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Exposition à la Pulperie

Intégration de l’art culturel

p. 12

p. 13

Le Bassin en valeur

Le projet suscite la grogne

Volume XXXV No 3

Le dimanche 28 octobre 2012

Depuis 1978

Pénurie de médicaments

Une

problématique préoccupante

p.3

Déneigement : il faudra vous plaindre ! Jeux du Québec à Saguenay

p. 3

Location Location des des champs champs pour pour la la chasse chasse p. 16

Un legs de 750 000 $

p. 5

Situation connue depuis 20 ans


Traverses de piétons à Jonquière

Un excellent moyen d’éducation

Les nouvelles traverses de piétons installées à proximité du Cégep de Jonquière au mois d’août dernier permettent d’éduquer les automobilistes selon le conseiller municipal, Georges Bouchard.

Charles-A. Gagnon

charlesantoine.gagnon@cjonquiere.qc.ca

L’entreprise Partybus Saguenay—Lac-Saint-Jean prend des mesures concrètes pour éviter que les jeunes qui participent à leurs soirées ne consomment de l’alcool lors du trajet en autobus.

Thomas Verret

thomas.verret@cjonquiere.qc.ca

2 - LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012

Ces mesures ont été appliquées lors du dernier événement organisé par l’entreprise le 7 octobre dernier. La compa-

Les écofrais

De nouveaux frais de gestion environnementale appliqués en fonction des différents appareils électroniques sont entrés en vigueur au début du mois d’octobre.

Catherine Morency

catherine.morency@cjonquiere.qc.ca

Ces mesures imposées aux détaillants par le gouvernement du Québec soulèvent encore plusieurs interrogations chez les

Photo: Charles-Antoine Gagnon

Visiblement, les nouvelles traverses de piétons facilitent la traverse de certaines voies publiques de Jonquière, dont la rue Saint-Hubert vis-à-vis le cégep. «Les automobilistes sont beaucoup plus courtois aux traverses des piétons. Ils sont habitués d’en voir [les nouvelles mesures] sur la rue Saint-Hubert et ça demeure les mêmes règlements ailleurs dans la ville», explique Georges Bouchard. Un tel succès incite l’ancien président de la Conférence régionale des élus du Saguenay—Lac-Saint-Jean à considérer l’option d’en ajouter à certains endroits stratégiques au printemps prochain. «C’est un excellent moyen d’éducation

«C’est un excellent moyen d’éducation pour les automobilistes parce que ça porte déjà fruit», affirme Georges Bouchard. pour les automobilistes parce que ça porte déjà fruit. Je ne peux pas dire que tout le monde

s’arrête, mais si 25 % de la population est sensibilisée, c’est toujours ça d’acquis.»

Le 9 octobre dernier, un piéton était happé par une voiture en voulant traverser le boulevard

Partybus fera respecter la loi gnie planifie des soirées dans les bars de Québec en s’assurant du transport des jeunes du Saguenay—Lac-Saint-Jean vers la Capitale-Nationale. Elle a été vivement critiquée à la télévision, car des vidéos sur le site Youtube montraient des jeunes consommant de l’alcool à bord de l’autobus en marche. L’un des organisateurs, Alex Lesieur, soutient que le dernier événement a été beaucoup mieux encadré que les précédents. «Ce qui est plus encadré maintenant, c’est autant la relation qu’on a

avec le chauffeur et la compagnie d’autobus (Autobus Passion), que la relation qu’on a avec les passagers de l’autobus. On veut s’assurer qu’ils comprennent bien que si jamais ils se font prendre avec une boisson alcoolisée dans l’autobus, ils ne pourront tout simplement pas revenir à un autre de nos activités, en plus d’être admissible à une infraction au code de la sécurité routière.» M. Lesieur croit qu’il est primordial pour Partybus de réprimander ce genre de

comportement. «C’est comme un examen à l’école. Un professeur qui surprend un élève à tricher doit lui mettre la note de zéro. Sauf qu’avant un examen, les professeurs sont très bien au courant qu’il existe une possibilité que certains étudiants trichent. C’est la même chose dans un événement de Partybus. On sait que certains d’entre eux vont s’essayer, mais rendu-là, il faut s’assurer de réprimander sévèrement les fautifs pris sur le fait, question que ça serve d’exemple aux autres.»

Sainte-Geneviève, à Chicoutimi, après être débarqué d’un autobus de ville. «Même si placer les traverses près d’un arrêt d’autobus n’a pas été un critère jusqu’à maintenant dans le projet, ce serait peut-être intéressant de faire une étude en vérifiant où arrivent les accidents et de voir s’il y en a beaucoup aux traverses de piétons, là où il y a un arrêt d’autobus», ajoute-t-il. Pour éviter de tels incidents, un piéton qui veut traverser une voie publique doit tout d’abord se rendre au passage indiqué à cet effet le plus près d’où il se situe. Si possible, des piétons peuvent se regrouper avant de traverser la rue. M. Bouchard considère que cela permettrait d’économiser du temps aux automobilistes. Ces derniers pourraient ensuite recevoir une amende avoisinant les 100$ s’ils ne s'arrêtent pas. «Il y a des étudiants qui vont traverser en diagonale parce qu’ils y étaient habitués. Je leur demande aussi de respecter les autres endroits.  La police nous a dit que ce ne sera pas plaisant quand elle devra donner une infraction à un étudiant», conclut M. Bouchard. En 2011, 63 personnes qui tentaient de traverser la rue ont été frappées par des véhicules auSaguenay—Lac-Saint-Jean. Quatre d’entre elles sont décédées.

L’entreprise saguenéenne a également décidé de renforcer sa surveillance à l’intérieur des autobus. «Maintenant, on va exiger un minimum d’un organisateur par autobus, dépendamment du nombre d’autobus, qui varie d’événements en événements», assure le directeurgénéral, Alex Lesieur. M. Lesieur a aussi voulu rappeler aux gens que le concept du Partybus a été créé à la base dans le but d’éviter que les jeunes prennent le volant en état d’ébriété.

Un vrai casse-tête commerçants de la région. Bien que les entreprises appliquent l’écofrais, elles se questionnent sur la nature de l’imposition: «Je trouve que la taxe verte appliquée sur les télévisions de 30 pouces et plus est beaucoup trop dispendieuse, c’est une problématique pour les produits de cette catégorie. On parle d’un téléviseur qui se détaille environ 300  $ avec une imposition supplémentaire de 42,50 $. C’est difficile à justifier pour les commerçants», commente le copropriétaire du

Centre Hi-Fi de Chicoutimi, Angelo Desmeules. Les frais sont d’ailleurs jusqu’à 70 % plus chers au Québec qu’ailleurs au Canada. Par exemple, pour une télévision de plus de 30 pouces, l’écofrais de la province surpasse de 16,25 $ celui de l’Ontario. M. Desmeules a constaté une baisse de ses ventes dès la première semaine d’imposition. Il a donc offert de payer les frais aux acheteurs. Si le Conseil canadien du commerce appuie les démarches

du gouvernement, la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI) dénonce pour sa part le peu d’information dont elle dispose. «Les PME ne comprennent pas les nouvelles mesures, c’est encore le fouillis pour les propriétaires. Du jour au lendemain ils ne savaient plus quoi faire», témoigne l’économiste de la FCEI, Simon Gaudreault. L’organisme souligne que les informations disponibles sur les sites Web du ministère du Développement durable et de l’Environnement et

de Recyc-Québec portent à confusion. «Nous sommes d’ailleurs en discussion avec le ministère afin d’obtenir plus d’éclaircissement sur le sujet», ajoute M. Gaudreault. La fédération croit notamment qu’il serait préférable de reporter l’application du règlement à 2013. Le gouvernement du Québec rappelle quant à lui que cette imposition s’inscrit dans le programme québécois de récupération et de valorisation responsable des produits électroniques amorcé le 14 juillet 2012.


Déneigement à Saguenay

Le maire demande de se plaindre

Avec l’hiver qui cogne à nos portes, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, demande aux gens de porter plainte si les citoyens ne sont pas satisfaits du déneigement effectué par les employés de la Ville.

Étienne Dubois

etienne.dubois@cjonquiere.qc.ca

Selon Jean Tremblay, les camions et les employés sont prêts à une éventuelle chute de neige. Saguenay. «Les plaintes que nous recevons surviennent principalement lorsque le travail a été moins bien fait qu’à l’habitude. Voilà pourquoi il est important que les résidents de la région ne soient pas gênés de nous appeler», rajoute Jean Tremblay. Le maire

Une nouvelle réalité

«Le phénomène doit maintenant être abordé comme un problème majeur de santé publique», avance le rapport publié en avril dernier du Comité sur les ruptures d’approvisionnement en médicaments.

Geneviève T.-Plourde genevieve.tremblay-plourde@cjonquiere.qc.ca

quart de la quantité de sable et de sel est répandue à travers les rues des quartiers blancs. «Grâce aux quartiers blancs, nous économisons beaucoup d’argent. Au printemps, lorsque la neige fond, ça coûte beaucoup moins cher pour ramasser le sable. De plus, l’eau qui passe par

Inégalité des femmes

les égouts contient moins de sable et de sel, ce qui diminue les coûts des usines de filtration et n’endommage pas les machines», soutient le maire de Saguenay. Selon Jean Tremblay, le fait d’avoir des quartiers blancs n’amène pas plus de plaintes ni d’accidents.

Une vérité qui ne dort jamais

Le Plan Nord : un projet par les hommes, pour les hommes. Selon le Conseil du statut de la femme du Québec, cette perspective de développement économique creusera davantage l’écart entre les sexes, n’accordant aux femmes que les emplois les moins bien rémunérés.

Geneviève T.-Plourde genevieve.tremblay-plourde@cjonquiere.qc.ca

Au nom de la ministre responsable de la condition féminine Agnès Maltais, l’attachée de presse Catherine Gauthier confirme l’intention du gouvernement d’étudier sérieusement cette situation. «Les impacts du Plan Nord sur la condition des femmes et sur celles des autochtones seront examinés.» «Il faut s’impliquer et se démarquer», affirme pour sa part la directrice électricité-bâtiment chez Cégertec WorleyParsons, Sophie Rodrigue. Selon elle, les femmes doivent prendre leur place naturellement parmi les hommes, sans mesure spéciale de la part du gouvernement. Dans un projet comme celui du Plan Nord, les femmes «fonçeuses» n’ont pas de difficulté à «défoncer des portes». Dans les milieux traditionnellement masculins, à l’instar de l’ingénierie, l’absence de femmes demeure donc un enjeu d’actualité. Selon Mme Rodrigue, les

femmes ingénieures représentent en moyenne, et ce depuis des années, 10 à 15% des travailleurs dans ce domaine. Ce problème est également présent à l’échelle régionale lorsque vient le temps de former les jeunes femmes qui entrent sur le marché du travail. Depuis deux ans, seulement 20% des finissants du Cégep de Jonquière, toutes techniques physiques confondues, sont des filles. Professeure en génie électrique depuis 15 ans à Jonquière, Josée Larouche croit qu’une fille qui souhaite prendre sa place dans un milieu d’hommes doit être intéressée par son domaine d’études. «Il n’y a aucune raison pour qu’une femme ne puisse pas faire le même travail qu’un homme.»

«Il y a des entreprises qui aimeraient avoir plus de filles. Une fille ne pense pas comme un gars et selon ce qu’on me dit, ça apporte un équilibre dans l’équipe», confie Josée Larouche, qui supervise les stages de ses étudiantes. Clara Morin et Audréanne Belley-Blackburn sont toutes deux finissantes en génie mécanique. Elles sont aujourd’hui les «petites sœurs» de ces hommes qu’elles côtoient depuis trois ans. Les préjugés envers les femmes et la mécanique résultent, à leurs yeux, d’un manque de compréhension envers les tâches à effectuer, soit la fabrication et la conception de pièces. En vérité, cette «fille type» que tous imaginent, cette «fille manquée», elle n’existe pas.

Clara et Audréanne conçoivent des pièces qui seront façonnées par une imprimante 3D.

LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012 - 3

«Les ruptures d’approvisionnement ont toujours existé. Toutefois, le nombre de ruptures survenues au cours des dernières années, leur durée et leurs effets dépassent tout entendement», affirme les auteurs du rapport Les ruptures d’approvisionnement en médicament : Un enjeu public qui nécessite des actions concertées. Les ruptures de médicaments frappent le millieu de la santé au Québec depuis 2006 et se divisent en deux catégories : partielles lorsqu’elles touchent uniquement un distributeur ou un fabriquant et complètes lorsque le médicament n’est plus du tout disponible sur le marché. Les causes recensées par la Food and Drug Aministration aux États-Unis pour plus d’une centaine de médicaments en rupture entre janvier 2010 et août 2011 sont diverses : problèmes de qualité de fabrication, délais de fabrication/livraison, rupture d’un ingrédient actif/composant, décision d’arrêt de production.

La production est délocalisée et centralisée. Moins de compagnies sont présentes dans la chaine de production pour combler des besoins qui ne diminuent pas. En pratique depuis 30ans, Louis Simard exerce dans un Jean Coutu en région et remet en question la limite de ses responsabilités en tant que pharmacien. «Je me fie que les standards de qualité sont respectés, mais je commence à douter.» En vérité, la question se pose : si les normes de qualité diffèrent d’un pays à l’autre, comment la compagnie à l’échelle mondiale parvient-elle à les respecter toutes à la fois? Le rôle du pharmacien est de rassurer ses patients quant à l’efficacité des médicaments à prendre. Selon Louis Simard, c’est de plus en plus difficile: à force de trop changer de médicament, un patient perd confiance, autant dans le bien fondé de sa médication que dans le service offert par son pharmacien. Les chiffres tendent à appuyer cette façon de penser. En 2010, un sondage de l’Institute for Safe Medication Pratices aux États-Unis a dévoilé que les ruptures de médicaments, en un an, ont occasionné plus de 1000 effets secondaires négatifs ou erreurs médicales. En 2011, l’Associated Press a fait état de 15 décès en 15 mois aux ÉtatsUnis, à la suite d’une évaluation des conséquences des pénuries. Le cabinet du ministre de la santé du Québec a confirmé être entrain d’étudier sérieusement la situation.

est également bien confiant que la population du Saguenay va passer un bon hiver. Selon le maire, le nombre de quartiers blancs devrait augmenter cette année. Ça fait maintenant six ans que le concept de «quartier blanc» a été établi. Seulement le

Photos: Geneviève Tremblay-Plourde

Médicaments

Photo: Archives

Selon le maire, les plaintes sont la meilleure façon de pouvoir apporter des modifications dans le but de s’améliorer. Après la première neige au Saguenay le 12 octobre dernier, le maire a publié une capsule sur Youtube, expliquant que si une tempête de neige devait survenir, les camions et les employés seraient prêts à intervenir. Il a également affirmé que le plan de déneigement pour l’hiver était amélioré par rapport à celui de l’an dernier. «Cette année, nous avons élaboré un logiciel pour classer les plaintes, et nous sommes convaincus que cela aidera à rendre le déneigement bien meilleur», explique le maire Tremblay. Chaque année, des centaines de plaintes sont répertoriées dans les dossiers de la Ville de


Movember 2012

Laisser pousser pour la cause

C’est avec une initiative inédite d’avocats de la région que la 2e édition de l’événement Movember Saguenay prendra son envol. Une nouvelle approche afin d’amasser des fonds pour la recherche sur la santé masculine.

david.rioux@cjonquiere.qc.ca

En plus de se laisser pousser la moustache typique au Movember, Me Dominique Bouchard, en collaboration avec ses collègues Charles Cantin et Julien Boulianne, a profité de son statut professionnel pour amasser des fonds d’une toute nouvelle façon. «En plus de promouvoir la cause dans notre domaine,

Arvida et l’UNESCO

Ce n’est pas demain la veille

Le contexte politique dans la région favorise actuellement le processus de reconnaissance d’Arvida comme site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Toutefois, même si tout se déroule bien, le secteur ne sera pas reconnu de sitôt, selon le conseiller municipal Carl Dufour.

Charles-A. Gagnon

Lors de la dernière campagne électorale québécoise, le député de la circonscription de Jonquière, Sylvain Gaudreault, souhaitait aider Arvida à être reconnu par l’UNESCO Le président du Comité pour la reconnaissance patrimoniale d’Arvida, Carl Dufour, voit ainsi l’ajout d’une aide de taille. «Quand tu as un député qui est au pouvoir, surtout sur des dossiers de patrimoine, ça peut aider. Le Québec a toujours été avant-gardiste sur des recommandations comme celle-là.»

de créer un petit groupe qui se laissera pousser la moustache. Après l’inscription en ligne sur le site web de Movember Canada-

Équipe Saguenay, il ne reste plus qu’à inciter les gens à donner et encourager la cause en amassant le plus de dons possible.

Des répercussions pour tous les policiers

Après avoir été reconnu par Saguenay en 2010 et le Canada en 2012, il ne reste plus qu’à obtenir une telle distinction de la part du Québec. «On travaille conjointement avec Lucie K. Morisset, une architecte en urbanisme. Elle monte le dossier qu’on espère présenter au gouvernement du Québec d’ici la fin de l’année. C’est là que M. Gaudreault va avoir à défendre notre projet.» Même s’il s’agit de la dernière étape d’importance à franchir, cela ne signifie pas pour autant que l’UNESCO reconnaîtra Arvida sous peu. «Dans le fond, on est en train de monter notre curriculum vitae pour le présenter à Parcs Canada en 2014-2015.» Cet organisme est chargé de choisir les lieux historiques du Canada et les soumet ensuite sur une liste indicative à l’UNESCO. «Sur cette liste, les jeux sont pratiquement faits. Il faut attendre une réponse et ça peut prendre des années», conclut Carl Dufour.

«Quand tu as un député qui est au pouvoir, surtout sur des dossiers de patrimoine, ça peut aider.» - Carl Dufour.

La 2e édition du Movember Saguenay est encore une fois cette année appuyée par plusieurs partenaires majeurs.

Brutalité policière

«Dans quelque temps, les policiers ne voudront plus effectuer leur travail par peur de se faire filmer et accuser sur la place publique.» C’est ce qu’affirme une détective du SPVM qui préfère garder l’anonymat dans ce dossier chaud.

David Rioux

david.rioux@cjonquiere.qc.ca

Photo: Geneviève Tremblay-Plourde

4 - LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012

charlesantoine.gagnon@cjonquiere.qc.ca

certainement d’accumuler un plus gros montant», raconte la coresponsable du mouvement dans la région, Roxanne Bourque. Encore une fois cette année, la micro-brasserie La Voie Maltée sera l’un des partenaires majeurs aux côtés de la pharmacie Jean Coutu Saint-Dominique, l’Hôtel le Montagnais, Centre Financier SFL et La Web Shop. Les Saguenéens de Chicoutimi reprennent là où ils avaient laissé l’an dernier en présentant la rencontre du 16 novembre, face à l’Océanic de Rimouski, au profit de Movember Saguenay. Les Marquis de Jonquière devraient d’ailleurs faire de même au courant du mois prochain. En nouveauté, une vidéo de promotion sera également créée et mise en ligne par Jim and Jane Productions pour illustrer les différentes réalisations de Movember Saguenay. La microbrasserie régionale de La Voie Maltée y met du sien pour la deuxième édition avec la création et la mise en vente d’un chandail à l’effigie de l’organisme. Pour les personnes intéressées à joindre le mouvement, il suffit

Photo: Collaboration spéciale

David Rioux

nous avons fait en sorte que les dons et les amendes que devront payer nos clients durant le mois de novembre soient remis en totalité à la cause du Movember Saguenay. De façon conservatrice, on parle d’une somme qui se situe entre 5000$ et 10 000$», précise Me Bouchard. À lui seul, le projet des trois avocats devrait éclipser le total du mouvement de l’an dernier, soit d’un peu plus de 5000$. À l’image de 2011, la grande majorité des dons amassés proviendront des activités organisées par les partenaires. En étroite collaboration avec le mouvement Movember Saguenay, les entreprises incitent les gens à participer aux différents événements tout au long du mois de novembre. «La première édition a vraiment permis de faire connaître aux gens du Saguenay la cause et l’événement international. Cette année, le nombre important de collaborateurs nous permettra

La problématique va beaucoup plus loin que le cas du matricule 728. Après le printemps plus que mouvementé qu’ont connu les policiers, c’est une autre tuile qui s’abat sur la tête des gardiens de la paix. Un poids qui commence à peser lourd sur les épaules des policiers. «Les médias sociaux comme les médias traditionnels amplifient et déforment tellement les situations que l’opinion publique en est affectée. Démotivés, ils fermeront les yeux sur des crimes par crainte de représailles lors d’interventions», confie la détective. Au programme de technique policière au Collège d’Alma, c’est également un discours de déception qui est exprimé par les professeurs. Cette situation est loin de jouer en faveur des professeurs et futurs professionnels du domaine. «C’est très regrettable, car madame Trudeau n’était peut-être pas la bonne personne pour faire cette intervention. C’est dommage de voir que les gens perdent confiance en les policiers au Québec nous

mettant tous dans le même bateau. Comme dans n’importe quel domaine, il y a de bons et de mauvais policiers», lance franchement l’enseignant en technique policière, Claude Nicole. À la ville de Saguenay, l’adjoint aux relations publiques, Jean Boily, exprime la même consternation qu’à Alma. «C’est certain que nous en parlons entre collègues. Ce n’est jamais plaisant de voir que tout le monde nous met dans le même panier.»

Maintenant exposée de façon récurrente dans les médias, la brutalité policière semble venir de partout aux dires de plusieurs citoyens. Pourtant, les policiers ont le pouvoir, dans un cadre très strict, d’utiliser la force. Charles Cantin, avocat de la défense, explique qu’ils ont le droit d’utiliser la force seulement dans une situation de légitime défense ou encore de protection du citoyen. Il ajoute cependant que la ligne est parfois mince entre la brutalité policière et une intervention légitime.

Musée de la défense nationale

Croisiéristes attendus

Le Musée de la Défense Aérienne de Bagotville accueillera les croisiéristes du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saguenay l’an prochain.

Charles-A. Gagnon

charlesantoine.gagnon@cjonquiere.qc.ca

Après avoir obtenu une première subvention de 244 525$ en juin dernier de la part de l’ex-ministre du Tourisme au provincial, Nicole Ménard, le gouvernement fédéral a confirmé sa contribution de 300 000$ au projet le 11 octobre dernier. «Cela faisait quelques temps qu’on songeait à aller chercher des investissements pour diversifier nos activités, explique le coordonnateur du Musée, Claude Chamberland. Cet investissement est extrêmement important. Des changements majeurs à notre niveau vont être apportés.»


Sauvaginiers/ Guides de chasse

La situation dénoncée depuis 1992

La dernière édition de La Pige faisait mention d’une problématique qui touche la région du Saguenay–Lac-SaintJean, alors que des résidents de la région s’improvisent guides de chasse aux oiseaux migrateurs. Toutefois, cette situation aurait possiblement pu être évitée, alors qu’un projet de gestion avait été discuté en 1992, sans jamais voir le jour.

Étienne Dubois

etienne.dubois@cjonquiere.qc.ca Photo: Jasmin Dumas

Le fondateur de l’Association des sauvaginiers du SaguenayLac-Saint-Jean (ASSLSJ), JeanYves Gagnon, avait déposé un projet de gestion en 1992. «Ce que nous désirions, avant tout, c’était d’établir une réglementation claire», affirme M. Gagnon. Le projet, appelé Gestion Régionale des Activités de Prélèvement (GRAP), aurait favorisé une meilleure collaboration entre chasseurs de sauvagine, en plus de promouvoir une bonne relation entre les propriétaires terriens et les membres de l’association Malheureusement, l’idée du projet de gestion a été refusée lors d’une assemblée de l’ASSLSJ, alors que quelques membres étaient en désaccord avec la proposition. Si jamais elle avait

Des cours auraient été offerts par l’association dans le but de former les chasseurs à se responsabiliser. été acceptée, le GRAP aurait été envoyé à tous les agriculteurs de la région. À l’intérieur de la proposition qu’il avait envisagée pour enrayer cette problématique, le fondateur de l’ASSLSJ visait à donner une permission de réservation au jour le jour, et non pour des semaines ou même pour la saison, ce qui aurait permis à un plus grand nombre de chasseurs de profiter des terres des cultivateurs. Également, des cours

On composte au St-Hub !

La nouvelle rôtisserie Saint-Hubert de Jonquière prend un tournant vert; la succursale a décidé d’innover et de se lancer dans le compostage.

Catherine Morency

Catherine.morency@cjonquiere.qc.ca

cultivateur. «Ceux qui payent se sentent beaucoup plus libres de faire ce qu’ils veulent. Ils croient que s’ils versent une somme d’argent, ils ont plus de permissions, avoue M. Gagnon. Pour ma part, j’ai toujours entretenu de bonnes relations avec les propriétaires des terres sur lesquelles je chassais.» L’un d’entre eux lui passait même son véhicule motorisé sans crainte, grâce à la relation d’amitié qu’il avait développée avec lui.

Lorsque questionné à savoir si une telle réglementation pourrait encore être viable aujourd’hui, Jean-Yves Gagnon a expliqué que l’argent avait pris le contrôle du marché. «Lorsque les cultivateurs se voient offrir des montants pouvant aller de 100 à 150 dollars par jour pour chasser sur leurs terres, c’est évident qu’ils ne sont pas intéressés à revenir en arrière», mentionne l’ex-président de l’ASSLSJ, qui est toujours membre de cette association aujourd’hui.

Yvan Robertson

Portrait d’un itinérant

«Un moment donné tu pognes le cercle vicieux, tu tournes en rond, tu te rends compte que ta vie a à moitié passée et tu te demandes qu’est-ce qui est arrivé.»

Geneviève T.-Plourde

genevieve.tremblay-plourde@cjonquiere.qc.ca

Yvon Robertson, 50 ans, a effectué au total sept séjours de trois mois chacun à la Maison des sans-abris de Chicoutimi, depuis son arrivée en région il y a cinq ans. «Ça fait un an et demi que je suis stable…ça va bien.» «J’ai commencé à être itinérant à l’âge de 14 ans. Ça a tombé comme ça. J’ai demandé mon émancipation à la cour, je suis devenu autonome et c’est le chemin que j’ai choisi», se remémore cet homme au passé mouvementé. L’itinérance, ça touche n’importe qui. Sans appui des proches, comme dans le cas de M. Robertson, c’est pire. «En étant gai j’ai été banni de ma famille.» Les mauvaises expériences d’Yvon Robertson sont hélas multiples  : prostitution, alcoolisme, toxicomanie. «Je suis chanceux»,

affirme-t-il pourtant, car il arrive «Je trouve qu’il ne manque à tourner la page sur une bonne rien», se positionne M.Robertson, partie de son passé. en précisant qu’un itinérant doit Selon lui, pour espérer se faire sa part pour s’aider luisortir d’une telle situation, il est même. Toutefois, les moyens essentiel d’utiliser les outils à mis en place par Ville Saguenay sa disposition. «C’est important pour pallier à l’itinérance ne sont quand ça va pas, d’aller les voir pas entièrement satisfaisants. «La [à la Maison des sans-abris] …ils Maison des sans-abris est la seule sont là 24 heures sur 24 pour nous, maison d’hébergement en région. même quand on n’y demeure plus. À un moment donné ça devient C’est vraiment ça qui m’a aidé.» problématique. Par exemple, Face à l’aide qu’il a reçue l’hiver il manque de place.» par l’organisme à travers les années, sa façon de «donner au suivant» est d’encourager l’organisme en participant depuis cinq ans à la Nuit des sansabris. D’ailleurs, la 8e édition de l’évènement se déroulait le 19 octobre dernier au Vieux-Port de Chicoutimi, sous le thème «Imagine une nuit sous les étoiles...» Maintenant imagine toute Yvon Robertson est «stable» depuis un an et demi. une vie. Il vit aujourd’hui en appartement avec son chien.

LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012 - 5

Après que la chaîne de restaurants ait mis sur le marché de nouvelles boîtes presque entièrement recyclables, de plus en plus de succursales font du compostage. «Nous avons initié ce projet pour innover au niveau du développement durable et réduire notre empreinte écologique», explique la porte-parole des rôtisseries St-Hubert, Josée Vaillancourt. Cette nouvelle méthode permet de réduire à 20  % les déchets produits à long terme. Les matières qui vont normalement dans les sites d’enfouissement sont alors déviées, ce qui permet de diminuer la production de gaz à effet de serre. Le projet provoque un certain engouement chez les franchisés et les employés selon le responsable du projet à Jonquière, Jean-Yves Renaud : «L’implantation s’est très bien déroulée, les employés ont été très proactifs. Plusieurs d’entre eux attendaient cette nouvelle mesure depuis longtemps». Le personnel a d’ailleurs reçu une importante formation avant l’ouverture officielle. «Les gestionnaires de la succursale de Jonquière participent à un stage de 4 à 5 jours pour qu’ils comprennent bien la gestion des matières résiduelles. Pour leur part, les 120 employés ont été formés pour savoir comment trier les différents résidus des consommateurs», ajoute M. Renaud. La compagnie Matrec est chargée de la collecte et du traitement du composte. Cette dernière travaille actuellement sur le projet d’implantation d’un premier parc régional environnemental situé à Larouche qui sera prêt dans quelques années.

auraient été offerts par l’association dans le but de former les chasseurs à se responsabiliser à tous les niveaux. À l’arrière de la carte de membre de l’association, une mention «Qualifié Total» aurait été affichée, ce qui aurait pu permettre aux cultivateurs de savoir avec qui ils faisaient affaire. De plus, lorsqu’une terre est prêtée sans avoir à débourser, les chasseurs se sentent beaucoup plus respectueux par rapport au


Sans elles Tout comme les hommes, les femmes participent à l’économie. Tout comme les hommes, les femmes désirent accéder à des emplois payants. Le Plan Nord est un peu tout ça, mais sans les femmes. À l’origine, un manque de considération lors de l’élaboration du programme et une faible représentation physique: l’article «Les oubliées du Plan Nord» de La Gazette des femmes révèle que seulement six femmes ont siégé à la table des partenaires. Même l’analyse différenciée selon les sexes (ADS) n’a pas été réalisée, étude qui est normalement faite lorsque de nouveaux programmes gouvernementaux sont mis en place pour évaluer leur impact sur les hommes, les enfants et, bien sûr, les femmes. De plus, dans le document Faire le Nord ensemble, ouvrage de 120 pages détaillant en long et en large le Plan Nord, le mot «femme» n’est mentionné qu’une fois. Les emplois dits «traditionnellement masculins» du Plan Nord n’ont pas de mesures précises pour attirer les femmes. Alors que la main-d’œuvre manque dans plusieurs métiers physiques au Québec et qu’une multitude d’entreprises montent des projets pour amener les femmes à travailler pour elles, la voie du Nord, elle, réserve à la gent féminine les emplois de femme de chambre, de préposée à l’entretien ménager, de secrétaire, ces métiers «traditionnellement féminins». Pour le moment, les emplois auxquels les femmes ont accès sont moins bien rémunérés et n’offrent pas les avantages des emplois du secteur minier ou de la construction. Les compagnies minières fermontoises paient le loyer de leurs travailleurs. Les infirmières du Plan Nord, par exemple, en plus d’avoir un salaire moins élevé, ne peuvent bénéficier d’un tel avantage. Prenant en ligne de compte la rareté des logements, occasionnée par un «boum» de travailleurs, le coût de l’hébergement devient difficile à assumer. L’arrivée massive d’hommes seuls en «fly in» est également considérée comme un danger potentiel à l’intégrité physique des femmes. Les faits dépassent le simple préjugé: à Fermont, dans les derniers mois, la hausse du nombre de travailleurs a permis d’observer une aggravation du nombre de harcèlements sexuels. La prostitution devient également un enjeu non négligeable. Il ne faudrait surtout pas oublier ces femmes autochtones qui, malgré elles, seront au cœur de ces problématiques. Si les problèmes de logements, de garderie, d’éducation touchent les travailleuses, ils foudroieront celles qui ont grandi les deux pieds dans la nouvelle cour arrière du Plan Nord. Comment peut-on affirmer que le plan Nord serait bénéfique pour l’ensemble des citoyens québécois alors que 50% de la population verra sa participation au projet limitée? L’égalité économique entre les femmes et les hommes, une plus grande participation des femmes aux instances décisionnelles et la poursuite de l’égalité dans toutes les régions étaient les mots d’ordre du gouvernement qui a orchestré ce grand chantier, il aurait fallu le lui rappeler. Le gouvernement de Pauline Marois mettra-t-il le cap sur de nouvelles valeurs? S’il manque d’inspiration, à sa disposition, quatorze résolutions élaborées par le Conseil du statut de la femme, assurément indigné de l’invisibilité de la femme au sein du Plan Nord.

Les emplois auxquels les femmes ont accès sont moins bien rémunérés que ceux des hommes.

Jessica Lamarre

6 - LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012

jessica.lamarre@cjonquiere.qc.ca

Le journal La Pige, fondé en 1978 et tiré à 5 000 exemplaires est imprimé par le Progrès du Saguenay. Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Rédactrice en chef: Jessica Lamarre Rédactrice aux arts: Ann Julie Larouche Rédacteur aux sports: Antoine Desrosiers

La 23e édition de la Semaine de la mode de Montréal

Les créateurs s’ouvrent sur le monde

Jadis réservée à l’élite, la haute couture tend à se démocratiser grâce à des événements comme la Semaine de la mode de Montréal (SMM) et aux réseaux sociaux. Les consommateurs ne peuvent que se réjouir de ces changements, qui rendent accessible un milieu jusque-là fermé. Dans le cadre de la SMM, qui a eu lieu du 4 au 7 septembre dernier, l’organisation Groupe Sensation Mode a fait tirer quelques billets au public. Cette nouvelle manière de fonctionner est très intéressante puisque les designers se rapprochent ainsi des consommateurs. Une autre tendance a vu le jour, consistant à associer des magasins et des designers, pour proposer

Billet

des vêtements abordables. Le magasin Reitmans et la designer Marie Saint-Pierre se sont lancés, tout comme Bedo et le designer Denis Gagnon. Ces associations aident non seulement à appuyer cette accessibilité, mais surtout à apporter aux créateurs une visibilité à plus grande échelle. Et c’est sans compter un nouveau phénomène qui a pris forme cet automne, avec la diffusion des défilés sur les réseaux sociaux. Avant, le processus était beaucoup plus contrôlé, alors que les journalistes étaient les seuls à pouvoir publier les photos en arrière-scène. Maintenant, l’instantanéité des photos en ligne apporte une dimension distincte à la diffusion des créations

puisqu’un plus large public assiste pratiquement en direct à un événement glamour. Le chef au contenu du magazine Clin d’œil, Jean-François Légaré, a confié à La Pige que le magazine était toujours sur Twitter et que le site était constamment mis à jour durant la Semaine de la mode. Des vidéos résumant les collections et aussi des blogues de rue spécialement sur la SMM étaient offerts, ce qui a permis non seulement au magazine de prendre de l’avance sur ses concurrents, mais aussi de fournir à ses lecteurs et internautes des images en exclusivité.

Ann Julie Larouche annjulie.larouche@cjonquiere.qc.ca

De TDF à TDC

Comment passer sous silence cette nouvelle mode d’autocollants pour voitures «TDF», un acronyme pour «Toutes des folles»? Semble-t-il que l’idée provient d’un groupe Facebook sexiste, où sont publiées des histoires pour dénigrer la femme. Même si c’est pour se moquer de celles-ci, on peut tout de même affirmer qu’il s’agit d’un humour assez douteux qui démontre un retard intellectuel certain. Il n’en demeure pas moins qu’il existe une culture macho au Québec. Ces retardés ressentent de la frustration envers les femmes. On n’a qu’à penser à la chanson Y sont toutes folles de Bob Bissonnette et à son vidéoclip qui a été salué par les membres du mouvement «TDF». Les autocollants sont visibles partout au Québec, et malheureusement, le Saguenay-Lac-Saint-Jean ne fait pas exception. Espérons que les adeptes du sigle «TDF» aux cerveaux gélatineux demeureront peu nombreux dans la région. Il serait intéressant de voir la réaction des membres de ce regroupement s’il existait un équivalent pour se moquer des hommes, tel que «TDC».

Thomas Verret

thomas.verret@cjonquiere.qc.ca


Halloween

Clubs vidéo

Ont-ils un avenir?

Avec l’arrivée de la télévision sur demande et d’Internet qui prennent de plus en plus de place dans la société, les centres de location de films doivent s’adapter pour offrir de nouveaux services et ainsi combler la perte de clientèle.

Laura-J. Boudreault

laura-jessica.boudreault@cjonquiere.qc.ca

Patro de Jonquière Le Patro de Jonquière a débuté les travaux de réfection des trois structures d’escaliers de la façade. Ces ouvrages d’une valeur d’environ 150 000 $ ont débuté le 11 octobre dernier et devraient se terminer le 14 novembre prochain.

Jonathan Gobeil et Carina Gagné partagent une passion commune : créer des décors effrayants d’Halloween dans le but d’apeurer les visiteurs. Cette passion a pris beaucoup de place dans la vie du couple depuis 2003, année où ils ont inauguré la fameuse Maison hantée d’Arvida au 1689 rue Lavoisier.

Thomas Verret

thomas.verret@cjonquiere.qc.ca

Le couple a quatre enfants en bas âge, mais M. Gobeil soutient que ce passe-temps est apparu bien avant la naissance d’Éthan, leur plus jeune enfant. «Carina a toujours décoré beaucoup, même à l’époque où l’on habitait en appartement à Jonquière. À notre arrivée ici, on a continué à décorer, et j’ai commencé à faire sursauter les passants devant notre galerie avec mon frère.» Entre 12 et 15 bénévoles viennent leur prêter main forte chaque année pour incarner des personnages. La plupart du temps, ce sont des amis ou de la famille, et leur but ultime, c’est de faire peur aux gens. Les propriétaires peuvent même se vanter d’avoir déjà fait sursauter un policier. «Je me rappelle d’une année où un véhicule de police n’arrêtait pas de passer devant la maison. On a finalement décidé d’inviter le policier à venir visiter notre maison hantée. Un zombie l’attendait derrière la maison, sous la galerie. Il a tellement sursauté qu’il a eu le réflexe de mettre la main sur son arme», raconte Jonathan Gobeil avec beaucoup d’émotion dans la voix.

Photo: Collaboration spéciale

Pendant que des entreprises comme Blockbuster (la compagnie de location de film la plus importante en Amérique du Nord) font faillite, des sites comme YouTube et Netflix, prennent de l’expansion en donnant la possibilité aux gens d’écouter des films en «streaming». Au Saguenay, le sort des centres de location de films est différent. Malgré la fermeture d’entreprises comme le Superclub Vidéotron d’Alma et les centres Première Vidéo du boulevard Saint-Paul à Chicoutimi et celui d’Arvida, les compagnies de location de films de la région ne sont pas proches de la faillite. «On développe de nouveaux produits et de nouvelles alternatives de vente pour contrer la baisse des locations de films», affirme le responsable des communications pour Première Vidéo, Patrick Dallaire. C’est pour cette raison que l’entreprise a ouvert des boutiques

Hello Kitty dans certains de leurs magasins. De plus, les propriétaires travaillent fort pour obtenir un grand nombre de films de répertoire et de vieux films, qui ne sont pas nécessairement disponibles sur le Web ou à la télévision sur demande. Le même principe est utilisé pour les magasins Superclub Vidéotron. Les dirigeants instaurent de nouveaux produits en magasin pour diversifier les produits de vente. La propriétaire du magasin de Jonquière, Linda Aubé, mentionne pour sa part que « les boutiques MicroPlay et les kiosques de vente de produits appartenant à Vidéotron, comme des cellulaires, ont contribué à maintenir les profits de la chaine ». Au Québec, le sort de Blockbuster n’a pas eu un impact important sur nos entreprises. «Il est certain que l’existence des centres de location de films est sur la fin, mais nous faisons tout en notre possible pour garder notre entreprise en vie le plus longtemps», commente Patrick Dallaire. Il ne perd pas espoir : «Avec la venue d’Indigo dans les maisons québécoises, il y a une dizaine d’années, nous étions certains que c’était la fin, mais pourtant nous sommes encore sur le marché». Selon Linda Aubé, les magasins SuperClub Vidéotron ne sont pas sur le point de fermer. «Peut-être que la section de location de films finira par perdre de l’ampleur avec le temps, mais nos autres services pourront contribuer à maintenir le magasin en vie pendant de nombreuses années».

Passion : effrayer les gens

La Maison hantée d’Arvida située au 1689 rue Lavoisier est ouverte au public à l’Halloween depuis 2003. La préparation de la Maison hantée d’Arvida nécessite beaucoup de temps et d’argent à la famille Gobeil-Gagné. Jonathan évalue le temps de préparation entre 5 et 6 mois. Pour ce qui est du coût annuel de son projet, il préfère ne pas vouloir le connaître. C’est que le couple est toujours en attente d’un commanditaire principal pour les aider financièrement dans leur projet : «Le seul commanditaire

Le début d’une remise à neuf

etienne.dubois@cjonquiere.qc.ca

Photo: Étienne Dubois

«Ça fait 65 ans que notre bâtisse a été construite, et aucune rénovation n’avait encore été effectuée. Nous procédons à ces travaux surtout pour une question de sécurité et de prévention», avoue le coordonnateur du Patro de Jonquière, Jean-François Bouchard. Les trois escaliers ont été complètement démolis, dans le but d’être reconstruits, en ajoutant au milieu un garde en acier galvanisé, dans le but de faciliter l’accès pour les personnes âgées et les gens à mobilité réduite. Selon le directeur général, Yannick Gagnon, les structures étaient dans un état lamentable.

L’une des trois structures d’escaliers qui est présentement en rénovation au Patro de Jonquière. L’année dernière, l’organisme communautaire avait participé au concours «Sauvez un bâtiment de chez vous» de la chaîne Historia.

Il n’avait malheureusement pas remporté le prix de 30 000$. Le coût des rénovations sera assuré en partie par la Ville de Saguenay,

qui a fourni une subvention de 50 000$. Pour ce qui est du reste des coûts, ils seront défrayés par la société de Saint-Vincent de Paul.

Mis à part les escaliers, le briquetage sera à refaire et la piscine intérieure devra être remplacée. Toutefois, la préoccupation première du Patro de Jonquière demeure de refaire la fenestration de l’établissement. «C’est le futur projet dans lequel nous nous investirons. Nous sommes présentement à faire des démarches pour obtenir des subventions. Au besoin, nous établirons un plan quinquennal que nous remettrons à la Ville, comme nous l’avons fait pour nos escaliers», rajoute M. Gagnon. Étant donné que le Patro est très achalandé au cours de l’été, les rénovations ont débuté à la fin des activités estivales. Chaque année, plus de 100 000 personnes doivent passer par les escaliers pour participer aux activités offertes aux jeunes, aux adultes et aux personnes âgées. Les nouveaux escaliers seront prêts pour le cocktail-bénéfice de la Fondation René-Bertrand, qui aura lieu le 30 novembre prochain au Patro de Jonquière.

LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012 - 7

Étienne Dubois

que j’avais, c’était le dépanneur Saguenay qui a décidé de ne pas nous commanditer cette année. Je ne cherche pas vraiment, car habituellement, le processus est très long et je n’ai pas le temps avec mon emploi.» L’année dernière, près de 1000 personnes ont fait le parcours de la Maison hantée d’Arvida. Les policiers de Saguenay ont même dû fermer la rue tellement il y avait de circulation devant la demeure.


Qualité de la musique populaire

Les analystes dressent un constat sévère

Les analystes musicaux de la génération X (40 ans environ) portent un constat sévère sur la musique d’aujourd’hui, qu’ils jugent peu variée et bon marché. Simple crise nostalgique ou conclusion fondée?

Photo: Maleïka Beauchamp

Maleïka Beauchamp

maleika.beauchamp@cjonquiere.qc.ca

Une récente étude de la firme de recherche Spanish National Research Council, «Million songs dataset», révèle que la qualité de la musique populaire a baissé depuis les 50 dernières années. En tout, 464 400 des chansons les plus écoutées depuis 1955 ont été passées sous la loupe, à l’aide de récentes technologies et logiciels d’analyse de composition musicale. Parmi les conclusions, l’étude note une grande prévisibilité, des enchaînements répétitifs, une moins grande diversité d’accords et de transitions musicales, ainsi qu’un volume d’enregistrement de plus en plus élevé. Les chercheurs précisent également que, plus homogène, la musique d’aujourd’hui est «confortable» à l’oreille, car l’auditeur peut souvent, consciemment ou non, deviner la suite de la mélodie. Ils affirment même qu’on aura tendance à trouver une musique «étrange», si on y trouve certains accords moins utilisés.

Plusieurs critiques et spécialistes sont déçus de la musique populaire actuelle. Le docteur en interprétation (piano) de l’Université de Montréal et professeur en pratique artistique musique populaire à l’UQAM, Stéphane Aubin, apporte un bémol aux résultats de l’étude, concernant l’augmentation du volume d’enregistrement. Si les chercheurs espagnols ont considéré cet élément comme un facteur de la baisse de la qualité de la musique, le professeur considère plutôt que «la musique techno/électronique populaire peut s’avérer très complexe au niveau du son, à défaut peut-être de l’être musicalement. Ce style musical en émergence utilise et manipule les fréquences du son, intègre

des musiques du monde et de nouveaux instruments.» Néanmoins, certains artistes admettent emprunter la voie de la simplicité. Le guitariste Jean-Cimon Tellier Dubé, du groupe Gazoline, en rit : «Les mélodies complexes, c’est pour Dream Theater (un groupe de musique Métal) et leurs fans masculins aux cheveux longs. Le but c’est plus d’aller chercher des trucs un peu accrocheurs.» Le chroniqueur chez Musique Plus Claude Rajotte, pour sa part, soulève que l’industrie de la musique commerciale est la plus lucrative aujourd’hui. C’est donc elle qui monopolise les médias de diffusion. Comme l’objectif général est de faire du profit, il

note que la quantité surpasse souvent la qualité du produit. Claude Rajotte insiste : «Les médias conventionnels n’encouragent pas la différence. Ils diffusent les mêmes genres et les mêmes artistes. Mais il y a beaucoup de variétés et c’est sur le web que ça se passe! Il faut être curieux et chercher.» « Pas comme dans le temps… » Le professeur Stéphane Aubin rappelle quant à lui que chaque époque vient avec un genre musical simplet ou commercial, qui jouit d’une certaine popularité à un moment ou un autre. On n’a

qu’à penser au style «Yéyé» des années 1960. C’est notamment là que Les Baronnets de René Angélil se sont fait connaître pour leur interprétation de la musique des Beatles. Or, à ce moment-là, ajoutet-il, la musique populaire regroupait autant le rock, la pop, le jazz, que le soul. Des artistes tels qu’Aretha Franklin, Micheal Jackson, The Doors et Bob Dylan illustrent bien la diversité musicale de l’époque. Stéphane Aubin et Claude Rajotte s’entendent : les goûts changent avec le temps, de toute façon. «La perception de la musique est très subjective, car elle convient souvent à certains contextes socio-politiques précis. Le plaisir de l’écouter vient des souvenirs d’une génération et de chaque personne», observe Stéphane Aubin. Forcément, ils sont déçus de ce qu’ils entendent actuellement, car ça ne représente en rien leur idéal musical.» Si pour les baby-boomers, elle avait une place cruciale au cœur de leur révolte sociale, le rôle de la musique semble s’être atténué avec les années. «Si on prend l’exemple du mouvement étudiant de l’an dernier, on remarque que la musique n’a pas réellement été partie prenante, note M. Aubin. Les médias sociaux semblent avoir pris cette place… Peutêtre qu’on assiste à la relativisation du rôle de la musique dans la société.» Peut-être que dans 20 ans, les Y porteront des constats semblables sur leur musique, son rôle et sa valeur!

Le téléphone intelligent frappe aux portes des écoles

Ils sonnent, ils vibrent et ils monopolisent l’attention des jeunes comme jamais un professeur ne pourrait le faire. On les appelle les téléphones intelligents. Mais réussissent-ils à transmettre cette intelligence aux jeunes de la génération Y?

johanna.bouchard@cjonquiere.ca

8 - LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012

Il est très commun de voir les jeunes sortir leur cellulaire de leur poche dès que la cloche sonne dans les couloirs des établissements secondaires et collégiaux. En fait, selon le site internet Newad, plus de 60 % des jeunes ont un téléphone intelligent qui leur permet de texter, parler, naviguer sur internet, en plus d’utiliser les mille et une applications qu’un tel appareil leur permet de télécharger. Les écoles du Québec n’ont par contre pas toutes la même politique concernant les téléphones intelligents dans leur établissement. «L’utilisation des téléphones cellulaires est permis lors des pauses et sur l’heure du dîner, mais elle est formellement interdite dans les classes», explique la directrice de l’école secon-

Des téléphones intelligents « éducatifs »? Que devons-nous faire avec ces téléphones intelligents que les jeunes traînent partout avec eux, même dans les salles de classe où ces objets sont pourtant interdits? Michelle Dessureault ne croit pas qu’ils doivent être considérés comme une nuisance dans un environnement scolaire. «Les professeurs ne sont pas encore à l’aise avec ces appareils et ne savent pas comment gérer cette soudaine dépendance à cet objet. Ils ne sont pas à l’aise pour en contrôler l’utilisation. Le contrôle est donc plus facile si on les interdit à la base», estime t-elle. Elle ne cache pas que le

temps viendra où le téléphone intelligent fera partie des salles de classe comme support éducatif et comme moyen d’apprentissage, mais pour l’instant «on n’est pas rendus là». Quelques rares enseignants au Québec sont en faveur d’intégrer les téléphones intelligents, mais quelques-uns le font à des fins pédagogiques bien précises. Selon un enseignant de l’école secondaire Rochebelle de Sainte-Foy, Sylvain Bérubé, interviewé par la revue L’Actualité en octobre 2012, «cela ne sert à rien de résister à un changement qui finira par s’imposer. Mieux vaut orienter la façon dont les jeunes utilisent ces technologies plutôt que de se contenter de réagir aux aspects négatifs.» Selon un article publié sur le site PédagoTic, 25 écoles secondaires du New Hampshire, aux États-Unis, autorisent l’utilisation des téléphones dans les classes. Le Québec pourrait-il, lui aussi, accepter ce changement? De plus en plus en demande

Il y a de moins en moins de personnes qui utilisent des téléphones cellulaires ordinaires puisqu’il n’y a plus beaucoup de

Photo: Johanna Bouchard

Johanna Bouchard

daire Camille-Lavoie d’Alma, Michelle Dessureault. Plusieurs écoles, par contre, voient le téléphone cellulaire d’une autre façon. «Dans mon école privée, on ne peut pas avoir d’appareils électroniques dans l’établissement. Une retenue est automatiquement infligée à l’élève qui est aperçu avec un téléphone cellulaire», explique une étudiante de l’Académie Saint-Louis à Québec, Klara Bouchard.

Selon le site Newad, plus de 60 % des jeunes ont un téléphone intelligent qui leur permet de texter, parler et naviguer sur internet.

modèles qui se vendent en magasins. Il y a moins de modèles qui se vendent en magasins parce que la demande des téléphones intelligents est trop forte. C’est un cercle vicieux. «Il ne me reste que deux modèles de téléphones cellulaires ordinaires dans tout le magasin. Nous ne vendons pratiquement que des téléphones intelligents», explique Tiffany Corduant, conseillère en vente chez Virgin Mobile, une compagnie de téléphone cellulaire qui

cible les jeunes. Koodo Mobile reste par contre la compagnie de cellulaire numéro un auprès des étudiants, selon plusieurs élèves au secondaire. La demande est si forte que les téléphones intelligents devraient représenter, l’année prochaine, plus de la moitié des téléphones portables vendus dans le monde. Le cabinet de recherche IHS iSuppli s’attendait pourtant à ce que la barre des 50 % soit dépassée seulement en 2015, ce qui représente une avance de plus de deux ans.


Les impacts insoupçonnés des télé-réalités La participation de la Jonquiéroise Laurie Doucet à l’émission de séduction Occupation Double a fait couler beaucoup d’encre dernièrement. Autant sa personnalité éclatée que son passé ont fait jaser. Les candidats qui participent à de telles émissions sont-ils conscients des impacts qu’elles peuvent avoir sur leur vie?

Catherine H.-Laliberté

catherine.houde-laliberte@cjonquiere.qc.ca

Le jeu des caméras Au-delà de cet aspect, il y a les faits qui peuvent être déformés. Par exemple, la participante à Un souper presque parfait diffusée sur les ondes de V ajoute que quelques parties du tournage ont été trafiquées. «On ne doit pas oublier que la production reste maître du montage, de ce qu’ils présentent à la télévision», note Hélène Gaudreault, qui a d’ailleurs vécu à ce sujet une anecdote intéressante.

En effet, la première saison de Star Académie, d’Occupation Double et de Loft Story ont eu lieu cette année-là. «On avait aucune idée de ce que c’était à l’extérieur, quand on est sortis de Star Académie, je trouve qu’on n’était pas assez préparés pour la popularité que l’émission nous a amenée», souligne Marie-Mai. «On avait une naïveté, une volonté de changer le

monde, on voulait vraiment s’imposer en tant que personne, en tant que chanteur», ajoute l’ex académicienne à propos de la première cohorte de Star Académie. Il y a présentement Steeve Lévesque de La Baie qui participe aux Touristes diffusée sur les ondes de V. Il n’a pas pu donner d’entrevue puisque l’émission est encore en diffusion.

Dépendance aux narcotiques

La consommation crée un cercle vicieux

Il était une fois deux femmes, deux histoires, mais un même désespoir causé par la consommation excessive de drogues.

Julien Renaud

julien.renaud@cjonquiere.qc.ca

Chantale (nom fictif) a commencé à consommer des drogues dures à l’âge de 12 ans ; Valérie (nom fictif), du cannabis, à 14 ans, dans un party. Si Chantale consommait pour se rebeller après avoir été violée dans son enfance, Valérie ne désirait qu’essayer. «J’ai toujours été différente, extravertie, ‘‘fuckée’’. C’était donc important pour moi d’essayer», confie Valérie, aujourd’hui âgée de 23 ans. Et ce désir de découvertes a rapidement propulsé Valérie dans l’univers de la drogue. «Je voulais tout, tout, tout essayer!» raconte cette cégépienne. «Par contre, plus je consommais, plus je perdais la carte, et plus je consommais pour oublier», se remémore-telle. Alors, elle a plongé dans un monde d’illusions. Véritable cercle vicieux, cet univers est souvent expérimenté à la suite d’abus, de chocs émotionnels ou de remords. «Les gens consomment d’abord pour oublier. C’est typique», explique la directrice thérapeutique intérimaire d’un centre de réhabilitation situé à Lanoraie, Judith Bédard. Par contre, elle précise que tous les gens ne sont pas propices à devenir dépendants : «Il s’agit d’une prédisposition génétique. Certains cerveaux réagiront par un sentiment de plaisir et de désir; d’autres, n’auront aucune réaction de bien-être.» Les fréquentations ont également un rôle influent. Par exemple, la consommation de Valérie a pris de l’ampleur lorsqu’elle s’est mise à fréquenter un garçon dépendant : «J’arrivais de l’école et j’avais un buffet sur la table : coke, speed, ecstasy, alcool. C’était ça notre soirée! La consommation

L’univers de la drogue est un véritable cercle vicieux dans lequel des gens prédisposés embarquent à la suite de chocs émotionnels. était alors devenue mon mode de vie, tout simplement.» «Un enfer» «La consommation conduit à des problèmes juridiques, à la prostitution, à des pertes significatives», témoigne Judith Bédard, diplômée en sciences biopsychosociales. Une devise des Narcotiques Anonymes (N.A.) abonde en ce sens : «La consommation mène à l’hôpital, à la prison ou à la morgue». Chantale compare la dépendance à un enfer. Et c’est dans cette roue infernale que les histoires d’horreur surviennent. Fraudes, actes sexuels, vol et violence sont devenus son quotidien. Idem pour Valérie. «Je cherchais à ne plus être violée. Alors, je sortais avec des bulldogs! Mais, des bulldogs, quand ça se fâche, ça mort. Pis cr… que ça fait mal !», a partagé Chantale lors d’une rencontre des Narcotiques Anonymes un certain samedi soir. Et toutes ces plaies physiques et psychologiques atteignent un jour une limite. Les portes de sortie Il existe deux outils majeurs pour les dépendants qui décident un jour d’agir : la thérapie et le mouvement des Narcotiques Anonymes. Les N.A. sont des associations sans but lucratif pour les dépendants gérées par les dépendants.

Si certains critiquent le manque de professionnels impliqués dans ce mouvement, Paul Léonard, ancien dépendant maintenant responsable des relations publiques à N.A. Québec, «les gens ne comprennent pas, dans ce chaos, que personne n’est mieux placé qu’un dépendant pour aider un dépendant». Le spectre du récidivisme Il existe deux types de rechutes: spontanées et profondes. «Les rechutes spontanées font partie du processus de rétablissement», précise Judith Bédard. À sa sortie de thérapie, Valérie a couru chez un ami consommateur pour essayer – «encore essayer», dit-elle – une nouvelle drogue mentionnée en thérapie. Cela a par contre été sa dernière expérience de consommation. Pour sa part, Chantale est retournée avec un copain consommateur après avoir participé à une thérapie et elle a vécu un autre dix ans de dépendance avant de vivre un véritable éveil et retourner dans les N.A. «C’est la force du nous. Je n’avais jamais eu de place. Merci bon Dieu, ici, cr… que c’est ma place», a lancé Chantale aux 14 dépendants réunis pour l’écouter. La conclusion du discours de Chantale : «Si ça ne va pas, soufflez dans votre main. Si vous sentez de l’air, c’est que vous vivez. Alors, vivez et sortez du suicide graduel de la dépendance».

LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012 - 9

Photo: Julien Renaud

Maire-Mai n’a pas vu d’impacts négatifs à sa participation à Star Académie.

Quelques jours après le tournage, Mme Gaudreault vivait un stress si grand qu’elle a appelé la production pour leur en faire part. «Ils m’ont rassurée en me disant que je n’étais pas la méchante de la semaine», affirme la dame. L’encadrement des candidats a évolué grandement depuis 2003, l’année la plus importante dans le monde des télé-réalités au Québec.

Photo: Julien Renaud

La populaire chanteuse Marie-Mai confie qu’elle ne se doutait pas du tout à ce que sa présence à la première édition de Star Académie au Québec en 2003 ait un si grand impact sur sa carrière musicale. «Tout a changé par la suite. J’ai rencontré Fred St-Gelais, mon mari, et j’ai signé un contrat de disque», rappelle la chanteuse. Les attentes en s’inscrivant à une émission de télé-réalité varient selon le type de l’émission. «Je ne savais même pas c’était quoi un show réalité», ajoute Marie-Mai qui s’est tout de même lancée dans l’aventure. «C’est par la suite que j’ai appris qu’il allait y avoir des caméras partout 24 heures sur 24», souligne la chanteuse en rigolant. De son côté, Hélène Gaudreault, qui a été concurrente dans l’édition spéciale Saguenay

d’Un souper presque parfait en 2011, note qu’elle se fait parfois reconnaître sur la rue depuis sa participation. Les «J’vous connais, j’vous ai déjà vue quelque part» ont fusé dans les semaines qui ont suivi la diffusion de l’émission, raconte Mme Gaudreault. Elle n’a toutefois pas été dérangée par les agissements des gens. Au-delà de la popularité, la vie personnelle peut aussi être affectée. «Avant, je pouvais voir mes amis et ma famille cinq jours sur sept et que maintenant, je dois attendre d’être en congé pour les voir. C’est la seule chose qui a changé», souligne Marie-Mai. Pour sa part, la mère de Christyna Boudreault, qui a participé à Occupation Double diffusée sur les ondes de TVA en 2011, Margot Lavoie-Cossette, sa relation avec sa fille n’a pas changé à la suite de sa participation à l’émission. «Christyna est restée la même à la télévision et lorsqu’elle est revenue au Québec après sa participation aussi», raconte la mère, qui est fière de son enfant.


Halloween

Utilisation du bois dans la construction

Trottier veut une loi

Produits forestiers Résolu(PFR) demande à l’adjoint parlementaire à la forêt, Denis Trottier, d’exprimer au gouvernement la nécessité d’adopter une loi pour accroître l’utilisation du bois dans la construction au Québec.

À l’approche des festivités de l’Halloween, montagnes de citrouilles et de friandises sont de l’or pour les chaînes de magasins qui ne se spécialisent pourtant pas dans le domaine.

David Rioux

david.rioux@cjonquiere.qc.ca

«Toute nouvelle mesure qui peut venir en aide et encourager la cause forestière ne peut que nous être favorable.» -Pierre Choquette

Laurie-Ann Bédard laurie-ann.bedard@cjonquiere.qc.ca

10 - LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012

Le porte-parole de PFR, Pierre Choquette, pense qu’une loi pourrait modifier la mentalité des professionnels du milieu de la construction, même si M. Trottier ne croit pas qu’un changement majeur au niveau de la demande en région serait observable. «Toute nouvelle mesure qui peut venir en aide et encourager la cause forestière ne peut que nous être favorable. Il est difficile de prévoir les impacts qu’une loi pourrait avoir sur une entreprise comme PFR au Saguenay—LacSaint-Jean, mais d’en créer une

Une fête lucrative pour les commerçants

pourrait convaincre les intervenants de changer», avance M. Choquette, optimiste. Ce dernier explique qu’il est important de créer le meilleur climat d’affaires possible  : «Il faut se serrer les coudes et traverser les périodes les plus creuses ensemble.» Denis Trottier avait réagi à la suite du dévoilement des plans du nouvel amphithéâtre qui a suscité de fortes réactions partout au Québec : le bois avait été exclu de la structure. «Les gens sont déçus : toutes les structures des bâtiments subventionnés par le gouvernement devraient être construites selon un pourcentage important de bois», explique Denis Trottier. «Ce n’est pas chose normale d’utiliser si

peu de bois dans un pays forestier», commente le député de Roberval, «d’autant plus que le bois est une ressource fondamentale pour le Saguenay—Lac-Saint-Jean.» À l’origine, la région a été développée pour la richesse de ses forêts. «Dans les pays scandinaves, les gens construisent essentiellement avec du bois. On devrait faire de même chez nous», poursuit M. Trottier. Rappelons que Denis Trottier a déposé un projet de loi à l’Assemblée nationale en 2010 qui a été refusé par le gouvernement libéral. Le projet de loi 490 proposait, entre autres, d’utiliser un minimum de 25% de bois dans les constructions publiques.

C’est le cas de la pharmacie Jean Coutu sur la rue Saint-Dominique à Jonquière qui a vu sa demande d’articles d’Halloween croître considérablement au cours des dernières années. À un point tel que le magasin offre maintenant une section complète dédiée à la fête du 31 octobre. «Les gens, principalement les adultes, se déguisent beaucoup plus, affirme la commis étalagiste à la pharmacie, Nicole Cloutier. Les soirées thématiques sont de plus en plus populaires et cela se traduit sur les ventes.» Du côté des magasins grandes surfaces comme Dollarama et Walmart, les ventes restent stables, mais importantes. «Lors des deux dernières semaines avant l’Halloween, c’est vraiment là que le chiffre d’affaires augmente. Cette fête reste l’une des plus lucratives pour nous», lance l’employée au Dollarama de Jonquière, Martine Maltais. La situation est semblable chez les épiciers qui voient leurs ventes de confiseries augmenter radicalement à la fin octobre. «C’est l’une des bonnes fêtes de l’ann après Noël, explique la commis au Métro de Jonquière, Nicole Boivin. Les ventes de bonbons et de citrouilles sont incroyables, surtout à la dernière minute », ajoute l’employée, bien occupée à recharger les provisions de friandises. Cependant, l’augmentation des offres bon marché de la part des magasins à rayons crée un problème majeur chez les commerçants indépendants. Par exemple, la Costumerie Janyne Blackburn voit ses revenus chuter d’année en année. «Je perds des ventes de façon considérable. J’ai également une baisse dans les locations de costumes à un point tel que je réfléchis à l’avenir de mon magasin», confie la propriétaire.


« On peut être jeune, mais on peut avoir des idées, on peut aussi faire la différence! » -Léo Bureau-Blouin Lors de son passage dans la région la semaine dernière, Léo Bureau-Blouin a accordé une entrevue à La Pige au sujet de la position précaire du PQ, de son rôle d’adjoint parlementaire, du sommet sur l’éducation et de la fermeture de Gentilly-2.

laura-jessica.boudreault@cjonquiere.qc.ca

À la suite de l’élection du Parti québécois en septembre dernier, vous avez été nommé adjoint parlementaire de la Première ministre, Pauline Marois, au dossier de la jeunesse, quel est votre rôle exactement ?  «  L’idée est de conseiller la Première ministre, lui suggérer des projets en lien avec les dossiers de la jeunesse. Ainsi, je dois faire le tour des organisations jeunesse existantes qui sont soutenues par le gouvernement pour voir comment nous pouvons améliorer l’action gouvernementale chez les jeunes. Je commence par prendre part aux différents forums jeunesse, pour mieux inclure les jeunes dans les décisions gouvernementales. Ce que je souhaite ultimement c’est que chacune des actions et projets soumis par le gouvernement soient faits en prenant en considération la jeunesse. J’aimerais aussi enlever le fossé entre les générations puisqu’il est important de se rassembler, en trouvant des projets communs ». On sait tous que vous avez joué un rôle important lors du printemps érable en tant que président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, vous êtes-vous dirigé

Léo Bureau-Blouin de passage à La Pige le 17 octobre dernier. prend un certain temps et qui nous permet d’accueillir l’opinion des gens. On doit aussi aller plus loin que la question des frais de scolarité. On doit parler de financement des universités, de prêts et bourses, de la façon dont les universités sont gérées, de la recherche. En gros, on doit parler de tous les éléments qui sont ressortis avec le conflit étudiant. Mais encore, on a un désir de transparence avec ce sommet  : nous avons déjà mis en ligne une page web, qui est temporaire, où on récolte les idées des gens. Même chose avec une page Facebook. Ce n’est pas la révolution, mais c’est une preuve que le gouvernement est ouvert et qu’il veut créer une interaction. Nous n’avons pas encore défini quels seront les thèmes exacts que nous voulons aborder, mais en ce moment le parlement est vraiment ouvert.

L’idée est de se faire nourrir avec les demandes des gens et de tisser des liens durables ». Si le sommet sur l’éducation révélait que les universités ont besoin de plus d’argent, le PQ pourrait-il augmenter les frais de scolarité? «  Nous sommes prêts à tout analyser sans engager de hausse trop importante puisqu’il faut que le financement des universités se fasse en lien avec leurs besoins, c’est surtout là-dessus que les reproches ont été faits ». Le Parti québécois a été élu de façon minoritaire le 4 septembre dernier, est-ce que le PQ marche sur des œufs pour éviter de retourner en élections? «  C’est certain que c’est très difficile. Déjà que notre système parlementaire nous force à faire des compromis, quand on est minoritaire, nous n’avons vraiment pas le choix d’en faire sinon le gouvernement tombe. Ça oblige souvent le gouvernement à mettre de l’eau dans son vin, à prendre un chemin beaucoup plus long que prévu. Prenons la taxe santé comme exemple. Nous aurions aimé l’abolir jusqu’au bout, mais le contexte minoritaire nous force à chercher des compromis, chercher des zones d’entente avec les partis d’opposition. On aurait souhaité être majoritaire, mais nous sommes minoritaires, on doit faire avec. Les Québécois ont élu un parlement très divisé : un tiers, un tiers, un tiers! On est mal placé pour gouverner comme si on était tout seul ». Un gouvernement minoritaire ne survit jamais pour la totalité d’un mandat de quatre ans, craignez-vous retomber en élections dans la prochaine année? « Je ne préfère pas m’avancer dans des scénarios de politique-fiction, mais c’est certain que je souhaite qu’on ait le temps nécessaire pour mettre de

l’avant les différentes politiques publiques qu’on veut instaurer. On va trouver des terrains d’entente avec des partis d’opposition et c’est comme ça qu’on va avancer le plus longtemps possible et le jour où ça ne fonctionnera plus on repartira en élections ». La fermeture de Gentilly-2 en Mauricie était une promesse électorale, mais pourquoi l’avoir précipité sans même se rendre sur les lieux pour en parler avec les personnes concernées? « C’est certain que l’annonce s’est faite vite et qu’elle aurait pu être expliquée davantage, il y a toujours place à amélioration. Quand même, ça fait deux ans que le PQ martèle dans les tribunes environnementales qu’il va procéder au déclassement de Gentilly, cela a été dit aussi pendant la campagne, nous sommes arrivés au pouvoir et nous l’avons fait. Je pense que les gens le savaient, qu’ils avaient été mis au courant. Il s’agit d’une bonne décision à deux points de vue, d’abord d’un point de vue économique puisqu’Hydro-Québec a démontré récemment avec son rapport que le coût de réfection de Gentilly était devenu tellement important que l’électricité produite n’était plus concurrentielle. Deuxièmement, au niveau du danger d’une centrale nucléaire puisqu’il comporte des inquiétudes légitime au niveau de la santé, et je crois que ça justifie d’agir avec prudence. De plus, une centrale nucléaire ne se ferme pas en éteignant une lumière, il faut près de trente ans pour en arriver à une fermeture complète. Sans oublier que plusieurs de ces emplois sont protégés et que les gens seront transférés ailleurs chez Hydro-Québec. Maintenant on doit regarder vers l’avenir pour assurer une belle qualité de vie à ces gens-là ».

LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012 - 11

«Je ne souhaite pas être l’homme d’une seule cause».

Photos: Catherine Houde-Laliberté

Laura-Jessica Boudreault

en politique pour poursuivre votre combat? «  Mon entrée en politique ne peut pas être séparée de mon parcours étudiant, parce que c’est un peu grâce à mon parcours étudiant que j’ai découvert un intérêt plus grand pour la politique. Je souhaite toujours que les jeunes prennent leur place et que l’éducation soit abordable. Mais je ne souhaite pas être l’homme d’une seule cause. On se lance en politique pas seulement pour une affaire, on se lance en politique parce qu’on a l’impression qu’on peut faire la différence. Je me fixe des objectifs et le jour où ces objectifs-là seront atteints, je m’en irai ou je m’en fixerai de nouveau. Le problème avec la politique, c’est que nous ne pouvons pas savoir pour combien de temps nous sommes là. On se soumet au verdict de nos semblables tous les quatre ans sans savoir où cela peut nous mener. Pour moi, la politique ce n’est pas un choix de carrière, mais combien de fois ça peut arriver dans une vie d’avoir l’opportunité de faire la différence à ce point-là? J’espère que la symbolique de mon geste pourra donner le goût à d’autres gens de faire la différence dans leur milieu. Je crois qu’on peut être jeune, mais qu’on peut avoir des idées, on peut aussi faire la différence ». Lors de la dernière campagne électorale, le Parti québécois a promis qu’il allait faire le point au sujet du financement des universités et de tout ce qui concerne la hausse des frais de scolarité en mettant en place un sommet sur l’éducation. Quel sera le fonctionnement de ce sommet? « On n’a pas encore défini les balises du sommet. Ce qui est certain c’est que nous voulons faire un travail de fond, un processus qui est rigoureux, qui


Nouvelle exposition

La Pulperie fait revivre le poste de traite

Johanna Bouchard

johanna.bouchard@cjonquiere.qc.ca

Subvention gouvernementale Cette exposition complètera le projet de renouvellement des expositions permanentes, débuté il y a six ans à la Pulperie de Chicoutimi. Au cours des dernières années, 1,5 million $ ont été versés par le ministère de la Culture et des Communications pour la concrétisation des projets. Notons que cette nouvelle exposition peut être réalisée grâce à une récente subvention gouvernementale de 500 000 $. Le musée régional a reçu l’aide financière la plus importante du ministère de la Culture et des Communications, parmi les neuf institutions muséales choisies dans la province du Québec, cette année.

Pour sa troisième édition, le Zoom photo festival mise sur la venue de plusieurs photographes internationaux et québécois pour attirer 10 000 personnes de plus que lors de l’édition de 2011. L’an dernier, plus de 112 000 visiteurs avaient pris part à l’événement.

Johanna Bouchard

johanna.bouchard@cjonquiere.qc.ca

Le fondateur du festival, Michel Tremblay, explique qu’il a choisi de garder le même concept que lors des années précédentes en présentant 18 expositions dans plusieurs endroits au Saguenay du 1er au 25 novembre 2012. De plus, plusieurs conférences données par les photographes permettront au public de rencontrer et de discuter avec ces gens qui transmettent à travers leurs photographies de l’information souvent percutante. «Cette année, les lieux de provenance des photographes et des conférenciers est plus équilibré», affirme Michel Tremblay, qui spécifie qu’il y a autant de photographes qui proviennent d’ici que de l’étranger. Des personnes en demande du milieu de la photographie et de la presse seront présentes, dont Michel Maïquez, directeur artistique de

les réfugiés de l’Azerbaïdjan. Une exposition à surveiller, selon Michel Tremblay. Des expositions à caractère social et politique traitant de sujets plus près de chez nous seront aussi à l’affiche lors du festival, dont celle de Jacques Nadeau, Carré rouge, présentée au hangar de la Zone portuaire de Chicoutimi. Les photos gagnantes de l’incontournable concours World Press Photo viendront aussi faire leur tour en région pour une troisième année, à la Pulperie de Chicoutimi. Pour plus d’informations : http://www.zoomsur.ca/

La mécanique de l’objet sous la loupe

Avec La mécanique de l’objet, le Centre national d’exposition (CNE) de Jonquière sort de son créneau habituel en offrant à ses visiteurs l’opportunité de vivre une expérience en art médiatique.

pierre-antoine.fournier-gosselin@cjonquiere.qc.ca

12 - LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012

Paris Match, qui expliquera la conception de la Une dans ce magazine hebdomadaire français d’actualités et d’images. Les Unes en couverture, dont plusieurs sont restés mémorables au fil du temps, sont une spécialité de ce magazine d’information. Le photographe documentariste indépendant Dirk-Jan Visser et le journaliste indépendant Arthur Huizinga, tous deux provenant des Pays-Bas, présenteront à la Bibliothèque publique de Chicoutimi, une exposition intitulée Offside–Football in Exile, qui raconte l’histoire d’un club de football devenu un symbole d’espoir et de fierté pour

Centre national d’exposition

P.-Antoine Gosselin

La nouvelle exposition peut être réalisée grâce à une récente subvention gouvernementale de 500 000 $.

Zoom photo festival présentera 18 expositions dans plusieurs endroits au Saguenay du 1er au 25 novembre.

Présentée par les productions Perte de Signal, cette exposition réalisée par neuf artistes montréalais se veut un clin d’œil aux premières expérimentations qui ont mené à l’enregistrement audio et aux débuts des captations télévisuelles. Elle réunit des œuvres médiatiques qui, selon leur thème, dévoilent le processus mécanique qui les compose. «Ce n’est pas tout le monde qui aime ce genre d’art, parce que ce n’est pas tellement conventionnel. Habituellement, les gens un peu plus âgés sont moins portés à apprécier alors que chez les jeunes, au contraire, il y a plus d’intérêt», affirme une animatrice du CNE, Audrey Dufour. Toujours selon cette dernière, cela n’empêche pas

Photo : Pierre-Antoine Gosselin

Cette exposition, prévue pour l’automne 2013, permettra de faire connaître aux visiteurs ce lieu d’échanges fréquenté par les autochtones et les coureurs des bois. « Elle sera divisée en deux parties distinctes», explique la directrice des collections et de la recherche à la Pulperie, Nathalie Boudreault. La première partie de la visite se déroulera dans la Pulperie, où un endroit sera dédié à la présentation de courts films pour expliquer le poste de traite de Chicoutimi et de son histoire, ainsi que pour exposer de nombreux objets utilisés autrefois. La deuxième partie de la visite amènera le public à se déplacer jusqu’au quartier du bassin de Chicoutimi, là où l’ancien poste de traite

était jadis situé. «Les visiteurs seront munis d’iPods et ils se dirigeront sur le site où les infrastructures et le processus du poste de traite leur seront expliqué. Le site se trouve à dix minutes à pied de la Pulperie», précise Mme Boudreault. L’exposition sera accessible pour un public de tous âges et des programmes éducatifs seront créés en lien avec cette exposition, surtout pour les jeunes du primaire. La démolition des murs commencera sous peu pour entamer la construction de l’exposition qui ouvrira ses portes au public à l’automne 2013.

Une édition à saveur internationale

Photo : Daniel Gauthier

La Pulperie de Chicoutimi prépare actuellement une toute nouvelle exposition permanente intitulée Chekoutimi, jusqu’où l’eau est profonde… une histoire qui se façonne. Elle traitera de l’ancien poste de traite de Chicoutimi utilisé au 17ième siècle.

Zoom photo festival

Des pianos usés font partie de l’exposition La mécanique de l’objet. le succès de l’exposition, qui attire de nombreux curieux de tous âges. Cette fois, ces œuvres ont comme mandat de laisser travailler l’imagination de celui qui les contemple. L’exposition se fait en deux temps. D’abord, à l’aide d’un audioguide, le visiteur suit un parcours constitué d’espaces blancs, censés représenter des peintures, accompagnés de vignettes. Une voix dans l’audioguide décrit ce qui aurait dû être vu, suggérant ainsi à l’imagination du participant de créer sa propre perception de la peinture. Ensuite, il y a des œuvres bel et bien visibles, mais qui ont toujours une absence à combler. Plusieurs d’entres elles font preuve de subtilité dans leur démarche artistique. Par exemple, des pianos

usés de différentes époques qui sont inutilisables donc, vides de sens. Aussi, un amas de roseaux réunis sur différentes lattes de bois qui vont et viennent à l’aide d’un moteur, donnant ainsi l’impression d’un vent constant pourtant absent. «C’est l’absence en elle-même. L’absence du réel, l’absence de mouvement ou encore l’absence de son. C’est un peu l’esthétique qu’ont choisi les artistes, poursuit Audrey Dufour. L’audioguide en soi se veut une parodie, alors il ne faut pas se surprendre si on trouve cette exposition hors de l’ordinaire.» Ceux qui doutent encore du potentiel de l’art médiatique ont jusqu’au 21 novembre pour se prêter au jeu.


Intégration d’art actuel à Chicoutimi

Deux participants critiquent le projet

Des artistes qui ont pris part au projet d’intégration d’art actuel du centre-ville de Chicoutimi n’ont aucun éloge à faire à la Ville de Saguenay en ce qui a trait aux efforts déployés pour faire connaître l’initiative.

tion», renchérit Jessy Bilodeau, dont l’œuvre est placardée sur la façade de l’Hôtel Chicoutimi. Si Jessy Bilodeau trouve que le processus de création

s’est bien déroulé, Yves Tremblay dénonce pour sa part que son regard artistique et son plan initial n’ont pas été respectés  : «J’ai été coincé dans mes

démarches. Les responsables du projet m’ont notamment imposé le lieu d’affichage.» Sa création est apposée sur le mur de l’entrée de la Bibliothèque municipale

Julien Renaud

julien.renaud@cjonquiere.qc.ca

Photo : Julien Renaud

Ce projet, qui consiste en l’installation d’œuvres sur la façade de certains établissements du Croissant culturel de Chicoutimi, a été mis en place en 2010 par la Ville de Saguenay. Trois artistes, dont Yves Tremblay et Jessy Bilodeau, ont ainsi vu leur œuvre être affichée en 2011. Et ils sont loin de se réjouir des résultats. Yves Tremblay, artiste visuel engagé avec 35 ans de pratique derrière la cravate, déplore le manque de visibilité du projet  : «Ça n’a pas eu d’échos, c’est assez mince comme retombées». Les responsables du projet n’ont rédigé qu’un communiqué pour faire état du projet, ce qui est loin d’être suffisant selon les artistes. «Je me rallie à Yves Tremblay. Il y a eu un manque de médiatisa-

L’œuvre d’Yves Tremblay est apposée sur le mur de l’entrée de la Bibliothèque municipale de Chicoutimi.

de Chicoutimi. Aussi, il considère que le manque de liberté, élément important de l’art actuel, a enlevé toute signification aux œuvres affichées. Les deux artistes s’entendent toutefois pour dire qu’il s’agit d’une belle initiative et que le projet pourrait avoir une certaine valeur avec un meilleur encadrement de la Ville de Saguenay. Cette année, à la demande de la galerie d’art La Corniche, une quatrième œuvre sera sélectionnée. «Lorsque j’ai eu vent du programme, j’ai tout de suite fait une demande. La Corniche a une grande préoccupation artistique», explique la directrice de la galerie d’art, Chantale Hudon. Le directeur des communications de la Ville de Saguenay, Jeannot Allard, a été surpris des propos des deux artistes. Après avoir pris connaissance de ces commentaires, il a décidé d’organiser une réunion pour discuter du projet afin d’apporter les changements nécessaires. «On va se rencontrer et regarder ce que l’on peut faire pour améliorer le tout», s’est-il défendu, n’écartant pas l’idée d’organiser un événement spécial pour l’inauguration de la nouvelle œuvre. Pour sa part, après avoir pris connaissance du récent appel de candidatures, Yves Tremblay croit que «la Ville n’a pas appris de ses erreurs». Le processus de sélection prendra fin le 30 novembre.

La Grande Sophie Saveurs boréales met en vedette s’amène au des aliments régionaux Québec Nouveau livre de recettes

Des aliments typiques de la région, comme le bleuet et le cerf rouge, sont à l’honneur dans le livre de recettes Saveurs Boréales, qui sera disponible partout au Québec le 7 novembre.

Catherine H.-Laliberté

catherine.houde-laliberte@cjonquiere.qc.ca

La chanteuse française La Grande Sophie cogne aux portes du Québec, avec un spectacle spécialement concocté pour l’occasion.

Maleïka Beauchamp

maleïka.beauchamp@cjonquiere.qc.ca

Au cours de ses six concerts, celle qui fait de la pop, de douces ballades et un peu de rock s’amusera sur ses vieilles chansons et livrera son nouvel album : La place du fantôme. «Je vais sûrement avoir le trac, c’est un tout nouveau spectacle», confie-t-elle en entrevue téléphonique, du sourire dans la voix. Ils seront trois sur scène, avec des guitares, une contrebasse, un saxophone, un orgue planant et des synthétiseurs aux sonorités inspirées des années 70-80. La chanteuse promet un spectacle vivant et singulier, en révélant notamment que les musiciens s’échangeront des instruments durant le spectacle. Ce 6e album s’inscrit dans la discographie de l’artiste, en

laissant une marque un peu plus profonde que les autres. La place du fantôme s’immisce dans l’intime. «C’est mon histoire et j’avais besoin de partager ces moments de ma vie. C’était nécessaire que j’écrive cet album», ajoute la chanteuse. Hier, elle était enjouée et légère; aujourd’hui, elle adopte un ton plus mélancolique. La Grande Sophie parle d’amour, de besoins, d’angoisses et de blessures... N’empêche, les critiques la trouvent mystérieusement rayonnante. Son désir d’innover prend racine dans le fait qu’elle croit que la musique doit être vivante et doit évoluer dans le temps. La Grande Sophie a donc mûri. Enthousiaste de découvrir les régions du Québec, elle fera sa première visite au Saguenay. Auparavant, en 2008, de passage aux Francofolies, elle a fait la première partie de Dumas. Et si on veut savoir pourquoi elle se proclame «Grande » Sophie, il faut être au Café-Théâtre CôtéCour à Jonquière le 1er novembre et la voir se déployer.

LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012 - 13

Ce livre est une initiative d’Agro-Boréal, une certification découlant du créneau d’excellence Agriculture nordique. Cette certification vise à mieux faire connaitre les caractéristiques des produits nordiques. La directrice du créneau Agriculture nordique, Isabelle Tremblay-Rivard, soutient que le but premier du livre est de rejoindre le grand public.  «On veut que la population et les entreprises apprennent à connaitre des aliments nordiques qu’on retrouve ici», explique Mme Tremblay-Rivard. L’ouvrage est séparé en deux grandes parties. Deux tiers des 200 pages sont consacrés à 48 recettes. L’autre tiers comprend pour sa part de l’information sur l’alimentation boréale. «On parle de trois

aspects particuliers de la cuisine fait partie de la démarche ACCORD nordique  : son garde-manger, sa du gouvernement du Québec. culture et son territoire», explique Les 8  000 exemplaires de Mme Tremblay-Rivard. Saveurs Boréales seront sur Le recrutement des chefs qui les tablettes le 7 novembre. Le ont fourni des recettes a débuté lancement aura lieu cette journée en mai 2012. Quinze chefs à la Pulperie de Chicoutimi. cuisiniers de la région ont été sélectionnés, dont Merlin Lambert, directeur général du Bistrot La Vieille Garde, Jo-Any Rancourt de l’Opia et Myriam Larouche du restaurant À l’orée des champs, qui donne sa recette de gelée de concombre et de gaufres à la farine de gourganes. De plus, Agro-Boréal s’est adjoint un chef invité de Québec, Arnaud Marchand, copropriétaire du restaurant Chez Boulay Bistro Boréal. L’ancien participant à l’édition 2010 de l’émission culinaire Les Chefs de Radio-Canada présente, comme tous les autres chefs, trois recettes  : une entrée, un plat principal ainsi qu’un dessert. Le livre de recette Sans vouloir chiffrer l’invess Saveurs Boréales sera sur les tablettes le tissement, Mme Tremblay-Rivard 7 novembre partout affirme que la récolte de fonds a été au Québec. facilitée par le fait qu’Agro-Boréal


Ligue d’improvisation musicale

Les activités reprennent après un an d’absence

Après un an d’absence, la Ligue d’improvisation musicale du Saguenay (LIMS) est de retour sur les planches du CaféThéâtre Côté-Cour. Le rendezvous mensuel des mélomanes bénéficie donc à nouveau d’une saison complète.

P.-Antoine Gosselin pierre-antoine.fournier-gosselin@cjonquiere.qc.ca

Basée sur la LNI La LIMS utilise le même canevas que la populaire Ligue

Nouveau roman de Dany Leclair

Sexe, drogue et rock & roll au menu Avec son deuxième roman Le Saint-Christophe, l’auteur originaire de la région Dany Leclair change complètement de ton. Après Le sang des colombes qui abordait le thème du terrorisme et de la violence, l’écrivain voulait toucher à autre chose, en traitant, entre autres, le thème de l’adolescence.

Ann Julie Larouche Le roman, paru récemment aux éditions Québec Amérique, raconte l’histoire d’un appartement où sexe, drogue et rock and roll sont permis, même gratifiés. Mais surtout, il parle de Christian, un jeune adulte qui doit assumer plusieurs de ses désillusions, mais surtout, qui doit apprendre à se connaître dans une jungle montréalaise pour le moins malsaine. L’enseignant en littérature au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu a confié à La Pige que le personnage principal Christian lui ressemble en surface -les deux viennent du Saguenay, aiment la littérature et partent pour la grande métropole tôt-, mais qu’en profondeur, leurs personnalités ne concordent pas : «Il (Christian) a un gros problème d’alcool. Je suis habitué de prendre le lead, je suis plus fonceur et je n’ai jamais eu l’impression de ne pas savoir où j’allais, contrairement à lui», confie l’auteur. Quel message veut-il envoyer à ses lecteurs? «C’est vraiment un roman d’apprentissage, précise M. Leclair. C’est une quête d’identité, une impression d’être en amour, mais pas nécessairement, un déracinement familial et régional. Christian se cherche, et c’est quelque chose que tout le monde a vécu». Il croit pouvoir rejoindre un plus large public qu’avec Le sang des colombes, paru en 2007. Son prochain roman, «qui devrait paraître dans cinq ans si on se fie à la moyenne», rigole l’écrivain, traitera de la fermeture de l’usine de Port-Alfred en 2003, mais surtout du drame qui en a résulté pour quatre hommes et quatre femmes après la condamnation de l’usine.

Les concurrents peuvent utiliser plusieurs variétés d’instruments durant un match.

Festival Jazz me if you can

Ça swing à Saguenay

Les adeptes du swing auront la chance de perfectionner leur art lors de la première édition du festival Jazz me if you can organisé par Saguenay Swing.

Sébastien Roy

sebastien.roy@cjonquiere.qc.ca

Une soirée est prévue le samedi 10 novembre à 20 h à la Maison pour tous de Jonquière alors que l’après-midi sera occupé par des cours de danse à l’école Les Farandoles de Chicoutimi. La présidente de Saguenay Swing, Sophie Bédard, explique ce choix par l’aménagement de l’école. «Elle dispose de locaux spécia-

lement aménagés pour la danse», souligne-t-elle. Deux ateliers de danse sont prévus le samedi dès 13 h : le Jazz step niveaux 1 et 2, le premier étant pour les débutants tandis que l’autre s’adresse à des danseurs plus expérimentés. Les mêmes cours seront donnés également à 15 h 30. Ils sont d’une durée de deux heures. Pour l’occasion, deux professeurs de l’école de danse swing, le Cat’s Corner de Montréal seront présents. Il s’agit d’Aleix Pratts-Ferrer et de Lunou Samson-Poirot. Des danseurs de Baie-Comeau, de Québec et de Montréal seront aussi sur place. «Nous voulons créer une ambiance différente entre les

Photo: Sébastien Roy

14 - LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012

annjulie.larouche@cjonquiere.qc.ca

nationale d’improvisation. Il y a deux équipes de quatre joueurs, qui improvisent sur différents thèmes proposés par un arbitre. Il y a également de l’animation sur place afin de rendre l’activité aussi dynamique qu’un match d’improvisation conventionnel. «J’avais déjà vu ce concept quand j’habitais à Québec. Lorsque j’ai déménagé au Saguenay en 2003, j’ai construit mon propre réseau de musiciens de la région et la ligue est née. Ça fait maintenant cinq ans qu’on improvise tous ensemble et ça donne toujours un très bon spectacle», conclut Sébastien Maltais. La prochaine rencontre aura lieu mercredi le 14 novembre prochain, à 20h. Photo: Facebook

La ligue, qui avait un déficit de 4 000 $, peut compter cette année sur l’appui financier du Centre d’expérimentation musicale (CEM), qui s’était retiré du projet pour l’édition 2011-2012. Depuis 2005, soit l’année de création de la LIMS, le CEM éponge une bonne partie des dettes de ce divertissement musical local. Selon le fondateur et coordonnateur de la LIMS, Sébastien Maltais, la ligue ne peut subvenir seule à sa survie, sans la contribution financière du CEM. «Le CEM a décidé de ne pas poursuivre notre association cette année-là, en raison du manque

d’intérêt de la population. À chaque rencontre, l’assistance était beaucoup moins grande et malheureusement, nous avons cessé nos activités», explique M. Maltais. C’est une pétition en faveur du retour de la LIMS qui a mis de la pression sur le CEM. Plus de 500 personnes, musiciens ou amateurs, ont signé le document afin de revoir de l’improvisation musicale au Saguenay. «Je constate que l’intérêt de la population est toujours là. Ça m’a grandement aidé à remettre le tout sur pied», poursuit Sébastien Maltais. M. Maltais agit également à titre de directeur artistique du Festival des musiques de création du Saguenay–Lac-SaintJean. En mai dernier, le festival a ajouté la LIMS à sa programmation, donnant ainsi à l’événement une belle visibilité à travers la région. Ce sont là quelquesuns des arguments qui ont pesé dans la balance en faveur du retour de l’association de la LIMS avec le CEM.

Les amateurs de swing s’en donneront à cœur joie lors du festival Jazz me if you can.

cours de danse et la soirée. C’est pourquoi le festival n’a pas lieu qu’à un seul endroit», justifie la présidente de Saguenay Swing. Lors de la soirée qui se déroulera à Jonquière, un concours de la moustache la plus extravagante aura lieu. Des enchères seront également au programme dans le but d’amasser des dons pour le Movember, un mouvement où des hommes se laissent pousser la moustache tout au long du mois de novembre en signe de solidarité avec ceux qui ont le cancer de la prostate. Le dimanche est consacré au cours intitulé Jazz up your lindy. «Pour pouvoir prendre part à ce cours, il faut avoir réussi les cours de Lindy hop niveaux 1 et 2», mentionne Mme Bédard. Un forfait pour tout le festival est disponible au coût de 80 $. Sinon, les participants devront débourser 60 $ pour la journée de samedi et 30 $ pour le dimanche. Pour suivre un seul cours de danse samedi, il faut débourser 30 $ également. C’est la soirée de samedi qui est la plus abordable, car elle ne coûte que 10 $. Mme Bédard s’attend à accueillir environ 40 personnes par atelier, ainsi qu’une centaine lors de la soirée. «C’est environ le nombre (de personnes) que nous recevons lorsque nous organisons d’autres soirées du genre», explique-t-elle.


Défi Ultime Évasion

Un Saguenéen prend part à l’aventure

C.-Philippe Leclerc

charles-philippe.leclerc@cjonquiere.qc.ca

L’émission comptera 12 épisodes de 60 minutes tournés dans la région de Manicouagan. Tout au long de l’aventure, surtout composée d’épreuves physiques, des participants seront éliminés. Le but ultime n’est pas un prix matériel ou en argent, mais une cause. Les quatre derniers compétiteurs se rendront au Guatemala pour vivre une mission humanitaire. Le tournage de l’émission s’est étalé sur 11 jours, avec seulement un seul jour de

Photo: Facebook

Le paramédic saguenéen Yan Larouche fait partie des 13 membres du Défi Ultime Évasion, une émission à mi-chemin entre la télé-réalité sportive et la mission humanitaire. S’il ne peut dévoiler les résultats de cette aventure, il assure qu’elle a été hors du commun.

Yan Larouche (à gauche), Patrick Milot et Olivier Riberdy font équipe pendant une des nombreuses courses à obstacles. En plus des épopées culinaires, M. Larouche a aussi fait plusieurs activités compétitives comme de l’escalade, du kayak de mer, du vélo de montagne, de la tyrolienne ainsi que plusieurs courses à obstacles en équipes. Les journées chargées se terminaient vers 23h. Les nuits étaient donc plutôt courtes, surtout lorsque les 13 participants dormaient tous entassés dans une petite hutte. En tant qu’ambulancier, Yan Larouche aime aider les autres et il a été servi puisque le Défi Ultime Évasion comporte un volet d’aide humanitaire.

congé, au mois de septembre, au Jardin des glaciers de BaieComeau. Pendant ce temps, Yan Larouche et les autres concurrents se levaient vers 5h30 le matin pour aller faire du jogging et des exercices physiques tel que des pompes et des redressements assis. «Ensuite on pouvait déjeuner, mais on ne mangeait pas toujours de la nourriture normale. J’ai mangé de l’écureuil, du “ petit suisse “, de la truite et de la perdrix. Je m’étais fait à la main un javelot pour chasser», raconte Yan Larouche.

Nouveau centre cyclosportif

Les promoteurs attendent l’aval de Saguenay

Les promoteurs du nouveau Vélodrome, rebaptisé Centre cyclosportif sont présentement en attente de l’amendement de Saguenay, qui leur permettra de modifier la vocation de l’ancien Autodrome pour débuter les travaux.

Antoine Desrosiers

antoine.desrosiers@cjonquiere.qc.ca

objecté. Nos activités vont être beaucoup plus silencieuses que des bruits de voiture», affirme l’un des promoteurs, Maurice Lignières. Infrastructure bien en place L’avantage pour les nouveaux acheteurs du complexe du rang Saint-Paul est que les installations sont déjà adéquates pour recevoir des activités comme du ski de fond, du cyclisme et de la course à pied. «Nous avons une bonne base avec des gradins de 4000 places, un site sécuritaire et un bâtiment fonctionnel de trois étages. Une fois revitalisé, le site sera exceptionnel pour toute la famille, mais aussi pour la compétition», ajoute M. Lignières. Nouveau volet pour les jeunes

Photo: Antoine Desrosiers

L’ancien Autodrome de Chicoutimi devrait ouvrir ses portes avec une nouvelle vocation au printemps prochain.

Afin de découvrir de nouveaux talents dans différents sports comme le cyclisme, l’inauguration d’une nouvelle piste restaurée permettra d’offrir un volet dépistage. «Le but sera d’offrir des entraînements pour les jeunes qui auront pour objectif de faire du repérage pour des compétitions de plus haut calibre», confirme l’ex-compétiteur de vélo.

L’aide humanitaire prendra encore plus d’ampleur lors des deux derniers épisodes de la série qui ne sont pas encore tournés et qui se dérouleront au Guatemala. «Le défi change une vie, je me suis fait une nouvelle famille. C’était une compétition, mais on est tous devenus amis et on le restera», témoigne le paramédic de 39 ans. L’émission sera diffusée sur les ondes du canal Évasion dès le mois de janvier.

En bref

Les Marquis et CKRS s’associent

Le CKRS 98,3 et les Marquis de Jonquière se sont entendus pour que la station de radio diffuse les parties disputées à l’extérieur de la région dès cette saison.

Sébastien Roy

sebastien.roy@cjonquiere.qc.ca

Le directeur du contenu de CKRS, Sylvain Carbonneau, explique cette association par le désir de la station d’être près des gens. La popularité croissante de la formation jonquiéroise a pesé dans la balance au moment de prendre cette décision. «Le but est également de permettre aux partisans de se tenir au courant des nouvelles liées aux Marquis», souligne-t-il. Les matchs à domicile ne seront toutefois pas retransmis sur les ondes du 98,3. L’équipe la plus au nord de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) n’a pas voulu que ses parties à domicile soient diffusées. «Les Marquis veulent inciter la population à aller les encourager sur place lorsqu’ils se retrouvent sur la glace du Palais des sports», croit M. Carbonneau. Dans un autre ordre d’idées, la formation saguenéenne a annoncé son nouveau capitaine. Il s’agit de Martin Grenier, un défenseur format géant.

Club de ski de fond Le Norvégien

Déficit de 13 360 $ pour la saison 2012

Le club de ski de fond Le Norvégien devra éponger un déficit de 10 000 $ plus lourd que ce qui était prévu. L’organisme sans but lucratif baisse le rideau sur sa saison 2011-2012 avec une facture de 13 360 $.

Julien Renaud julien.renaud@cjonquiere.qc.ca

La principale cause des dépassements est que la saison a été écourtée en raison des conditions météorologiques. «Nous avons perdu un total de trois semaines d’activités à cause de la température. L’automne a été plus long; l’hiver, plus court», se désole la directrice du club de ski de fond de Jonquière, Anne Fortin. D’autres causes entrent en ligne de compte : les coûts pour la course des maîtres, une compétition d’importance, et pour la publicité, qui ont surpassé les sommes estimées. Dans le rouge de 10 000 $ supplémentaires, la direction devra donc se serrer la ceinture davantage que prévu pour la saison 20122013. «Notre budget pour la prochaine saison sera plus mince. Nous prévoyons un surplus de 110 $. Nous utiliserons aussi les surplus des dernières années», affirme Anne Fortin. Par contre, si les fonds s’avèrent insuffisants, la directrice du club de ski de fond compte demander une aide financière à la Ville de Saguenay.

LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012 - 15

Quelques semaines après l’annonce du changement de destinée de l’Autodrome de Chicoutimi,

vide et vandalisé depuis plusieurs années, les promoteurs affirment que dès que cette démarche sera officialisée, l’organisme à but non lucratif pourra s’attaquer à la rénovation des lieux. Le groupe devra aussi passer devant la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), pour s’assurer que personne ne s’oppose au projet final. «Jusqu’à présent, tous les résidents du secteur sont emballés par le projet. Quand nous avons fait connaître cette nouvelle sur le Vélodrome, personne ne s’est

Pendant un après-midi, les concurrents ont couru dans la ville en cognant aux portes à la recherche de jouets pour les donner aux enfants. «Une autre fois, nous sommes allés assister la maison Homme Aide Manicouagan qui vient en aide aux hommes seuls dans le besoin. Il n’existe que deux maisons du genre au Québec dont celle de Baie-Comeau», ajoute le participant.


Finale des Jeux du Québec

Plus de 750 000 $ pour les infrastructures

La venue de la finale des Jeux du Québec à Saguenay laissera un bel héritage. Des travaux de 750 000 $ seront en effet réalisés pour améliorer des infrastructures. Les marteaux se feront entendre principalement au Centre Georges-Vézina, à l’aréna de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et à la Salle polyvalente du Cégep de Jonquière.

Julien Renaud

julien.renaud@cjonquiere.qc.ca

Les travaux sont financés à hauteur de 40 % par le fonds spécial du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport associé à la tenue d’une finale des Jeux du Québec, ce qui représente une somme de 300 000 $. L’autre 60 % est assumé par les gestionnaires des immeubles concernés. Au Centre Georges-Vézina, des travaux d’une valeur de 628 000 $ seront réalisés pour l’im-

plantation d’un système d’ancrage pour les matelas sans bande. Cet ajout permettra le retrait des baies vitrées pour faire place à des matelas, nouveau standard exigé par la Fédération de patinage de vitesse du Québec. Un plancher isolant, qui pourra être posé sur la glace pour la tenue d’évènements, a également été acheté. À l’aréna de l’UQAC, des volets pare-soleil seront ajoutés. L’établissement pourra ainsi respecter les exigences du curling. L’installation d’une porte d’accès et d’un échangeur d’air ainsi que le déplacement des bancs des joueurs ont pu également être effectués avec l’investissement de 35 000 $ à l’UQAC. Le directeur du service des activités et des aménagements sportifs de l’UQAC, Mario Ruel, considère que la venue des Jeux du Québec a été une belle opportunité pour améliorer l’aréna : «Nos installations sont maintenant à 100 %!»

Le directeur des affaires étudiantes et communautaires du Cégep de Jonquière, Pierre Dufour, abonde dans le même sens : «C’est un legs important d’avoir une salle adaptée et de nouveaux bureaux.» En effet, en plus des travaux d’aménagement de l’acoustique d’une valeur de 87 000 $ à la Salle polyvalente, des bureaux ont été créés dans la tour Manicouagan pour héberger le comité des Jeux du Québec. Ils pourront ensuite servir à des organismes régionaux. L’ensemble des travaux sera complété cet automne dans chacun des établissements concernés.

Opinion

Attaquant des Saguenéens

Apprendre à s’unir pour la cause

Laurent Dauphin s’est bien adapté à la région

Au cours du mois d’octobre, plusieurs organisations sportives ont endossé la cause de la sensibilisation au cancer du sein. La Ligue nationale de football avec son équipement rose et les gilets de la même teinte à l’honneur de certaines rencontres dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) en sont des exemples. Au-delà de ce geste plutôt noble, y a-t-il un coup de marketing?

Avec une fiche de 16 points en 14 parties, l’attaquant des Saguenéens Laurent Dauphin fait partie des meilleurs attaquants du circuit Courteau. Et pourtant, il n’y a pas si longtemps, il évoluait encore pour les Phénix du Collège EstherBlondin dans la Ligue Midget AAA.

Antoine Desrosiers

antoine.desrosiers@cjonquiere.qc.ca

Photo : Francis Trudeau

Francis Trudeau

francis.trudeau@cjonquiere.qc.ca

16 - LA PIGE, LE DIMANCHE 28 OCTOBRE 2012

Natif de Repentigny, en banlieue de Montréal, Dauphin s’intègre bien à sa nouvelle vie au Saguenay : «L’organisation des Saguenéens m’a bien aidé dans mon adaptation à la région. Même si je me trouve à cinq heures de route de ma famille, j’ai trouvé les ressources nécessaires pour être bien ici», explique l’attaquant de 17 ans. Si sa famille pensionnaire l’a aidé dès son arrivée, c’est le vétéran défenseur Philippe Archambault, arrivé lui aussi cette année avec les Sags, qui l’a familiarisé avec son nouvel environnement dans la Ligue d’Hockey Junior Majeure du Québec (LHJMQ). «Philippe vient aussi de Repentigny, alors pendant le congé de la fête

Des travaux d’aménagement d’une valeur de 87 000 $ ont été effectués à la Salle polyvalente du Cégep de Jonquière.

Laurent Dauphin fait partie des meilleurs pointeurs de la LHJMQ, bien qu’il soit une recrue.

du Travail, de retour dans nos familles, on a appris à mieux se connaître, on a fait des activités ensemble. On a même appris qu’on était voisins de quelques maisons», lance-t-il à la blague. Laurent Dauphin a développé sa confiance en lui lors de ses deux années dans la Ligue Midget AAA du Québec, alors que Paulin Bordeleau était entraîneur-chef des Phénix. «Paulin nous a toujours donné confiance en nous grâce à son expérience comme entraîneur dans la Ligue américaine de

hockey et cela a rapporté puisque j’ai connu deux très bonnes années avec eux», souligne Dauphin. Avec son très bon début de saison, le joueur estime qu’il doit continuer sur sa lancée. «Maintenant, plus personne ne me prend pour une recrue, alors il y a un peu plus de pression, puisque les gens savent ce que je suis capable de faire. Je suis un gars très compétitif, alors j’espère continuer comme ça et pouvoir aider mon équipe pendant toute la saison», conclut-il.

lapige.qc.ca

Le cancer est l’une des principales causes de mortalité au Canada. Le cancer du sein risque de toucher une femme sur neuf. C’est pourquoi il est facile d’en faire une affaire personnelle. Il est d’ailleurs probable que plusieurs joueurs soient touchés par la maladie à travers un proche et c’est sans doute ce qui explique leur implication dans ce genre de campagne. Derrière ces efforts louables se cachent des concepteurs en marketing qui y ont vu un intérêt. Ils ont réussi à s’associer à une cause et à attirer un public qu’ils n’ont pas l’habitude de cibler normalement les femmes. Ils travaillent sans relâche pour trouver de nouveaux produits et de nouvelles manières pour le consommateur d’acheter ces produits roses. En 2011, la LHJMQ a offert plus de 130 000 $ à la Fondation québécoise du cancer du sein, en vendant les articles portés par les joueurs en encan silencieux, mais aussi en offrant un montant d’argent par but inscrit lors de certaines parties en collaboration avec la compagnie de téléphonie mobile Telus. Voilà des alternatives utilisées dans les sports professionnels pour offrir de la notoriété aux ligues. Elles génèrent beaucoup d’argent chaque année et attirent un certain capital de sympathie. Il y a aussi des événements qui sont organisés annuellement et qui ne touchent pas les sports professionnels. Il s’agit de sports pour les amateurs, comme la marche et la course contre le cancer du sein. Ce sont des moyens efficaces et grandement médiatisés qui permettent d’amasser de l’argent en recueillant les commentaires des gens touchés de près ou de loin par la maladie. Ils n’ont pas besoin de notoriété, la population ne doutent pas de la bonne foi des participants à ces activités. Il est donc possible ainsi d’approcher un plus grand nombre de personnes. L’important, c’est de soutenir la cause et non de profiter de celle-ci, que nous soyons partisans ou chefs d’entreprise.


Journal La Pige du 28 octobre 2012