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Volume XXXVll

lapige.qc.ca

Le mercredi 15 février 2017

NON à un projet de condos

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À 8 ans, Mirko donne sa couette Page 2

En entrevue avec La Pige

Couillard fait le tour des dossiers régionaux Page 3


En 2013, la mère de Mirko, Maryann Gauthier, défilait son actualité Facebook lorsqu’elle a vu une photo d’un petit garçon qui s’était fait pousser les cheveux pour en faire une perruque. Elle l’a tout de suite montrée à son fils alors âgé de quatre ans. «J’ai trouvé ça gentil, mais pas trop beau, je ne voulais pas le faire au départ, mais je voulais aider les enfants malades, alors j’ai

beaucoup de voir un enfant donner ses cheveux et comme ça fait longtemps que je veux participer à un rase-o-thon, j’ai dit oui sans hésitation quand la mère m’a appelée.» Elle place alors la chevelure blonde de Mirko en queue de cheval, tourne un élastique au bas de la touffe. Ciseau dans une main, peigne dans l’autre, elle s’apprête à laisser tomber quatre ans de travail, quatre ans de brossage, quatre ans de : «Mirko, viens que je t’arrange les cheveux!» Après les tresses, les chignons, il aura enfin une coupe à la John Carter – le personnage principal de son film préféré. Chop, chop, chop, quelques coups de ciseaux plus tard, Mirko se sentait léger et trouvait cocasse de tenir son don dans ses mains plutôt que sur sa tête. «Je trouve ça court un peu mais, je vais sûrement courir plus vite maintenant», espère le jeune élève de deuxième année à l’école Antoine de Saint-Exupéry.

Édifice de 13 étages en plein quartier résidentiel

Des citoyens se mobilisent Les résidents des secteurs Notre-Dame-deGrâce et Sydenham dans l’arrondissement Chicoutimi militent pour qu’un promoteur immobilier respecte les règlements de zonage en vigueur dans leur quartier. Ils ont lancé deux pétitions qu’ils comptent déposer à la prochaine séance du conseil d’arrondissement.

Jonathan Thibeault

L’érection d’un édifice à condos de luxe de 13 étages sur le terrain du 930 rue Jacques-Cartier ainsi que la construction d’une pharmacie à l’angle du chemin Sydenham et du boulevard Talbot sont dénoncées par des comités de citoyens du secteur. La présidente du Foyer coopératif Notre-Dame-deGrâce, Catherine SalesseGauthier, annonce que le comité intensifiera sa présence dans les médias. «Nous convoquerons les médias ce jeudi pour signifier notre mécontentement face à ce projet. De plus, le 21 février

d’autres projets de commerces aux détails dans le secteur. En ce qui concerne la deuxième pétition, celle-ci a recueilli une cinquantaine d’appuis. Le 1er février dernier, les habitants du secteur ont été invités à se prononcer sur le projet de construction de l’édifice de 13 étages. Le promoteur Robin Thibeault brillait par son absence, ce que le comité foyer coopératif dénonce. «Nous avons rencontré Josée Néron, Simon-Olivier Côté et deux membres du comité d’urbanisme, mais Robin Thibeault était absent», souligne Mme Salesse-Gauthier.

Des résidents du secteur comptent s’opposer aux projets lors de la prochaine séance du conseil d’arrondissement de Chicoutimi.

À 4 ans, le petit Mirko voulait aider les enfants malades. Pour son huitième anniverssaire, il donne 12 pouces de ses cheveux.

Un cœur brisé pour la Saint-Valentin

La coordonnatrice de Loge m’entraide, Sonia Côté, a profité de la journée de la Saint-Valentin pour remettre à l’attachée politique du premier ministre Philippe Couillard une affiche avec le message : «Si AccèsLogis meurt, les locataires auront le cœur brisé.

Charlène Lavoie

charlenelavoie.lapige@gmail.com

Photo: Félix Masson

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jonathanthibeault.lapige@gmail.com

prochain, en séance du conseil d’arrondissement, plusieurs citoyens iront s’opposer à l’autorisation de la construction du bâtiment», souligne-t-elle. Au moment d’écrire ces lignes, plus de 208 personnes ont signé la pétition contre le développement de condominiums de luxe. Certains signataires croient que la tour que projette construire Gestion WE nuira à la tranquillité et créera un déséquilibre architectural et historique au quartier. Quant à la modification du règlement de zonage nécessaire à l’établissement d’une pharmacie, les citoyens craignent que cette construction ouvre la porte à

melin

changé d’idée», explique Mirko, en sautant sur son lit dans l’énervement que lui procurait le soda à l’orange qu’il venait de boire à toute vitesse et qui avait laissé des traces autour de sa bouche. «Ça me remplit de fierté de voir mon fils de 8 ans être déterminé à ce point pour donner ses cheveux. En plus, il a entraîné son frère de 5 ans, Luka-Nyel, à faire la même chose. Je pense que j’ai réussi à leur transmettre des valeurs de partage et d’humanisme», mentionne la mère installée à Saguenay depuis septembre. Pour que le don de cheveux soit accepté, il faut que la couette soit propre et sec, qu’elle mesure au moins 8 pouces de longueur et que les cheveux n’aient jamais été décolorés, colorés ou permanentés. La chevelure doit être composée de moins de 5 % de cheveux gris et coupée à l’aide d’une certaine technique. La barbière au salon de coiffure Homega, Catherine Barrette, s’est donc jointe à la fête pour effectuer la coupe de manière bénévole: «Ça m’émeut

Photos: Joanie Le

Pour célébrer son huitième anniversaire, Mirko ZackHarry Vachan Gauthier a choisi de donner plutôt que de recevoir. Entouré de sa famille et de ses amis, il a fait don, lundi soir, de ses cheveux d’une longueur de 12 pouces au profit de la Société canadienne du cancer.

Quelques semaines avant le dépôt du budget provincial, Sonia Côté, qui était accompagnée de cinq militants, demande au gouvernement du Québec de reconduire et de bonifier le programme AccèsLogis. Ce dernier favorise la réalisation de logements sociaux et communautaires pour les gens ayant un faible revenu ou pour ceux qui ont des besoins particuliers. «Rencontrer les attachés politiques du premier ministre, c’est déjà une porte ouverte, une oreille attentive, c’est un très grand pas et maintenant le résultat, on le verra au prochain budget. Ce qu’on entend actuellement c’est que le programme semble être sauvé, mais encore faut-il qu’il soit bonifié alors on est inquiet tant que ce ne sera pas sur papier», soutient-elle. Sonia Côté avoue qu’il est difficile de composer avec les coûts de construction et les matériaux qui ont nettement augmenté, sans oublier que le programme AccèsLogis n’a pas été bonifié depuis 2009. Loge m’entraide n’est pas seul à se battre pour ce dossier. Les 24 comités qui sont des membres participants du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) mènent diverses actions envers leurs députés provinciaux à travers le Québec. «C’est une action nationale et on espère que le gouvernement entendra notre message et qu’on aura du concret au prochain budget provincial», admet Sonia Côté. Loge m’entraide n’a jamais arrêté son combat pour lutter contre la pauvreté. Des membres sont allés au bureau du député de Dubuc Serge Simard en janvier pour interpeller le premier ministre du Québec. Loge m’entraide l’a également rencontré en février 2016, en plus de participer à la consultation sur le logement social en décembre. «Notre visite d’aujourd’hui pour interpeller le premier ministre, c’est un peu le clou avant le budget provincial», conclut Sonia Côté.


ACTUALITÉ

Photos: Sarah Larouche

Philippe Couillard réitère son appui à RT Philippe Couillard réitère son soutien à Rio Tinto. Bien qu’il souhaite que le géant de l’aluminium investisse encore davantage dans la région, le premier ministre n’est pas inquiet de voir les ententes prises avec l’entreprise respectées.

Alors que lundi dernier le maire d’Alma, le député du Parti québécois au LacSaint-Jean et le président des Métallos 9490 se sont mobilisés pour l’achèvement de la phase II de l’Usine d’Alma, le

premier ministre du Québec ne revient pas sur ses paroles. «Souvenons-nous d’une chose, l’industrie de l’aluminium est essentielle dans notre avenir économique. Il faut avoir une bonne relation avec l’entreprise. Oui, on doit avoir des débats avec elle, mais on doit maintenir une attitude d’accueil», explique Philippe Couillard, lors d’une visite en Art et technologie des médias au Cégep de Jonquière. Concernant les 103 emplois abolis à l’usine Grande-Baie, le député de Roberval a tenu à rappeler qu’aucune personne ne sera mise à pied à proprement dit. Cependant, il critique l’entreprise à qui il suggère d’être plus claire et engagée avec la communauté du Saguenay–LacSaint-Jean.

Violences sexuelles sur les campus

Bonne année pour l’emploi

Malgré les mauvaises nouvelles des dernières semaines, Philippe Couillard voit l’avenir de la création d’emplois dans la région d’un bon œil. Selon lui, la stabilité économique et surtout politique du Québec risque fort bien d’attirer les entreprises ici. «Je crois qu’il y aura des investissements intéressants, notamment dans le domaine de l’aluminium. Le président de Rio Tinto à l’international a dit que sa prochaine destination d’investissement serait le Saguenay–Lac-Saint-Jean», affirme-t-il. Dans les dossiers de la forêt et du Plan Nord, M. Couillard est aussi confiant de voir les choses avancer cette année. D’autre part le premier ministre souligne que le visage

de l’emploi change. Cette semaine aura lieu à Québec le Rendez-vous national de la main-d’œuvre québécoise où il sera certainement question de l’emploi en région. «ll faut non seulement suivre la parade, mais aussi la devancer», insiste le premier ministre.

Innovation par la formation

L’année 2017 s’annonce favorable pour l’enseignement supérieure selon Philippe Couillard qui en fait sa principale solution au manque de main-d’œuvre et d’innovation. «C’est la clé de la vie des régions. Plus les jeunes d’ici auront accès à des programmes de formation supérieure, plus ils resteront dans leur région et même y reviendront par la suite», explique le député de Roberval.

Des programmes exclusifs comme Techniques du milieu naturel à Saint-Félicien et Art et technologie des médias (ATM) à Jonquière sont d’ailleurs de bons moyens de valoriser la formation en région. «L’exclusivité [de ces programmes] n’est pas du tout remise en question», a tenu à rappeler M. Couillard. Quant à la possibilité de faire du programme ATM une école nationale des communications, le premier ministre se montre ouvert. «Mme David [responsable du ministère de l’Enseignement supérieur] repart avec les documents [remis par la direction du cégep] sous le bras et c’est certain qu’elle l’étudiera avec attention», indique-t-il.

La ministre David mise sur une loi-cadre

mariegabrielle.gagne@gmail.com

Sensibilisation et prévention, accompagnement des victimes qui portent plainte et sécurité sur les campus collégiaux et universitaires sont les trois axes qui trônent au sommet de la liste de priorités de la ministre responsable de l’Enseignement supérieur. En entrevue lundi dans le cadre d’une visite du programme

mentaire et qu’il se traduise en une loi réelle au début de la prochaine session.

Communication à l’UQAC

Dans un autre ordre d’idées, la ministre David a aussi été questionnée sur le baccalauréat en communication qui pourrait voir le jour à l’UQAC. Dans un article paru dans le journal La Pige le dimanche 12 février, le responsable du projet, Jorge Frozzini avait affirmé qu’il ne manquait que la signature de la ministre pour que le programme puisse être instauré. Surprise de cette nouvelle, Mme David affirme ne pas avoir reçu encore le projet. «Il n’est pas encore sur mon bureau. Dès qu’il y sera, c’est avec un grand plaisir que je vais regarder les recommandations», souligne-t-elle. La procédure d’acceptation d’un programme comporte plusieurs étapes d’accepta-

Photo: Raphaëlle Drouin

Marie-Gabrielle Gagné

Art et technologie des médias du Cégep de Jonquière avec le premier ministre Philippe Couillard, elle affirme que ces consultations publiques sont un moyen d’obtenir «un consensus sur un certain nombre de priorités». Après avoir fait la revue des meilleures pratiques en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec, la ministre David souhaite maintenant recueillir les témoignages et l’opinion de la communauté universitaire et collégiale. «L’idée c’est de regarder ce qui manque et de faire que tous les campus collégiaux et universitaires puissent avoir un tronc commun d’actions dans les trois axes et d’arriver avec une loicadre», affirme-t-elle. Si les consultations publiques se déroulent comme prévu, la ministre responsable de l’Enseignement supérieur souhaite que le projet de loi soit déposé avant la fin de la session parle-

La ministre Hélène David n’a pas écarté la possibilité de faire une École nationale des communications au Saguenay. tion. «On est rendu loin, s’il reste juste une étape pour aller sur mon bureau, je pense que 95 % du chemin est fait. Si tout est positif

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La tournée de consultations publiques visant à prévenir les violences sexuelles dans le milieu de l’éducation supérieure s’est arrêtée à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) mardi. La ministre Hélène David, qui a initié cette démarche, souhaite que les cinq journées de discussion à travers le Québec aboutissent à une loi-cadre.

depuis le début, il y a des chances que la ministre aille dans le sens de ses prédécesseurs qui ont vu le dossier», termine-t-elle.


ACTUALITÉ

Claveau et fils fait volte-face

Devant le mécontentement des citoyens, l’entreprise d’excavation Claveau et fils a fait volte-face dans sa demande de modifier le zonage d’un secteur de Kénogami, sur le boulevard Saguenay, mardi soir, à la séance du conseil d’arrondissement de Jonquière.

Des citoyens heureux

Visiblement satisfaite de la tournure des événements, la trentaine de personnes venue lutter pour ne pas empirer les problèmes avec l’entreprise a quitté la bibliothèque de Jonquière la tête haute. Une résidente du secteur France Gilbert se dit contente de la situation. «Il n’y aura pas d’entreprise de construction derrière chez moi. Les nuisances qu’on craignait ne s’ajouteront pas à celles qu’on vit déjà», La citoyenne France Gilbert est heureuse du dénouement dans le dossier Claveau a-t-elle mentionné. et fils.

Base de Bagotville: un pilier Récolte record économique pour la région pour Centraide «La base militaire de Bagotville est un partenaire d’affaires de choix pour plusieurs organismes et entreprises du Saguenay– Lac-Saint-Jean», affirme le commandant de la 3e Escadre et de la base des Forces canadiennes, le colonel Darcy Molstad.

«le meilleur de tous», affirme le commandant Molstad. Déjà plusieurs avions réputés sont confirmés comme les F-16 et les F-18. «On a aussi invité les spectaculaires F-22 de la flotte aérienne américaine, on attend toujours leur confirmation», a annoncé le commandant de la 3e Escadre.

Gilles Roux

L’homme derrière l’uniforme

gilles1861@gmail.com

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Le colonel Darcy Molstad a présenté l’apport de Bagotville dans la région. colonel Darcy Molstad rappelle que l’événement est l’un des seuls spectacles aériens écoresponsables au monde. «On est presque que les seuls à planter des arbres.» Le spectacle de 2017 sera

Photo: Gilles Roux

Le colonel de la base militaire de Bagotville a réitéré l’importance de la base militaire pour l’économie régionale mardi à l’occasion d’un dîner-conférence des Rendez-vous d’affaires Bell, organisé par la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord. Au total, la base militaire génère plus de 183 millions $ annuellement au Saguenay, dont 5 millions $ en taxes à la Ville de Saguenay et plus 114 millions $ en salaires. Bagotville s’implique également auprès d’organismes locaux tels que Centraide Saguenay–Lac-Saint-Jean, dont le directeur général Martin Saint-Pierre était sur place ainsi qu’une cinquantaine d’hommes et de femmes d’affaires. Les spectacles aériens de la base militaire génèrent également beaucoup de revenus. En 2015, l’événement a attiré près de 100 000 visiteurs. Le

D’autres part, le colonel Molstad a profité de la rencontre pour dévoiler l’homme qu’il est derrière son uniforme avec une touche d’humour. Il a présenté sa famille et son parcours le menant jusqu’au poste de colonel à la base militaire de Bagotville qu’il quittera cet été pour un autre poste qu’il ne peut pas dévoiler pour l’instant. Le commandant croit qu’il a laissé un bon héritage à la base militaire de Bagotville. «Je prends soin de mon monde, raconte-t-il, on a réussi à réduire la vitesse du quartier résidentiel de Bagotville de 50 km/h à 40 km/h, ça semble banal, mais pour moi, c’est très important.» «Je me sens chez moi ici», raconte Darcy Molstad, originaire d’Edmonton. Le colonel et sa famille apprécient bien le Saguenay. «Mes deux enfants sont des “Bleuets” donc ça va être difficile pour nous de quitter la région», a-t-il mentionné.

Centraide Saguenay–Lac-Saint-Jean partagera 2 000 136 $ dans 94 organismes de la région. Une somme record amassée pendant la campagne 2016 qui dépasse de 50 000 $ l’objectif de départ.

Thomas Gaudreault thomgaudreault@gmail.com

«Je suis très heureux et émotif de vous dévoiler le résultat de 2016, surtout avec les conditions économiques difficiles que connait la région», a souligné fièrement le président de campagne, Dominique Bouchard, mercredi en conférence de presse. C’est la première fois de l’histoire de l’organisme que le cap des deux millions est atteint au Saguenay. «Nous nous étions donné un objectif difficile dès le départ [1 950 000 $], et de voir que nous avons été en mesure de le dépasser, c’est incroyable et à la fois un geste de générosité touchant», explique-t-il après avoir annoncé son retrait de la présidence pour la campagne 2017. Centraide Saguenay–Lac-Saint-Jean aidera 80 000 personnes dans l’ensemble du territoire régional et redistribuera 84 % des dons amassés. Le 16 % restant servira à l’administration de l’organisme. Ce succès est attribuable à une nouvelle façon de travailler chez l’organisation. «Nous avons défoncé de nouvelles portes d’entreprises, nous sommes allés cogner à plus de maisons qu’à l’habitude. Nous avons augmenté notre portée et le fruit de notre travail est gigantesque», précise la présidente du conseil d’administration, Marie-Karlynn Laflamme. La réussite de 2016 est également attribuable aux 426 grands donateurs, ce qui représente 21 % du total de la campagne et aux 287 campagnes en milieu de travail. Le directeur général de Centraide, Martin St-Pierre, se dit satisfait de la campagne et se réjouit de pouvoir redonner dans la communauté avec autant d’envergure. «Centraide permet d’aider les organismes à aider, c’est extrêmement gratifiant de faire partie de cette grande équipe» se réjouit-il. «En cette période de morosité économique, nous savons tous que personne n’est à l’abri d’un revers imprévu de la vie, heureusement les organismes soutenus par Centraide sont présents sur le terrain», indique le directeur général.

Photo: Tommy Brochu

Claveau et fils avait comme plan d’agrandir son terrain afin d’entreposer des camions et des grues, ainsi que de faire rénover ses bureaux. Le hic, c’est qu’un quartier résidentiel voisine l’en-

treprise et qu’une piste cyclable passe dans la cour arrière, ce qui a soulevé le mécontentement des résidents. Les citoyens ont manifesté leur désaccord face au projet lors des séances du conseil d’arrondissement précédentes. Ils se plaignaient d’avoir perdu une certaine qualité de vie, en raison du bruit, du voyagement et de la poussière qui se dégageait de l’entreprise. Les Jonquiérois ont même émis l’idée de demander la tenue d’un référendum pour bloquer le projet. «Ça coûte environ 50 000 $ aller en référendum, et ça ne sert à rien de dépenser cet argent si l’on est sûr de l’issue», a commenté le président du conseil d’arrondissement de Jonquière, Carl Dufour.


ARTS

Du théâtre pour la solidarité internationale

Un partage de connaissances

Durant 3 mois à raison d’une fois par semaine, quatre jeunes âgés de 15 à 25 ans ainsi que quatre personnes âgées de 50 ans et plus ont travaillé

riats au CSI, Véronique Fortin. La majorité des saynètes présentées auront ce sujet comme thème central. Le Centre de solidarité internationale n’en est pas à sa première expérience avec le format du théâtre forum. L’an dernier, il en a créé un avec le Carrefour jeunesse-emploi et les maisons de jeunes de la région. «Le théâtre forum est un médium qu’on aime utiliser. Il permet aux spectateurs de participer à la pièce», informe Véronique Fortin. Les saynètes seront jouées deux fois chacune. La première fois, les comédiens les interpréteront sans interruption, alors que la seconde fois, les spectateurs pourront intervenir dans la pièce. «On aime appeler les spectateurs, les spect’acteurs, car

«Je suis habituée de faire des monologues, donc pour moi c’est différent et plus léger de travailler avec une équipe sur scène. C’est toujours amusant d’être dans l’équipe de Dario», tient à souligner la comédienne, Érika Brisson. Les liens tissés et la complicité pouvaient se faire sentir dans un coin éclairé de la bibliothèque. À la suite des extraits connus de chacun, bien des questions ont été posées par

les spectateurs tous intéressés à se rendre à la représentation du soir. Une fois par mois ont lieu, à la bibliothèque de Chicoutimi, les midis culturels qui font découvrir des volets de la culture dans la région. Le quatrième midi aura lieu le jeudi 16 mars avec le passage de Samuel Archibald qui parlera de son rôle de jury au Festival REGARD qui se déroulera le mois prochain.

Un midi d’amour avec le Théâtre 100 Masques Afin de souligner la SaintValentin, les midis culturels ont fait place à des scènes d’amour interprétées par les artistes du Théâtre 100 Masques, hier à la bibliothèque de Chicoutimi.

Noémie Charbonneau noemiecharbonneau16@gmail.com

Érika Brisson, Patrick Simard et Dario Larouche ont joué des extraits du théâtre français et russe.

ils peuvent mettre sur pause les saynètes et montrer ce qui cloche dans chacun des extraits», développe la responsable du développement et des partenariats. Elle ajoute que cette technique d’intervention permet de réels changements des percep-

tions quant à la coopération internationale, ses enjeux et l’engagement qui en découle. L’Université du Québec à Chicoutimi a créé un projet de recherche concernant cette activité afin de mesurer les impacts du projet sur l’évolution des perceptions des participants.

Retour aux sources pour Joëlle Saint-Pierre Joëlle Saint-Pierre revient dans sa région natale pour donner des spectacles qui mettront en vedette des chansons de son premier album Joëlle – EP sorti en 2011 ainsi que des plus récentes. Mais elle souhaite d’ici peu faire une tournée avec son deuxième album sorti en 2015 Et toi, tu fais quoi?.

Josianne Bérubé josianneb75@gmail.com

Depuis 2010, elle chante des chansons qu’elle écrit elle-même ou avec l’aide d’amis. «Chaque fois qu’il y a des collaborateurs, ça devient meilleur. C’est intéressant de collaborer avec d’autres gens et ça fait du bien des fois de ne plus être toute seule dans la création», a souligné Joëlle Saint-Pierre. La chanteuse a également travaillé avec des artistes, dont Isabelle Boulay. Joëlle SaintPierre estime que c’est intéressant de participer à l’album de quelqu’un d’autre. La Chicoutimienne d’origine a aussi pris part à plusieurs festivals comme les Francofolies de Montréal et elle est même allée en Europe faire des spectacles et participer à des événements dont Voix de fête. «Pour moi, le plus important est d’arriver à faire quelque chose que j’aime, à créer, à bien chanter, à communiquer avec le public. Mais c’est vrai que

faire des spectacles devant plus de gens donne plus de moyens», a-telle énuméré. Sa musique est de type pop et doux. Ses spectacles sont variés dans le style musical. La musicienne préfère utiliser de vrais instruments, résultat de ses influences comme Plume Latraverse. «Il n’y a pas de synthétiseur. Ce qu’on fait ne sonne pas comme les groupes actuels», a indiqué la chanteuse. Elle s‘accompagne au vibraphone, un instrument qui fait partie de la famille des percussions, avec quatre baguettes, et privilégie une mise en scène assez naturelle qui lui permet d’échanger avec le public. Joëlle Saint-Pierre se produira le 17 février à l’Espace CôtéCour et le 18 au Vieux-Couvent de Saint-Prime à 20 h.

LA PIGE, LE MERCREDI 15 FÉVRIER 2017 - 5

Photo: Noémie Charbonneau

Une quinzaine de personnes ont écouté attentivement la prestation offerte par Érika Brisson et Patrick Simard, deux comédiens de la troupe sous la supervision du directeur général du Théâtre 100 Masques, Dario Larouche. Le duo a repris des classiques tels que Roméo et Juliette et La cantatrice chauve. Cette présentation a servi en quelque sorte de réchauffement en vue de leur spectacle Des scènes d’amou-our! présenté le soir même à l’Espace Côté-Cour de Jonquière. «Nous sommes une petite équipe pour notre spectacle de la Saint-Valentin, nous y avons travaillé environ 20 heures et nous misons sur le plaisir et la folie», mentionne Dario Larouche. Des scènes d’amou-our! est un mélange de 20 œuvres littéraires françaises écrites par 14 auteurs différents et auquel s’ajoute le comédien Bruno Paradis.

Une présentation a déjà été faite devant les étudiants au programme d’éducation internationale de l’école secondaire Camille-Lavoie le lundi 13 février.

Photo: William Mazzoleni

ensemble pour créer différentes saynètes en lien avec la solidarité internationale. Ce projet intergénérationnel permet entre autres aux participants de partager leurs connaissances sur la solidarité internationale ainsi que de prendre contact avec les différentes générations. «Cette activité est très valorisante pour les aînés et pour les jeunes», indique l’agente loisir à la FADOQ, région Saguenay–Lac-Saint-Jean, Ungava, Louise Rivard. Le principal objectif du théâtre forum est de sensibiliser tant les participants que les spectateurs à la solidarité internationale. «L’aspect de contenu vise à briser les stéréotypes et les préjugés que nous avons envers les autres», exprime la responsable du développement et des partena-

Photo: courtoisie

La jeunesse et l’expérience se rencontrent avec le projet de théâtre intergénérationnel organisé par le Centre de solidarité internationale du Saguenay–Lac-Saint-Jean, en collaboration avec la FADOQ et le Carrefour jeunesseemploi. Les saynètes seront présentées le 16 février à 13h30 au club Amitié SaintPierre à Alma.


SPORTS ET LOISIRS

Après sept victoires de suite des Saguenéens

L’Armada: premier de multiples tests

Le Centre Georges-Vézina sera le théâtre, mercredi soir, d’un duel entre deux des meilleures équipes défensives du circuit Courteau. «Ce que je pense, je vais le garder pour moi», affirme l’entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean, lorsque questionné sur la décision rendue ce mardi par la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ) concernant la suspension de Joey Ratelle. Le numéro 11 des Saguenéens a écopé de quatre matchs de suspension en raison du coup

l’Armada s’est montré parfait lors de ses quatre dernières rencontres. Fidèle à son habitude, Jean s’est montré de glace en entrevue, malgré les récents succès de son équipe. Un sourire bien plus facile à cacher du côté des joueurs, qui ne cessaient de se tirailler et de rigoler entre eux à l’entraînement hier matin. Une ambiance qui déteint, notamment, sur le nouveau venu German Rubtsov, qui semble apprécier sa première expérience en sol nord-américain, selon son entraîneur. Bien du travail reste à faire pour les Sags s’ils veulent garder ces sourires.

Photo: courtoisie

Les Saguenéens de Chicoutimi seront privés des services de l’attaquant de 20 ans Joey Ratelle pour les quatre prochaines rencontres. Une perte dont se seraient passé les Sags, qui tiennent une série de sept victoires d’affilée. Ces derniers tenteront de continuer sur leur lancée contre l’Armada de Blainville-Boisbriand ce soir au Centre Georges-Vézina.

à la tête qu’il a assené à l’attaquant Daniel Hardie de l’Océanic de Rimouski dimanche dernier. Un geste qui n’a toutefois pas été puni sur la séquence. «Faut trouver un moyen de continuer. Ce n’est pas un joueur qui va remplacer (Joey) Ratelle, c’est toute l’équipe», stipule Yanick Jean. Les Saguenéens se préparent à affronter l’Armada. Un match important, selon Yanick Jean, contre une

équipe qui figure deux places devant les Sags au classement général de la LHJMQ. Les Saguenéens sont au huitième rang. Yanick Jean soutient qu’il ne changera pas son approche pour les prochaines parties: «Peu importe l’équipe, on va arriver avec le couteau entre les dents. Faut continuer de s’améliorer.» À l’instar des sept victoires des Saguenéens,

Les deux prochaines semaines s’annoncent mouvementées alors que quatre de leurs six prochains matchs seront contre des équipes du top cinq du classement général. «On ne se le cachera pas, on va devoir jouer du gros hockey», réitère l’entraîneur Yanick Jean.

Un gros défi attend les Élites de Jonquière Les Élites de Jonquière de la ligue midget AAA (LHMAAAQ) se préparent activement en vue de leur premier match des séries éliminatoires qui débutent mercredi soir, au centre Premier Tech à Rivièredu-Loup. Ils affronteront les Albatros du Collège NotreDame (CND), qui ont terminé quatrièmes au classement général cette saison.

Meilleure note

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Photo: Félix Masson

Félix Masson

felix.masson.lapige@gmail.com

Les cinq matchs en saison régulière contre les Albatros se sont soldés par quatre défaites dont deux par des marques de 9-1 et de 5-3. «C’est sûr que c’est un gros défi. Ils ont été premiers pendant un bout de temps durant la saison.Ce sont eux qui ont la pression, ce sont eux qui se doivent de gagner. Nous, on arrive là sans pression, affirme l’entraîneur-chef des Élites, Steve Thériault. Au-delà du score, ce qui est important, c’est la façon dont on s’est comporté sur la glace

Les Élites pratiquaient une dernière fois avant de prendre la route vers Rivière-du-Loup pour y disputer le premier match des séries mercredi. qui compte. On n’a aucun complexe à affronter les Albatros.» Se préparant depuis un bon moment en vue des séries, l’entraîneur de la troupe jonquiéroise, M. Thériault, est d’avis que ses joueurs sont

bien conscients des défis à venir. «Depuis les Fêtes, les entraîneurs ont été très soucieux pour qu’individuellement, les joueurs se sentent en confiance», explique-t-il. «C’est vraiment une continuité de ce qu’on a fait toute l’année,

on sait pas mal quelle est la tendance chez les Albatros, soutient quant à lui le capitaine des Élites, Marc-Antoine Gagné. Si on veut gagner, il va falloir respecter le plan de match, et ça va bien aller», ajoute-t-il.

Comme l’équipe a terminé la saison sur une défaite, le manitou des Élites avoue qu’il aurait aimé finir cette saison sur une meilleure note. «On était en mode série depuis le Challenge CCM. On séparait les matchs en série de trois de cinq, et au dernier match, il n’y avait plus nécessairement d’enjeux, dans le sens qu’on savait qu’on ne pouvait plus bouger dans le classement et on savait qu’on allait jouer contre le CND en première ronde des séries», soutient Steve Thériault. «Une série trois de cinq, c’est quand même assez court. Si tu ne réussis pas à aller chercher un des deux matchs à l’extérieur, tu reviens chez toi avec 0-2, tu as déjà mis un genou à terre», explique l’entraîneur du noir et or. Il est aussi d’avis que chaque partie représente une nouvelle bataille, et qui doit être remportée une période à la fois. «C’est notre mindset pour remporter la coupe Jimmy-Ferrari», conclut-il.

Journal La Pige 15 février 2017  

Publiée tous les 15 jours, La Pige est distribuée à 5000 exemplaires dans les environs du Cégep de Jonquière et auprès de différents organis...

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