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Accès gratuit pour les 12 ans et moins

La relève inquiète l’Orchestre symphonique p. 11 Volume XXXVI No 9

Pertes financières au Bec-Scie p. 16 Le dimanche 2 mars 2014

Depuis 1978

Condos dans le secteur de Cépal

La construction

REPREND

p.3 Prisonnière de son corps d’homme

Ariane

fait place à la femme en elle

p.4


Quai de transbordement de l’Anse-à-Pelletier

Des biologistes réclament une étude

Le projet de quai de transbordement dans l’Anse-à-Pelletier de Saint-Fulgence proposé par Arianne Phosphate pourrait être nocif pour la communauté de bélugas qui vit dans le fjord du Saguenay.

Audrey Girard

audrey.girard1@cjonquiere.qc.ca

Implantation d’un service de santé

Photo: courtoisie

Selon la chercheuse du Groupe de recherche et d’éducation en mammifères (GREMM), Véronique de la Chenelière, le SaintLaurent fait partie de l’habitat essentiel du béluga. Elle explique que la pollution sonore peut générer différents problèmes chez ces animaux marins. «Le bruit est très dommageable pour le béluga et l’augmentation du trafic maritime est une cause de cette pollution sonore. Les paquebots deviennent donc des dérangements dans l’habitat des bélugas», a commenté la chercheuse. Du côté du Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, la biolo-

giste Nadia Ménard mentionne que l’une des communautés de femelles bélugas vit dans le fjord avec ses petits. «Des naissances de bélugas ont été rapportées par des chercheurs. Le Saguenay est un endroit important pour les soins des jeunes et leur alimentation», souligne-t-elle. Nadia Ménard explique que les principales raisons de la chute drastique de la communauté de bélugas sont la chasse et les nombreux contaminants jetés dans l’eau: «Nous sommes passés d’environ 10 000 individus à la fin des années 1 800 à quelque 889 bélugas cette année.» Elle soutient tout de même que le mouvement créé par les bateaux est une menace pour les bélugas, mais que ce n’est pas le seul facteur à prendre en considération. «La question de l’augmentation du trafic maritime sur les bélugas est une question qui demande une évaluation approfondie. Nous avons cependant une très bonne collaboration de la part des capitaines de la marine marchande afin de réduire les collisions qu’il pourrait y avoir avec les mammifères marins», ajoute Mme Ménard. Selon le chef d’exploitation du projet de minière Arianne Phos-

Selon la chercheure du GREMM, Véronique de la Chenelière, l’augmentation du trafic maritime dans le fjord du Saguenay peut être dommageable pour l’habitat du béluga. phate, Jean-Sébastien David, le lieu d’implantation du port de mer n’est pas encore définitif. «Nous avons des informations à aller

Une nouvelle application dans la région

La coopérative de solidarité Lac-Kéno a rénové tous ses locaux situés sur le Chemin du Quai, ce qui lui permettra probablement d’accueillir un point de chute du CLSC de Jonquière dès cette année.

Les travailleurs autonomes et petits commerçants de la région peuvent dorénavant accepter les cartes bancaires par le biais d’un lecteur branché à un téléphone intelligent ou une tablette. L’application Caisse Square permet de configurer un compte bancaire afin de pouvoir prélever des montants en toute sécurité sur les cartes Visa et MasterCard.

Audrey Girard

audrey.girard1@cjonquiere.qc.ca Photo: Audrey Girard

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mentaires seront connus dès le mois de mai et nous saurons à ce moment où sera installé le quai», a complété M. David.

Achats par carte bancaire

La coop Lac-Kéno poursuit ses démarches

La coopérative est présentement en pourparlers avec le CSSS de Jonquière. Le 4 février dernier, une délégation de l’hôpital a visité les locaux de la coop qui pourraient servir à dispenser des soins de santé. Selon le président de l’organisme, Louis Pilote, les membres du CSSS semblaient optimistes quant à l’idée d’implanter un CLSC à Lac-Kénogami. En novembre dernier, le président avait rapporté à La Pige vouloir créer un partenariat avec l’organisme Jonquière-Médic dans le but d’offrir des soins à domicile à Lac-Kénogami. La coopérative a approché l’organisme, mais selon M. Pilote, Jonquière-Médic a signifié que Lac-Kénogami était trop loin et qu’il y aurait beaucoup de frais engendrés par le transport du médecin. La Coopérative de solidarité pense donc se tourner vers un médecin qui pourrait venir un soir par semaine dispenser des soins dans ses locaux. «S’il n’y a aucun médecin qui veut se déplacer jusqu’ici, nous sommes même

chercher pour être sûrs et certains qu’il n’y a aucune frayère à poissons près de l’Anse-à-Pelletier. Les résultats des études complé-

Le président de la coopérative de solidarité Lac-Kéno, Louis Pilote, souligne qu’il faut absolument travailler à trouver des solutions aux caractéristiques géographiques de Lac-Kénogami, notamment du point de vue des soins de santé. prêts à vouloir offrir de la télémédecine», apporte le président comme solution alternative à la venue d’un médecin. Louis Pilote explique que la télé-médecine consiste à donner des diagnostics à distance, par le biais d’un logiciel de clavardage internet tel que Skype. Une coop avec le vent dans les voiles Le chiffre d’affaires de la coopérative a augmenté de 3,5 % en 2013 et son profit brut est passé de 11 à 20 % avec quelques surplus. Pour le président de la coopérative, Louis Pilote, cette augmen-

tation prouve qu’une coopérative peut être un modèle viable et rentable et ce, autant que des entreprises privées. «Les coopératives, c’est un peu un géant qui est en train de se réveiller, on le constate notamment avec le succès du Mouvement Desjardins», souligne-t-il. Pour la prochaine année, la coop aimerait pouvoir créer des liens avec d’autres organismes du même genre afin de pouvoir travailler en intercoopération. «C’est lorsque nous allons nous mettre tous ensemble que nous deviendrons une force économique majeure et que nous créerons de la richesse », affirme M. Pilote.

Daillena Bernard

daillena.bernard@cjonquiere.qc.ca

L’utilisation est simple: le lecteur de carte mobile, offert gratuitement par Square, se branche sur la prise pour écouteurs de l’appareil intelligent (iPhone, iPad ou Android). Lorsqu’il est jumelé à l’application gratuite Caisse Square, il permet d’accepter, en toute sécurité, les paiements par carte de crédit. «C’est magique ce petit engin, en tant que travailleur autonome, ça me permet d’augmenter mes fins de mois et d’élargir ma clientèle, explique une directrice des produits Mary Kay de la région, Marylin Girard. Pour nous qui devons constamment nous déplacer chez nos clients, la Caisse Square nous permet d’offrir un autre type de paiement que le montant exact.» Le lecteur coûte 10 $ dans les magasins et Square rembourse cette somme lors de l’utilisation des lecteurs. La compagnie offre à sa clientèle un taux fixe de 2,75 %, qui est retenu par transaction, sans autres frais cachés. Cette tarification baisse au rythme de la croissance de la compagnie. Par exemple, pour un paiement de 100 $ traité avec le lecteur, l’utilisateur reçoit 97,25 $. Les dépôts sont disponibles le jour ouvrable suivant, permettant ainsi une meilleure gestion des liquidités. Point négatif Selon les utilisateurs du lecteur, les points négatifs sont presque nuls. «Parfois quand je fais plusieurs ventes de suite avec des cartes de crédit, il arrive que la carte du client ne fonctionne pas alors je dois entrer le numéro à la main. Je ne savais pas, mais il y a des frais reliés à cela. C’est minime pour une personne comme moi qui utilise la caisse souvent, mais c’est toujours bien de le savoir», relate Marilyn Girard.


Oasis des sables

Claveau et fils reprend le projet

Les nombreuses personnes impliquées dans le projet domiciliaire Oasis des sables dans le secteur de Cépal à Jonquière verront finalement la lumière au bout du tunnel. Après deux ans d’attente et un nouveau promoteur, les travaux devraient reprendre dans les prochains jours.

amelie.houle@cjonquiere.qc.ca

L’ancien promoteur du dossier, Gestion E.G., qui avait entrepris la construction de 18 condos en 2012, a fait faillite en cours de route, ce qui a eu pour effet de paralyser les travaux. L’entreprise avait accumulé des dettes avoisinant les 800 000 $ envers ses créanciers.

logements dès le mois de juillet. Au total, trois phases différentes seront nécessaires pour compléter les travaux. Ce dernier estime qu’une cinquantaine de travailleurs de la région seront nécessaires en main-d’œuvre pour compléter la construction des condominiums. Le prix des condos est fixé pour le moment à 189 000 $. «On peut dire que ce seront des condos de luxe. Les propriétaires pourront aussi faire des ajouts à l’intérieur du bâtiment. Il va même y avoir trois ascenseurs dans la bâtisse», confie Éric Claveau. Pour leur part, les clients qui avaient signé des contrats avec Gestion E.G. pour acquérir des condominiums ont tous été dédommagés. Trois d’entre eux ont manifesté leur intérêt pour l’achat d’un de ces nouveaux condos. Les promoteurs devraient tenir une conférence de presse dans les prochaines semaines pour dévoiler tous les détails du projet.

Photo : Amélie Houle

Amélie Houle

Depuis, le groupe Cépal a réussi à obtenir une ordonnance de la cour pour saisir les terrains en août 2013. Puis, l’entreprise Claveau et fils qui était un fournisseur de Gestion E.G. a démontré de l’intérêt pour reprendre la construction des condos. Le projet situé en bordure de la Rivière-aux-Sables, sur le site du centre de villégiature Cépal, ressemblera en plusieurs points au projet initial. Le coût total devrait avoisiner 16 millions $ et comprendra 65 condominiums, précise le président de l’entreprise Claveau et fils, Éric Claveau. Une nouveauté s’ajoutera cependant avec les nouveaux promoteurs. «On propose une formule différente. La construction aura des retombées régionales puisque notre entreprise fera tout en son pouvoir pour effectuer des achats locaux, par exemple en achetant des murs préfabriqués», explique M. Claveau. Il souhaite livrer la première phase du projet qui comptera 18

Le nouveau promoteur, Claveau et Fils, reprendra sous peu les travaux sur les fondations érigées par l’ancien promoteur.

Conflit chez les concessionnaires automobiles

Éric Dubois propose d’écrire aux fabricants

Éric Dubois a décidé de faire sa part pour mettre de la pression dans le conflit qui oppose les concessionnaires automobiles de la région et les employés de garage. Celui qui est conseiller à la CSN a créé un modèle de lettre que les consommateurs peuvent envoyer aux fabricants automobiles afin de témoigner de leur impatience devant une situation qui dure depuis près d’un an.

manufacturier, mentionne le syndicaliste de métier. Je voulais faire savoir au président de Nissan Canada que je n’allais pas racheter de voiture de cette marque tant et aussi longtemps que le conflit ne sera pas réglé.»

À la suite de la publication sur les réseaux sociaux de cette lettre, plusieurs personnes ont contacté Éric Dubois pour le féliciter, tout en lui demandant de quelle façon ils pouvaient agir: «C’est à partir de là que m’est venue l’idée de

Jonathan Hudon

jonathan.hudon@cjonquiere.qc.ca Photo : Jonathan Hudon

Son initiative a débuté lorsqu’il a envoyé une lettre à Nissan Canada pour faire connaître son insatisfaction devant le service offert par son concessionnaire depuis le début du lock-out. «Depuis 12 mois, je ne suis pas en mesure de faire respecter un élément de mon contrat de location qui est prescrit par le

Éric Dubois a créé une lettre destinée aux concessionnaires automobiles que les consommateurs peuvent remplir et ainsi faire connaître leur mécontentement.

créer un modèle de lettre à envoyer aux concessionnaires. J’espère que ce geste sera repris pour que plus de clients fassent entendre leur mécontentement.» Jusqu’à maintenant, M. Dubois estime qu’une soixantaine de personnes l’ont contacté, par téléphone ou courrier électronique, pour obtenir une copie de la lettre. «Pour l’instant, ce n’est pas un mouvement majeur mais je sais que mon courriel a aussi été partagé au moins une centaine de fois sur Facebook, indique le Baieriverain. Ça fait son petit bonhomme de chemin. Il y a différents types d’action et la mienne se concentre vraiment au niveau du consommateur et de ses droits par rapport au conflit.» Du boycott au buycott Si les travailleurs demandent de boycotter les concessionnaires en cessant tout achat de véhicules, Éric Dubois penche

plutôt du côté du buycott, qui se veut une action pour faire des choix de consommation intelligents et réfléchis. «Une fois que ces choix sont faits, il s’agit de continuer à agir en tant que consommateur et de ne pas être passif», croit-il. Selon lui, le conflit qui persiste perturbe l’économie de la région et trop peu de gens posent des actions. «C’est vrai qu’un conflit de travail est privé mais quand ça dure 12 mois et que ça paralyse une partie de notre économie, ça devient collectif, affirme Éric Dubois. L’obligation de l’employeur est de négocier et de discuter jusqu’à ce qu’on en vienne à un compromis, parce que ce sont ces compromis qui font que nous pouvons signer des conventions collectives.» Pour obtenir un modèle de lettre, il suffit d’envoyer un courriel à Éric Dubois à eric.dubois@ sympatico.ca.

Essai d’un autobus hybride Les tests effectués par la Société de transport du Saguenay (STS) sur des nouveaux types de véhicule au cours de la dernière année se sont avérés très concluants. Après l’essai du midibus et de l’autobus hybride, la STS prévoit s’équiper d’une flotte alliant ces deux caractéristiques dès 2015.

Mariane Bergeron-Courteau mariane.bergeron-courteau@cjonquiere.qc.ca

Un véhicule hybride de Nova Bus sillonne les différents circuits

urbains et interurbains de la STS depuis le 20 janvier et ce, jusqu’au 28 mars. «L’autobus fonctionne très bien malgré les conditions climatiques extrêmes propres au Saguenay et les grands écarts de température. Il n’y a eu aucune panne jusqu’à présent», affirme la conseillère en communication de la STS, Louise Malaison. L’été dernier, la STS avait fait l’essai du midibus, un véhicule d’environ 30 places assises à chemin entre le minibus et l’autobus régulier. S’équiper de véhicules de ce type, mais avec un moteur hybride, serait le meil-

leur des deux mondes, selon Mme Malaison: «Un midibus propulsé par une batterie hybride serait optimal pour une société comme nous, car ce type de moyen de transport est plus petit et moins lourd et demande donc moins d’efforts pour rouler. Ce sont des économies qui peuvent être significatives pour la société.» Également, ce virage écologique permettrait de répondre aux demandes gouvernementales faites en ce sens. Jusqu’à présent, les rétroactions des usagers envers l’autobus hybride sont positives. Selon Louise

Malaison, les clients trouvent que le véhicule est silencieux et que les arrêts se font davantage en douceur. Quant aux chauffeurs, ils apprécient que le tableau de bord leur permette de voir les économies d’énergie qui sont effectuées. La STS prévoit faire l’acquisition de quatre midibus hybrides chaque année à partir de 2015 afin de remplacer graduellement la flotte d’autobus. Adaptation aux régions Faire l’essai d’un autobus hybride au Saguenay permet à

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Des résultats concluants selon la STS

l’entreprise Nova Bus de tester son produit dans des conditions différentes de celles des grandes villes, comme Montréal. «Les besoins opérationnels ne sont pas du tout les mêmes. À Montréal, l’autobus est constamment en train de s’arrêter et de repartir, tandis que dans les régions, les arrêts sont plus distancés et les autobus doivent être capables de rouler à une plus grande vitesse. On essaie vraiment de s’ajuster aux besoins de chaque endroit», explique la responsable des communications chez Nova Bus, Nadine Bernard.


Dysphorie de genre

Ariane a choisi de vivre sa féminité jusqu’au bout

D’aussi loin qu’elle se souvienne, Ariane n’a jamais été bien dans son corps de garçon. Son mal de vivre a été la source de plusieurs dépressions. Heureusement, les procédures sont maintenant enclenchées pour lui permettre d’être aussi féminine à l’extérieur qu’elle l’est à l’intérieur.

mariane.bergeron-courteau@cjonquiere.qc.ca

«J’ai toujours su que j’étais une fille, c’était vraiment en dedans de moi. Quand j’avais sept ou huit ans, avec toute ma naïveté d’enfant, j’ai demandé à ma mère si je pouvais devenir une fille. Elle m’a répondu non. Le sujet était clos.» Une quinzaine d’années plus tard, Ariane Bouchard, anciennement Guillaume (le simple fait de prononcer ce nom la fait grimacer), prouve que rien ne l’arrêtera à devenir qui elle désire. Même si, au fond d’elle, l’étudiante en Techniques d’intégration multimédia au Cégep de Jonquière savait qu’elle n’était pas à l’aise dans ce corps qui ne lui ressemblait pas, elle a longtemps nié cette certitude par peur d’être rejetée par ses proches. «Un matin, lorsque j’avais 18 ans, je suis arrivée à l’école et je ne me sentais vraiment pas bien, comme si j’allais perdre connaissance. Je suis rentrée à l’urgence et les médecins m’ont fait passer une série de tests, mais ils n’arrivaient pas à trouver ce que j’avais. J’ai été hospitalisée pendant deux semaines. En y repensant, je me suis rendu

Photo: Marianne Bergeron-Courteau

Mariane Bergeron-Courteau

compte que je ne voulais simplement pas aller à l’école. Quand c’est rendu que ton mal-être a des conséquences physiques, tu sais que ça ne va pas», témoigne celle qui a aujourd’hui 22 ans. C’est pendant son repos à l’hôpital que l’étudiante originaire du Saguenay a réellement mis le doigt sur le problème. Alors qu’elle écoutait une pièce d’une chanteuse japonaise qu’elle apprécie particulièrement, elle en est venue à se dire qu’elle aimerait être comme cette artiste. Dès ce moment, il n’y avait plus de place pour les défaites: il était temps de foncer. Vivre plutôt que survivre S’assumer en tant que femme a causé tout un changement chez Ariane. C’est l’été dernier qu’elle a décidé de se lancer et de délaisser Guillaume une fois pour toutes. Cela allait de soi pour l’étudiante: «On voit ça gros, mais au fond, ce n’est que de s’enlever un poids sur les épaules et d’apprendre à être mieux. C’est comme si tu devais te coller une grosse moustache durant deux semaines. Tu as hâte de l’enlever!», illustre-t-elle. Cette étape charnière de la vie d’Ariane aura provoqué de nombreux changements chez elle. Comme elle détestait la personne qu’elle était, l’étudiante avait le réflexe de se refermer sur elle-même. Aujourd’hui, sa gêne se dissipe et elle s’ouvre de plus en plus aux autres. Désormais, la jeune femme se tourne vers le futur, et ça augure bien. «Je commence enfin à vivre. Quand je regarde ma vie d’avant, c’était plus de la survie qu’autre chose. Maintenant, j’apprends à aimer les choses, à ressentir et à vivre des émotions», conclutelle en souriant.

Depuis qu’elle vit sa vie comme une femme, Ariane se sent beaucoup mieux dans sa peau.

Changement de sexe

Un processus long et complexe Changer de sexe ne se fait pas en claquant des doigts. Quand une personne vivant une dysphorie de genre ressent un besoin urgent d’harmoniser son corps et sa personnalité, le processus pour y parvenir est souvent long et complexe.

Mariane B.-Courteau

mariane.bergeron-courteau@cjonquiere.qc.ca

Cela fait environ quatre ans qu’Ariane Bouchard sait qu’elle veut devenir une femme épanouie de corps et d’esprit. Cependant, elle commence tout juste à voir un peu de positif dans le long processus qui précède l’opération de changement de sexe.

Après avoir consulté son médecin de famille, un psychologue et deux psychiatres, avoir suivi une thérapie de jour durant tout un été et avoir souffert de plusieurs dépressions, la jeune femme de 22 ans a finalement été dirigée vers un endocrinologue, un médecin spécialiste des hormones, en janvier 2012. «Il était très rassurant et gentil, mais se contredisait beaucoup», explique la jeune femme qui a dû s’armer de patience, car les hormones prescrites ne semblaient pas faire effet sur son corps. «Il refusait de me prescrire une quantité supérieure à six milligrammes, mais avouait que chaque personne réagit très différemment aux hormones», relate la cégépienne.

Au départ, Ariane prévoyait attendre l’effet des hormones pour commencer à s’habiller comme une femme, mais elle s’est finalement impatientée et a plongé dans sa nouvelle vie l’été dernier. Ce changement la soulage, mais elle a hâte de «réconcilier son corps avec son âme». Depuis deux semaines, l’étudiante en Techniques d’intégration multimédia consulte une nouvelle endocrinologue à Montréal. «Ça va beaucoup mieux, elle semble très motivée!», exprime-t-elle avec enthousiasme. Selon les plans, elle devrait être en mesure de subir l’opération de changement de sexe à l’été 2015.

Une étude pour mieux comprendre les hommes

Les hommes de la région se perçoivent en meilleure santé qu’ils ne le sont réellement. C’est ce qui ressort d’une recherche demandée par l’Agence de la santé et des services sociaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui permettra de mieux outiller les intervenants en santé publique.

jade.levesque@cjonquiere.qc.ca

Le projet a été réalisé sur une période de deux ans par le Groupe de recherche et d’interventions régionales de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Le projet a été dévoilé la semaine dernière, soit un an après son dépôt officiel. «Les hommes sont le cœur de la cible de l’agence. La clientèle masculine est très difficile à rejoindre et intervenir auprès d’elle sur la santé pose beaucoup de difficultés», explique

et leurs mythes à l’égard de leur santé, de même que leurs valeurs, leurs motivations profondes et leurs freins. «Le but n’était pas qu’on se noie dans les chiffres et les données à la fin de l’enquête. Nous avons utilisé les approches salutogènes, c’est-à-dire une perspective inversée mettant l’accent sur les facteurs qui conditionnent une bonne santé», commente M. Bizot. Enquête à la main, les intervenants seront outillés vers une meilleure efficacité des messages et des interventions afin que des gains d’espérance de vie soient possibles pour les hommes de la région. Le taux d’espérance de vie chez les hommes du Saguenay– Lac-Saint-Jean est aujourd’hui plus bas que le reste du Québec. Le responsable de l’enquête, Dominic Bizot, a dévoilé son projet sur la santé des hommes en région.

Photo: Jade Lévesque

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Jade Lévesque

le responsable du projet et professeur au département des sciences humaines de l’UQAC, Dominic Bizot. Il fait également savoir que les hommes portent rarement ou presque jamais attention aux messages qui incitent la bonne santé physique, alimentaire ou mentale et leurs intérêts sont moindres pour les messages sur les saines habitudes de vie. De plus, les hommes sont moins à l’écoute des médias selon l’étude. Ce sont huit groupes de discussion réunissant une soixantaine d’hommes âgés entre 25 et 44 ans qui ont été tenus dans la région dans le cadre de la recherche qualitative. Deux animateurs du Centre de prévention suicide, soit Mathieu Brisson et Rémi Riverin, ont coanimé les rencontres, et cinq étudiants universitaires en travail social ont pris part à la réalisation du projet. Les objectifs étaient d’identifier leurs croyances, leurs préjugés


Conseil du trésor et comité exécutif

Josée Néron dénonce le manque de transparence

La conseillère de l’Équipe du renouveau démocratique, Josée Néron dénonce le fait que le conseiller municipal Claude Tremblay siège à la fois au Conseil du trésor et au comité exécutif de Saguenay. Elle soutient que cette situation nuit grandement à la démocratie.

Marika V.-Plante

marika.vachon-plante@cjonquiere.qc.ca

profité d’un voyage toutes dépenses payées sur la Côte d’Azur alors qu’ils tentaient d’attirer une étape de Championnat du monde pour le Festival forestier de Shipshaw. Cette situation a été largement dénoncée. «Il est temps que ça change et que la démocratie revienne au Saguenay», conclut Josée Néron. De son côté, le professeur au département des sciences économiques et administratives de l’UQAC, Gilles Bergeron, n’y voit pas de problème pour l’instant. Il tient tout de même à mettre en garde la population: «Si le maire nomme davantage de représentants du conseil exécutif sur le Conseil du trésor, il aura un contrôle trop important sur les finances de la Ville et c’est là que ça peut devenir un problème pour la démocratie.» Nous avons tenté en vain de contacter les conseillers municipaux Jean-Yves Provencher et Claude Tremblay pour recueillir leurs commentaires.

Pétition contre Fabien Hovington

La conseillère municipale Josée Néron dénonce le manque de transparence à la mairie.

«Libérons Saguenay de Jean Tremblay»

Plus de 200 personnes ont signé le document

L’anonymat des fondateurs nuit à la crédibilité

Quelques mois après avoir lancé une pétition contre la nomination de Fabien Hovington au poste de directeur général de la Zone portuaire de Chicoutimi, et avec 209 signatures en main, Lawrence Dufour estime que le dossier est clos. Il soutient que le débat qu’il souhaitait faire naître se vit présentement sur la place publique.

La page Facebook «Libérons Saguenay de Jean Tremblay», qui a vu le jour il y a quelques semaines, aurait beaucoup plus d’impact si ses administrateurs acceptaient de s’identifier publiquement.

Alexandre Girard

alexandre.girard@cjonquiere.qc.ca

Photo: Amélie Houle

Amélie Houle

amelie.houle@cjonquiere.qc.ca

La pétition contre la nomination de Fabien Hovington au poste de directeur général de la Zone portuaire de Chicoutimi a obtenu plus de 200 signatures depuis sa mise en circulation en novembre dernier. tant que la population continue de débattre sur le sujet. Il a de plus tenu à répondre aux commentaires de gens qui défendaient M. Hovington lorsque les messages étaient pertinents. Il est d’ailleurs satisfait que la majorité des signataires aient décidé de rendre leur nom public sur le site. «Je trouve que c’est très sain pour la démocratie et c’est important que les gens n’aient pas peur de dire ce qu’ils pensent. Ils assument leur choix et ils savent que ce n’est pas dangereux pour eux de dénoncer une situation», explique-t-il. Lawrence Dufour a fait parvenir sa pétition au président du conseil d’administration de la

zone portuaire, Éric Gauthier, ainsi qu’au ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, Sylvain Gaudreault. «Lorsque j’ai téléphoné au ministre Gaudreault, je me suis fait dire de formuler une plainte formelle, mais je me suis rendu compte qu’il y en avait déjà six, alors ça ne valait plus vraiment la peine d’en faire une», confie-t-il. M. Dufour n’a cependant jamais eu de réponse de la part du président du conseil d’administration de la Zone portuaire concernant la pétition. Cette dernière demeure toutefois encore accessible sur Internet à l’adresse suivante : http://www. petitions24.net.

C’est du moins l’avis du propriétaire d’Itremma Affaires Web, Emmanuel Tremblay, qui est aussi vice-président de la Conférence des professionnels de la communication du Saguenay—Lac-Saint-Jean. Il explique que les pages Facebook administrées par des personnes clairement identifiées ont un impact plus important. L’enseignant en Stratégies et animation de réseaux sociaux de Mastera du Cégep de Jonquière, Pierre-Alexandre Audet, ajoute qu’une personne avec un statut, comme un conseiller par exemple, augmentera la crédibilité d’une page Facebook: «Des pages qui s’acharnent sur une personne n’ont pas leur place selon moi.» Selon M. Tremblay, celles qui sont anonymes passeront pour faire de la diffamation: «On y retrouve souvent des informations plus virulentes que nécessaires, comme dans le cas de la page Libérons Saguenay de Jean Tremblay.» Emmanuel Tremblay ajoute que les pages Facebook ont une certaine influence selon le nombre de personnes qui les consultent et qui y sont abonnées, et ce, même si celles-ci ne peuvent pas faire un réel changement. Elles peuvent avoir tout de même une minime influence sur l’opinion publique. Pour sa part, l’instigateur de «Libérons Saguenay de Jean Tremblay», explique qu’il voudrait un meilleur avenir pour Saguenay. «Nous voulons que les citoyens soient plus informés de ce qui se passe dans la région», a-t-il confié. Il a aussi mentionné que le site Web de Ville en action était une bonne idée à la base, mais que cet outil est devenu pour le maire un moyen de remplacer les conférences de presse sans avoir besoin de répondre directement aux questions des journalistes et des citoyens. De son côté, la conseillère municipale de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, qui ne connaît pas la personne qui a créé la page Facebook, mentionne que les gens veulent du changement dans les manières d’administrer et de gérer la ville. La page invite la population saguenéenne à assister au conseil de la ville qui se déroulera à La Baie demain à 12h pour démontrer leur mécontentement.

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L’instigateur de la pétition est content du nombre de signatures obtenues et il souligne qu’il est très heureux si sa pétition a pu inciter des gens à fouiller un peu le dossier. Originaire de la région, M. Dufour a décidé de lancer la pétition en novembre dernier à la suite de la nomination de M. Hovington au poste de directeur général de la Zone portuaire de Saguenay trois jours après qu’il ait perdu ses élections comme conseiller municipal de Shipshaw. Il souhaitait démontrer le manque de transparence de cette nomination partisane et la violation du principe de la démocratie. Fabien Hovington s’est également retrouvé dans l’actualité en raison d’un voyage toutes dépenses payées sur la Côte d’Azur aux frais des contribuables, pour l’obtention du Championnat du monde du Festival forestier de Shipshaw. Même s’il ne désire pas relancer la pétition prochainement, M. Dufour trouve impor-

Photo: courtoisie

La conseillère municipale explique que le danger est que le conseiller du district 7 se place en conflit d’intérêts. «Il se retrouve à rédiger les documents pour le Conseil du trésor et à les voter par la suite sur le comité exécutif. C’est là que M. Tremblay est en conflit d’intérêts», dit-elle. Josée

Néron croit qu’il est plus facile pour lui de faire approuver un projet. Il a une personne de moins à convaincre sur le comité exécutif puisqu’il y siège lui-même. La conseillère du district 14 précise que, normalement, les conseillers s’éloignent des projets auxquels ils participent. Elle affirme que le maire Jean Tremblay tente d’exercer un certain contrôle de l’information. «Il y a un sérieux manque de transparence à la mairie, déclare-telle. Le maire sait s’entourer, en plaçant Claude Tremblay là où il est, le Conseil du trésor a moins de comptes à rendre.» Elle croit toutefois que Jean Tremblay devra revoir la composition de ses comités en raison de la demande grandissante de transparence à la mairie, depuis les évènements entourant le Festival forestier de Shipshaw et Fabien Hovington. Rappelons que quatre personnes, dont un conseiller politique du maire Jean Tremblay, ont


Le PQ cache mal ses intentions

Nous aurons droit à des élections provinciales au printemps, c’est une certitude. Mais une question demeure: le gouvernement fait-il preuve de fausse générosité en distribuant allégrement des subventions? Les intentions du Parti québécois sont moins bien cachées qu’on ne le croit. Depuis le caucus au début du mois de février, les rumeurs d’élections fusent de toutes parts. Rien pour calmer celles-ci, la première ministre Pauline Marois continue de démentir que le blitz de subventions gouvernementales qui a lieu depuis la semaine du 3 février est préélectoral. Prend-on les Québécois pour des ignorants ou essaie-ton simplement de les amadouer? Mme Marois soutient ne ménager aucun effort pour contribuer au bien-être des citoyens du Québec. Elle maintient que plusieurs projets sont sur la table et que des élections seront déclenchées au moment opportun. Le plan du Parti québécois est pourtant dessiné, simple et tricoté serré ! Au moment d’écrire ces lignes, le gouvernement Marois venait tout juste de conclure une pluie de quelque 85 annonces de subventions ou de promesses d’investissement, et ce, uniquement dans les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Et il y en aura plus encore! Elles se comptent à la dizaine. Pourquoi attendre à la fin de chaque mandat pour enfin donner aux Québécois l’attention qu’ils demandent? Lorsque Pauline Marois déclenchera les prochaines élections, un autre cycle de promesses, de discours à n’en plus finir et de visites dans les contrées lointaines du Québec s’ensuivra. Toujours plus de promesses, car aux yeux des politiciens, ces nouvelles semblent effacer les précédentes. Si la chef du Parti québécois continue d’exprimer que l’objectif principal de son parti est la souveraineté, un gouvernement majoritaire demeure un objectif beaucoup plus réalisable à court terme. Et il ne faut pas se leurrer, l’opération séduction est déjà bien entamée! Le Saguenay–Lac-Saint-Jean en bénéficie à son tour

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Dans cette vague d’annonces préélectorales, la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean n’a pas été laissée en reste. Après tout, elle bénéficie d’une importante représentation péquiste à l’Assemblée nationale avec cinq députés sur autant de circonscriptions. Ça aurait été une bourde de lui accorder peu d’attention. Le centre-ville d’Arvida bénéficie de l’un des investissements les plus importants du gouvernement Marois puisqu’on y a annoncé une enveloppe de 16 millions $ pour la construction d’un nouvel édifice où seront relogés quelque 140 employés de Revenu Québec. Les subventions comme celles qui ont été données pour l’industrie sylvicole reviennent. En septembre dernier, un peu plus de 2 millions $ avaient été donnés pour contribuer à l’essor de l’industrie sylvicole. Puis au tout début du mois, 46 autres millions $ ont été injectés dans la région dans le cadre d’une subvention majeure dans l’industrie à l’échelle provinciale. Les partenaires de danse potentiels sont déjà connus, mais qui pourra réellement menacer la bête péquiste dans les prochaines semaines? Philippe Couillard et le Parti libéral, François Legault et la Coalition Avenir Québec ou encore Françoise David et Québec solidaire? Le PQ est à son plus fort, selon les récents sondages. Ces récentes annonces semblent avoir aidé. Dommage qu’il en faille si peu pour acheter les gens.

Le septième art au service du capitalisme

Quelle déception de voir la bande-annonce d’un film québécois qui semble excellent, mais de ne jamais pouvoir visionner ce même film sur grand écran. C’est à croire que les exploitants de salles de cinéma du Québec n’ont pas confiance en leur propre cinéma, celui de chez eux. La plupart des films québécois sortis en 2013 n’étaient pas ou très peu disponibles dans les immenses salles appartenant à des chaînes telles Guzzo, Cineplex ou Ciné-entreprise. Pour pouvoir apprécier le cinéma d’ici, qui se distingue des grandes productions américaines, il faut plus souvent qu’autrement se déplacer dans des cinémas plus spécialisés que l’on retrouve seulement à Québec et à Montréal. Heureusement pour ces cinéphiles que les ciné-clubs existent dans les régions. Sans cela, le public n’aurait pratiquement jamais accès à du cinéma d’auteur de qualité. Le propriétaire des cinémas Guzzo, Vincenzo Guzzo, prend littéralement le septième art pour de la marchandise. Selon lui, le cinéma québécois devrait miser

Raphaël Guillemette

Billet

Le journal La Pige, fondé en 1978 et tiré à 5000 exemplaire, est imprimé par le progrès du Saguenay - Lac-Saint-Jean.

Le Web est fascinant. C’est fou comment un geste, à la base totalement dangereux et imbécile, peut devenir viral en moins d’une journée. Cela a commencé avec des gens qui ont ressenti le besoin de montrer à la terre entière qu’ils étaient capables de caler une bière. Merci du divertissement. Tout le monde le sait maintenant, les neknominations ont fait quatre morts, ce qui est assez tragique. Puis voilà qu’un garçon habitant le Vieux Continent, qui avait été

raphael.guillemette@cjonquiere.qc.ca

Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Rédacteur en chef: Raphaël Guillemette Rédacteur aux Arts et Sports: Alexandre Faucher

sur la popularité plutôt que sur le genre et la démarche artistique profonde de l’auteur. Il est clair que des films de Tarentino rapporteront plus que des films de Xavier Dolan selon cette logique néolibéraliste, mais dans les faits, est-ce le cas? La différence entre une mégaproduction telle que Hunger Games : l’embrasement et celle du Démantèlement est que les 506 000 $ de recettes qu’a récoltés ce dernier seront réinvestis au Québec au lieu de s’envoler dans les poches de producteurs américains déjà plein aux as. Bien qu’il soit compréhensible que M. Guzzo veuille faire de l’argent avec ses cinémas, il pourrait néanmoins faire des efforts et dédier par exemple une de ses salles au cinéma québécois d’auteur. Un autre reproche des grands businessmen du Québec est que l’offre québécoise est peu diversifiée. Au cours des dernières années, les réalisateurs québécois se sont pourtant démarqués point de vue diversité: film d’action avec Bon cop, bad cop, film sportif avec Il était une fois les boys, film à caractère historique avec La maison du pêcheur ou

encore un film biographique avec Louis Cyr. Si les exploitants de salles n’encouragent plus le cinéma d’ici, les auteurs n’auront d’autre choix que de se tourner ailleurs afin de produire leurs films. Certains ont déjà commencé à emprunter cette voie, comme Jean-Marc Vallée qui a réalisé Dallas Buyers Club et Denis Villeneuve, Prisonniers. Tous deux ont décidé que percer aux États-Unis allait être plus bénéfique pour eux et surtout plus encourageant parce que là-bas, on sait les apprécier à leur juste valeur. M. Guzzo pense que les cinéastes doivent prendre en considération ce que le public désire voir. Depuis quand l’art est-il au service des gens? L’art doit provenir uniquement de la tête de l’artiste, dans ce cas-ci le réalisateur, et ne doit en aucun cas subir des contraintes (ce que le public veut voir) sinon ce n’est plus de l’art dans sa forme unique mais bien une commande d’un client qu’on doit réaliser coûte que coûte.

Audrey Girard

audrey.girard1@cjonquiere.qc.ca

Des beignes pour une bonne action neknominé, décide à la place de faire une bonne action. Voilà, les smartnominations sont nées. En moins d’une semaine, les pages Facebook sont inondées de vidéos de gens tentant de faire une différence pour le monde qui les entoure. Mais comment reprocher aux gens de vouloir faire des gestes altruistes ? Le fait est que ce phénomène semble malheureusement être une mode passagère, c’est rendu « trendy » d’être smartnominé. Tout le monde devrait être

sensible aux gens qui les entourent et le désir de faire plaisir aux autres ne devrait pas être une obligation. L’idéal serait que ce phénomène serve réellement à quelque chose, comme à sensibiliser les gens sur les dangers du calage. Pour que la mort de quatre personnes n’ait pas servi uniquement à acheter des beignes à son entourage.

Amélia Houde

amelia.houde@cjonquiere.qc.ca


Trousses de sécurité pour aînés

L’offre ne suffit pas à répondre à la demande

Le Centre d’action bénévole de Chicoutimi a reçu en moins d’un mois des centaines de demandes pour les trousses de sécurité pour personnes âgées, alors que seulement 100 exemplaires de cet outil sont disponibles pour l’année 2014.

loupe de lecture, un sous-tapis antidérapants et divers dépliants d’informations. Comme les 100 trousses de sécurité sont déjà réservées,

Mme Tremblay doit prévenir les personnes intéressées qu’il n’y en a plus de disponibles pour l’instant: «C’est un besoin récurrent chez les personnes

âgées que de devoir se sentir en sécurité, et la trousse le permet. Je note tous les noms, car on ne sait jamais quand il va y avoir des annulations.»

Mariane B.-Courteau

mariane.bergeron-courteau@cjonquiere.qc.ca

Photo: courtoisie

Le besoin est si important qu’une demande a été logée auprès du gouvernement du Québec et de la Ville de Saguenay afin de pouvoir offrir une autre centaine de trousses pour l’année en cours. «Après 350 demandes, j’ai arrêté de compter. Ça appelle tout le temps!», s’exclame la coordonnatrice du Centre d’action bénévole de Chicoutimi, Annie Tremblay. Les trousses de sécurité contiennent les piles de rechange pour le détecteur de fumée, une lampe de poche, un brassard réfléchissant, une veilleuse, une

Moins d’un mois après la remise sur le marché de la trousse de sécurité pour aînés, des centaines de personnes ont déjà signalé leur intérêt au Centre d’action bénévole de Chicoutimi.

Projet de Coffre aux sports

Le Défi J’arrête, j’y gagne fête ses 15 ans

Des élèves donnent une seconde vie à des skis

Donner une seconde vie à des skis usagés pour en faire des chaises, voilà le défi que s’est lancé Sébastien Simard avec le projet Environdack. Ces œuvres d’art recyclées sont réalisées par des élèves en formation préparatoire au travail (FPT) de l’École secondaire Charles-Gravel.

Amélia Houde amelia.houde@cjonquiere.qc.ca

pas de faire de la production en série, mais d’utiliser ces chaises comme symbole de sensibilisation au recyclage. Grâce à son projet, l’école Charles-Gravel a appris cette semaine qu’elle est finaliste dans la catégorie projet engagé pour le gala Forces Avenir qui récompense les projets engagés. Les chaises sont en vente au coût de 20 $ et les profits iront à Coffre aux Sports. Les détails sur les points de vente ainsi que les endroits où il est possible de faire des dons d’équipements sont sur le site de la Ville de Saguenay au www.ville.saguenay.ca

Les participants utilisent des skis usagés pour fabriquer des chaises.

Lorsqu’elle travaillait à l’Hôpital de Chicoutimi, la docteure Roxane Néron a diagnostiqué un cancer du poumon à une fumeuse mère de quatre enfants, qui est finalement morte dans ses bras. Depuis ce jour, la porte-parole du Défi J’arrête, j’y gagne fait de la lutte contre le tabac son combat quotidien.

Mariane Bergeron-Courteau mariane.bergeron-courteau@cjonquiere.qc.ca

Pour une quinzième année, le Défi J’arrête, j’y gagne encourage les fumeurs à délaisser leur mauvaise habitude durant six semaines. Au Québec, 22,4 % de la population est fumeuse. Le Saguenay–LacSaint-Jean se retrouve un peu sous cette moyenne avec 21,2 %, alors qu’avant l’apparition du défi, il s’agissait d’une des régions les plus affectées par cette problématique. Selon Roxane Néron, qui agit à titre de porte-parole provinciale depuis les tout débuts, cet évènement permet d’offrir des résultats concrets aux gens qui désirent écraser la cigarette une bonne fois pour toutes: «Deux personnes sur trois réussissent le défi et 20 % d’entre elles n’ont toujours pas fumé à nouveau après un an.» Elle affirme que ces résultats sont très concluants, puisque seulement 3 à 5 % des gens qui essaient d’arrêter de fumer seuls y parviennent. Ces statistiques encourageantes s’expliquent, selon la porteparole, par le fait que le Défi J’arrête, j’y gagne permet aux fumeurs de comprendre qui ils sont, d’avoir accès à un soutien social et de s’outiller pour réussir cette épreuve. «C’est comme planifier un voyage. Avant de partir, il faut savoir exactement la destination, si on part avec des amis, etc. Tu t’organises pour réduire les complications, illustre-t-elle. Quand on est bien préparé, qu’on comprend quel type de fumeur on est et qu’on connaît bien nos motivations, les résultats risquent d’être plus concluants.» Le Défi J’arrête, j’y gagne offre aux fumeurs une panoplie d’outils, notamment une trousse d’aide du Jean Coutu, de l’information et l’application mobile SOS Défi qui permet aux utilisateurs de se créer un réseau de soutien. Plusieurs prix, dont deux voyages dans le sud, seront tirés au sort parmi ceux qui auront complété le défi avec succès. «Les inscriptions vont très bien partout au Québec. Chaque année, nous n’avons pas de difficultés à aller chercher notre monde, car 60 % des fumeurs veulent arrêter. Ils ont besoin d’aide et de moyens efficaces pour y parvenir», relate la porte-parole. La 15e édition du Défi J’arrête, j’y gagne se tient du 1er mars au 11 avril 2014.

LA PIGE, LE DIMANCHE 2 MARS 2014 - 7

Photo: courtoisie

«Le but du projet est de sensibiliser les jeunes à l’environnement. Je veux leur montrer qu’il y a de la qualité dans l’équipement de sport de seconde main», a témoigné l’enseignant en adaptation scolaire Sébastien Simard. Il considère que les chaises sont comme des œuvres d’art uniques. Trois élèves du programme FPT à Charles-Gravel s’occupent de la confection de ces fauteuils. Les participants, qui vivent des difficultés d’apprentissage, sont ravis du projet et ils développent en même temps leur côté manuel, selon Sébastien Simard. Ces chaises recyclées font partie du projet de Coffre aux Sports de l’organisme À vos marques, Santé, qui permet à plusieurs organismes de la région d’offrir à leur communauté des équipements sportifs usagés. Pour la conseillère au soutien à la communauté de l’organisme, Maude Leblanc, cette collecte

permanente d’équipements permet à des personnes dans le besoin de pratiquer des sports avec les outils adéquats. «Les demandes pour l’équipement sont traitées par nos partenaires de Coffre aux sports qui connaissent bien leur clientèle. Par exemple, on fait souvent affaire avec des écoles, des CLSC et avec la ville», explique Maude Leblanc. Le but du projet est de favoriser l’activité physique. Depuis 2012, À vos marques, Santé, a fait le don de plus de 2 000 équipements sportifs à la population vulnérable du Saguenay. Sébastien Simard souligne que le but d’Environdack n’est

Aller porter la trousse en personne à la résidence des aînés est essentiel pour Annie Tremblay: «Quand ils m’ouvrent leur porte, ils me permettent d’explorer la maison et de m’assurer que tout est sécuritaire. C’est également l’occasion de leur offrir d’autres outils ou services appropriés à la situation. Ça ne s’arrête pas juste au contenu de la trousse.» Ainsi, les armes à feu, les détecteurs de fumée déficients et les tapis qui glissent sont pris en charge afin d’offrir aux résidents un milieu de vie sécuritaire. Jusqu’à présent, Annie Tremblay a distribué une quinzaine de trousses de sécurité: «Les gens sont très contents de la recevoir. Ils n’en reviennent pas de tous les outils qu’on met à leur disposition gratuitement.» Présentement, le projet couvre le territoire de la Ville de Saguenay, mais le Centre d’action bénévole de Chicoutimi a reçu bon nombre de demandes provenant de l’extérieur de la municipalité. Annie Tremblay offrira une présentation de la trousse de sécurité pour aînés aux préfets des MRC du Saguenay–Lac-SaintJean dans les prochaines semaines afin d’exporter le concept.


Centres d’appels

Les employés vivent une pression constante

Suivre à la lettre un scénario posé devant soi, parler au téléphone, argumenter à deux à trois reprises, sentir la pression de ses superviseurs, se sentir écouté, observé, jugé, soutirer le plus d’argent possible aux gens, même au détriment de ses propres valeurs: voilà ce que vivent la plupart des employés travaillant dans un centre d’appels.

audrey.girard1@cjonquiere.qc.ca

Gabriel (nom fictif), travaille dans un centre d’appels de la région depuis quelques mois. Son emploi se concentre surtout sur les fondations. Il doit donc aller chercher des dons, et de préférence par cartes de crédit. Gabriel explique qu’il est parfois difficile de travailler sur certains projets puisque les employés ne

nous demandent de jouer avec notre sentiment empathique pour obtenir plus de sous», explique Gabriel. La directrice exécutive du centre d’appels Uni-Marketing, Josée Gagnon n’est pas d’accord avec ce point de vue. Selon elle, les employés qui travaillent sur les fondations n’ont pas à jouer avec les sentiments des gens, mais ils doivent tout de même convaincre le plus possible les gens de donner. L’ex-employée d’Uni-Marketing, Vicky Lefebvre, considère que c’est l’un des pires postes qu’elle a occupé. «Un moment donné, j’ai entendu les employés dire dans mon dos que ce n’était pas grave si je ne rentrais pas parce que je n’étais pas rentable de toute façon!», soulève Vicky. Ellemême s’est fait rencontrer par son employeur parce qu’elle n’argumentait pas assez au téléphone. De son côté, Ariane (nom fictif) n’est pas aussi pessimiste par rapport à son emploi. Oui la pression est là, mais elle la ressent beaucoup moins : «Je suis protégée par le syndicat, je subis donc beaucoup moins de pression parce que les employeurs ne peuvent pas me mettre à la porte n’importe quand.»

Photo: Audrey Girard

Audrey Girard

connaissent pas toujours le but précis du client. Il aimerait que ses superviseurs lui donnent une formation adéquate afin de bien le préparer à répondre aux questions des gens et d’être en mesure de mieux argumenter par la suite. «Nos superviseurs nous demande d’insister beaucoup et je n’aime pas ça. Ils ne sont jamais satisfaits et en veulent toujours plus», confie Gabriel. Dans le cas par exemple où Gabriel demande à parler à une personne et qu’on lui répond au téléphone que celle-ci est décédée, il doit utiliser cet argument pour convaincre son interlocuteur de poursuivre la mission entâmée par le proche décédé. Par rapport à la pression exercée par les superviseurs, la directrice exécutive du centre d’appels Uni-Marketing, Josée Gagnon, rapporte que les employés doivent être en mesure de vivre avec la pression associée au milieu de la vente. «J’ai justement été rencontré par mes superviseurs parce que je ne poussais pas assez lorsque je tombais sur les proches d’une personne décédée. Mes superviseurs

Ariane, Vicky et Gabriel sont d’accord pour dire qu’ils subissent énormément de pression en travaillant dans un centre d’appels et qu’ils doivent user de manipulation pour l’atteinte de leurs objectifs. Par contre, contrairement à Gabriel et Vicky, Ariane a une bonne relation avec ses superviseurs. Gabriel confie malgré tout aimer son travail : «J’aime créer un sentiment de confiance avec les gens que j’aborde au téléphone. Je suis surtout fier de ramasser de l’argent pour des fondations, car

je sais que c’est pour une bonne cause. Dans ce sens-là, je trouve que mon travail est très humain malgré la pression que je subis.» Ce qu’il aimerait surtout de la part de certains de ses superviseurs, ce serait d’avoir plus d’encouragements et de renforcement positif de leur part.

Cruauté envers les animaux

La SPCA invite les gens à dénoncer

Un récent cas de cruauté envers un animal survenu dans la région a choqué les esprits. Dans de telles situations, bien des gens se sentent impuissants et se demandent comment agir.

Julie Bilodeau

julie.bilodeau@cjonquiere.qc.ca

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Plaintes Sylvie Tremblay, directrice et enquêteure de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) du Saguenay—

Lac-Saint-Jean, affirme que l’organisme recense chaque année sur son territoire une soixantaine de plaintes pour brutalité à animale. En cas de maltraitance, la SPCA détient les mêmes droits qu’un service de police. «En tant qu’enquêteure, je me charge des plaintes. Je peux me rendre à un domicile avec un mandat et procéder à une saisie tout en

m’assurant du suivi du dossier avec un procureur», précise Sylvie Tremblay. «Les témoins d’actes de brutalité à l’égard d’un animal doivent contacter la SPCA soit par la poste ou par Internet afin de déposer une plainte», indique Sylvie Tremblay. Elle précise que chaque plainte demeure confidentielle, mais qu’il faut absolument que le plaignant

ait vu les méfaits. Elle ne prend pas en compte les ouï-dire. Selon le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Bruno Cormier, un témoin d’acte de cruauté envers un animal peut également communiquer avec le service de police de sa ville: «Les policiers prendront alors connaissance de la situation. Ils rencontreront la personne qui les a contactés afin de monter un dossier.» Une fois le dossier complété, le corps policier l’envoie à la Direction des poursuites criminelles et pénales. «Un procureur de la Couronne se chargera alors du dossier. C’est à lui que revient le choix de porter plainte contre la personne soupçonnée d’avoir maltraité un animal», explique Bruno Cormier. Victime des coûts

Photo: Julie Bilodeau

Tag est le nom du chien torturé et laissé pour mort il y a de cela moins d’un mois à Dolbeau. Il semble se remettre de ses blessures. La sœur de la propriétaire de l’animal, Vicky Morin, affirme être satisfaite de la façon dont la Sûreté du Québec (SQ) se charge du dossier. «Je crois qu’ils prennent la situation au sérieux. Aux dernières nouvelles, les enquêteurs étaient sur la piste de deux suspects. On espère retrouver qui a fait ça, mais pour l’instant nous devons attendre», témoigne-t-elle. Vicky Morin garde toutefois une réserve. Elle se demande si les policiers prennent cette affaire en main parce qu’il s’agit d’un cas important ou plutôt parce que l’histoire a été largement médiatisée avec plus de 30 000 partages sur Facebook. À Dolbeau, ce n’est pas la première fois qu’un chien disparait. Cependant, c’est la première fois que l’on retrouve l’aminal, constate Vicky Morin.

À ce jour, des membres de sa communauté ont amassé 1000 $ comme récompense afin de retrouver le bourreau de Tag.

Les animaux de la SPCA Saguenay—Lac-Saint-Jean sont pour la plupart soignés et coûtent généralement moins cher que ceux vendus en animalerie.

Si un animal est retrouvé blessé, la SPCA procédera à son évaluation. «S’il est trop souffrant, nous n’aurons d’autre choix que de procéder à une euthanasie. Cela coûte très cher de soigner un animal, les prix varient selon les sévices qu’il a subis», confie la directrice et enquêteure de la SPCA Saguenay—Lac-SaintJean. Sylvie Tremblay tient à mentionner que tous les dons offerts à la SPCA servent à soigner les animaux dans le besoin et à leur assurer un avenir meilleur.


Louer un espace dans un centre commercial

Louer un local dans un centre commercial est devenu un luxe au fil des ans en raison des coûts de location élevés. Pouvoir compter sur un achalandage constant et une grande visibilité, ça n’a pas de prix, dit-on. Vraiment?

Marc-Antoine Côté marc-antoine.cote@cjonquiere.qc.ca

«Je trouve que la vocation des centres commerciaux a beaucoup changé depuis quelque temps. Dans les années 90, l’achalandage en valait la peine. Mais ce n’est plus ce que c’était, il y a maintenant beaucoup de gens qui n’achètent pas nécessairement, ou bien qui sont trop jeunes pour faire partie de notre clientèle», explique-t-elle. Mme Arsenault soutient même que le déménagement aura été bénéfique au final: «La majorité des clients nous ont suivis. Ça faisait très longtemps qu’on était là, on avait un nom de fait, une clientèle établie. On a même été surpris de voir le nombre de nouveaux clients qui s’est ajouté, des gens qui ne s’habillaient pas chez nous parce qu’ils n’aimaient pas aller au centre commercial.» Bien que le prix des loyers soit élevé à la Place du Royaume, certains préfèrent encore débourser plus, quitte à ne pas perdre de clients. C’est du moins la vision du propriétaire de La Crémière, Denis Simard, qui vient tout juste de renouveler son bail. «Avec tout l’achalandage et la clientèle que ça nous apporte, je crois que ça vaut le coup. Nous avions l’option d’aller ailleurs et de ne payer que la moitié de ce que l’on paye en ce moment. Mais on a tout de même pris la décision de rester», affirme-t-il. Certains commerces semblent toutefois bénéficier de conditions

Photo: Jonathan Hudon

En fait, avoir son magasin dans un centre commercial, ça peut coûter cher. Pour une boutique de petite envergure qui vend des vêtements, des produits de beauté ou encore des bonbons, chaque pied carré peut valoir jusqu’à 60 $ par année. Si l’on ajoute à cela les taxes et les coûts supplémentaires, la facture peut devenir salée. Ce sont d’ailleurs ces coûts élevés qui ont poussé la boutique Le Verchères, locataire de la Place du Royaume à Chicoutimi depuis plus de 25 ans, à déménager à côté de la boulangerie La Maison du pain en mars dernier. Selon la copropriétaire, Caroline Arsenault, l’endroit n’était plus vraiment adapté pour son commerce qui se spécialise dans la vente de vêtements haut de gamme pour dames.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Gérant du magasin Brick, Jonathan Guignard, se dit très satisfait du déménagement de son commerce aux Galeries Jonquière.

très avantageuses dans les centres commerciaux. Le magasin Brick, autrefois situé sur le boulevard Talbot à Chicoutimi, vient justement de déménager aux Galeries Jonquière pour profiter de ces avantages. «Les magasins à grande surface comme le nôtre, qui ont un nom, représentent un atout majeur pour un centre commer-

cial. Comme les deux parties se retrouvent gagnantes, les prix des loyers sont souvent revus à la baisse», lance le gérant du magasin de meubles et d’électroménagers, Jonathan Guignard. Celui-ci croit que le déménagement était nécessaire au développement de sa franchise: «Nous avions un grand manque

de visibilité là où nous étions. Nos sondages nous faisaient constater que les gens nous connaissaient, mais ne savaient pas où nous étions situés.» Comme quoi tout dépend du commerce et de la clientèle que ce dernier attire. Au centre commercial comme ailleurs, c’est une question d’offre et de demande.

Une meilleure vision pour un meilleur apprentissage

De nombreux enfants développent des troubles d’attention ou du comportement. Mais peu de gens savent qu’une mauvaise vision peut être la cause de ce problème.

Troubles de la vision

Mariane B.-Courteau

mariane.bergeron-courteau@cjonquiere.qc.ca

Le développement de troubles de la vision chez les enfants peut parfois être la source de problèmes de comportement. bien lire sur les lèvres des gens s’effectuent par la vision, d’où qui lui apprennent à parler et a l’importance de consulter un optodonc, par conséquent, de la diffi- métriste tôt, d’autant plus que les culté à imiter la diction. coûts des examens de la vue sont Selon Catherine Tremblay, couverts par le gouvernement environ 80 % des apprentissages jusqu’à 17 ans.

LA PIGE, LE DIMANCHE 2 MARS 2014 - 9

Photo: courtoisie

C’est du moins l’avis de l’optométriste Catherine Tremblay, qui travaille depuis 10 ans à la Clinik Optik Maltais située sur le boulevard Harvey à Jonquière. Le fait de mal voir peut provoquer chez les enfants des difficultés de concentration et peut les inciter à être distraits, notamment lorsque vient le temps d’apprendre à lire. «Si les enfants ont de la misère à bien discerner les lettres et que ça leur demande un trop gros effort de concentration, ils vont inévitablement décrocher et regarder ailleurs», rapporte Catherine Tremblay. Les parents interprètent souvent cette situation comme un signe d’indiscipline et n’ont pas le réflexe d’associer ces incidents à des problèmes de vision. Les troubles du langage sont souvent liés aussi à des problèmes de vision, selon l’optométriste, puisqu’un enfant hypermétrope ne parvient pas à

Plusieurs parents ont le réflexe d’amener leur enfant chez l’optométriste s’il développe un trouble de strabisme (œil qui louche), qui touche 5 % des enfants. Dans la quasi-totalité des cas, ce problème est associé à une hypermétropie. C’est en forçant les yeux pour bien voir que les muscles en viennent à faire dévier l’œil. Habituellement, le simple fait de corriger la vue avec des lunettes permettra à l’enfant d’éliminer le trouble de strabisme. Toutefois, certains problèmes n’ont pas de symptômes visibles, comme le trouble de l’amblyopie, plus connu sous le nom d’œil paresseux. Celui-ci touche entre 2 % et 4 % de la population. Un enfant ayant développé de l’amblyopie ne voit pas bien d’un œil, mais le cerveau compense avec la vision du deuxième. Au final, l’enfant n’a donc pas l’impression d’avoir un problème, même si sa vision en trois dimensions est affectée. Comme il n’a jamais bénéficié de la vue en 3D dans la vie de tous les jours, il ne peut pas se rendre compte qu’elle est déficiente. L’amblyopie peut facilement être réglée avec un traitement de cache, c’est-à-dire le port d’un œil de pirate, à condition de ne pas trop tarder avant de soigner le problème.

«Si les parents n’ont pas remarqué de symptômes particuliers chez leur enfant, on leur conseille tout de même de l’amener vers l’âge de 2 ou 3 ans passer un premier examen complet de la vue. À ce moment, on est en mesure de facilement éliminer les plus gros problèmes, estime Catherine Tremblay. Le développement des yeux se fait vraiment entre 0 et 10 ans. C’est la fenêtre où le cerveau est capable de refaire ses connexions. Plus c’est tôt et plus c’est facile.» Après 10 ans, les liens sont plus difficiles à modifier dans le cerveau et à un certain moment, le problème est irréversible. D’ailleurs, l’Association des optométristes du Québec fait présentement pression sur le gouvernement afin qu’il soit obligatoire pour un enfant de passer un test d’optométrie avant de rentrer à la maternelle. «Ça serait vraiment l’idéal, ça éviterait un paquet de problèmes! Ça permettrait de s’assurer que les enfants commencent l’école avec des conditions optimales pour apprendre. Et il ne faut pas compter sur les dépistages réalisés dans les écoles par les infirmières, car elles n’ont pas la formation nécessaire pour comprendre les réflexes de l’œil», conclut l’optométriste.


Fondation Rêves d’enfants

Trente ans d’engagement dans la région

L’expédition «Au sommet pour des rêves» organisée par la Fondation Rêves d’enfants pourrait revenir, et ce, dès l’an prochain.

Mélissa Goos

melissa.goos@cjonquiere.qc.ca

Maison de l’Espoir de La Baie

Un appartement transitoire verra le jour Grâce à un nouvel appartement transitoire qui sera mis à leur disposition prochainement, trois jeunes bénéficieront d’une deuxième chance. Il s’agit d’une initiative de la Maison de l’Espoir de La Baie qui offrira trois chambres à des jeunes âgés entre 16 à 18 ans.

Amélie Houle

Ce nouveau projet de la Maison de l’Espoir permettra d’accueillir, de façon temporaire, des jeunes de la région qui sont en difficultés financières, familiales, sociales ou autres, jusqu’en septembre 2015 pour un projet pilote. Les locataires choisis devront être en colocation avec leurs pairs pour la durée de leur plan d’intervention. Ce plan peut varier d’un individu à l’autre. Ceux qui souhaitent avoir accès à cet appartement doivent cependant avoir le désir de le fréquenter et vouloir cette aide qui leur est offerte, estime la directrice générale de l’endroit, Isabelle Normandeau. De plus, la notion du volontariat est primordiale pour l’établissement. Chaque jeune doit avoir un projet de vie comme des études ou un travail, précise-t-elle. La Maison de l’Espoir agit depuis 40 ans à titre d’organisme à but non lucratif auprès des jeunes âgés de 12 à 17 ans pour les aider à effectuer une transition et une réinsertion familiale ou sociale dans leur communauté.

Le coordonateur régional de Rêves d’enfants, Sylvain Bergeron, a participé à l’expédition «Au sommet pour des rêves» pendant plusieurs années. un exemple. La responsable des Un cocktail-bénéfice pour le la soirée. Rien ne rendrait les communications mentionne que 30e anniversaire de la fondation dirigeants plus heureux que s’ils ces activités ne visent pas néces- se tiendra à l’hotel Le Monta- parvenaient à accueillir encore sairement les enfants en phase gnais le 20 mars prochain. Annik plus de gens. Il est possible de se terminale, il s’agit de personnes Bergeron indique que l’orga- procurer des billets au coût de 75 atteintes d’une maladie qui nisation vise à accueillir pas $ chacun, en contactant Annik menace leur vie. moins de 300 personnes durant Bergeron au 1-800-267-9474.

Clowns thérapeutiques

Jasmine Gauthier se prête au jeu de Diagnostic 29

L’organisme Clowns thérapeutiques Saguenay lance sa campagne de financement Diagnostic 29 et la directrice des études du Cégep de Jonquière, Jasmine Gauthier, a accepté de se prêter au jeu.

Marie-Pierre Pruneau marie-pierre.pruneau@cjonquiere.qc.ca

«Le 1er avril, je passerai 29 heures avec un bras plâtré pour montrer mon soutien aux personnes qui sont à l’hôpital et qui bénéficient des services des clowns thérapeutiques», explique Jasmine Gauthier.

Le lendemain, une soirée cabaret aura lieu au café-théâtre Côté-Cour, où il y aura l’annonce du montant amassé pour Diagnostic 29. Mme Gauthier en est à sa toute première participation à Diagnostic 29. En tant que diagnostiquée, elle doit amasser un total de 3 000 $ en un mois pour Clowns thérapeutiques Saguenay. Pour atteindre cet objectif, elle pourra compter sur la tenue d’un dîner-bénéfice au collège et d’un spectacle caritatif à la salle François-Brassard mettant en vedette les neveux de Jacques Brel et de Félix Leclerc, le 18 mars. La Ligue d’improvisation étudiante de Jonquière (LIEJ) a aussi confirmé que les

profits du match du 11 mars reviendront à la campagne de financement. Jasmine Gauthier, d’abord touchée par le but de l’organisme, a aussi décidé d’embarquer dans la collecte de fonds en voyant tout ce que cet argent peut apporter aux gens dans le besoin: «Avec 3 000 $, 280 rencontres avec des clowns thérapeutiques peuvent être organisées, c’est beaucoup!» L’organisme Clowns thérapeutiques Saguenay pose des actions concrètes qui donnent des résultats: «Il est prouvé qu’après une visite des clowns, les gens malades ou les personnes seules mangent mieux et se sentent mieux. Il y a beaucoup de positif à avoir un tel organisme dans notre région», souligne Jasmine Gauthier. Un choix de société

Photo: Marie-Pierre Pruneau

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Avec une subvention de près de 60 000 $ accordée par la Conférence régionale des élus (CRÉ) dans le cadre du programme de lutte à la pauvreté et à l’exclusion sociale, la Maison de l’Espoir pourra offrir ces services tout à fait gratuitement aux trois locataires. «Habiter dans un appartement transitoire va permettre à ces jeunes de ne pas avoir le stress de se loger et de se nourrir convenablement. Ils pourront ainsi mettre toute leur énergie dans leur réadaptation», affirme Isabelle Normandeau. Leur séjour dans l’établissement leur fournira les outils et l’autonomie nécessaires pour faire face à la vie adulte. Des intervenants seront mis à leur disposition pour les accompagner tout au long de leur cheminement avec un plan d’intervention adapté à chacun. Pour le moment, deux jeunes ont déjà été sélectionnés pour faire partie de l’aventure. «Nous avons choisi de prendre des jeunes de 16 à 18 ans, car souvent ils sont pris dans un entre-deux, ils ont perdu leurs repères et ils ne sont pas toujours prêts à affronter la vie d’adulte», confie la directrice générale de l’établissement. Trois rencontres ont été nécessaires avec des organismes de la région pour l’élaboration du projet et pour comprendre les besoins réels des jeunes de la région. Isabelle Normandeau précise que même si le projet est un succès, une seule autre chambre pourrait être ajoutée puisque l’espace ne permet pas d’en avoir davantage.

Photo: courtoisie

«Cette activité au mont Washington, qui avait été réalisée pour le 25e anniversaire de la fondation et les années suivantes, représente l’une de nos meilleures campagnes de financement et nous comptons la reprendre en 2014 et 2015», a indiqué le coordonnateur régional de Rêves d’enfants, Sylvain Bergeron. Il mentionne que cette expédition est l’un des faits marquants dans la région de cette fondation qui fête ses 30 ans cette année. Mais il y a aussi tous les rêves qui ont été réalisés dans l’ombre. «Les rêves d’un enfant sur dix ne sont

pas rendus publics, puisque cela demande l’autorisation parentale et ce ne sont pas tous les parents qui l’accordent», explique-t-il. Depuis les débuts de la fondation, 580 enfants de la région ont pu bénéficier des services de Rêves d’enfants. «Notre région représente 23 % des rêves réalisés au Québec. Il y a beaucoup d’enfants malades, et toutes les levées de fonds qui ont lieu au Saguenay sont réservées pour aider les personnes de la région», affirme la coordonnatrice des Rêves d’enfants, Marie-Claire Aubrey. La responsable des communications de la fondation, Annik Bergeron, mentionne que la base de la réussite est le grand travail de bénévoles. «Il y a, au Québec, 24 subdivisions de cellules de territoire pour les bénévoles de notre fondation, ce qui est beaucoup», affirme-t-elle. Au Québec, le nombre de rêves réalisés depuis les 30 dernières années se chiffre à 9 300, avec 6 800 réalisations à l’ouest et 2 500 à l’est de la province. Un enfant de Toronto qui s’est dirigé à Québec pour aller rencontrer le joueur des Canadiens de Montréal, Carey Price, en est

La directrice des études du Cégep de Jonquière, Jasmine Gauthier, participe à la campagne de financement Diagnostic 29 de l’organisme Clowns thérapeutiques Saguenay.

La directrice des études explique également son implication au sein de cet organisme par le fait que les clowns thérapeutiques viennent en aide aux personnes âgées qui sont souvent laissées à elles-mêmes. «En tant que société, nous devons nous demander quelle place prend l’aide pour nos personnes âgées. Souvent elles sont seules et la visite des clowns thérapeutiques est parfois l’unique visite qu’elles ont pendant toute une semaine. Les personnes âgées représentent 80 % de leur clientèle, mais il ne faudrait pas oublier aussi les enfants malades qui eux aussi ont besoin de ces clowns.»


Développement d’un nouveau public

L’Orchestre symphonique multiplie les activités

L’Orchestre symphonique du Saguenay – Lac-Saint-Jean, qui célèbre cette année ses 35 ans, pourrait bien manquer de relève au cours des prochaines années, craint la directrice générale Christine Boily. Selon elle, les jeunes semblent peu intéressés à pratiquer la musique au sein d’une harmonie au secondaire.

un bon public. Les musiciens vont ainsi, entre autres, dans les écoles de la région pour rencontrer les élèves et leur parler de leur travail. De plus, la programmation est spécialement choisie pour être accessible à tous. Une belle 35e saison

Photo: courtoisie

Cloé Hurtubise

cloe.hurtubise@cjonquiere.qc.ca

La région ne possède pas un grand lot de musiciens professionnels et ceux-ci ne demeureront pas nécessairement toujours puisque parmi ceux-ci, il y a des enseignants qui pourraient quitter s’ils n’ont plus de clientèle. Le besoin de relève se fait donc de plus en plus pressant. Mme Boily s’inquiète du faible intérêt des jeunes par rapport

La directrice générale de l’Orchestre symphonique du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Christine Boily, aimerait redonner aux jeunes l’envie de jouer de la musique. à cette activité qui, selon elle, procure de nombreux bienfaits. Elle aimerait parvenir à «redonner le goût de jouer de la musique» aux jeunes. Selon elle, ceux-ci méconnaissent cette activité qu’ils considèrent surtout comme une discipline particuliè-

Conservatoire de musique du Saguenay

rement exigeante. «S’ils pouvaient suivre des cours de musique tout au long de leur parcours scolaire, cela les encouragerait probablement à poursuivre dans le domaine plus tard», estime-t-elle. C’est pourquoi elle travaille à tenter d’inverser la situation auprès

des commissions scolaires et du ministère de l’Éducation. De plus, l’orchestre travaille en collaboration avec divers organismes et réalise de nombreuses activités de médiation culturelle pour faire connaître davantage la musique aux jeunes et développer

La directrice générale raconte que la saison 2013-2014 se déroule très bien jusqu’à présent et que les ventes de billets sont à la hausse ces derniers mois. Selon elle, «les amateurs sont là, il faut seulement retravailler les communications et la publicité pour rejoindre le plus de gens possible». Le concert de Noël offert en décembre dernier a d’ailleurs été particulièrement populaire, ajoute-t-elle. Le prochain grand concert, Les grands succès de la musique classique, aura lieu le 22 mars à la salle Michel-Côté d’Alma et le 23 mars au Théâtre Banque Nationale. La saison se terminera enfin le 26 avril, avec la soirée 35e anniversaire qui s’annonce haute en couleur, affirme Mme Boily.

Concours de chant

L’harmonie d’instruments à vent, Faites Tremblay-Lavoie prend de l’expansion un projet prometteur

Vingt-sept jeunes participent jusqu’à maintenant à l’harmonie d’instruments à vent proposée par le Conservatoire de musique du Saguenay. Selon une enseignante responsable, Monique Robitaille, le projet est très prometteur pour la région.

Jade Lévesque

jade.levesque@cjonquiere.qc.ca

les voir quitter le samedi midi avec le grand sourire et de voir qu’ils ont hâte de revenir», ajoute-t-elle. Une expérience de scène

Le concert de l’harmonie du samedi permettra aux élèves de vivre une expérience de scène, tout comme les jeudis «découvertes» du Conservatoire de musique. «C’est un bel exercice pédagogique, car les jeunes apprennent à jouer devant un public. Les gens doivent assister aux concerts, car c’est une belle façon de découvrir les musiciens de demain et c’est agréable de les entendre jouer même si on n’est pas un grand connaisseur de la musique classique», conclut M. Rousseau.

Les étudiants montent sur scène afin de jouer devant un auditoire lors des jeudis «découvertes» du Conservatoire de musique.

La deuxième édition du concours de chant Faites Tremblay-Lavoie revient en force cette année. Une méga-production musicale mettant en vedette les participants de l’édition 2014 verra le jour à l’été 2015.

Xavier Julien

xavier.julien@cjonquiere.qc.ca

Après une première édition réussie en 2013 au Lac-Saint-Jean, le concours Faites Tremblay-Lavoie voit grand. En plus d’agrandir le territoire de la compétition jusqu’au Saguenay, les organisateurs promettent un spectacle haut en couleurs. «On va prendre tous les participants qui le désirent pour créer une méga-production musicale. Les répétitions débuteront en juin 2015. Ce sera du jamais-vu», s’est exclamé un des organisateurs, Mathieu Gordon. Tous les participants qui seront sélectionnés par un juge lors des auditions pourront faire partie de la méga-production. «Certains des participants sont des enseignants ou encore des infirmières. Ils n’auront donc pas tous le temps de s’impliquer dans le projet, mais on leur lance quand même l’invitation», a déclaré l’organisateur. Basé sur le même principe que la populaire émission La Voix, le concours Faites Tremblay-Lavoie tente de rassembler les meilleurs chanteurs de la région. Au cours des auditions à l’aveugle, les candidats doivent séduire les juges pour faire partie de leur équipe. «On a beaucoup de talent dans la région. Tout le monde veut aller à la télévision et moi je me suis dit: pourquoi pas le faire ici?», s’est questionné le promoteur du projet. Trois juges ont été nommés au Saguenay et trois autres au Lac-SaintJean. Les équipes commencent déjà à prendre forme au Saguenay, alors que trois auditions ont lieu dans les différents bars de la ville. «On entendra entre 20 et 25 personnes par soir. Cependant, il pourrait d’y avoir des supplémentaires, car il y a une très forte demande», a expliqué Mathieu Gordon. Contrairement à l’année dernière où le concours n’avait lieu qu’au Lac-Saint-Jean, la deuxième édition donnera la chance aux Saguenéens de se faire valoir. La compétition fera un gagnant dans chaque région. D’ici la méga-production de 2015, les participants pourront chanter lors des premières parties de certains spectacles dans la région. Faites Tremblay-Lavoie organise une journée portes ouvertes aujourd’hui dès 13h, au bar Le contact à Alma. Des animateurs seront sur place, ainsi qu’un kiosque d’information, pour ceux qui désirent s’inscrire.

LA PIGE, LE DIMANCHE 2 MARS 2014- 11

Les jeunes se réunissent tous les samedis matin afin de participer à quelques ateliers donnés par des étudiants avancés en musique et par des enseignants responsables du projet. En plus de ces cours, ils monteront un concert qui sera présenté le 9 mai prochain. Rappelons qu’en octobre dernier, le directeur du Conservatoire de musique de Saguenay, Régis Rousseau, a annoncé la création d’une harmonie d’instruments à vent pour les jeunes de la région. Ce projet a été rendu possible grâce à un don de 45 000 $ sur trois ans de la Banque Nationale à la Fondation du Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec. «On notait depuis les dernières années qu’il y avait moins de jeunes qui apprenaient la musique. Ce projet régional est formidable, il permet aux jeunes d’acquérir

une expérience à coût moindre», explique Mme Robitaille. L’harmonie collabore avec les écoles de musique de la région et plusieurs jumelages avec des harmonies de différentes écoles sont prévus d’ici le concert. «Les enseignants peuvent dépister des élèves qui ont un potentiel et ensuite les diriger vers des écoles de musique de la région», ajoute Mme Robitaille. Le 15 mars, l’harmonie professionnelle du Régiment du Saguenay rendra visite à l’harmonie des jeunes du samedi. «Depuis le mois d’octobre, les jeunes ne cessent de vivre des expériences de qualité», souligne Mme Robitaille. Elle fait savoir que son expérience jusqu’à maintenant avec ces jeunes est extrêmement stimulante et positive. «C’est un bonheur de


Yann Perreau termine sa tournée à Jonquière C’est dans la région que Yann Perreau mettra un terme à sa cinquième tournée en carrière, le 13 mars prochain, au Théâtre Palace Arvida.

Mélissa Goos

melissa.goos@cjonquiere.qc.ca

Mélissa Goos

melissa.goos@cjonquiere.qc.ca

Dominic Sillon, un membre du duo, explique que ce nouveau spectacle aborde des thèmes basés sur la réalité, que de nombreuses personnes de la société ont en commun. «Il y a une partie du spectacle sur le manque de temps, par exemple, puisqu’aujourd’hui c’est assez fou, on ne voit pas passer 24 heures», indique M. Sillon. Le sujet des conspirateurs, c’est-à-dire les gens qui préparent des complots, est également au rendez-vous, et Martin joue le seul

survivant d’une apocalypse durant un numéro. Pour ce qui est de la tournée, Dominic Sillon souligne que peu importe la ville où se trouve le duo, il prend autant plaisir à côtoyer le public. «Quel que soit l’endroit où l’on présente le spectacle, les gens sont accueillants, chaleureux, agréables et ils prennent part au plaisir que nous avons Martin et moi», ajoute celui qui a notamment réalisé des numéros humoristiques au Saguenay durant les dernières années. Dominic et Martin sont également fiers de travailler avec Guy Jodoin, leur metteur en scène. Selon M. Sillon, ce dernier note ses intentions, il leur montre à jouer sur scène et il bonifie le spectacle. «Guy Jodoin effectue un travail rigoureux, il est aussi très drôle. Il amène le spectacle à un niveau supérieur», louange-t-il. Cette année, le duo accueille avec plaisir l’humoriste Stéphane Fallu pour l’ouverture de certaines représentations. Il a notamment ouvert leur spectacle à SainteThérèse le 20 février dernier, et il fera la première partie de Dominic et Martin lors de leur représentation à Jonquière. Pour ce qui est de leurs prochains spectacles à Alma et à Dolbeau-Mistassini, la présence de Stéphane Fallu

longtemps, et l’ouverture de leur spectacle vise la préparation de son prochain «one man show».

Dominic et Martin présenteront leur nouveau spectacle «Fou» au Théâtre Palace Arvida le 15 mars.

Alors que la tournée Arthur l’Aventurier en Afrique connait un franc succès, avec des spectacles à venir pour les deux prochaines années, François Tremblay pense déjà à donner une suite à ces péripéties.

Daillena Bernard

daillena.bernard@cjonquiere.qc.ca

Selon l’aventurier, les gens rêvent d’aller expérimenter la culture africaine et de voir les animaux de ce continent, mais c’est souvent un rêve inaccessible pour beaucoup. Par ses chansons, l’auteur-compositeur et interprète arrive à faire voyager les petits comme les grands. «L’an prochain à pareille date, je serai en Afrique en quête de nouvelles aventures pour revenir en forces avec une tonne d’idées. La nouvelle tournée devrait commencer à l’automne 2015», annonce François Tremblay.

Un grand changement dans sa vie Même si sa conjointe a donné naissance à un premier bambin l’an dernier, le chanteur réussit à concilier carrière et vie familiale. «L’arrivée d’un enfant est pour moi un moment tellement beau, savoureux et inspirant que je trouve le moyen de m’adapter avec la réalité», affirme-t-il. Concernant la sortie de son prochain album, le chanteur a déjà commencé à faire des brouillons, et il prévoit se concentrer sur ses nouveautés en revenant de sa tournée actuelle.

n’a pas été confirmée. Il s’agit d’une personnalité que les deux humoristes connaissent depuis

Arthur poursuit ses aventures

18 ans de partage Photo: courtoisie

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La paternité, l’hypersexualité et le manque de temps sont tous des sujets abordés avec humour dans le nouveau spectacle «Fou», de Dominic et Martin. Les deux humoristes, qui seront sur la scène du Théâtre Palace Arvida le 15 mars, se sont inspirés de la folie du quotidien pour écrire leurs numéros.

Photo: courtoisie

L’artiste montréalais connait bien la région du Saguenay– Lac-Saint-Jean, et il a appris à apprivoiser cette dernière. Celui-ci est notamment monté sur une scène de Saint-Prime en octobre dernier, et il s’est rendu au Côté-Cour de Jonquière en avril. «Je reconnais et j’aime les paysages de cette région», affirme l’interprète. Il raconte que le titre de son dernier disque, À genou dans le désir, reflète ses chansons aux thèmes à la fois doux et révoltants. Pour composer, l’artiste s’inspire de tout ce qui se passe autour de lui, tels que ses rencontres, ses voyages et l’amitié. Dans sa composition «Qu’avez-vous fait de mon pays?» de son nouvel album, par exemple, l’auteur met l’accent sur les dégâts de l’environnement au Québec, le sabotage, ainsi que la pollution. Selon lui, les gens ne portent pas assez attention à la gravité de ces faits réels au Québec. L’artiste lance un message qui vise tous les Québécois. «Je suis né en campagne et je reste présentement à Montréal, je connais les deux types de région. Les gens des campagnes ont souvent des réactions contre la population de Montréal et vice-versa. Mais on ne réussira jamais à régler un conflit tant qu’on ne sera pas un pays solidaire, il faut agir ensemble», souligne Yann Perreau.

Dominic et Martin s’inspirent de la folie du quotidien

Quelques mois après le début de la tournée Arthur en Afrique, François Tremblay pense déjà à une suite de ses aventures.

Le chanteur confie que c’est comme si c’était hier qu’il a commencé à faire des spectacles dans les écoles. «C’est extraordinaire d’avoir le privilège de faire une carrière qui perdure aussi longtemps. Je n’avais pas de plan quand j’ai commencé il y a 18 ans, mais

aujourd’hui, plus j’en fais, et plus je sens que je suis à ma place», révèle M. Tremblay. Pour ce dernier, il est très valorisant de savoir que son personnage touche différentes classes d’âge. «Il n’y a pas très longtemps, j’étais à Rimouski pour un spectacle et deux jeunes filles dans les 18-19 ans m’ont approché en me disant que j’étais leur idole de jeunesse. On a bien rigolé et pris des photos, relate Arthur. C’est lors de ces moments que je me dis que je me vois faire ce que je fais toute ma vie.» Pour le chanteur, ce qui fait qu’encore aujourd’hui le public aime Arthur L’Aventurier, c’est qu’il fait ce métier pour de bonnes raisons et qu’il se dévoue dans ce qu’il fait. Selon lui, plusieurs artistes se servent de l’univers des enfants comme un passage vers le milieu artistique. «Ils utilisent ce métier comme “ un attendant’’», mentionne Arthur. Ce dernier sera de passage dans la région le 9 mars au Théâtre Place Arvida. Il explique que sa relation avec le public du Saguenay est une longue histoire d’amour. «À mon premier spectacle déjà, les gens de Jonquière et de Chicoutimi avaient de l’intérêt pour mon travail alors que d’autres endroits ne comprenaient pas encore pourquoi je chantais la nature pour les enfants», raconte l’homme derrière Arthur.


La fièvre rockabilly s’empare de Saguenay Rouge à lèvres cerise, robes à pois, brillantine et favoris: le Saguenay se replongera dans l’ambiance rock’n’roll dans le cadre de la cinquième édition du festival de danse Rockabilly 418, qui se tiendra du 6 au 9 mars.

Mariane Bergeron-Courteau mariane.bergeron-courteau@cjonquiere.qc.ca

produite en direct par les groupes de musique invités. Une idée inspirée d’autres évènements, notamment le Rock That Swing Festival de Munich, qui se déroule quelques jours avant Rockabilly 418 et auquel Sophie Bédard participe pour une deuxième année consécutive. «Il y a 1 500 participants provenant des quatre coins du monde qui participent au Rock That Swing Festival. C’est vraiment formateur d’enseigner là-bas. Ça permet d’enrichir mon bagage et de retirer une expérience professionnelle qui peut ensuite m’aider dans l’organisation d’événements», relate la présidente de Saguenay Swing qui se fait ambassadrice du jive lors de ce festival, une danse peu connue en Europe.

Photo: Alexandra Furminger

Organisé par Saguenay Swing, cet évènement est l’occasion pour les adeptes de jive, la branche rockabilly du swing, de se réunir dans la région afin de vivre soirées dansantes, ateliers et compétitions. «Les inscriptions vont très bien jusqu’à présent. On a beaucoup de gens provenant de Québec, de Montréal, de Sherbrooke et évidemment de Chicoutimi»,

relate la présidente de Saguenay Swing, Sophie Bédard. L’événement s’adresse autant aux danseurs expérimentés qu’aux néophytes du swing. «Un cours de trois heures intensives est donné le samedi après-midi pour les gens qui n’ont aucune expérience. C’est une dose bien concentrée pour leur permettre par la suite de s’amuser lors des soirées!», explique Sophie Bédard. Les curieux qui aimeraient se replonger dans l’ambiance des années 1950 sans toutefois se risquer à danser sont également conviés à la soirée du samedi qui se déroulera à la salle de spectacle Le Klube. «La prestation de Miche Love & The Dynamite Blues Band sera l’occasion de souligner à la fois la fièvre du rock’n’roll et la Journée de la femme», estime l’instigatrice de l’événement, qui précise qu’un spectacle de danse se déroulera lors de cette soirée. Certaines compétitions se dérouleront sur de la musique

La présidente de Saguenay Swing, Sophie Bédard, affirme que néophytes danseurs expérimentés peuvent tous trouver leur compte en participant à Rockabilly 418.

Le Théâtre du Faux Coffre travaille Dans Miraculum Podz propose des drames sur une nouvelle création

L’année 2014 s’annonce chargée pour le Théâtre du Faux Coffre qui travaille présentement sur de nouvelles créations. L’insulaire et le naufragé, une pièce à caractère scientifique, sera présentée au public saguenéen en mai prochain et Une parade avec Gilles – Épisode 4 devrait paraître cet automne.

temps lorsque le travail commencera vraiment. «Ce genre de pièces ne demande qu’un mois de préparation, dont deux semaines seulement de répétition. Puisqu’il y a généralement près d’une dizaine d’acteurs qui y participent, on ne veut pas les retenir trop longtemps», précise-t-il.

Cloé Hurtubise

Le Théâtre du Faux Coffre fêtera son 10e anniversaire l’an prochain. Pour cette occasion, Martin Giguère promet de nouvelles aventures pour les Clowns noirs. «Je pense que les gens ont hâte de voir une nouvelle pièce mettant en scène les Clowns noirs. J’espère donc qu’ils viendront en grand nombre voir nos nouvelles créations en 2015», ajoute-t-il.

Le Théâtre du Faux Coffre fêtera son 10e anniversaire l’an prochain. Pour cette occasion, Martin Giguère promet de nouvelles aventures pour les Clowns noirs.

qui s’entrecroisent

Miraculum, le quatrième long-métrage de Podz, du latin mirus et culum, signifie quelque chose de miraculeux et d’étonnant. Malheureusement, si Podz reste fidèle à son style soigné et travaillé, le résultat n’est pas à la hauteur de ces qualificatifs.

Amélia Houde

amelia.houde@cjonquiere.qc.ca

Miraculum, c’est le récit du destin qui peut basculer à tout moment. C’est l’histoire de plusieurs personnes qui s’entrecroisent, mais qui ne font qu’une, du quotidien d’un couple de sexagénaires qui veulent vivre leur passion, des mystérieux regrets d’un homme, d’un couple de bourgeois sombrant dans l’alcool et le jeu et celle d’un témoin de Jehovah, interprété avec réalisme par Xavier Dolan, qui voit sa vie basculer à cause de sa maladie. Le jeune acteur et réalisateur s’est donné un beau défi d’interpréter un rôle totalement différent de sa distribution habituelle, et c’est un pari réussi. Il est toujours agréable de voir un acteur dans la peau d’une personne totalement à son opposé. Si l’intrigue du film tient en haleine jusqu’à la fin, le déroulement des évènements contient quelques longueurs. Le scénario, écrit par Gabriel Sabourin, donne des pistes sur le dénouement final, mais les histoires du début sont difficiles à suivre. C’est seulement après plusieurs minutes que l’intrigue commence à s’installer. Une fois que l’action est bien ancrée dans le déroulement des évènements du film, on plonge littéralement dans la vie des personnages et dans une ambiance intense comme Podz sait si bien rendre. Justement, le réalisateur du film Les sept jours du Talion souligne avec des images diversifiées l’ambiance de détresse des personnages. Surtout dans le personnage qu’Anne Dorval interprète de manière très austère, habillée en noir durant tout le film, comme si elle était en perpétuel deuil. Le problème majeur du film, c’est que certaines histoires sont plus intrigantes que d’autres. Les scènes avec l’homme qui revient du Venezuela avec un terrible secret, joué par Gabriel Sabourin, sont beaucoup moins captivantes que celle du couple de témoins de Jehovah. En sortant de la salle de cinéma, il est impossible de dire que ce film laisse de glace. Ce n’est pas un film léger, car il pousse la réflexion sur le sens que l’on peut donner à la vie. Sommes-nous victimes du destin ou nos choix déterminent-ils le sens de notre existence ? Tels sont les grands enjeux du film. C’est mission accomplie pour Podz et Gabriel Sabourin dans leur démarche d’entrecroiser la vie, les décisions, le destin et les croyances religieuses dans leur long-métrage.

LA PIGE, LE DIMANCHE 2 MARS 2014 - 13

Le co-directeur artistique, co-directeur général et dramaturge-maison du Théâtre du Faux Coffre, Martin Giguère, est l’auteur de L’Insulaire et le naufragé qu’il décrit comme une pièce assez sérieuse à caractère scientifique. «Cette fois, ce ne sera pas fait pour être drôle, mais on pourra rire un peu quand même», explique-t-il. Seuls deux acteurs seront sur scène à l’occasion de cette nouvelle pièce. L’auteur reste par contre assez évasif à son sujet puisque l’équipe est encore en processus de création et souhaite garder certains éléments de surprise pour mai. Il confie tout de même qu’il souhaite que ce nouveau projet soit le premier d’une série du même genre, avec toujours deux personnages seulement. Il raconte que sa décision de faire une pièce davantage sérieuse est basée sur le fait que son autre création prévue pour 2014, Une parade avec Gilles – Épisode 4, sera de nature beaucoup plus frivole. Cette dernière n’est par contre pas encore écrite mais, selon lui, elle sera prête en peu de

Photo: Paul Cimon

cloe.hurtubise@cjonquiere.qc.ca

10 ans d’aventures

D’ici là, le spectacle solo du Clown noir Trac, Ma vie en théâtrascope- 2e partie, est présentée jusqu’au 8 mars à la salle Murdock de Chicoutimi. Il n’est pas nécessaire d’avoir vu la première partie pour bien comprendre celle-ci, précise Matin Giguère. Il est toujours possible d’y assister au coût de 20$ pour les adultes et de 15$ pour les étudiants. Il est à retenir que la pièce s’adresse aux personnes de 16 ans et plus. Une reprise de la pièce de 2008 des Clowns noirs, Barabas dans la passion, est aussi à venir cette année.


Rallye automobile

Un sport méconnu dans la région

Les acteurs du Championnat de rallye du Québec au Saguenay– Lac-Saint-Jean s’expliquent mal la faible popularité de ce sport à la grandeur de la province. Dans la région, une seule des trois étapes du championnat provincial est demeurée en place, soit le Rallye du Saguenay.

Raphaël Guillemette raphael.guillemette@cjonquiere.qc.ca

Photo: courtoisie

Ce rallye, créé en 2004, fait la fierté des coureurs automobiles de la région, selon le président de Rallye Sport Québec et pilote d’expérience, Steeve Hobbs. Ce dernier est mieux placé que quiconque pour expliquer ce qui a causé la perte de deux étapes du Championnat de rallye du Québec dans la région du Saguenay–LacSaint-Jean , le rallye de Falardeau et le rallye du Fjord, qui n’a duré qu’une édition.

Cette voiture est utilisée pour les rallyes automobiles. «Pour en avoir organisés quelque chose de très prenant et moi-même, je peux dire que d’exigeant», explique-t-il. Une c’est un ensemble de causes qui fois les organisateurs trouvés, M. a fait stopper les activités de Hobbs raconte que le défi est tout ces rallyes. L’organisation est aussi important lorsque vient le

Ultimate frisbee

Le nombre d’équipes diminue

La ligue Ultimate Saguenay ne connaît pas une hausse de popularité, contrairement à la situation notée ailleurs dans la province par la Fédération québécoise d’ultimate frisbee. La ligue a vu son nombre d’équipes passer de six à quatre lors de l’année 2013-2014.

Xavier Julien

xavier.julien@cjonquiere.qc.ca

Des équipes des quatre coins du Québec se sont affrontées la semaine dernière lors du tournoi La Virée.

Photo: Roby St-Gelais

14 - LA PIGE, LE DIMANCHE 2 MARS 2014

Le problème majeur de la ligue est que les équipes sont principalement composées de jeunes

qui sont encore aux études. «On essaye de développer la ligue, mais c’est difficile, car les gens ne sont pas très assidus», a déploré le président d’Ultimate Saguenay, Ken Tremblay. Au début de la saison, les équipes procèdent à un repêchage. Les formations sont mixtes et comptent dans leurs rangs huit joueurs. «On tente d’équilibrer les équipes le plus possible. On ne veut pas qu’il y ait des massacres et que des équipes perdent tout au long de l’année», a expliqué le président. Même si la ligue n’est pas des plus compétitives, certains joueurs

s’y joignent dans le but de gagner en expérience, pour tenter leur chance à un niveau supérieur. C’est le cas de quelques joueurs d’Alma, qui sont allés faire le camp d’entraînement du Quake de Québec, une formation masculine de la Fédération québécoise d’ultimate. La ligue ne possède pas de grands moyens de communication pour recruter des joueurs. «Les participants le disent à leurs amis et par la suite ça fait du bouche-àoreille. On a un site Internet et une page Facebook où les gens peuvent nous contacter. On tient aussi des cliniques à la polyvalente Lafontaine», a expliqué Ken Tremblay. Le stade de soccer couvert qui a été promis par le maire de Saguenay, Jean Tremblay, pourrait certainement servir aux adeptes d’ultimate frisbee, qui jouiraient d’une plus grande surface de jeu. Pour l’instant, les joutes se déroulent le mardi soir à l’École polyvalente Jonquière, alors que des pratiques ouvertes au public ont lieu les jeudis soirs à l’École secondaire l’Odyssée Lafontaine de Chicoutimi. Ultimate Saguenay a organisé son traditionnel tournoi La Virée la semaine dernière à l’École secondaire l’Odyssée Lafontaine. Des équipes de Québec, Rimouski, Sept-Îles et Sherbrooke étaient notamment sur place. Le joueur de la région Nicolas Bolduc y était aussi, lui qui a été sélectionné par le Royal de Montréal, une équipe professionnelle d’ultimate frisbee.

temps de trouver des commanditaires et des bénévoles dévoués. Natif de Bagotville, le président du Championnat de rallye du Québec, Éric Trem-

blay, n’arrive toutefois pas à comprendre pourquoi le sport ne bénéficie pas d’une popularité semblable à celle des rallyes présentés aux États-Unis. «Le rallye au Québec reste encore mal connu. C’est un peu difficile à comprendre étant donné le caractère spectaculaire de ce sport. En terme de sports extrêmes, c’est difficile de trouver mieux!», conclut celui qui avait participé à l’élaboration du Rallye de Falardeau. Le pilote jonquiérois Simon Dubé se désole également de la faible popularité du rallye automobile au Québec, mais admire grandement la tranche du championnat provincial organisé au Saguenay: «C’est l’un des rallyes qui compte sur les plus belles routes et il est très bien rodé. Ce qui fait sa longévité, c’est la recherche constante de s’améliorer des organisateurs», explique-t-il. La onzième édition du Rallye du Saguenay aura lieu le 14 juin prochain. Il s’agit de la deuxième étape du Championnat de rallye du Québec.

Badminton

Les Gaillards quittent le circuit du Centre-du-Québec

L’équipe de badminton des Gaillards du Cégep de Jonquière quitte le circuit du Centre-du-Québec dès la saison prochaine pour retourner en région. Il reste seulement à savoir si une ligue intercollégiale régionale se verra le jour ou si les Gaillards devront joindre un circuit civil.

Marie-Pierre Pruneau marie-pierre.pruneau@cjonquiere.qc.ca

C’est le calibre trop élevé et les frais de déplacement vers le Centre-duQuébec qui sont à l’origine de cette décision. «On ne sait pas trop encore ce que ça va donner pour l’an prochain, mais c’est certain qu’il y aura une équipe de badminton au Cégep de Jonquière», explique le responsable des sports du collège, Steeve Dufour. L’équipe de badminton des Gaillards compte présentement trois garçons et une fille et, pour la saison prochaine, une fille et un autre garçon devront se joindre à l’équipe pour que la formation puisse survivre, souligne Steeve Dufour. Il rappelle que la saison 2013-2014 a été difficile pour les Gaillards alors qu’ils sont derniers au classement de la ligue du Centre-du-Québec en division un, la division la plus forte. Le responsable des sports explique aussi que le Cégep de Saint-Félicien souhaite retourner dans le circuit de badminton et que le Collège d’Alma a démontré son intérêt à recréer une ligue collégiale. «Du côté de Chicoutimi, ça va bien pour l’instant, ils sont en deuxième position du classement. Cependant, les membres de l’équipe partent tous à la fin de la saison. Il faudra donc que Chicoutimi se trouvent de nouveaux badistes et ça ferait leur bonheur d’avoir une ligue régionale», témoigne Steeve Dufour. Si Jonquière se joint à un circuit civil, les étudiants-athlètes pourront quand même participer à divers tournois: «Il y en a cinq ou six dans la région, notamment à l’UQAC et à Roberval. L’important c’est que les jeunes aient du plaisir», souligne le responsable des sports. Il n’existe plus de programme de sport-études volet badminton depuis quelques années. Seule la Polyvalente d’Arvida offrait un tel programme et, puisque la cote de popularité du badminton n’atteint pas des sommets, le projet est disparu. «C’est un sport qui intéresse les plus jeunes. Ils jouent beaucoup du secondaire un à trois et, en secondaire quatre et cinq, ils se tournent vers d’autres sports», indique Steeve Dufour.


Après des années avec les Saguenéens

Brian Savoy explore sa passion du hockey féminin Brian Savoy est peut-être à la retraite, mais son horaire du temps plus que chargé témoigne d’une histoire bien différente. Passionné de hockey depuis aussi longtemps qu’il se souvienne, il en est aujourd’hui à explorer un autre volet de sa passion: le hockey féminin.

Raphaël Guillemette raphael.guillemette@cjonquiere.qc.ca

Photo: courtoisie

Contacté en octobre dernier par la responsable du hockey féminin au Saguenay–Lac-SaintJean, Anick Gagnon, le principal intéressé n’a pas eu besoin de réfléchir longuement avant de donner une réponse positive. En dépit du fait qu’il adore son expérience jusqu’à ce jour, il se désole de la situation du hockey féminin dans la région. «Il y a des choses que j’aimerais beaucoup voir dans le futur. Ces jeunes filles-là n’ont pas l’exposition qu’elles méritent, dans les médias entre autres. Je voudrais

après 18 années passées comme préparateur physique des joueurs de l’organisation il y a deux ans, l’homme aux multiples occupations conseille maintenant les gardiennes de but des Rebelles Espoirs Midget AA. «Après 18 ans, tu ne peux pas décrocher du hockey comme ça. Je ne peux pas dire que les Sags ne me manquent pas parce que je garde toujours une petite boule dans la gorge, mais ce que je fais, je le fais avec passion et j’y vais à fond de train», évalue celui qui a tout de même conservé de bons liens avec l’organisation chicoutimienne. Chargé de cours et conseiller de stage à l’Université du Québec à Chicoutimi, en plus d’être préparateur physique à la Clinique de physiothérapie de Jonquière, son horaire du temps se distingue beaucoup de l’horaire typique des retraités. «Je ne peux pas me permettre de prendre une place derrière le banc sinon c’est la passion qui va rembarquer à temps plein. Je me contente de mon rôle présentement et je vis mon “trip”. Il faut que j’aie du temps à moi aussi, je suis à la retraite quand même», conclut Brian Savoy.

Contacté en octobre dernier par la responsable du hockey féminin au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Anick Gagnon, Brian Savoy n’a pas eu besoin de réfléchir longuement avant de donner une réponse positive. leur offrir davantage de conditionnement hors glace et plus

d’informations aussi», note-t-il. Remercié de ses services par le

nouveau groupe de gestionnaires des Saguenéens de Chicoutimi

Championnat mondial de cheerleading L’engouement Johany Côté vivra augmente dans les clubs de patinage l’expérience une seconde fois

Moins d’une semaine après les Jeux olympiques de Sotchi, l’entraineur-chef du club de patinage de vitesse Les Comètes de Chicoutimi, David Simard, remarque déjà une hausse d’intérêt des jeunes par rapport au patinage de vitesse.

Marika Vachon-Plante marika.vachon-plante@cjonquiere.qc.ca

Johany Côté, une jeune femme originaire de la région, s’apprête à participer à son deuxième championnat mondial de cheerleading en Floride.

Marc-Antoine Côté marc-antoine.cote@cjonquiere.qc.ca

Ce sera déjà la deuxième fois que Johany Côté se rendra en Floride pour affronter les meilleures équipes de cheerleading du monde. À la base, il y a des rivalités, ce sont des équipes contre qui on joue souvent. C’est un gros univers, tout le monde s’échange des trucs, c’est amical et tout le monde est content d’être là.» Le cheerleading est le compromis parfait pour celle qui pratique la gymnastique depuis l’âge de sept ans. Ça lui permet de réunir ses deux passions dans un seul et même sport. «Ça me donne la chance

LA PIGE, LE DIMANCHE 2 MARS 2014 - 15

Celle-ci se rendra aux World’s pour une deuxième fois en deux ans avec l’équipe Cheermotion de Laval en avril afin de se mesurer aux meilleures formations du monde. «C’est un peu comme nos Olympiques à nous. C’est le Canada qui décide de nous donner un laissez-passer afin qu’on le représente», explique-t-elle. La jeune femme de 22 ans sera dans l’État américain cette fois-ci pour batailler dans une nouvelle catégorie. Autrefois dans une équipe entièrement composée de fille, elle fera maintenant partie d’une équipe mixte, dans la catégorie Inter-coed world niveau 5. «Le calibre sera plus haut cette année. Il y a beaucoup plus d’équipes dans cette division et c’est beaucoup plus technique», indique-t-elle. Même si la compétition est d’ordre mondial, Johany soutient que les participants ne ressentent pas de pression pour autant. Celleci se veut beaucoup plus grande à l’interne: «Il y a plus de compétition entre les équipes du Canada.

Photo: courtoisie

«Même avant les Jeux olympiques, avec les publicités de Charles Hamelin à la télévision, l’engouement s’est fait sentir. Il y a eu quelques inscriptions tardives», relate-t-il. Pour la saison 2013-2014, la hausse n’est pas significative. Cependant, David Simard soutient qu’elle se fera ressentir davantage l’an prochain puisque les inscriptions sont déjà complétées pour cette année. «À chaque Jeux olympiques d’hiver, le nombre de nouveaux patineurs augmente considérablement l’année suivante, indique l’entraineur. Elle se fait surtout sentir au club de Saint-Félicien puisque Marianne St-Gelais représente la région.» David Simard explique toutefois que l’impact des Jeux olympiques est difficile à chiffrer puisque d’autres facteurs entrent en ligne de compte, notamment un nouveau baby-boom. «Il y

a de plus en plus de jeunes dans la région donc c’est certain que ça joue sur le nombre d’inscriptions», précise-t-il. Selon le pilote du club Les Comètes de Chicoutimi, les trois représentantes de la région Marianne St-Gelais, Marie-Ève Drolet et Valérie Maltais, contribuent grandement à l’essor du sport. «Les filles s’impliquent beaucoup dans les clubs de la région, elles viennent s’entrainer et conseiller les jeunes patineuses», dit-il. La présidente du club de patinage de vitesse F-18 de La Baie, Sonia Boulanger, constate, elle aussi, l’impact de ces athlètes sur la jeunesse. «Les patineurs les admirent, surtout Valérie Maltais en raison de la proximité. Ils voient que c’est possible d’aller loin et de percer même en région», raconte Sonia Boulanger. L’entraineur-chef assure que la relève est bien présente au Saguenay–Lac-Saint-Jean: «Depuis l’entrée en scène de Marc Gagnon et de Frédéric Blackburn, la région n’a pas cessé d’avoir des représentants sur l’équipe canadienne de patinage de vitesse et ce n’est pas sur le point de s’arrêter.» D’ailleurs, deux jeunes espoirs, Samuel Girard et Joanie Gervais, se rendront cette semaine en Turquie pour les mondiaux juniors.

de pratiquer à la fois la danse et la gymnastique. C’est de l’adrénaline pure, un bon stress, c’est donner un show.» L’équipe Cheermotion est actuellement en pleine campagne de financement afin d’amasser les fonds nécessaire pour se rendre aux World’s. Comme chaque année, la compétition se déroulera sur le site d’ESPN à Walt Disney World. Le tout se tiendra du 22 au 30 avril.


Le Bec-Scie demande un dédommagement à la Ville

Le centre de ski de fond le Bec-Scie de La Baie cumule présentement un important déficit en raison de l’instauration du programme de la Ville de Saguenay offrant l’accès gratuit à ses installations aux jeunes de moins de 12 ans.

Marika Vachon-Plante marika.vachon-plante@cjonquiere.qc.ca

Photo: Marika Vachon-Plante

Afin d’inciter les jeunes à adopter de saines habitudes de vie et de faire la promotion de ces sports, la Ville de Saguenay défraie depuis le 1er décembre les frais de location d’équipements et d’accès aux sites aux jeunes qui souhaitent pratiquer le ski de fond ou la raquette. Le projet vise les centres de ski de fond le BecScie de La Baie, Le Norvégien de Jonquière et du Parc de la Rivièredu-Moulin de Chicoutimi.

Le Bec-Scie remarque bel et bien une augmentation de l’achalandage. «On voit beaucoup plus de familles venir au centre de ski. En plus, ça permet aux jeunes d’essayer un nouveau sport même s’ils n’ont pas l’équipement», observe la coordonnatrice des activités, Diane Simard. Cependant, Mme Simard explique que l’augmentation de popularité du ski de fond et de la raquette auprès des jeunes amène d’importantes pertes de profit. «Comme les jeunes ne payent pas, on perd beaucoup d’argent, surtout avec les autobus scolaires. S’il y a une trentaine de jeunes, c’est une trentaine de billets et quasi le même nombre de locations qui ne nous rapportent rien», dénonce la coordonnatrice. De plus, comme les équipements jeunesse étaient usés, un remplacement a donc été nécessaire. «C’est un bon investissement qui était justifié, dit-elle. Mais, si on ajoute cela aux pertes d’argent, ça représente une bonne somme.» Diane Simard soutient que le Bec-Scie compte bientôt demander

L’augmentation de popularité du ski de fond et de la raquette auprès des jeunes amène d’importantes pertes financières au Bec-Scie.

un dédommagement à la Ville de Saguenay parce qu’il ne souhaite

Cyclisme sur route

Elliot Doyle se sent d’attaque

À un mois du début de la prochaine saison de cyclisme sur route, Elliot Doyle se sent d’attaque et estime être plus en forme qu’à pareille date l’an dernier.

Jonathan Hudon

jonathan.hudon@cjonquiere.qc.ca

Skieur à ses heures En plus d’être un cycliste, Doyle pratique également le ski durant la saison hivernale, particulièrement le slopestyle. Cette discipline se caractérise par la descente sur des modules et l’exécution de figures techniques. Elliot Doyle précise toutefois qu’il ne s’agit pas d’une deuxième carrière. «C’est seulement un sport pour me faire du fun avec mes amis et aussi pour me changer les idées du vélo, indique le jeune homme de 20 ans. Avec les études,

Opinion

du-Moulin n’ont pas voulu faire état de leur situation.

Coupe Memorial à Saguenay

je n’ai pas le temps de skier beaucoup. Je me concentre plus sur mon entrainement de vélo donc le ski est surtout pour m’amuser.» Même si le ski se veut davantage un passe-temps, Doyle se débrouille plutôt bien. Il a participé aux deux premières tranches du circuit scolaire de snowboard, terminant premier lors de la compétition qui se tenait au Mont-Fortin le 25 janvier, en plus de prendre le cinquième rang au Mont-Bélu, trois semaines plus tard. Le ski permet également au cycliste d‘améliorer certaines qualités qui l’aident à se sentir plus à l’aise sur sa monture. «En vélo, je prends plus de risques que d’autres et j’ai moins peur, observe Elliot Doyle. J’aime vraiment avoir une poussée d’adrénaline et c’est avec le ski que je l’obtiens. J’essaie d’apporter tout ça avec le vélo. J’ai également plus de réflexes donc c’est certain que ça aide.»

Le comité a fait tout ce qu’il pouvait

Les organisations de Québec et de Saguenay ont tout mis en œuvre pour impressionner le comité de sélection de la Coupe Memorial. Il y a deux semaines, le comité de sélection a pu visiter les charmes de la région, de même que ceux de la Vieille Capitale. Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre la décision le 3 avril. Cependant, au risque de se répéter, il faut revenir à la base, soit la qualité des installations des deux organisations. Et force est d’admettre que les Remparts partent avec une longueur d’avance et certains arguments invoqués par le comité saguenéen ne tiennent pas la route. Par exemple, le coprésident du comité de candidature de Saguenay, Roger Fradette, affirme que le marché de Saguenay est plus représentatif des autres marchés du circuit. Pourtant, l’an dernier, l’amphithéâtre de Saskatoon pouvait accueillir 15 000 spectateurs et cette année à London, un peu plus de 9 000 personnes pourront assister à chaque rencontre. Si la tendance se maintient, la Ligue canadienne de hockey débarquerait à Québec l’an prochain. Le nombre de sièges du Colisée Pepsi est nettement supérieur à celui du Centre Georges-Vézina. Plus de 15 000 sièges à Québec, contre un peu moins de 5 000 pour Saguenay, c’est une large différence. Par contre, les Saguenéens peuvent s’appuyer sur le fait que les Cataractes de Shawinigan ont présenté en 2012 un dossier semblable, avec un amphithéâtre de capacité semblable aux Saguenéens, comme le souligne M. Fradette, et l’événement a connu passablement de succès. Cet argument du coprésident du comité de candidature est toutefois boiteux puisqu’il ne s’agit pas d’un réel critère de sélection pour l’obtention du tournoi. L’équipe sur la glace

Photo: courtoisie

16 - LA PIGE, LE DIMANCHE 2 MARS 2014

Membre de l’équipe Medique Silber Pro Cycling, l’Almatois a pu profiter d’un encadrement de première qualité avec sa formation. Après avoir participé à un camp d’entraînement de deux semaines en Floride au début du mois de janvier, Doyle ira rouler sous le chaud soleil de Cuba durant la relâche scolaire. «Ce dernier camp sera le dernier blitz avant le début de la saison, explique l’athlète. Ces deux camps permettent de me mettre en forme et ça paraît. Je me sens vraiment en bonne condition physique pour ce temps-ci de l’année.» Au cours des derniers mois, Elliot Doyle a travaillé sur certains

aspects qu’il jugeait importants de peaufiner. Il a donc trimé dur pour augmenter sa capacité à tenir plus longtemps, ce qui était sa faiblesse la saison dernière, selon lui. «Je suis surtout plus endurant et j’ai un avantage sur l’an dernier, croit-il. J’ai amélioré mon intensité de longue durée, tout en demeurant un bon sprinter, ce qui est ma force.»

pas couper dans les services. Le Norvégien et le Parc de la Rivière-

En plus d’être cycliste, Elliot Doyle pratique également le ski durant l’hiver, particulièrement le slopestyle.

L’autre aspect qui peut désavantager Saguenay est que la puissance des Remparts pour l’an prochain ne fera aucun doute. L’équipe a d’ailleurs déjà annoncé la venue de l’excellent défenseur offensif Nikolas Brouillard qui sera acquis des Voltigeurs. Pour ce qui est des Saguenéens, les joueurs qui concluront la transaction de Charles Hudon ne sont toujours pas «officiellement» connus et ils ne le seront pas d’ici le mois d’avril. L’aspect équipe favorise donc encore une fois les Remparts. Et c’est cette variable qui a d’ailleurs fait la différence dans la nomination de London qui recevra le tournoi cette année.

Alexandre Faucher

alexandre.faucher@cjonquiere.qc.ca

Journal La Pige du 2 mars 2014  

Publiée tous les 15 jours, La Pige est distribuée à 5000 exemplaires dans les environs du Cégep de Jonquière et auprès de différents organis...

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