringolade des librairies indépendantes québécoises, même si le gouvernement provincial se défend d’étudier le dossier activement. Insatisfaits de la réponse des dirigeants politiques, des libraires ont voulu sensibiliser la population aux conséquences du statu quo. Ils ont couvert plusieurs tablettes de draps blancs, ne laissant que quelques best-sellers à la vue des clients, pour leur montrer le peu de diversité que leur offrira

Audrey Girard

Billet

audrey.girard1@cjonquiere.qc.ca

Le journal La Pige, fondé en 1978 et tiré à 5 000 exemplaires, est imprimé par Le Quotidien du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Rédactrice en chef: Audrey Girard Rédactrice aux Arts et Sports: Roxanne Nadeau

Domino économique la future réalité du marché littéraire québécois. La demande du mouvement est pourtant claire: fixer un prix de base sur les livres et limiter à 10 % le rabais maximum offert sur les nouveautés pendant les neuf premiers mois. La situation est sérieuse; il faut faire quelque chose rapidement afin d’éviter que le marché ne soit englouti par les grandes surfaces américaines, comme Wal-Mart et Costco, ou même les sites de vente en ligne comme le populaire Amazon, qui offrent une compétition déloyale aux libraires locales. Si on remonte la ligne du temps, depuis 2010 on compte 26 fermetures de librairies partout au Québec contre quatre ouvertures dans les grands centres. Et si on ne se concentre que sur la région, il ne reste plus que trois librairies indépendantes, respectivement à Chicoutimi, à Jonquière et à Alma. Et ce ne sont pas que les librairies qui paient le prix de ce laxisme du gouvernement. Bientôt les impacts toucheront les éditeurs, qui

ont besoin d’elles comme points de vente et les auteurs. Sans oublier les lecteurs, qui payeront leur livre plus cher dû au manque de diversité. C’est un domino économique géant qui s’enclenche. Le mouvement prend l’exemple de l’Angleterre comme scénario catastrophe qui se dessine dans l’avenir du livre papier et électronique au Québec. Le prix des livres a augmenté de 30 % entre 1996 et 2007 parce qu’aucune réglementation n’a été instaurée sur le prix de base du livre. Il existe des exemples concrets de ce qui risque d’arriver dans le futur, ce ne sont plus que de simples hypothèses. Seule une réglementation pourrait sauver une grande partie de la culture littéraire québécoise. Pourquoi le gouvernement est-il si lent à agir?

Roxanne Nadeau

roxanne.nadeau@cjonquiere.qc.ca

L’enfant combat

C’est le temps de ma marche. En passant devant le parc tout près, je remarque les balançoires vides, les modules de jeu inoccupés et l’absence de châteaux de sable qui garnissaient autrefois tous les parcs d’enfants du monde. C’est universel, un enfant, ça joue, ça construit, ça explore. Rien d’autre. Et je me dis que c’est ainsi pour la plupart d’entre eux. Je me dis que les parents n’inciteront pas leurs enfants à se trémousser avec du maquillage pour un concours de beauté. Je me dis que le jugement existe encore. Je me dis qu’ils

n’inciteront pas leurs garçons à se battre comme les George St-Pierre de ce monde. Et je me suis lamentablement trompé. Parce qu’aujourd’hui, on mélange sport, loisir et… violence. Présentement aux États-Unis, des parents encouragent leurs bambins à pratiquer les arts martiaux mixtes, une discipline de combat. Bref, ils encouragent leurs enfants à oublier leur enfance. Des enfants, c’est fait pour jouer, mais pas à se «tapocher» ou s’étouffer mutuellement. Alors que les jeunes filles doivent parader

devant des adultes, les jeunes garçons eux apprennent des positions afin de mettre hors de combat leurs adversaires… de sept ans ! J’ai bien peur que le gros bon sens n’existe plus. J’ai vraiment peur que l’on oublie ce qu’un enfant devrait faire avant toute chose : rire, sourire, s’amuser… Un enfant ça devrait être dans un carré de sable, pas dans une arène de combat !

Nathan-Mailloux-Brochu

nathan.mailloux-brochu@cjonquiere.qc.ca


Nouveau restaurant au centre-ville

Commémoration du 70e anniversaire du Jour J

Adrien Boivin retournera en Mon Afrique au Saguenay s’installe Normandie ce printemps à Chicoutimi

Le lieutenant-colonel Adrien Boivin n’a pas froid aux yeux. Après avoir combattu lors de la Deuxième Guerre mondiale, l’homme aujourd’hui âgé de 90 ans se rendra de nouveau en Europe, cette fois pour commémorer le 70e anniversaire du Jour J, soit le débarquement des troupes des Alliés sur les plages de Normandie, le 6 juin 1944.

Le marché ethnique Mon Afrique au Saguenay, situé aux Galeries de Jonquière, compte diversifier ses services en ouvrant un resto-bar sur la rue Racine au printemps prochain.

Marie-Pierre Pruneau marie-pierre.pruneau@cjonquiere.qc.ca

Raphaël Guillemette raphael.guillemette@cjonquiere.qc.ca

Photo: Raphaël Guillemette

Adrien Boivin, 90 ans, se fait un devoir de se souvenir de ses anciens compatriotes, et ce, à tous les jours depuis la fin des combats. ment que personne ne veut manquer de souligner, prend-il soin de noter tout en feuilletant du même coup un livre renfermant les photographies d’anciens camarades de combat. «Pour moi, l’intérêt est toujours aussi vif que lorsque j’ai participé à la guerre. Les choses qu’on y a vécues, les morts, les combats et même le moment où j’ai été fait prisonnier des Allemands, tout me revient quand je vais là, explique-t-il avec des sanglots dans la voix. Rester quatre jours

dans un petit village où nous nous sommes arrêtés pour se reposer il y a près de 70 ans, ça ne communique pas les mêmes souvenirs aux jeunes d’aujourd’hui qu’à nous», admet-il. Même si plusieurs détails restent encore à déterminer, le groupe devrait quitter pour le vieux continent le 30 mai et revenir 13 jours plus tard au Québec. Et si le projet venait à échouer, M. Boivin assure qu’il quittera tout de même pour l’Europe en compagnie de ses proches.

Les fondements du projet Marcellin Gbazai a été le professeur de danse africaine de Geneviève Beaumont, l’autre propriétaire, c’est ainsi qu’ils se sont rencontrés: «J’arrivais tout droit de Montréal et nous avons commencé à discuter du fait que les produits d’ailleurs sont difficiles à trouver en région et de là est né le

Photo: Marie-Pierre Pruneau

Le voyage retracera la percée du Régiment de la Chaudière en territoire allemand, régiment dont il a fait partie, et il devrait s’étaler sur tout près de deux semaines. Le groupe composé d’une trentaine de personnes visitera non seulement les endroits où le régiment a livré bataille, mais aussi les cimetières d’anciens camarades qui ont fait le sacrifice de leur vie lors du conflit de 1939-1945. Bien sûr, l’organisation d’un tel voyage est exigeante et M. Boivin est le premier à l’admettre, mais même à 90 ans, pas question pour lui d’y renoncer. «Je commence à me faire un peu vieux, il faut croire, blague-t-il. Mais je me considère très chanceux d’être en santé et en forme comme je le suis aujourd’hui. Imaginez, je fais partie des plus jeunes qui ont pris part aux combats alors on commence à être moins nombreux», a-t-il poursuivi, sourire aux lèvres. Celui qui en est à un peu plus de 25 séjours en France et en Belgique depuis la fin du conflit explique aussi que c’est une occasion particulière pour ceux touchés de près ou de loin par le conflit puisqu’il coïncide aussi avec le centenaire de la bataille de Vimy. «Il y a énormément de voyages qui s’organisent en raison du 70e anniversaire du débarquement, c’est un événe-

L’un des deux propriétaires de Mon Afrique au Saguenay, Marcellin Gbazai, explique que l’implantation d’un tel endroit permettra de changer le visage de Saguenay: «Les Québécois sont tellement curieux. Dans notre resto-bar, il y aura de la danse africaine, des boissons d’ailleurs, tout pour découvrir de nouvelles cultures.» Des mets africains, arabes, latinos, antillais et asiatiques seront au menu ainsi qu’un choix de musique des mêmes racines.

projet mon Afrique au Saguenay», explique Mme Beaumont. Elle ajoute que les citoyens ont adopté leur commerce: «La population saguenéenne est très réceptive au projet et c’est un coup de pouce pour la communauté immigrante. Oui, il faut s’intégrer à la culture québécoise, mais de façon progressive.» En plus des produits alimentaires, Mon Afrique au Saguenay distribue des masques africains, des vêtements d’ailleurs ainsi que des produits de beauté pour les femmes ayant la peau noire, un produit difficile à trouver en région selon Geneviève Beaumont. «Nos fournisseurs viennent de Montréal, Ottawa et Toronto. Cependant, notre viande halal, pour les musulmans, nous est envoyée par des producteurs québécois», souligne Mme Beaumont. En de créer un intérêt général pour une telle épicerie, l’un des principaux défis de Mon Afrique au Saguenay est de rester compétitif avec les autres marchés à grandes surfaces: «Les prix de nos produits sont les mêmes que ceux des marchés multiculturels de Montréal et de Québec. Si nous avions les mêmes produits que les épiceries à grandes surfaces, nos prix seraient approximativement les mêmes», souligne Mme Beaumont.

Les produits vendus à Mon Afrique au Saguenay viennent de partout dans le monde.

Les départs de Bagotville de plus en plus populaires

Les voyages dans le Sud à partir de Bagotville continuent de gagner en popularité. Les premiers vols pour Varadero, Punta Cana, Cancun et Cayo Coco débutent cette semaine et selon les agentes de voyages contactées, les Saguenéens et les Jeannois sont toujours aussi friands du soleil.

Jade Lévesque

jade.levesque@cjonquiere.qc.ca

Selon l’une des agentes de Voyages Michel Barette à Alma, Bobby Harvey, les agences de voyage de la région vendent de plus en plus de vols qui partent de l’aéroport de Bagotville. Elle explique que les gens préfèrent partir d’ici car ils n’ont pas à traverser la Réserve faunique des Laurentides et faire quelques heures de route en plein hiver pour se rendre aux aéroports de Québec ou même de Montréal.

«Les périodes les plus achalandées, c’est toujours le temps des Fêtes et en mars lors de la semaine de relâche», ajoute l’agente de voyage du Club Voyage Tournesol, Francine Nadeau. Rappelons que les départs pour Varadero, Punta Cana, Cancun et Cayo Coco commenceront le 20 novembre à Bagotville tandis que des vols pour Riviera Maya sont déjà offerts depuis le 4 novembre. Selon Bobby Harvey, chaque année, les gens se demandent

quel est le meilleur moment pour acheter leurs billets d’avion pour le temps des Fêtes. Selon elle, même si les prix changent chaque jour, les voyages de Bagotville vers le Sud doivent être achetés en septembre et en octobre car les prix sont plus abordables à ce moment-là. «Il est préférable de s’y prendre à l’avance», souligne-t-elle. Elle fait aussi savoir que si Internet regorge de ressources pour aider à la planification d’un

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Voyages dans le Sud

voyage et que la vente en ligne peut faire économiser de l’argent, les gens doivent se méfier. L’hôtel ne fera peut-être pas partie des attentes des clients. «Pour épargner les déceptions, ils devraient se déplacer dans les agences afin que nous leur apportions les meilleurs conseils», affirme-t-elle. «On offre les mêmes prix qu’Internet, sauf que nous, on offre les conseils en plus pour le même prix», renchérit Francine Nadeau.


Le combat quotidien des outremangeurs «Pour moi c’était une torture de manger sans arrêt. J’essayais des régimes, mais chaque aprèsmidi je mangeais même si je n’avais pas faim. Je dois toujours faire attention, car chaque jour, je peux manger une bouchée de trop. La première question que je me pose en me levant le matin c’est qu’est-ce que je pourrais bien manger.»

Xavier Julien

xavier.julien@cjonquiere.qc.ca

La solution : consulter un médecin Toutefois, la psychologue Emmanuelle Fournier-Villeneuve et Santé Canada sont du même avis : une consultation chez un médecin est requise pour ces accros à la nourriture. Les groupes d’entraide sont des baumes pour ceux qui souffrent de troubles alimentaires, mais il ne s’agit pas de la solution miracle. «Les groupes de soutien peuvent être très intéressants pour la première phase qui est

de prendre conscience qu’on a des difficultés et qu’on est pas seul là-dedans. Mais pour voir ce qu’il y a derrière le symptôme de toujours vouloir manger ainsi que les causes, les personnes doivent demander un suivi clinique beaucoup plus spécifique et soutenu», affirme la psychologue. Même s’il ne dénigre pas les groupes de soutien, Santé Canada croit que la consultation d’un professionnel de la santé reste le meilleur choix. «Quand il s’agit d’enjeux et d’inquiétudes envers la santé de quelqu’un, nous conseillons aux gens d’aller consulter un médecin», explique l’un des représentants. Pour sa part, la nutritionniste Cintia Lapointe partage les préoccupations de Santé Canada et de la psychologue Emmanuelle Fournier-Villeneuve : «Une consultation chez un médecin, un psychologue ou même un psychiatre est requise. On ne peut pas faire faire un régime aux outremangeurs. Avec eux, on établit un plan alimentaire. On les encourage à prendre trois repas par jour et des collations. Ceux qui souffrent de dépendance à la nourriture sont ceux qui se privent sur une longue période, pour ensuite se gaver à n’en plus finir.» «On n’est jamais guéri de cette maladie. Nous sommes toujours en cheminement. Après 10 ans, certains peuvent rechuter et recommencer à souffrir de compulsion alimentaire», soupire Céline.

Photo: Raphaël Guillemette

Celle qui livre ce témoignage émotif est une participante à une conférence téléphonique des Outremangeurs Anonymes (OA). «C’est comme les Alcooliques Anonymes (AA), mais pour ceux qui ont une dépendance envers la nourriture», explique Céline, qui s’occupe des groupes des OA dans la région. Peu importe l’heure qu’il est, les outremangeurs peuvent ressentir le besoin de manger, et ce même s’ils n’ont pas d’appétit, ajoute la responsable. Le problème est bien présent au Saguenay– Lac-Saint-Jean, alors que quatre groupes d’entraide ont pignon sur rue à Chicoutimi, Jonquière, LacKénogami et Alma. Lors des rencontres hebdomadaires, les participants font la

lecture des 12 traditions basées sur les AA ainsi que les 12 étapes. «On accepte tous les gens, qu’ils soient boulimiques ou anorexiques. On les aide à trouver un équilibre physique, émotionnel et spirituel», décrit Céline. Les réunions permettent aux outremangeurs de trouver du réconfort ainsi que du support, venant de personnes qui vivent le même problème qu’eux. «C’est une vraie fraternité, déclare l’un des membres. J’aide les autres et j’ai l’impression de recevoir le double et même le triple d’aide», raconte-t-il. Selon une des participantes, il n’y a que des outremangeurs qui peuvent aider les autres OA. C’est pour cette raison qu’elle fait affaire avec ce groupe puisqu’elle est seule et qu’elle sait que les autres membres peuvent l’aider dans ses moments plus difficiles.

Peu importe l’heure qu’il est, les outremangeurs peuvent ressentir le besoin de manger, et ce même s’ils n’ont pas d’appétit.

La nouvelle tendance du «café en suspens» Depuis quelques années en Europe, le phénomène «Donnez au suivant» s’est installé dans les cafés. Les clients entrent, commandent deux cafés ou plus, en gardent un pour eux et demandent au caissier de mettre les autres «en suspens». Une personne moins bien nantie pourra alors trouver un peu de réconfort. Cette pratique pourrait-elle trouver écho chez nous ?

Julie Bilodeau

Photo: Julie Bilodeau

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Un réconfort pour le coeur et l’âme

julie.bilodeau@cjonquiere.qc.ca

Dans la région, aucun propriétaire de cafés ni responsable d’organismes communautaires n’avait entendu parler du concept. Les gens interrogés y voient des avantages… et des inconvénients! Un problème vu en surface Pour le directeur général de la Maison d’accueil de Chicoutimi, Denis Marcotte, offrir un café gratuit ne fait que maquiller le problème de la pauvreté et de l’itinérance.

Un café en suspens procurera aux personnes moins bien nanties un peu de réconfort. «À l’accueil, nous offrons du café gratuit aux gens qui viennent nous rencontrer. En plus de leur donner un café, nous leur offrons un beigne et des biscuits et parfois même une chambre pour la nuit!», lance-t-il.

Il croit fermement qu’il y a d’autres moyens beaucoup plus efficaces pour aider les plus démunis que de leur offrir un café gratuit. «Admettons qu’un Tim Horton vend 1000 cafés par jour et que là-dessus, il y a environ 800 $ de

profits liés aux cafés en suspens. Cet argent-là pourrait servir aux institutions qui viennent en aide aux démunis en fournissant plus de lits et plus de repas, au lieu de n’offrir qu’un simple café», fait valoir le directeur général. La directrice de la Soupière de Jonquière, Raymonde Pednault abonde en ce sens : «À la Soupière, nous commençons le service vers 10h30. Les gens viennent et peuvent boire un ou deux cafés, et ce, gratuitement! Ensuite, à 11h30 nous servons entre 80 et 95 repas chauds avec une autre boisson pour seulement un dollar», précise-t-elle. Une expérience à tenter, mais…

Lorsque la propriétaire du café Summum, Marie-Josée LaflammeBernier, a entendu parler des cafés en suspens, elle a tout de suite été séduite. «J’adore cette idée, c’est génial !», s’est-elle exclamée. Le directeur général de la maison d’accueil de Chicoutimi dit cependant qu’il n’est pas surpris de voir qu’un propriétaire

de café puisse se réjouir à l’idée: «C’est certain que les propriétaires et les dirigeants vont être d’accord avec ce concept-là. Ce n’est pas un don qu’ils font aux plus démunis. Eux, leur café, peu importe qui va le boire, l’important c’est qu’il soit payé et encore là, peu importe par qui!» Problème de fierté Marie-Josée Bernier Laflamme craint cependant que même si cette mode était implantée dans les cafés saguenéens, les gens seraient trop fiers pour aller demander un café. «Nous sommes une petite région, nous vivons dans des petites villes. Tout le monde se connaît ! Ça peut être gênant pour certaines personnes de demander la charité», déplore-t-elle. «Vous pensez sérieusement que des propriétaires de cafés vont se réjouir à l’idée de voir débarquer des itinérants dans leurs établissements? Et la clientèle? Ce n’est pas tout le monde qui a envie de les côtoyer!», s’emballe Denis Marcotte.


Troubles bipolaires

L’adolescence prend souvent des allures de montagnes russes. Remplie de haut et de bas, celle de Félix a déraillé. Souffrant de manies et de dépression, le garçon de 13 ans s’est fait diagnostiquer un cas grave de bipolarité en l’espace de trois semaines.

Marie Chabot-Johnson marie.chabot-johnson@cjonquiere.qc.ca

Normalement déclaré à l’âge adulte, le trouble bipolaire se caractérise par des changements d’humeur fréquents et sévères. «Il y avait les dépressions où je pouvais dormir 16 heures par jour. Il y a aussi les manies où on a plein de projets un peu extrêmes. Moi, quand j’étais heureux, je me mettais à dépenser tout mon argent de poche en cadeaux pour mes amis», se remémore le garçon maintenant âgé de 19 ans. Pour Félix, c’est le passage du primaire au secondaire qui a été l’élément déclencheur des crises. Dans son cas, les symptômes étaient si drastiques que le verdict était évident pour les médecins: c’était de la bipolarité. Son cas est assez exceptionnel puisque la plupart du temps, les pédopsychiatres sont plutôt frileux à donner ce diagnostic chez les moins de 18 ans. La pédopsychiatre Annick Bernier du CSSS de Chicoutimi précise qu’il y a des dangers à établir un diagnostic précoce. «Les effets secondaires des médicaments

ne sont pas minimes, alors il faut y aller avec modération. En plus, si le constat est trop rapide, il peut y avoir un impact direct sur le développement de son identité et son estime de lui-même», renchérit-elle. Pourtant, une évaluation rapide, même chez les mineurs, est préférable selon l’organisme Revivre de l’Association québécoise de soutien aux personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires. Pour son directeur général, Jean-Rémy Provost, les changements intempestifs des jeunes atteints de bipolarité sont trop souvent minimisés. «Beaucoup de gens pensent que les manies et les déprimes sont courantes à cet âge, que c’est la crise d’adolescence, s’insurget-il. Il n’en est rien. Au final, on finit par délaisser nos jeunes.» L’alternance prononcée d’humeurs n’est en effet pas normale selon le Dr. Annick Bernier. Elle nuance toutefois en disant qu’il peut s’agir de plusieurs autres troubles, comme l’anxiété, l’hyperactivité, la schizophrénie. «Les adolescents développent plus facilement un état dépressif, alors on les traite pour leur dépression. Quelques fois, on peut avoir des indices qu’il y a bipolarité, mais il faut vraiment une période de manies sévères pour être certain», explique-t-elle. Même sous traitement, les jeunes bipolaires restent fragiles. À la suite de son diagnostic, la vie de Félix n’a pas été toute rose, mais il a été étroitement suivi par une panoplie de spécialistes. Traitements au lithium, thérapies incessantes, son adolescence a été parsemée d’hospitalisations. Après sa deuxième dépression sévère, il a abouti dans un centre pour jeunes. «Là-bas, j’ai appris à me bâtir un but.

Le mien, c’était d’avoir une moto. On m’y a beaucoup aidé, soutient-il. La preuve, maintenant, j’ai mon permis de moto, et je finis mon diplôme d’études professionnelles en mécanique.» Conséquences à l’isolement Sur le terrain, les jeunes atteints de bipolarité non-diagnostiquée se sentent plus isolés. Ils sont souvent plus susceptibles de développer des problèmes d’abus de substances ou de comportements délinquants. «Il y a une cassure qui se crée. Les proches ne les reconnaissent plus. C’est entre autres pourquoi le taux de suicide est si élevé chez les adolescents bipolaires, déplore Jean-Rémy Provost. Pour les jeunes, c’est comme si toute leur vie s’écroulait. Les adultes ont souvent plus de choses auxquelles se raccrocher.» Félix, lui, avoue n’avoir jamais pensé au suicide. «Dans ma famille, il y a plusieurs cas de maladies mentales: dépression, bipolarité, schizophrénie, etc. J’ai même un proche qui s’est suicidé, confesse-t-il. Mais, moi, je n’ai jamais vu ça comme une solution. C’est la voie facile, un peu comme consommer de la drogue pour oublier. Ça ne mène à rien au final.» Après six ans de traitements et de thérapies, il confie fièrement avoir réduit sa prise de médicaments. «Avant, je devais prendre environ six différents médicaments par jour. Je ne ressentais presque plus rien. Dans mes «up», j’étais au neutre, se rappelle-t-il. On a fini par réduire le traitement. Maintenant, je ressens mes émotions, mais j’ai appris à les contrôler pour vivre ma vie au maximum.»

Photo:Cassandre F. Martin

Une adolescence en montagnes russes Les photojournalistes parcourent le monde pour couvrir les conflits, parfois au risque de leur vie.

Les photojournalistes

Au front comme à la guerre

«Si ta photo n’est pas bonne, c’est que tu n’étais pas assez près», disait l’un des pionniers du photojournalisme, Robert Capa. Soixante ans après sa mort, le photojournalisme s’illustre aujourd’hui par une grande précarité des professionnels du milieu. Face à la concurrence et à la redéfinition du genre, l’inquiétude et l’optimisme se côtoient.

Cassandre Forcier-Martin cassandre.forcier-martin@cjonquiere.qc.ca

Photo:Roxanne Nadeau

Flickr et Instagram

La solitude fait partie du quotidien de plusieurs adolescents bipolaires.

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En 2013, le métier de photojournaliste fascine toujours autant. Le succès de Zoom Photo Festival à Saguenay en fait foi. Ces témoins des évènements d’actualité parcourent le monde et ce, à n’importe quel prix, au risque même de leur vie. «Le plus important c’est d’être le plus près de la nouvelle. Comment y arriver, là ça prend de la débrouillardise», explique le photographe de presse rattaché au Devoir depuis plus de 20 ans, Jacques Nadeau. Sauter des murs et détourner les obstacles figurent parmi les difficultés du métier. Les photojournalistes de renom vont couvrir les plus grandes guerres, les conflits les plus explosifs et les peuples en détresse. Pour certains, couvrir la guerre en photo semble être un outil de dénonciation d’injustices sociales. «Plusieurs professionnels ont de la difficulté à revenir d’une couverture de guerre. Certains vont décider de retourner dans le même pays pour montrer ses beautés et non plus ses pertes. Tu n’as pas le choix pour être capable de t’en sortir», explique le directeur général et artistique de Zoom Photo Festival, Michel Tremblay. «Les festivals nous permettent de nous rencontrer et d’échanger, ajoute le photographe. Par contre, ils nous permettent aussi de remarquer que d’année en année, on perd des collègues de travail qui décèdent lors des combats. Par exemple, le photojournaliste de 28 ans Rémi Ochlik. Il était présent au festival de 2011, mais en 2012 il était absent. Il a laissé sa vie en Syrie, en 2012.» Cette année, les différents prix au World Press Photo ont surtout été attribués à des photos de conflits. L’avenir du photojournalisme se trouve-t-il exclusivement dans les photos de guerre? «Les conflits sont là et c’est ça qui est diffusé dans les magazines français. Je ne sais pas si c’est parce que les sujets québécois sont inintéressants ou si c’est parce qu’ils sont mal traités. Pourtant ce qui se passe à côté de chez nous est tout aussi important qu’ailleurs», commente Michel Tremblay. Selon le cinéaste et photographe Nicolas Lévesque, si un chasseur d’images n’est pas capable de voir ce qui se passe autour de chez lui, il ne sera pas capable de le voir ailleurs. «On est dans une société aussi exotique et étrange que les autres», souligne-t-il. L’important, selon l’as de la photographie, est de s’intéresser à ce que les autres vivent : «Je m’intéresse à des situations du réel et à la confrontation du métier. Je vais aller dans des milieux que je ne connais pas, dans des milieux marginaux et c’est la curiosité qui va m’amener là. C’est du documentaire!»

Avec l’avènement du téléphone-appareil photo et des réseaux sociaux de partage d’images, l’avenir du photojournalisme semble fragilisé. Un seul téléchargement suffit pour qu’une photo soit visible sur tous les écrans, via les réseaux sociaux. Tout le monde devient témoin, tout le monde s’improvise photographe. Pour certains, le statut de photographe professionnel demeure: «Les photojournalistes, c’est leur métier. Tout le monde a un stylo Bic, cela ne fait pas d’eux des écrivains», illustre Michel Tremblay. Jacques Nadeau pense, quant à lui, que c’est un travail ouvert à tous: «Ce que je veux, c’est qu’on apporte les meilleures images. Si tu prends les meilleures photos et que tu es capable de les transmettre rapidement, tu vas gagner la course. Le titre professionnel, on va laisser ça à un autre domaine!» «Moi je ne ressens aucune influence de cette nouvelle réalité. Je pense qu’il est facile de faire une bonne photo. Par contre, faire une série de photos qui «torche», qui se tient et qui est touchante, ce n’est pas tout le monde qui est capable», assure Nicolas Lévesque.


Nouvelle Coop jeunesse de services à Lac-Kénogami

Une Coopérative jeunesse de services (CJS), mise sur pied par les jeunes au sein de leur communauté, verra le jour en juillet à Lac-Kénogami. La CJS permettra aux jeunes de développer leur passion pour le monde du travail.

Alexandre Girard

Photo: Courtoisie

alexandre.girard@cjonquiere.qc.ca

Cette Coopérative jeunesse de services aura des impacts directs sur la vie des jeunes du Lac-Kénogami, fait valoir la conseillère en développement de la Coopérative régionale du Saguenay−Lac-SaintJean, Hélène Boily: «C’est avant tout un projet d’apprentissage et aussi pour comprendre le marché du travail.» Elle précise que cette expérience est une prémisse pour aider les jeunes à trouver dans quels domaines ils voudraient oeuvrer plus tard. Tout en étant encadrés par la Coopérative régionale

La conseillère en développement, Hélène Boily, confie que la CJS au Lac-Kénogami aura un impact direct sur la jeunesse.

Photo: Marika V.Plante

Les participants s’initieront au monde du travail

du Saguenay−Lac-Saint-Jean, les jeunes vont s’occuper des finances, des ressources humaines et du marketing de la CJS.

Hélène Boily précise que cette expérience est une prémisse pour aider les jeunes à trouver dans quels domaines ils voudraient oeuvrer plus tard.

La conseillère ajoute que les jeunes vont pouvoir y offrir des services qu’ils ont eux-mêmes choisis: «Par exemple, cela peut être la tonte de pelouse, du gardiennage ou de la peinture à l’extérieur.» Elle spécifie que les 12 à 17 ans établiront les projets tout en étant encadrés par des animateurs qui sont des étudiants du cégep et de l’université. Selon les services rendus, ils fixeront leurs propres tarifs. La Coopérative de solidarité Lac Kéno a eu l’idée de créer cette CJS. Elle met en place ce projet pour inciter les jeunes à s’impliquer au sein de la coopérative. La Coopérative de jeunesse du Lac-Kénogami verra le jour fin juin et début juillet, alors que la formation des membres aura lieu en mai prochain. La Coopérative régionale du Saguenay−Lac-SaintJean commencera les démarches d’obtention de financement en février et en mars prochain.

Louise Grandisson mentionne que la collecte se déroule très bien et qu’une trentaine de robes ont été récoltées jusqu’à maintenant.

Balbazar donne une seconde vie aux robes de bal

L’école secondaire Odyssée-Dominique-Racine met sur pied cette année un projet pilote, le Balbazar, qui permet de donner une deuxième vie aux robes de bal.

Marika Vachon-Plante marika.vachon-plante@cjonquiere.qc.ca

C’est l’équipe des services complémentaires de l’Odyssée-Dominique-Racine, dans une optique éducative, qui a décidé de mettre sur pied un projet-pilote afin de recycler les robes de bal qui ne servent plus. «Le projet conscientise les élèves à l’impact de la surconsommation sur l’environnement et propose une alternative à cette dernière», indique la responsable du projet, Louise Grandisson. Cette initiative permet aussi d’acheter des robes abordables. Le prix de ces dernières sera fixé par le vendeur et 20 % du chiffre d’affaires servira à la Fondation Dominique-Racine venant en aide aux élèves dans le besoin. «Plusieurs parents se plaignent du prix exorbitant des vêtements de bal. Et il n’y a pas d’endroit où les jeunes filles peuvent se procurer une robe à bas prix. Parfois, il y en a une ou deux à la Friprix. Le Balbazar permet donc aux jeunes filles de vivre tout de même une soirée agréable à un prix moins élevé», explique Louise Grandisson. Elle mentionne que jusqu’à maintenant, la collecte se déroule très bien et qu’une trentaine de robes ont été récoltées. Par exemple, hier, un monsieur d’Alma est venu en porter sept. Elle dit que le projet est bien reçu des parents et des anciens élèves, mais elle a des doutes quant à la participation des élèves à l’étape de la vente : «Il y a une différence entre le fait que l’évènement soit bien vu et le fait qu’il fonctionne.» De son côté, une finissante en Sport-Études à l’école DominiqueRacine, Emmy Baldin croit que la vente fonctionnera bien. «Il y a beaucoup d’élèves qui n’ont pas toujours les moyens de se procurer une robe de bal, c’est donc une possibilité moins dispendieuse pour eux. En plus, cette année on essaie d’avoir des commanditaires pour que le bal nous coûte moins cher. Mais c’est sûr qu’il y a plusieurs filles qui voudront en avoir une neuve», mentionne-t-elle. La collecte s’effectue tous les jours à la réception de l’école l’OdysséeDominique-Racine de 8 h à 12 h 30 et de 13 h 20 à 16 h. La vente aura lieu les 17 et 18 janvier à la place publique de l’école secondaire.

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Mouvement Movember

Bien plus qu’une histoire de moustache

La cause du cancer des testicules s’ajoute à celle du cancer de la prostate et à celle de la santé mentale pour la troisième édition de Movember Saguenay.

Jonathan Hudon

jonathan.hudon@cjonquiere.qc.ca

Tous les mois de novembre, les hommes se laissent pousser la moustache dans le but de se mobiliser et de sensibiliser la population à la cause de la santé masculine. Un mouvement qui gagne en popularité. «C’est en constante évolution. L’objectif, année après

année, est de sensibiliser les gens à la cause et de faire connaître le mouvement, affirme l’instigatrice du mouvement Movember Saguenay, Myriam Rochette. De plus en plus de gens offrent des dons et s’impliquent à travers nos différentes activités.» La région semble d’ailleurs particulièrement tirer son épingle du jeu quant à l’engouement que le Movember amène. «Le Saguenay–Lac-Saint-Jean se démarque beaucoup dans son implication donc on est très fiers de ça», soutient Myriam Rochette qui donne bénévolement de son temps pour mousser les différentes activités.

Même si l’argent demeure le fer de lance d’un tel mouvement, Myriam Rochette précise que la sensibilisation de la santé masculine est mise à l’avant-plan en cette troisième édition du mouvement Movember Saguenay. «L’argent c’est super important, c’est avec ça qu’on va faire des recherches et qu’on va développer des vaccins ou des traitements, concède l’instigatrice du mouvement. Mais on veut avant tout sensibiliser la population à la cause, ainsi qu’à inciter les hommes à faire des tests et s’occuper de leur santé.» Selon Mme Rochette, la santé des hommes mérite qu’on en parle

plus souvent. «Nos hommes sont souvent négligés et on les oublie. C’est important d’en parler tout au long de l’année et davantage au mois de novembre en raison de l’ampleur du mouvement», souligne-t-elle. Nouveau concours Les entreprises de la région qui désirent participer activement peuvent maintenant le faire par l’entremise d’un nouveau concours. À chaque semaine, l’équipe d’une compagnie qui s’est particulièrement impliquée court la chance de remporter de la pizza gratuite sur l’heure du dîner,

en plus de petits gâteauxfabriqués par une entreprise d’ici. La Voie Maltée, RPM moto plus et le salon de coiffure Oméga s’impliqueront également dans le mouvement Movember Saguenay tout au long du mois. Les trois avocats du cabinet Cantin, Bouchard et Boulianne agiront tant quant eux à titre de porte-parole de l’évènement. Différents articles promotionnels sont aussi mis en vente, que ce soit des affiches ou des banques qui servent à amasser des fonds. Une page Facebook Movember Saguenay est également au service de ceux qui veulent exhiber leur moustache ou s’inscrire à diverses activités.


Bibliothèque de Jonquière

Un comité veut honorer Hélène Pedneault

Des personnes issues du monde des arts au Saguenay souhaitent que la nouvelle bibliothèque de Jonquière soit renommée en l’honneur de l’écrivaine et militante féministe, Hélène Pedneault, décédée il y a cinq ans des suites d’un cancer.

Roby St-Gelais roby.st-gelais@cjonquiere.qc.ca

Photo: Courtoisie

Après avoir essuyé un premier refus de la part de la Ville de Saguenay durant l’été, un comité formé de Lionel Brassard, membre du conseil d’administration du Centre national d’exposition (CNE), Réjean Bouchard, directeur général du Café-théâtre Côté-Cour, et Denis Leclerc, ancien directeur général du théâtre La Rubrique, songe à revenir à la charge au début de la prochaine année. «On a monté un dossier et on l’a présenté à la Ville, explique M. Brassard. L’arrondisse-

ment de Jonquière et la Ville de Saguenay n’étaient pas favorables à renommer les bibliothèques. Ils veulent les garder au nom des arrondissements qu’elles représentent.» «On ne sait pas encore comment, mais on va sûrement relancer quelque chose au début janvier avec la conseillère Sylvie Gaudreault», ajoute l’ancien président du CNE. Plusieurs personnalités du milieu littéraire ont soutenu les démarches du groupe par l’entremise de lettres d’appui. La famille de la Jonquiéroise, dont son frère Sylvain qui est à l’origine de la proposition de renommer la bâtisse située sur la rue Saint-Dominique, a aussi expédié une missive. «Hélène a été baptisée à l’église Saint-Dominique et s’est tenue dans ce quadrilatère toute son enfance et adolescence, confie Sylvain Pedneault. Ce serait donc tout désigné qu’on renomme la bibliothèque en son nom.» Par ailleurs, Lionel Brassard rappelle que plusieurs bibliothèques de la province ont honoré la mémoire d’auteurs décédés au fil des ans, dont celle de Québec, qui porte le nom de Gabrielle Roy, figure marquante de la littéra-

Un comité souhaite que la bibliothèque de Jonquière porte le nom de l’écrivaine jonquiéroise Hélène Pedneault, qui a succombé à un cancer il y a 5 ans. ture canadienne-française. La rue Hélène-Pedneault existe même dans la Vieille Capitale depuis 2010. Instigatrice du circuit La littérature aux abords des rivières, Céline Dion propose plutôt qu’une

salle à l’intérieur de la bibliothèque fasse mention de la carrière de celle à qui on doit les paroles de la chanson Du pain et des roses qui a servi de thème à la marche des femmes, en 1995.

«Je crois qu’on devrait proposer quelque chose de plus petit à la place de s’acharner, confie-t-elle. La salle polyvalente pourrait être une option puisqu’Hélène était une femme polyvalente.»

Le mouvement «Sauvons les livres» mené par l’Association des libraires du Québec se fait pressant : il faut réglementer le prix des livres en nouveauté pour les neufs premiers mois, avec une possibilité de rabais d’au maximum 10 %.

À Saguenay, les propriétaires des librairies La Source et Les Bouquinistes sont unanimes: sans réglementation, l’avenir des librairies est en péril. Les grandes chaînes comme Costco et Wal-Mart représentent le principal compétiteur des librairies. Elles ne peuvent pas concurrencer les prix de ces grands magasins, qui offrent en majorité les meilleurs vendeurs moins chers qu’en librai-

ries. «Les grands magasins se foutent que les livres soient bons ou que les librairies ferment», dénonce le propriétaire des Bouquinistes de Chicoutimi, Laval Martel. En mars dernier, la librairie Au Royaume du livre, située à Place du Royaume, a dû fermer ses portes. Avec 33 autres fermetures à travers le Québec depuis 2001, le mouvement «Sauvons les livres» a décidé d’agir. Le mouvement organise différents coups d’éclat pour faire entendre ses revendications. Le 1er novembre dernier, une soixantaine de librairies ont recouvert d’un linceul blanc leurs présentoirs de nouveautés, ne laissant paraître que les meilleurs vendeurs. Le nombre de livres disponibles en nouveauté passerait de 35 000 par année à 300. «Un sélection de 300 titres, est-ce la littérature qu’on veut pour demain?», se questionne la directrice générale de l’Association des libraires du Québec, Catherine Fafard. Mardi dernier, une dizaine d’écrivains et d’illustrateurs québécois se sont mobilisés devant la Grande Bibliothèque de Montréal. Ils ont lu un texte de revendications devant des livres enveloppés d’un drap blanc, symbolisant la littérature vouée à disparaître.

La vie de l’écrivaine Mouvement «Sauvons les livres» engagée racontée Les libraires en mode action

À l’opposé de la biographie classique, la rédactrice et éditrice Sylvie Dupont a recueilli le témoignage de 68 personnes dans son ouvrage Qui est Hélène Pedneault?, afin de reconstituer la vie de la féministe et journaliste.

Ariane Fiset Miljours ariane.fiset-miljours@cjonquiere.qc.ca

Nadia Lemieux

nadia.lemieux@cjonquiere.qc.ca

Hélène Pedneault a été une collègue, un modèle, une femme impliquée. Pour le journaliste Sylvain Pedneault, elle était une sœur et il a trouvé formidable de pouvoir livrer un témoignage dans le recueil au sujet de sa soeur. Celle qu’il appelait «ma petite sœur» même si elle était de 11 ans son aînée, lui a fait découvrir le monde et, surtout, la lecture. «Quand j’étais petit, elle m’achetait des livres, même si moi ce que je voulais, c’était des jouets. J’ai donc lu, beaucoup, et maintenant les livres représentent énormément pour moi», raconte-t-il.

La librairie des Bouquinistes a participé au mouvement «Sauvons les livres» en recouvrant ses présentoirs de linceuls blancs.

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La petite sœur

Photo: Courtoisie

Cinq ans après le décès prématuré de la militante jonquiéroise, Sylvie Dupont a voulu faire connaître son ancienne collègue de travail de façon authentique: «Dans le livre, je tenais à ce qu’autant le génie que les imperfections d’Hélène soient dépeints. Elle-même ne croyait pas à la perfection et considérait que les gens avaient le droit d’être ‘‘humains’’.» La parution du roman aura lieu le 20 novembre, et le premier lancement à Montréal le 1er décembre, soit exactement cinq ans après le décès d’Hélène Pedneault. Les 68 noms qui figurent dans l’ouvrage tels Jean-Martin Aussant, Marie-France Bazzo ou Richard et Marie-Claire Séguin ont donc livré, sous forme de récits, de poèmes, de dessins ou autres «leur» Hélène Pedneault. Des gens qui l’ont par exemple connue toute

petite à Jonquière, ou qui ont milité à ses côtés. «Hélène Pedneault était une indignée, une engagée enragée, une militante absolument pas politiquement correcte», témoigne la journaliste Nathalie Collard. «J’avais peur que les gens qui témoignent se contentent d’écrire des clichés mais ils sont, au contraire, allés au cœur de la relation qu’ils avaient avec elle», poursuit Mme Dupont. La rédactrice, qui ne s’attendait pas à plus d’une réponse sur trois, s’est étonnée et réjouie de l’engouement des gens pour le projet.


Québec Issime

Bryan Audet retrouve ses anciennes amours

L’ex-académicien Bryan Audet déborde d’enthousiasme à l’idée de reprendre sa place au sein de Québec Issime. Il sera des neuf représentations de la 11e édition du spectacle Party, présenté du 23 novembre au 21 décembre au Théâtre Palace Arvida, ainsi que les 27 et 28 décembre à la salle J.-AntonioThompson à Trois-Rivières.

Andréanne Larouche

andreanne.larouche@cjonquiere.qc.ca

L’orangeraie

le début. Elle raconte que le jeune chanteur a insisté en lui envoyant des courriels et en laissant des messages sur la boîte vocale d’un des producteurs pendant près d’un an avant d’obtenir sa chance en audition. «Il était très drôle, vraiment mourant! On est tous tombés en amour avec Bryan», déclare-t-elle. Le chanteur et musicien savait qu’il trouverait chaussure à son pied chez Québec Issime: «C’est un concept qui me représente bien. J’ai appris dans les revues musicales d’été en Mauricie. J’adore faire un show comme ça, où tu peux autant interpréter du Elvis, du Bon Jovi, en passant par du Mika et du LMFAO.» Un medley supplémentaire, offrant des chansons des années 2010, rajeunira d’ailleurs le traditionnel spectacle Party, mis en scène par Pierre Doré et L’ex-académicien Bryan Audet interprétera ent re autres Elvis Presley lors de son retour dans le Julie Villeneuve. spectacle Party de Québe c Issime.

Nouvelle scène à Saint-Bruno

La guerre, imagée par Larry Tremblay

Non, Larry Tremblay n’a pas fait la guerre. Pourtant il y a trois ans, l’écrivain dramaturge, originaire de Chicoutimi, a écrit la pièce Cantate de Guerre. Avec son dernier livre, L’orangeraie, il nous plonge dans cette réalité comme s’il l’avait vécue. Récemment disponible sur les tablettes, L’orangeraie se lit d’un trait en nous tenant en haleine.

Cassandre F.-Martin

cassandre.forcier-martin@cjonquiere.qc.ca

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vont m’amener vers d’autres contrées où il y aura moins de conflits, mais d’autres questionnements», pense à voix haute Larry Tremblay.

Martin Lavoie offre un espace à la relève «Donner la chance à un artiste de faire connaître ce qu’il fait, pendant qu’il le fait», voilà ce que l’auteur-compositeur-interprète, Martin Lavoie, souhaite offrir avec son Espace Multi-Arts M. Lavoie, ouvert récemment dans la maison familiale, à Saint-Bruno.

Sabrina Malaison

sabrina.malaison@cjonquiere.qc.ca

Photo: Cassandre F.-Martin

Les 160 pages de ce roman dont l’écriture est ciselée nous transportent dans une guerre vécue par des jumeaux identiques de neuf ans, Amed et Aziz. En apparence paisible à l’ombre des arbres fruitiers, l’enfance de ces jeunes garçons bascule rapidement alors que l’un deux est désigné pour devenir un martyr de la guerre. «Le premier personnage du roman était la montagne. Ensuite sont venus les thèmes des frontières et des ennemis. Les jumeaux sont arrivés par après. Donc, j’ai fait parler les petits garçons, leurs grands-parents et tous les autres personnages. Au départ ce n’était que des voix. Puis, c’est devenu un roman», raconte l’auteur. Sans jamais nommer un pays, ni même une date, le texte nous plonge dans un décor rappe-

lant les paysages du ProcheOrient. L’écrivain n’a fait aucune recherche pour l’écriture de ce roman. Seulement 15 petites minutes ont été consacrées à une exploration sur Google sur les ceintures d’explosifs: «La ceinture est un élément important dans le livre. Je ne voulais pas écrire de stupidités là-dessus. J’ai vu des photos, j’avais besoin de les voir. Par contre, je suis un écrivain d’imagination donc, si j’en sais trop, je n’écris pas.» La formation d’acteur et de metteur en scène de Larry Tremblay lui permet d’installer une atmosphère dans L’orangeraie, et ce, dès les premiers mots. «Je voulais me mettre à la place des petits garçons, explique calmement l’écrivain. Cela a donné une simplicité, des phrases plus imagées et plus rythmées. L’orangeraie est une œuvre plus accessible et j’en suis fortement heureux!» Avec ce dernier roman, l’auteur a l’impression d’avoir été au bout de sa réflexion sur la guerre. Actuellement, il réfléchit beaucoup sur l’instrumentalisation de la religion. En juillet, avant même le débat sur la charte des valeurs québécoises, il a commencé à écrire sur le port du voile. «Avec toutes mes œuvres, je travaillais sur des zones difficiles, cruelles et conflictuelles. Peutêtre que mes prochaines créations

Larry Tremblay avec son dernier roman, L’orangeraie.

Photo: Courtoisie

Le chanteur et animateur de 22 ans a fait ses premiers pas dans la troupe en 2010, dans le spectacle De Céline Dion à la Bolduc, à titre de chanteur remplaçant. Il s’est ensuite vu offrir la chance de prendre part au spectacle Party. Absent depuis 2012 en raison de ses multiples occupations, Bryan Audet entame sa troisième

saison dans la troupe. Il ressentait le besoin de vivre sa plus grande passion à nouveau. «J’ai fait beaucoup d’autres projets, comme la radio, mais ma vraie vie c’est la scène. Parles-en à tous ceux qui en font, quand tu commences, tu ne peux plus arrêter», lance-t-il. Le Caxtonien retrouvera aussi une région pour laquelle il a un sentiment d’appartenance, lui qui a effectué ses études en Art et technologie des médias et évolué dans Québec Issime. «C’est une manière de revenir à mes anciennes amours. Je dois quelque chose à cette équipe qui m’a offert mon premier contrat professionnel», confie-t-il. Bryan Audet profitera de l’occasion pour s’amuser dans une production qu’il connaît sur le bout de ses doigts. Il relèvera tout de même de nouveaux défis, en incarnant pour la première fois le légendaire Elvis Presley. La directrice de production du spectacle, Myriam Bouchard, rappelle que la détermination, le talent et l’humour de Bryan Audet ont conquis les producteurs dès

«Il y a des choses qui se créent, elles n’ont pas la chance d’être vues, il faut créer une scène pour ça», explique le promoteur. Il ajoute que présentement au Québec, il est difficile pour un artiste qui fait ses propres œuvres de se faire une place dans le monde artistique. Après avoir tenu un Espace Multi-Arts dans un local loué à Québec pendant trois ans, M. Lavoie a décidé de racheter la maison familiale située au 512 rue Saint-Alphonse, à Saint-Bruno. «Je voulais avoir un pied-àterre, commencer à ralentir et avoir aussi un endroit pour mon atelier de sculpture», raconte-il. Avec 40 ans d’expérience, il s’est produit à Paris et un peu partout dans la province, vivant de musique et de sculpture. Il a investi près de 25 000 $ pour effectuer des rénovations à la maison familiale. Le propriétaire

dit que le centre peut maintenant accueillir des activités culturelles de tout genre. Un spectacle aura lieu le vendredi 29 novembre prochain. Martin Lavoie accompagné de son collègue violoniste, François Dumas, se produira sur scène. Les billets sont en vente au prix de 20 $. La scène : une école pour les artistes Martin Lavoie est d’avis qu’il est important de permettre aux artistes méconnus de se produire sur une scène. «Ça devient une école pour un artiste parce que le fait de présenter ses numéros lui permet d’évoluer plus rapidement.» Il déplore qu’il n’existe pas beaucoup de centres d’art, de boîtes à chansons où les auteurs ont l’opportunité de se produire devant public à moindre coût. L’artiste a donc voulu créer un espace convivial de bons échanges, où pourront se tenir des soirées de poésie par exemple. Pour l’instant, c’est le bouche-àoreille qui permet la circulation de l’information. «On a deux spectacles de prévus en novembre, on y va tranquillement.» M. Lavoie tient aussi à rendre l’espace rentable, c’est pourquoi il ouvre aussi la porte à la location de salle. Il a d’ailleurs présenté un plan d’affaires au Centre local de développement (CLD).


Le démantèlement

Sébastien Pilote et Gabriel Arcand : un duo gagnant

Un père ferait tout pour ses enfants. Même si pour cela il doit démanteler son quotidien, démanteler sa propre vie. Le long-métrage Le démantèlement de Sébastien Pilote présente un personnage solide et nuancé, dans une intrigue riche et visuellement magnifique.

Andréanne Larouche

andreanne.larouche@cjonquiere.qc.ca

Photo: Courtoisie

Sébastien Pilote a encore une fois choisi de porter le chapeau du scénariste et celui du réalisateur pour ce drame québécois, en salle depuis le 15 novembre. Ce dernier s’est d’ailleurs déjà illustré comme le meilleur auteur durant la 52e Semaine de la critique à Cannes en mai dernier, en remportant le Prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). D’abord exploitées dans le film Le vendeur (2011), les thématiques du travail acharné et de l’affection paternelle reviennent

en force dans cette toute nouvelle œuvre. Le sexagénaire Gaby Gagnon s’impose le démantèlement de sa bergerie, un héritage familial auquel il a consacré 40 ans de sa vie, afin d’assurer le bonheur de ses deux «princesses» qui vivent à Montréal. Le démantèlement aborde le sacrifice d’un homme droit qui doit tourner la page sur la seule routine qu’il ait vraiment connue. La force du film repose sur Gaby, dont la crédibilité repose quant à elle sur le jeu de Gabriel Arcand. L’acteur arrive à nous faire saisir le personnage, avare de mots, bourreau de travail, qui fait passer son bonheur bien loin derrière celui de ses filles. Il parvient à atteindre son public en plein cœur lorsqu’il dévoile, sous ses traits sérieux et son calme, un homme qui finit par craquer. Quelques personnages secondaires, dont son ami comptable (Gilles Renaud), et ses filles Marie (Lucie Laurier) et Frédérique (Sophie Desmarais) viennent à tour de rôle construire l’univers de Gaby et lui claquer la dure réalité au visage. Ils brillent tout autant par leur absence en prenant

Dans Le démantèlement, Sébastien Pilote exploite, entre autres, le thème de l’affectation paternelle, thème qu’il avait aussi abordé dans Le vendeur. soin de laisser Gaby seul sous les projecteurs, la plupart du temps. Le cinéaste chicoutimien de 39 ans a tourné son œuvre dans une ferme ovine à Hébertville, ainsi qu’à Saint-Coeur-de-Marie et à

Normandin. Sébastien Pilote s’est assuré de bien démontrer la difficulté de la vie agricole. Par ailleurs, les paysages à perte de vue ont permis au directeur de la photographie, Michel La Veaux, et au réali-

sateur, de mettre en images, tout simplement superbes, la grande solitude de cet homme dans cet espace si vaste et vide. Le démantèlement propose des milliers d’images, valant chacune mille mots.

L’amour paternel, un thème cher au réalisateur

Le film Le démantèlement prouve que le scénariste et réalisateur, Sébastien Pilote, avait encore bien des choses à dire sur sa région natale ainsi que sur la figure paternelle, l’amour, le travail et le sacrifice.

Andréanne Larouche

andreanne.larouche@cjonquiere.qc.ca Photo: Courtoisie

Le deuxième long-métrage de Sébastien Pilote, Le démantèlement, a pris l’affiche le 15 novembre partout au Québec. ne faire rien de trop sophistiqué, revenir dans les sentiers battus. Je voulais aussi rappeler les films western de John Ford, une inspiration pour moi», mentionne-t-il.

Le scénariste souligne la complexité de l’écriture de l’œuvre: «C’est difficile d’écrire un film avec un personnage unique. Le grand défi c’était de ne

Gabriel Arcand Le rôle du personnage unique qu’est Gaby a été confié à l’acteur d’expérience Gabriel Arcand: «C’est un de nos plus grands acteurs. Je trouvais qu’il avait une photogénie exceptionnelle. Gabriel a joué Ovide Plouffe, un personnage qui a marqué mon enfance.»

Le Théâtre à bout portant en Colombie

Lorsque le premier rôle lui a été offert, Gabriel Arcand s’est montré hésitant en raison du lot d’informations documentaires contenues dans le scénario. De plus, la réalité mise de l’avant lui était inconnue. «J’ai eu deux vrais producteurs d’agneaux qui m’ont appris leur métier, deux très bons pédagogues», précise-t-il. Après quelques essais concluants, le comédien s’est finalement laissé convaincre par certains aspects de l’histoire, vaguement inspirée du Père Goriot d’Honoré de Balzac. «Je trouvais ça très original, parce qu’il n’y a pas de film dans le cinéma québécois qui traite de la relation père-fille», fait-il remarquer. «À mon avis, la grande qualité du scénario, c’est qu’il ne pense pas à ta place», ajoute-t-il en faisant référence aux différentes interprétations possibles du dénouement.

Au terme d’un voyage des plus enrichissants

La créatrice du Théâtre à bout portant, Vicky Côté, est en Colombie depuis environ un mois et demi pour y présenter sa nouvelle pièce Strict minimum. Un séjour qu’elle considère extrêmement bénéfique, mais qui n’est pas de tout repos.

Ariane Fiset Miljours ariane.fiset-miljours@cjonquiere.qc.ca

La résidence, organisée dans le cadre des studios atelier-rési-

dence, programme du Conseil des arts et des lettres du Québec et appuyée par la Fondation de l’Élite baie-riveraine, a débuté de façon houleuse. «Les premières semaines ont été chaotiques, à l’image de la bureaucratie colombienne. Lorsque je suis arrivée à Bogota, le ministère de la Culture avait oublié qu’il devait me trouver un logement, l’organisme qui s’occupe des résidences artistiques n’existait plus et l’université, censée me fournir un lieu de

travail, sortait à peine d’une grève de deux mois… ça donne le ton!», explique Mme Côté. Cependant, loin de décourager la Saguenéenne, ces obstacles lui ont permis de connaître des gens sympathiques et accueillants, ainsi qu’une culture foisonnante, rendant son séjour des plus stimulants. Logée en plein cœur du centreville, Vicky Côté s’inspire de ce qui l’entoure pour travailler. Sa pièce Strict minimum, un solo la mettant en vedette avec une

marionnette et prônant le mouvement du corps, a été présentée pour la troisième fois le 15 novembre. «La réception [du public] est excellente. Étant donné que le texte est quasi inexistant dans le spectacle, il s’agit aussi d’une portée très facile pour la compréhension des spectateurs: un langage universel pour un propos sensible et touchant», poursuit-elle. Les semaines de l’artiste ne sont pas de tout repos. Cette dernière a notamment fait des

LA PIGE, LE DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013 - 13

Dans son long-métrage précédent, Le vendeur, l’artiste exploitait déjà ces éléments dans une histoire tournée au Saguenay– Lac-Saint-Jean. «C’est important de montrer des territoires, des réalités, des paysages différents. C’est aussi des réalités que je connais mieux», explique-t-il. Même s’il se trouvait dans un milieu familier, le réalisateur a voulu s’effacer afin de revenir à la base de la cinématographie. «Je voulais me rendre invisible,

pas tomber dans le misérabilisme et que le film soit quand même lumineux, malgré tout ce qui arrive», dévoile-t-il. Le personnage coloré de l’ami comptable, interprété par Gilles Renaud, arrive quant à lui à balancer les émotions livrées. «C’est un film assez lourd, en ce qui concerne le personnage principal, très introverti. La rencontre des deux mondes crée une dynamique intéressante», soutient l’acteur.

laboratoires et de l’exploration en compagnie des trois acteurs colombiens avec qui elle travaille, en plus de donner des ateliers aux étudiants de la maîtrise en arts vivants. Pour elle, la vie théâtrale à Bogota est très excitante. «Plusieurs représentations se font hors-les-murs des théâtres, prenant lieux dans des maisons désaffectées, des lieux incongrus, de vieux bâtiments, dehors. Et sans compter les festivals qui n’en finissent plus!»


Tournoi midget espoir

Un premier pas pour Marc-Antoine Gagné

Maxime Tousignant

maxime.tousignant@cjonquiere.qc.ca

Le jeune hockeyeur de 14 ans sera membre de l’une des deux équipes étoiles du tournoi. Ces deux formations seront constituées de joueurs évoluant dans le bantam AA et AAA. Elles

seront confrontées à 26 équipes du midget espoir. L’entraîneur-chef de MarcAntoine Gagné avec les Espoirs du Saguenay, Simon Gaudreault, lui a appris la nouvelle le 31 octobre. «Il ne vole vraiment pas sa place», mentionne celui qui côtoie son capitaine depuis quatre ans. L’annonce a réjoui le principal intéressé bien qu’il s’attendait à recevoir une invitation. «J’étais fier, mais j’avais aussi des attentes parce que j’avais montré de belles choses au tournoi des moins de 14 ans cet été», précise Marc-Antoine Gagné. Simon Gaudreault veut que son attaquant décroche un poste au sein des Élites de Jonquière dans la Ligue de hockey midget AAA dès l’automne prochain. Un but partagé par son jeune protégé. «Il me faut une bonne saison en accumulant beaucoup de points pour y arriver», lance le vétéran de deux saisons dans le bantam AA.

Le capitaine des Espoirs du Saguenay cumule neuf buts et sept passes en 12 rencontres cette saison. Son total de 16 points montre qu’il fait des progrès offensivement. «C’est un joueur intelligent, mais on veut qu’il développe sa créativité en attaque, car il est déjà responsable défensivement», souligne Simon Gaudreault. Suivre les pas de Martel Le parcours que désire emprunter son capitaine n’est pas étranger à l’entraîneur-chef des Espoirs de Saguenay. L’un de ses anciens joueurs, Jordan Martel, a participé au tournoi midget espoir en 2012 et il est maintenant membre de la formation des Élites de Jonquière. Simon Gaudreault est d’avis qu’une participation à ce tournoi représente un grand pas dans le développement de son capitaine. «Il faut qu’il aille chercher le

Je garde mon sport en santé

Roxanne Nadeau

roxanne.nadeau@cjonquiere.qc.ca

14 - LA PIGE, LE DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013

Selon le capitaine Lucas Lajoie, la campagne est bien reçue par les joueurs. «Ça nous renseigne et ça nous aide à éviter de commettre des faux pas dans le futur», ajoute le vétéran de 17 ans. Selon le policier Mario Turcotte, il s’agit d’ailleurs d’un des objectifs de la campagne: «On veut leur faire prendre conscience que prendre des substances pour améliorer leurs performances ne sera jamais à leur avantage. Ça peut briser une carrière.»

plus d’expérience possible pour son retour avec notre équipe, affirme l’entraîneur-chef. Cette

D’autres activités auront lieu d’ici la fin de la campagne, le 20 novembre, dont une rencontre sous le thème de la nutrition et des protéines.

expérience correspond aussi au début de la pyramide vers Équipe Canada junior.»

Les plus jeunes s’adaptent bien au calibre En date du 12 novembre, les Élites de Jonquière ont une fiche de huit victoires, 10 défaites et deux défaites en prolongation pour 18 points. Les résultats ne disent cependant pas tout, alors que les Élites forment l’équipe la plus jeune du circuit Midget AAA.

Nathan Mailloux Brochu nathan.mailloux-brochu@cjonquiere.qc.ca

Les six joueurs de 15 ans au sein de la formation semblent très bien s’adapter au calibre de jeu de la ligue. «C’était une grosse marche à gravir entre le Bantam AA et le Midget AAA. L’adaptation a été difficile au départ, mais on sent que les joueurs suivent de plus en plus le rythme de jeu de la ligue», commente l’entraîneur-chef des Élites de Jonquière, Dany Fortin. Le meilleur pointeur de l’équipe avec 21 points (2 buts et 19 passes), Samuel Girard, qui en est à sa première saison dans la ligue, en sait quelque chose: «Je considère que j’étais prêt au début puisque je me suis bien entraîné durant l’été, mais je suis définitivement devenu un bien meilleur joueur après nos 18 premiers matchs.» Les Élites de Jonquière ont signé -Lucas Lajoie une troisième consécutive le 10 novembre contre les Cantonniers de Magog. Ces résultats indiquent que la nervosité du début de saison se disperse peu à peu au fur et à mesure que la saison avance. Le capitaine et meilleur buteur des Élites, Lucas Lajoie, abonde dans ce sens. Selon lui, la tension qui habitait le vestiaire après le début de campagne chancelant des Élites s’est dissipée. «Il aura fallu du temps et beaucoup de travail de la part de tout le monde. Nous sommes plus préparés mentalement à affronter nos adversaires et maintenant tout ce qui compte, c’est la victoire», déclare Lucas Lajoie. Néanmoins, la saison n’est pas terminée. Même si l’équipe occupe la dernière place accédant aux séries d’après-saison (12ème place), elle lui reste compléter son calendrier régulier. Là-dessus, Lucas Lajoie est catégorique. «On va faire les séries, c’est certain», conclut-il.

«Maintenant tout ce qui compte, c’est la victoire»

Photo : Roxanne Nadeau

«La rencontre que nous avons eue a permis aux joueurs d’être informés sur l’utilisation des drogues et tout ce qui peut être considéré comme dopage pour l’amélioration des performances. Ça concerne aussi la médication que les joueurs peuvent prendre, sans qu’ils soient conscients qu’ils peuvent être sanctionnés si le médicament est décelé», soutient l’entraîneur en chef des Élites, Dany Fortin. Puisque les équipes de la Ligue de hockey midget AAA sont associées à la Ligue canadienne de hockey (LCH), elles sont soumises au dépistage et aux sanctions. Celles-ci passent de la réprimande à une suspension de deux ans, tout dépendant du nombre de manquements, du but de la consommation ou encore de la substance qui a été détectée. Même si le phénomène est plutôt rare, selon le policier parrain bénévole associé à l’équipe, Mario Turcotte, il est important d’encadrer les joueurs qui seraient tentés d’utiliser certaines substances pour améliorer leurs performances.

«Le but n’est pas de taper sur la tête des joueurs. Nous sommes là pour leur donner des ressources et les encadrer à aller dans la bonne direction», précise-t-il. Pour les nouveaux joueurs, comme le défenseur Samuel Girard, il s’agit d’une première expérience concernant la sensibilisation au dopage. «On nous a donné un site (droglobal.com), où l’on peut voir si certains médicaments sont légaux ou non. C’est très pratique», affirme le numéro 14 des Élites.

Marc-Antoine Gagné profitera de son passage au tournoi midget espoir pour gravir un autre échelon vers le midget AAA.

Élites de Jonquière

Une campagne qui porte fruit

«Je garde mon sport en santé», tel est le message lancé aux Élites de Jonquière à l’occasion de la 24e campagne de sensibilisation contre les drogues et le dopage dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec. Rencontres avec des professionnels des milieux policier et sportif, séances informatives et questionnaire figurent parmi les activités offertes.

Photo : Maxime Tousignant

«Je veux me présenter au tournoi midget espoir en ne voulant pas avoir l’air d’un touriste.» L’attaquant des Espoirs du Saguenay bantam AA, Marc-Antoine Gagné, souhaite impressionner au tournoi qui se déroulera du 21 au 24 novembre à La Baie, en vue d’évoluer au niveau midget AAA la saison prochaine.


Du nouveau au snowboard bootcamp

La troisième édition du snowboard bootcamp, qui se tiendra du 29 novembre au 1er décembre prochain, offrira plusieurs nouveautés aux participants de cette année. Ils pourront notamment utiliser un nouveau module dans le parc de planche à neige.

Ariane Fiset Miljours ariane.fiset-miljours@cjonquiere.qc.ca

d’un entraîneur, alors que ce sont généralement des jeunes entre 12 et 17 ans qui s’inscrivent. De plus, les organisateurs auront peut-être accès à un canon à neige pour la première fois, selon les précipitations d’ici la fin de semaine du camp. L’événement fait la fierté de ses organisateurs. «Nous sommes vraiment contents du résultat. Le bootcamp attire chaque année une vingtaine de jeunes. Je pense que ça contribue au développement du ski et de la planche à neige dans la région», affirme l’enseignant en éducation physique et organisateur, Claude-David Gaudreault.

Mont-Édouard

Les skieurs attendus pour le 30 novembre

de ski et c’est une très belle fin de semaine dont je peux profiter avec mes amis», mentionne-t-il. Le jeune garçon, qui préfère de loin le freestyle à la descente libre, fait de la compétition depuis cinq ans. Pour lui, le snowboard bootcamp est une occasion de se dérouiller en pratiquant quelques figures. Au-delà des nouveautés de cette année, les projets pour développer la pratique du ski et de la planche à neige dans la région se multiplient. Claude-David Gaudreault mentionne qu’il aimerait que les structures dans le parc de planche à neige du Mont Bélu soient

La neige est arrivée, tout pour réjouir les skieurs et les planchistes. Du côté de L’Anse-Saint-Jean, les amateurs de sport de glisse pourront dévaler les pentes du Mont-Édouard dès le 30 novembre prochain.

Vanessa Soulières

vanessa.soulieres@cjonquiere.qc.ca

Photo : Courtoisie

«Nous voulons commencer la saison au plus vite, déclare le directeur général de la station, Claude Boudreault. Nous allons mettre de la neige artificielle au début, mais les pistes seront enneigées naturellement dès la mi-décembre.» Depuis quelques années, les premières neiges arrivent plus tardivement, mais cela n’effraie pas les propriétaires des stations de la région, car «si la saison commence plus tard, elle se termine aussi plus tard», assure le directeur aux communications et du marketing du Valinouët, Stéphane Leblond. D’ailleurs, le Valinouët a été le centre qui a reçu le plus de précipitation de neige au Québec, il y a deux ans. «En moyenne, 600 cm de neige tombe sur les pistes chaque année. Les changements de température n’affectent pas vraiment la station», explique M. Leblond. Même discours du côté du Mont-Édouard: «Nous sommes situés dans une zone atmosphérique propice à l’enneigement. Encore l’an passé, nous étions le centre qui a reçu le plus de neige dans la province selon l’Association des stations de ski du Québec», explique Claude Boudreault. 30e anniversaire Cette année, le Centre de ski Le Valinouët fêtera ses 30 ans. La station fera un lancement spécial lors de l’ouverture, le 14 décembre prochain. Durant le lancement, le Centre fera aussi la promotion des évènements spéciaux de la saison hivernale pour le 30e anniversaire. Quant au Centre de ski du Mont Fortin, il est actuellement en préparation administrative, selon le directeur des communications de la Ville de Saguenay, Jeannot Allard. «La station va par contre ouvrir ses portes entre le 10 et 20 décembre prochain, ça dépend de la neige», termine M. Allard. La vente de cartes de saison est commencée depuis le 1re novembre au Mont Bélu. La station ouvrira le 20 novembre prochain, a annoncé le directeur général, Frédéric Perron.

Les participants à la troisième édition du snowboard bootcamp pourront utiliser un nouveau module pour faire leurs prouesses. Le snowboard bootcamp 03 permet à tous les amateurs de planche à neige et de ski ayant déjà fait des modules de se pratiquer avant le début de la saison. Outre le nouveau module, les enfants de 10 ans et moins pourront avoir accès aux pentes samedi dans la journée sous la supervision

Pour le Chicoutimien Philippe Couture, 15 ans, cette fin de semaine de descente intensive est une occasion de renouer avec la planche à neige, sport qu’il pratique depuis qu’il a sept ans. «Ce sera la troisième année que je participerai au bootcamp. J’aime y aller parce que ça commence bien la saison

perfectionnées et que la station bénéficie de plus de publicité. Selon lui, la région doit exploiter ce sport au maximum «Le Saguenay–Lac-Saint-Jean est parfait pour ce sport, car nous avons beaucoup de neige et elle arrive tôt dans l’année», termine-t-il.

Centre éducatif Pépita

Andréanne Larouche

andreanne.larouche@cjonquiere.qc.ca

La Zumba, de plus en plus populaire, est un entraînement par la danse sur des rythmes latino. L’entraîneuse et propriétaire du Centre éducatif Pépita, Josée Poirier, donne des sessions adaptées de Zumbini aux bambins, deux fois par semaine, dans ses nouveaux locaux situés sur le boulevard Harvey.

Depuis septembre, Josée Poirier est l’une des cinq entraîneurs au Québec pouvant enseigner les cours de Zumbini, grâce à une formation donnée à Miami par la créatrice Ashlee Cramer. Les deux sessions, se tenant le jeudi et le samedi matin, rassemblent jusqu’à présent une dizaine de bambins. Mme Poirier est prête à accepter un maximum de 14 enfants par groupe. Le programme Zumbini permet aux bambins d’explorer le chant, la danse et d’avoir accès à 3000 $ d’instruments de musique. «Souvent, on opte pour la Zumba, parce qu’il n’y a pas d’enseignement de la danse comme tel. Le fait de pouvoir toucher aux instruments de qualité et que les parents puissent participer, c’est ce qui plaît beaucoup», explique Mme Poirier. Même l’apprentissage des langues est favorisé. Mme Poirier

rend l’ensemble de ses cours de Zumba enrichissants avec des chansons en français, en anglais et en espagnol. Selon l’entraîneuse, le concept Zumbini crée des liens entre les bambins et leurs accompagnateurs. «Ça développe une grande complicité. Il y a aussi des éducatrices en garderie qui amènent leurs poupons. On anime non seulement les enfants, mais aussi les tuteurs», note-t-elle. Josée Poirier affirme que cette forme de Zumba a d’abord été créée pour faire bouger les bambins. Elle permet aussi d’assurer leur bon développement global, dont la motricité et l’esprit, de quoi réjouir les tuteurs: «Les parents voient leur enfant apprendre tellement vite d’une semaine à l’autre! Ils ont toujours de belles surprises.»

L’entraîneuse et propriétaire du Centre éducatif Pépita a reçu une formation de Zumbini à Miami, en septembre dernier.

LA PIGE, LE DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013 - 15

Il n’est pas nécessaire d’être dans la cour des grands pour faire de la Zumba. Le Centre éducatif Pépita de Jonquière est la première organisation de la région à offrir ce type d’entraînement aux enfants de 0 à 3 ans.

Photo : Courtoisie

De la Zumba pour les bambins


Quidditch

Les moldus peuvent jouer à Jonquière

Une ligue intercollégiale de quidditch, le sport pratiqué dans le film Harry Potter, est en voie de se former à travers le Québec. Le Cégep de Jonquière en fera partie avec la participation d’une équipe de tournoi.

vickie.lefebvre@cjonquiere.qc.ca

«On voulait s’embarquer parce que c’est un projet qui a été initié par des étudiants», souligne l’un des organisateurs et exécutant aux Affaires internes de l’association étudiante, Francis Huot. Le projet a été lancé par une étudiante du Cégep de Rosemont, Emmanuelle Rheault. Les participants doivent courir avec un balai entre les

À ce jour, il y a environ une quinzaine de cégeps qui sont inscrits dans la ligue, dont la majorité proviennent de la région de Montréal. Il y a cependant quelques collèges de Québec et de l’Abitibi qui ont décidé d’emboîter le pas. «Je voudrais vraiment que le plus de cégeps possible fassent partie de la ligue», ajoute Mme Rheault. Elle contacte les associations étudiantes afin de développer davantage ce sport au niveau collégial. La fondatrice ne voit pas la disance qui peut séparer certains cégeps comme un frein au projet. «Dans la prochaine année, j’aimerais vraiment organiser des tournois éloignés, comme à Jonquière par exemple», s’enthousiasme-t-elle. Ligue intramurale L’Association générale des étudiantes et étudiants du Cégep de Jonquière voudrait également

Arts martiaux mixtes, pas un jeu d’enfant

démarrer une ligue intramurale de quidditch pour permettre aux étudiants de jouer davantage. Toutes les personnes intéressées

auront donc la chance de s’impliquer dans ce nouveau sport, sans devoir participer automatiquement dans une équipe de tournoi.

Opinion Partisans demandés

Après 11 rencontres de disputées à domicile, ils sont déjà 2 300 partisans de moins à avoir franchi les tourniquets du centre GeorgesVézina comparativement à pareille date l’an dernier. Sur les 18 équipes au sein du circuit Courteau, seulement les formations de Charlottetown, Acadie-Bathurst et Drummondville ont noté une hausse de leur assistance. La plupart des organisations visent une clientèle bien précise: les familles. Les prix avantageux, ainsi que les forfaits sur les billets et la nourriture sont multipliés. Le geste est noble, mais le citron semble pressé à son maximum. Certaines rencontres sont disputées les jours de semaine et dès lors, les parents n’ont pas toujours le temps, ni l’énergie, pour se présenter à l’aréna. La fin de semaine, leur progéniture est elle-même sur la patinoire, donc difficile d’acclamer leurs favoris.

Vanessa Soulières

vanessa.soulieres@cjonquiere.qc.ca

Photo: Vanessa Soulières

16 - LA PIGE, LE DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013

Le Cégep de Jonquière prendra part au circuit intercollégial de quidditch.

«Faites du bruit!» Cette phrase que l’on entend dans les arénas de la province fait de plus en plus écho dans les estrades des amphithéâtres de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Une baisse des assistances qui pourrait être renversée par une présence étudiante accrue.

Contrairement aux ÉtatsUnis, les combats d’enfants en arts martiaux mixtes (AMM) ne sont pas tolérés au Québec et ne sont pas près de l’être selon l’avis de certains instructeurs.

Aux États-Unis, parmi les sports qui gagnent le plus en popularité ces dernières années chez les enfants de 5 à 7 ans se trouvent les arts martiaux mixtes (AMM), peut-on lire dans un article du site web Mailonline. Le sport est si populaire que des tournois, semblables aux combats professionnels de la MMA, sont organisés. Les enfants se battent dans une grande cage placée au centre d’une foule. Pour couronner le tout, des caméras captent l’évènement. «Ce genre de tournoi donne une mauvaise image au sport», déplore un instructeur en AMM du Spartan Fight Club de Jonquière, Claude Perron. L’entraîneur en AMM, Alexandre Gauthier, ne croit pas que ce genre d’évènement va se reproduire au Québec. «C’est ridicule comme combat, personne n’aime ça», soutient-il. L’âge minimum pour s’inscrire au Spartan Fight Club est de 14 ans. «Quand la personne est mineure, on organise une rencontre avec les parents et le jeune avant tout entraînement pour expliquer dans quoi leur enfant s’embarque, explique Claude Perron. Il y a des risques

Photo: Photomacc

Vickie Lefebvre

jambes pour se rapprocher le plus possible du jeu réel. Il y a des gardiens devant de grands anneaux dans lesquels les joueurs doivent lancer des ballons pour faire des points. La seule façon de remporter la partie consiste toutefois à attraper le vif d’or, une boule en or volante dans le film, incarnée par un étudiant ayant un bout de tissu qu’on doit lui enlever pour gagner. La version adaptée de ce sport mélange le rugby, le ballon chasseur et le hockey. Emmanuelle Rheault explique que la ligue est en pleine création, donc qu’il n’y aura probablement pas de parties officielles avant la session d’hiver ou d’automne prochain. «Présentement, la ligue n’est pas reconnue officiellement, puisque comme pour tout sport, une ligue doit commencer à l’interne avant d’être reconnue par le Réseau du sport étudiant du Québec», poursuit-elle.

Alexandre Gauthier, instructeur d’arts martiaux mixtes, croit que les enfants ne seront pas initiés de sitôt au Québec. de blessures graves et les débutants doivent être mis au courant.» «Les combats entre enfants sont toujours pris au sérieux, poursuit Claude Perron. Par exemple, à la boxe, les enfants n’ont même pas le droit de se frapper pour vrai, ils jouent ensemble. Les combats sont très contrôlés.» Durant les combats amateurs en AMM, les torsions dangereuses pour les ligaments ainsi que les coups de coudes et de genoux sont proscrits pour éviter les blessures graves.

«On ne prend pas les blessures à la légère. Il y a toujours un médecin sur place. Personne ne veut se blesser», explique Alexandre Gauthier. Il ajoute que les arts martiaux mixtes apportent une discipline de vie à ceux qui les pratiquent: «Nous, on veut juste encourager les gens à bouger et à s’entraîner. Ils peuvent, en plus, se défouler sur un gros sac d’entraînement. C’est mieux que de se battre dans la rue.»

lapige.qc.ca

Ils vous en redonneront Une clientèle demeure à être conquise. Les étudiants sont les laissés-pour-compte dans plusieurs marchés. Ils ont des tarifs qui correspondent à leur statut comme il se doit, mais un étudiant ne cesse pas nécessairement de l’être à 20 ans. La différence au guichet se fait ressentir dans le portefeuille. Le prix du billet pour étudiants est fixé à environ 8 $ à travers la Ligue, alors que celui pour adultes est à 13 $ et même parfois à 16 $. En augmentant le forfait jusqu’à 25 ans, on laisserait la chance à un universitaire d’être toujours considéré comme tel. Les Voltigeurs de Drummondville n’hésitent pas à offrir gratuitement les billets aux étudiants pour les rencontres disputées au Centre Marcel-Dionne, les mercredis soirs. Même si les ventes aux tourniquets sont en baisse à quatre reprises durant l’année, cette clientèle va tout de même débourser durant la rencontre, par exemple dans les consommations. Les gagnants seront les organisations, les partisans, sans oublier les joueurs. Les encouragements de fin de rencontre peuvent leur procurer ce regain d’énergie nécessaire afin de décrocher la victoire. Et elle n’a pas de prix!

Maxime Tousignant

maxime.tousignant@cjonquiere.qc.ca


Journal La Pige du 17 novembre 2013