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Volume XXXVll

lapige.qc.ca

Le jeudi 1 décembre 2016

Le Rouge et Or

s’entraînera au Mont-Édouard page 11

Abolition du programme de santé animale

t

Louis-Alain Tremblay sème le bonheur en Thaïlande page 3 Tournoi familial à Saint-Ambroise

Le party se poursuit sur la glace page 11

page 2


ACTUALITÉ

Multiples projets en Thaïlande pour Louis-Alain Tremblay

Un Almatois au grand coeur Alors qu’il défile les photos dans son cellulaire, LouisAlain Tremblay a des dizaines d’anecdotes à raconter. Chaque cliché lui fait traverser les océans et le fait naviguer jusqu’aux terres de Tha-Sao, un petit village thaïlandais qu’il porte dans son cœur depuis maintenant cinq ans. Puis, une photo particulière apparaît. Celle du petit restaurant qu’il a construit pour les gens qu’il a connus là-bas. Son sourire inébranlable confirme que l’entrepreneur est plus que fébrile à l’idée de retourner bientôt en Thaïlande pour aider une fois de plus ses protégés.

Les projets de Louis-Alain Tremblay ne s’arrêtent pas là. Depuis l’été 2016, il a entrepris de construire une maison pour cette même famille qu’il porte dans son cœur depuis les tout débuts de ses aventures en Thaïlande. L’ancienne maison où ils logeaient n’était pas dans un très bon état, mais M. Tremblay a décidé de changer les choses. «Même s’ils vivent

blay dépose son téléphone. «Si 50% de la planète aidait l’autre 50%, ce serait facile pour eux de s’en sortir», affirme-t-il avec conviction. Le 29 décembre, il s’envo-

Le restaurant est ouvert depuis juillet 2015 et attire toujours autant de clients.

lera à nouveau vers l’Asie pour retrouver les siens et regarnir son téléphone de clichés, et sa tête, de souvenirs inoubliables.

ie

2 - LA PIGE, LE JEUDI 1 DÉCEMBRE 2016

Plusieurs projets qui mijotent

très sobrement, je voulais que ce soit coquet. Par exemple, j’ai tenu à ce que l’air conditionné soit installé», précise-t-il, rappelant que les températures thaïlandaises oscillent entre 26 et 32 degrés Celsius. Ce sont des Thaïlandais qui s’occupent de la construction pendant qu’il est à Alma, en train de s’occuper de son entreprise d’arpentage, Tremblay-Laliberté. Aussitôt qu’il a terminé d’esquisser les plans, il les envoie par courriel au maçon chargé du projet en Thaïlande. Les gens du voisinage ne tardent pas à faire parvenir des photos de l’avancée de la construction à leur Québécois préféré. Une fois de plus, cette décision est entièrement assurée financièrement par l’Almatois. Les rénovations de la maison sont beaucoup plus coûteuses que la construction du restaurant. «La Thaïlande m’amène dans une autre vie, et ça, ça vaut tout l’or du monde. En tant qu’Occidental, je suis privilégié, je le sais, confie Louis-Alain Tremblay. En les aidant, je partage, tout en étant partie prenante de cette dynamique-là. Ils veulent aller quelque part, et je les aide à s’y rendre», image-t-il. Une autre photo défile dans le téléphone du Thaïlandais d’adoption. C’est un petit garçon, prénommé Boom, qui sourit à la caméra. D’un instinct presque paternel, M. Tremblay le présente. «Ses parents l’ont abandonné. Quand je l’ai connu, son avenir, c’était la rue. J’ai choisi de payer ses études pour l’aider à se sortir de ça», partage-t-il, humblement. Alors qu’il achève de fouiller à travers toutes les photos qu’il a récoltées depuis cinq ans, Louis-Alain Trem-

Photos: courtois

C’est un désir de dépaysement qui a poussé l’Almatois à visiter l’Asie en 2011. Rapidement, il s’est lié d’amitié avec les habitants et a développé des liens très forts avec une famille en particulier. La pauvreté est bel et bien présente en Thaïlande, mais pour aider cette famille à avoir un revenu stable, l’homme a décidé de construire un restaurant pour elle. Cet investissement de 55 000 $ a été payé de sa poche et tous les revenus des ventes vont directement aux gens qui y travaillent. «J’ai essayé les voyages tout inclus, mais ce n’est pas moi. Il faut que je bouge, j’ai besoin de me sentir utile», raconte le voyageur qui passe environ trois mois par année outremer. Tha-Sao est un village de la province de Phichit, au nord du pays. Les gens qui y vivent sont tous très près les uns des autres et Louis-Alain Tremblay n’a pas

pu s’empêcher d’adopter le même mode de vie. «Le contact avec les gens est primordial, là-bas. Les enfants prennent une grande place aussi et ça me fait toujours plaisir de jouer avec eux ou de les emmener visiter les environs», témoigne-t-il. Puis, Louis-Alain retrouve une vidéo dans ses archives personnelles. On y voit des moines, tous vêtus de grandes robes à capuchon orange, qui font la bénédiction du repas servi au restaurant de Tha-Sao, lors de son ouverture en juillet 2015. Partout autour, des enfants s’agitent et rigolent, impatients de manger le plat qui leur est servi. Une fois la bénédiction faite, la musique démarre et la fête commence. Certains clients sont installés par terre, prêts à déguster, d’autres dansent et célèbrent la grande ouverture. «C’est toujours vivant comme ça», ajoute Louis-Alain Tremblay, une pointe de nostalgie dans la voix. Le restaurant, qui comporte également une section «dépanneur», rapporte entre 15 $ et 20 $ par jour, ce qui est suffisant pour que la famille qui y travaille soit autonome financièrement. «C’était le but ultime derrière mon idée», ajoute l’instigateur du projet, avec fierté.


ACTUALITÉ

Fin de l’aide financière pour les frais médicaux des animaux

Les producteurs dénoncent la décision

Les producteurs laitiers de la région s’inquiètent de voir disparaître le programme d’Amélioration de la santé animale au Québec (ASAQ), qui leur permettait de ne payer qu’une partie des frais médicaux de leurs vaches, au profit d’un programme les obligeant à assumer l’entièreté des dépenses des vétérinaires. Le ministère de l’Agriculture, de la Pêcherie, et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) prévoit une réforme d’ici avril 2017.

consultés, mais on va se battre pour garder nos avantages.»

Accès aux soins limités

toisie

En raison de la concurrence du marché, les cliniques vétérinaires des régions pourraient écoper d’une baisse de la demande de la part des producteurs agricoles si leurs tarifs ne sont pas compétitifs. «C’est sûr que les vétérinaires ne voudront pas s’établir en région, ce n’est pas avantageux pour eux. Mais on en a besoin pour nos animaux, c’est vital», constate M. Théberge. Pour Daniel Côté, le manque de vétérinaires dans les régions serait la principale problématique du nouveau programme. Les producteurs de lait du Québec souhaitent le main-

tien intégral du programme actuel afin de faciliter l’accès aux soins préventifs et curatifs partout dans la province. «Ce qu’on veut, c’est majorer le budget destiné à la santé animale pour moderniser le programme, et se doter de ressources humaines et technologiques pour nous permettre de nous améliorer encore», conclut M. Théberge.

Photos: cour

Actuellement, l’ASAQ permet aux producteurs laitiers de recevoir une aide financière du ministère, qui défraie 35 % des frais vétérinaires. Les producteurs assument la différence des coûts de la visite. Le programme, en vigueur depuis 45 ans, a pour objectif de protéger la santé animale et la santé publique, grâce à différentes études réalisées sur l’espèce bovine. Avec le nouveau Programme intégré en santé animale du Québec (PISAQ), le ministère entend couper toute l’aide financière

disponible pour les producteurs, les obligeant à assumer l’entièreté des frais médicaux, ce qui diminuerait leurs revenus nets. Un producteur sollicite la venue d’un vétérinaire au moins une à deux fois par semaine sur la ferme, et la visite coûte rarement en dessous de 200 $. Avec le nouveau programme, les producteurs devront défrayer plusieurs milliers de dollars par année pour les frais médicaux. Le budget du ministère resterait de 15 M$, mais la somme serait investie pour de la prévention et des visites de contrôle annuelles. «Le moral des troupes est au plus bas, on est menottés», explique le président de la fédération régionale de l’UPA, Mario Théberge. Le président déplore l’absence de consultation de la part du MAPAQ qui «a pris une décision unilatérale», sans en aviser les personnes concernées. Les producteurs de lait du Québec ont eu connaissance du projet lors de leur assemblée générale annuelle, le 17 novembre. «Il n’y a pas de consultations, le ministère actuel est en mode coupures, on est à couteaux tirés, il n’y a rien de bon pour l’agriculture pour le moment», s’indigne Mario Théberge. Le constat est semblable pour le président du Syndicat des producteurs de lait du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Daniel Côté: «On n’a pas été

Les vétérinaires attendent avant de se prononcer

Pauline Mourrat pauline.mourrat@gmail.com

Contrairement aux producteurs de lait du Québec, l’AMVPQ a assisté à deux réunions d’information organisées par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) depuis août 2016. «C’est plus de l’informa-

tion qu’autre chose. Les réunions durent deux heures, on n’a pas le temps de discuter ou de participer», déplore le vétérinaire et directeur général de l’Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec, Michel Savard. L’AMVPQ souhaite que

les deux programmes soient jumelés afin de garder le meilleur de chacun. L’aide financière aux producteurs pourrait être associée au service-conseil proposé par le PISAQ afin d’être bénéfique à toutes les parties prenantes. «Ce serait

le plus beau programme de santé animale au monde, c’est certain», déclare M. Savard.

Répercussions mitigées Depuis les cinq dernières années, l’AMVPQ demande

la bonification du programme ASAQ, mais celle-ci n’est pas possible, faute d’argent. Parmi les objectifs du nouveau programme intégré, les régions sont au cœur des priorités. «Le MAPAQ a toujours dit qu’il soutiendrait les vétérinaires en région», assure le directeur général, tout en précisant que le Saguenay–Lac-Saint-Jean n’est pas une région déficitaire et qu’elle compte une forte concentration de vétérinaires. Chaque année, il y a quelque 200 000 visites de vétérinaires dans les fermes. «Si la portion économique est touchée par les coupes budgétaires, il y aura sûrement une baisse des visites», conclut Michel Savard, pour qui la présence des vétérinaires sur le terrain est la principale force du programme actuellement en vigueur jusqu’au 31 mars 2017.

LA PIGE, LE JEUDI 1 DÉCEMBRE 2016 - 3

L’Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec (AMVPQ) souhaiterait que le programme d’amélioration de la santé animale du Québec (ASAQ) soit maintenu pour encore un an, ce qui permettrait que des projets pilotes du Programme intégré en santé animale du Québec (PISAQ) soient mis en place.


ACTUALITÉ I NATURE

Inventaires des oiseaux à statuts

Le CIBRO change de vocation

L’aide de la population demandée

Cette demande a été faite par la biologiste et le technicien du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs au Saguenay–LacSaint-Jean, Sophie Hardy et Mathieu McCann, qui ont animé la conférence sur les espèces menacées et vulnérables. Cette dernière s’est déroulée devant une trentaine de personnes, mercredi, à la bibliothèque de Jonquière. «Vos mentions sont importantes pour nous. Quand vous

n’êtes pas sûr, envoyez-nous l’information, nous on la traite et on vérifie si elle est valable, a expliqué la biologiste. Parfois ça nous pousse à agir.» «″Tout le monde le sait.″ Ce n’est pas vrai, nous ne sommes pas tout le monde. Ça ne se rend pas toujours à nos oreilles, donc ne vous gênez pas», a ajouté Mathieu McCann.

«Ça ne se rend pas toujours à nos oreilles, ne vous gênez pas» - Mathieu McCann

Ces données sont précieuses pour eux, car elles permettent de faire un portrait plus précis de ces oiseaux et de prendre des mesures pour mieux les protéger. L’aigle royal, le faucon pèlerin, le garrot d’Islande, la grive de Bicknell ou encore le pygargue à tête blanche sont tous considérés comme vulnérables et ont besoin de cette protection.

Les deux employés du ministère, Sophie Hardy et Mathieu McCann, ont bien insisté sur le fait que les ornithologues amateurs jouaient un rôle important dans l’inventaire des oiseaux.

Les employés du ministère peuvent en conséquence intervenir plus rapidement pour éviter que ces espèces s’éteignent s’ils ont les informations nécessaires. «La principale cause de disparition est la perte des habitats dans les aires de nidification et d’hiver-

Photo : Amélia Chasseur-Chartier

Les ornithologues de la région ainsi que la population sont invités à participer aux inventaires des oiseaux menacés ou en voie de disparition notamment en faisant part de leurs observations sur le site www.quebecoiseaux. org/sospop.

nage, a affirmé Mme Hardy. On peut donc, par exemple, demander à un promoteur de couper des arbres en dehors de la période de nidification. Peut-être que les oiseaux ne réussiront pas à se reproduire, mais on évite qu’ils soient tués», termine-t-elle.

UQAC: 1,2 M $ pour les recherches sur la forêt et les espèces aquatiques Le gouvernement du Québec, par l’entremise du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, a fait l’annonce, lundi matin, de l’octroi de deux subventions à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) totalisant 1,2 M $ pour financer des projets de recherche dans les secteurs forestier et aquatique.

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dereck.doherty@gmail.com

La première subvention, de 600 000 $ jusqu’en 2018, vise à former la main-d’œuvre dans les constructions utilisant le bois, mais aussi à renforcer l’emploi de cette matière première en développant une culture du bois au Québec. «Il s’agit aussi de l’acquisition et du partage de connaissances dans le domaine. Cela vient donner suite au forum Innovation bois qui s’était tenu à Rivière-du-Loup en octobre», explique le ministre Blanchette. «Construire en bois, c’est combattre les changements climatiques, retenez

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, les professeurs Sylvain Ménard et Pascal Sirois et le recteur de l’UQAC, Martin Gauthier, signent le document octroyant deux subventions. cette phrase», a pour sa part rappelé le recteur de l’UQAC, Martin Gauthier. La somme allouée à ce projet par Québec vient du Fonds vert, ainsi que du marché du carbone québécois. En ce qui a trait à la crise actuelle du bois d’œuvre, le ministre est sans équivoque: «Le Québec est dans une position solide, on a un régime

forestier rigoureux qui devrait nous protéger du protectionnisme américain.»

Espèces aquatiques La CREAE, dont l’objectif principal est l’acquisition de nouvelles connaissances et l’optimisation de la gestion des populations de poissons destinées à la pêche sportive,

travaille depuis 2010 pour favoriser l’exploitation durable de ces ressources. Le ministre Blanchette a d’ailleurs tenu à féliciter la région: «Le Saguenay—LacSaint-Jean a une grande influence sur le reste du Québec en la matière. Si on peut pêcher le bar rayé aujourd’hui, c’est grâce au travail de gens comme Pascal Sirois.»

Photo : Dereck Doherty

Dereck Doherty

Le Centre d’interprétation des battures et de réhabilitation des oiseaux (CIBRO) est actuellement fermé et il le demeurera jusqu’en 2018 afin de mettre sur pied le nouveau Parc ornithologique du Fjord du Saguenay.

Laurence Desbiens ldesbiens4@gmail.com

Selon le maire de SaintFulgence, Gilbert Simard, cela fait longtemps que les membres du conseil municipal tentent de trouver une alternative au CIBRO: «Les expositions étaient désuètes, les sentiers perdaient de la qualité. Les touristes quittaient l’endroit et étaient déçus de leur visite. Il fallait autre chose.» Le nouveau centre d’interprétation proposera un réaménagement de la montagne du CIBRO. «Il y aura des installations multimédias, des points de vue exceptionnels, une voilière et un centre de réhabilitation des oiseaux», explique M. Simard. Il ajoute que le refuge faunique sera réaménagé, que les sentiers seront refaits à neuf et que de l’animation sera offerte sur les berges du Fjord. Gilbert Simard précise qu’il souhaite offrir une approche plus large du centre: «Nous allons garder la mission principale de réhabiliter les oiseaux, mais nous allons également présenter des activités payantes qui visent un aspect nature.» Les coûts pour la réalisation s’élèvent à 4 millions $ et près de 70 % du projet est déjà financé. Pour le reste, des campagnes de financement seront lancées. «On invite les gens de la municipalité à bâtir des cabanes à oiseaux. On souhaite aussi que les commerces présentent des fresques évoquant la mission du centre. De plus, nous voulons installer des panneaux demandant aux automobilistes de ralentir afin de protéger les espèces qui vont dans les battures», insiste M. Simard. Le CIBRO ouvrira ses portes pour le Festival de la bernache en mai prochain afin de célébrer le 30e anniversaire du centre. Il sera alors en phase de transition. L’ouverture officielle aura lieu en 2018.


AFFAIRES I ACTUALITÉ

Communautés autochtones

Distinction Vape

L’entrepreneuriat, une nécessité La vice-présidente du Groupe ADL de Masteuhiash Mélanie Paul, estime que l’entrepreneuriat joue un rôle très important dans le développement social et économique des communautés autochtones.

Mélanie Paul a réitéré l’importance de bien s’entourer en affaires. Cette dernière a réitéré l’importance de bien s’entourer en affaires. Lors de ses études à l’École d’entrepreneuriat de Beauce, sa formation était grandement axée sur l’introspection. «On nous a répété de travailler sur nos forces, pas sur nos faiblesses. On nous a

Le propriétaire de la franchise familiale Distinction Vape, Michael Choquette, souhaiterait étendre ses activités sur les marchés de Chicoutimi et de Charlevoix, mais cette expansion sera envisagée seulement si le projet de loi fédéral qui réglementera l’utilisation du vapotage et de la cigarette électronique ne nuit pas à l’avenir de celle-ci.

dit qu’il fallait nous entourer de personnes qui combleraient nos failles», a-t-elle déclaré. Elle a également fait part des défis que peut représenter le travail entre membres d’une même famille. «Des fois avec mon père, il y avait des flammèches. Quand je voulais effectuer une action pour la compagnie, mon père ajoutait tout le temps quelque chose, et ça affectait mon estime et mon orgueil», a-t-elle exprimé. Le groupe ADL est affilié avec diverses entreprises de secteurs variés: technologique, agricole, probiotique.

Jonathan Barbeau jonathabarbeau25@gmail.com

Photo: Évelyne Auger

La femme d’affaires a fait part des actions de groupe ADL, une entreprise de placements et de gestion d’autres entreprises affiliées, au cours de sa conférence Mocassins et talons hauts tenue mercredi à l’UQAC. Mélanie Paul l’a baptisée ainsi en raison de l’intimidation qu’elle aurait subie au cours de sa jeunesse à propos de ses origines ethniques, que certains estimaient trop «autochtones» ou trop «blanches». Son parcours a débuté alors

que son père lui a proposé de joindre l’entreprise familiale. «J’ai hésité au départ, car j’ai fait mes études en travail social, et ce que je voulais faire, c’est aider les gens et résoudre leurs problèmes. J’ai parlé avec mon père, et il m’a dit que c’est ce qu’il faisait à longueur de journée. Il m’a aussi dit que l’entrepreneuriat était essentiel au développement social et économique des communautés», a témoigné Mélanie Paul.

Une expansion envisagée

Mélanie Paul lancera sa page Facebook «Mocassins et talons hauts» dans les prochains jours afin d’inciter les jeunes femmes autochtones à se lancer en affaires.

Témoignage des fondateurs de la boutique Homie’s

La visibilité passe par l’implication Dans un marché spécialisé comme celui de la vente de planches à roulette et de planches à neige, il est important de s’impliquer dans la communauté pour se faire connaître aux yeux de la population locale.

Pierre-Olivier Poulin

déclaré le cofondateur et responsable du design chez Homie’s, Alexandre Gagnon. Les arrondissements de Saguenay ont leurs demandes et leurs caractéristiques propres. Il arrive que les clients de Chicoutimi doivent être abordés différemment que ceux de Jonquière. «Il se peut que des marques

vont bien se vendre à Chicoutimi et carrément ne pas lever à Jonquière. Pour bien se faire voir à Jonquière, il faudrait quasiment que je vive à Jonquière et que je sorte au Campus», a lancé à la blague le responsable des finances, Jeremy Tessier. Un autre aspect abordé lors de la conférence est le fait que

la chance peut peser dans la balance. «Quand on a démarré en affaires, on a été chanceux d’être dans les premières années de Facebook. Dans ce temps-là, il n’y avait aucun algorithme et tout ce qui était publié était visible sur le mur de tout le monde, donc les coûts pour la publicité étaient moindres», a répliqué M. Gagnon.

po.poulin1995@gmail.com

Alexandre Gagnon et Jeremy Tessier ont donné des conseils à des élèves en comptabilité de l’UQAC.

Un marché lucratif «La Ecigarette n’est pas en train de mourir comme tout le monde pense, au contraire, nos ventes ont augmenté de 30 % dans les derniers mois», précise le propriétaire. Celui qui a ouvert sa première boutique à Alma en 2014 ne s’est jamais inquiété pour sa franchise. Selon lui, le fait que l’engouement autour de la cigarette électronique était si important chez nos cousins français prouvait que c’était une valeur sûre. Pour l’instant, l’effet néfaste de la compétition atteint seulement les grands centres, les boutiques de la région ne sont pas menaçantes les unes pour les autres. «Si le gouvernement devait encadrer davantage la cigarette électronique, certains propriétaires devront mettre la clé dans la serrure.»

LA PIGE, LE JEUDI 1 DÉCEMBRE 2016 - 5

Photo: Pierre-Olivier Poulin

C’est le conseil qu’ont prodigué deux des fondateurs de la boutique Homie’s, Alexandre Gagnon et Jeremy Tessier, qui étaient présents à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) pour donner des conseils à des jeunes étudiants en comptabilité, mardi. «Par exemple, on a participé à des collectes de sang et autres événements communautaires pour se faire voir. Avant de fonder Homie’s, j’ai travaillé chez Empire qui est quand même une entreprise évaluée à 40 millions $. Et la différence que j’ai pu observer, c’est que le magasin redonne plus à la communauté, car ça vient d’une plus petite place», a

Selon Michael Choquette, le gouvernement n’a rien à gagner en valorisant la Ecigarette au détriment de la cigarette. «Au niveau économique, c’est comme un cercle vicieux pour le gouvernement», élabore-t-il en décrivant que l’argent récolté avec les taxes gonfle les fonds du gouvernement. Le propriétaire de Distinction Vape déplore que le gouvernement, tout comme les citoyens canadiens, reste borné face à la Ecigarette. L’Angleterre a pour sa part adopté cette invention pour son volet santé. Le gouvernement fournit aux fumeurs compulsifs la cigarette «santé» pour les aider à arrêter de fumer. Une solution que le Canada devrait évaluer selon M. Choquette.


pinion

Les agriculteurs encore visés

GUYLAINE PROULX, DIRECTRICE GÉNÉRALE JASMINE GAUTHIER, DIRECTRICE DES ÉTUDES

SUPERVISEURS CATHY TREMBLAY, ISABELLE LABRIE ET ANDRÉ TALBOT

6 - LA PIGE, LE JEUDI 1 DÉCEMBRE 2016

Pour les 310 producteurs de lait de la région qui bénéficient des services offerts par l’ASAQ, la réforme prévue pour avril prochain apportera probablement son lot de répercussions financières. En effet, considérant qu’ils devront assumer la totalité des frais engendrés par la visite d’un vétérinaire, alors qu’ils en paient actuellement 65 %, les producteurs n’auront d’autre choix que de limiter les visites ou de revoir leur budget. Sans compter que ce dernier risque en plus d’être affecté par la réforme du crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA), une idée mise sur la table par Philippe Couillard il y a tout juste trois semaines. En raison de ces changements, les producteurs agricoles pourraient voir leur compte de taxes augmenter de 10 % à 50 % au cours de la prochaine année. Les agriculteurs ne l’ont pas eu facile au cours des derniers mois. Ils ont d’ailleurs été nombreux à libérer une case de leur horaire très chargé pour sortir de leur rang et exprimer leur mécontentement quant aux projets proposés par les différents paliers gouvernementaux. Il suffit de penser à la récente signature du traité de libreéchange entre le Canada et l’Europe qui a suscité la colère des producteurs de lait, en raison des pertes de revenus qui seront engendrées par la mise sur pied de cet accord et par l’importation massive de fromages européens. Il faut dire aussi que la somme qui sera investie par le gouvernement Trudeau pour l’indemnisation des producteurs est jugée largement insuffisante par les principaux acteurs du domaine agricole. Idem pour le système de quotas en place depuis 1970 qui assure la gestion de l’offre et de la demande pour les producteurs de lait, d’œufs et de poulet. Sa protection n’est plus garantie et se retrouve au cœur des débats concernant le libre-marché, ce qui laisse les producteurs sur le qui-vive. Le débat sur le lait diafiltré, un substitut du lait produit aux ÉtatsUnis et importé en sol canadien qui menace l’industrie laitière d’ici, est également source de frustration pour les agriculteurs, puisque ce produit (contourne le système de quotas). Le règlement de ce dossier figurait parmi les promesses électorales de Trudeau, mais, pourtant, rien n’est encore résolu. L’agriculture s’avère un moteur économique important pour la région. En effet, selon les données recueillies par le MAPAQ en 2010, l’industrie laitière au Saguenay–Lac-Saint-Jean, au cours de cette même année, a généré des revenus bruts de quelque 118 millions $. Il serait primordial que les élus consultent les agriculteurs et protègent cette industrie, plutôt que de sans cesse chercher à lui retirer des revenus durement gagnés. Fondé en 1978, le journal La Pige est tiré à 5000 exemplaires. Il est imprimé par le Progrès du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Rédactrice en chef: Sarah Larouche Rédacteur aux Arts et Sports: Jonathan Thibeault

Caricature: Pauline Mourrat

Avec la réforme du programme d’Amélioration de la santé animale au Québec (ASAQ), le gouvernement tape encore sur la tête des agriculteurs, les obligeant une nouvelle fois à composer avec une baisse de leurs revenus.

Achat de publicités dans les médias

Payer par cartes-cadeaux Dans un contexte où les revenus publicitaires sont en chute libre dans l’industrie des médias, il faut applaudir le nouveau modèle de monétisation publicitaire qui permet aux annonceurs de payer leurs publicités en cartes échangeables dans leurs commerces.

Jonathan Thibeault

jonathanthibeault.lapige@gmail.com

Récemment, Média Boutique, une filiale de XPND Capitals (propriété d’Alexandre Taillefer) s’est associée avec le Groupe V Média pour permettre le paiement des publicités par cartes-cadeaux qui seront par la suite revendues par le média à son auditoire. Est-ce un modèle d’affaires qui répond réellement à une demande ? Décidément oui, car V Média n’est pas

la première entreprise médiatique à emprunter cette avenue. Bell Média, via sa boutique Shopico, permet déjà aux stations de radio et de télévision appartenant à Bell de rentabiliser son temps d’antenne avec une monnaie d’échange en cartes-cadeaux. Si plusieurs médias utilisent la formule de boutique de revente, c’est que les résultats ont été concluants. Autrefois les revenus publicitaires coulaient à flot chez les entreprises de presse, mais avec l’arrivée d’Internet dans le giron de l’industrie de la publicité, les profits sont de moins en moins grands pour les médias. La fameuse question «comment réinventer les médias» est en partie résolue grâce à l’approche des médias de Bell, du journal VOIR et bientôt, les chaînes télé des frères Rémillard. Les diffuseurs qui n’useront pas d’ingéniosité pour pallier la réduction des revenus provenant des

annonceurs vivront des difficultés financières. L’instauration d’un moyen de paiement supplémentaire s’avérera gagnant-gagnant pour le fournisseur et le client. Elle permettra aussi aux consommateurs d’avoir accès à des rabais intéressants, ce qui encouragera l’économie locale. Cette nouvelle manière de payer est certes intéressante, mais pas nécessairement pour les petites entreprises. Cette façon de faire est avantageuse par celles qui ont davantage les moyens d’offrir en échange de publicité des cartescadeaux qui au final ne généreront pas de retombées économiques directes. C’est loin d’être le cas des petites entreprises qui n’ont pas les reins assez solides pour offrir de telles cartes-cadeaux. Trouver de nouvelles méthodes pour renflouer ses coffres, c’est bien, mais encore faut-il en avoir les moyens.

BILLET

Gare au lutin rouge et blanc Dès les premiers ronflements des enfants, le petit lutin malin se met à lutiner, les yeux bleus scintillants. Chaque nuit de décembre, une fois ses mauvais coups terminés, il se pose sur une guirlande dorée, attendant le réveil des petits encore bien emmitouflés.

«Papa, maman! Venez!», crièrent-ils en chœur, émerveillés. Le petit lutin avait transformé la modeste maison en véritable royaume coloré du

Père Noël et de ses compagnons. Le revenu familial tout en rouge, le feu vert donné aux coupes pour assistés sociaux et l’éducation au pied du sapin : des feuilles blanches comme un diamant sans plan et sans structure, tout pour éblouir les bambins. Oh combien la surprise quand ils ouvrirent leur réfrigérateur. Il n’y avait plus rien, à leur grande stupeur! Pas un seul morceau de pain, il avait tout pris, même les raisins! Les jeunes riaient et tout le monde était heureux dans cette

maison de la classe moyenne si belle, de plus en plus vide, mais remplie de la magie de Noël. Tous comblés, les enfants se préparèrent à aller à l’école, le ventre et le sac à dos vidés. Puis, les parents durent nettoyer, parce que le lutin défait tout, mais ne replace rien après être passé. Ils prirent dans leurs bras celui qu’ils ont eux-mêmes choisi d’avoir, et lurent son nom: Philippe Couillard.

Laurie Trottier

trottierlaurie401@gmail.com


ACTUALITÉ

Utilisation de l’énergie solaire dans les cabanes à pêche

Des étudiants donneront des formations

Selon l’instigateur du projet, Gino Thibault, l’énergie solaire comporte plusieurs avantages par rapport aux autres sources d’énergies renouvelables notamment la durée de vie du

matériel. «Le retour sur investissement peut se faire très rapidement, surtout quand ont parle d’une cabane à pêche», a-t-il expliqué. C’est le Club des technologies des énergies renouvelables et du rendement énergétique (TERRE) du cégep qui a mis le projet en place grâce à une collaboration avec Contact Nature, l’organisme qui gère l’installation des cabanes à pêche sur le territoire. Un projet qui, dans un premier temps, permettra de démocratiser le fonctionnement de l’énergie solaire aux utilisateurs de cabane à pêche, mais aussi d’évaluer les besoins de ceux qui désireront faire l’acquisition d’un tel système. L’enseignant mentionne également que de plus en plus d’étudiants s’intéressent à ce genre de technologie, mais que

les formations ne sont pas suffisantes pour un apprentissage complet. C’est pourquoi un collègue et lui ont mis sur pied le club en septembre dernier.

soit 43 % de moins qu’en 2012. Cette baisse, le professeur de marketing à l’Université du Québec à Chicoutimi, Julien Bousquet, l’attribue au cycle de vie d’un produit. «Ils ont lancé un concept, il y a eu une croissance, ça a stagné, et là ça commence à décliner, analyse-t-il. Ils auront toujours des sympathisants, parce que c’est une cause noble.» Le bilan 2016 n’est pas encore dressé, mais Andrée Paulin envisage une

légère baisse du taux de participation, ce qui lui semble loin d’être catastrophique: «Ceux qui choisissent de s’impliquer participent beaucoup plus», estimet-elle. Selon Julien Bousquet, il est capital de renouveler une stratégie publicitaire régulièrement. En ce sens, les organisateurs ont accru leur présence sur les réseaux sociaux en publiant des témoignages poignants sur leur page Facebook. Movember Canada, qui a amassé 18,1 M$ l’an passé, attend le rapport 2016 avec impatience pour commencer à innover en vue de la prochaine édition.

Un projet d’envergure «Même si ça l’air très simple, il ne suffit pas de mettre des panneaux solaires pour rendre une cabane complètement indépendante du réseau électrique», explique le co-fondateur du Club TERRE, Éric Vandal. Le professeur, lui aussi en Génie électrique, mentionne qu’il faut d’abord s’assurer que la cabane respecte certains critères de base en matière d’optimisation comme l’isolation, le nombre de prises de courant ou encore les appareils électriques utilisés dans celleci. C’est seulement après qu’il

Le visage du Movember change C’est l’heure du bilan pour la fondation Movember, qui enregistre un déclin du nombre de participants à l’évènement de novembre depuis quelques années. Mais même si les moustaches garnissent de moins en moins le visage des hommes, les organisateurs se disent fiers de l’engouement créé par la 13e édition de l’évènement.

Laurie Trottier

trottierlaurie401@gmail.com

Plusieurs hommes se font pousser la moustache, à l’occasion du Movember.

Les étudiants du Cégep de Jonquière faisant partie du Club TERRE travaillent afin d’offrir un atelier accessible à tous en février. est possible de dire quelles seront les machines à installer, car il faut être certain que l’équipement répondra aux besoins du client. L’activité aura lieu le 11 février au village sur glace

de l’Anse-à-Benjamin. Les étudiants recueilleront également des noms afin d’offrir une quinzaine d’évaluations individuelles aux personnes désirant savoir s’il serait possible d’installer l’équipe sur leur cabane.

Claude Girard se dévoue pour Nez rouge Saguenay Ce qui est à la base une implication remarquable et une preuve de grand dévouement pour toute l’équipe d’Opération Nez rouge Saguenay–Lac-Saint-Jean est devenu un véritable passe-temps pour le retraité Claude Girard, responsable des bénévoles depuis neuf ans et bénévole au grand cœur lui-même.

Marie-Pier Leboeuf mpierleboeuf@gmail.com

Septembre à janvier est une période importante pour M. Girard, qui troque les heures de télévision pour donner du temps. Le Jonquiérois de 69 ans qui veille aux inscriptions des bénévoles et à leur accueil lors des soirées d’opérations ne compte pas ses heures, de jour ou de soir. Pour Claude Girard, l’essence de son engagement est de rendre service à la population. «Même si on ouvrait juste un soir pour une personne, c’est une vie de sauvée. On n’est pas là pour faire de l’argent, on est là pour sauver des vies et c’est ce qui fait que je suis encore là», confie celui qui est également membre de la CroixRouge depuis trois ans. Au total, ce sont près de 800 bénévoles qui s’impliquent par année, ce qui signifie près de 40 équipes lors des soirées les plus chargées. «J’ai longtemps travaillé dans le public et j’adore rencontrer les gens. Ils doivent tous nécessairement passer par moi, je suis l’engrenage», raconte le retraité du domaine de l’alimentation. Si le contact avec le public le garde allumé, c’est bien entendu l’ambiance de travail qui le garde tout autant impliqué. «Tant que je pourrai, je vais y être, ça pète le feu à Nez Rouge», s’exclame M. Girard avec un grand sourire. Soir après soir, ce sont des bénévoles de tous les âges qui se déplacent à la centrale pour aider. «Il y a des amis et des familles qui se réunissent à Nez Rouge. Il y en a qui n’ont jamais fait ça et qui partent en disant qu’ils auraient dû venir avant», fait valoir Claude Girard. Pour s’inscrire à titre de bénévole, il faut visiter le www.operationnezrouge.com.

LA PIGE, LE JEUDI 1 DÉCEMBRE 2016 - 7

Photo: Laurie Trottier

«Encore une fois cette année, on a constaté à quel point la communauté Movember est dédiée à la cause de la santé masculine» se réjouit la membre de l’équipe de développement chez Movember Canada, Andrée Paulin. Depuis 2003, la fondation vient en aide aux hommes atteints du cancer de la prostate et invite les hommes à donner et à porter la moustache en guise de soutien. Pourtant, la stratégie publicitaire semble s’essouffler, selon les rapports annuels de Movember: 485 720 personnes à travers le monde, dont 74 132 au Canada, s’étaient enregistrées pour participer en 2015,

Photo: courtoisie

Des élèves du Cégep de Jonquière tiendront un atelier en février sur l’utilisation de l’énergie solaire pour alimenter une cabane à pêche. Les personnes intéressées pourront donc en apprendre davantage sur cette nouvelle technologie en plus de pouvoir faire évaluer leurs besoins en vue d’une installation.


ACTUALITÉ I COMMUNAUTAIRE

Mission accomplie pour le café l’Accès

Accès Logis

Des changements nécessaires

Plus d’un an après l’ouverture du café communautaire l’Accès à Alma, la fondatrice Manon Girard peut dire mission accomplie. Les clients ont adopté en grand nombre ce projet d’économie sociale où les gens peuvent payer selon leurs moyens.

La propriétaire des lieux loue parfois sa salle aux gens qui désirent organiser un évènement spécial: «Je la loue

Photo: courtoisie

« C’e s t fa n ta s ti q ue. La communauté est au rendez-vous du jeudi au dimanche, sur nos heures d’ouverture. Beaucoup de gens me disaient que ça ne fonctionnerait pas, finalement je dois refuser des clients parce que le café est plein», indique la directrice générale d’Accès conditions vie et du café l’Accès. «J’ y v a i s r é g u l i è r e m e n t avec ma fille pour déjeuner, les portions sont très généreuses et les prix sont abordables. Nous y faisons du bénévolat quelquesfois et nous participons aux activités», partage une cliente du café, Caroline Albert.

Le café communautaire l’Accès d’Alma est un endroit où tout le monde est le bienvenu. gratuitement, mais en échange de quelque chose. La dernière fois, je l’ai prêtée à un professeur de guitare et celui-ci a offert des cours aux personnes démunies. On prône les échanges de richesses. C’est un partage d’énergie, de temps et surtout de talent.» Rappelons qu’en mai 2015, le projet d’économie sociale ouvrait

ses portes pour la première fois au 409 rue Collard Ouest. À cet endroit, les clients qui n’ont pas d’argent peuvent également faire du bénévolat en échange des denrées. Une intervenante du café, Jessica Poudrier, entend souvent les clients parler de l’établissement comme étant un endroit chaleureux et accueillant.

«Je dis ‘’bienvenue chez vous’’ à toutes les personnes qui désirent venir au café. Je dis oui à toutes les bonnes idées et à tous les partages de richesse possibles. Nous avons déjà des cours de peinture et de dessin et tous les premiers vendredis du mois, des ateliers Caf’arts sont organisés», conclut la directrice du commerce.

Financement gouvernemental

Les organismes poursuivent la lutte La période des Fêtes qui approche à grands pas fait ressortir le rôle primordial joué par les organisations communautaires auprès des plus démunis. Elles doivent cependant toujours se battre pour obtenir du financement.

Gaëlle Brubacher «Avant, pendant le temps des Fêtes, les besoins étaient plus criants, maintenant la demande d’aide continue d’augmenter au même rythme le reste de l’année», déplore le président de la Corporation de développement communautaire (CDC), Denis Gagnon. Le mouvement Engagez-vous pour le communautaire semble prendre plus d’ampleur. Les organismes militent depuis l’an dernier et pour encore deux ans afin d’obtenir, surtout, un réinvestissement dans les milieux

dans le besoin qui sont privés de services quand on ferme nos portes. Une semaine intensive aurait plus de poids, mais on ne peut pas se le permettre», explique Karen Myles. Nourriture, habits de neige, cadeaux de Noël, ces demandes d’aide peuvent être comblées

par les gens proches des besoins de la population, «mais non par le haut», soutient Denis Gagnon, qui défend le rôle des organismes communautaires plutôt que celui de l’État. «C’est un service créé par la population pour répondre à ses manques», a ajouté Mme Myles.

Photo: Louis Laflamme

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gaelle.brubacher1@gmail.com

communautaires ainsi qu’une reconnaissance de leurs rôles dans la société. Des petits pas sont faits progressivement, mais les luttes doivent continuer, selon celui qui se qualifie de «vieux de la vieille» dans le domaine communautaire. «Ce n’est toutefois pas gagné», note la responsable de la Corporation du développement communautaire du ROC, Karen Myles. Ce sont des batailles qui perdurent, et même une fois le mouvement Engagez-vous pour le communautaire terminé, les luttes continueront si ces organismes communautaires «essentiels dans notre société», selon M. Gagnon, n’ont pas obtenu gain de cause.

Moyens de pression Comme moyens de pression, plusieurs actions sont faites. Les journées de grève se font toutefois rares. «Ce sont les gens

Les organismes communautaires souhaitent obtenir plus de financement.

Malgré ses lacunes, le programme Accès Logis demeure un outil important pour assurer un logement social aux personnes dans le besoin et il faut continuer de mettre les efforts pour tenter d’améliorer la formule. Voilà ce qui est ressorti de la consultation publique sur le logement social, tenue lundi à l’hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi.

Guillaume Pelletier

guillaume.pelletier.la.pige@gmail.com

Les citoyens et les représentants des différents organismes de la région avaient l’occasion de faire part de leurs idées quant à la révision du programme en habitation Accès Logis, un organisme créé par la Société d’habitation du Québec et qui vise à favoriser la réalisation de logements sociaux et communautaires pour les ménages à revenu faible ou modeste, ou encore pour des clientèles qui ont des besoins particuliers en habitation. Parmi la cinquantaine de citoyens de la région ainsi que divers représentants d’organismes sociaux présents, la coordonnatrice de Loge m’entraide, Sonia Côté a tenu à souligner les défis que rencontre un organisme comme le sien, notamment sur l’aspect financier. D’autres initiateurs de projets d’habitation sociaux de la région ont également déploré le manque d’implication des municipalités dans les projets. «Les municipalités ne connaissent pas bien le programme et ce qu’ils doivent faire. Ça nous force souvent à redoubler d’efforts et nous fait perdre beaucoup de temps», a déploré le directeur général de l’Office municipal d’habitation d’Alma, Alain Simard. Les coûts entourant l’achat de terrains à des promoteurs privés ont également été dénoncés par quelques intervenants. «Il arrive souvent que les prix soient gonflés dans le processus. C’est un grand irritant pour les chargés de projets et ça multiplie les coûts», a également expliqué M.Simard.


Arts Espace Côté-Cour

De gros noms dans un nouveau décor

L’Espace Côté-Cour présentera 19 spectacles musicaux de tous les genres du 28 janvier au 28 avril dans un nouveau décor. Koriass, Fanny Bloom et Mordicus seront parmi les spectacles les plus prisés des amateurs de musique.

Sourires en exil

Plusieurs artistes de renom feront des prestations dans le nouveau décor du Côté-Cour. quant à lui de passage le 6 avril. «Avec les prix étudiants à 15 $, on s’attend à ce qu’il y ait beaucoup de monde», raconte la coordonnatrice du Côté-Cour. Les prix étudiants sont aussi offerts aux spectacles de Simon Kingsbury et Antoine Lachance (3 février), d’Alexandre Belliard (1er avril), de Marcie (10 février), de Joëlle Saint-Pierre et Chassepareil (17 février) et de Fanny Bloom (10 mars).

D’autres noms connus seront de passage au Côté-Cour dont le groupe originaire du Japon Mouse on the Keys (22 février) présentement en tournée nordaméricaine. Présentement en tournée internationale, Alejandra Ribera fera une visite au CôtéCour le 24 février. Pour la première fois, le Côté-Cour mentionne si les spectacles sont présentés sous la formule cabaret (assis)

ou debout dans son dépliant. «Il y a des personnes qui n’aiment pas rester assises pendant un spectacle et l’inverse est vrai aussi», affirme Jade Beaudette. Le Côté-Cour n’offrira pas que des prestations musicales. Comme à son habitude, l’établissement propose une soirée par mois des vues animées et des soirées de poésie à thèmes variés.

Un regard différent sur les réfugiés Montrer le point de vue humain et positif derrière la violente crise humanitaire qui chamboule la vie de milliers de migrants réfugiés. C’est le défi de taille que s’est lancé le jeune photojournaliste montréalais Frédéric Séguin. Défi qu’il a relevé avec brio et qu’il partage par l’entremise de son exposition Sourires en exil, de passage au Cégep de Chicoutimi jusqu’à aujourd’hui.

louislaf4@gmail.com

Depuis septembre, Sourires en exil se balade à travers les cégeps, ayant même fait un arrêt à Prague. C’est à la Place publique que le Cégep de Chicoutimi accueille ces sourires exilés. On leur a réservé un petit coin dans l’immense et peuplée place centrale, près des douzaines de divans, comme si le but était d’intensifier la séparation et le choc entre ces deux mondes aux ambiances totalement divergentes. Un arrêt

Ce sont une vingtaine de photos qui sont à la disposition du public au Cégep de Chicoutimi. et les belles et moins belles histoires qui viennent avec, à travers des décors saccagés, voire apocalyptiques. Frédéric Séguin prévoit terminer Sourires en exil au cours de la prochaine année. Il s’envolera prochainement pour le Népal, question de faire le suivi d’un tremblement de terre qu’il a vécu de l’intérieur il y a un an et d’y pratiquer son art, comme seul ce fougueux journaliste peut le faire.

Charlène Lavoie

charlenelavoie.lapige@gmail.com

Avant même la présentation du long métrage au Ciné-Club de Chicoutimi, lundi, la réaction choc des gens, au moment où le résumé du film défilait sous leurs yeux, était perceptible. Nojoom a dix ans et doit subvenir aux besoins de son mari qui a une dizaine d’années de plus qu’elle. Elle vit un enfer en étant battue et agressée sexuellement à maintes reprises. Elle décide donc de mettre fin à cette histoire en se rendant au tribunal pour demander le divorce. Chose qui n’est pas courante au Yémen. Les acteurs sont d’une justesse incomparable. Sans même dire un seul mot, ils font ressentir leur calvaire. Khadija Al Salami, la réalisatrice du film, qui est basé sur une histoire vraie, a complètement tourné son oeuvre au Yémen, certaines fois confrontée à des gens en colère qui interrompaient ou qui nuisaient au tournage. Malgré cela, elle a réussi à transmettre les sentiments de peur, d’angoisse, d’amour, d’incompréhension et d’amitié à travers les images, les scènes et les paroles. Il est catégoriquement impossible de ne pas réagir à certains propos des personnages: «C’est une honte de faire attendre ton mari Nojoom», «En quoi n’estce pas normal de coucher avec sa femme [de dix ans]?» Voilà des paroles qui ne devraient jamais être dites à une enfant qui devrait avoir comme seule obligation de s’amuser. Si une fillette veut vendre sa bague de mariage pour s’acheter une poupée, c’est qu’elle n’est pas prête à se marier. Un principe qui devrait être universel, autant au Québec qu’au Yémen.

LA PIGE, LE JEUDI 1 DÉCEMBRE 2016 - 9

Louis Laflamme

qui ne laisse pas les étudiants curieux indifférents. Projet qui a vu le jour en 2015, Sourires en exil met en image le dangereux périple de plusieurs migrants, des camps de réfugiés au Liban jusqu’aux côtes de la Grèce, dans leur conquête d’une nouvelle vie, laissant leur pays atterré par les guerres derrière eux. Un regard sur cette tragédie que très peu de gens ont pu vivre ou voir. Nul ne peut nier le pouvoir que possède l’image pour porter un message. Une fois coincés entre les quelques murs sur lesquels sont affichés les clichés, tous les visiteurs sont émus, bouche bée et silencieux. L’auteur de ces lignes n’en fait pas exception. Frédéric Séguin a, visiblement, du talent à revendre. Des plans larges, des paysages, mais majoritairement ce sont des gros plans qui composent la vingtaine de captures exposées. Le photojournaliste s’est clairement et ouvertement concentré sur l’individu à travers toute cette misère. Sa vision artistique fait habilement rayonner les sourires,

Moi, Nojoom, 10 ans, divorcée

Toutes les sept secondes, une fille de moins de 15 ans est soumise à un mariage forcé. En un an, 4,5 millions de jeunes femmes vivent ce drame. Le film Moi, Nojoom, 10 ans, divorcée est synonyme de puissance et d’impuissance à la fois, laissant le cinéphile face au problème pendant 1 h 40, sans pouvoir y remédier.

Photo: Gilles Roux

C’est dans un nouveau décor que l’Espace Côté-Cour a lancé sa programmation hiverprintemps 2017, mercredi. Le coin bistro de l’établissement a été refait au complet. «On ne voulait pas trop moderniser pour conserver le cachet du bâtiment», mentionne la coordonnatrice du Côté-Cour, Jade Beaudette. L’établissement accueillera d’abord le slameur et écrivain David Goudreault le 28 janvier. Il est le gagnant de la Coupe du monde de poésie en 2011. Le rappeur Koriass sera

Un film percutant


Sports Athlétisme à l’UQAC

Hockey collégial

Un projet bien accueilli

Les Inuk font peau neuve L’équipe d’athlétisme de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a fait peau neuve en accueillant quatre nouveaux entraîneurs ainsi que plusieurs athlètes recrues cette année. Ils seront mis à l’épreuve le samedi 3 décembre à Québec, lors de leur première compétition.

Les Saguenéens de Chicoutimi et les Élites de Jonquière accueillent favorablement le projet de hockey collégial au Cégep de Chicoutimi, qui selon eux aura des effets positifs.

Josianne Bérubé Photo: Marie-Gabrielle Gagné

Cette saison, seulement le quart de l’équipe des Inuk possède déjà de l’expérience en athlétisme. «C’est une année de recrues, mais je suis allée chercher des étudiants qui avaient de l’expérience dans d’autres sports», indique l’entraîneuse en chef de l’équipe, AnneMarie Fortin. Elle donne comme exemple les joueurs de football qui ont développé certaines aptitudes utiles pour le lancer du disque. Les 26 étudiants-athlètes de l’équipe d’athlétisme participeront à la compétition de Québec cette fin de semaine. Pour la première fois, les Inuk se mesureront aux autres universités dans leurs épreuves respectives. «Je veux utiliser la compétition comme une occasion de faire connaissance avec les athlètes et de voir comment ils réagissent à

L’équipe complète des Inuk en athlétisme se rendra à Québec pour la première compétition de la saison. la concurrence», explique le nouvel entraîneur des épreuves de pelouse, Neil Martindale. De son côté, AnneMarie Fortin veut examiner comment ses nouveaux protégés gèrent le stress d’une compétition. Neil Martindale ainsi que le nouvel entraîneur au sprint, JeanMichel Goupille, ont pratiquement la même vision pour la saison qui vient. «Avec beaucoup d’athlètes étant relativement nouveaux

dans le sport, je pense que la saison 2016-2017 sera une année de développement», mentionne l’entraîneur des épreuves de pelouse. M. Goupille croit que l’objectif des étudiants-athlètes sera le dépassement personnel plus que la récolte de médailles. «Il est très possible que nous assistions à l’émergence de certains athlètes exceptionnels au niveau provincial avant la fin

de la saison» pense, malgré tout, Neil Martindale. Outre Anne-Marie Fortin, Neil Martindale et Jean-Michel Goupille, Naomie Fréchette s’ajoute à la nouvelle équipe d’entraîneurs. «À cette période de la saison, la seule chose que l’on veut, c’est que les athlètes apprennent, acquièrent de l’expérience, s’unissent en équipe et s’amusent», termine Neil Martindale.

Prix Dollard-Morin remis à Véronique Frigon

Portrait d’une bénévole passionnée

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Thomas Gaudreault thomgaudreault@gmail.com

Le Prix Dollard-Morin récompense chaque année les bénévoles du Québec qui mettent en lumière les bienfaits du bénévolat dans les domaines des sports et des loisirs.

Véronique Frigon œuvre depuis 1997 au sein du Centre de solidarité internationale (CSI). Elle fait partie d’une multitude d’organisations en lien avec le vélo au Lac-Saint-Jean. «C’est bizarre, je ne suis même pas une vraie cycliste, mais presque toutes mes implications tournent autour de ça», souligne-t-elle. Mme Frigon est membre du Tour solidaire, du Festivélo, du tour Seck qui parcourt 412 km en une journée et elle est également dans l’organisation du Grand défi Pierre Lavoie. Quand elle croit en une cause, elle s’implique sans relâche. Pour elle, les jeunes filles doivent avoir une place dans le monde sportif et ne doivent pas se laisser décourager. Elle en fait son principal cheval de bataille.

Photo: courtoisie

Le dépassement de soi, la jeunesse et l’activité physique sont les principales sources de motivation de la lauréate du Prix du bénévolat en loisir et en sport Dollard-Morin pour la région du Saguenay–Lac-SaintJean, Véronique Frigon. Une reconnaissance qui fait chaud au cœur de la Jeannoise engagée dans une panoplie d’organisations locales.

Véronique Frigon lors de la remise de son prix par le ministre Sébastien Proulx.

«À travers mes actions, j’espère inspirer les femmes, mon entourage et chaque personne qui veut abandonner un sport qu’elle aime à continuer», souligne la maman. La femme de 39 ans ne prône pas la performance, mais bien

le dépassement de soi. «La première cause de mortalité chez les femmes de 50 à 55 ans est de nature cardiovasculaire, je ne veux pas que ça arrive à personne autour de moi, donc je les encourage à bouger.»

josianneb75@gmail.com

Ce projet de faire revenir le hockey collégial à Chicoutimi en est à sa dernière étape, soit la rencontre avec les dirigeants du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) la semaine prochaine. Le Cégep de Chicoutimi a déposé son cahier de charge le 17 novembre. Le budget nécessaire se situe entre 180 000 $ et 200 000 $ par année. Les promoteurs prévoient un partenariat entre les Saguenéens et le Cégep de Chicoutimi. «L’entraîneur des Couguars sera associé à celui des Saguenéens», a souligné le directeur des affaires corporatives et des communications au Cégep de Chicoutimi, Éric Émond. «On va leur donner le support qu’ils veulent pour le recrutement», a expliqué le directeur des opérations des Saguenéens, Serge Proulx. L’entraîneur-chef des Élites de Jonquière, Steve Thériault, y voit plusieurs aspects positifs. «Les hockeyeurs vont pouvoir rester chez eux et la rivalité Alma-Chicoutimi peut amener un engouement pour le hockey collégial. S’il y a une rivalité entre les deux équipes, le sport va être plus médiatisé et suivi par les gens. En plus, ça permettra aux joueurs locaux qui n’ont pas réussi à percer l’alignement des Saguenéens à 17 ans d’avoir l’option de jouer au niveau collégial et de rester près de l’équipe junior majeur», estime-t-il. «La proximité facilitera le suivi des joueurs repêchés par l’équipe», a confirmé Serge Proulx. L’entraîneur-chef des Élites croit que l’atout du Collège d’Alma est la présence du programme de Techniques policières. Les hockeyeurs qui souhaitent plutôt s’inscrire dans

une formation offerte par le Cégep de Chicoutimi et pratiquer leur sport pourraient le faire si le projet se concrétise.


SPORTS ET LOISIRS

Saint-Ambroise

Quand le hockey réunit la famille

Photo: courtoisie

L’ambiance est à la fête dans les familles de SaintAmbroise, alors que les derniers préparatifs du tournoi familial de hockey sont en branle. Pas de blues de Noël pour les citoyens qui, du 26 au 30 décembre depuis 37 ans, se réunissent à l’aréna Marcel Claveau pour l’évènement.

Cette année, 40 équipes prendront part au tournoi familial de hockey de SaintAmbroise. Lorsque Hervé Tremblay a participé à la toute première édition, elles n’étaient qu’une dizaine. Cependant, il y a 37 ans, Hervé n’avait que 15 ans, alors que l’âge minimum était de 16 ans. «Celui qui organisait le tournoi m’a regardé et il m’a dit ‘‘c’est beau, je vais t’inscrire, mais

Chaque année, le tournoi de hockey réunit plusieurs familles sur la glace. tu ne dis pas un mot’’», raconte l’homme de 52 ans en rigolant. Le tournoi familial est une tradition qui attire, encore aujourd’hui, parents et amis. «Dès 7 h le soir, les estrades sont pleines et elles le sont toujours à 11h h. Les gens viennent nous encourager. C’est quelque chose de

spécial», se remémore M. Tremblay. Ne fait pas partie des équipes qui veut, les liens familiaux sont sacrés! «Tous les joueurs sont scrutés à la loupe pour voir s’ils font partie des familles souches», explique le président de l’événement, Pascal Tremblay. Permis de

conduire, certificat de naissance, dans certains cas, on se rend même jusqu’à l’arbre généalogique. Si l’équipe n’est pas complète avec les joueurs familiaux, elle a le droit de repêcher trois orphelins. Pour Lisette Bergeron qui gère son équipe depuis 17 ans, c’est une belle occasion de se retrouver en famille dans le temps des fêtes. Son fils et son conjoint jouent tous les deux dans l’équipe des Tremblay-Bichon. «Ça fait de belles rencontres, on revoit des cousins qu’on n’a pas vus depuis longtemps. C’est plaisant et ça doit être pour ça que je persiste à inscrire mon équipe chaque année», dit-elle le sourire dans la voix. Lisette Bergeron et Hervé Tremblay ne sont pas prêts à dire au revoir au tournoi familial. «Seulement la maladie pourrait m’empêcher de jouer et passer le flambeau», avoue

M. Tremblay. «Je pense qu’il y a encore des petits cousins cachés quelque part», termine quant à elle Mme Bergeron.

Le Rouge et Or choisit le Mont-Édouard L’équipe de ski alpin de l’Université Laval tiendra, du 2 au 6 janvier prochain, un camp d’entraînement au MontÉdouard de L’Anse-Saint-Jean accompagné des meilleurs jeunes skieurs du Saguenay– Lac-Saint-Jean.

Joanie Lemelin

jonanie.c.lemelin@gmail.com

Journal La Pige ATM

@JournalLaPige

journal_la_pige

Se dépenser sans dépenser

La neige arrive à grands pas et les dépenses folles pour les articles de ski, de hockey et de tous les autres sports hivernaux font souvent craindre le pire aux familles. Toutefois, contrairement à ce que plusieurs croient, il est possible de profiter des joies de l’hiver à moindres coûts.

Noémie Charbonneau noemiecharbonneau16@gmail.com

L’activité physique devrait faire partie prenante de la vie quotidienne. Courir une heure, jouer une partie de hockey, dévaler les pentes de ski une journée complète, bref prendre l’air n’est que bénéfique pour la santé de tous. Les gens actifs ressentent moins de stress et sourient davantage à la vie. Cependant, bien des personnes s’empêchent de réaliser ces activités pour une question d’argent. Pourtant, chaque année au cours des mois de novembre et de décembre, des bazars sont organisés à travers les stations de ski de la région du Saguenay– Lac-Saint-Jean dans le but de vendre des articles usagers à moindre coût. Des skis d’une valeur de 800 $ laissés à la modique somme de 50 $, des bottes de planche à neige à plus de 50 % de rabais, voilà le genre d’aubaines accessibles. La Ville de Saguenay a mis en place un coffre aux sports où il est possible d’emprunter divers articles allant des raquettes à l’équipement de gardien de but. Il peut s’agir de prêts ou de dons pour les particuliers et les centres communautaires, les municipalités et les comités de loisirs. D’autre part, il n’est pas nécessaire de faire deux heures de voiture pour bouger à l’extérieur. Un terrain de football rempli de neige peut suffire pour faire de la raquette et une patinoire de quartier permet l’accès à tous pour profiter de l’air frais. Des sentiers pédestres offrent l’entrée gratuite pour aller marcher. Pourquoi ne pas se rendre à la rivière aux Sables de Jonquière ou encore au Vieux-Port de Chicoutimi une après-midi complète ?

lapige.qc.ca

LA PIGE, LE JEUDI 1 DÉCEMBRE 2016 - 11

L’entraîneur-chef du Rouge et Or de l’Université Laval, Sven Pouliot, a plusieurs fois entendu parler du MontÉdouard comme étant «une bonne montagne de pratique» dans les dernières années. Avec deux skieurs originaires de la région dans son équipe, M. Pouliot a entamé, il y a quelques semaines, les démarches pour que sa troupe, qui s’entraîne habituellement au Mont SainteAnne et à Stoneham, découvre et essaie la nouvelle piste du Mont-Édouard pendant le temps des fêtes. Comme toute pente doit être sécurisée pour que personne ne puisse entrer ou

sortir de la piste et que la station anjeanoise ne possède pas l’équipeme n t nécessaire, l’organisation de l’Université a contacté la Zone Ski SagLac pour des filets de sécurité en proposant de prendre des jeunes dans le camp en échange. Le vice-président de la Zone Ski SagLac, Stéphane Tremblay, explique qu’il était inimaginable pour le conseil d’administration de «passer à côté de cette chance». Pour eux, ce camp n’a que des impacts positifs sur les jeunes skieurs d’ici. «Nous trouvons Des athlètes de la région participeront au camp annuel du Rouge et Or. que c’est une belle expérience pour les jeunes et Comme ce sont des jeunes équipe universitaire», souligne nous sommes vraiment heureux skieurs de 15 à 18 ans qui Sven Pouliot. de faire voir notre montagne à des pourront participer au camp, La Zone Ski SagLac ne cache gens de l’extérieur. Nous sommes «c’est une belle opportunité pas leur enthousiasme face à convaincus que nos skieurs pour nous de connaître les ce projet. «C’est un partenariat pourront profiter du savoir de jeunes athlètes du Saguenay– qui pourrait revenir d’année en leurs athlètes et de leurs entraî- Lac-Saint-Jean et de leur année», a conclu le vice-président, neurs», a-t-il déclaré. montrer de quoi ça a l’air une Stéphane Tremblay.

OPINION


Journal La Pige du 1 décembre 2016