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La Fille du Tambour-Major

Jeux olympiques

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Marie-Ève Drolet prête pour le jour J

Les artistes peaufinent leur jeu Volume XXXVI No 7

Le dimanche 2 février 2014

Ancien syndicaliste reconnu coupable de fraude

Depuis 1978

L’avocat de Daniel Wellman demande une réduction de peine p.2 Construction d’un HLM sur la Saint-Dominique

Des contaminants trouvés sur le site p.3


Cause de l’ex-syndicaliste Daniel Wellman

Me Régis Gaudreault dépose son mémoire d’appel

L’avocat de Daniel Wellman, l’ancien trésorier du Syndicat des employés des installations portuaires de Rio Tinto Alcan condamné à 30 mois pour fraude, souhaite voir la peine de son client être réduite à moins de 24 mois. Cette peine allégée lui permettrait de bénéficier d’un suivi une fois sa peine purgée.

raphael.guillemette@cjonquiere.qc.ca

Dans l’exposé des arguments déposé le 16 décembre dernier à la Cour d’appel et dont le journal La Pige a obtenu copie, l’avocat de l’ex-syndicaliste, Me Régis Gaudreault, se dit insatisfait de la peine de 30 mois rendue le 16 octobre 2013 par le juge Michel Boudreault de la Chambre criminelle de la Cour du Québec. Ce dernier appuie sa requête sur trois principaux arguments, dont le fait que le juge a omis, selon lui, de prendre en considération la pathologie du joueur compulsif comme un facteur atténuant. Daniel Wellman avait utilisé les fonds du syndicat pour jouer au poker en ligne. La fraude s’était élevée à près de 900 000 $

Photo : Raphaël Guillemette

Raphaël Guillemette

avant qu’il ne retourne ses gains et l’argent qui lui restait, soit environ 400 000 $. La principale crainte de Me Gaudreault est que son client puisse être de nouveau laissé à lui-même dans des fonctions qui le placeraient en pouvoir lorsqu’il aura purgé sa peine et se retrouvera de nouveau dans la collectivité sans suivi. Avec une peine allégée de 24 mois ou moins, il pourrait purger sa peine dans la collectivité ou dans une prison et bénéficierait d’un meilleur encadrement, estime l’avocat. Ce dernier croit aussi que le juge de première instance a trop insisté sur le facteur de dissuasion générale et qu’en établissant cette peine, il a exclu la possibilité pour son client de purger une peine dans la collectivité, ce qui aurait priorisé la réinsertion sociale de M. Wellman. «Il semble dire que lui, il va payer pour tous les autres! Alors que l’un des principes de droit d’une personne est l’individualisation de la peine, a noté l’avocat. Après qu’on ait pris conscience de sa fraude, il a suivi une thérapie, il a intégré les Gamblers Anonymes et a été suivi par un psychologue et un psychiatre. En pénitencier, il ne bénéficierait pas d’un tel suivi et on veut éviter ça pour son bien, mais aussi pour le bien collectif», a signifié Me Gaudreault lorsque rencontré dans ses bureaux de Jonquière.

L’avocat de l’ancien trésorier du Syndicat des employés des installations portuaires de Rio Tinto Alcan, Régis Gaudreault, souhaite voir la peine de son client être allégée à moins de 24 mois pour lui permettre d’obtenir un suivi. L’avocat croit aussi que la Cour a fait une erreur en ne jugeant pas de son état de santé psychologique comme un facteur décisif dans l’attribution de sa peine. Toujours en attente de l’exposé de la Couronne, Me Régis Gaudreault et son client se présenteront devant la Cour d’appel le 14 mars prochain.

Le CADUS sonde les habitudes de transport

Le Centre alternatif des déplacements urbains du Saguenay (CADUS) propose un sondage en ligne aux étudiants et enseignants de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) pour connaître leurs habitudes de transport. Les réponses obtenues permettront d’établir un plan d’action pour le transport durable et d’optimiser les équipements disponibles.

problèmes ont été signalés. «On reçoit régulièrement des commentaires des gens, par exemple sur le prix trop élevé du stationnement ou le grand délai d’attente entre les passages d’autobus de la STS», raconte-t-il. Ainsi, il croit que le sondage est la meilleure façon de connaître les problèmes les plus récurrents des usagers de l’UQAC et de voir quelles actions doivent être réalisées en priorité.

en tout temps. Le service s’inspirerait de modèles semblables déjà disponibles depuis quelques mois dans les villes de Montréal, Laval et Sherbrooke. Vincent Grégoire se montre tout aussi enthousiaste par rapport au projet: «Un tel système serait vraiment un plus, tant pour la STS que pour ses usagers», croitil. Selon lui, les gens munis de cette application n’auraient plus

Photo : Cloé Hurtubise

2 - LA PIGE, LE DIMANCHE 2 FÉVRIER 2014

La courtière immobilière Sonia Rhéaume et Royal LePage Saguenay–Lac-Saint-Jean ont été blâmés par la Cour du Québec pour avoir fait de fausses représentations lors de la vente d’une propriété qui cachait de sérieux problèmes d’infiltrations d’eau.

raphael.guillemette@cjonquiere.qc.ca

cloe.hurtubise@cjonquiere.qc.ca

Les résultats du sondage, jumelés à ceux d’autres établissements de Saguenay comme les cégeps et les commissions scolaires, permettront de mettre à jour le portrait des habitudes de transport des gens à Saguenay. Le conseiller municipal Simon-Olivier Côté aimerait quant à lui que la Société de transport de Saguenay (STS) crée une application mobile qui permettrait aux usagers de consulter l’horaire des autobus ainsi que leur itinéraire plus facilement et

Une courtière et Royal LePage pris en défaut Raphaël Guillemette

Cloé Hurtubise

Écoconseiller à l’Université du Québec à Chicoutimi, Vincent Grégoire travaille en collaboration avec le CADUS sur le sondage. Il explique que ce dernier fait partie de la deuxième phase d’un plan diagnostic mis en place en 2011 en réponse à des subventions du ministère des Transports pour le développement de transport durable et des saines habitudes de vie. Un premier sondage a été effectué il y a deux ans auprès de la même clientèle et on souhaite vérifier si les améliorations des services qui avaient été apportées ont bien fonctionné, et voir aussi ce qu’il reste à changer. Selon Vincent Grégoire, toutes ces démarches ont débuté en raison de difficultés de stationnement à l’UQAC. Par la suite, d’autres

Fausses représentations lors d’une vente

à attendre l’autobus dehors au froid puisqu’ils sauraient précisément quand celui-ci arriverait. Il ajoute que cela pourrait pousser la population à utiliser davantage le service et que «plus il y aura de gens qui voudront prendre l’autobus, meilleur le service sera.»

C’est ce qui ressort du jugement rendu par le juge Richard Daoust le 9 janvier dernier et sur lequel le journal La Pige a mis la main. Dans cette affaire, l’agente immobilière Royal LePage et ses clients, Guylaine Ouellette et Michel Richard, ont répondu de façon contraire à plusieurs points capitaux de la fiche technique de l’immeuble qui réfère à la déclaration du vendeur. Certaines informations importantes concernant des infiltrations d’eau qui auraient eu lieu de façon répétée du temps où les vendeurs étaient propriétaires de la résidence n’auraient pas été révélées aux acquéreurs de la propriété. Ceux-ci s’en sont rendus compte lorsqu’ils ont mis la main sur la première version du document et ont procédé à une comparaison avec la deuxième copie soumise par la courtière. L’avocat Régis Gaudreault, qui représentait les acheteurs, estime que les courtiers immobiliers se doivent d’être francs lorsqu’ils complètent les questionnaires en rapport avec la négociation de la vente d’une maison. Dans certains cas par contre, ces derniers donnent l’impression de bâcler une vente pour espérer ne pas la perdre, souligne-t-il. «Ils ne sont pas tous comme ça, ce n’est pas ce que je dis, mais les courtiers, en vertu de la loi, se doivent de dévoiler tout ce qu’ils savent à propos de la propriété qu’ils essaient de vendre. Dans certains cas, des courtiers auraient tendance à diminuer la nature des problèmes pour empêcher une vente d’avorter», a laissé tomber l’avocat lorsque rencontré à son bureau de Jonquière. Dans son jugement, le juge Richard Daoust a jeté une partie du blâme sur la courtière, Royal LePage et le Fonds d’assurance responsabilité professionnelle du courtage immobilier du Québec en les obligeant à défrayer la moitié de la somme de 8 000 $ servant d’indemnité aux nouveaux propriétaires de la maison. Les vendeurs ont été condamnés à payer l’autre moitié. Mylène Gagnon et Jimmy Lambert ont dû procéder à des réparations sur la résidence par la suite pour mettre un frein au problème récurrent. «C’est un jugement qui a été porté sur le principe qui veut que les courtiers immobiliers se doivent de donner l’heure juste. De cette façon, les acquéreurs savent ce qu’ils achètent», a conclu Me Gaudreault qui n’était jamais tombé sur de pareils cas de façon formelle avec un jugement de la Cour auparavant. Il explique qu’habituellement, les deux partis sont en mesure d’en venir à un accord hors cour. La courtière immobilière Sonia Rhéaume n’est plus à l’emploi de l’entreprise de courtage Royal LePage depuis novembre dernier, a révélé son ancien patron, Denis De Champlain.


Nouvel écohameau

Onze terrains offerts à Saint-Félix-d’Otis

Après l’écohameau de La Baie, un deuxième village semblable verra bientôt le jour à Saint-Félix-d’Otis, moins de 15 kilomètres plus loin. C’est la première fois au Québec que deux écohameaux sont implantés aussi près l’un de l’autre.

Réglementation municipale

Mariane Bergeron-Courteau mariane.bergeron-courteau@cjonquiere.qc.ca

Photo: Xavier Julien

«Lorsque nous avons agrandi l’écohameau de La Baie en 2011, toutes les terres ont trouvé preneur en un an et demi, et il y avait encore d’autres personnes intéressées. C’est ce qui nous a poussés à lancer ce projet», explique le président du Groupe de recherche écologique de la Baie (GREB), l’organisme qui gère l’écovillage, Patrick Déry. Ce deuxième écohameau, qui longera le lac Goth, regroupera dix terrains de plus de 4000 mètres carrés chacun, présentement en vente à un prix variant entre 21 500 $ et 24 000 $. Ces terres appartiennent à la ferme de

Le président du GREB, Patrick Déry, affirme que l’implantation d’un deuxième écohameau permettra l’échange de produits entre les deux écovillages. recherche Les Vallons de Chambreule, qui est associée au GREB. Un montant additionnel de 5000 $ est demandé à chaque famille afin de démarrer un organisme de permaculture à proximité des terrains. La permaculture vise

à créer une production agricole durable, écologique et économe en énergie. «Par exemple, quelqu’un qui voudrait installer une haie de cèdre pour s’isoler des voisins planterait plutôt un arbre à fruits ou à noix», illustre M. Déry.

Contamination du site de la rue Saint-Dominique

Les intéressés qui investissent dans un terrain devront le défricher et y bâtir une maison qui répond à certaines normes écologiques dans les cinq ou six ans suivant l’achat afin d’éviter que l’écohameau prenne trop de temps à démarrer.

La municipalité de SaintFélix-d’Otis écrira un plan d’implantation et d’intégration architecturale pour guider l’écohameau vers des normes écologiques. «Par exemple, les maisons devront être orientées vers le sud. Ce chauffage passif permet de sauver de 25 à 30 % de la facture sur le chauffage d’une résidence, affirme le président du GREB. Le fait de se soumettre à des règlements municipaux évite également les conflits à l’interne.» Dans l’implantation de ce deuxième écovillage, le GREB agira à titre de parrain. «On va accompagner le projet jusqu’à ce qu’il gagne en autonomie. Toutefois, nous n’imposons rien à personne», explique le physicien, avant d’ajouter que l’écohameau de Saint-Félix-d’Otis pourra bénéficier de l’expérience acquise avec le premier projet. Patrick Déry ne sait pas combien de temps sera nécessaire pour vendre les dix terrains du nouvel écohameau: «J’ai quelques personnes qui ont démontré leur curiosité pour le projet, mais ce n’est pas nécessairement pour autant un intérêt à s’installer.»

Une mauvaise surprise pour les promoteurs

Jonathan Hudon

jonathan.hudon@cjonquiere.qc.ca

Les promoteurs, la Ville de Saguenay et l’Office municipal d’habitation, ont appris cette mauvaise nouvelle à l’automne lors de la démolition du bâtiment qui a déjà abrité un concessionnaire General Motors et Mazda.

«C’est sûr qu’il va falloir financer la décontamination du site, ce qui entraînera un léger surplus, a fait savoir le conseiller municipal du secteur, Bernard Noël. Je n’ai toutefois pas de montant à donner. Ça va dépendre des appels d’offres, donc je ne peux pas dire combien ça va coûter tant que les appels d’offres ne sont pas déposés.» Le terrain est actuellement la propriété de la Ville de Saguenay. Cinq types de contaminants, soit du cadmium, du cuivre, du mercure, du plomb et de l’hydrocarbure, ont été retrouvés dans près de 200 tonnes de terre, selon Stéphanie Lemieux, responsable des communications au bureau régional du ministère du Développement durable, de la Faune et des Parcs. Le projet de construction d’un HLM nécessite un inves-

Centre d’hébergement Des Chênes

tissement de cinq millions $. M. Nöel a toutefois assuré que cette situation n’entraînera pas de retard dans la livraison du projet. Il souligne que les travaux débuteront vers le mois de juin et que la livraison est prévue pour le printemps 2015. Huit logements et un CPE seront donc construits sur ce site. À cela s’ajoutent 17 autres logements dans un emplacement qui demeure toujours à être déterminé. Ces deux projets totalisent un investissement de cinq millions $. Une bonne nouvelle

La construction de huit nouveaux logements est bien perçue au sein de l’organisme Loge m’entraide, impliqué depuis longtemps

Photo: Jonathan Hudon

Le terrain de l’ancien concessionnaire automobile, où sera construit une habitation de huit logements de type Habitation à loyer modique (HLM) en plus d’un Centre de la petite enfance, situé sur la rue Saint-Dominique à Jonquière, est contaminé, ce qui entraînera une hausse des coûts de construction.

Le site où seront construits huit logements HLM et un Centre de la petite enfance devra être décontaminé avant l’amorce des travaux.

dans la lutte pour la construction de logements sociaux. «Je suis vraiment contente que la lutte contre la pauvreté soit une priorité pour la Ville, a

mentionné la coordonnatrice de Loge m’entraide, Sonia Côté. C’est bien de voir qu’on construit un HLM, mais la demande est encore présente.»

Marc-Antoine Côté marc-antoine.cote@cjonquiere.qc.ca

L’endroit réservé aux personnes âgées en perte d’autonomie se veut désormais adapté aux résidents. Au-delà des changements apportés aux infrastructures, la chef de programme du centre, Jacinthe

Boudreault, soutient que c’est une véritable philosophie qui s’est développée. «Il fallait s’imprégner des besoins des gens. Ceux qui sont ici ont un vécu et de belles histoires. Ils se voient diminués au niveau humain lorsque la maladie les frappe, notre but est de leur rendre ce qu’ils ont perdu.» Toujours selon celle qui est en poste depuis 1993, la famille occupe une très grande place au Centre Des Chênes. En plus de s’impliquer au sein du comité des résidents, les familles se sentent de plus en plus à l’aise à venir voir leurs proches. «Plus le milieu de vie est intéres-

sant, plus la famille s’implique. Les gens viennent davantage et restent parfois jusqu’à tard le soir, c’est beau de voir ça.» Même si l’endroit a effectué des pas de géant depuis quelques années, le responsable du suivi de l’évaluation de la qualité en CHSLD, Michel Côté, croit qu’il est encore possible de s’améliorer: «Il nous reste encore un bout de chemin à faire. Nous en sommes à 85 % du modèle recherché, même si le centre représente déjà un modèle en soi.» Les rénovations effectuées au Centre d’hébergement Des

Chênes font partie d’un grand projet débuté en 2005, qui visait à rénover l’ensemble des 17 CHSLD de la région. Selon M. Côté, le processus est complété à 80 %. Les rénovations effectuées du 28 mars 2011 au 12 octobre 2012 auront entre autres permis de rendre l’endroit beaucoup moins institutionnel: «Nous avons changé 100 % de l’environnement physique. Tout a été débâti pour être ensuite mieux reconstruit, nous voulions que les gens se sentent comme à la maison», affirme Mme Boudreault.

LA PIGE, LE DIMANCHE 2 FÉVRIER 2014 - 3

Un modèle pour la sécurité des résidents

Plus d’un an après la fin des travaux de 11 millions $ visant à faire du Centre d’hébergement Des Chênes un véritable lieu de vie sécuritaire, les responsables disent mission accomplie.

Avec la récente tragédie survenue à l’Îsle-Verte, la sécurité devient un sujet à l’avant-plan pour ce genre de centre. La chef de programme se veut toutefois rassurante à ce propos. «Tout est 100 % sécuritaire. Nous avons des gicleurs partout, des systèmes d’alarme et nous faisons régulièrement des exercices d’incendie», avance-t-elle. Plusieurs membres des familles des résidents ont d’ailleurs tenu à en avoir le cœur net : «Dès le lundi suivant le drame, j’ai dû recevoir deux ou trois familles afin de les rassurer. Les gens sont insécures et c’est normal.»


Régimes de retraite

La Coalition présente sa solution à Québec

Amélie Houle

amelie.houle@cjonquiere.qc.ca

Ce qui inquiète le plus les salariés est de savoir s’ils recevront un montant raisonnable pour vivre convenablement au moment de leur retraite. Le colloque visait ainsi à faire réfléchir les participants sur cette problématique explique le président et porteparole de la Coalition pour les régimes de retraite à prestations déterminées, Réjean Dumais. «On s’est rendu compte que d’autres personnes avaient déjà réfléchi à ces problématiques et à des solutions», affirme M. Dumais. La coalition est née à la suite de coupes dans les régimes de retraite de la compagnie régionale Produits forestiers Résolu il y a quelques années. La solution proposée consisterait à regrouper les fonds de retraite existants comme ceux des entreprises privées et de la fonction publique. Contrairement aux fonds administrés

par les banques, le fonds patrimonial n’investirait pas dans la bourse, mais plutôt dans un principe similaire aux obligations d’épargne, afin d’offrir une plus grande stabilité. Les prestations des retraités seraient déterminées par leurs cotisations et non les fluctuations du marché. Le tout ne serait pas géré par le gouvernement, mais bien par les retraités et les cotisants, tient à préciser M. Dumais. «La prochaine étape serait que le fonds soit accessible à tous, même ceux ne faisant pas partie d’une entreprise comme les travailleurs autonomes. Les épargnants pourraient décider eux-mêmes de leur taux de risque», affirme-t-il. De plus, l’ensemble des avoirs investis dans le fonds patrimonial pourrait servir à racheter une partie de la dette publique et ainsi à financer les infrastructures du Québec. Prise de conscience M. Dumais estime que ce dossier est un projet de société et qu’il est important que la population investisse dans sa retraite. «Certains retraités n’auraient rien reçu s’ils n’avaient pas été forcés de cotiser à leur régime de retraite, il est donc important qu’ils soient mis au courant», raconte Réjean Dumais. La coalition rencontrera le cabinet de la ministre du Travail Agnès Maltais le 5 février. Ils souhaitent de plus rencontrer le chef du Parti libéral du Québec Philippe Couillard au cours des prochains mois.

Photo: Alexandre Faucher

La Coalition pour les régimes de retraite à prestations déterminées a profité de la tenue du colloque de l’Université Laval «L’avenir de la retraite au Québec : Quel héritage laissera-t-on ?» la fin de semaine dernière, pour faire connaître sa proposition de créer un fonds patrimonial.

Le directeur général et la présidente du conseil d’administration du CSSS de Jonquière ont écouté attentivement l’exposé sur la campagne de vaccination contre la grippe, lors de la dernière réunion du CA.

CSSS de Jonquière

Le nombre de vaccinations contre la grippe double

Le nombre de vaccinations contre la grippe a doublé cette année sur le territoire du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Jonquière. Plus de 12 500 individus ont profité du service.

Alexandre Faucher

alexandre.faucher@cjonquiere.qc.ca

«Cette année, nous avons changé d’endroit pour nous donner plus de visibilité. Nous nous sommes installés dans un local de la Place centre-ville et nous étions accessibles sans rendez-vous», explique le directeur des clientèles en dépendances, santé mentale, jeunesse et famille et santé publique, Pierre Dostie.

Ce dernier ajoute qu’il s’agit de la plus forte augmentation du genre dans la région, même s’il concède qu’il y avait un retard pour le CSSS à rattraper dans cette catégorie. «Les heures de service ont été allongées pour permettre à plus de gens d’avoir accès à cette vaccination. Nous avons également offert un service les samedis, ce que nous ne faisions pas par le passé», ajoute la responsable des communications du CSSS, Joëlle Savard. Ces vaccins sont offerts uniquement aux personnes vulnérables: les personnes âgées de plus de 60 ans, les enfants de six mois à 12 ans et les gens atteints de maladies chroniques. La période où le vaccin est offert couvre les mois de novembre, décembre et janvier. D’autres cliniques ont d’ailleurs été ajoutées depuis le 10

janvier pour permettre à plus de gens d’y avoir accès et pour répondre à la demande qui est toujours grandissante. Hausse chez les employés Chez les employés du CSSS de Jonquière, 70 % ont été vaccinés contre la grippe cette année. Il s’agit d’une hausse de 13 % par rapport à l’an dernier. «Nous avons mis en place un plan d’action et de communication qui a réussi à rejoindre encore plus de personnel que par les années précédentes», affirme Mme Savard. Rappelons que l’objectif de l’Agence de la santé et des services sociaux du Saguenay— Lac-Saint-Jean est de voir 80 % des employés de la santé vaccinés.

Le président et porte-parole de la Coalition pour les régimes de retraite à prestations déterminées, Réjean Dumais, propose de créer un fonds patrimonial pour régler le problème des régimes de retraite.

Des salles d’urgence achalandées

Photo: Marika Vachon-Plante

4 - LA PIGE, LE DIMANCHE 2 FÉVRIER 2014

Épisodes de froid extrême

La chaussée particulièrement glissante cet hiver s’est traduite par une hausse des cas de fractures, de traumatismes crâniens et d’autres blessures causées par des chutes dans la région.

Raphaël Guillemette raphael.guillemette@cjonquiere.qc.ca

L’épisode de verglas et de froid extrême survenu entre le 20 et 23 décembre dernier a lancé le bal et laissé ses traces sur la région du Saguenay–Lac-SaintJean, plus particulièrement dans les salles d’urgence des divers

établissements de santé où les cas de blessures se sont multipliés depuis. Sans être en mesure de présenter le bilan, le responsable des communications externes du Centre de santé et services sociaux de Chicoutimi (CSSS), Patrice Vachon, a confirmé que des dizaines de personnes se sont présentées à la salle d’urgence de l’hôpital avec des blessures liées aux précipitations importantes de verglas et de neige qui sont survenues depuis la période des Fêtes. «Lorsqu’on a des épisodes comme ça, on le remarque très

bien dans nos salles d’urgence. En lien avec l’épisode de verglas et les deux jours suivants, de nombreuses personnes se sont présentées avec fracture, traumatisme mineur, foulure et autres blessures du genre et ça continue toujours», explique Patrice Vachon du CSSS de Chicoutimi. À l’hôpital de Jonquière, l’agente d’information Joëlle Savard a fait savoir que les urgentologues ont aussi été passablement occupés depuis cette vague de froid. Elle précise que la lancée se poursuit et que le nombre de blessures liées à des chutes ne fait qu’augmenter.


Clone virtuel du compte Facebook du maire de Saguenay

Jean Tremblay 11 n’a pas peur des représailles

Désormais célèbre à Saguenay grâce à son titre de clone virtuel du maire, l’administrateur du compte Facebook Jean Tremblay 11 avoue avoir créé la page parodique après avoir été banni de la page officielle du maire Jean Tremblay.

Xavier Julien

xavier.julien@cjonquiere.qc.ca

Photo: Xavier Julien

Depuis le 18 janvier, une armée de Jean Tremblay a pris d’assaut le réseau social Facebook. Près d’une dizaine de pages ont été ouvertes, dans le but de parodier le compte du maire, Jean Tremblay 12. En quelques jours seulement, le compte Jean Tremblay 11 a atteint près de 200 mentions «J’aime», tandis que son homologue Jean Tremblay 13 a dépassé le cap des 14 000, soit dix fois plus que le compte officiel du maire.

«La blague a commencé alors qu’on était cinq ou six Jean Tremblay à débattre sur sa page officielle. C’était drôle de voir les gens confus», a expliqué l’auteur de la page 11, qui n’a pas voulu être identifié. Puis alors qu’un débat religieux a éclaté sur une publication du maire, Jean Tremblay 11 a été stupéfait de voir qu’il avait été banni de la page officielle du maire en raison de sa prise de position: «Je ne faisais que donner mes propres idées. J’ai donc décidé de partir une page pour le parodier. J’exagère tout et je le décris comme un xénophobe.» Depuis l’ouverture des pages parodiques, la véritable page du maire est devenue un véritable labyrinthe pour les internautes. Qui croire parmi les nombreux Jean Tremblay, qui se proclament tous comme étant le vrai ? Le premier magistrat de Saguenay a porté plainte au service de police de la ville pour que cessent les activités sur les faux comptes. Jean Tremblay 11 dit ne pas vouloir se mettre dans le trouble pour cette histoire, mais qu’il continuera d’alimenter sa

Jean Tremblay 11 est l’un des clones virtuels du maire. Sa page est suivie par près de 200 personnes.

page, et ce, malgré l’enquête qui est en cours. Selon l’avocat Sylvain Morissette, la diffusion de données

Angle des rues Jacques-Cartier et du Séminaire

Le stationnement cause bien des maux de tête

Stéphane Aubin en a assez des problèmes de stationnement qu’il vit depuis 2003. De nombreuses voitures transitent chaque jour sur la rue qu’il habite, la rue du Séminaire, et les gens n’hésitent pas à se stationner longuement devant son entrée. De plus, l’intersection des rues Jacques-Cartier et du Séminaire est souvent le lieu d’accrochages.

Audrey Girard

audrey.girard1@cjonquiere.qc.ca

a elle-même été témoin de deux accrochages à cette intersection. «Plus de 30 000 personnes convergent chaque jour dans ce quartier. De plus, plusieurs étudiants et employés traversent la rue Jacques-Cartier pour se rendre au cégep ou à l’hôpital. Je trouve qu’une lumière à l’angle de ces rues serait donc nécessaire pour éviter les accidents», rapporte Mme Néron. Elle n’entend pas en rester là. Même si elle n’est pas membre du comité de travail qui concerne la circulation piétonnière, elle y siège tout de même et fera un suivi de la situation à la mi-avril.

La conseillère de l’ERD Josée Néron a corroboré les dires de Stéphane Aubin en rapportant avoir elle-même été témoin de deux accidents à l’angle des rues Jacques-Cartier et du Séminaire.

n’y a rien d’illégal. Toutefois, des accusations pour dommages et atteinte à la réputation pourraient être déposées.»

La fusion a désavantagé Jonquière

L’ex-conseiller municipal Gaston Laforest et l’ancien maire de Jonquière Daniel Giguère sont catégoriques: Jonquière a perdu beaucoup en services publics depuis la fusion qui a mené à la création de la Ville de Saguenay.

Audrey Girard

audrey.girard1@cjonquiere.qc.ca

Lorsqu’il a été question de la fusion au début des années 2000, Gaston Laforest rappelle qu’il était l’un des seuls conseillers autour de la table à être favorable à ce projet. «J’étais sûr que la fusion serait une bonne chose, que nous allions enfin pouvoir être unis et solidaires afin de créer des projets importants comme le port de La Baie par exemple», raconte M. Laforest. Son constat n’est malheureusement pas aussi positif que ses espoirs passés. Il conteste le leadership qu’exerce le maire Jean Tremblay. Sa façon de travailler est pour lui inadmissible: «Le maire dirige tout, tout seul, il travaille avec certains conseillers en catimini et il n’accepte aucun questionnement de la part de personne. Je trouve qu’il est un bien triste personnage…» confie l’ex-conseiller. De son côté, l’ex-maire de Jonquière avant la fusion, Daniel Giguère, qui a été défait par Jean Tremblay en 2001, trouve qu’il est encore bien difficile d’évaluer les réels avantages de Jonquière à la suite de la fusion. «En terme de qualité des services, j’ai remarqué un certain recul dans les travaux publics. L’expansion de Jonquière s’est arrêtée complètement puisque désormais, les élus municipaux favorisent Chicoutimi», a-t-il déclaré. Gaston Laforest rapporte lui aussi que le secteur des travaux publics était meilleur avant la fusion. «Jonquière est moins bien entretenue qu’auparavant. On peut penser au déneigement par exemple ou la coupe des arbres l’été», souligne-t-il. M. Giguère constate également que Jonquière a perdu l’erre d’aller dont elle jouissait avant la fusion et que les priorités ne sont plus ce qu’elles étaient. Il ajoute que la rue Saint-Dominique a également perdu tout l’attrait qu’elle possédait en ce qui concerne la tenue de grands événements. «De plus, s’il n’y avait pas eu de fusion, Jonquière aurait éliminé sa dette dans les cinq à dix années suivantes», avance l’ex-maire.

LA PIGE, LE DIMANCHE 2 FÉVRIER 2014 - 5

Photo: Audrey Girard

Stéphane Aubin a témoigné lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement de Chicoutimi de la problématique afin que la Ville puisse changer le cours de choses. M. Aubin raconte que l’immeuble voisin de sa demeure abrite une garderie. Chaque jour, ce sont 65 parents qui vont reconduire leurs enfants en voiture et qui se stationnent devant chez lui. Il a déjà porté plainte auparavant puisqu’il avait de la difficulté à sortir de son entrée. Une pancarte interdisant de se stationner dans la rue plus de 90 minutes avait alors été installée. M. Aubin ne note aucun changement puisqu’il a toujours autant de difficultés à sortir de son entrée. «J’ai déjà proposé que la Ville mette des horodateurs pour contrer l’achalandage,

mais le maire n’aime pas ça», fait-il valoir. M. Aubin se rend donc souvent à pied à son lieu de travail, mais il affirme que la situation n’est pas mieux parce qu’il marche: pour lui, traverser la rue Jacques-Cartier est très dangereux. «Il y a beaucoup de trafic, les gens sortent de la rue à l’aveuglette, il n’y a aucune signalisation pour traverser sécuritairement et je peux attendre dix bonnes minutes avant que l’accès soit libre», soulève-t-il. Un avis partagé par la conseillère de l’Équipe du renouveau démocratique, Josée Néron, qui

publiques comme une photo, un nom et même une adresse n’est pas illégale: «S’il n’y a pas de diffusion de données privées, il


CHSLD

Le Saguenay, un modèle à suivre ?

La Commission de la santé et des services sociaux de l’Assemblée nationale du Québec écoute présentement des récits assez troublants à propos des Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Tout laisse croire qu’il y a une volonté de donner un milieu de vie de qualité aux aînés, mais qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire. Cette commission d’enquête a pour but de mettre en lumière les conditions de vie des personnes âgées qui vivent dans ces établissements. Devant les députés de cette commission, une quarantaine d’organismes sont invités à formuler leur opinion et leurs recommandations sur ces centres d’hébergement de longue vie. Déjà, le ton est donné, la majorité des organismes de la santé en ont long à dénoncer. Il faut dire que les CHSLD n’ont pas bonne presse ces jours-ci. Surtout depuis le début du procès de ces deux ex-préposées aux bénéficiaires qui travaillaient au CHSLD Saint-Lambert sur-le-Golf. Les deux femmes sont accusées de menaces et de voies de fait sur des résidents du CHSLD. Avec le vieillissement de la population au Québec et au Canada, il est de plus en plus inquiétant d’envoyer grand-papa et grand-maman dans un lieu où il y a une possibilité de violence physique et verbale. Inquiétant, clame l’Association québécoise de la défense des droits des personnes retraités et préretraités. L’AQDR a déposé devant la commission un inventaire de 90 évènements qui se sont déroulés entre 2012 et 2014, et qui selon son président, Luc Plamondon, «dresse un portrait général catastrophique de la prise en charge des aînés les plus vulnérables dans nos établissements». Lors d’un déménagement, il va de soi que chaque individu veut s’établir dans un nouvel endroit où il se sentira à l’aise et en sécurité, surtout dans le cas d’une personne âgée, qui veut probablement terminer ses jours dans un endroit serein. Il est d’autant plus inquiétant de savoir qu’un aîné qui a passé une grande partie de sa vie dans la même maison ira s’établir dans un établissement aux ressources manquantes. Justement, la semaine dernière, devant la commission parlementaire, la Fédération des préposés aux bénéficiaires du Québec a déposé un mémoire de plus de 90 pages dénonçant entre autres l’absence de l’obligation d’une formation pour devenir préposé aux bénéficiaires. Peut-on alors être étonné de voir des cas de maltraitance dans ces centres d’hébergement ? Malheureusement, il s’agit d’une triste réalité qui laisse une impression d’abandon des personnes âgées partout au Québec. Mais le Saguenay serait-il l’exception aux sorts des résidents des CHLSD du Québec? À Arvida, le centre Des Chênes se démarque par la qualité de ses services et par l’attention du personnel aux résidents. L’investissement de 11 millions $ entre 2011 et 2012 au centre Des Chênes a permis de rendre l’habitation de dernier recours plus chaleureux et moins rigide. Ce n’est pas étonnant, l’intérieur de l’établissement ressemble à une vraie maison, loin des petites chambres aux couleurs ternes des centres d’hébergement du gouvernement. Même s’il reste du pain sur la planche, espérons que le centre Des Chênes donne l’espoir aux familles et servira d’exemple.

Amelia Houde 6 - LA PIGE, LE DIMANCHE 2 FÉVRIER 2014

amelia.houde@cjonquiere.qc.ca

Le journal La Pige, fondé en 1978 et tiré à 5000 exemplaires est imprimé par Le Progrès du Saguenay–LacSt-Jean Dépôt Légal : Bibliothèque nationale du Québec Rédactrice en chef : Amélia Houde Rédatrice aux Arts et Sports : Jade Lévesque

Non-retouche des photos de mode

Une politique à encourager

La politique de non-retouche est de plus en plus présente dans l’industrie de la mode. Un changement souhaitable dans ce monde qui prône l’extrême minceur et où une ride représente une calamité. Hanches, poitrines, yeux, ventre, contour de lèvres, tout passait sous le bistouri du logiciel Photoshop chez la compagnie de vêtements American Eagle. L’entreprise a adopté, la semaine dernière, une politique de non-retouche pour sa campagne de lingerie féminine pour le printemps 2014. C’est l’impact négatif d’une utilisation abusive de Photoshop sur les mannequins pour leur donner un corps de rêve sur l’estime personnelle de ses clientes qui a poussé American Eagle à prendre cette décision. Même son de cloche sur le vieux continent. La compagnie de vêtements britannique Debenhams se limite maintenant au lissage de la peau et à enlever des éléments

superflus sur ses clichés quand elle fait des modifications par ordinateur. Pour ajouter un peu de concret à son action, Debenhams a lancé une vidéo sur le net comparant le corps d’un mannequin au naturel versus le même mannequin, mais avec un corps modifié. Les commentaires des internautes rapportaient que le corps nonretouché de la jeune femme était beaucoup plus agréable à regarder. L’entreprise québécoise Jacob s’est dotée de cette même politique en septembre 2010. Elle a choisi le top modèle originaire de Vancouver, Coco Rocha, pour être son mannequin officiel. Superstar dans le monde de la mode, Coco Rocha refuse catégoriquement les retouches et elle lutte pour une image réelle du corps des mannequins. Sur les affiches publicitaires de Jacob, nous pouvons lire «la silhouette de ce mannequin n’a pas été retouchée». Le secrétariat de la Condition féminine du Québec a lancé, en

mars 2009, la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée (CHIC). Cette dernière «encourage la mobilisation de la société autour de l’image corporelle, des problèmes liés à la préoccupation excessive à l’égard du poids, de l’anorexie nerveuse et de la boulimie». La CHIC vise en particulier les médias, souvent promoteurs d’une image corporelle extrêmement maigre, voire dangereuse pour la santé. Dans un monde où l’entreprise Abercombrie & Fitch retire la taille très grande pour les femmes puisque ce n’est pas assez «jeune, chic et branché» pour elle et où le directeur artistique de Chanel, Karl Legerfeld, crie sur tous les toits que les femmes rondes n’ont pas leur place dans l’industrie de la mode, on ne peut on ne peut qu’applaudir de telles initiatives.

Marie-Pierre Pruneau marie-pierre.pruneau@cjonquiere.qc.ca

Billet

Les gargantuas du football

Consommons : voilà le mot d’ordre en ce 2 février ! La soirée où l’on s’empiffre sans compter, où l’on offre à notre estomac un délicieux amalgame de gras, d’alcool et d’autres sources de réconfort et de bonheur. Ce soir,1,25 milliard d’ailes de poulet seront englouties par les Américains. Mis bout à bout, ces os représentent deux tours de taille de la planète Terre et le quart du chemin pour se rendre à la lune. La bière coulera à flots lors de ce majestueux party. 1,2 milliard

de litres de bière seront ingérés. Ne vous installez pas trop confortablement pour écouter la joute, car au total, les Américains effectueront 1,4 milliard d’aller-retour de la salle de bain jusqu’à leur fauteuil. La main se déplaçant systématiquement du bol de croustilles à la bouche, ce sera l’occasion pour les téléspectateurs d’apprécier les publicités créées tout spécialement pour ce soir festif. Pour chaque bloc de 30 secondes, 4 millions $ sont investis par les compagnies pour

vous faire avaler leur message publicitaire. Sans oublier le fameux spectacle de la mi-temps, qui réunira le nouveau roi de la pop Bruno Mars et le groupe rock Red Hot Chili Peppers. Quant au football? Qui s’en préoccupe vraiment? Pas besoin de connaître les équipes ou les règlements pour trouver son compte lors de la soirée du Superbowl !

Mariane B.-Courteau mariane.bergeron-courteau@cjonquiere.qc.ca


Deuxième pont sur la rivière Saguenay

Marc Pettersen revoit ses objectifs à la baisse

Il ne reste plus qu’une dizaine de jours aux citoyens de Saguenay et des environs pour signer la pétition de Marc Pettersen en faveur de la construction d’un nouveau pont sur le Saguenay. Ce dernier a récemment revu à la baisse son objectif afin de pouvoir se consacrer davantage à son poste de conseiller municipal.

Marika Vachon-Plante marika.vachon-plante@cjonquiere.qc.ca

Avec 22 700 signatures recueillies, Marc Pettersen se dit très confiant d’atteindre l’objectif fixé à 30 000 signatures d’ici la deuxième semaine de février. «À la base, on espérait 50 000 signatures d’ici la fin janvier. Par contre, en tant que conseiller municipal, je dois également gérer

d’autres problèmes tels que le déneigement», explique-t-il Le ministre des Transports Sylvain Gaudreault avait récemment rejeté l’idée d’un nouveau pont en s’appuyant sur le nombre de véhicules qui empruntent le pont Dubuc. Le conseiller du district 10 concède qu’il n’y a pas de problème de circulation, mais il explique que le problème se situe plutôt du côté de la sécurité. «Si le pont Dubuc ferme demain matin, il est difficile, par exemple, pour une personne nécessitant des soins médicaux de les recevoir, c’est pourquoi la sécurité est compromise», illustre Marc Pettersen. Par le biais de la pétition, il demande au gouvernement la confection d’une étude approfondie qui serait, selon lui, un premier pas vers la concrétisation du projet. «Les citoyens sont prêts, c’est maintenant au gouvernement d’agir. La crise causée par l’incendie sous le pont Dubuc a été gérée de façon admirable, mais il faut aussi voir à moyen et à long terme», déclare le conseiller municipal de Chicoutimi-Nord.

Bureau des passeports

La fermeture du pont Dubuc a ajouté du poids à la bataille de Marc Pettersen pour la construction d’un deuxième pont. Selon M. Pettersen, l’étude permettrait notamment d’évaluer le développement potentiel de la rive nord de Chicoutimi et l’implantation possible d’une hydrolienne sous le nouveau pont.

Il émet également l’idée que le système de transport en commun pourrait en bénéficier. «Le pont, ce n’est pas qu’un caprice de conseiller municipal, c’est surtout dans une optique de

développement économique du secteur nord de Chicoutimi. Ça serait sûrement possible avec un nouveau pont de développer les entreprises minières des environs», dit Marc Pettersen.

Recensement du cerf de Virginie

La population de la région Charles Cantin est invitée à ouvrir l’œil dépose sa pétition cette semaine L’avocat Charles Cantin ne baisse pas les bras et continue de se battre pour conserver le bureau des passeports à Jonquière. L’annonce du déménagement du bureau de Services Canada de Kénogami vers Chicoutimi ne fait que raviver sa flamme.

Marika Vachon-Plante marika.vachon-plante@cjonquiere.qc.ca

Amelia Houde

amelia.houde@cjonquiere.qc.ca

C’est en partie pour répondre à la demande de l’Association régionale de la chasse et pêche que le MDDEFP fait cet exercice. Le ministère a mis sur pied un comité de réflexion qui se questionnera sur la chasse du cerf en région. Le biologiste gestionnaire de la grande faune du Saguenay Lac-Saint-Jean, Claude Dussault, explique que le comité se penche sur l’éventuel impact du nombre de cerfs sur la chasse: «On suppose qu’il n’y a pas un grand nombre de cerfs présentement sur le territoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Le comité de réflexion et le recensement serviront donc à voir si on peut se permettre de chasser le cerf», témoigne-t-il. Présentement, le cerf, plus connu au Québec sous le nom de chevreuil, n’est pas chassé sur le territoire du Saguenay–Lac-SaintJean. Le président de l’Association de chasse et pêche ChicoutimiSaguenay, Claude Gaudreault, souligne que le recensement du gouvernement aura du positif sur les conséquences de la chasse de l’animal : «Ça prend un équilibre entre l’animal et le chasseur, le nombre de bêtes va déterminer si la chasse va pouvoir ouvrir

ou non». À son avis, si la chasse ouvrait, il y aurait des restrictions du gouvernement. Le recensement de cet animal bien connu au Québec était censé être terminé depuis l’an passé. Claude Dussault explique que les conditions hivernales de 2013 ont nui à l’étude. Cette année également, la météo ne semble pas jouer en leur faveur: «Le recensement était bien parti avant la pluie du mois

de décembre. Maintenant, il faut attendre qu’il y ait plus de neige avant de recommencer le comptage de l’animal», affirme Claude Dussault. Outre l’aide de la population, qui peut envoyer un courriel au ministère lorsqu’un cerf est aperçu, le gouvernement utilisera trois avions pour survoler la région afin de compter le nombre de cerfs. À bord de l’appareil, certains membres de la communauté Innus

Le gouvernement suppose que le nombre de cerfs est peu nombreux dans la région.

LA PIGE, LE DIMANCHE 2 FÉVRIER 2014 - 7

Me Charles Cantin croit que le moment est bon pour déposer la pétition, concernant le déménagement du bureau de passeport de Jonquière, qu’il avait lancée sur le web en octobre dernier avec la collaboration de Hugo Béland. Une pétition de plus de 12 000 signatures sera d’ailleurs déposée par Me Cantin cette semaine à la Chambre des communes d’Ottawa. Il espère ainsi créer un questionnement du côté des élus conservateurs quant à l’intérêt du déménagement des deux services. À plus long terme, il n’attend rien de moins qu’un retour sur leur décision de la part des élus fédéraux. Le criminaliste trouve déplorable que le gouvernement déménage deux services bien implantés dans Jonquière vers Chicoutimi. «Il y a déjà les bâtiments nécessaires, tout est bien ancré. Là, ils veulent tout déménager, refaire

des locaux adaptés. C’est de l’argent jeté par les fenêtres», s’indigne Me Cantin. Il déplore la centralisation des services vers Chicoutimi. «C’est comme une personne, si son bras gauche est plus fort que son bras droit, il y a un déséquilibre. On doit continuer de se battre, pourquoi Jonquière ne deviendrait-il pas un pilier important concernant les bureaux fédéraux?», dit-il dans un cri du cœur. De plus, tout comme le député bloquiste de la circonscription de Jonquière—Alma, Claude Patry, Charles Cantin trouverait intéressant de déménager les bureaux de Passeport Canada dans les mêmes locaux que ceux qu’occupe présentement Services Canada à Kénogami. «Il reste environ sept ans au bail de Services Canada, ce serait donc de payer en double si on déménage de locaux. Les élus veulent économiser de l’argent, ce serait une bonne façon selon moi, en plus que l’on garderait des services déjà acquis à Jonquière», explique l’homme de loi. À la suite du dépôt de la version papier de la pétition, la version électronique pourra toujours être signée. Jusqu’à maintenant 6 000 signatures électroniques ont été récoltées et M. Cantin souhaite ainsi ajouter un poids de plus à la pétition papier.

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) lance un appel à la population afin de dresser l’inventaire du cerf de Virginie au Saguenay–Lac-Saint-Jean.


Projet-pilote à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay

L’anglais intensif s’étend à la cinquième année

La Commission scolaire des Rives-du-Saguenay débutera un projet-pilote dès l’année 2014-2015 qui vise à instaurer l’anglais intensif pour les élèves de 5e année.

Xavier Julien

xavier.julien@cjonquiere.qc.ca

Photo : Mariane B.Courteau

Le gouvernement Charest avait annoncé en 2011 que toutes les écoles primaires devraient offrir le programme d’anglais intensif aux élèves de 6e année d’ici 2015-2016. Une obligation qui a été levée par la ministre de l’Éducation Marie Malavoy, quelques mois après l’arrivée du Parti québécois au pouvoir. La Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, qui offre l’anglais intensif en 6e année, tentera de l’implanter à ses jeunes de 5e année. «Deux écoles sont ciblées pour notre projetpilote. Les élèves feront cinq

mois de cours réguliers, pour ensuite faire cinq mois d’anglais intensif», a expliqué la conseillère en communication de la Commission scolaire des Rivesdu-Saguenay, Hélène Aubin. Il est toutefois impossible de savoir pour le moment quelles sont les deux écoles visées par le projet-pilote. Le premier groupe débutera son apprentissage en anglais de septembre jusqu’à la fin janvier, pour ensuite revenir aux cours réguliers jusqu’à la fin de l’année scolaire. Le deuxième groupe aura pour sa part le cheminement inverse. De son côté, la Commission scolaire de La Jonquière ne fera aucune modification à son programme d’anglais intensif. Selon la conseillère en communication, Marie-Ève Desrosiers, «un cycle de neuf jours divisé en quatre jours et demi d’enseignement régulier et quatre jours et demi d’anglais est le meilleur moyen pour cerner les élèves en difficulté». Pour sa part le Syndicat de l’enseignement du Saguenay voit plusieurs problématiques dans l’enseignement de l’an-

Deux classes de cinquième année dans la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay accueilleront un projet-pilote d’anglais intensif pour l’année 2014-2015. glais intensif. La présidente du syndicat, Aline Beaudoin, se questionne sur les effets à long

Sensibilisation aux réseaux sociaux

Des ateliers et des conseils sont offerts aux parents

La Commission scolaire des Rives-du-Saguenay offre aux parents un atelier de sensibilisation aux médias sociaux. C’est à la suite d’une étude réalisée auprès des élèves du troisième cycle du primaire, démontrant que 90% des jeunes étaient abonnés aux réseaux sociaux, que la commission scolaire a pris cette décision.

Marie-Pierre Pruneau marie-pierre.pruneau@cjonquiere.qc.ca

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«Cette donnée a été l’un des éléments déclencheurs pour construire l’atelier de sensibilisation aux réseaux sociaux offert depuis le début de l’année.

C’était aussi une demande de la Commission scolaire des Rivesdu-Saguenay», explique la travailleuse sociale et animatrice de ces ateliers, Kathleen Belley. À la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, la conseillère en communications Hélène Aubin explique que ces ateliers servent à outiller les parents pour les aider à encadrer leurs enfants. «Nous voulions donner des trucs aux parents plus ou moins informés. C’est important qu’un parent sache l’utilisation que son jeune fait d’Internet. Il existe plusieurs dangers à l’utilisation du Web. Les cyberprédateurs en sont un bon exemple», explique-t-elle. C’est aussi un moyen de continuer le travail de l’école jusqu’à

la maison pour ce qui est d’encadrer les jeunes quant aux dangers du cybermonde. Kathleen Belley constate la pertinence de ces ateliers: «Pour l’instant, je trouve que nous avons une très bonne réponse de la part des parents de notre secteur. Nous avons des remerciements, des commentaires positifs et les parents repartent avec les outils nécessaires pour guider leurs enfants.» Les ateliers se divisent en quatre rencontres de soir ou en deux rencontres de jour. Les ateliers sont d’une durée approximative de 75 minutes. Les parents peuvent s’inscrire à l’un des ateliers via le site Internet de la Commission scolaire des Rivesdu-Saguenay.

Les parents et les tuteurs des élèves sont invités à des ateliers sur les réseaux sociaux et l’utilisation que leurs jeunes en font.

terme du programme anglophone: «Lorsqu’ils sont en secondaire 5, est-ce que les élèves qui ont fait le

programme d’anglais intensif au primaire ont de meilleurs résultats que ceux qui étaient au régulier?»

Lutte contre le suicide

Les bénévoles jouent un rôle important

Dans la lutte de la prévention contre le suicide, le rôle des intervenants qui viennent en aide aux gens en détresse passe plus souvent inaperçu. Mais qui sont ces personnes qui se dévouent à l’autre bout du fil?

Alexandre Faucher

alexandre.faucher@cjonquiere.qc.ca

«Nos bénévoles viennent de plusieurs milieux, pas nécessairement d’une technique sociale. Nous avons des retraités, des travailleurs, des jeunes qui veulent aider. Nous avons une belle diversité de générations dans nos rangs», souligne l’agente de liaison et bénévole depuis trois ans au Centre de prévention du suicide du Saguenay−Lac-Saint-Jean, Mélanie Lapierre. Pour pouvoir être bénévole au Centre, une formation est nécessaire en raison de la complexité de la tâche à accomplir. «Nous recevons une formation qui se donne sur quatre jours. Nous voyons vraiment la base, comme les termes qui sont à éviter lorsque nous répondons à des appels», explique Mme Lapierre. Celle-ci ajoute que les personnes appellent le plus souvent pour alléger la souffrance qu’elles éprouvent et que la clé réside dans la façon d’atténuer cette émotion au profit de celles qui sont plus joyeuses. «Dans la formation, nous apprenons également à déceler les signes qui peuvent indiquer qu’une personne peut décider de passer à l’acte plus rapidement. C’est pour ça que nous leur parlons de leurs activités, de ce qu’elles aiment faire», indique la bénévole. Pour leur part, les bénévoles qui se portent volontaires sont des gens qui ont du cœur et qui ont besoin d’aider les autres, même si c’est un type de bénévolat qui peut effrayer à première vue, souligne Mme Lapierre. Le Centre de prévention régional est d’ailleurs constamment à la recherche de volontaires supplémentaires. «Comme nous sommes un service offert 24 heures sur 24, sept jours sur sept, il nous faut beaucoup de personnes pour nous aider. Nous ne prenons pas de congé non plus pendant les Fêtes. C’est pour ça que nous sommes à la recherche constante de bénévoles», déclare l’agente de liaison. La semaine de prévention du suicide débute aujourd’hui et se déroule jusqu’au 8 février. Le Centre a organisé pour l’occasion des activités. Deux conférences seront ouvertes au grand public, dont une à l’hôtel Delta Saguenay, le 4 février à 19h, au coût de 5 $, sous le thème de la prévention du suicide.


La Société de généalogie recèle des trésors

Dans ses locaux situés au sous-sol de l’église NotreDame-de-Grâce, la Société de généalogie du Saguenay recèle de petits trésors pour ceux et celles qui veulent savoir d’où ils viennent. Et ils sont de plus en plus nombreux à vouloir connaître leurs origines.

melissa.goos@cjonquiere.qc.ca

Le président de la Société de généalogie du Saguenay, PaulHenri Croft, explique que la mission première de cette société est de faire découvrir les trésors historiques qui se cachent dans les ressources. Plus de 120 étudiants ont jusqu’à maintenant exploré la Société de généalogie du Saguenay, et tous en sont ressortis avec le sourire. «Les étudiants sortent emballés, il y a de belles découvertes qu’ils apprennent sur leur famille», indique M. Croft. Ces derniers veulent de plus en plus connaître leurs ancêtres, particulièrement avec l’arrivée des émissions d’histoire, souligne-t-il.

par année, les membres ont accès aux sources de recherches dans cet établissement à tout moment. Un membre de la société, Marc-Aurèle Coulombe, se présente à cet endroit tous les jours depuis deux ans. Étant retraité, il exécute des recherches historiques sur de nombreux noms pour son plaisir personnel. «J’ai commencé mes recherches à partir de ma fille et je me suis rendu jusqu’en Europe», indique M. Coulombe. Ce dernier a découvert dix générations de sa propre famille, et il a rentré en tout 14 811 noms dans le système. Selon le président de l’organisation, ces ressources représentent une mine d’or, puisqu’on part d’un fait qu’on a entendu et on pousse par la suite. Les chercheurs doivent composer avec le fait que les gens voyagent beaucoup et changent de nom au fil du temps. Les gens sont surtout intrigués à connaître le métier de leurs ancêtres. M. Croft croit que ces recherches sont beaucoup plus fiables que celles sur Internet, où peuvent se glisser des erreurs. Puisqu’il n’y a qu’un seul exemplaire de chaque dossier, certains bénévoles travaillent depuis trois ans à l’informatisation des données, c’est-àdire qu’ils intègrent toutes les données dans un logiciel infor-

Photo: Mélissa Goos

Mélissa Goos

Le président de la société raconte que l’organisme à but non lucratif a ouvert ses portes lorsque l’historien et sociologue Gérard Bouchard lui a légué ses documents de généalogie. L’organisme regroupe actuellement pas moins de 95 classeurs, ainsi que 17 millions de fiches. Il s’agit de la seule société au Québec qui possède de tels dossiers de familles, c’est-à-dire où l’on retrouve l’historique des mariages, des enfants et des baptêmes. Il indique qu’il y a également des boîtes pleines contenant des fiches de décès. Les Tremblay, par exemple, remplissent à eux seuls sept boîtes, qui regroupent environ 400 fiches chacune, alors que les Simard en remplissent trois. D’autres ressources sont aussi disponibles dans ce bâtiment, telles que des dictionnaires de noms, des revues historiques venant d’autres sociétés et des répertoires sur le Québec et les États-Unis. Paul-Henri Croft ajoute que les citoyens qui adhèrent à cette société sont non seulement guidés par les chercheurs, mais ils ont eux-même accès aux logiciels utilisés par l’organisation. L’instrument important utilisé par l’organisation, c’est le logiciel BMS, qui signifie Baptême, Mariage et Sépulture. Au coût de 40 dollars

La Société de généalogie du Saguenay regroupe actuellement pas moins de 95 classeurs, ainsi que 17 millions de fiches. matique. Selon Paul-Henri Croft, il s’agit d’une étape importante pour la protection des sources en cas d’incendie. Informatisation des données Un bénévole qui effectue des saisies de données, Miville Corneau, affirme qu’il s’agit d’un travail de précision. Il s’assure de bien retranscrire les renseignements officiels. «Il m’est déjà arrivé de voir la fiche d’une personne sur laquelle la date de

son baptême se trouvait avant sa naissance. En voyant que cela n’avait pas de sens, j’ai contacté la paroisse pour prendre connaissance de la fiche de naissance remplie par les prêtres», mentionne-t-il. Si des gens veulent retrouver des anciennes photos, les bénévoles peuvent également effectuer des recherches pour les retrouver. Dans ses temps libres, M. Croft a également créé avec sa femme un grand livre historique d’environ 300 pages. Ce dernier est un recueil de plusieurs générations.

L’Université du troisième âge

Un lieu de rencontres et de découvertes

Lorsque ces universitaires entrent dans la classe, c’est avec un plaisir sincère et les yeux pétillants. Ils ne manqueraient cet unique cours à leur horaire pour rien au monde. La particularité de ces étudiants? Ils sont tous retraités. Leur but? Garder leur esprit bien éveillé.

mariane.bergeron-courteau@cjonquiere.qc.ca

Les universitaires visitent la Maison des Jésuites à Québec lors d’une visite culturelle complémentaire à leur cours.

du Centre de savoir sur mesure (CESAM) de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Comme le groupe d’universitaires est presque toujours le même depuis plusieurs années, des liens forts se sont tissés entre les membres de l’UTA. «Les professeurs qui nous donnent des cours sont renversés. C’est une ambiance très dynamique: tout le monde pose des questions. Pour que les cours commencent, il faudrait que l’enseignant sonne une cloche, car on en a long à se dire!», raconte en riant

une ancienne orthopédagogue, Chantal Maltais, qui s’implique à titre de vice-présidente de l’UTA. Transition vers le CESAM Les membres de l’UTA ont célébré au printemps dernier le 25e anniversaire de l’association. L’objectif de l’organisation a grandement changé au cours des années, selon Ghislaine Martin: «Au départ, le but était d’acquérir un diplôme. Aujourd’hui, ce n’est plus ça. Les gens sont vraiment ici pour assouvir leur besoin d’acquérir

attire plus de monde de raccourcir la session, car ça laisse plus de temps aux retraités pour voyager», ajoute l’économiste de formation. Démystifier l’université

Même si l’association est très active, les membres du conseil d’administration de l’UTA ont de la difficulté à recruter de nouveaux étudiants. «Il est important de démystifier l’université, car plusieurs ont peur juste à entendre ce mot», affirme l’agente de liaison Josée Tremblay. Cette crainte n’est pourtant pas justifiée, selon Violette Couillard: «Le cours donné part du principe que nous ne sommes pas des spécialistes de la matière. Le tout est vulgarisé. Au fond, il suffit d’être curieux.» La session d’hiver débutera le 6 février. Les universitaires du troisième âge assisteront au cours Les histoires du cinéma américain. «Les inscriptions vont très bien. Il y a une quarantaine d’étudiants jusqu’à présent, mais on souhaite en rassembler un plus grand nombre encore. Il faut propager la bonne nouvelle et agrandir le cercle des membres de l’UTA», conclut Josée Tremblay.

LA PIGE, LE DIMANCHE 2 FÉVRIER 2014 - 9

«J’ai une grande curiosité intellectuelle et j’ai toujours eu un grand besoin d’apprendre et de développer des outils pour analyser l’actualité et comprendre le monde qui m’entoure». C’est pour ces raisons que Ghislaine Martin, retraitée depuis plus de dix ans, a pris la décision de retourner sur les bancs d’école dès qu’elle a quitté le milieu du travail. L’ancienne agente de recherche à Emploi Québec est aujourd’hui présidente de l’Université du troisième âge (UTA), une association qui permet à plusieurs retraités de se retrouver chaque semaine dans un contexte scolaire. C’est avec plaisir et motivation que, session après session, de nombreux aînés s’inscrivent à ce volet tout particulier

Photo: Mariane B.-Courteau

Mariane Bergeron-Courteau

des connaissances et rencontrer de nouvelles personnes.» Comme les étudiants ne sont plus tellement intéressés par les crédits des cours, mais davantage par le rôle d’auditeur libre, l’UQAC a pris la décision de confier la gestion de l’UTA au Centre du savoir sur mesure. «C’est beaucoup plus facile et flexible auprès du CESAM. Le calendrier commence plus tard en session, ils ne sont pas forcés d’être présents à toutes les rencontres et n’ont plus d’obligation comme des examens ou des travaux», explique l’agente de liaison au CESAM, Josée Tremblay. Les étudiantes interrogées sont unanimes: la transition vers le CESAM s’est bien déroulée et a amené beaucoup de positif. «On a eu la liberté de retarder le début des cours au mois de février pour éviter que les gens soient forcés à sortir lors du mois le plus froid de l’année», relate Violette Couillard, qui suit des cours au sein de l’UTA depuis 2006. Toutefois, les sessions sont beaucoup plus courtes: elles ne durent que 10 semaines contre 15 pour une session universitaire normale. «C’est sûr que nous n’avons plus que 30 heures de cours (plutôt que 45) mais c’est beaucoup moins cher qu’avant. Ça


La Fille du Tambour-Major

Moins d’une semaine avant la première représentation

Artistes, musiciens et techniciens de la Société d’art lyrique du Royaume (SALR) s’affairent à terminer les derniers préparatifs en vue de la première représentation de l’opérette de Jacques Offenbach La Fille du TambouMajor qui aura lieu le 7 février.

Photo: Marika Vachon-Plante

Marika Vachon-Plante marika.vachon-plante@cjonquiere.qc.ca

Voilà maintenant environ deux semaines que les solistes sont arrivés des quatre coins du Québec. Ils doivent donc en moins de trois semaines s’adapter aux décors, aux costumes et aux demandes du metteur en scène, Dario Larouche, afin que tout soit parfait pour leur prestation au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. Selon le metteur en scène, Dario Larouche, les répétitions se

Il reste moins d’une semaine aux artistes pour peaufiner le spectacle qui aura lieu le 7 février. déroulent très bien. «Ça fait seulement quatre jours qu’on répète intensivement avec les solistes et on a presque une mise en forme globale de la pièce. Donc, il nous reste deux semaines pour peaufiner et travailler», affirme-

t-il dans une entrevue accordée à ATM Nouvelles. Christian Ouellet (Marquis Bambimi) qui en est à sa cinquième collaboration avec la SALR, croit tout de même que les artistes ont leur rôle à jouer dans le processus

Une année chargée pour le théâtre d’objets La Tortue noire

Cloé Hurtubise

cloe.hurtubise@cjonquiere.qc.ca

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Selon le directeur artistique de La Tortue noire, Dany Lefrançois, l’équipe a récemment commencé à développer un nouveau concept pour un prochain spectacle basé sur un texte de Bertol Brest, Le cercle de craie. La mise en scène sera assurée par Sara Moisan et le véritable travail de création débutera en septembre. «C’est un travail qui prend du temps puisqu’à chaque nouvelle création, on cherche de nouvelles façons d’aborder la marionnette. Heureusement, on peut compter sur une participation active de tous les artistes qui y prennent part», explique-t-il. L’équipe travaille à cette création tout en se préparant pour une nouvelle tournée en France. Ce pays n’est pas le seul visité par la troupe. En effet, celle-ci a déjà fait ses marques par le passé au Mexique, en ltalie et en République tchèque. Mais l’équipe saguenéenne garde toujours un attachement pour sa

La Rubrique fête ses 35 ans

La persévérance, la clé du succès!

Photo: Patrick Simard

L’année 2014 s’annonce chargée pour les membres de l’équipe du théâtre d’objets La Tortue noire. Ils se rendront en France à deux occasions pour y présenter leur spectacle Kiwi, en plus de travailler sur un nouveau concept pour un prochain spectacle et de collaborer au retour du festival Maniganses au Saguenay.

Selon le directeur artistique de La Tortue noire, Dany Lefrançois, le théâtre de marionnettes est présentement en effervescence au Québec. région d’origine. «Il est toujours très important pour nous de lancer d’abord nos créations dans la région», explique Dany Lefrançois. Chaque nouveau spectacle est donc d’abord présenté au Saguenay avant d’être amené ailleurs dans le monde. Selon Dany Lefrançois, le théâtre de marionnettes est en effervescence au Québec depuis quelques années. Ainsi, de plus en plus de compagnies choisissent de se spécialiser dans le domaine. Par contre, peu évoluent dans la branche du théâtre d’objets comme La Tortue noire. Les spectacles de la troupe se démarquent donc des autres et surprennent le public par leur forme, souligne-t-il. Un nouveau port d’attache au Saguenay La Tortue noire profite d’une entente récente avec l’Université

de création. «C’est important d’arriver avec des suggestions concernant le personnage aux premières répétitions puisque le metteur en scène n’a pas le temps de tout faire, fait-il part. Il faut faire preuve d’initiative.»

Le baryton Pierre-Étienne Bergeron, qui incarne le personnage de Clampas, renchérit que le défi de l’opéra, c’est que tout se passe en trois semaines contrairement au théâtre où un comédien a environ trois mois de répétitions. Ce dernier en est à sa toute première production avec la Société d’art lyrique du Royaume. Le baryton, habitué du public italien et montréalais, se dit heureux de se produire au Saguenay. «C’est agréable de jouer devant un public qui est moins familier avec l’opérette puisqu’il est plus ouvert. Il se laisse le droit d’apprécier la pièce contrairement à beaucoup de Montréalais qui, par «éthique», ne réagissent pas durant la prestation des artistes», explique-t-il. Le metteur en scène promet une pièce humoristique et colorée avec des personnages caricaturaux. Pour ce faire, il compte sur l’aide précieuse de la costumière Jacynthe Dallaire qui travaille sur les costumes depuis plus de cinq mois afin que ceux-ci respectent bien l’époque où se déroule l’histoire.

du Québec à Chicoutimi (UQAC), qui lui a permis d’obtenir le statut de compagnie professionnelle résidente à l’UQAC pour deux ans. L’équipe bénéficie donc depuis quelques mois de l’accès aux locaux et équipements de l’université pour développer ses activités. Quant aux artistes de La Tortue Noire, ils participent à des échanges pour stimuler la réflexion des étudiants. Enfin, le 13 et 14 février, profitant d’une courte pause entre ses deux tournées françaises, La Tortue noire offrira des représentations scolaires de Daïdalos, Théâtres d’un labyrinthe au théâtre La Rubrique pour les jeunes de niveau secondaire. Les étudiants auront ainsi l’occasion de voir une version plus finie de l’œuvre puisque l’équipe l’a retravaillée au niveau dramaturgique avant ses représentations d’octobre derniers à l’UQAC, conclut Dany Lefrançois.

Michel-Marc Bouchard, Hélène Pedneault et Larry Tremblay sont des artistes connus dans la région qui partagent un point commun. Ils sont au nombre des talents qui se sont démarqués notamment grâce au Théâtre La Rubrique qui célèbre cette année ses 35 ans.

Amélie Houle

amelie.houle@cjonquiere.qc.ca

Le président du conseil d’administration du Théâtre La Rubrique, Pierre-Paul Legendre, estime que le théâtre a relevé tout un défi en survivant et en ayant du succès pendant autant d’années même s’il est situé dans une petite région, ce qui représente habituellement un obstacle de taille pour un organisme culturel de ce genre. «Plusieurs personnes ont contribué à ce succès. Trentecinq ans, ce n’est pas fréquent, 35 ans de persévérance à travers beaucoup de difficultés, ce n’est pas gagné d’un coup», affirmet-il avec fierté. Par contre, M. Legendre précise que cela n’a pas toujours été chose facile pour le théâtre fondé en 1979 qui a dû prouver

ses forces au cours des années pour obtenir des subventions. «J’ai déjà vu des gens de La Rubrique couper dans leurs salaires pour pouvoir produire un spectacle. Il faut être passionné pour traverser des périodes comme ça. Pendant les 35 ans, il y a eu des périodes de vaches maigres, mais par acharnement et par travail, ils ont réussi à passer au travers», souligne-t-il. Selon M. Legendre, La Rubrique a réussi à se faire un nom entre autres grâce à sa mission qui est de permettre à de jeunes auteurs québécois d’être mis en scène. De plus, à travers les années, elle s’est fait un devoir d’encourager les artistes d’ici. «La Rubrique se veut un carrefour d’artistes, on veut rayonner en région et à l’extérieur de la région», estime Pierre-Paul Legendre. L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a contribué au succès de La Rubrique, selon M. Legendre, en offrant de la formation aux jeunes. Il ajoute que La Rubrique s’est améliorée d’une production à l’autre au cours des années avec l’expérience mais aussi avec le talent des comédiens.


Nouvelle exposition permanente au Musée de la Pulperie

Le poste de traite prendra la vedette

À l’été 2014, une nouvelle exposition permanente prendra place au Musée de la Pulperie. Au total, cinq zones délimitées auront pour thème l’histoire du poste de traite de Chicoutimi situé entre le boulevard Saguenay et la rue Price et dont les fondations ont été découvertes récemment par l’équipe dirigée par l’archéologue Érik Langevin.

Audrey Girard

Pour l’archéologue, la découverte du bâtiment en soi est sans aucun doute la plus belle trouvaille parmi les recherches effectuées au poste de traite jusqu’à maintenant: «Nous ne pensions jamais les trouver, souligne M. Langevin. Les croyances disaient que plus rien n’était en place à Chicoutimi!» Ce qui a été déterré jusqu’à maintenant laisse croire à l’équipe

Photo: Audrey Girard

audrey.girard1@cjonquiere.qc.ca

De nombreux artéfacts ont été retrouvés sur le site de fouilles du poste de traite. composée de cinq archéologues des prochaines fouilles sera donc Selon M. Langevin, le site pourprofessionnels qu’il pourrait y de creuser plus profondément afin rait également démontrer la présence avoir d’autres fondations sur le site de connaître la date exacte de la des autochtones de la Préhistoire. même du poste de traite. L’objectif construction du bâtiment. Il ajoute cependant que cela pour-

Les jeunes pourront découvrir Anne Frank

C’est autour d’Anne Frank que tournera la prochaine exposition qu’accueillera la Pulperie de Chicoutimi. L’activité vise principalement à informer les jeunes de la région sur les atrocités qu’ont subies les Juifs lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Marc-Antoine Côté marc-antoine.cote@cjonquiere.qc.ca

Concours de musique du Canada

Une chance unique de monter sur scène

Les jeunes musiciens et chanteurs, entre 7 ans et 30 ans, ont la chance de monter sur scène et de participer au concert gala du Concours de musique du Canada (CMC) avec l’épreuve régionale du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Alexandre Girard

alexandre.girard@cjonquiere.qc.ca

C’est dans le hall d’entrée de la Pulperie que se tiendra l’exposition sur Anne Frank, du 15 février au 4 mai. c’était à nos yeux le meilleur moyen d’attirer la population et de réussir à toucher les gens.» Le choix du sujet a nécessité une importante réflexion de la part du comité organisateur. Mais la décision finale semble répondre à tous les critères. «Ça s’est avéré un long processus. Nous trouvions que cette partie de l’histoire n’avait pas été assez abordée

lors des dernières années et on voulait attirer l’attention des gens là-dessus», explique le responsable des communications. L’exposition itinérante, coordonnée par la Maison d’Anne Frank, sera à l’affiche du 15 février au 4 mai. L’ouverture de l’activité au grand public coïncidera d’ailleurs avec l’anniversaire du décès de la jeune fille originaire d’Allemagne.

L’épreuve régionale, qui fêtera en 2015 son 55e anniversaire d’association avec le CMC, va avoir lieu le 4 avril à la Salle de concert du Conservatoire de musique de Chicoutimi. Onze jeunes s’y sont inscrits. Selon la présidente du concours, Christine Chabot, l’étape en région fera place à six anciens participants et à cinq nouveaux. «Ce concours est particulier parce que les jeunes sont en compétition contre eux-mêmes. Les juges, qui font l’évaluation seul à seul sans se consulter entre eux, jugent selon l’âge du participant et la difficulté de la pièce. Selon la note, certains passeront à la prochaine étape et ce, jusqu’à la finale nationale», explique Mme Chabot. Réactions des jeunes Les participants doivent aimer se donner de nouveaux défis. «Les jeunes mentionnent qu’ils sont confrontés à jouer un programme différent par épreuve. Pour eux, c’est un défi de préparation tout en travaillant plus fort», a confié la présidente du concours. Ils pour-

ront durant les épreuves rencontrer des professionnels de la musique. Et c’est sans compter que les musiciens et les chanteurs se font connaître des gens. Ces derniers peuvent alors les voir évoluer d’année en année. «À l’épreuve régionale, l’an dernier, on avait 17 jeunes. Onze se sont rendues à la finale provinciale. Pour nous, c’est beaucoup d’avoir eu six participants retenus pour la finale nationale, qui avait lieu au Saguenay», a spécifié Mme Chabot. La pianiste Andréa Tremblay Legendre a remporté la première catégorie et la guitariste Florence Larouche a obtenu la troisième à la finale nationale en 2013. Des activités pour la section régionale Comme chaque année, un déjeuner concert-bénéfice aura lieu le 16 mars, à l’Hôtel Le Montagnais. C’est l’un des moyens de financement de la section Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les fonds amassés vont permettre de donner des bourses aux jeunes lors d’une rencontre à la toute fin du concours. En même temps, ils payeront les frais de transport des participants qui accèdent à l’étape provinciale et la finale canadienne. La section régionale organise un concert préparatoire avec les jeunes à la fin mars avant l’épreuve régionale. Celui-ci sera mis en place en collaboration avec les guitaristes Florence Larouche et Ismaël Rahem.

LA PIGE, LE DIMANCHE 2 FÉVRIER 2014 - 11

Trente-quatre panneaux informatifs et plusieurs autres présentations interactives au sujet d’Anne Frank, son journal, et tout ce qu’elle a fait au cours de sa courte vie, seront présentés dans le hall de la Pulperie. Annelies Marie Frank, de son vrai nom, est devenue célèbre à la suite de la publication de son journal intime, traduit en 70 langues et vendu à plus de 30 millions d’exemplaires partout à travers le monde. Elle est morte du typhus dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, après s’être cachée durant plus de deux ans aux Pays-Bas avec sa famille. Bien que l’activité soit destinée au grand public, ce sont les jeunes qui seront la cible principale. Le processus pour lancer les invitations aux écoles de la région est amorcé et le comité organisateur mise beaucoup sur les programmes scolaires. «Le fait que ça aborde des sujets importants tels que le racisme et la discrimination rend le tout très intéressant pour eux. Nous espérons la participation de la majorité des écoles», affirme le responsable des communications et du marketing, Danny Cloutier. Vu l’importance du sujet, M. Cloutier soutient que la Pulperie n’a pas hésité à faciliter l’accès à l’exposition: «Rendre ça gratuit,

rait prendre de nombreuses années avant d’en arriver à des découvertes sur ce sujet. Pour le musée de la Pulperie, c’était une évidence même de choisir le poste de traite comme troisième exposition permanente: «La Pulperie a dans son mandat le poste de traite depuis toujours. Pour nous, ce poste a une place prépondérante afin de bien présenter l’histoire de la région et ses origines aux touristes et aux gens d’ici», a ajouté le directeur général adjoint du musée, Rémi Lavoie. Pour cette exposition, le musée désire innover: des tablettes électroniques seront remises aux visiteurs qui pourront à leur gré comprendre l’histoire du poste de traite. Les gens pourront apprécier les artéfacts présentés dans le musée et visiter le site du poste. Les 400 000 $ investis par la Ville de Saguenay serviront à garantir l’installation d’équipements sur le terrain du poste de traite afin de faciliter l’accès aux visiteurs. Le 50 000 $ fourni par le ministère de la Culture servira quant à lui à financer les fouilles archéologiques sur le terrain.


Nouvelle série culinaire

V recherche des cordons bleus

V Télé est à la recherche de cordons bleus vivant au Saguenay—Lac-Saint-Jean qui souhaiteraient prendre part à la toute nouvelle émission culinaire Les prix Juneau.

Saguenay hôte d’un festival de mode

Les productions Hakim en collaboration avec la fondatrice du blogue Je m’habille chez nous, Marylin Bédard, lancent le festival Panache qui mettra en vedette des créateurs originaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean et les dernières nouveautés dans le monde de la mode.

Julie Bilodeau

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L’émission, animée par le chef Martin Juneau, comportera 13 épisodes de 30 minutes, tournés dans 13 villes du Québec. Vingt personnes s’affronteront dans chacune des villes afin de prouver au chef qu’ils possèdent la meilleure recette de la spécialité de leur région. Les intéressés peuvent s’inscrire sur le site web de V. Au Saguenay, les participants devront faire saliver Martin Juneau en lui proposant la fameuse tarte aux bleuets. Au LacSaint-Jean, la compétition qui se déroulera à Roberval tournera autour de la tourtière. Martin Juneau goûtera les 20 plats soumis et il choisira les plats des deux personnes qui l’ont le plus impressionné. «Je conseillerai aux concurrents de maîtriser le plat qu’ils vont me présenter. Qu’ils cuisinent pour moi comme s’ils cuisinaient pour leur famille, c’est-àdire avec amour, plaisir et confiance», a souligné le chef. Dominique Lavallée explique qu’après avoir convaincu le chef, les deux gagnants de la première ronde devront alors convaincre tous les gens rassemblés dans la ville que leur recette est la meilleure, car c’est eux qui gouteront à leur plat à l’aveugle pour définir qui est le meilleur apprenti cuisinier. Les gagnants mériteront le «trophée Juneau» ainsi que la somme de 1000 $. «J’ai hâte de venir dans la région. Comme je n’y vais pas souvent, c’est probablement la région la plus exotique pour moi. On m’a d’ailleurs dit que lorsqu’une tourtière est bonne, elle est mouilleuse, j’ai hâte d’y goûter!», a confié M. Juneau.

Photo: Courtoisie

julie.bilodeau@cjonquiere.qc.ca

Marie-Pierre Pruneau marie-pierre.pruneau@cjonquiere.qc.ca

«On veut dynamiser la mode et stimuler le marché dans la région. Il y a un intérêt pour la mode au Saguenay et on veut donner plus de matières à la population. On veut un événement d’envergure chez nous», explique Marylin Bédard. Bachelière en arts de l’Université du Québec à Chicoutimi, cette fashionista a lancé son blog JMHCN en 2012 et depuis, elle multiplie les activités pour faire connaître la mode en région. Panache sera présenté pendant une fin de semaine complète à la mi-août et se déroulera à l’intérieur et à l’extérieur. La liste des créateurs n’a pas encore été dévoilée, mais ceux contactés ont répondu positivement: «On attend des nouvelles de la Ville

La fondatrice de Je m’habille chez nous, Marilyn Bédard, s’associe avec les productions Hakim pour le festival de mode Panache. de Saguenay puisqu’on aimerait utiliser la Place du Citoyen comme passerelle extérieure. Ils nous font poireauter un peu», explique l’une des membres des Productions Hakim, Marie-Kim Bouchard. Cokluch, La Fabrik, Ève Gravel, ce sont tous des noms du Saguenay – Lac-Saint-Jean qui rayonnent dans le monde de la mode: «C’est la preuve que l’industrie est bien ancrée au Saguenay. Il y a toujours un sentiment de fierté pour ce que l’on réalise ici. Quand on fouille un peu, on voit bien que la mode est rattachée à la région», souligne Marie-Kim Bouchard.

Quand vient le temps de se questionner sur la pertinence d’un tel événement en région, Marilyn Bédard est catégorique. Selon elle, il y a de la place pour la mode en région. Elle croit que Panache va redonner les crédits aux créateurs émergents pour tous les efforts qu’ils font pour faire découvrir leurs œuvres. «Notre but n’est pas de concurrencer avec la Semaine de la mode de Montréal, mais bien d’être un événement de découvertes pour la région. On veut prouver que l’on peut faire de grandes choses ici. Ce serait bien aussi d’enlever l’aspect péjoratif au mot région», conclut Marylin Bédard.


Lancement de l’album Cri primal

Mordicus a le vent dans les voiles

Les choses vont de mieux en mieux pour Mordicus. Non seulement le groupe rock lancera son premier album officiel, Cri primal, le 4 février, mais il a aussi appris que son premier extrait, «Oh Maman», sera joué sur les ondes de NRJ au cours du présent mois.

En 2011, le groupe avait lancé un mini-album de quatre chansons. Influences d’Angleterre

Jonathan Hudon

La formation composée de six membres chicoutimiens a appris la nouvelle au cours des dernières semaines. «On a réussi à percer les radios commerciales et on est bien fiers de ça, affirme le chanteur du groupe, Maxime Desrosiers. On va sauver le rock! On connaît un peu le créneau de NRJ et la station veut prendre un virage un peu plus rock. Elle nous utilise comme figure de proue donc c’est quelque chose de spécial pour nous.» Maxime Desrosiers, qui compose les chansons en compagnie du bassiste Martin Girard, savait que la pièce «Oh Maman» avait l’étoffe d’un futur succès musical.

Photo: Courtoisie

jonathan.hudon@cjonquiere.qc.ca

Le groupe chicoutimien Mordicus lancera bientôt son premier album, Cri primal. Le premier extrait du groupe, Oh Maman, sera également entendu sur les ondes de NRJ durant le mois de février. «Il arrive que notre instinct nous permet de croire qu’une chanson est promise à quelque chose de bien, souligne-t-il. En tant qu’auteur-compositeur, c’est énorme ce qui vient de se passer parce que c’est vraiment difficile d’entrer dans les radios commerciales.» C’est d’ailleurs par la radio que Mordicus souhaite davantage se

faire connaître à travers le Québec, puisqu’il n’y a pas de tournée prévue après le lancement de l’album. «On veut surtout aller dans les festivals cet été et on mise plus sur la radio pour nous faire connaître, ajoute Maxime Desrosiers. On a cette chance que d’autres groupes n’ont pas. On mise également sur les grosses

Chanteur country

Irvin Blais propose ses réflexions sur le monde qui l’entoure

À travers ses chansons, le chanteur country Irvin Blais souhaite faire découvrir ses propres voyages et ses réflexions sur le monde.

Mélissa Goos

melissa.goos@cjonquiere.qc.ca

Le chanteur, qui s’est déjà produit à six reprises au Saguenay, sera de passage au Théâtre Palace Arvida le 15 février. Il confie avoir une préférence pour les villages du Québec. Peu importe l’endroit, il

apprécie l’ambiance de «party» qui s’installe dans la salle. La sortie de ses chansons «La 175 Nord», «L’Abitibi» ainsi que «Loin d’che nous» témoigne de l’ambition d’Irvin Blais de sortir de son coin de pays et de raconter ce qu’il vit en traversant les différents villages. Il tient malgré tout à ne pas oublier sa propre région natale, la Gaspésie, qu’il implique dans certaines de ses chansons. «Ce qui est drôle, c’est de voir la belle réaction des gens de l’Outaouais lorsqu’ils entendent «La 175 Nord», alors que les gens

P-A Méthot raconte ses exagérations

L’humoriste P-A Méthot ouvrira un nouveau chapitre de sa complicité avec le Saguenay le 8 février, alors qu’il viendra présenter pour la première fois au Théâtre Palace Arvida son spectacle Plus gros que nature.

Xavier Julien

xavier.julien@cjonquiere.qc.ca

«C’est une histoire d’amour entre moi et le Saguenay! On a tellement une belle connexion», s’est exclamé l’humoriste originaire de la Gaspésie. Même s’il s’agit de la première représentation qu’il fait en sol saguenéen de son nouveau one-man-show, P-A Méthot assure ne pas être en terrain inconnu. L’humoriste a déjà fait la première partie de Peter MacLeod dans la région et a été porte-parole du marché de Noël en 2013 à La Baie. «Quand je viens au Saguenay, je me sens en vacances. Je vais souper avec du monde, j’arrive 30 minutes avant mes spectacles. Il n’y a tellement pas de stress à avoir», a déclaré le Gaspésien, qui a vendu plus de 80 000 billets pour son one-man show Plus grand que nature. «Quand les gens du Saguenay rient, tu sais que c’est parce que c’est drôle. Ils n’ont pas de demi-mesure. Ils veulent rire avec cœur», a décrit P-A Méthot. L’humoriste parle de sa vie ordinaire, mais de façon extraordinaire dans son spectacle, qu’il a baptisé Plus gros que nature, pour faire référence à l’exagération qu’il utilise tout au cours de sa représentation. «Je parle de moi, de ma famille, de ma maison et de ma jeunesse et j’exagère tout», a lancé celui qui a remporté le Nez d’or révélation en 2007. Le farceur assure que le spectacle sera à son image : «Je vais arriver avec ma couleur. Moi, c’est P-A Méthot» Pour son premier one-man-show, P-A s’est entouré d’humoristes reconnus, Peter MacLeod et Jean-Michel Anctil. Comme ils ont vendu plus de 1,5 million de billets chacun, le Gaspésien croit que leur expérience est très profitable: «Ce sont des monstres de l’humour! Ils ont tellement vu de gens qu’ils savent toujours quoi faire. En plus d’être des mentors, ils sont des amis.» Même si le spectacle du 8 février n’affiche pas complet, P-A Méthot reviendra dans la région les 26, 27 et 28 juin pour des supplémentaires de son one-man-show, au Théâtre Palace Arvida.

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Photo: Courtoisie

Le chanteur country Irvin Blais se produira en spectacle le 15 février prochain au Théâtre Palace Arvida.

du Saguenay préfèrent la chanson qui parle de l’Outaouais», mentionne-t-il. Un élément qu’Irvin Blais apprécie particulièrement, c’est lorsqu’il voit des personnes à mobilité réduite ainsi que des enfants qui prennent le temps de venir l’encourager. «Voir des gens comme ça, ça représente pour moi le meilleur trophée qu’un artiste peut avoir», affirme-t-il. Lorsqu’il part en tournée, sa priorité est de rencontrer les gens, puisque ces derniers paient pour venir le voir et il tient à bien remplir leur soirée. Celui qui a déménagé à de nombreuses reprises dans différentes villes désire véhiculer des messages à partir de certains faits qu’il a vus et qui l’ont marqué. Il a notamment déjà passé trois heures dans une école à laquelle une élève qui était victime d’intimidation s’est enlevée la vie, celle de Sainte-Anne-des-Monts. Les gens lui ont laissé des émotions fortes, et c’est ce qui explique l’écriture de la chanson «L’intimidation», qui se retrouve sur son dernier album Elle. «Les écoles devraient fournir plus de soutien pour les jeunes. Le seul endroit où les enfants sont réellement encadrés, c’est lorsqu’ils traversent la rue», affirme l’artiste. Le chanteur reconnu partout au Québec s’est déjà installé en studio pour la création de son 9 e album.

scènes extérieures, avec beaucoup de monde.» Mordicus lancera son premier album au Sous-bois de Chicoutimi. Le lancement montréalais s’effectuera le lendemain, au Divan Orange. Cri primal a été enregistré en novembre 2012, sauf qu’il restait des détails à régler avec la compagnie de disques, L-A Be.

Depuis ses débuts en 2010, Mordicus est influencé par les sons rock d’Angleterre. Le blues sudaméricain fait également partie des inspirations du groupe. Malgré une certaine progression depuis la création du premier extrait, les amateurs de la formation chicoutimienne sauront reconnaître les traits propres au groupe. «Ça évolue tout le temps mais on va toujours garder le filon blues et rock métallique, explique Maxime Desrosiers. On a un créneau et on le respecte. Si tu veux te surpasser, tu dois toujours trouver une touche nouvelle mais qui est fidèle à ton style.» Les six musiciens semblent avoir le vent dans les voiles et ils tenteront de poursuivre sur leur lancée au cours des prochaines années. Ultimement, ils souhaitent faire leur marque sur la scène québécoise. «On veut être le groupe qui a sauvé le rock à guitare au Québec, lance le chanteur. J’aimerais bien que ça devienne l’image de notre groupe. On aimerait aussi produire deux autres albums. Je nous vois bien gagner plusieurs prix, comme des Félix.»


Pour se tailler une place en séries

Les Élites devront redoubler d’ardeur

Les départs d’Olivier Tremblay et de Lucas Lajoie pour leur équipe respective de la Ligue de hockey junior majeur du Québec ont changé considérablement le visage des Élites. Malgré l’absence de ces deux piliers, les Jonquiérois tenteront de se tailler une place pour les séries éliminatoires.

Photo: Alexandre Faucher

Alexandre Faucher

alexandre.faucher@cjonquiere.qc.ca

«C’est sûr que la perte de deux joueurs d’impact fait mal dans le vestiaire. Mais c’est surtout sur la glace que nous le sentons le plus», explique l’entraîneur-chef des Élites, Dany Fortin. Olivier Tremblay a amené une stabilité devant le filet des siens depuis le début de l’année, comme en fait foi sa moyenne d’efficacité de 0,992, bonne pour le troisième rang dans cette catégorie dans la ligue.

William Jacques devra montrer l’exemple s’il veut voir son équipe participer aux séries d’après-saison. Malgré tout, Dany Fortin accorde une belle confiance en son nouveau cerbère numéro un, Samuel Harvey. «On sait maintenant qu’il est capable d’évoluer dans cette ligue-là», ajoute le pilote des Jonquiérois.

Si Dany Fortin est à l’aise avec la perte d’Olivier Tremblay, il souligne que celle de Lucas Lajoie fait plus mal à l’offensive de la troupe jonquiéroise. «Le départ de Lajoie est plus difficile. Il était très

important pour l’attaque. Ce n’est pas pour rien qu’il était le meilleur marqueur de l’équipe. Il était aussi très important pour notre avantage numérique», affirme l’entraîneur des Élites.

Lajoie était également le capitaine de l’équipe. Il a été remplacé par William Jacques. «William correspond à notre identité. Il a beaucoup de caractère et il se présente à chaque rencontre. C’est un mélange de calme et d’intensité. C’était aussi le seul joueur de l’équipe qui avait de l’expérience dans la ligue avant cette saison», souligne M. Fortin. Avec ces deux départs, plusieurs joueurs verront leurs responsabilités augmenter. Il n’est cependant pas question de pression pour ces joueurs. «On parle plutôt de motivation ici. C’est à eux de montrer ce qu’ils savent faire à tout le monde», déclare Dany Fortin. Même si les Élites ont connu un beau parcours lors des séries l’an dernier, il ne s’agit pas d’une motivation pour l’édition de cette saison. «C’est difficile de se motiver avec les séries de l’an dernier. Aucun joueur n’est de retour. Nous voulons avant tout que les joueurs construisent leur propre histoire», conclut le chef des Élites.

Lysa Racine prévoit Tremblay atteint son objectif un retour en force

Rappelé par Rimouski Olivier Tremblay peut dire mission accomplie. Le gardien de but chicoutimien a appris qu’il terminera la saison avec l’Océanic de Rimouski, un objectif qu’il s’était clairement fixé en début de campagne

Jonathan Hudon

jonathan.hudon@cjonquiere.qc.ca

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style. Je veux être intense et donner mon 100 % chaque fois que je suis sur la glace.» Le jeune cerbère a d’ailleurs obtenu un premier départ officiel depuis son rappel, le 24 janvier dernier face aux Cataractes de Shawinigan. Il a alors bloqué les 27 tirs dirigés vers lui pour récolter le blanchissage dans une victoire de 4-0 de son équipe. En réussissant à atteindre le junior majeur dès l’âge de 16 ans, Olivier Tremblay a prouvé que le travail acharné finit toujours par rapporter des dividendes. «C’est un petit cadeau quand tu vois que tes efforts sont récompensés. Quand tu travailles, ça paye souvent et j’en suis un bel exemple. Je suis vraiment content et c’est aussi un soulagement en même temps d’avoir atteint mon objectif.»

Photo: Courtoisie

Choix de deuxième ronde (23e au total) de la formation du BasSaint-Laurent au repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, l’athlète qui aura 17 ans en août profite au maximum de son expérience. «Je suis vraiment content et ça se passe bien jusqu’à maintenant, mentionne Olivier Tremblay. C’est sûr que c’est un calibre plus élevé, mais c’est un défi de plus et je suis prêt à le relever. J’apprends beaucoup des joueurs plus vieux et ma maturité augmente.» En plus de devoir s’adapter à un niveau de jeu plus relevé, le jeune homme doit également s’acclimater à sa nouvelle vie, puisque c’est la première fois qu’il est loin du nid familial durant une longue période de temps. «C’est sûr que c’est dur de quitter la maison, mais de la façon dont j’ai été accueilli, ça n’a même pas paru, souligne Tremblay, tout en vantant sa famille de pension. Je suis

comme chez moi, je me sens super bien et je n’ai même pas le goût de retourner à la maison!» Celui qui a joué une saison et demi dans l’uniforme des Élites de Jonquière soutient également que l’organisation de l’Océanic de Rimouski en est une de classe et qu’il n’aurait pas pu demander mieux. Même s’il agit à titre de gardien substitut au vétéran Philippe Desrosiers et qu’il se retrouve moins souvent devant le filet, Olivier Tremblay garde la même attitude qui lui a permis d’atteindre les hauts niveaux. «Les entraîneurs veulent que je «challenge» Philippe le plus possible, met-il en contexte. Personnellement, je veux me présenter à chaque partie, même si je ne suis pas devant les buts, et encourager les gars. Je veux performer et jouer selon mon

Olivier Tremblay peut dire mission accomplie.

La saison de snowboard cross de Lysa Racine a peutêtre pris fin abruptement au début du mois de novembre, mais la Baieriveraine assure qu’elle garde le moral.

Xavier Julien

xavier.julien@cjonquiere.qc.ca

Déchirure du ligament croisé antérieur, du ménisque et du ligament latéral externe et contusion osseuse au genou gauche. Voici ce qu’a révélé un test par résonnance magnétique subi par l’athlète de 18 ans. Pour pouvoir subir une opération, Lysa Racine a eu besoin de l’aide d’un physiothérapeute pour préparer son genou à l’opération. C’est finalement deux mois après sa blessure, soit le 22 janvier dernier, qu’elle est passée sous le bistouri. «L’opération s’est bien déroulée. Le seul problème c’est que les médecins m’ont endormi au lieu de simplement me geler», a expliqué la planchiste. Si tout se passe bien, elle pourra recommencer à marcher à l’aide d’une canne dans une à deux semaines. Dans un mois et demi, elle prévoit retourner en salle de conditionnement pour recommencer à s’entraîner le bas du corps. Malheureusement pour elle, la saison 2013-2014 qui s’annon-

çait la plus importante depuis le début de sa carrière, a connu une fin décevante. «C’était une grosse saison. Je m’étais fixée des objectifs. Je voulais obtenir mon brevet d’athlète, ce qui m’aurait permis de pouvoir gagner de l’argent», a lancé Lysa. L’athlète aurait ainsi pris part à tous les circuits nationaux, dont le NorAm qui regroupe les meilleurs planchistes du pays. Une participation à l’épreuve de Lake Louise sur le circuit de la Coupe du monde était à l’horaire de la Baieriveraine. Une expérience très enrichissante, car elle aurait pu côtoyer des athlètes de calibre international. Malgré sa blessure, Lysa assure qu’elle reviendra en force l’année prochaine: «Je vais revenir avec les mêmes objectifs que je m’étais fixés pour cette saison et d’autres encore.» Pour l’instant, la planchiste s’entraîne le haut du corps quatre fois par semaine, en plus de consulter un physiothérapeute régulièrement. «Je m’entraîne encore les épaules. En snowboard cross, le départ est un élément clé donc je peux quand même le pratiquer», a expliqué l’athlète. Dans six mois, elle pourra retourner sur les pistes pour préparer la saison 2014-2015.


Le joueur de soccer Vincent Bengoufa-Maltais

Un talent qui ne passe pas inaperçu

Vincent Bengoufa-Maltais se qualifie d’abord comme un attaquant de puissance. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a remporté le championnat des marqueurs de la Ligue de soccer nord-est, avec le Boréal d’Alma, lors de la dernière saison.

Alexandre Faucher

alexandre.faucher@cjonquiere.qc.ca

En route vers le collégial Le récipiendaire du prix de meilleur athlète excellence, lors du dernier Gala du ballon excellence, a déjà choisi sa destination pour évoluer au collégial: les Gaillards du Cégep de Jonquière. «Je connais très bien l’entraîneur et c’est une bonne équipe», explique Vincent. De son côté, l’entraîneur-chef de l’équipe, François Cormier, voit l’arrivée du jeune joueur d’un bon œil. «C’est exceptionnel pour un joueur de cet âge-là de connaître autant de succès avec du calibre senior», affirme ce dernier. Il ajoute que l’idée de continuer sa progression avec des gens plus âgés est excellente et qu’il ne voit pas comment l’attaquant de puissance pourrait arrêter de s’améliorer. «Il est très rapide et il s’en sert bien, il nous sera utile avec les Gaillards. Présentement, la problématique au collégial est le manque de buts. C’est pour ça que

Photo: Courtoisie

«Je suis un joueur qui aime utiliser sa rapidité et qui garde le jeu simple», se contente d’affirmer le principal intéressé. L’athlète de 16 ans joue durant l’hiver avec des joueurs de catégorie senior pour développer d’autres facettes de son jeu. «J’aime jouer avec les adultes, ça aide à pratiquer mon jeu physique», ajoute le jeune attaquant. Jouer dans une catégorie plus élevée avec des athlètes plus expérimentés lui sourit bien jusqu’à maintenant. Il est en tête du championnat des marqueurs de la Ligue de soccer du Centre

chiropratique familial d’Alma, avec 42 points et 19 passes. Il détient une avance d’au moins dix points sur ses plus proches poursuivants.

Vincent Bengoufa-Maltais a décidé de joindre les Gaillards du Cégep de Jonquière en 2015. Vincent pourra nous donner un très bon coup de main», souligne le pilote des Jonquiérois. Vincent Bengoufa-Maltais se joindra donc aux Gaillards à l’automne 2015. «J’ai vraiment

Cheerleading et volleyball masculin

Bilan positif pour les Gaillards

L’année 2013 a été une année positive pour les équipes de volley-ball masculin et de cheerleading des Gaillards. Le responsable des sports du Cégep de Jonquière, Steeve Dufour, n’entretient que de bons espoirs pour l’année 2014-2015.

Julie Bilodeau

julie.bilodeau@cjonquiere.qc.ca

Steeve Dufour est particulièrement satisfait de la performance de son équipe de volleyball masculin. «Il y a un an, nous n’avions pas d’équipe, il y avait un manque de joueurs, mais finalement le recrutement s’est bien fait puisque, cette année, nous nous sommes classés en première position contre cinq autres équipes», a-t-il révélé. Il

ajoute que l’entraîneur de l’équipe, Cédrik Lemieux, a fait un excellent travail avec ses joueurs. Son autre fierté reste sans contredit l’équipe de cheerleading des Gaillards, qui a débuté sa toute première saison cette année. Les 33 filles et les deux garçons, accompagnés de leur entraîneuse Geneviève Sorel, ont réussi à prouver qu’ils méritaient leur place au sein des diverses équipes de cheerleading de la province. «Nous sommes quatrième sur 13 équipes. Seulement cinq points marquaient l’écart entre eux et le podium, c’est génial !», témoigne Steeve Dufour. Leur prochaine compétition aura lieu à TroisRivières le 1er mars. Tout comme l’équipe de volleyball masculin, la formation de cheerleading du cégep est la seule équipe en son genre dans la

région du Saguenay–Lac-SaintJean/Nord-du-Québec. «Nous en sommes très fiers. Nous espérons que cela nous donne de la visibilité auprès des amateurs», fait valoir le responsable des sports du Cégep de Jonquière. Le recrutement pour les équipes des Gaillards est actuellement en cours. Un nouvel entraineur est d’ailleurs recherché pour l’équipe de soccer féminine. Si l’avenir de l’équipe de l’équipe de badminton est incertain, Steeve Dufour est confiant quant à la popularité des Gaillards chez les nouveaux étudiants qu’accueillera le cégep à l’automne 2014. Pour ce qui est du football, il y aura comme à l’habitude le camp du printemps les 2, 3 et 4 mai afin de déterminer qui jouera au sein de l’équipe l’an prochain.

Les Gaillards se sont classés pour les éliminatoires cette année, mais ils ont subi un revers en première ronde pour une deuxième fois en trois ans. Il s’agit tout de même d’un beau parcours pour une équipe régionale.

Rallye Aïcha des Gazelles

Deux Saguenéennes partiront à l’aventure

Une amitié de 10 ans va se fêter dans le sud du Maroc avec une carte routière et un 4x4. LauraPier Desmeules et Sarah Chiasson sillonneront le désert du Magreb lors de la 25e édition du rallye Aïcha des Gazelles du Maroc qui se déroulera en mars 2015.

Daillena Bernard

daillena.bernard@cjonquiere.qc.ca

C’est une aventure à l’ancienne qui attend les deux Saguenéennes. Le GPS est interdit ainsi que tous types de jumelles et de téléphone mobile. Seules une carte, une boussole et les étoiles escorteront les deux jeunes femmes jusqu’à la ligne d’arrivée. «Pour l’instant, c’est moi qui vais conduire, j’ai une formation en tant qu’ambulancière. Sarah s’occupera de la carte, parce qu’elle est urbaniste de formation», explique LauraPier, une intervenante dans une résidence de personnes âgées. Le principe du rallye-raid est assez simple. Il ne s’agit pas de partir d’un point à l’autre, mais d’obéir à certaines règles de la course d’orientation. L’équipage gagnant est celui qui totalise le moins de kilomètres à l’odomètre à bord du véhicule entre les points de contrôle dans des délais donnés (la distance conduite moins la distance à vol d’oiseau). «On s’attend à ce que ça soit difficile psychologiquement et physiquement, mais on fait ça pour une bonne cause et pour

le dépassement de soi en tant que femme», souligne l’intervenante. Par le biais de l’association Cœur de gazelles, le rallye Aïcha des gazelles finance des équipes de médecins qui dispensent des soins pour la population éloignée du Maroc. Elle contribue à la lutte contre l’analphabétisme et favorise la construction d’écoles, la réinsertion professionnelle des femmes seules et l’environnement. «Les coûts de participation sont de 35 000 à 40 000 $», rappelle Laura-Pier. Depuis trois mois, les deux exploratrices ont commencé une levée de fonds et elles sont allées chercher des commanditaires auprès des entreprises de la région. Un souper spaghetti est prévu dans deux mois. «Nos familles nous aident beaucoup aussi à amasser le plus d’argent possible. Au cas où on obtiendrait plus d’argent, le surplus ira aux organisations qui viennent en aide aux personnes autistes de la région», souligne la jeune femme. En plus de se garder physiquement en forme, les «gazelles» doivent participer à un stage de conduite qui se déroulera en Californie. Lors de ce séjour, elles apprendront à conduire dans le désert avec une carte et à utiliser les étoiles comme points de repère. «J’ai toujours fait de l’aide humanitaire, j’ai été à Cuba, en Équateur et en République dominicaine, mais un rallye dans le désert, c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire», relate Laura-Pier.

LA PIGE, LE DIMANCHE 2 FÉVRIER 2014 - 15

Les cheerleaders du Cégep de Jonquière visiteront le 1er mars les Diablos du Cégep de Trois-Rivières lors de leur dernière compétition de l’année 2013-2014.

hâte de le voir arriver avec nous. Je suis juste un peu déçu, car je croyais qu’il arrivait dès l’an prochain. Je vais donc devoir attendre une autre année!», conclut François Cormier.


Jeux olympiques de Sotchi

Marie-Ève Drolet revient en force

Avec une plus grande maturité et plus d’expérience que lors de ses derniers Jeux olympiques d’hiver en 2002 à Salt Lake City, la patineuse de vitesse MarieÈve Drolet se sent fin prête à affronter ses adversaires le 10 février prochain.

Amélie Houle

amelie.houle@cjonquiere.qc.ca

d’une telle épreuve. Pour ce qui est de la sécurité à Sotchi, la médaillée olympique n’est pas très inquiète puisqu’elle sait que le village olympique sera bien surveillé par les autorités. En ce qui a trait à son avenir en patinage de vitesse, MarieÈve n’y a pas encore songé. Elle souhaite se concentrer pleinement sur ses compétitions avant de faire son choix. Le Saguenay – Lac-Saint-Jean se prépare donc à encourager ses trois athlètes de patinage de vitesse qui se sont qualifiées pour les Jeux. Marie-Ève Drolet trouve très flatteur de savoir que sa région d’origine la suit et elle ne le voit aucunement comme une pression supplémentaire. De plus, elle apprécie le fait de pouvoir vivre un tel évènement avec deux collègues aussi originaires de la région. «On entretient vraiment une belle relation toutes les trois et on a développé un lien privilégié qu’on ne partage pas avec les autres athlètes», conclut la patineuse de vitesse.

Le fat bike gagne plusieurs adeptes dans la région

La réalité derrière le décor

Qui a dit que le vélo était un sport d’été ? Il suffit d’élargir quelque peu les pneus, de s’habiller chaudement, et on se retrouve avec un tout nouveau sport à pratiquer en montagne: le fat bike.

Marc-Antoine Côté marc-antoine.cote@cjonquiere.qc.ca

16 - LA PIGE, LE DIMANCHE 2 FÉVRIER 2014

Photo: Marc-Antoine Côté

Le Sports Davis d’Arvida est le seul magasin de la région à vendre ce genre de vélo. de trouver un terrain de jeu approprié. C’est une problématique que le Mont Lac-Vert a bien comprise. Depuis cette année, il est le seul mont à offrir une piste réservée à ce sport. «La piste est spécialement aménagée pour cela. Elle s’étend sur plus de dix kilomètres, en partant du pied de la montagne, et il y a des pancartes pour faciliter la circulation», explique le directeur général de la station hébertvilloise, Guy Larouche.

La patineuse de vitesse Marie-Ève Drolet est confiante d’obtenir une médaille pour la course à relais et pour l’épreuve individuelle lors des Jeux de Sotchi.

Opinion

Vélo de montagne hivernal

Même si cette pratique existe depuis plusieurs années à travers le monde, elle en est encore à ses premiers pas dans la région. Le propriétaire du Sports Davis d’Arvida, premier commerce d’équipements de sport à offrir ce type de vélo en région, Marc Nadeau, se dit surpris des ventes jusqu’à maintenant: «C’est au-delà de toutes nos espérances. Lorsqu’on a acheté notre premier lot de fat bike à l’automne 2013, nous croyions être en mesure de les écouler en janvier ou en février, mais après quelques semaines seulement, tous les vélos étaient vendus.» Celui-ci soutient d’ailleurs que sa boutique n’a pas été la seule à être surprise par cet engouement régional. «Notre fournisseur aussi ressent la forte demande. Ceux-ci gèrent leur production en fonction des commandes qu’ils reçoivent, ce qui fait qu’il est difficile d’obtenir les vélos aussi rapidement qu’on le voudrait.» Puisque le fat bike, est habituellement pratiqué en montagne, il peut être difficile pour ses adeptes

Photo:www.fotosports.ca

À moins de cinq jours des Jeux olympiques de Sotchi en Russie et déjà installée dans le pays depuis une semaine en compagnie des ses coéquipières aussi natives de la région, Marianne St-Gelais et Valérie Maltais, la patineuse de vitesse originaire de Laterrière démontre beaucoup d’assurance. Même si elle sait que les Chinoises sont très bonnes quant à la stratégie à adopter pour remporter la course et que les Coréennes ont une bonne endurance, elle

estime que toutes les filles seront à surveiller lors du jour J. Malgré une fracture à la hanche gauche qui lui a fait craindre le pire en août dernier, Marie-Ève Drolet estime qu’elle a tout de même des chances d’obtenir une médaille pour la course à relais et pour l’épreuve individuelle. «Je n’ai pas pu patiner pendant un bon moment, c’était très long et douloureux, j’ai eu très peur, mais je suis revenue en force en donnant mon 100%», confie la Laterroise âgée de 31 ans. Penser à une course à la fois et avoir un objectif précis est la stratégie infaillible de la vétérane de l’équipe canadienne pour combattre son stress lors d’une compétition. «J’essaie de ne pas trop penser avant une compétition, j’aime mieux agir au lieu de trop réfléchir à ce qui pourrait arriver», souligne Marie-Ève Drolet. Elle croit que ses derniers Jeux lui permettront d’être mieux préparée aux foules qui sont extrêmement nombreuses lors des compétitions et de mieux connaitre le fonctionnement

Guy Gadoury, un des quelques nouveaux fanatiques du vélo d’hiver en région, affirme que c’est sa passion pour le vélo de route qui l’a amené à vouloir transposer son sport durant la saison froide. «Je suis un grand amateur de vélo depuis plusieurs années, et j’ai tout de suite été attiré vers ce nouveau sport. Il est aussi question du plaisir d’être dans le bois, de profiter de la nature.» Le prix d’un fat bike varie actuellement entre 1500 $ et 2000 $.

Les 23ème Jeux olympiques d’hiver s’ouvrent dans cinq jours à Sotchi sous les palmiers de la station balnéaire de la mer Noire. Les quelque 3 000 athlètes, autant d’accompagnateurs, 13 000 journalistes et 120 000 visiteurs sont attendus par les 368 000 habitants de cette destination qui compte parmi les plus pauvres et les plus violentes de la Russie. Plusieurs voix s’élèvent depuis un bon moment contre la tenue des Jeux olympiques à Sotchi, et avec raison. Les menaces terroristes qui ont eu lieu ces derniers temps autour de cet événement relancent encore une fois des craintes et sèment des inquiétudes partout à travers la planète. Depuis le début du mois de janvier, le président russe, Vladimir Poutine s’est chargé de renforcer la sécurité anti-terroriste. Et pourtant, encore la semaine dernière, trois femmes kamikazes potentielles étaient recherchées par les responsables de la sécurité russe car elles sont susceptibles d’avoir été entraînées pour commettre des attentats-suicides. Elles sont appelées «veuves noires» puisqu’elles vengent la mort de leur mari militant islamiste. Les Jeux sont pour ces veuves une belle occasion de frapper sur la ville. C’est pourquoi elles ont lancé une vidéo qui circule sur Internet et sur les médias. Sur cet enregistrement, elles menacent de créer une «surprise» lors des Jeux olympiques.

Et tout ça, c’est sans parler de l’emplacement soigneusement choisi pour investir des milliards $ dans le but d’accueillir les Jeux les plus chers de l’histoire. Un endroit où to ut doit être créé et refait à zéro! Sur une lancée de folie des grandeurs, les travaux olympiques sont gigantesques et l’argent ne manque pas. Pourtant, nombreux sont ceux qui affirment ne pas avoir été payés depuis le début de la construction. Dans le journal La Presse, un journaliste qui a passé cinq ans à documenter la région de Sotchi, Arnold van Bruggen, dénonce notamment l’incroyable niveau de corruption, le travail clandestin et le fait que les travailleurs ne sont pas payés. Il fait également savoir que lorsque ces travailleurs se plaignent, ils sont congédiés. L’apparence est essentiel pour Vladimir Poutine, qui a créé un magnifique décor de cinéma spécialement pour les Jeux olympiques avec un budget de près de 52 milliards $. Ces décors à couper le souffle servent entre autres à couvrir la vue sur les rues arrières, les rues de la réalité. Tout comme les décors éphémères, les Jeux olympiques sont un événement passager, et ils laisseront derrière eux la communauté de Sotchi qui admirera les bâtiments sans pouvoir en profiter.

Jade Lévesque

jade.levesque@cjonquiere.qc.ca


La Pige du 2 février 2014